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  • il y a 5 mois
Chaque jour, Arnaud Direct vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.

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00:00:00Bonjour à tous, bienvenue dans Arnaud Direct, nouveau rendez-vous sur BFM TV avec nos chroniqueurs
00:00:05Lucie Robquin pour l'économie, Guillaume Daray pour la politique, François Clémenceau pour l'international, ils sont tous là.
00:00:11Bonjour à tous. Au sommaire aujourd'hui, il est particulièrement riche avec les orages, les inondations dans le sud-est, le pic de la menace.
00:00:18Eh bien c'est pour les minutes qui viennent, figurez-vous, nos équipes sont présentes partout, notamment dans les Bouches-du-Rhône où les orages arrivent.
00:00:24Le préfet du Var sera également avec nous pour faire un point sur les dégâts dans son département.
00:00:27Bon, François Bayrou dans une école en ce moment à Pau, mais il va vite reprendre l'avion direction Paris parce qu'il y a du boulot tout à l'heure.
00:00:35Il va recevoir l'ensemble des chefs de partie. Peut-il les convaincre ? Dans la dernière ligne droite, nous verrons s'il va pour cela leur lâcher du lest ou pas.
00:00:41Et puis, la sécu, elle est en train de hausser le ton sur les arrêts maladie. Des centaines de médecins sont dans le viseur.
00:00:48On leur demande de lever le stylo pour avoir la moins large sur les ordonnances sous peine d'amende et évidemment, ils ne sont pas contents.
00:00:55Voilà, c'est parti pour 2h d'info.
00:00:57Et on commence comme chaque jour par le journal.
00:01:14Avec Nargis Hadji, bonjour à vous.
00:01:16Bonjour Julien et bonjour à tous.
00:01:17Alors, on surveille depuis évidemment ce matin tout ce qui se passe du côté du sud-est sur le front des intempéries avec encore 7 départements qui restent en vigilance pluie, inondation et orage.
00:01:27Et il y a 3 départements plus spécifiquement qui sont dans le spectre.
00:01:30Oui, le sud-est touché depuis 7 nuits par de fortes pluies.
00:01:33Conséquence de ces intempéries, la rentrée est reportée à demain dans les Bouches-du-Rhône mais aussi dans le Var.
00:01:39Et c'est justement dans le Var que vous retrouvez, Marie Roux.
00:01:42Il a plu très tôt ce matin et on voit derrière vous, ça a l'air de se calmer mais ce n'est pas terminé.
00:01:46Oui, effectivement, ça se calme en tout cas pour l'instant ailleurs mais la nuit a été marquée par les orages.
00:01:56On a relevé très localement entre 10 et 20 millimètres de pluie.
00:02:01C'est surtout en mer que la situation a été le plus compliquée.
00:02:04Au large du Praday, dans la Rade Toulounaise, il y a eu une cellule orageuse pendant près de 3 heures qui a donné près de 100 millimètres de pluie.
00:02:13Mais globalement, les prévisions se sont un peu amoindries au fil des heures.
00:02:18Malgré tout, le risque d'orage stationnaire persiste jusqu'en fin de journée, notamment sur les Vars et les Bouches-du-Rhône.
00:02:24Même si pour l'instant, ça se dégage un peu sur le littoral comme vous pouvez le voir sur les images de Camille Martin.
00:02:30Face à cette menace, en tout cas des orages, 60 sapeurs-pompiers sont mobilisés dans le département, dans l'ouest, dans l'est et dans le centre du département.
00:02:39Des pompiers qui sont prêts à intervenir, qui se tiennent prêts à intervenir en cas de crues et d'inondations.
00:02:45Ils sont au plus proche des habitations.
00:02:48Les autorités du Vars qui rappellent à ses administrés de rester vigilants à la situation qui peut évoluer très vite
00:02:55et d'éviter au maximum les déplacements.
00:02:58Mais pour l'instant, aucune intervention liée aux intempéries a été signalée par les pompiers du Vars.
00:03:03– Et puisque vous parlez des autorités du Vars, Marie, le préfet sera avec nous dans quelques instants.
00:03:08Merci beaucoup, vous étiez avec Camille Martin.
00:03:11Alors, on a vu cette rentrée décalée, Nargis, pour le Vars et pour les Bouches-du-Rhône, pour le reste du pays.
00:03:16En revanche, on a bien mis la trousse dans le cartable ce matin et on est bien allé à l'école, au collège, au lycée, que sais-je.
00:03:22– Et mis les crayons dans la trousse, c'est pour près de 12 millions d'élèves qui ont pris la direction de l'école ce matin.
00:03:28Et justement, on va aller voir comment ça se passe sur le terrain, dans un collège parisien, où l'on vous retrouve, Naoufel El-Kawafi.
00:03:34Vous êtes avec des élèves qui retrouvent donc leurs camarades, leurs professeurs.
00:03:38Mais cette année, il y a quand même des changements.
00:03:41– Oui, beaucoup ce matin, les yeux qui piquent, c'est du hors de reprendre les bonnes habitudes.
00:03:45Pas mal d'excitation, du stress aussi, la boule au ventre pour pas mal de collégiens,
00:03:49notamment les sixièmes, vous allez le voir, parce que c'est leur toute première rentrée chez les grands.
00:03:53Donc pas mal ont un peu d'excitation.
00:03:56La grande particularité de cet établissement, c'est que c'est un établissement où on fait la chasse au smartphone.
00:04:01Résultat, tous les parents ont dû signer tout à l'heure une charte où ils sont engagés à ne pas fournir,
00:04:09à ne pas acheter de smartphone à leurs élèves.
00:04:10Et tout au long de la matinée, il y aura plusieurs ateliers entre les élèves et les parents
00:04:14pour les sensibiliser aux dérives de l'usage de ce téléphone, l'addiction, le harcèlement scolaire.
00:04:20Voilà donc pour la rentrée, l'excitation de ces collégiens.
00:04:24Demain, ce sera au tour des cinquièmes, quatrièmes et troisièmes de revenir à l'école.
00:04:28Pas trop fort pour pas déranger les classes.
00:04:30Là où pauvres, ils sont déjà tous stressés de rentrer en sixième.
00:04:33C'est un moment évidemment très très très important.
00:04:35Rentrée scolaire un peu partout en France, sauf le Var et les Bouches-du-Ronde,
00:04:38mais également du côté de Pau.
00:04:41Et c'est là que s'est rendu François Bayrou, le maire de la ville,
00:04:43et qu'il a accueilli les profs et les parents il y a quelques minutes.
00:04:47Absolument, il en a profité aussi pour répondre aux questions des journalistes.
00:04:50On peut être les maîtres de notre avenir.
00:04:53On peut ouvrir l'horizon.
00:04:55On peut rendre de l'espoir à tout le monde dans un pays où,
00:04:58notamment les plus jeunes et même les jeunes familles,
00:05:02ont le sentiment qu'il n'y a pas beaucoup d'espoir pour l'avenir.
00:05:05On peut reprendre tout ça en main, et c'est cette volonté-là.
00:05:10On se rassemble, on identifie les problèmes qu'on a,
00:05:14on fait en sorte qu'on travaille tous dans le même sens,
00:05:18qu'on discute, et à ce moment-là, l'univers s'ouvrira.
00:05:22Il avait dit qu'il ne parlerait pas du national,
00:05:25mais Jean-Wilfrid a quand même réussi à le bousculer un petit peu.
00:05:27Une parenthèse paloise avant de commencer à recevoir les chefs de parti.
00:05:32Ce sont les fameuses consultations attendues pour tout à l'heure à Matignon.
00:05:34Oui, et la semaine s'annonce chargée pour le Premier ministre.
00:05:37François Bayroux qui recevra d'abord les représentants du Parti communiste français.
00:05:42Ce sera cet après-midi à 17h.
00:05:44Demain, ce sera au tour du Bloc central, mais aussi du Rassemblement national.
00:05:48Et je dis le Parti socialiste, l'objectif,
00:05:50défendre son plan budgétaire à une semaine du vote de confiance.
00:05:54Le RN qui s'auto-consulte avant d'être consulté par François Bayroux.
00:05:58Oui, et le RN qui se prépare à une éventuelle dissolution
00:06:01avec plusieurs réunions au programme aujourd'hui,
00:06:04dont la préparation de législatives anticipées.
00:06:07Le gouvernement déploie son plan contre les déserts médicaux.
00:06:10Et ensuite, on va parler du gouvernement qui déploie son plan contre les déserts médicaux.
00:06:14Oui, mais vous faites l'enchaînement directement, c'est magnifique.
00:06:18Voilà, effectivement, c'est un autre dossier important pour le gouvernement aujourd'hui,
00:06:21le dossier des déserts médicaux qui concerne des millions et des millions de personnes.
00:06:25Et c'est vrai que les choses vont changer à partir de la semaine prochaine.
00:06:27Le plan a été dévoilé ce matin.
00:06:29Oui, avec des généralistes qui seront envoyés dans 151 zones classées rouges
00:06:34avec une indemnité de 200 euros par jour.
00:06:36Cette mesure concerne près de 2,5 millions de patients.
00:06:40Et le ministre de la Santé lance le dispositif dès aujourd'hui dans les Landes.
00:06:44Oui, à l'étranger, on surveille aussi ce qui se passe du côté de morts,
00:06:471 500 blessés et les dégâts très impressionnants.
00:06:51Les précentres ont été localisés à proximité de Jalalabad, dans l'est du pays.
00:06:55Oui, effectivement, dans ces cas-là, les premiers bilans, normalement, sont très bas.
00:07:01Et ensuite, ça va être beaucoup plus lourd.
00:07:03Et hélas, c'est déjà très, très lourd pour un tout premier bilan.
00:07:06Donc, on peut craindre un bilan particulièrement lourd.
00:07:08Vous surveillez tout ça pour nous.
00:07:09Nargis, on va en alerte.
00:07:10Trois d'entre eux menacés aussi par les...
00:07:12C'est le grand rendez-vous politique du jour.
00:07:14À partir de 17h, ça va défiler dans le bureau de François Bayrou.
00:07:17Il reçoit les responsables de l'ensemble des partis, et notamment l'opposition.
00:07:22Ça va durer trois jours, et il va tenter de renverser la table,
00:07:27notamment sur la question des jours fériés,
00:07:29question sur laquelle il a semblé un petit peu évoluer hier.
00:07:31Vous l'avez entendu sur BFM TV, écoutez.
00:07:32– Cette mesure, c'est pas une mesure comme les autres.
00:07:35Pourquoi ? Parce que c'est pas des heures de travail en plus.
00:07:39C'est des journées, deux jours, un jour, de travail en plus pour le pays.
00:07:45Le pays qui est arrêté, sauf les commerçants,
00:07:50quelques-uns, et puis les activités de loisirs.
00:07:54Le pays qui est arrêté, il passe à l'activité.
00:07:57Et ça n'est pas quelque chose qui se mesure en minutes de travail.
00:08:02C'est de la richesse créée pour le pays.
00:08:06– Guillaume Daré, est-ce qu'il faut entendre, dans ce qu'a dit le Premier ministre,
00:08:10au moins entre les lignes, une intention de lâcher un petit peu de l'est,
00:08:13notamment sur cette question des jours fériés ou pas ?
00:08:15Est-ce qu'il a montré des premiers signaux hier ?
00:08:17– Oui, clairement, parce que c'était la mesure la plus urtiquante,
00:08:19rejetée à près de 80%.
00:08:21Mais ça ne servira à rien, puisqu'on l'a vu,
00:08:23les oppositions ont immédiatement réagi.
00:08:25Ici, même hier matin, avant même la prise de parole du Premier ministre Olivier Faure,
00:08:29on nous a dit que sa décision, et celle des socialistes,
00:08:32de ne pas voter, effectivement, la confiance était irrévocable.
00:08:35Et on a même le sentiment que finalement, à la fin de la semaine,
00:08:38il n'y aura peut-être plus aucun jour férié supprimé dans la négociation.
00:08:41Mais ça ne changera rien, on le sent, on vote des oppositions.
00:08:44– Est-ce que vous le confirmez, Léon Desfontaines, vous qui êtes communiste,
00:08:46et on rappelle que la première délégation qui sera reçue cet après-midi,
00:08:49c'est le Parti communiste.
00:08:50Est-ce que pour vous aussi, cette absence de vote de confiance,
00:08:53il est irrévocable ?
00:08:54Quoi que vous propose François Bayrou ?
00:08:56– Évidemment, François Bayrou a fait une déclaration de politique générale,
00:08:59pas devant l'Assemblée nationale,
00:09:01mais il l'a fait durant tout l'été pour défendre son budget,
00:09:04budget austéritaire, 44 milliards d'euros d'économie.
00:09:06Pour nous, la ligne rouge, elle est plus que franchie,
00:09:08on est en premier jour de rentrée,
00:09:10les enseignants sont confrontés à des conditions de travail dégradées,
00:09:13des élèves se retrouvent sans enseignants à cette rentrée,
00:09:15on a un hôpital public qui est à l'agonie.
00:09:18Donc aujourd'hui, nous ce que nous disons, c'est qu'il faut changer de cap.
00:09:20Les Français se sont exprimés clairement, il y a un peu plus d'un an,
00:09:23sur le fait qu'ils voulaient changer les politiques.
00:09:25En l'occurrence, François Bayrou propose d'aller encore plus loin
00:09:27dans les politiques menées jusqu'alors par Emmanuel Macron.
00:09:30Donc nous, ce sera bien évidemment un vote,
00:09:32on refusera la confiance au gouvernement Bayrou.
00:09:34– David Amiel, est-ce qu'il aurait dû dire ça plus tôt, le Premier ministre,
00:09:37et est-ce qu'il aurait dû surtout aller plus loin,
00:09:38dire ok, on ne le fait pas, cette mesure,
00:09:40on le fait un peu différemment,
00:09:41en annualisant par exemple le temps de travail ?
00:09:44L'ensemble des mesures du plan qui avait été présenté au mois de juillet
00:09:47sont par définition négociables.
00:09:49Moi, ce qui m'a surpris lundi dernier,
00:09:50quand François Bayrou a annoncé ce vote du 8 septembre,
00:09:53ce n'est pas que des partis d'opposition,
00:09:55il n'est pas annoncé qu'ils allaient soutenir,
00:09:57mais j'aurais attendu des partis d'opposition,
00:09:59et notamment du Parti Socialiste,
00:10:00qu'ils sachent d'abord ce qui était négociable et ce qui ne l'était pas,
00:10:03qu'ils sachent ce qu'ils pouvaient obtenir dans les 15 jours d'ici le 8 septembre,
00:10:07avant d'annoncer une censure immédiate.
00:10:09Et ce qui m'a beaucoup surpris lundi,
00:10:10c'est qu'ils se sont rués sur le premier prétexte venu
00:10:13pour annoncer la censure,
00:10:14sans même savoir ce qui pouvait être négocié avec le Premier ministre.
00:10:17Donc j'espère que dans les jours qui viennent...
00:10:18Pardon, vous faites de la politique depuis un petit moment,
00:10:20vous pensez vraiment que le Parti Socialiste a dit
00:10:21« Oui, pourquoi pas, on va discuter et tout,
00:10:23vous voyez bien les postures, vous savez comment ça se passe ».
00:10:25C'est ce que j'ai vu au mois de janvier.
00:10:27J'étais le rapporteur de la commission d'exparitaire,
00:10:29un projet de loi de finances,
00:10:30qui a trouvé un accord entre les élus de la droite républicaine,
00:10:34le centre et les socialistes.
00:10:36À ce moment-là, précisément,
00:10:37on n'était pas d'accord avec le Parti Socialiste,
00:10:39mais stylo à la main,
00:10:40on a trouvé le compromis qui a permis d'avoir un budget...
00:10:44Oui, mais vous en avez dit à l'époque,
00:10:45ça va marcher pour cette fois,
00:10:46mais il nous faut des grandes contreparties pour la fois suivante,
00:10:50sinon on s'y n'y aura pas.
00:10:51C'est ce qu'il vous avait dit à l'époque.
00:10:52Il y avait eu des contreparties d'abord importantes.
00:10:55Plusieurs milliards d'euros avaient été obtenus par le Parti Socialiste
00:10:58pour la santé,
00:10:59pour un certain nombre de services publics,
00:11:01pour l'école.
00:11:02Et je pense que dans les semaines qui viennent,
00:11:04quoi qu'il se passe le 8 septembre,
00:11:05il faudra qu'on retrouve cette méthode-là.
00:11:07Parce qu'en réalité, cette Assemblée nationale-là
00:11:09va devoir trouver un budget.
00:11:11Si l'Assemblée décide,
00:11:12chacun des groupes politiques décide de privilégier
00:11:14sa boutique électorale par rapport au pays,
00:11:16c'est les Français qui payeront l'addition.
00:11:18On voit les taux d'intérêt qui montent.
00:11:19Ça veut dire aujourd'hui que les gens
00:11:21payeront plus cher pour pouvoir acheter
00:11:23un appartement ou une maison.
00:11:25Ça veut dire que les entreprises
00:11:26ont beaucoup de mal à encher pour investir.
00:11:27Y compris vos partenaires, les Républicains,
00:11:29sont très divisés.
00:11:30Ce matin, c'est Xavier Bertrand,
00:11:32qui n'est pas député,
00:11:32mais qui est président de la région des Hauts-de-France,
00:11:34qui dit qu'en l'État,
00:11:35s'il était député,
00:11:36il ne voterait pas la confiance à ce gouvernement
00:11:38parce que ce budget ne lui convient pas.
00:11:40Laurent Wauquiez a demandé un vote des militants.
00:11:43Y compris chez LR,
00:11:43ils sont en train de, si j'ose dire,
00:11:44de vous lâcher et de lâcher Bayrou.
00:11:46Je pense que dans la période,
00:11:48il faut se rappeler des fondamentaux.
00:11:50Le vote de lundi n'est pas un vote sur le budget.
00:11:53Le vote sur le budget,
00:11:53il aura lieu en novembre, en décembre.
00:11:55Personne ne comprend rien à cette histoire,
00:11:57de dire que c'est un vote sur le constat.
00:11:59Franchement, évidemment que c'est un vote sur les mesures,
00:12:01que c'est un vote sur le budget.
00:12:02Absolument pas.
00:12:03Une fois que François Bayrou a mis les propositions sur la table,
00:12:05c'est un vote...
00:12:06Quoi qu'il se passe le 8 septembre,
00:12:08y compris si le gouvernement tombe le 8 septembre,
00:12:10il faudra qu'on trouve un accord sur le budget.
00:12:13Et donc pour ça,
00:12:13il faut que chacun sorte de ses postures.
00:12:15Et donc il faut que chaque jour puisse être utile.
00:12:17Parce que plus on s'enferme dans des postures,
00:12:20dans des déclarations politiques
00:12:21qui ne servent au fond
00:12:21qu'à flatter l'électorat de chacun,
00:12:24plus on rendra compliqué
00:12:25la possibilité pour la France
00:12:27de se doter d'un budget
00:12:28dans chaque grande démocratie qui nous entoure,
00:12:30des partis politiques différents
00:12:31arrivent à s'entendre.
00:12:32Il n'y a pas de malédiction française.
00:12:33Les partis font leur proposition,
00:12:34notamment du côté de la gauche,
00:12:36Léon Desfontaines.
00:12:37Ça fait plusieurs mois maintenant
00:12:38qu'on défend ce qu'on appelle la taxe Zuckmann.
00:12:40C'est une taxe de 2% sur les patrimoines
00:12:42au-delà de 100 millions d'euros.
00:12:43Eh bien, il a répondu hier.
00:12:44François Bayrou, écoutez.
00:12:46Je prends un exemple que vous avez abordé.
00:12:48La taxe Zuckmann,
00:12:49qu'on appelle taxe Zuckmann.
00:12:502% sur les patrimoines de plus de 100 millions.
00:12:52Taxe par an.
00:12:54Par an.
00:12:54Je l'ai dit tout à l'heure, je ne répète pas.
00:12:55La taxe Zuckmann,
00:12:56elle est inconstitutionnelle.
00:12:58C'est une folie, d'après vous ?
00:13:00C'est honnêtement une menace
00:13:02sur les investissements en France.
00:13:06Parce que, qu'est-ce qu'ils vont faire ?
00:13:07Ils vont partir.
00:13:09Léon Desfontaines.
00:13:10C'est le même discours qu'on entend
00:13:11depuis le début et l'arrivée d'Emmanuel Macron
00:13:14avec la fameuse théorie du ruissellement.
00:13:16En disant que si on levait les impôts
00:13:18des plus riches,
00:13:18les plus riches investiraient en France.
00:13:20Le résultat, on l'a aujourd'hui.
00:13:21Après 8 ans de macronisme,
00:13:22on constate que finalement,
00:13:23le ruissellement,
00:13:23non seulement il n'a pas eu lieu,
00:13:24mais surtout nous sommes dans une situation économique
00:13:27beaucoup plus déplorable
00:13:28que celle qui était là en 2017.
00:13:30Lui, il vous dit que si on fait ça,
00:13:32ce sera encore bien pire.
00:13:33Et donc, non seulement je ne crois pas,
00:13:35mais au-delà de la taxe Zuckmann,
00:13:36on a fait d'autres propositions.
00:13:38On a une commission d'enquête au Sénat
00:13:39qui a rendu son rapport cet été
00:13:41qui parle de 211 milliards d'euros
00:13:42d'aides publiques aux entreprises
00:13:44sans condition pour une grande partie d'entre elles
00:13:46qui sont aujourd'hui le tabou chez François Bayrou.
00:13:50François Bayrou ne veut même pas envisager
00:13:52de toucher une partie des milliards d'euros
00:13:54qui sont donnés aux entreprises,
00:13:56alors que pour certaines d'entre elles,
00:13:57pour la majorité d'entre elles,
00:13:59elles ne sont pas conditionnées.
00:14:00C'est-à-dire qu'on donne des chèques en blanc
00:14:01aux entreprises sans leur demander de contrepartie.
00:14:03C'est profondément insupportable.
00:14:05211 milliards d'un côté,
00:14:06de l'autre, il parle de 44 milliards d'euros
00:14:08d'économies pour nos services publics,
00:14:10pour les fonctionnaires,
00:14:11pour les salaires des fonctionnaires,
00:14:12pour les collectivités territoriales.
00:14:13C'est profondément insupportable.
00:14:14Donc moi, je le dis aujourd'hui,
00:14:16nous avons des propositions à mettre sur la table.
00:14:17Et en réalité, le seul parti,
00:14:19la seule force politique
00:14:19qui n'a pas été prête à faire le moindre compromis
00:14:21depuis les dernières élections législatives,
00:14:24c'est le camp du gouvernement.
00:14:25C'est le camp macroniste
00:14:26qui a toujours refusé catégoriquement
00:14:28les propositions qui émanaient de la gauche.
00:14:30David-Amiel.
00:14:31Alors, je ne peux pas laisser dire
00:14:32que la situation est plus dégradée qu'en 2017.
00:14:34Ou alors, il faudrait le dire...
00:14:341 000 milliards d'euros de dette en plus.
00:14:36Mais il faudrait le dire
00:14:37à tous les Français
00:14:37qui ont retrouvé un emploi.
00:14:39Le taux de chômage est bien plus bas
00:14:40qu'en 2017.
00:14:41Il faudrait le dire
00:14:42à tous les Français
00:14:42qui travaillent dans l'industrie.
00:14:43La désindustrialisation a été stoppée.
00:14:46Mais je sais que je ne convaincrai pas
00:14:48Léon Desfontaines.
00:14:49Je ne crois pas qu'il y ait une majorité
00:14:50ni à l'Assemblée nationale
00:14:51ni dans le pays
00:14:52pour avoir un budget communiste.
00:14:54En revanche,
00:14:55je pense qu'avec la gauche sociale-démocrate,
00:14:57on peut trouver un compromis.
00:14:58Et j'ai entendu ce week-end
00:14:59des grandes voix de cette gauche,
00:15:01celle de Bernard Cazeneuve,
00:15:02celle de Pierre Moscovici.
00:15:03L'un a été Premier ministre,
00:15:05l'autre a été ministre des Finances,
00:15:07qui savent ce que la réalité économique veut dire,
00:15:09qui ont appelé d'ailleurs
00:15:11à pouvoir forger un compromis
00:15:13pour doter la France d'un budget
00:15:14et éviter une crise politique
00:15:16et une crise financière.
00:15:17Non, mais ils ont l'expérience de l'État.
00:15:19Ils ont l'expérience
00:15:20de la gestion économique.
00:15:22Ils savent que la situation
00:15:23dans laquelle on est est grave
00:15:24et qu'elle va obliger
00:15:25à mettre de l'eau dans son vin.
00:15:26Quand est-ce qu'il y a été dit
00:15:27sur la fiscalité des plus fortunés
00:15:28dans le budget précédent ?
00:15:30Au budget pour l'année 2025,
00:15:31il y a eu une augmentation d'impôts
00:15:33pour les personnes les plus riches,
00:15:34au-dessus de 250 000 euros par an.
00:15:38Probablement, faudra-t-il
00:15:39dans le prochain budget
00:15:40pour trouver un accord
00:15:41avec le Parti Socialiste
00:15:42pérenniser un certain nombre
00:15:45de mesures,
00:15:45en avoir de nouvelles ?
00:15:46C'est cette négociation-là
00:15:47qu'il faut pouvoir avoir.
00:15:49François Clémenceau.
00:15:50Léon Desfontaines,
00:15:51pourquoi la France est-elle
00:15:52le seul pays d'Europe
00:15:53où l'on est capable
00:15:54de s'entendre
00:15:55sur des projets sociétaux ?
00:15:57On l'a vu par exemple
00:15:58sur un certain nombre
00:15:59de sujets
00:16:00comme la fin de vie par exemple
00:16:01et incapable,
00:16:03incapable de s'entendre
00:16:04sur un budget pour le pays ?
00:16:07Eh bien, moi je pense
00:16:07que l'un des sujets
00:16:08c'est qu'on ne laisse jamais place
00:16:09au débat parlementaire.
00:16:10Je veux dire,
00:16:10lorsqu'on a eu les débats
00:16:11à l'Assemblée nationale
00:16:12l'année dernière
00:16:13sur le budget,
00:16:1449-3.
00:16:15Ça fait X années aujourd'hui
00:16:16qu'on passe le budget
00:16:17en coup de force.
00:16:18Laissons la place au débat,
00:16:19débattons aussi avec les Françaises
00:16:20et les Français
00:16:21sur un nouveau budget.
00:16:22Moi ce que je constate
00:16:23c'est qu'en réalité
00:16:23depuis l'administration
00:16:24Emmanuel Macron au pouvoir
00:16:25on a une gestion
00:16:26quelque peu autoritaire
00:16:28pour faire passer ces budgets
00:16:30il faut le dire
00:16:30et systématiquement
00:16:31on passe outre
00:16:32l'Assemblée nationale
00:16:33systématiquement
00:16:34on veut mettre en place
00:16:35un projet de loi
00:16:36qui finalement ne fait pas
00:16:37majorité,
00:16:38je ne parle même pas
00:16:39d'unanimité,
00:16:39qui ne fait même pas
00:16:40la majorité
00:16:40auprès de la population française.
00:16:42L'écrasante majorité
00:16:43des Françaises et des Français
00:16:44rejettent le projet
00:16:45de budget
00:16:46qui est proposé
00:16:47par François Bayrou.
00:16:48C'est là le fond du problème
00:16:49sinon c'est profondément
00:16:50antidémocratique.
00:16:51Donc pour moi le sujet
00:16:51c'est qu'aujourd'hui
00:16:52le camp macroniste
00:16:53est incapable
00:16:54de mettre de l'eau
00:16:55dans son vin
00:16:55pour avancer
00:16:56pour avoir un budget
00:16:56qui soit partagé
00:16:57par une majorité
00:16:58de députés
00:16:59et si possible
00:16:59une majorité
00:17:00de Françaises et des Français.
00:17:01Encore une fois
00:17:01les 211 milliards d'euros
00:17:03d'aides publiques
00:17:03aux entreprises
00:17:04dont une bonne partie
00:17:05n'est pas conditionnée
00:17:05c'est un sujet
00:17:06que nous devons mettre
00:17:07sur la table
00:17:07en aucun cas
00:17:08les macronistes
00:17:09aujourd'hui
00:17:09envisagent de potentiellement
00:17:10remettre en cause
00:17:11ces 211 milliards.
00:17:12La France est-elle
00:17:12ingouvernable ?
00:17:13On voit qu'on a
00:17:14effectivement beaucoup de mal
00:17:15à se mettre d'accord
00:17:15sur le plateau
00:17:17est-ce que ce sera le cas
00:17:18ce soir ?
00:17:18On le verra
00:17:19sur BFM TV
00:17:19regardez cette souris
00:17:20exceptionnelle
00:17:21qui vous attend
00:17:22avec de nombreux
00:17:23hauts responsables politiques
00:17:24et qui débattront
00:17:25de cette question
00:17:26notamment Olivier Faure
00:17:27ou Manuel Bompard
00:17:28qui seront sur ce plateau
00:17:29Jean-Philippe Tanguy
00:17:30pour le RN
00:17:32Marine Tandelier
00:17:33Aurore Berger
00:17:34voilà
00:17:34ils seront très très nombreux
00:17:36et ce débat
00:17:37il sera éclairé
00:17:37par les points de vue
00:17:39de nos hitorialistes
00:17:40c'est parti
00:17:41ils vont prendre en partie
00:17:42avec Lucie Robquin
00:17:46Guillaume Daré
00:17:47et François Clémenceau
00:17:49commençons par vous
00:17:50Guillaume
00:17:50tiens parce que l'actualité
00:17:51elle est encore évidemment
00:17:52on le voit
00:17:52très très politique ce matin
00:17:54alors François Bayrou
00:17:55il se va
00:17:56il fait comme il peut
00:17:56il est en campagne
00:17:57mais enfin en réalité
00:17:58personne n'y croit
00:17:58et derrière
00:17:59tout le monde
00:17:59est en train de se préparer
00:18:00on l'a vraiment
00:18:00beaucoup vu ce week-end
00:18:01ça postule dans tous les sens
00:18:03pour Matignon
00:18:03voire au-delà
00:18:04il y a ce qu'on voit
00:18:05et puis en plus
00:18:06ce qu'on voit
00:18:06et ce qui se passe aussi
00:18:07et c'est ça que vous allez
00:18:08nous raconter
00:18:08parce que vous
00:18:09vous avez bossé tout le week-end
00:18:12Olivier Faure
00:18:12qui va succéder à François Bayrou
00:18:14si la confiance n'est pas votée
00:18:17vous allez vous lancer
00:18:19vous sur quelques paris ce matin
00:18:20et vous allez même
00:18:21vous allez tirer les cartes
00:18:22tiens, quelles cartes ?
00:18:23allez je vais vous tirer
00:18:24différentes cartes
00:18:25qui sont différents profils
00:18:26ce qui est intéressant
00:18:26c'est de voir déjà
00:18:27que les français pour l'instant
00:18:28hier dans un sondage
00:18:29élabe pour BFM TV
00:18:31la tribune dimanche
00:18:31disent
00:18:31on aimerait bien un profil
00:18:33qui ne soit pas issu
00:18:34d'un parti politique
00:18:35alors je vous mets
00:18:35deux profils sur la table
00:18:37parce que ce qui va être important
00:18:38c'est pour le chef de l'état
00:18:39ça va être aussi
00:18:40on le dit
00:18:40d'envoyer un message au marché
00:18:42le premier
00:18:42c'est celui de Christine Lagarde
00:18:45Christine Lagarde
00:18:45qui est patronne
00:18:46de la Banque Centrale Européenne
00:18:47chaque fois ça revient
00:18:47aujourd'hui
00:18:48son nom revient souvent
00:18:49patronne avant la BCE
00:18:52vous savez du Fonds Monétaire International
00:18:53il se dit qu'elle a fait
00:18:55un petit peu le tour
00:18:55je parle sous le contrôle
00:18:56de Lucie Eropkin
00:18:57de la Banque Centrale Européenne
00:18:59c'est pas profil
00:19:00elle en a marre
00:19:01elle n'aime pas Francfort
00:19:02elle n'aime pas la Banque Centrale
00:19:02je le confirme
00:19:03à quoi ça tire la politique
00:19:06elle en a marre de Francfort
00:19:07on va voir ça dans quelques jours
00:19:07mais c'est vrai que ce serait
00:19:08un signal au marché
00:19:09comme le serait aussi
00:19:11le profil
00:19:11Thierry Breton
00:19:12Thierry Breton
00:19:13ancien commissaire européen
00:19:14Thierry Breton
00:19:15ce qu'il a réussi à faire
00:19:16il faut lui reconnaître
00:19:17en tant que commissaire européen
00:19:18c'est à incarner le rôle de commissaire
00:19:19c'est souvent vu
00:19:20comme des technocrates
00:19:21Thierry Breton
00:19:22c'était un ministre politique
00:19:23le ministre des vaccins
00:19:24le ministre ensuite
00:19:25finalement
00:19:26d'une lutte commerciale
00:19:27face à Donald Trump
00:19:28c'est aussi l'ancien patron d'Atos
00:19:30Lucie
00:19:31ça c'est peut-être pas
00:19:31oui il n'a pas laissé
00:19:32un bilan absolument mémorable
00:19:34mais il a un bilan
00:19:35en Europe
00:19:35effectivement
00:19:36assez impressionnant
00:19:37François Clémenceau
00:19:38vous y croyez vous
00:19:38Thierry Breton
00:19:41c'est à dire que
00:19:43l'idée de dire
00:19:44que tout ce qui nous arrive
00:19:45chez nous
00:19:45est quand même
00:19:45étroitement lié
00:19:46à ce qui se passe en Europe
00:19:47et encore une fois
00:19:48nous sommes un pays
00:19:49totalement à part en Europe
00:19:50sur ces questions
00:19:51de politique intérieure
00:19:51il serait peut-être temps
00:19:52qu'on élargisse un peu
00:19:54le spectre
00:19:54et qu'on ouvre les fenêtres
00:19:55deux autres petites cartes
00:19:56une carte pour séduire la gauche
00:19:58quelqu'un dont on a souvent
00:20:00évanqué le nom
00:20:00mais qui jusqu'alors
00:20:01a refusé d'être
00:20:02premier ministre
00:20:03allez
00:20:05l'ancien patron de la CFDT
00:20:07Laurent Berger
00:20:08et si à ce coup
00:20:08il disait oui
00:20:09allez je prends un pari
00:20:10peut-être que la question
00:20:11lui sera posée encore
00:20:12à nouveau
00:20:13ça ça pourrait peut-être
00:20:14séduire effectivement
00:20:14une partie de la gauche
00:20:15et puis aussi
00:20:16enfin une carte
00:20:17que je vais vous sortir
00:20:17qui est une carte
00:20:18très politique
00:20:19parce qu'il y a une personne
00:20:20qui semble aujourd'hui
00:20:20vendre si j'ose dire
00:20:22Emmanuel Macron
00:20:22que lui il saurait faire
00:20:23il l'avait déjà fait précédemment
00:20:25c'est Gérald Darmanin
00:20:26alors ça on l'a entendu
00:20:28hier après
00:20:28vous savez ce qu'il a dit ?
00:20:29il a dit qu'il était
00:20:30il l'a pas dit comme ça
00:20:31mais on a peut comprendre
00:20:32qu'il était candidat
00:20:33vous pouvez l'écouter
00:20:33si vous le dites Julien
00:20:34je suis fier de ce que j'ai fait
00:20:36au gouvernement depuis 8 ans
00:20:37je peux regarder
00:20:38les habitants de Tourcoing
00:20:40un par un
00:20:40pour dire qu'on n'a pas
00:20:41tout bien fait
00:20:42peut-être que notre attitude
00:20:43comme je l'ai dit
00:20:43était trop lointaine
00:20:44mais nous avons fait
00:20:47de notre mieux
00:20:48et nous devons continuer
00:20:50à faire de notre mieux
00:20:51peut-être
00:20:53que l'empathie sociale
00:20:56est désormais
00:20:59l'enjeu
00:21:02des prochains mois
00:21:03et je l'espère
00:21:05des prochaines années
00:21:05alors bien sûr
00:21:06ce qu'il faut retenir
00:21:07c'est pas ce qu'on a fait
00:21:08à Tourcoing et 8 ans
00:21:08c'est le temps de l'empathie sociale
00:21:10est peut-être venu
00:21:11ça sent le slogan
00:21:12ça sent le slogan
00:21:13et ça sent effectivement
00:21:14une candidature de Premier ministre
00:21:15qui dit attention
00:21:16on va se soucier des gens
00:21:17parce que le malaise social
00:21:19est présent
00:21:19et le meilleur candidat
00:21:20c'est qui ?
00:21:21C'est Bibi
00:21:22il est de gauche
00:21:23Gérald Darmanin en fait
00:21:24c'est le message
00:21:25qu'il a pu envoyer
00:21:26il peut être aussi
00:21:27un peu de gauche
00:21:28voilà
00:21:28il va ratisser large
00:21:30en tout cas
00:21:31Lucie Robquin
00:21:31est avec nous
00:21:33vous l'avez entendu
00:21:34alors aujourd'hui
00:21:34évidemment c'est une journée
00:21:35parce que c'est la rentrée scolaire
00:21:36et le chiffre est tombé ce matin
00:21:38Elisabeth Borne
00:21:39c'est un chiffre
00:21:39qu'on attend chaque année
00:21:40le nombre de professeurs
00:21:41manquant devant les classes
00:21:42il y en a 2500 pour cette rentrée
00:21:43et vous vous dites ce matin
00:21:44franchement
00:21:45c'est pas étonnant
00:21:46parce que personne
00:21:47ne veut être prof
00:21:48et comment être surpris
00:21:51de cela
00:21:52pourquoi ?
00:21:53Il y a beaucoup moins
00:21:53de candidats
00:21:54que pour Matignon
00:21:55on a un mal fou
00:21:56à recruter des professeurs
00:21:58plus personne ou presque
00:21:59ne veut faire ce métier
00:22:00d'abord parce que c'est mal payé
00:22:01les jeunes professeurs
00:22:03gagnent à peine plus
00:22:04de 2000 euros net
00:22:05alors qu'ils ont fait
00:22:06pour la plupart
00:22:075 années d'études
00:22:07et c'est une profession
00:22:09qui est de moins en moins respectée
00:22:10les enfants sont
00:22:11de plus en plus turbulents
00:22:12et les parents
00:22:13il faut le dire
00:22:13sont de plus en plus critiques
00:22:15et de plus en plus
00:22:16interventionnistes
00:22:17l'État a donc du mal
00:22:18à recruter de jeunes professeurs
00:22:19et pour y arriver
00:22:20il est obligé de baisser
00:22:21le niveau de sélection
00:22:22au concours
00:22:23et ça c'est assez alarmant
00:22:24je vous prends
00:22:25quelques exemples
00:22:26dans l'académie de Créteil
00:22:27il suffit d'avoir
00:22:286 sur 20 de moyenne
00:22:29pour être retenu
00:22:30comme professeur
00:22:31à Paris c'est 8 sur 20
00:22:32c'est à peine mieux
00:22:33vous avez donc
00:22:34certains professeurs
00:22:35qui font des fautes d'orthographe
00:22:36et qui ne savent plus faire
00:22:36de division
00:22:37cette baisse d'exigence
00:22:38c'est évidemment pas la solution
00:22:39on le voit aujourd'hui
00:22:402500 professeurs
00:22:42manquent à l'appel
00:22:42conséquence
00:22:43le gouvernement
00:22:44prend des intérimaires
00:22:45qui sont encore moins bien payés
00:22:46et qui pour beaucoup
00:22:47ont raté le concours officiel
00:22:496 sur 20
00:22:508 sur 20
00:22:50les élèves
00:22:51ils aimeraient bien
00:22:51pouvoir passer
00:22:52avec des niveaux pareils
00:22:53c'est quoi alors la solution
00:22:54Lucie ?
00:22:55la solution c'est d'abord
00:22:55d'augmenter le salaire des profs
00:22:57ils sont moins bien payés
00:22:58que dans la plupart
00:22:59des pays européens
00:23:00je prends l'exemple
00:23:01d'un professeur
00:23:02qui commence sa carrière
00:23:02dans un collège français
00:23:04il est payé un peu plus
00:23:05de 30 000 euros net par an
00:23:07en Allemagne
00:23:07il serait payé 61 000 euros
00:23:09donc plus du double
00:23:09et au Luxembourg
00:23:1081 000 euros
00:23:11si on veut attirer
00:23:12de professeurs
00:23:13ils vont donc proposer
00:23:14des rémunérations
00:23:14plus attractives
00:23:15on pourrait même imaginer
00:23:17c'est explosif
00:23:18mais que les profs
00:23:19abandonnent leur statut
00:23:19de fonctionnaire
00:23:20et deviennent contractuels
00:23:21ce qui permettrait
00:23:21de mieux rémunérer
00:23:23les meilleurs
00:23:23mais bon c'est explosif
00:23:24je crois qu'on revient
00:23:25ça va créer le débat
00:23:26il faut aussi donner
00:23:28plus d'autonomie
00:23:29aux écoles
00:23:29et aux professeurs
00:23:30à chaque rentrée
00:23:31il y a des changements
00:23:31de programme
00:23:32les professeurs
00:23:33en ont ras-le-bol
00:23:33je prends un exemple
00:23:34c'est celui
00:23:35de la réforme du lycée
00:23:36qui a eu lieu en 2019
00:23:37chaque année depuis
00:23:38il y a un changement
00:23:39de règles
00:23:39voilà il faut arrêter
00:23:40de légiférer
00:23:40faire plus confiance aux profs
00:23:42c'est ce qu'on a commencé
00:23:42à faire à Marseille
00:23:43depuis quelques années
00:23:45c'est assez prometteur
00:23:46il faut généraliser
00:23:46François
00:23:47chez nos voisins
00:23:47le métier de prof
00:23:48il fait davantage rêver
00:23:49au-delà des salaires
00:23:51qu'on a vu
00:23:51pas forcément rêver
00:23:52mais c'est vrai
00:23:53qu'il y a une conception
00:23:54du rôle civique
00:23:57de l'enseignement
00:23:58où effectivement
00:23:59on estime
00:23:59que le prix
00:24:00est tellement important
00:24:01d'avoir une société
00:24:02qui soit dans la cohésion
00:24:03et bien oui
00:24:04qu'on est prêt
00:24:04à payer bien davantage
00:24:05le cas de l'Allemagne
00:24:06est absolument spectaculaire
00:24:07parce que ça se vérifie
00:24:08à tous les niveaux
00:24:09François Clémenceau
00:24:11on vous garde
00:24:11parce que vous vous souvenez
00:24:12tous du projet
00:24:13de Donald Trump
00:24:14d'aller monter
00:24:15une riviera à Gaza
00:24:16ça nous avait tous
00:24:18évidemment sidéré
00:24:19voire choqué
00:24:19bien sûr
00:24:20d'entendre ça
00:24:21et on s'est dit
00:24:22bon depuis
00:24:22c'était une trumperie de plus
00:24:24et il disait un petit peu
00:24:24n'importe quoi
00:24:25et tout ça
00:24:25c'était perdu dans les limbes
00:24:26et bien pas du tout
00:24:27figurez-vous
00:24:28que Donald Trump
00:24:29François
00:24:29il remet ça
00:24:30le Washington Post
00:24:32nous révèle
00:24:34ce matin
00:24:34qu'il y a un document
00:24:36de 38 pages
00:24:37qui circule aujourd'hui
00:24:38à la Maison Blanche
00:24:39et qui prévoit
00:24:40effectivement
00:24:41que les Etats-Unis
00:24:42prennent le contrôle
00:24:43de Gaza
00:24:44alors le contrôle
00:24:45avec une administration
00:24:46provisoire
00:24:47pour 10 ans seulement
00:24:49et pour transformer
00:24:50une administration américaine
00:24:51oui américaine
00:24:52et qui propose
00:24:54donc un
00:24:55de faire une grande
00:24:56zone touristique
00:24:57à Gaza
00:24:57donc c'est le projet
00:24:58de la Riviera
00:24:59revue et visitée
00:25:00avec des hôtels
00:25:01des casinos
00:25:01avec un certain nombre
00:25:03de marinas
00:25:04effectivement aussi
00:25:04et puis aussi
00:25:06et c'est ça
00:25:06qui est la nouveauté
00:25:07un hub
00:25:08d'innovation
00:25:09technologique
00:25:10pour transformer
00:25:11Gaza
00:25:12et y mettre
00:25:13et bien une zone
00:25:13attractive
00:25:14pour tous ceux
00:25:14qui veulent investir
00:25:15dans l'innovation
00:25:16dans la tech
00:25:178 cités intelligentes
00:25:18des smart cities
00:25:19comme on dit
00:25:19pourraient voir le jour
00:25:20donc c'est quand même
00:25:21très très avancé
00:25:22très développé
00:25:22mais évidemment
00:25:24la condition c'est
00:25:24qu'est-ce qu'on fait
00:25:25de la population
00:25:26ce qui est échappé
00:25:27complètement à ce projet
00:25:28dingue
00:25:29de la Riviera de Gaza
00:25:30et bien
00:25:30l'administration
00:25:32américaine a réfléchi
00:25:33il propose un départ
00:25:34volontaire
00:25:35et rémunéré
00:25:36pour tous ceux
00:25:37qui veulent partir
00:25:38ou qui peuvent partir
00:25:39soit dans des zones
00:25:40sécurisées
00:25:41à l'intérieur de Gaza
00:25:42soit dans un pays tiers
00:25:43des zones sécurisées
00:25:46ça peut vouloir dire
00:25:47juste des quartiers
00:25:48qu'on reconstruit
00:25:49et qui seront à l'écart
00:25:50du reste de la bande
00:25:52et puis
00:25:52indemnisation
00:25:54pour tous ceux
00:25:55qui seront expropriés
00:25:56parce que vous imaginez bien
00:25:57qu'à Gaza
00:25:57il y a aussi pas mal
00:25:58de gens qui sont propriétaires
00:25:59soit de leur logement
00:26:00soit avec du terrain
00:26:01le projet
00:26:02s'appelle
00:26:02Gaza
00:26:03reconstruction
00:26:04accélération économique
00:26:06transformation
00:26:06l'acronyme donne
00:26:07GREAT
00:26:08GREAT
00:26:09GREAT again
00:26:10ils sont forts
00:26:10pour les acronymes
00:26:11c'est possible que ça arrive
00:26:12c'est crédible
00:26:13disons que
00:26:14c'est un projet
00:26:15qui se veut
00:26:16alternatif à quoi ?
00:26:18alternatif à ce que proposent
00:26:19les arabes eux-mêmes
00:26:21et les européens
00:26:22il existe
00:26:23il y a une concurrence
00:26:23des projets en ce moment
00:26:24évidemment
00:26:24ça fait longtemps
00:26:25que la ligue arabe dit
00:26:26il faut absolument
00:26:27que les palestiniens
00:26:28restent propriétaires
00:26:30de leurs projets
00:26:30et de leur destin
00:26:31avec un plan
00:26:32qui a été validé
00:26:32par la ligue arabe
00:26:33soutenu par l'Arabie saoudite
00:26:35par la France
00:26:36et par une bonne partie
00:26:37aussi des pays européens
00:26:38qui prévoient lui aussi
00:26:38une administration provisoire
00:26:40confiée
00:26:41à l'autorité palestinienne
00:26:43avec des égyptiens
00:26:45et des jordaniens
00:26:45qui ont réussi
00:26:46à faire la paix
00:26:46avec Israël
00:26:47et des pays du Golfe
00:26:48pour financer tout cela
00:26:49sans le Hamas
00:26:51sans le Hamas
00:26:52le Hamas n'existe plus
00:26:54dans cette configuration-là
00:26:55l'idée c'est bien de dire
00:26:56Gaza et la Cisjordanie
00:26:58c'est la Palestine
00:26:59c'est un état
00:27:00et cet état
00:27:01il faut le reconnaître
00:27:02d'où la conférence
00:27:03qui va avoir lieu
00:27:04aux Nations Unies
00:27:04donc à la fin du mois de septembre
00:27:06et c'est la raison
00:27:07pour laquelle
00:27:07quand on parle de concurrence
00:27:08pourquoi l'administration américaine
00:27:10a-t-elle décidé
00:27:11de supprimer
00:27:12les visas
00:27:13qui seront accordés
00:27:14qui devaient être accordés
00:27:15aux membres
00:27:16de l'autorité palestinienne
00:27:17qui vont aller à New York
00:27:18on le voit bien
00:27:19ces projets
00:27:20contre-projets
00:27:21y compris avec des coups tordus
00:27:22comme celui-là
00:27:23les points de vue
00:27:23des chroniqueurs
00:27:24d'Arnaud Direct
00:27:25c'est tous les jours
00:27:25à 11h moins 20
00:27:27vous restez avec nous
00:27:27dans un instant
00:27:28les intempéries
00:27:29où en sont les orages
00:27:30et les risques d'inondations
00:27:31dans le sud-est
00:27:32on a vu que dans le Var
00:27:33notamment
00:27:33en ce moment
00:27:35on retient son souffle
00:27:36on vous dira
00:27:36où on est la situation
00:27:37juste après la pub
00:27:38à tout de suite
00:27:38Il est pratiquement 11h
00:27:51vous êtes dans Arnaud Direct
00:27:52regardez ce qui vous attend
00:27:54pour l'heure qui vient
00:27:54on va faire un grand point
00:27:56sur la situation
00:27:57sur le front des intempéries
00:27:58parce qu'il y a les Bouches-du-Rhône
00:27:59il y a le Var
00:28:00le Vaucluse
00:28:01qui sont encore sous haute surveillance
00:28:02par crainte des inondations
00:28:04ça peut éclater n'importe où
00:28:05n'importe quand
00:28:06l'alerte dure encore
00:28:06une bonne partie de la journée
00:28:07et nous verrons
00:28:08s'il y a d'ores et déjà
00:28:09des dégâts d'ampleur
00:28:10et quelles sont les menaces
00:28:11pour les minutes
00:28:11et les heures qui viennent
00:28:12François Bayrou
00:28:13lui est à Pau
00:28:14pour la rentrée scolaire
00:28:16même si lui
00:28:17vous savez
00:28:17il n'a pas pris de vacances
00:28:18il l'a suffisamment dit
00:28:19il reste mobilisé
00:28:20pour convaincre les oppositions
00:28:21et les chefs de parti
00:28:23vont défiler dans son bureau
00:28:24à Matignon
00:28:24à partir de cet après-midi
00:28:25ça va durer 3 jours
00:28:27et on verra
00:28:27s'il peut leur lâcher
00:28:28un peu de l'est
00:28:29et puis
00:28:30des centaines de médecins
00:28:31pointés du doigt
00:28:32par la sécurité sociale
00:28:34à cause du nombre
00:28:34d'arrêts maladie
00:28:35qu'ils délivrent
00:28:36on leur demande
00:28:36de baisser la note
00:28:37de 20 à 30%
00:28:39sous peine d'amende
00:28:40et ils sont évidemment
00:28:41vent debout
00:28:42c'est parti
00:28:43mais on va commencer
00:28:50par regarder
00:28:51les toutes dernières infos
00:28:52de la matinée
00:28:52avec Nargis Adj
00:28:53avec les cartables
00:28:57les trousses
00:28:58c'est la rentrée
00:28:59comment ça s'est passé ?
00:29:00et bien ils sont
00:29:00de retour dans leur classe
00:29:01aujourd'hui
00:29:0212 millions d'élèves
00:29:03et 850 000 professeurs
00:29:05une rentrée marquée
00:29:06sous le signe du changement
00:29:07avec l'interdiction
00:29:08du portable au collège
00:29:09ou encore la réforme
00:29:11du contrôle continu
00:29:12au bac
00:29:12et au brevet
00:29:13alors comment elle s'est passée
00:29:14cette rentrée ?
00:29:15on a posé la question
00:29:17à des parents
00:29:17dans les bouches du Rhône
00:29:18écoutez
00:29:19c'est toujours vraiment
00:29:21très sympathique
00:29:21de les emmener
00:29:22à chaque année
00:29:23de les voir grandir
00:29:24et c'est toujours
00:29:25beaucoup de stress
00:29:26et à la fin
00:29:26on est trop contents
00:29:27de les voir comme ça
00:29:28cette année
00:29:29ils nous ont mis
00:29:29la pluie catastrophe
00:29:30par contre
00:29:30on espère qu'ils soient
00:29:31avec les copains
00:29:31qu'ils soient
00:29:32avec la bonne maîtresse
00:29:33et tout ça
00:29:33et cette année
00:29:34on est royale
00:29:35donc les meilleurs copains
00:29:36sont dans la classe
00:29:37donc on est trop contents
00:29:37jusqu'à samedi
00:29:38c'était bien
00:29:39après dimanche
00:29:40on retourne à l'école
00:29:40un peu moins bien
00:29:41et là ce matin
00:29:42petite larme
00:29:43sinon ça va aller
00:29:44Alors on voit
00:29:45qu'il y a beaucoup de pluie
00:29:46il y en a surtout
00:29:47dans le sud-est
00:29:47de la pluie
00:29:48ce matin
00:29:48Nargis
00:29:49il y a encore
00:29:50trois départements
00:29:50en vigilance
00:29:51inondation
00:29:52sept départements
00:29:52au total
00:29:53en vigilance
00:29:54aux pluies
00:29:55ça se passe comment ?
00:29:56Eh bien vous le disiez
00:29:57le sud-est est touché
00:29:58depuis cette nuit
00:29:58par de fortes pluies
00:29:59de l'Isère au Var
00:30:01en passant
00:30:02par la Drôme
00:30:02et conséquence
00:30:03des intempéries
00:30:04la rentrée
00:30:05est reportée à demain
00:30:06dans les bouches du Rhône
00:30:07et dans le Var
00:30:08Une rentrée
00:30:09que François Bayrou
00:30:09a suivie de près
00:30:10à Pau
00:30:11dont il est maire
00:30:11il est allé
00:30:14école pour accueillir
00:30:15les profs
00:30:16et les élèves
00:30:16Oui parenthèse
00:30:17paloise
00:30:18avant le retour
00:30:19aux affaires
00:30:19du Premier ministre
00:30:20aujourd'hui d'abord
00:30:21à 17h
00:30:22François Bayrou
00:30:23recevra les représentants
00:30:25du parti communiste français
00:30:26et puis ce sera au tour
00:30:27d'une partie
00:30:28du bloc central
00:30:29demain
00:30:29et du rassemblement national
00:30:30le parti socialiste
00:30:32quant à lui
00:30:32sera reçu jeudi
00:30:33à Matignon
00:30:34l'objectif
00:30:35défendre son plan budgétaire
00:30:36à une semaine
00:30:37du vote de confiance
00:30:38Et des images
00:30:39également
00:30:40dans ce journal
00:30:41de 11h
00:30:42à quelques milliers
00:30:43de kilomètres
00:30:43de chez nous
00:30:44du côté de l'Afghanistan
00:30:45qui a été frappé
00:30:45par un tremblement de terre
00:30:46apparemment dur
00:30:46Et un bilan
00:30:47qui ne cesse
00:30:48de s'alourdir
00:30:48au moins 800 morts
00:30:502700 blessés
00:30:51et des dégâts
00:30:52très impressionnants
00:30:53les secours s'activent
00:30:54pour chercher les corps
00:30:55sous les décombres
00:30:56L'épicentre a été localisé
00:30:57à proximité
00:30:58de Jalalabad
00:30:59dans l'est du pays
00:31:00On va surveiller
00:31:01l'évolution du bilan
00:31:02avec vous Nargis
00:31:02Merci beaucoup
00:31:03On surveille ici
00:31:04la situation
00:31:05sur le front des intempéries
00:31:06dont on vient de vous parler
00:31:07On va aller plus loin
00:31:08là-dessus
00:31:09pour voir comment les choses
00:31:09peuvent évoluer
00:31:10et quels sont les dégâts
00:31:11notamment dans le Vaucluse
00:31:12un département
00:31:13qui a été touché
00:31:15ces dernières heures
00:31:16Célia Vallée
00:31:17est sur place
00:31:18Dites-nous dans la région d'Orange
00:31:19quelle est l'ampleur des dégâts
00:31:20notamment sur le plan des cultures
00:31:22On a vu tout à l'heure
00:31:22que les fraises
00:31:23avaient beaucoup souffert
00:31:23Tu me dis qu'en s'est en moi ?
00:31:30Oui il y a beaucoup
00:31:30de dégâts matériels
00:31:31surtout dans le Vaucluse
00:31:32pas de blessés
00:31:33pas de personnes relogées
00:31:34mais beaucoup de dégâts matériels
00:31:35on l'a vu tout à l'heure
00:31:36chez un agriculteur
00:31:37effectivement
00:31:37et là on va le voir
00:31:38sur cette route
00:31:39qui est encore inondée
00:31:40à l'heure où on se parle
00:31:41cette route qu'on ne distingue plus
00:31:42entre le fossé
00:31:44et le goudron
00:31:45Patrick vous êtes avec nous
00:31:47pour commenter
00:31:48parce que vous habitez
00:31:49juste à côté
00:31:50qu'est-ce qu'on voit ici
00:31:51vous qui connaissez les lieux ?
00:31:54Là où on est actuellement
00:31:55c'est des zones
00:31:56qui ne s'écoulent pas très bien
00:31:58donc la décrue n'a pas commencé
00:32:00mais bon on entend
00:32:02les tronçonneuses
00:32:03les arbres qui ont tombé
00:32:04on a connu ça
00:32:05à peu près en 2002
00:32:06mais avec beaucoup moins
00:32:08de violence
00:32:082002
00:32:10il y a eu beaucoup d'eau aussi
00:32:12mais moins de vent
00:32:14moins d'effet tornade
00:32:15parce que vous
00:32:16vous l'avez vécu
00:32:17cet orage
00:32:17cette nuit
00:32:19vous avez peu dormi
00:32:20cette nuit
00:32:20pour tout dire
00:32:21à nos téléspectateurs
00:32:22qu'est-ce que vous avez entendu ?
00:32:24Là il y a eu
00:32:25un gros coup de vent
00:32:26mélanger avec de la grêle
00:32:27la grêle
00:32:27ça n'a pas duré trop
00:32:29mais après
00:32:30ce gros vent
00:32:30c'est ce qu'il y a
00:32:32et des éclairs
00:32:33il y a eu des coups de foudre
00:32:34des impacts de foudre
00:32:36sur les arbres
00:32:37pas mal
00:32:38et voilà
00:32:40là on entend
00:32:41les tronçonneuses
00:32:41qui tournent
00:32:42un peu
00:32:43un régime
00:32:43pour dégager déjà
00:32:45la voirie
00:32:46et voilà
00:32:48Les agriculteurs du coin
00:32:49nous disent
00:32:49qu'ils n'ont jamais connu
00:32:50un orage aussi violent
00:32:51vous confirmez ?
00:32:52Disons que
00:32:52l'effet tornade
00:32:53c'est vrai que
00:32:54comme ça non
00:32:55des grosses pluies
00:32:57oui mais
00:32:58le coup de vent
00:32:59ça a causé
00:33:02beaucoup de dégâts
00:33:02Merci beaucoup Patrick
00:33:04Les pompiers
00:33:05qui sont à pied d'oeuvre
00:33:06depuis minuit
00:33:07multiplient les interventions
00:33:08et bénéficient
00:33:09d'une équipe de renfort
00:33:10avec une embarcation
00:33:11justement
00:33:12pour circuler
00:33:13sur ces routes inondées
00:33:15Merci beaucoup Célia
00:33:16c'est vrai qu'on a entendu
00:33:16l'épuisement
00:33:17dans la voix
00:33:18de votre témoin
00:33:19que peut-on dire
00:33:20aux habitants
00:33:21Marc Hay
00:33:21de ces départements
00:33:22sous vigilance
00:33:23ça va durer encore
00:33:23combien de temps ?
00:33:24Alors c'est censé durer
00:33:25jusqu'en fin de journée
00:33:26dans ces 7 départements
00:33:27du sud-est
00:33:28de la France
00:33:29l'Isère
00:33:30la Drôme
00:33:30les Hautes-Alpes
00:33:31les Alpes de Haute-Provence
00:33:32les Bouches-du-Rhône
00:33:33le département du Var
00:33:34donc une vigilance orange
00:33:35qui a priori
00:33:36ne devrait pas bouger
00:33:38avant la fin de journée
00:33:39ou de fortes pluies
00:33:39orageuses
00:33:40sont encore possibles
00:33:41durant ces prochaines heures
00:33:43Quelle est l'ampleur
00:33:43des cumuls
00:33:44qu'on a observé
00:33:44jusqu'à maintenant ?
00:33:45Alors c'est vrai
00:33:45qu'on a relevé
00:33:46quand même
00:33:46des records de précipitation
00:33:47puisque ce sont des cumuls
00:33:48qui ont débuté
00:33:49sur la journée d'hier
00:33:50donc notamment
00:33:51dans le département du Gard
00:33:52on a relevé
00:33:53près de 160 litres d'eau
00:33:54au mètre carré
00:33:55à Uzès dans le Gard
00:33:56ce qui représente
00:33:56pour un mois d'août
00:33:57trois mois de précipitation
00:33:59c'est vraiment dans le Gard
00:33:59où les fortes pluies
00:34:00se sont concentrées
00:34:01avec vous le voyez localement
00:34:02plus de 100 à 150 litres d'eau
00:34:04au mètre carré
00:34:04donc c'est quand même
00:34:05assez considérable
00:34:05Et en tout cas
00:34:06la situation devrait revenir
00:34:07à la normale demain
00:34:08pour ce qui concerne les écoles
00:34:09vous savez que la rentrée scolaire
00:34:10a été reportée
00:34:11dans deux départements
00:34:12les Bouches-du-Rhône
00:34:13et le Var
00:34:15Christophe Merlino
00:34:16est avec nous
00:34:16représentant des parents d'élèves
00:34:18dans les Bouches-du-Rhône
00:34:19expliquez-nous
00:34:20comment ça s'est passé
00:34:21quels sont les retours
00:34:22que vous avez depuis hier
00:34:23et surtout
00:34:23au vu de ce qui s'est passé
00:34:25sur le plan météo
00:34:29un petit peu précipitamment
00:34:29Bonjour
00:34:31Non, non, non
00:34:33pas de polémique là-dessus
00:34:34le principe de précaution
00:34:36je l'ai déjà dit hier
00:34:37j'ai déjà pu m'exprimer
00:34:39sur le sujet
00:34:39on l'approuve
00:34:41parce qu'il y avait
00:34:42un véritable risque
00:34:43après la phase 2
00:34:45et je le répète
00:34:46c'est la garde des enfants
00:34:49donc qui est très problématique
00:34:50puisque la plupart
00:34:50des parents travaillent
00:34:51et c'est là
00:34:52qu'on demande une communication
00:34:53parce que prendre
00:34:54une telle décision
00:34:55certes on la valide
00:34:57pour ne pas mettre en danger
00:34:58nos enfants
00:34:59mais derrière
00:35:00il faut qu'il y ait
00:35:00une communication
00:35:01pour ne pas que ça impacte
00:35:02le salaire des parents
00:35:03les congés
00:35:04voire les jours de garde
00:35:06qui sont faits
00:35:06pour les enfants malades
00:35:07donc en 2021
00:35:09on avait déjà demandé
00:35:10il y a un congé catastrophe
00:35:11qui s'appelle
00:35:12pardon
00:35:13qui existe
00:35:14et on appelle
00:35:16le gouvernement
00:35:17à le mettre en place
00:35:19pour les parents
00:35:20qui n'auraient pas pu
00:35:20avoir de facilité
00:35:22par rapport à leur employeur
00:35:23Quel retour vous avez eu
00:35:24des différents parents
00:35:25depuis hier et ce matin
00:35:27ils étaient en panique
00:35:28qu'ils arrivaient à trouver
00:35:28des solutions
00:35:29comment ça s'est passé ?
00:35:30Vous vous doutez bien
00:35:31qu'apprendre ça
00:35:32un dimanche
00:35:33par voie des réseaux sociaux
00:35:35parce que malheureusement
00:35:35on l'a appris
00:35:36par les réseaux sociaux
00:35:38ça a été branle-bas de combat
00:35:39donc on sollicite la famille
00:35:40pour essayer de faire garder
00:35:41les enfants
00:35:42mais pas tout le monde
00:35:44peut le faire
00:35:45donc ça a été très très compliqué
00:35:47il y avait oui
00:35:48une situation d'urgence
00:35:51certes
00:35:51mais il faut penser aux parents
00:35:53je le répète
00:35:53il faut mettre en place
00:35:54des facilités
00:35:55pour qu'ils puissent garder
00:35:56leurs enfants à la maison
00:35:58Merci beaucoup Christophe Merino
00:35:59Véronique Fèvre
00:36:00il faut expliquer que cette décision
00:36:01elle n'est pas à la main
00:36:02de l'éducation nationale
00:36:02Pas du tout
00:36:03non c'est vraiment les préfets
00:36:04qui décident
00:36:06de cette ouverture
00:36:07ou des fermetures
00:36:08des écoles
00:36:09en fonction des aléas climatiques
00:36:11on a bien senti d'ailleurs
00:36:13que les services
00:36:13de l'éducation nationale
00:36:14hier après-midi
00:36:15n'étaient pas tout à fait
00:36:16au fait
00:36:17on n'avait d'ailleurs
00:36:18aucune mesure
00:36:19concernant les mesures
00:36:20d'accueil minimales
00:36:21qui doivent être
00:36:22en général organisées
00:36:24Ils sont partis
00:36:24d'une feuille blanche
00:36:25Voilà absolument
00:36:25donc on a bien compris
00:36:26que c'était le système D
00:36:27donc les directeurs
00:36:29sont revenus d'ardard
00:36:30dans leurs écoles
00:36:31appeler un parrain
00:36:31parce qu'il faut
00:36:32faire en sorte
00:36:33qu'aucun enfant
00:36:34ne se retrouve devant la grille
00:36:35tout seul
00:36:35avec une école fermée
00:36:37c'était important
00:36:38aussi pour les mairies
00:36:40d'essayer d'organiser
00:36:41cet accueil
00:36:42c'est quand même
00:36:42ça demande une grande réactivité
00:36:44ça rappelle un peu
00:36:45le Covid
00:36:45à certains
00:36:47et des mauvais souvenirs
00:36:48la question qui se pose
00:36:49c'est peut-être aussi
00:36:50la cohérence
00:36:50des couleurs
00:36:51des alertes
00:36:52orange
00:36:52rouge
00:36:53ce que les gens
00:36:54ne comprennent pas bien
00:36:55c'est qu'on avait
00:36:56une alerte rouge
00:36:57canicule
00:36:57en juin
00:36:58et que les écoles
00:37:00sont officiellement
00:37:00restées ouvertes
00:37:01c'est pas le même risque
00:37:03pour les transports scolaires
00:37:05la canicule
00:37:06on peut prendre
00:37:06le quart scolaire
00:37:08c'est ce qu'on me dit
00:37:08c'est compliqué
00:37:10de comprendre
00:37:11ce qui est plus bizarre
00:37:12c'est peut-être
00:37:12département par département
00:37:13ça fait beaucoup
00:37:14un département
00:37:15on avait eu
00:37:16des rentrées décalées
00:37:17ça arrivait régulièrement
00:37:19pour des tempêtes
00:37:20et en général
00:37:21c'était plutôt
00:37:22après la tempête
00:37:23très localement
00:37:24là tout un département
00:37:25se dit qu'à chaque risque
00:37:26d'aller à la climatique
00:37:27si on prend ses mesures
00:37:28il va peut-être falloir
00:37:29réussir à s'organiser
00:37:31peut-être aussi
00:37:31un peu mieux
00:37:32ce sont deux départements
00:37:33qui sont très urbanisés
00:37:35notamment la partie littorale
00:37:36c'est le danger
00:37:36et puis surtout
00:37:37le caractère stationnaire
00:37:38des orages
00:37:39qui étaient très difficiles
00:37:40à prévoir
00:37:40en fait ce matin
00:37:41au large du Var
00:37:42vous avez un orage
00:37:42qui a apporté
00:37:43160 litres d'eau
00:37:44mètre carré
00:37:44en mer
00:37:45si cet orage
00:37:46était remonté
00:37:4630 km plus au nord
00:37:47vous aviez
00:37:48la partie côtière du Var
00:37:49qui était littéralement
00:37:50sous les eaux
00:37:51cette rentrée scolaire
00:37:53François Bayrou
00:37:54il l'a vécu
00:37:55à Pau
00:37:56ça s'est bien passé
00:37:57là les élèves ont pu rentrer
00:37:58il n'y avait pas d'alerte
00:37:58peut-être mieux
00:37:59que les rencontres
00:37:59avec les groupes
00:38:00parlementaires
00:38:00oui c'est ça effectivement
00:38:02il y a des intempéries politiques
00:38:05c'est vrai
00:38:05en ce moment
00:38:05il le sait
00:38:06mais il a voulu souffrir
00:38:06cette parenthèse
00:38:07le maire de Pau
00:38:08pour aller voir
00:38:09les parents d'élèves
00:38:11et les profs
00:38:11cette visite
00:38:12vous l'avez suivie
00:38:12Jean-Wilfrid Forques
00:38:13vous êtes avec nous
00:38:14en duplex
00:38:15et vous l'avez d'ailleurs
00:38:16vous êtes allé chercher
00:38:16un petit peu
00:38:17pour avoir son état d'esprit
00:38:18au Premier Ministre
00:38:19comment ça s'est passé
00:38:19oui il a fallu
00:38:23le chercher
00:38:24comme vous dites
00:38:25effectivement
00:38:25Julien
00:38:26le Premier Ministre
00:38:27parce que
00:38:27le Premier Ministre
00:38:28quand il vient ici
00:38:29dans le Béarnes
00:38:30c'est un peu
00:38:31le maire de Pau
00:38:31qui vient ici
00:38:32et donc
00:38:33dans ces deux
00:38:34établissements scolaires
00:38:35dans lesquels
00:38:36nous étions ce matin
00:38:37avec Laura Dubois
00:38:38qui m'accompagne
00:38:39pour les images
00:38:40et bien
00:38:41c'est François Bayrou
00:38:42le maire
00:38:43qui voulait s'exprimer
00:38:44alors évidemment
00:38:44je suis revenu à la charge
00:38:46à plusieurs reprises
00:38:47pour essayer
00:38:48de le sonder
00:38:49sur la situation
00:38:50en politique actuelle
00:38:51et il m'a dit
00:38:52bah oui
00:38:53alors finalement
00:38:54bah oui
00:38:55ce combat
00:38:56ce combat
00:38:57il est possible
00:38:57et je peux le gagner
00:38:58je peux le gagner
00:38:59notamment
00:39:00et il a cette petite réponse
00:39:02que je vous propose
00:39:03d'écouter
00:39:03alors en tout cas
00:39:14dans cette réponse
00:39:15Julien
00:39:16le Premier Ministre
00:39:18me dit
00:39:18j'ai espoir
00:39:19il y a encore
00:39:20une petite fenêtre
00:39:21de tir
00:39:22mais j'y crois
00:39:23il y a un petit trou
00:39:24de souris
00:39:24mais on peut encore
00:39:25y arriver
00:39:26et il me dit
00:39:27j'y crois
00:39:28parce que
00:39:28je considère
00:39:30que les Français
00:39:30ont besoin
00:39:31de cette réforme
00:39:32les Français
00:39:34ont besoin
00:39:34de cette remise à plat
00:39:35et il faut que
00:39:36mes collègues
00:39:37hommes politiques
00:39:38élus
00:39:39ministres
00:39:40membres du gouvernement
00:39:41m'accompagnent
00:39:42me soutiennent
00:39:43dans ce combat
00:39:44donc c'est un
00:39:45François Bayrou
00:39:46qui repart à Paris
00:39:47il va repartir
00:39:48dans quelques heures
00:39:49maintenant
00:39:50direction la capitale
00:39:52il est attendu
00:39:53à 14h30
00:39:54à Matignon
00:39:54cet après-midi
00:39:55c'est le tour de table
00:39:57qui commence
00:39:57avec la rencontre
00:39:58des différents partis politiques
00:40:00mais
00:40:00c'est un
00:40:01François Bayrou
00:40:02que j'ai senti
00:40:03conquérant
00:40:04optimiste
00:40:05ce matin
00:40:06même si on le sait
00:40:07on le répète
00:40:08la situation pour lui
00:40:09s'annonce
00:40:10très très très compliquée
00:40:12on voit que son message
00:40:13décidément
00:40:13a du mal à passer
00:40:15y compris sur le plan
00:40:15strictement technique
00:40:17merci beaucoup
00:40:17Jean-Wilfrid Forkes
00:40:19en direct
00:40:20de Pau
00:40:20Sylvain Maillard
00:40:21est avec nous
00:40:21pour la majorité
00:40:22ainsi que François Piquemal
00:40:24pour LFI
00:40:26c'est vrai
00:40:26bonjour à vous
00:40:27c'est vrai
00:40:29messieurs
00:40:30d'abord Sylvain Maillard
00:40:31que ce message
00:40:31il a du mal
00:40:32à passer
00:40:33ça sert à quoi
00:40:35exactement
00:40:35ces consultations
00:40:36il va y avoir
00:40:37ça commence à 17h
00:40:38avec le parti communiste
00:40:39ensuite il y aura
00:40:39le parti socialiste
00:40:40tout à l'heure
00:40:41un représentant communiste
00:40:42nous disait
00:40:43on peut nous dire
00:40:43ce qu'il veut
00:40:44ça ne changera rien
00:40:45hier Olivier Faure
00:40:45a dit à Guimdara
00:40:46ici présent
00:40:47irrévocable
00:40:48ça ne changera rien
00:40:48pourquoi les recevoir
00:40:50en fait ?
00:40:50il est dans son rôle
00:40:51il est dans son rôle
00:40:51de premier ministre
00:40:52de recevoir
00:40:53l'ensemble des groupes politiques
00:40:54qu'est-ce qu'on n'aurait pas dit
00:40:55s'il ne les avait pas reçus
00:40:56et d'essayer de les convaincre
00:40:59et de regarder
00:40:59s'il y a une voie de passage
00:41:01pour au-delà
00:41:02évidemment du 8
00:41:03qui était une date importante
00:41:04mais surtout
00:41:05pour avoir un budget
00:41:06il faut qu'on puisse
00:41:07construire un budget
00:41:09pour la France
00:41:09dans les semaines
00:41:10et dans les mois qui viennent
00:41:11c'est surtout ça
00:41:11qui va être à l'heure du jour
00:41:12on va parler de l'après
00:41:13la question qu'il pose
00:41:14lui c'est de dire
00:41:16est-ce que vous êtes
00:41:16pour ou contre
00:41:17vous êtes d'accord
00:41:18sur le fait
00:41:19est-ce que vous nous faites
00:41:19confiance pour faire
00:41:20des économies
00:41:21ou est-ce qu'on partage
00:41:22le diagnostic
00:41:23qu'il nous faut faire
00:41:24des économies
00:41:25et des économies
00:41:26quand même massives
00:41:26donc je crois que c'est important
00:41:28qu'on puisse en discuter
00:41:29je pense que c'est important
00:41:30aussi que chaque parti politique
00:41:31s'oppositionne
00:41:32et chaque député
00:41:33se positionnera
00:41:33le 8
00:41:34par rapport à cette question
00:41:36vous faut-il faire
00:41:37des économies
00:41:38est-ce que nous devons réduire
00:41:39notre train de vie
00:41:40nous dépenserons plus
00:41:41ça fait longtemps qu'on le dit
00:41:42on dépense plus
00:41:43que ce que nous gagnons
00:41:44et comme dans tout
00:41:45ménage
00:41:46bon ménage
00:41:46on fait attention
00:41:47à l'argent public
00:41:48alors François Picmal
00:41:49la France Assoumise
00:41:50n'ira pas
00:41:50à ces consultations
00:41:52est-ce que c'est pour
00:41:53cette raison
00:41:53qu'on vient d'évoquer
00:41:54que de toute façon
00:41:55vous n'allez pas changer d'avis
00:41:56donc ça ne sert à rien
00:41:56d'aller voir
00:41:57bon d'abord
00:41:58si vous le permettez
00:41:58j'aimerais en profiter
00:42:00pour souhaiter
00:42:00une bonne rentrée
00:42:01aux parents d'élèves
00:42:03aux élèves
00:42:04et au personnel
00:42:04de l'éducation nationale
00:42:05alors c'était ce matin
00:42:06c'était entre 8 et 9 heures
00:42:08je le dis
00:42:08parce que j'étais enseignant
00:42:10pendant 10 ans
00:42:11donc je sais à quel point
00:42:12on a eu une détérioration
00:42:13des conditions d'enseignement
00:42:15sous la Macronie
00:42:16c'est 9 000 postes supprimés
00:42:17et pour vous dire
00:42:18dans le budget prévu
00:42:20par M. Bayrou
00:42:20c'était 7 000 postes supprimés
00:42:22d'enseignants
00:42:23et 34 000 places en crèche
00:42:25de moins
00:42:26donc vous voyez
00:42:26qu'il y avait
00:42:27ils y ont renoncé
00:42:28il y avait vraiment
00:42:29une urgence
00:42:29mais vous voyez bien
00:42:30l'intention et la philosophie
00:42:31du budget qui allait venir
00:42:33donc M. Bayrou
00:42:34fait des consultations
00:42:35qui à mon sens
00:42:36ça a été dit d'ailleurs
00:42:37par mon collègue Maillard
00:42:39sont un peu
00:42:39une perte de temps
00:42:40même s'il est dans son rôle
00:42:42etc
00:42:42on sait très bien
00:42:43comment cela va déboucher
00:42:44le lundi 8
00:42:45la question centrale
00:42:46qui arrive après
00:42:47c'est est-ce qu'on continue
00:42:48sur ce projet politique
00:42:50d'austérité
00:42:51ou est-ce qu'il y a
00:42:52une bifurcation
00:42:53et pour qu'il y ait
00:42:54une bifurcation
00:42:54il faut que M. Macron
00:42:55cesse le blocage institutionnel
00:42:58et remette
00:42:59aux Françaises
00:43:00et aux Français
00:43:01le choix de leur avenir
00:43:02Sylvain Maillard
00:43:03vous avez une grande expérience
00:43:03maintenant de député
00:43:04vous voyez bien
00:43:05ce qui se dit face caméra
00:43:06notamment du côté des socialistes
00:43:07vous les connaissez
00:43:08les députés socialistes
00:43:09est-ce qu'en off
00:43:10en coulisses
00:43:10ils vous disent
00:43:11on va quand même écouter
00:43:12et Olivier Faure
00:43:13il fait de l'affichage
00:43:14mais bon
00:43:15on va voir
00:43:15je pense que les socialistes
00:43:17vont écouter
00:43:18ils ont déjà dit
00:43:20le choix
00:43:21qui est le leur
00:43:22de voter
00:43:23le 8
00:43:23ils vont écouter
00:43:24parce qu'ils savent très bien
00:43:25qu'il y aura le 9
00:43:26il y aura le 10
00:43:27il y aura des jours après
00:43:28qu'il faudra constituer
00:43:29un budget
00:43:30les partis socialistes
00:43:31c'est un parti
00:43:32que j'estime
00:43:33qui se dit
00:43:35de gouvernement
00:43:35et il sait très bien
00:43:36que nous avons besoin
00:43:37d'un budget
00:43:37et pour un budget
00:43:38il faut que nous trouvions
00:43:39une majorité
00:43:40à l'Assemblée nationale
00:43:40si on ne la trouve pas
00:43:41de majorité
00:43:42on voit bien que c'est le chaos
00:43:43qui s'installe
00:43:43et je pense
00:43:45toutes nos discussions
00:43:47qu'on peut avoir
00:43:48avec nos concitoyens
00:43:49partout
00:43:50que ce soit
00:43:51pendant les vacances
00:43:52ou après les vacances
00:43:53depuis quelques jours
00:43:54et à ce jour de rentrée
00:43:55c'est le refus du chaos
00:43:56c'est le refus du chaos
00:43:57Lucie Robquin
00:43:58le paradoxe
00:43:59c'est que François Bayrou
00:44:00la semaine dernière a dit
00:44:01ne parlons pas des mesures
00:44:02une par une
00:44:03parlons du cadrage global
00:44:04et aujourd'hui
00:44:04on a l'impression
00:44:05qu'il essaie
00:44:06d'amorcer la discussion
00:44:07sur les mesures
00:44:08est-ce qu'il n'y a pas
00:44:09une occasion pour vous
00:44:10d'accepter cette taxation
00:44:12des plus riches
00:44:13via la taxation du patrimoine
00:44:14qui est demandée par la gauche
00:44:15ce serait vraiment
00:44:17un moyen de débloquer
00:44:18peut-être la situation
00:44:19est-ce que vous êtes prêt
00:44:19à cela aujourd'hui ?
00:44:21il va falloir qu'on trouve
00:44:22une majorité
00:44:22pour voter un budget
00:44:24dans les semaines qui viennent
00:44:25donc je pense que
00:44:26chacun d'entre nous
00:44:27devra faire des pas
00:44:28et des pas coûteux
00:44:29je dis coûteux
00:44:30au sens politique
00:44:31les uns vers les autres
00:44:32donc on regardera
00:44:33ce que proposent
00:44:34les gens de bonne volonté
00:44:35donc cette taxe Zuckman
00:44:35qui propose par exemple
00:44:36de taxer les plus hauts patrimoines
00:44:38pour plus de justice fiscale
00:44:40vous y êtes ?
00:44:40alors sur la taxe Zuckman
00:44:42d'ailleurs
00:44:42qui a été votée
00:44:43à l'Assemblée Nationale
00:44:43sur laquelle nous
00:44:44nous sommes opposés
00:44:45c'est un mécanisme
00:44:46c'est pas le lieu
00:44:47de faire un mécanisme technique
00:44:49qui pour nous
00:44:50va détruire
00:44:51détruire une grande partie
00:44:53de la valeur
00:44:54d'entreprise
00:44:56donc dessus
00:44:56regardons
00:44:57pourquoi pas
00:44:58réfléchir à une taxation
00:44:59moi je suis assez opposé
00:45:00notre partie a toujours été opposée
00:45:02taxation d'argent bloqué
00:45:04qui ne sert à rien
00:45:04en tout cas
00:45:05tout ce qui crée de l'emploi
00:45:07qui crée de la valeur
00:45:07qui crée de la richesse
00:45:08en France
00:45:09on estime qu'il faut
00:45:10au contraire
00:45:10valoriser les investissements
00:45:12réponse François Picmal
00:45:13oui mais bon
00:45:14je vois que
00:45:15c'est pas nouveau
00:45:16on a des désaccords politiques
00:45:18qui sont assez profonds
00:45:19là dessus
00:45:19moi ce qui me heurte
00:45:21si vous voulez
00:45:21c'est d'entendre
00:45:22monsieur Bayrou
00:45:23et d'autres
00:45:23avoir un discours alarmiste
00:45:25notamment sur la question
00:45:26de la dette
00:45:27alors que depuis
00:45:28la présidence de monsieur Macron
00:45:30celle-ci a augmenté
00:45:31de 1000 milliards d'euros
00:45:32donc les principaux responsables
00:45:34c'est eux
00:45:34et parallèlement à ça
00:45:36vous avez eu
00:45:36pour les 500
00:45:37c'est pas pour ça
00:45:38qu'il ne faut pas corriger
00:45:38les choses
00:45:39bien sûr
00:45:40mais on y vient
00:45:40les 500 plus grandes fortunes
00:45:42sont passées de 600 milliards d'euros
00:45:43à 1200 milliards d'euros
00:45:45donc il y a un problème
00:45:45de répartition des richesses
00:45:47désolé de le poser
00:45:48aussi simplement
00:45:49mais l'idée de la taxe Zuckman
00:45:51du rétablissement de l'ISF
00:45:52c'est pour corriger
00:45:54le mal
00:45:54qui a été fait
00:45:55par monsieur Macron
00:45:56et qui se répercute
00:45:57sur notamment
00:45:58nos services publics
00:45:59de proximité
00:45:59qui sont exsangues
00:46:00aujourd'hui
00:46:01donc je pense
00:46:01qu'il faut en passer par là
00:46:02il y a un programme
00:46:03c'est celui du Nouveau Front Populaire
00:46:04c'est d'ailleurs celui
00:46:05qui a été plébiscité
00:46:06lors des élections législatives
00:46:08de 2024
00:46:09plébiscité
00:46:09il arrive en tête en attendant
00:46:11vous en êtes d'accord
00:46:12mais c'est parce que les autres
00:46:14sont aussi divisés
00:46:15mais plébiscité c'est un peu fort
00:46:16vous êtes d'accord
00:46:17je dirais ça
00:46:17surtout quand vous avez
00:46:18un bâchique médiatique
00:46:19qui vous dit
00:46:20avec 17 sondages sur 17
00:46:22que c'est pas le nouveau
00:46:22Front Populaire
00:46:23qui arrivera en tête
00:46:24et qu'il arrive malgré tout
00:46:25en tête
00:46:26donc ça prouve
00:46:26qu'il y a une attente
00:46:27en tout cas
00:46:27de rupture
00:46:28par rapport à la politique
00:46:30économique et sociale
00:46:31avec les socialistes
00:46:32qui veulent pas être avec vous
00:46:33on l'a fait sur un programme
00:46:35et en étant constant
00:46:36et pas en tergiversant
00:46:38tout le temps
00:46:39et en tournant sa veste
00:46:41selon le vent
00:46:42nous on est
00:46:43ça vous dit ça
00:46:44pour les socialistes
00:46:45qui sont censés être vos amis
00:46:46je dis ça
00:46:46pour certains socialistes
00:46:47mais qui sont assez divisés
00:46:48je pense qu'il y en a
00:46:49qui sont assez chagrinés
00:46:50de voir que d'autres
00:46:51sont prêts à pas mal
00:46:52de compromissions
00:46:53et d'abandonner
00:46:53le programme sur lequel
00:46:55on a tous été élus
00:46:56celui du nouveau Front Populaire
00:46:58c'est quoi la piste
00:46:59qui se détache
00:46:59Guillaume Daré
00:47:00pour l'après
00:47:00puisque Sylvie Maillard le dit
00:47:02effectivement
00:47:02il y aura un 9
00:47:03il y aura un 10
00:47:04est-ce que
00:47:05la gauche est une des pistes
00:47:07envisagées par le président
00:47:09de la République
00:47:09parce qu'il a fait
00:47:10Michel Barnier sur la droite
00:47:11il a fait François Baillot
00:47:12pour le centre
00:47:13est-ce qu'il se dit
00:47:13peut-être on va prendre
00:47:14quelqu'un qui vient de la gauche
00:47:15pour réussir à récupérer le PS
00:47:16on sait qu'à un peu plus d'un an
00:47:17le nom de Bernard Cazeneuve
00:47:18avait été évoqué
00:47:20qu'il avait été reçu
00:47:20par le président de la République
00:47:21mais certains de ses proches
00:47:23jugent qu'il n'a jamais pensé
00:47:24sérieusement à le nommer
00:47:26et puis rappelez-vous
00:47:26à l'époque
00:47:27les socialistes eux-mêmes
00:47:28et notamment Olivier Faure
00:47:30avaient jugé
00:47:30que c'était pas la bonne carte
00:47:31et on avait considéré
00:47:33que c'était les socialistes eux-mêmes
00:47:34qui avaient un peu grillé
00:47:35finalement Bernard Cazeneuve
00:47:37on sait que parmi les noms
00:47:39qui sont évoqués
00:47:40c'est plutôt des profils
00:47:41parfois techniques
00:47:42ou hors politique
00:47:43qui seraient plus marqués à gauche
00:47:44on avait Pierre Moscovici
00:47:45qui est issu du parti socialiste
00:47:47ou encore on le disait
00:47:48si j'ose dire
00:47:49la grosse cote
00:47:50Laurent Berger
00:47:51l'ancien patron de la CFDT
00:47:52qui jusqu'à maintenant
00:47:53n'a jamais voulu faire de politique
00:47:55Est-ce qu'un de ces profils
00:47:55Sylvain Maillard
00:47:56vous semble correspondre
00:47:57à la fonction pour l'après ou pas ?
00:47:59Non mais moi je ne peux pas
00:47:59vous répondre là
00:48:00c'est une situation
00:48:02événement compliquée
00:48:03parce que moi je souhaite
00:48:04que François Béroud continue
00:48:05et qu'il y ait un vote majoritaire
00:48:07le 8
00:48:08en tout cas ce qui est certain
00:48:10c'est qu'il faut
00:48:10un gouvernement
00:48:11qui soit capable
00:48:12d'avoir un budget
00:48:13et donc pour ça
00:48:15il va falloir un gouvernement
00:48:16qui soit
00:48:16qui puisse embrasser
00:48:18le maximum
00:48:18du retaillot à fort
00:48:20pour reprendre ce que disait
00:48:20François Rézabel
00:48:21en tout cas je pense
00:48:22à un budget
00:48:23qui nous permette
00:48:24de dire que
00:48:25c'est un budget
00:48:26c'est de la protection
00:48:28et de la projection
00:48:28donc il nous faut
00:48:29il nous faut un budget
00:48:30pour la France
00:48:31et que ce ne soit pas
00:48:32dans la douleur
00:48:33comme nous avons
00:48:34vécu l'année dernière
00:48:35La France ingouvernable
00:48:37ce sera le thème
00:48:38de la soirée spéciale
00:48:40sur BFM TV
00:48:41avec Maxime Switek
00:48:43face à BFM
00:48:44Aurore Berger
00:48:45Manuel Bompard
00:48:46Marine Tlandeli
00:48:46Olivier Faure
00:48:47et Jean-Philippe Tanguy
00:48:48seront là pour répondre
00:48:49et pour qu'on voit
00:48:51s'il y a peut-être
00:48:52une porte de sortie
00:48:53possible
00:48:54voilà ce sera à partir
00:48:55de 21h
00:48:56dans quelques minutes
00:48:57vous restez avec nous
00:48:58parce que la sécu
00:49:00fait la chasse
00:49:00aux arrêts maladie
00:49:01et des centaines
00:49:02de médecins
00:49:02sont pointés du doigt
00:49:03ils ont reçu
00:49:04un coup de fil
00:49:04pas très agréable
00:49:05la sécu leur demande
00:49:06de réduire la voilure
00:49:07on vous donnera
00:49:08tous les chiffres
00:49:08dans quelques instants
00:49:09à tout de suite
00:49:09des médecins dans le viseur
00:49:11ils sont accusés
00:49:12de prescrire
00:49:13trop d'arrêts
00:49:14de travail
00:49:14et ils ont été repérés
00:49:16par la sécurité sociale
00:49:17il y en a près de 500
00:49:18en tout cas c'est le chiffre
00:49:19que donne ce matin
00:49:20le journal
00:49:21Le Parisien
00:49:22aujourd'hui en France
00:49:23500 médecins
00:49:24qui ont reçu
00:49:25une communication
00:49:25d'une façon
00:49:26ou d'une autre
00:49:27et on leur demande quoi
00:49:27on leur demande
00:49:29de réduire le nombre
00:49:30de ce qu'on appelle
00:49:31on va parler en langage sécu
00:49:33les indemnités journalières
00:49:35ça veut dire
00:49:35les arrêts maladie
00:49:36on leur demande
00:49:36de baisser ça
00:49:37de 20 à 30%
00:49:39sous peine d'amende
00:49:39il faut dire
00:49:40que les montants
00:49:41ont explosé
00:49:42et on va le voir
00:49:42tout de suite
00:49:42chiffre à l'appui
00:49:43avec les éclaireurs
00:49:45Et c'est vous
00:49:49Julien Migaud-Muller
00:49:50qui avez fait les comptes
00:49:51et c'est vrai
00:49:51que la facture
00:49:52elle est quand même
00:49:53de plus en plus lourde
00:49:53Oui le premier chiffre
00:49:55à retenir
00:49:55c'est celui-ci
00:49:56plus 6,4%
00:49:59c'est l'augmentation
00:50:00chaque année
00:50:00du coût
00:50:01des arrêts maladie
00:50:02et c'est passé
00:50:03de 5,9 milliards d'euros
00:50:06en 2010
00:50:07ça a coûté bien
00:50:089,8 milliards d'euros
00:50:11en 2023
00:50:12alors pourquoi
00:50:12une telle hausse ?
00:50:14Je vous explique
00:50:14il y a plusieurs raisons
00:50:15la première
00:50:16c'est que le taux d'emploi
00:50:17des 15
00:50:18des 15-64 ans
00:50:19a progressé
00:50:20ces dernières années
00:50:21plus 1,4 point
00:50:23entre 2019
00:50:23et 2023
00:50:24et mathématiquement
00:50:26plus il y a
00:50:26de travailleurs
00:50:27plus il y a
00:50:28d'arrêts de travail
00:50:29deuxième facteur
00:50:30le montant moyen
00:50:31des indemnités journalières
00:50:32elles sont plus élevées
00:50:34parce qu'il y a
00:50:35des salaires
00:50:36ça on y reviendra
00:50:37juste après
00:50:38il y a des salaires
00:50:39qui sont plus élevés
00:50:41d'année en année
00:50:41donc là évidemment
00:50:42c'est mathématique
00:50:43et puis il y a
00:50:44le vieillissement
00:50:44de la population active
00:50:46les seniors
00:50:47c'est-à-dire
00:50:47les 55-64 ans
00:50:49travaillent de plus en plus
00:50:50or c'est une population
00:50:52qui est plus incline
00:50:53à se faire arrêter
00:50:54il ne faut pas oublier
00:50:56ces autres facteurs
00:50:57là on peut y arriver
00:50:58les arrêts injustifiés
00:50:59ou frauduleux
00:51:00les évolutions épidémiologiques
00:51:03les conditions de travail
00:51:04ou encore
00:51:05les pratiques de management
00:51:07et dites-nous Julien
00:51:07quels sont les types
00:51:08d'arrêts maladiques
00:51:09qui coûtent le plus cher
00:51:09alors contrairement
00:51:10à ce qu'on pourrait penser
00:51:11il ne s'agit pas
00:51:12des arrêts de courte durée
00:51:14ce n'est pas la petite angine
00:51:15ou la migraine du lundi matin
00:51:17qui grève les comptes
00:51:18de la sécu
00:51:19ce sont les arrêts
00:51:20qui sont beaucoup plus longs
00:51:22je m'explique
00:51:22les arrêts de moins de 8 jours
00:51:23représentent 46%
00:51:25des arrêts
00:51:26mais seulement
00:51:264%
00:51:28des dépenses
00:51:29ce qui dépasse
00:51:30un mois d'arrêt
00:51:31c'est 75% des arrêts
00:51:32mais 17%
00:51:33des montes inversées
00:51:34et enfin
00:51:35les arrêts de plus de 6 mois
00:51:37c'est seulement
00:51:377% des prescriptions
00:51:39mais 45% des amendes
00:51:41merci beaucoup
00:51:42des dépenses pardon
00:51:43oui oui
00:51:44parce que les amendes
00:51:45exactement
00:51:46mais c'est très bien
00:51:47ça nous amène
00:51:48à notre invité
00:51:49qui est très remonté
00:51:50comme de nombreux médecins
00:51:51sur cette mesure
00:51:52donc des amendes
00:51:53pour ceux qui prescrivent
00:51:54trop d'arrêts maladie
00:51:56c'est Jean-Paul Amand
00:51:56qui est avec nous
00:51:57président d'honneur
00:51:58de la Fédération des médecins
00:51:59de France
00:52:00alors vous n'êtes pas
00:52:01concerné vous directement
00:52:02donc vous en parlez librement
00:52:03est-ce que vous avez des collègues
00:52:04qui ont reçu ce coup de fil
00:52:06ou qui ont reçu des courriers
00:52:07et si oui
00:52:07dites-nous comment ça s'est passé
00:52:08bien évidemment
00:52:09et puis ça se passe
00:52:11ça se passe très mal
00:52:11parce que
00:52:12depuis que
00:52:13monsieur Fatome
00:52:14est devenu directeur
00:52:15de la caisse d'assurance maladie
00:52:16il a supprimé
00:52:17les commissions
00:52:18de conciliation
00:52:20qui permettaient justement
00:52:22de discuter
00:52:23entre médecins
00:52:24les médecins de la sécurité sociale
00:52:26et les médecins
00:52:27des syndicats
00:52:28et le médecin concerné
00:52:30des personnes
00:52:31qui étaient ciblées
00:52:32pour avoir prescrit
00:52:33trop d'arrêt de travail
00:52:34parce que ça permettait
00:52:35de comprendre
00:52:35quelle était
00:52:36la patientèle
00:52:38quand vous avez
00:52:39une patientèle
00:52:40de personnes âgées
00:52:41qui sont essentiellement
00:52:42des retraités
00:52:42naturellement
00:52:43vous avez moins
00:52:44d'arrêt de travail
00:52:44que les autres collègues
00:52:46et donc
00:52:47quand la caisse
00:52:47d'assurance maladie
00:52:48ne cible
00:52:49que les chiffres
00:52:50sans s'inquiéter
00:52:51de savoir
00:52:52quel est le profil
00:52:53de la patientèle
00:52:54si vous avez
00:52:55des enfants
00:52:55en bas âge
00:52:56ou si vous avez
00:52:57des gens retraités
00:52:58naturellement
00:52:59si vous avez
00:53:00des salariés
00:53:01ou que vous êtes proche
00:53:02d'une grosse entreprise
00:53:04naturellement
00:53:05vous avez plus
00:53:06de patients
00:53:06qui sont en activité
00:53:07sauf que
00:53:08la sécu
00:53:09elle répond
00:53:10par rapport à ça
00:53:10elle répond
00:53:11qu'ils ont comparé
00:53:12entre médecins
00:53:12mais d'une même zone
00:53:13dans des mêmes quartiers
00:53:15et chez certains
00:53:16enfin c'est des taux
00:53:18qui vont du simple
00:53:19au double
00:53:19comment on l'explique ça
00:53:20mais très simplement
00:53:22vous savez
00:53:22ça dépend de l'âge
00:53:23du médecin
00:53:23moi j'ai une patientèle
00:53:24qui est extrêmement âgée
00:53:26parce que ça fait maintenant
00:53:27bientôt 50 ans
00:53:28que j'exerce
00:53:28et j'ai beaucoup de personnes
00:53:31qui sont des retraités
00:53:32donc moi j'ai des chiffres
00:53:33d'arrêt de travail
00:53:34qui sont très bas
00:53:35mais ça
00:53:37vous pouvez pas comparer
00:53:39c'est là où la caisse
00:53:40d'assurance maladie
00:53:41est particulièrement malhonnête
00:53:42et le gouvernement
00:53:43est particulièrement malhonnête
00:53:44en ciblant ça
00:53:45parce que
00:53:46vous avez souligné
00:53:47que le nombre
00:53:48de salariés
00:53:50a augmenté
00:53:51les salaires
00:53:53même s'ils n'ont pas
00:53:53augmenté
00:53:54de façon mirobolante
00:53:55depuis 15 ans
00:53:56ils ont forcément
00:53:57augmenté
00:53:57donc le coût
00:53:58de l'arrêt de travail
00:53:59est plus important
00:54:00donc le responsable
00:54:02c'est pas forcément
00:54:03le médecin
00:54:03en plus
00:54:04les conditions de travail
00:54:05vous en avez parlé
00:54:06brièvement
00:54:07mais qui a vu
00:54:08un médecin du travail
00:54:09dans son entreprise
00:54:10récemment
00:54:11il n'y a plus
00:54:12de médecin du travail
00:54:13pour aller vérifier
00:54:13les conditions
00:54:14d'exercice des salariés
00:54:15au sein de l'entreprise
00:54:16vous savez
00:54:17il y a eu la mode
00:54:18et ça maintenant
00:54:19vous avez tous les gens
00:54:20qui bossent en open space
00:54:21et bien maintenant
00:54:22ils ont inventé un truc
00:54:23qui est absolument génial
00:54:24c'est le flex office
00:54:25le flex office
00:54:26non seulement
00:54:27vous bossez dans un open space
00:54:28sur le regard de tout le monde
00:54:29sans au moins
00:54:30la moindre zone d'intimité
00:54:32mais en plus
00:54:33votre bureau
00:54:33n'est plus attribué
00:54:34donc les gens
00:54:35ils repartent
00:54:35on voit des troubles
00:54:36musculo-squelétiques
00:54:37parce que les gens
00:54:38repartent avec leur ordinateur
00:54:40leur dossier
00:54:41à la maison
00:54:42parce que le lendemain
00:54:43ils savent pas
00:54:43dans quel bureau
00:54:44ils vont travailler
00:54:44enfin pardon
00:54:45Jean-Paul Hamon
00:54:45c'est pas parce qu'on transporte
00:54:46un ordinateur portable
00:54:47ça ne pèse rien
00:54:49qu'on va avoir
00:54:50des arrêts maladie
00:54:50ici on fonctionne
00:54:51en flex office
00:54:52par exemple
00:54:53pour reprendre vos mots
00:54:54on n'a pas vu une explosion
00:54:55ces derniers temps
00:54:56même si moi
00:54:57je ne suis pas là
00:54:57depuis très longtemps
00:54:58vous n'êtes pas
00:54:59vous n'êtes pas confronté
00:55:00vous n'êtes pas confronté
00:55:01à ces conditions de travail
00:55:02moi je peux vous dire
00:55:03qu'il y a des gens
00:55:03qui sont extrêmement angoissés
00:55:05qui le vivent très mal
00:55:06et les troubles
00:55:08musculo-squelétiques
00:55:09excusez-moi
00:55:09j'ai vu
00:55:10quand monsieur Berrou
00:55:11était ministre
00:55:13de l'éducation nationale
00:55:14il avait pondu un décret
00:55:16comme quoi les gamins
00:55:16ne pourraient pas porter
00:55:17un sac de plus de 5 kilos
00:55:18je peux vous dire
00:55:19qu'il y a des salariés
00:55:21qui reviennent
00:55:21avec des dossiers
00:55:22je les vois en salle d'attente
00:55:23des fois
00:55:23je soulève leur sac
00:55:25je les pèse
00:55:25ça pèse entre 8 et 10 kilos
00:55:27des fois
00:55:27j'en reviens quand même
00:55:29au fond du problème
00:55:30Jean-Paul Hamon
00:55:31on sait tous
00:55:32qu'il est très facile
00:55:33désormais
00:55:33d'avoir un arrêt maladie
00:55:35il suffit d'aller sur
00:55:36Doctolib
00:55:36il suffit d'appeler
00:55:37certains médecins
00:55:38ils sont extrêmement minoritaires
00:55:39bien sûr
00:55:40mais ça participe quand même
00:55:41à l'explosion
00:55:42des arrêts maladie
00:55:42aujourd'hui non ?
00:55:43mais écoutez
00:55:44j'ai vu
00:55:45j'ai assisté en direct
00:55:46en téléconsultation
00:55:48un de vos collègues
00:55:49obtenir un arrêt de travail
00:55:50en moins de 3 jours
00:55:51en moins de 3 minutes
00:55:53en moins de 3 minutes
00:55:54donc là
00:55:56on a dit que les téléconsultations
00:55:57les arrêts de travail
00:55:58en téléconsultation
00:55:59allaient être limités
00:56:00j'attends de voir
00:56:01mais vous savez
00:56:02il y a du temps
00:56:04de Marisol Touraine
00:56:05on avait déjà ciblé
00:56:07les arrêts de travail longs
00:56:08et on avait dit
00:56:09c'est le gros problème
00:56:10parce qu'il ne faut pas
00:56:11que les salariés
00:56:12perdent le contact
00:56:13avec l'entreprise
00:56:14il y a eu
00:56:157 ou 8 réunions
00:56:177 ou 8 réunions
00:56:18avec
00:56:18les syndicats de salariés
00:56:20les syndicats de médecins
00:56:21la caisse d'assurance maladie
00:56:23le ministère
00:56:24et on avait tous convenu
00:56:25qu'il fallait
00:56:27qu'on puisse voir
00:56:28en cas d'arrêt de travail long
00:56:29qu'on fasse
00:56:31sur le formulaire
00:56:32il y ait une petite case
00:56:34qui dit
00:56:34j'aimerais avoir un entretien
00:56:35avec le médecin du travail
00:56:37et le médecin
00:56:37et le médecin
00:56:38et le médecin
00:56:38et le médecin d'assurance maladie
00:56:40merci beaucoup
00:56:41je vous interromps
00:56:41je vous interromps
00:56:42pardon
00:56:43docteur
00:56:44on a entendu
00:56:45votre Google ce matin
00:56:46mais il y a un autre sujet
00:56:46qui va vous intéresser également
00:56:48qui est à la une
00:56:49c'est le sujet
00:56:49des déserts médicaux
00:56:50parce qu'une liste
00:56:51de 150 zones
00:56:52a été publiée
00:56:52et Margot de Frauville
00:56:53qui est avec nous
00:56:54on sait depuis
00:56:55que ça va rentrer en vigueur
00:56:56la semaine prochaine
00:56:57que des médecins
00:56:58ne seront pas contraints
00:56:59mais avec une prime
00:57:00de 200 euros
00:57:00ils iront faire des permanences
00:57:02expliquez-nous
00:57:04plus globalement le principe
00:57:05c'est même un déploiement
00:57:06progressif
00:57:07qui commence dès ce matin
00:57:08et le ministère de la santé
00:57:09il est attendu
00:57:09dans le sud-ouest
00:57:10à Toulouse
00:57:11cet après-midi
00:57:11pour donner davantage de détails
00:57:12parce qu'on n'a pas
00:57:14toutes les précisions
00:57:15encore Julien
00:57:16le principe
00:57:16on va le rappeler
00:57:17c'est de demander
00:57:18à des médecins
00:57:19de venir prêter main forte
00:57:20dans des zones
00:57:21dans lesquelles
00:57:22l'offre de soins
00:57:23serait vraiment
00:57:23très dégradée
00:57:25jusqu'à deux jours
00:57:26par mois
00:57:27et ce sont 151
00:57:29intercommunalités
00:57:30qui ont été
00:57:30dessinées
00:57:32cet été
00:57:33des zones
00:57:34principalement situées
00:57:35dans le centre
00:57:35et dans le sud-ouest
00:57:37en dehors du littoral
00:57:38du pays
00:57:39et ça ferait
00:57:392,5 millions de patients
00:57:41qui seraient concernés
00:57:41par ces renforts
00:57:43comment on choisit
00:57:43ces zones
00:57:44alors ça a été établi
00:57:45sur la base
00:57:46de deux critères
00:57:46d'abord avec un indice
00:57:47qu'on appelle
00:57:48de vulnérabilité
00:57:49c'est la direction
00:57:50des statistiques
00:57:51du ministère de la santé
00:57:52l'adresse
00:57:52qui a établi cela
00:57:54avec des critères
00:57:54comme la densité médicale
00:57:56ou encore le nombre
00:57:57de patients
00:57:57en infection longue durée
00:57:58en ALD
00:57:59et puis parallèlement à ça
00:58:00il y a eu aussi
00:58:00des concertations
00:58:01qui ont été menées
00:58:02au niveau local
00:58:02que ce soit avec
00:58:03les agences régionales
00:58:04de santé
00:58:04les communes
00:58:05ou bien les préfets
00:58:06qui ont pu faire remonter
00:58:07leurs difficultés
00:58:08les médecins sont
00:58:09contraints
00:58:10ou volontaires
00:58:11Pour l'instant volontaire
00:58:13la contrainte avait été envisagée
00:58:15si vous vous en souvenez
00:58:16au printemps
00:58:16mais ça avait suscité
00:58:18beaucoup de colère
00:58:19Pour l'instant volontariat
00:58:20200 euros
00:58:21de primes d'indemnité
00:58:23en plus des consultations
00:58:24qui sont réalisées
00:58:25mais ça pose beaucoup
00:58:26de questions
00:58:26de mise en oeuvre pratique
00:58:28déjà parce que
00:58:29des médecins qui sont situés
00:58:30à proximité
00:58:31d'une zone soudance
00:58:32sont peut-être déjà
00:58:32eux surchargés
00:58:33donc qui va les remplacer
00:58:34les jours où ils se porteront
00:58:36volontaires
00:58:36ça on n'a pas trop
00:58:37la réponse
00:58:38et puis aussi assurer
00:58:39à une sorte de suivi
00:58:40que les patients
00:58:41qui sont dans ces zones soudances
00:58:42ne voient pas un nouveau
00:58:43remplaçant défiler
00:58:44régulièrement
00:58:46parce que pour le suivi
00:58:47du patient
00:58:47il y a quand même mieux
00:58:48Et c'est un sujet
00:58:49qui va passionner
00:58:50qui passionne
00:58:51notre invité
00:58:52même si c'est pas tout à fait
00:58:53là-dessus
00:58:53qu'on va l'interroger
00:58:54mais c'est un spécialiste
00:58:55notamment de la question
00:58:56des personnes âgées
00:58:56cet invité
00:58:57c'est Jérôme Gage
00:58:57Et merci de nous rejoindre
00:59:02et de vous installer
00:59:03Jérôme Gage
00:59:03après un week-end
00:59:04qui a été studieux
00:59:05du côté de Blois
00:59:06les universités d'été
00:59:06du PS
00:59:07on a entendu
00:59:08tous les discours
00:59:09c'était très dense
00:59:10d'abord
00:59:11dites-nous
00:59:12c'était bien
00:59:12les vacances
00:59:12ou pas ?
00:59:14Vous vous rendez compte ?
00:59:16Ça s'est bien passé
00:59:16vous êtes un peu
00:59:17vous êtes un peu
00:59:19brosé
00:59:19un peu affûté
00:59:20comme ça
00:59:21ça vous a l'air bien
00:59:22Mais le niveau
00:59:23du débat politique
00:59:24avec cette micro-polémique
00:59:26du Premier ministre
00:59:27qui explique
00:59:29sa propre procrastination
00:59:30à négocier
00:59:31ou en tous les cas
00:59:32ne serait-ce qu'à concerter
00:59:33avec ceux-là même
00:59:34qui ne l'avaient pas censuré
00:59:35quelques mois auparavant
00:59:36est assez révélatrice
00:59:37du niveau de déliquescence
00:59:40du débat politique
00:59:41Pourquoi je parle des vacances ?
00:59:42Pardon mais on va peut-être
00:59:43l'entendre
00:59:43parce que le Premier ministre
00:59:44il vous a cité
00:59:45personnellement hier
00:59:46J'ai eu les dirigeants
00:59:49du parti socialiste
00:59:50directement
00:59:51ou par personne interposée
00:59:52à la même date
00:59:55à peu près
00:59:55le 30 août
00:59:56et ils partaient en vacances
00:59:57Là vous avez parlé
00:59:58Madame Le Pen
00:59:59Là c'est le dernier jour
01:00:01Non je n'ai pas parlé
01:00:02directement
01:00:02mais nous avons reçu
01:00:05la réponse
01:00:06et M. Gage dit
01:00:07Jérôme Gage
01:00:09c'est l'un des négociateurs
01:00:10Écoute
01:00:10Écoute
01:00:11Je ne suis pas à Paris
01:00:14je ne vais pas y être
01:00:15pendant longtemps
01:00:16je pars je ne sais pas où
01:00:16l'étranger
01:00:17Avec le Premier ministre
01:00:20Vous la confirmez
01:00:22cette conversation ou pas ?
01:00:23Bien sûr que je la confirme
01:00:25Le Premier ministre
01:00:25m'a appelé le 30 juillet
01:00:27donc 15 jours
01:00:28après avoir présenté
01:00:29son plan
01:00:31de redressement
01:00:33des finances publiques
01:00:34pour une conversation
01:00:35comme il m'en arrive d'avoir
01:00:36moi je suis un républicain
01:00:37qui discute
01:00:37avec tous ceux
01:00:38avec qui on peut discuter
01:00:40et moi le message
01:00:41que je lui ai fait passer
01:00:41très simple
01:00:42c'est de dire
01:00:44mais c'est quand même
01:00:44très bizarre
01:00:45un
01:00:46de ne pas avoir
01:00:47sondé
01:00:48les uns et les autres
01:00:49avant de présenter
01:00:50ces orientations là
01:00:51et d'avoir mis sur la table
01:00:52des choses
01:00:53Marie-Élise Léon
01:00:55a parlé du musée des horreurs
01:00:56des choses tellement
01:00:57rédhibitoires
01:00:58que ça rend compliqué
01:00:59d'engager une discussion
01:01:00mais admettons
01:01:01admettons même cela
01:01:03dès le 15 juillet au soir
01:01:05de ne pas avoir invité
01:01:07et non pas de passer
01:01:08un coup de fil
01:01:08à un député socialiste
01:01:10parmi d'autres
01:01:11tant mieux
01:01:11s'il souhaite parler avec moi
01:01:12mais d'inviter
01:01:13de manière institutionnelle
01:01:14les présidents
01:01:15des groupes politiques
01:01:16pour recueillir
01:01:17leur position
01:01:18et éventuellement
01:01:19pouvoir dire
01:01:20écoutez
01:01:20il me semble
01:01:22qu'il n'y a pas
01:01:23un consensus
01:01:23qui se dégage
01:01:24je vais peut-être
01:01:25un petit peu revoir
01:01:25ma copie
01:01:26bref
01:01:26de faire le 15 juillet
01:01:28ce qu'il semble
01:01:29vouloir faire
01:01:30un petit peu
01:01:30le dos au mur
01:01:31depuis son annonce
01:01:33de ces derniers jours
01:01:34et dans la perspective
01:01:35du 8 septembre
01:01:35donc sur la forme
01:01:36la méthode est désastreuse
01:01:37et le ton
01:01:38pardon de le dire
01:01:39avec tout le respect
01:01:40que je dois au premier ministre
01:01:41pour sa fonction
01:01:42et pas à la hauteur
01:01:42de l'enjeu
01:01:43d'où je parle
01:01:44d'un socialiste
01:01:45qui n'a pas censuré
01:01:46en janvier
01:01:47François Bayrou
01:01:48en raison de deux principes
01:01:51un
01:01:52arracher quelques victoires
01:01:53pour atténuer
01:01:55les effets
01:01:55les mauvais effets
01:01:56du budget Barnier
01:01:57et on en a eu
01:01:57vous parliez de santé
01:01:59on a obtenu le nombre
01:01:59des remboursements
01:02:00des consultations médicales
01:02:02et des médicaments
01:02:03et aussi parce qu'on
01:02:04en républicain
01:02:05là aussi
01:02:05on était attaché
01:02:05à une forme de stabilité
01:02:06donc de là où on était
01:02:07on aurait pu s'attendre
01:02:10à ce que pendant
01:02:11tout le printemps
01:02:12il y ait un dialogue
01:02:13plus régulier
01:02:15plus construit
01:02:16et que notamment
01:02:16avant le 15 juillet
01:02:17on soit
01:02:18vous avez été déçu
01:02:19pourquoi y aller
01:02:20à ces consultations
01:02:21si comme Olivier Faure l'a dit
01:02:22hier à Guillaume Daré
01:02:23la décision du PS
01:02:24elle est irrévocable
01:02:25d'abord parce que moi
01:02:26je suis
01:02:26je viens de le dire
01:02:27attaché au fait
01:02:28que quand le Premier ministre
01:02:30invite des présidents
01:02:31de groupes parlementaires
01:02:32c'est le jeu institutionnel
01:02:34on ne fasse pas
01:02:35la politique
01:02:35de la chaise vide
01:02:36voilà
01:02:36et que si on a des choses
01:02:37à se dire
01:02:38plutôt que de se les dire
01:02:38par plateau interposé
01:02:40on puisse
01:02:41on puisse l'évoquer
01:02:42et puis c'est aussi
01:02:43une manière pour nous
01:02:44de préparer
01:02:45l'après
01:02:46immanquablement
01:02:47c'est le sens
01:02:48des propositions
01:02:48budgétaires et fiscales
01:02:49qu'on a fait
01:02:50ce week-end
01:02:51pour les verser au débat
01:02:52des partenaires sociaux
01:02:53des corps intermédiaires
01:02:55et de l'ensemble
01:02:56des formations politiques
01:02:57qui demain
01:02:57pourraient souscrire
01:02:58je vais vous donner la parole
01:02:59vous allez pouvoir
01:02:59interroger Jérôme Guets
01:03:00mais d'abord
01:03:00puisque vous parlez
01:03:01de ce projet
01:03:01écoutez la réaction
01:03:02de François Bayron
01:03:03les propositions
01:03:07du parti socialiste
01:03:09ce sont les plus éloignées
01:03:10de toutes celles
01:03:12qui ont été faites
01:03:12sur le champ politique
01:03:13pourquoi
01:03:14parce que ce que propose
01:03:16le parti socialiste
01:03:17c'est pas de freiner
01:03:18la dépense
01:03:19c'est de laisser repartir
01:03:21la dépense
01:03:22et de le faire
01:03:23en créant
01:03:23selon mes comptes
01:03:2532 milliards d'euros
01:03:28d'impôts
01:03:28principalement
01:03:29sur les entreprises
01:03:30Lucie
01:03:31alors effectivement
01:03:32il y a beaucoup
01:03:32de propositions socialistes
01:03:33qui vont contribuer
01:03:34à augmenter la dépense
01:03:35la première
01:03:36c'est les retraites
01:03:37vous proposez
01:03:37d'abaisser l'âge
01:03:38de la retraite
01:03:39à 62 ans
01:03:40on est étonné
01:03:41parce que dans
01:03:41tous les pays d'Europe
01:03:42on relève l'âge
01:03:43de la retraite
01:03:44on est à 67 ans
01:03:45en Allemagne
01:03:45en Italie
01:03:46en Espagne
01:03:46et vous vous proposez
01:03:47de baisser l'âge
01:03:48de la retraite
01:03:48c'est pas d'un autre temps
01:03:50d'abord
01:03:51je vais répondre
01:03:52à votre question
01:03:53quand on propose
01:03:55un plan budgétaire
01:03:56on le fait
01:03:58en s'appuyant
01:03:59sur trois leviers
01:04:00et qui m'apparaissent
01:04:01en tous les cas
01:04:02responsables
01:04:02on dit
01:04:03qu'il y a des économies
01:04:04à faire
01:04:05pour pas qu'on apparaisse
01:04:06comme les
01:04:07comment dire
01:04:09turiféraires
01:04:10on touche pas
01:04:11à la dépense
01:04:1222 milliards à peu près
01:04:13vous dites
01:04:13contre 44
01:04:14ce que
01:04:14non en fait
01:04:15je redonne les éléments
01:04:17nous on propose
01:04:1814 milliards
01:04:18d'économies
01:04:20on propose
01:04:2121,9 milliards
01:04:25de recettes supplémentaires
01:04:27des impôts
01:04:28des impôts
01:04:29mais qui ne sont pas
01:04:29contrairement à ce qu'a dit
01:04:30François Bayrou
01:04:32porté essentiellement
01:04:35par les entreprises
01:04:36ou par les ménages
01:04:37on a les impôts
01:04:38les plus élevés du monde
01:04:39déjà
01:04:39on les concentre
01:04:40oui mais on a un problème
01:04:41de justice fiscale
01:04:42on a un problème majeur
01:04:43de justice fiscale
01:04:44et oui
01:04:44nous pensons que dans la période
01:04:45il faut aussi préparer l'avenir
01:04:47et donc nous avons
01:04:48un plan de relance
01:04:49d'investissement
01:04:50et de soutien
01:04:51au pouvoir d'achat
01:04:52avec un plan d'investissement
01:04:54parce qu'on n'investisse pas assez
01:04:55dans la transition écologique
01:04:56on ne prépare pas assez
01:04:57c'est l'avenir
01:04:57on a un soutien
01:04:58au pouvoir d'achat
01:04:59c'est la mesure peut-être
01:05:00la plus importante
01:05:00vous ne l'avez peut-être pas tous
01:05:02vu pour ce qu'elle signifie
01:05:04c'est de donner du pouvoir d'achat
01:05:06aux classes populaires
01:05:08aux classes moyennes
01:05:08les gens entre 1500 euros net
01:05:10donc le SMIC
01:05:11et un peu moins de 2000 euros
01:05:13c'est une baisse de la CSG
01:05:15et donc concrètement
01:05:15une augmentation
01:05:16de leur salaire net
01:05:17que nous finançons
01:05:18par une partie
01:05:20de la taxe Zuckman
01:05:21qui est la taxe
01:05:23sur les hauts patrimoines
01:05:23et je réponds
01:05:24à votre question
01:05:24sur les retraites
01:05:26oui dans la période
01:05:27nous sommes cohérents
01:05:29avec l'opposition
01:05:29que nous avons eue
01:05:30à cette réforme des retraites
01:05:31ce qui est proposé
01:05:32c'est une suspension
01:05:33de la réforme des retraites
01:05:35c'est-à-dire qu'en 2026
01:05:36la génération
01:05:38qui devait être concernée
01:05:39et donc en gros
01:05:39on s'arrêterait à 63 ans
01:05:41le temps de faire
01:05:42une véritable concertation
01:05:44et pas un conclave
01:05:44qui a fonctionné
01:05:45avec le pistolet sur la tempe
01:05:46avec un président
01:05:47un premier ministre
01:05:48qui a dit tout de suite
01:05:49hors de question
01:05:49d'aller à 62 ans
01:05:51nous avons confiance
01:05:52en des partenaires sociaux
01:05:52François Clémenceau
01:05:53je ne comprends pas
01:05:54vous venez de dire
01:05:55je suis républicain
01:05:56je suis pour la stabilité
01:05:57qu'est-ce qui vous empêche
01:05:58de dialoguer
01:05:59avec le premier ministre
01:06:00et son gouvernement
01:06:00sur le budget
01:06:02parce que vous aurez
01:06:03largement le temps
01:06:03pendant trois mois
01:06:04de discuter
01:06:05point par point
01:06:06sur ce budget
01:06:06et quitte évidemment
01:06:08à ne pas voter le budget
01:06:10et à ce moment-là
01:06:10bah oui
01:06:10le gouvernement y tombe
01:06:11mais alors pourquoi
01:06:12François Bayrou
01:06:13a posé cette question
01:06:14de confiance
01:06:15on aurait très bien
01:06:16pu aller
01:06:17à la discussion budgétaire
01:06:18mais même ses proches
01:06:19se le demandent
01:06:20vous voyez bien
01:06:21et que donc
01:06:21pardon mais quand c'est flou
01:06:22c'est qu'il y a un loup
01:06:23et que l'espèce d'entourloupe
01:06:25qui consiste à dire
01:06:27je ne fais une question
01:06:28de confiance
01:06:29uniquement sur le diagnostic
01:06:31et sans présumer
01:06:33présager
01:06:34des réponses à apporter
01:06:36alors que le même
01:06:36premier ministre
01:06:37le 15 juillet
01:06:37propose son plan
01:06:39mais c'est lui-même
01:06:42qui organise
01:06:43mais vous voyez
01:06:44je trouve qu'on passe
01:06:45déjà beaucoup trop de temps
01:06:47dans une sorte de psychologie
01:06:49de mise en scène
01:06:50du départ organisé
01:06:51de François Bayrou
01:06:52pardon de le dire
01:06:53mais moi dès le 15 juillet
01:06:54j'ai compris
01:06:55que François Bayrou
01:06:55ne souhaitait pas
01:06:57rechercher le compromis
01:06:58ne souhaitait pas même
01:06:59aller jusqu'à la discussion
01:07:01budgétaire
01:07:02alors en revanche
01:07:02du côté du PS
01:07:03on souhaite aller à Matignon
01:07:04c'est vraiment ce qu'on a
01:07:05compris en vous écoutant
01:07:06tous les uns les autres
01:07:07ce week-end
01:07:08mais vous gouvernez
01:07:09avec qui exactement
01:07:10parce que s'il n'y a pas
01:07:10la droite
01:07:11vous n'avez pas de majorité
01:07:12vous êtes d'accord
01:07:13pour un arc
01:07:14retaillé au fort
01:07:15ou pas
01:07:15pour reprendre l'expression
01:07:16de François Rebzabène
01:07:17non ça me paraît
01:07:18incongru
01:07:19alors avec qui vous gouvernez
01:07:22si vous voulez
01:07:22il ne vous a pas échappé
01:07:23que les socialistes
01:07:24n'ont pas censuré
01:07:25François Bayrou
01:07:26en janvier dernier
01:07:27et pour autant
01:07:27ne participent pas
01:07:28au gouvernement
01:07:29c'est à dire
01:07:29que nous avons confié
01:07:31à ce premier ministre
01:07:33le soin
01:07:33d'adopter ce budget
01:07:35dans le cadre du compromis
01:07:36que nous avions fait
01:07:36et avec l'espoir
01:07:38déçu
01:07:38que par la suite
01:07:39de l'exercice
01:07:41de son mandat
01:07:42il prolongerait
01:07:43l'esprit
01:07:44de cette non-censure
01:07:45en essayant
01:07:47en permanence
01:07:47de construire
01:07:48du compromis
01:07:48nous on demande
01:07:49le renvoi
01:07:51de la monnaie
01:07:51de la pièce
01:07:51si j'ose dire
01:07:52confier aux socialistes
01:07:54la responsabilité
01:07:55d'exercer
01:07:56le pouvoir
01:07:57de proposer
01:07:59un budget
01:07:59de construire
01:08:00des compromis
01:08:00avec l'engagement
01:08:01qui crédibilise
01:08:02la démarche
01:08:03qui est de dire
01:08:03il n'y aura pas
01:08:04de 49-3
01:08:05donc forcément
01:08:05pour pouvoir faire voter
01:08:07un budget
01:08:07on construira
01:08:08le compromis
01:08:08Mathilde Padua a déjà dit
01:08:10qu'elle vous renverserait
01:08:11hier Olivier Faure ici même
01:08:12nous a dit
01:08:12je ne prendrai pas de ministre
01:08:13insoumis dans notre gouvernement
01:08:14ce matin
01:08:14la chef du groupe
01:08:16des insoumis dit
01:08:16un gouvernement socialiste
01:08:18on le renversera
01:08:19on ne votera pas la confine
01:08:20mais vous voyez
01:08:21il y a une sorte
01:08:21de contradiction
01:08:23si ce gouvernement
01:08:25dans le compromis
01:08:25est capable
01:08:26d'obtenir
01:08:26une augmentation
01:08:27du pouvoir d'achat
01:08:29des salariés
01:08:30ce que je vous ai mentionné
01:08:31tout à l'heure
01:08:32entre 1500 et 1900 euros
01:08:33c'est pas neutre
01:08:34pour une personne au SMIC
01:08:35c'est 900 euros
01:08:36de pouvoir d'achat
01:08:37supplémentaire par an
01:08:38c'est quasiment
01:08:40l'augmentation du SMIC
01:08:41que nous avons tous défendu
01:08:42au moment
01:08:43des élections législatives
01:08:45en 2024
01:08:46donc c'est eux
01:08:46qui prendraient la responsabilité
01:08:48de censurer
01:08:48ce qui peut être des avancées
01:08:50si on obtient
01:08:50une taxe sur les hauts patrimoines
01:08:52à partir de la proposition
01:08:53de la taxe Zuckmann
01:08:54il viendrait censurer
01:08:56un gouvernement
01:08:57qui a réussi
01:08:57à obtenir
01:08:58ce type d'avancée
01:09:00donc pour répondre
01:09:01précisément à la question
01:09:02si les insoumis
01:09:03et le RN
01:09:04veulent censurer
01:09:05un tel gouvernement
01:09:06la responsabilité
01:09:07elle est dans le socle commun
01:09:09puisque insoumis
01:09:10plus le RN
01:09:10ça ne fait pas
01:09:12les 289 sièges
01:09:13enfin votes
01:09:14pour pouvoir
01:09:14renvoer un gouvernement
01:09:16et donc
01:09:17voilà par parallèle
01:09:18en janvier dernier
01:09:2066 socialistes
01:09:21n'ont pas censuré
01:09:21le gouvernement
01:09:22et ça lui a permis
01:09:23de tenir
01:09:24malheureusement
01:09:25il n'a pas prolongé
01:09:26je vous dis
01:09:27cet esprit
01:09:27de la non-censure
01:09:28et bien là
01:09:29on demande
01:09:29vous savez
01:09:30après Michel Barnier
01:09:31issu de LR
01:09:32parce qu'on dit
01:09:32ce ne serait pas normal
01:09:34que ce soit un socialiste
01:09:36alors qu'il y a un groupe
01:09:36de 66 députés
01:09:38bon bah
01:09:38Michel Barnier
01:09:39quand il est nommé
01:09:39Premier ministre
01:09:40il est issu d'un groupe
01:09:42qui fait 57 députés
01:09:43mais surtout
01:09:43Jérôme Guège
01:09:44vous voyez les sondages
01:09:45pardon
01:09:45François Bayrou
01:09:46quand il est nommé
01:09:46Premier ministre
01:09:47il est issu d'un groupe
01:09:48le Modem
01:09:48qui fait une trentaine
01:09:49de députés
01:09:50il y a l'état
01:09:50de l'opinion de la France
01:09:51vous voyez bien
01:09:52que la France
01:09:52majoritairement
01:09:52n'est pas à gauche
01:09:53elle n'a même jamais
01:09:54autant été à droite
01:09:55ça serait étrange
01:09:57d'avoir un gouvernement
01:09:58je ne suis pas d'accord
01:09:58avec vous
01:09:59c'est ce que disent
01:09:59les sondages
01:10:00vous savez
01:10:00je suis lucide
01:10:01ce gouvernement
01:10:02sera forcément minoritaire
01:10:03mais il pourra tenir
01:10:04à condition de répondre
01:10:05aux aspirations
01:10:06majoritaires des français
01:10:07c'est quoi les aspirations
01:10:08majoritaires des français
01:10:09c'est la question
01:10:10du pouvoir d'achat
01:10:11c'est la question
01:10:11de à la fin du mois
01:10:13comment je boucle
01:10:15les fins du mois
01:10:15et conséquemment
01:10:16comment je soutiens
01:10:17l'activité économique
01:10:18parce que le pouvoir
01:10:19d'achat des classes moyennes
01:10:20et des classes populaires
01:10:21c'est le carnet de commande
01:10:22des entreprises
01:10:23des restaurateurs
01:10:24des PME
01:10:24des artisans
01:10:25des commerçants
01:10:26vous voyez bien
01:10:27qu'on est dans quelque chose
01:10:29qui peut fonctionner
01:10:30vous parliez tout à l'heure
01:10:31de médecine
01:10:32de santé
01:10:32d'accès aux soins
01:10:33ça c'est une priorité
01:10:34et les réponses
01:10:35qu'on apporte
01:10:36elles viennent de la gauche
01:10:37et elles correspondent
01:10:38à ces aspirateurs
01:10:38et le débat
01:10:39il va se poursuivre
01:10:40dans quelques instants
01:10:40avec Roselyne Dubois
01:10:42et Christophe Delay
01:10:43c'est Midi BFM
01:10:43nous on se retrouve demain
01:10:45salut bonne journée
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