- il y a 5 mois
Avec Benjamin Amar (porte-parole CGT Val-de-Marne), Olga Givernet (ancienne ministre de l’Energie, députée Renaissance de l'Ain) et Laure Lavalette (députée RN du Var)
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00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jean-François Aquili.
00:05La journée du 10 septembre, bloquant tout, et bien cette journée a démarré alors qu'Emmanuel Macron hier soir a nommé ce sens attendre, ça nous change, son nouveau Premier Ministre Sébastien Lecornu.
00:20Cette nouvelle journée de blocage a-t-elle oui ou non, j'ai posé la question à mes invités, je vais vous présenter, a-t-elle un sens alors que ce nouveau Premier Ministre est en place ?
00:29Et une journée de blocage pour quoi faire ? Avec nous, je commence par les dames, Olga Givernet, bonjour, soyez la bienvenue, députée Renaissance de l'Ain,
00:39et vous avez été l'ancienne ministre déléguée en charge de l'énergie du gouvernement de Michel Barnier, c'est déjà dans le rétroviseur tout ça.
00:48Également, bonjour et bienvenue à vous Benjamin Amard.
00:51Bonjour.
00:52Vous êtes vous, porte-parole CGT du Val-de-Marne.
00:54Tout à fait.
00:54Voilà, on va avec tous les deux essayer de déclarer les auditeurs de Sud Radio qui vont nous appeler, 0826 300 300 pour réagir en direct.
01:04Je commence par vous, tiens Benjamin Amard, je vous pose la question directement, cette journée de blocage a-t-elle un sens alors qu'Emmanuel Macron a nommé un nouveau Premier Ministre ?
01:13Je rappelle, le mot d'ordre est antérieur à la décision, il faut le rappeler ça, de François Bayrou, de demander la confiance aux députés.
01:20Écoutez, moi on me posait exactement la même question il y a quelques jours, on me disait mais vous savez que François Bayrou va tomber, donc est-ce que ça a un sens cette journée ?
01:31Et en fait, la réponse elle a été apportée par Emmanuel Macron, qui hier soir, à 23h, à la veille de cette mobilisation, nomme Sébastien Lecornu, c'est-à-dire Macroniste, parmi les Macronistes.
01:43C'était 20h, 20h.
01:43Enfin non, moi je l'ai su à 23h, par exemple.
01:46Donc hier soir, à 20h, donc, il nomme effectivement le macroniste parmi les macronistes, le dernier des Mohicans, le rescapé de 2017, Sébastien Lecornu.
01:55Donc ça montre bien que le problème n'a jamais été seulement François Bayrou.
01:58Mais en réalité, l'entêtement d'Emmanuel Macron, malgré la claque électorale de 2024, de continuer à nommer des premiers ministres, soit macronistes, soit Macron compatibles, alors même que cette politique est honnie.
02:15Et donc, j'ai envie de dire, apparemment, je pense qu'Emmanuel Macron craignait que justement il y ait une baisse de motivation pour le 10, et il a décidé de mettre une tonne de charbon dans la machine.
02:24Et la veille au soir du 10, il fait cette ultime provocation.
02:29C'est totalement, bien évidemment, irresponsable, et donc ça montre bien que, plus que jamais, bien sûr, les mobilisations sont nécessaires.
02:35Olga Giverney, répondez à Benjamin Amard, vous y voyez, vous, une tentative du président de mettre de l'huile sur le feu, comme ça vient d'être dit ?
02:45Non, je crois plutôt que c'est de rassurer les Français, de démontrer que malgré la chute du gouvernement Bayrou, et le fait qu'il n'y ait plus de Premier ministre, puisqu'il a démissionné,
02:54eh bien, il y a un Premier ministre qui prend la main aujourd'hui même, puisque la passation de pouvoir est à midi, entre les deux Premiers Ministres.
03:04Et donc, l'objectif, c'est de démontrer qu'il y a une continuité dans le suivi des dossiers, tout en prenant en compte, évidemment, la situation politique, sociale,
03:13et les besoins de faire des compromis entre nous. Je crois que la mobilisation, on ne pensait pas qu'elle allait complètement s'arrêter.
03:20On avait bien compris qu'il y a une colère à faire passer, mais la possibilité de travailler ensemble, de faire des ouvertures, de même bouger nos lignes rouges,
03:29nous, on y est prêts, au groupe Ensemble pour la République, je crois qu'il faut le prendre en compte, c'est ce que les Français veulent.
03:35Je suis sur le terrain, les forums d'associations, la rentrée se fait, et il y a une volonté des Français d'une stabilité pour avoir des perspectives sur l'emploi, l'économie,
03:43mais aussi sur la préservation de nos acquis et nos acquis sociaux.
03:47Gardez vos arguments, Benjamin Amar. Première réaction, c'est le principe de l'émission. Avec vous, Olivier, bonjour.
03:54Bonjour, merci de m'accueillir.
03:56J'en prie, c'est un plaisir. Vous appelez de Bordeaux, Olivier.
03:59Absolument.
04:00Est-ce que, oui ou non, vous participez à cette journée bloquant tout ?
04:05Ah ben, écoutez, absolument. J'y participe. Il y a, comme beaucoup de gens, en fait, on est sur des boucles,
04:10qu'il y a des militants, des gilets jaunes, des citoyens lambda. C'est assez cosmopolite.
04:16Et ça faisait longtemps qu'on n'avait pas vu une telle mobilisation, déjà, dans la préparation, en fait, de ce jour,
04:22qui relève quand même d'un ras-le-bol clair. C'est pas seulement une colère brute qui s'exprime.
04:31Les gens sont quand même extrêmement conscients de subir une politique injuste.
04:40Qu'est-ce que vous faites dans la vie, Olivier, vous ?
04:43Moi, je suis musicien. Je suis musicien, donc précaire, mais heureux. Vous voyez, comme je dis souvent.
04:50Et qu'est-ce que vous voyez autour de vous ? Comment ça s'organise, ce matin, là où vous êtes ?
04:55Vous êtes où, à Bordeaux, d'ailleurs ? Quel endroit précis ?
04:58Moi, je suis du côté de la rive droite, mais ce que j'ai vu s'organiser surtout,
05:02c'est que ça fait penser un peu au début des gilets jaunes.
05:05C'est-à-dire qu'il y a pas mal de ronds-points qui commencent à être bloqués, qui se sont organisés.
05:09Et puis, je pense qu'il va y avoir beaucoup, beaucoup de monde dans la rue,
05:12parce que les gens ont besoin d'exprimer sur...
05:14En fait, il ne nous reste que ça, vous voyez.
05:17Vu qu'à partir... Quand on vote, on n'est pas... Le vote des Français n'est pas respecté.
05:22On a affaire quand même à des gens qui ne sont pas représentatifs.
05:25M. Bayrou, il n'avait rien à faire ici, quoi.
05:27C'est déjà, comme M. Barnier, etc., c'est déjà pas le résultat du vote des Français.
05:33Et M. Macron devrait partir, parce qu'à un moment donné, c'est le président le plus haï de la Vème République.
05:41On dit impopulaire, hein, dans le jargon.
05:45Non, non, non, mais il a fait pire que Hollande, honnêtement.
05:47Hollande n'avait pas osé se représenter après son quinquennat.
05:49Et là, Macron, il a tout dépassé, quand même.
05:52Et puis, bon, voilà, on sait qu'on fait plus de recettes qu'au début du quinquennat de Macron.
05:58On se demande où l'argent de la TVA est passé.
06:00Enfin, non, on ne se demande pas.
06:01On sait qu'il est parti en exonération.
06:04Donc, en gros, il y a des gens qui se gavent.
06:06Et puis, il y a nous qui manifestons.
06:08Quelle est l'idée, Olivier ?
06:09C'est d'occuper l'espace aujourd'hui ou d'aller plus loin ?
06:15D'abord, c'est d'aller plus loin.
06:16Et puis, je voudrais quand même rappeler que dans notre pays, tous les droits qu'on a pu avoir, c'est par la rue qu'on les a eus.
06:21Ce n'est pas un politique qui s'est élevé un jour et qui a dit, tiens, si je donnais quelques droits au gueux.
06:26Les droits qu'on a tous, que ce soit les droits du travail, nos droits citoyens, ils viennent de la rue, ils viennent de la mobilisation.
06:33Donc, ça mettra le temps que ça mettra.
06:35Peut-être qu'après avoir éborgné et arraché les mains, c'est vrai que ça a calmé un petit peu, disons, la volonté des gens d'aller dans la rue.
06:42Parce qu'ils ont peur d'aller dans la rue, aujourd'hui, et de se faire éborgné quand ils manifestent.
06:47C'est devenu ça, la France.
06:48Ce n'était pas comme ça avant.
06:50Donc, je crois qu'à un moment donné, il ne faut pas sous-estimer ce qui se passe dans la rue.
06:53Allez, merci à vous pour cette première intervention dans La Vérité en Face.
06:56Merci Olivier, qui participe à cette musicien de son État, qui participe à la mobilisation à Bordeaux.
07:04Donc, Benjamin Amard, on va refaire les gilets jaunes.
07:08Mais en fait, vous savez, la colère qui s'était exprimée pendant les gilets jaunes ne s'est jamais éteinte.
07:14Jamais.
07:15Alors, je sais que sur un certain nombre de plateaux médiatiques, on a fait comme si on avait mis le couvercle.
07:24Mais en réalité, tout ce qui s'exprimait au moment des gilets jaunes, tout,
07:27notamment les questions de fin du mois.
07:32La question...
07:32Parce que dans cette histoire de bloc en tout, quand vous regardez,
07:36ce qui ressort, c'est des questions très triviales, très quotidiennes.
07:39Comment je finis mon mois ?
07:40Comment je fais mes courses ?
07:42C'est des choses comme ça.
07:42Et ça, ça ne s'est jamais éteint.
07:43Ça, ça n'a pas changé.
07:44Mais il n'y avait pas les syndicats.
07:46Vous êtes de la CGT.
07:47Il n'y avait pas les partis politiques.
07:49Jean-Luc Mélenchon a dit qu'il faut se joindre au mouvement.
07:51Qu'est-ce qui change aujourd'hui ?
07:53Il y a une forme de récupération, quand même, d'un petit peu...
07:56Vous n'êtes pas d'accord ou pas ?
07:58Je ne dis pas ça contre ceux qui manifestent.
08:00Je dis par rapport au...
08:02Il y aura la journée du 18 pour vous.
08:04C'est le 18, vous.
08:05Nous, pardon, la CGT, M. Aquilier, elle appelle au 10 et au 18.
08:09Elle appelle au 2.
08:10Et je me souviens de l'époque où les gilets jaunes étaient arrivés.
08:13Et là aussi, sur certains plateaux médiatiques,
08:16j'avais des éditorialistes ou des journalistes qui, avec un air marquois,
08:19me disaient que ça, ça se fait sans vous.
08:20Et moi, je faisais partie de ceux à la CGT qui regrettaient ça.
08:23Parce que dès lors qu'il y a une colère sociale qui s'exprime,
08:25la CGT, elle a sa place.
08:27Ce n'est pas sans vous, c'est sans étiquette officielle.
08:29Oui, sans étiquette.
08:30Mais là, en l'occurrence, les erreurs du passé ont été retenues.
08:34Et il ne s'agit pas de récupérer, il s'agit d'accompagner.
08:37C'est-à-dire que dès lors qu'il y a des gens qui sont dans la rue
08:39pour des questions de fin du mois,
08:41pour des questions de pouvoir d'achat,
08:42pour des questions de salaire,
08:44nous, notre place, elle est avec eux.
08:45Et bien évidemment que...
08:48Alors, ça inquiète sans doute un certain nombre de dirigeants politiques de droite
08:52et les macronistes,
08:54parce qu'il y a l'idée que, justement,
08:55on donne un petit peu de...
08:57On étoffe un petit peu tout ça.
08:59On renforce les cortèges et les mobilisations.
09:02Et vous avez raison de parler du 18,
09:04parce que l'idée, c'est bien de faire,
09:06de rebondir qu'il y ait une suite au 10
09:09et qu'elle s'exprime notamment le 18 septembre.
09:11Vous voulez réagir ?
09:12Oui, en fait, pas d'inquiétude
09:15qu'il puisse y avoir des syndicats,
09:17puisque ça permet de structurer
09:19et d'organiser ces mouvements.
09:20Moi, je souhaite qu'ils soient le plus apaisés possible.
09:22C'est la crainte qu'il peut y avoir,
09:23qu'il y ait des débordements,
09:25qu'il y ait de la récupération de la violence.
09:28Et je crois que ça ne sert pas à la cause
09:30qui est défendue.
09:31Donc, aujourd'hui, qu'il puisse y avoir une structuration,
09:34je pense que c'est intéressant.
09:35Oui, il y a une récupération politique,
09:37on le voit bien,
09:38de l'extrême-gauche,
09:39qui essaye de toute manière
09:40d'amener le chaos.
09:41Et donc, malheureusement,
09:43il y a une espèce de manipulation
09:44de ceux qui ont une revendication réelle
09:47pour, justement, amener ce chaos.
09:50Alors qu'on en oublie de citer
09:52que pendant la crise,
09:53notamment la crise énergétique,
09:54il y a eu le bouclier énergétique,
09:56il y a eu de l'argent.
09:57Oui, il a été pris en compte
09:58les questions de pouvoir d'achat.
09:59Et aujourd'hui,
10:00il continue de progresser très légèrement,
10:02mais on est quand même sur une dynamique
10:03qui est bonne.
10:05Et sur la question d'économie aussi,
10:07on montre qu'il y a un peu de croissance,
10:08alors que nos pays voisins
10:10sont déjà en récession.
10:12Donc, il faut faire très, très attention
10:13de ne pas fragiliser ce que nous avons
10:15dans un contexte géopolitique difficile.
10:19Sébastien Lecornu,
10:20c'est le meilleur profil.
10:21Je crois que c'est quelqu'un
10:23qui est un élu de terrain,
10:24c'est quelqu'un qui connaît
10:26tous les rouages parlementaires
10:28et de gouvernement,
10:29et qui connaît également
10:30les élus locaux.
10:31Moi, j'ai travaillé avec lui
10:32sur les questions d'industrie de défense,
10:34puisque je préside ce groupe d'études
10:35à l'Assemblée Nationale.
10:37Il est au contact,
10:38il est discret,
10:39c'est un bosseur.
10:40Allez, restez là tous les deux,
10:42vous ne partez pas,
10:43vous restez là en studio.
10:45Dans un instant,
10:45je donnerai la parole
10:47au téléphone
10:48à Laure Lavalette,
10:50qui est la porte-parole
10:50du Rassemblement National
10:51et député du Var,
10:52parce qu'il y a de la politique
10:54là derrière,
10:55comment se situent les partis,
10:56notamment le Rennes,
10:58par rapport à ce mouvement.
10:59Et puis, 0826 300 306,
11:01ce qui compte,
11:02vous nous appelez,
11:03vous témoignez en direct
11:04sur l'antenne de Sud Radio.
11:06Il est 9h32,
11:07à tout de suite.
11:09Le Grand Matin Sud Radio,
11:10la vérité en face,
11:12Jean-François Aguilé.
11:149h35,
11:15la vérité en face,
11:16sur Sud Radio,
11:170826 300 300,
11:19vous avez la parole,
11:20vous nous appelez,
11:21cette journée de mobilisation
11:22bloquant tout,
11:24du 10 septembre,
11:25et la nomination,
11:26hier soir,
11:27c'était,
11:27il était 20h,
11:28mon cher Benjamin Amard,
11:30il était 20h,
11:30la nomination hier soir,
11:32de Sébastien Lecornu,
11:34à Matignon,
11:35avec nous en studio,
11:36donc Benjamin Amard,
11:37porte-parole CGT Val-de-Marne,
11:38et vous,
11:38Olga Giverney,
11:40députée Renaissance de l'Ain,
11:42et nous sommes en direct,
11:43en ligne avec vous,
11:44bonjour,
11:44Laure Lavalette.
11:46Bonjour,
11:46Jean-François Akili.
11:47Députée Rassemblement National du Var,
11:51Marine Le Pen a assuré
11:52que votre parti
11:53n'a jamais été
11:54dans un état d'esprit
11:56de censure automatique,
11:59ça compte dans ce qui se passe
12:01aujourd'hui,
12:01c'est quoi,
12:02c'est pas tout de suite ?
12:04Oui,
12:04vous êtes observateur
12:05de la vie politique,
12:06vous avez bien vu
12:07que nous n'avons censuré
12:08de façon automatique
12:09aucun des premiers ministres
12:11qui s'étaient présentés,
12:12que ce soit
12:12Michel Barnier
12:13ou
12:13M. Bayrou,
12:15nous leur avons donné
12:16leur chance,
12:17on a jugé sur pièce
12:18et c'est une fois
12:19qu'il nous a donné
12:20des signes
12:21pour le coup
12:22de surdité
12:23à la colère des Français
12:25qui ne sont jamais
12:25allés piocher
12:26dans les économies
12:27que nous proposons
12:29puisqu'elles sont
12:30celles que veulent
12:30les Français,
12:31je les rappelle,
12:32taillées dans
12:33l'Union Européenne,
12:34contribution nette
12:35à l'Union Européenne,
12:36faire des économies
12:38dans l'immigration,
12:39dans la mauvaise dépense
12:40de l'État.
12:41François Bayrou
12:43est le dernier
12:43à être resté lettre morte,
12:45il est tombé,
12:46nous allons bien voir
12:46ce que va faire
12:47Sébastien Lecornu.
12:48Vous verrez bien,
12:49vous validez
12:50l'appel à la mobilisation
12:51du jour,
12:52se bloquant tout ?
12:54Non,
12:55ce que j'ai dit
12:55hier chez vos confrères,
12:57c'est que je comprends
12:57l'exaspération des Français,
12:58vous savez,
12:59quand il vous reste
12:59100 euros
13:00le 10 du mois
13:01pour un tiers des Français,
13:03je comprends
13:03votre exaspération
13:04et quand à côté de ça
13:05vous avez une classe politique
13:06tellement déconnectée
13:07qui veut vous ponctionner
13:0920 milliards supplémentaires,
13:10je comprends évidemment
13:12cette exaspération
13:13et moi je rappelle
13:13aux gens qui nous écoutent
13:15la seule arme en démocratie,
13:17la seule chose
13:17qui peut faire bouger
13:18la situation du pays
13:20c'est le bulletin de vote.
13:22C'est pour ça que je regrette
13:22évidemment
13:23que ça n'a jamais été
13:25notre ADN,
13:26ça vous savez bien.
13:27Encore une fois,
13:27en démocratie,
13:28il faut aller voter
13:29et il ne faut pas
13:30se faire polluer
13:31entre les deux tours
13:32par des magouilles
13:35absolument contre nature
13:36qui mettent le pays
13:37dans l'instabilité politique
13:38institutionnelle
13:39dans laquelle nous nous
13:40nous trouvons aujourd'hui.
13:41Donc de la part
13:42du Rassemblement National,
13:44attendre et voir,
13:45vous avez le...
13:46Marine Le Pen a l'index
13:47levé sur le bouton
13:48mais pas tout de suite.
13:50Non mais encore une fois,
13:51si jamais Sébastien Lecornu
13:52est touché par la grâce
13:53je vous dis et qui vient...
13:55Vous savez,
13:55Marine Le Pen a écrit
13:56le 25 juillet
13:57à François Bayreau,
13:58vous pouvez lui dire
13:58voilà,
13:58vous ne pouvez pas
13:59continuer à faire
14:00la poche des Français,
14:01continuer à les faire payer
14:02les mauvais choix politiques
14:03si vous ne faites pas
14:04d'économie
14:04sur la contribution nette
14:06à l'Union Européenne,
14:07sur les dépenses
14:07d'immigration,
14:08sur les dépenses
14:08de l'État obèse,
14:09sur les dépenses
14:10des 1200 agences
14:11et ni sur la lutte
14:12contre la fraude.
14:13Voilà,
14:13c'est assez clair.
14:14Je vous rappelle quand même
14:15que nous sommes
14:15le premier groupe
14:16à l'Assemblée Nationale.
14:17Nous sommes 11...
14:18Nous représentons 11 millions
14:19de Français.
14:20Nous ne sommes même pas
14:21le premier groupe d'opposition,
14:22nous sommes le premier groupe
14:23tout court.
14:24Et si les amis
14:24de Mme Giverny
14:25qui est sur votre plateau
14:26n'avaient pas fait alliance
14:27avec la gauche,
14:28l'extrême gauche
14:28qui est en train aujourd'hui
14:29de mettre le pays
14:31à feu et à sang,
14:32et bien nous n'en serions pas là.
14:33Jordan Bardella
14:36aurait été déjà
14:37Premier ministre
14:37depuis un an
14:38et les choses
14:39se seraient bien améliorées
14:40pour les Français.
14:40Je voudrais entendre
14:41Clément qui nous appelle
14:41de Toulouse,
14:42mais juste une seconde.
14:43Elle vous répond,
14:44Olga Giverny.
14:45Évidemment que la coalition
14:46du Bloc Central
14:47est bien plus importante
14:48que le Rassemblement National,
14:49donc c'est ça
14:50qu'il faut prendre en compte.
14:51Tu peux croire ça,
14:52Madame Giverny.
14:52Et la question du scrutin,
14:54on peut le faire évoluer.
14:55La question de la proportionnelle
14:57peut être prise en compte,
14:58mais il y a eu quand même
14:59une expression des Français
15:01sur un deuxième tour,
15:02sur tout ce qu'il ne voulait pas,
15:03c'est le Rassemblement National.
15:05Parce que vous avez fait alliance,
15:07Madame Giverny,
15:07vous avez fait alliance
15:08avec ce nouveau Front Populaire
15:09et quelque part,
15:10c'est le péché originel
15:11de la situation chaotique
15:13dans laquelle nous sommes
15:13parce qu'au fond de vous,
15:15vous n'avez pas grand-chose à voir
15:16avec ces gens
15:17qui mettent de l'huile
15:17sur le feu
15:18et qui ont des porosités
15:21avec cette route à gauche
15:22qui va casser aujourd'hui.
15:23Mais malgré tout,
15:24vous voulez de leur voix.
15:25Mais pas Madame Lavalette,
15:26si les Français avaient voulu de vous,
15:27ils auraient voté pour vous
15:28pour avoir une majorité.
15:29Mais il y a eu tellement
15:31de vrais désistements,
15:32Madame Giverny.
15:33En fait, de temps en temps,
15:34il n'y avait plus l'occasion
15:35puisque vous,
15:35vous êtes tous désistés
15:36les uns pour les autres.
15:36Bon, c'est pas bien parti
15:37pour le compromis, là.
15:39Benjamin Amar,
15:40j'ai un commentaire
15:40et nous libérons
15:41Laure Lavalette.
15:42Merci d'être en direct,
15:43Laure Lavalette.
15:43Je vous en prie, merci à vous.
15:44En réalité,
15:45le Rassemblement National
15:46est très cohérent
15:46avec lui-même.
15:48En fait,
15:48non déplaise à Madame Lavalette,
15:50il y a le vote,
15:51c'est important en démocratie,
15:52mais il y a aussi
15:52des libertés constitutionnelles
15:53comme le droit de grève,
15:54le droit de manifester, etc.
15:55En 2010,
15:56au moment de la réforme
15:57des retraites,
15:58légitime s'il en est,
16:00avec des millions
16:00de Français dans la rue,
16:01je me souviens
16:02que Marine Le Pen
16:02nous avait qualifié
16:03d'émeutier.
16:04Ça lui montre
16:04toute la conception
16:05de la démocratie
16:06que portent l'extrême droite
16:07et le Rassemblement National.
16:09Allez, juste un tout dernier mot
16:10pour que vous avez le droit
16:10de répondre,
16:11mais vite, vite,
16:12parce que je voudrais
16:12entendre Clément
16:13qui nous appelle de Toulouse
16:14là-dessus,
16:14Laure Lavalette.
16:15Vous n'êtes pas contre.
16:16Oui, j'entends votre...
16:17Mais à aucun moment,
16:19à aucun moment,
16:23on rejoint.
16:24On en a beaucoup
16:25dans nos rangs
16:26et je pense qu'on est
16:26le parti préféré,
16:28vous voyez,
16:28des Gilets jaunes
16:29parce qu'ils ont bien compris
16:30que ceux qui se battaient
16:31pour le pouvoir d'achat
16:31sont de la ventriloquie.
16:33Ceux qui se battaient
16:34pour améliorer
16:35le quotidien des Français
16:35et dont c'était la seule boussole,
16:40c'était bien
16:40le Rassemblement National.
16:41Je vous souhaite
16:42une belle journée à tous.
16:43Allez, merci Laure Lavalette,
16:45députée Rassemblement National
16:46du VAR
16:47pour cette intervention
16:48en direct
16:48sur l'antenne de Sud Radio.
16:49Nous allons à Toulouse
16:50où nous sommes avec vous.
16:52Bonjour Clément.
16:53Bonjour.
16:54Et vous participez,
16:55soyez le bienvenu Clément,
16:56sur l'antenne de Sud Radio.
16:57Vous participez Clément
16:58à la mobilisation ce matin.
17:01Oui, tout à fait, merci
17:02pour votre accueil.
17:04C'était simplement,
17:05bon, vous avez vu
17:05l'échange que vous avez vu
17:06juste avant,
17:07ça montre bien encore
17:08les courbettes politiques.
17:10On est bien loin
17:11du vrai ressenti du terrain.
17:13Oui, vous trouvez
17:14que le débat
17:15est un peu dans l'impasse ?
17:18Exactement.
17:18En fait, il y a des choses simples.
17:20On veut faire des économies.
17:21On n'a qu'à réduire
17:23les députés par deux,
17:24le nombre divisé par deux,
17:26le nombre de sénateurs
17:26divisé par deux
17:27et mettre la France au travail
17:29parce qu'on est plus
17:30à travailler,
17:31je ne pense pas.
17:34Donc, il y a beaucoup
17:34trop de gens
17:35qui ne travaillent pas.
17:36Comment est-ce que,
17:37Clément,
17:37comment est-ce que
17:38vous vous mobilisez
17:39très concrètement
17:39ce matin à Toulouse ?
17:41Concrètement,
17:42on se rejoint au Capitole
17:44et puis voilà,
17:45on va défiler
17:45tranquillement,
17:48sans violence.
17:49Vous y êtes là ?
17:50Vous y êtes ?
17:52J'y approche, oui.
17:53Vous approchez ?
17:54Beaucoup de gens
17:55qui se rassemblent.
17:57Et vous dites,
17:57c'est important, Clément,
17:58quand vous précisez,
17:59sans violence.
18:00Ça, c'est une dimension,
18:01vous y tenez, j'imagine.
18:03Exactement.
18:04Je pense que le mouvement
18:06va prendre de l'ampleur
18:07et il sera pris au sérieux
18:09si tout se passe bien.
18:11Allez, Clément,
18:12merci à vous
18:12pour cette intervention.
18:13Donc, vous êtes en directe de Toulouse,
18:15vous allez vers le Capitole
18:16et vous allez défiler.
18:18Benjamin Amart,
18:19c'est important,
18:20sans violence.
18:21Mais ça,
18:21il faut que les manifs
18:22soient encadrées,
18:23techniquement.
18:24Mais nous,
18:25je n'ai même pas besoin
18:26de le répéter.
18:27C'est-à-dire que la CGT
18:28organise des manifestations.
18:31Ce n'est vraiment pas la première.
18:32Ce n'est pas la première fois
18:33qu'on manifeste.
18:34Ce n'est pas la première fois
18:35qu'on se mobilise.
18:36Et on agit toujours
18:37dans le cadre de la légalité
18:39et dans le cadre
18:40d'actions pacifiques.
18:41Avec un service d'ordre,
18:42le SO,
18:43on dit qu'il travaille
18:44avec les forces de l'ordre
18:45pour que les choses
18:46se passent bien.
18:46Le service d'ordre est,
18:47effectivement,
18:47là,
18:47pour encadrer
18:48les mobilisations,
18:49etc.
18:50Là, par contre,
18:51c'est particulièrement difficile.
18:52Il y a des services d'ordre
18:53de la CGT,
18:54aujourd'hui ?
18:54Il va y avoir
18:56deux grands rassemblements
18:57à Paris.
18:58Je sais qu'il y en a d'autres
18:58dans les villes de province.
19:00Il y a devant
19:01le ministère du Travail
19:02à 10h.
19:03Et à la place du Châtelet,
19:05un rassemblement,
19:06effectivement,
19:08à 13h.
19:09Et donc,
19:09là,
19:10il va y avoir,
19:10bien sûr,
19:11la présence
19:12du service d'ordre.
19:13Mais ça,
19:14c'est...
19:15Nous,
19:15on a toujours été
19:16dans cet état d'esprit
19:16de responsabilité.
19:18Toujours.
19:18Par contre,
19:19bien évidemment,
19:20moi,
19:20je vais vous dire un truc.
19:21Dans le taxi,
19:22je suis arrivé.
19:23Le taxi qui a dû
19:24prendre des détours,
19:25parce qu'il y avait
19:26beaucoup d'embouteillages
19:28suite à un certain
19:28d'actions de blocage.
19:30Et on écoutait
19:31une radio concurrente.
19:32Et sur cette radio
19:33concurrente,
19:34un journaliste
19:36est en train
19:36d'interroger
19:37tranquillement
19:37un manifestant.
19:39Et immédiatement,
19:40c'est incroyable.
19:41Ça a même choqué
19:42les journalistes
19:43de cette radio concurrente.
19:44Il y a une interruption
19:45par un policier
19:47qui vient.
19:47Et alors,
19:48même que le journaliste
19:48est en train
19:49d'interviewer,
19:50eh bien,
19:50l'interview doit s'arrêter
19:52immédiatement
19:52parce qu'on place
19:53les manifestantes
19:54contre un immeuble.
19:55Ça montre bien
19:56qu'il va y avoir aussi
19:57le jeu de la tension.
19:58Moi,
19:58je pense que
19:59dans le pouvoir politique,
20:00on espère,
20:01on fait réalité secrètement,
20:03on ne vous le dira jamais,
20:04mais on espère secrètement
20:05des dérapages
20:06pour pouvoir discréditer
20:07cette mobilisation,
20:08bien évidemment.
20:09Le temps,
20:09il faut que nous
20:10vous marquons une pause.
20:12Mais vous voulez
20:14le chaos,
20:15le gage hiverné ?
20:15Évidemment que non.
20:16Il faut savoir
20:17que les services
20:17de la préfecture,
20:18moi je suis en contact
20:18sur mon département de Lain
20:19pour savoir
20:20si c'est bien organisé,
20:22si les manifestations
20:22ont été déclarées
20:23pour justement
20:24les encadrer.
20:26Et c'est aussi
20:26pour protéger
20:27les manifestants
20:28et pour éviter
20:28qu'il y ait
20:29de la récupération,
20:30notamment de groupuscules
20:32qui pourraient être
20:32très violents.
20:33Allez,
20:330800 26 300 300,
20:35vous continuez à nous appeler
20:36pour nous raconter,
20:38vous témoignez,
20:40est-ce que vous êtes mobilisés
20:41ou non pour cette journée
20:43bloquante ?
20:45Ou d'ailleurs,
20:45est-ce que c'est qu'une journée ?
20:46Nous verrons bien,
20:47nous verrons bien ce soir
20:48ce qu'il en est.
20:49Et puis,
20:50il y a cette nomination
20:51d'un nouveau Premier ministre
20:52de la France,
20:54Sébastien Lecornu.
20:55à tout de suite
20:56pour La Vérité en Face.
20:58Le Grand Matin Sud Radio,
21:00La Vérité en Face,
21:02Jean-François Aquili.
21:03Est-ce que vous vous mobilisez
21:04aujourd'hui ?
21:06Où va cette journée ?
21:08Bloquons tout.
21:08D'ailleurs,
21:090800 26 300 300,
21:11j'entends vous appeler.
21:11D'ailleurs,
21:12Benjamin Amar,
21:14pourquoi bloquer ?
21:15C'est l'invité politique du matin
21:17qui était le maire d'Angers,
21:19secrétaire général d'Horizon,
21:21Christophe Béchut,
21:22qui disait,
21:22le paradoxe,
21:23c'est de bloquer un pays
21:25qui l'est déjà bloqué,
21:27en réalité.
21:28À quoi ça sert de bloquer ?
21:30Je pense qu'il y a parfois
21:31une certaine impatience
21:33chez certains
21:34vis-à-vis des modes
21:35de mobilisation traditionnels
21:37comme la manifestation,
21:39etc.
21:39Mais vous savez,
21:40finalement,
21:41l'idée de bloquons tout
21:43rejoint assez l'idée de la grève.
21:44C'est pour ça qu'on a
21:45des centaines de préalités de grève
21:47pour paralyser l'économie
21:48face à une colère sociale profonde.
21:50Mais je pense que le fond du truc,
21:51c'est une colère sociale
21:54doublée d'une colère aussi
21:56par rapport à la vie démocratique.
21:58Vous savez,
21:59finalement,
21:59avec Emmanuel Macron,
22:01c'est comme dans le film
22:01Un jour sans fin.
22:02Vous connaissez ce film-là ?
22:03Tous les jours,
22:04quel que soit le déroulé de la journée,
22:06on réveille,
22:07eh bien,
22:07c'est la journée de la marmotte.
22:09Là,
22:09avec Emmanuel Macron,
22:10tous les jours,
22:10quels que soient les votes de censure,
22:12les votes de défiance,
22:14quels que soient les roustes électorales,
22:15au matin,
22:16vous avez un premier ministre macroniste.
22:18Ça,
22:18alors même que l'agenda du macronisme
22:20a été sanctionné électoralement,
22:22notamment à l'été 2024,
22:24ça,
22:24c'est incompréhensible.
22:26Et quand on voit que ça débouche à la fin,
22:27sur le plan Beyrou,
22:29avec deux jours fériés en moins,
22:30avec des prestations sociales grevées,
22:33avec des remboursements moins bien remboursés,
22:36ben les gens,
22:37ils n'en peuvent plus.
22:38Et donc,
22:39ça vous fait un cocktail
22:39qui fait qu'il y a des gens
22:41qui parlent de bloqués
22:42pour se faire entendre,
22:43en fait.
22:43Olga Givernais,
22:44je ne sais pas si,
22:45on va rebondir sur ce que dit à l'instant,
22:47Benjamin Amard,
22:48je ne sais pas si Emmanuel Macron,
22:50c'est Bill Murray,
22:50dans le film.
22:53Qu'est-ce qu'il faut mettre sur la table ?
22:55Vous êtes,
22:56je rappelle,
22:56député Renaissance de l'Ain,
22:58vous avez été ministre,
23:00sous Michel Barnier,
23:02vous étiez ministre allégué
23:03en charge de l'énergie,
23:04c'est un sujet que vous connaissez bien.
23:05Qu'est-ce qu'il faut mettre
23:06sur la table aujourd'hui
23:08pour que les gens,
23:09quand je dis les gens,
23:10ce sont les partis
23:11qui sont quand même
23:12diamétralement opposés,
23:13avec 2027 en mode obsessionnel devant,
23:16s'assoient peut-être et disent
23:18on va faire telle ou telle chose ?
23:20Écoutez,
23:20d'abord Emmanuel Macron,
23:21lui,
23:21il est garant de la stabilité
23:23des institutions
23:24et de pouvoir les défendre.
23:26Et depuis une année,
23:27suite à la dissolution,
23:28qu'il a choisi,
23:29avec le résultat que ça a donné,
23:30c'est clair.
23:31On a une nouvelle configuration
23:33et on a une nouvelle culture
23:35politique à inventer
23:36si nous voulons offrir aux Français,
23:38comme ils le demandent,
23:38de pouvoir travailler ensemble.
23:40Donc là,
23:41c'est les conditions
23:42qu'il essaye de créer.
23:43Il a essayé
23:43plusieurs premiers ministres.
23:45Peut-être qu'on va s'essouffler
23:47au bout d'un moment,
23:47mais je crois qu'il faut
23:48tenir bon
23:49sur cette transformation politique
23:51et faire comprendre
23:52que quand on dit
23:53oui,
23:53on parle de pouvoir d'achat
23:54aux Français,
23:55on parle de sécurité,
23:56c'est bien l'organisation du pays
23:58qui permet tout cela.
23:59Et aujourd'hui,
24:00nous avons des institutions,
24:01l'État,
24:02qui est solide,
24:03ce n'est pas parce que
24:04tout est bloqué
24:05que les prestations sociales
24:06vont arrêter d'être versées.
24:07Et heureusement,
24:08heureusement,
24:09les salaires vont continuer
24:10d'être versés.
24:11Donc on a un pays
24:12qui est encore solide.
24:13En revanche,
24:14il faut trouver
24:14notre mode de gouvernance
24:16qui permet d'impliquer
24:17tout le monde.
24:18et ça ne fait qu'une année.
24:21Il faut être un petit peu humble
24:22par rapport à cela.
24:23Nous étions sous un fonctionnement
24:24de la Ve République
24:25avec des majorités
24:26qui se succédaient,
24:28des alternances.
24:29Et d'ailleurs,
24:29nous avions été les premiers
24:30en 2017
24:31à avoir une majorité
24:32très forte.
24:34Le président de la République,
24:35par son choix,
24:36a apporté la possibilité
24:37d'avoir une meilleure représentation
24:39au sein de l'Assemblée nationale.
24:40Moi,
24:41j'appelle toujours de mes voeux
24:42depuis plus d'un an
24:43qu'on arrive à mettre en place
24:45ce système de coalition
24:46au sein du gouvernement.
24:48avec des majorités
24:49qui se créent.
24:50Nous avons un budget encore
24:51à faire passer
24:52avant les présidentielles
24:53et les Français auront
24:54de nouveau la possibilité
24:56de s'exprimer.
24:56Allez, Cédric,
24:57vous nous appelez
24:58de Béziers.
24:59Bonjour, Cédric.
25:01Bonjour à toute l'équipe.
25:02Ah, bonjour.
25:03Vous êtes donc à Béziers.
25:05Est-ce que vous faites partie
25:06des personnes
25:07qui se mobilisent aujourd'hui,
25:08Cédric ?
25:09Alors, aujourd'hui,
25:10je ne suis pas mobilisé
25:11parce que de base,
25:12je suis routier
25:13et je pensais que
25:15sur la route,
25:17j'aurais trouvé
25:17du monde
25:18et à l'heure
25:19qu'il est,
25:20par où je suis passé,
25:21il n'y a eu personne.
25:22Donc,
25:24la mobilisation,
25:25elle est basse
25:26et elle est basse.
25:27On peut remercier
25:28énormément
25:29M. Mélenchon
25:30parce que
25:31beaucoup de gens
25:32comme moi
25:33et c'est vrai
25:34que ça a refroidi
25:36beaucoup de gens
25:36ne voulaient pas
25:38être représentatifs
25:40de cette personne-là.
25:42Alors, après,
25:42j'entends ce qui peut
25:43être dit autour de nous.
25:44Ce n'est pas parce que
25:45le ciel est bleu
25:45et qu'il dit qu'il est bleu
25:46qu'il faudrait que
25:47tout le monde dise
25:48même s'il est bleu,
25:49il n'est pas bleu
25:50parce que Mélenchon
25:50a dit qu'il est bleu.
25:51Mais il y a beaucoup
25:53de gens qui ne veulent pas
25:54être représentatifs
25:55de ce mouvement
25:57parce que,
25:59justement,
26:00M. Mélenchon
26:02l'a pris sous son aile
26:03alors qu'il n'aurait pas dû,
26:04justement.
26:04Vous vous dites ce matin,
26:06Cédric,
26:07merci pour cette intervention
26:08très intéressante.
26:10Vous dites qu'au fond,
26:11vous ne voulez pas
26:12de récupération.
26:13Ce n'était pas le cas
26:14quand il y a eu
26:15le mouvement des dégilets jaunes
26:16qui était un mouvement
26:17très autonome,
26:17en quelque sorte,
26:18très spontané.
26:19Et là,
26:21il y a une forme
26:22de mainmise
26:22du leader insoumis
26:24à vos yeux ?
26:26Mais oui,
26:26tout à fait.
26:27Tout à fait.
26:27Et c'est ce qui a
26:28autour de moi
26:31permis de dire
26:34que nous,
26:34finalement,
26:35nous ne participerons pas.
26:36Je ne suis pas le seul.
26:37On a été plusieurs.
26:40Moi,
26:40ça ne m'aurait plus
26:42de pouvoir participer
26:43parce qu'effectivement,
26:46le 15 du mois,
26:46on est dans le rouge.
26:47On paye toujours plus cher.
26:49Ils nous mettent
26:50des taxes de partout.
26:53M. Macron,
26:53on n'a rien à faire du peuple.
26:55Il s'en tape complet.
26:56Il met encore son meilleur pote
26:57en tant que Premier ministre.
26:58Non,
26:59je pense que oui,
26:59il faut taper fort.
27:03Pas comme ça se passe
27:03au Népal.
27:04Je ne sais pas
27:04si vous en avez entendu parler,
27:05mais moi,
27:05j'en ai entendu parler.
27:07Le Népal est
27:09dans un état
27:10catastrophique.
27:11Il n'y a personne
27:11qui en parle.
27:13L'Angleterre,
27:13c'est pareil.
27:14On supprime les vidéos
27:15de l'Angleterre
27:16où ça part
27:16à volo.
27:18Non,
27:18je crois que maintenant,
27:19aujourd'hui,
27:20s'il ne se passe rien
27:21en France
27:21et qu'on n'écoute pas
27:22le peuple,
27:24ça va briller
27:24et ça va briller violent.
27:26Colère donc,
27:27Cédric,
27:27vous êtes chauffeur
27:28au long cours,
27:29vous êtes routier,
27:30c'est ce que vous avez dit.
27:31Oui, c'est ça.
27:31D'accord.
27:32Colère,
27:33mais vous êtes clairvoyant,
27:35Cédric.
27:35Vous ne voulez pas
27:36qu'on récupère
27:37cette colère,
27:38vous voulez pouvoir
27:39dire les choses
27:40vous-même,
27:41en quelque sorte.
27:42Ah oui,
27:42tout à fait.
27:43C'est important
27:44qu'on puisse,
27:44nous,
27:45s'exprimer,
27:45le peuple,
27:46et qu'on n'ait pas
27:47derrière des personnes
27:49qui nous disent
27:49vous inquiétez pas,
27:50on est là avec vous.
27:51Alors,
27:51surtout,
27:52elle est fille,
27:52je veux dire,
27:52elle est fille,
27:53c'est horrible.
27:57Mais voilà,
27:59je pense qu'ils sont
28:01pour le chaos,
28:02mais faites le chaos
28:03dans vos circonscriptions,
28:05mais arrêtez
28:05d'embêter le peuple français.
28:07Nous,
28:07on a besoin d'avoir
28:09quelque chose
28:09dans l'assiette
28:10le matin,
28:11le midi et le soir.
28:12Pour faire des économies,
28:14on est bon nombre
28:15de routiers
28:15à faire qu'un repas par jour,
28:17parce que c'est
28:18un peu compliqué.
28:20Et puis,
28:20l'argent qu'on va gagner
28:21de l'indemnité journalière,
28:23ça nous permet
28:24de faire vivre notre famille.
28:25Bien sûr.
28:25On est trois enfants,
28:26donc effectivement,
28:27c'est très compliqué.
28:28Vous savez ce que c'est
28:29que la vie à la dure,
28:30Cédric.
28:31Merci, Cédric.
28:32Très important
28:32ce témoignage ce matin.
28:34Merci beaucoup,
28:35Cédric.
28:35Bon courage à vous.
28:37Merci d'avoir témoigné
28:38ce matin sur l'antenne
28:39de Sud Radio.
28:39Il reste peu de temps,
28:40ça va trop vite.
28:41Mais tout de même,
28:42Olga Giverner,
28:44intéressant ce que dit Cédric.
28:45Ils veulent être entendus,
28:47les Français,
28:48mais pas de récup.
28:49Et ils sont entendus.
28:50Vous savez,
28:51quand on est en circonscription,
28:52qu'on fait des rendez-vous
28:54de permanents,
28:55j'en fais depuis cette rentrée,
28:56on ressent les problématiques
28:58auxquelles font face
29:01les Français.
29:02Et ça,
29:02on ne peut pas être
29:03indifférent à cela.
29:04Il faut trouver
29:04des responses
29:06directement sur le terrain
29:07comme nous le faisons,
29:08mais aussi remettre en question
29:09ces gouvernances
29:10qui permettent
29:11de mieux répondre aux Français.
29:12Conclusion avec vous également,
29:14Benjamin Amart.
29:14Je rappelle,
29:15vous êtes CGT,
29:15vous n'êtes pas un parti politique.
29:17Vous ne récupérez pas
29:18le mouvement.
29:19C'est fou ce que dit Cédric,
29:21quand même.
29:22Il ne fallait pas faire ça.
29:24Non, mais j'entends
29:25ce qu'il a dit.
29:25Maintenant,
29:26il faut dire à Cédric
29:27qu'il a exprimé en plus les choses.
29:28Ce qu'il a dit,
29:29clairement,
29:29c'est aussi ce que j'ai dit
29:30tout à l'heure,
29:31c'est-à-dire qu'il y a
29:32une surdité
29:34par rapport aux exigences
29:36populaires et citoyennes.
29:37Il l'a très bien dit.
29:38Finalement,
29:39vous savez,
29:39c'est la phrase de Brèche.
29:41Le peuple est contre le gouvernement,
29:42il faut dissoudre le peuple.
29:43Et donc,
29:44c'est ce qu'il a exprimé maintenant.
29:45Ce n'est pas parce qu'un leader politique
29:47fait une déclaration
29:48qu'il faut immédiatement
29:49s'empêcher de mobiliser.
29:51Parce que,
29:52quelque part,
29:52les expressions,
29:54les mobilisations populaires,
29:55elles sont indépendantes
29:56de ce que dit
29:57un tel ou un tel.
29:58Donc,
29:58ça ne doit pas avoir
29:59un effet de laser paralysant.
30:01Et nous verrons ce soir,
30:02merci,
30:03merci à tous les deux,
30:04nous verrons ce soir
30:04quel aura été le niveau
30:06de la mobilisation
30:07dans ce pays.
30:08Merci Olga Givernet,
30:09députée Renaissance de L'Ain.
30:11Et merci à vous,
30:11Benjamin Amart,
30:13porte-parole CGT du Val-de-Marne,
30:14d'avoir participé
30:15à cette vérité en face.
30:18Bonjour,
30:18bienvenue Valérie Expert.
30:19Bonjour,
30:20nous allons continuer,
30:21évidemment,
30:22de commenter cette actualité
30:24avec ces scènes violentes
30:26auxquelles on assiste en ce moment
30:27de bus brûlés,
30:29d'attaques contre les forces de l'ordre,
30:31de blissés qui sont en train
30:33de se mobiliser.
30:34Donc,
30:34évidemment,
30:35on vous attend
30:35au 0826 300 300.
30:38Ce mouvement,
30:38bloquons tout,
30:39allez-vous y participer.
30:41Et puis,
30:42évidemment,
30:42la nomination
30:43de Sébastien Lecornu
30:44à Matignon,
30:46ultime provocation
30:47d'Emmanuel Macron.
30:48On vous attend.
30:49A tout de suite
30:49sur Sud Radio.
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