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  • il y a 11 mois
François Bayrou a officialisé son départ auprès d’Emmanuel Macron ce mardi 9 septembre, lequel a fait savoir lundi que le nouveau locataire de Matignon serait nommé «dans les tout prochains jours».

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00:00A quoi peut-on s'attendre après la chute de François Bayrou et de son gouvernement ?
00:04Emmanuel Macron va-t-il enfin appeler la gauche à gouverner ou va-t-il persévérer dans sa trajectoire droitière ?
00:10Dans cette discussion, je vous propose d'explorer les différents scénarios envisageables après la démission de François Bayrou
00:15avec Thomas Legrand et Jonathan Boucher-Pettersen, tous les deux éditorialistes politiques à Libération.
00:21Pour ouvrir un petit peu nos discussions, je montre également aussi la une de l'EB du jour, 194 pour 364 contre.
00:28Première question que j'ai envie de vous poser à tous les deux, là quand je lis le résultat de ce vote de confiance hier à l'Assemblée nationale,
00:33est-ce qu'on s'attendait à une défaite pareille lors de ce vote de confiance ?
00:36Autant il y a eu beaucoup de votes de confiance, il n'y avait plus beaucoup ces années-temps, mais dans l'histoire de la cinquième,
00:40il y avait une forme de tradition avec des gouvernements qui disposaient de majorité absolue à l'Assemblée de demander la confiance et de l'obtenir.
00:48Autant voilà, s'il y a bien quelque chose d'historique, c'est chuter dans ces circonstances-là.
00:51Et après, le score, je pense que chacun est lucide sur le fait qu'il est sans appel, qu'il est beaucoup plus sévère que la motion de censure
00:58qu'avait visé Michel Barnier sur le projet de loi de finances de la Sécurité sociale.
01:02Dans un autre cadre institutionnel, ce n'était pas un vote de confiance, c'était une motion de censure.
01:06Mais quand on regarde concrètement, là, l'Assemblée a largement fait le plein hier, donc on est dans des étiages qui sont comparables.
01:13Voilà, la claque est encore plus rude pour François Bayrou, même si personne ne s'attendait à ce qu'il se sorte de cette circonstance qu'il a lui-même créée.
01:23J'interromps très brièvement cette discussion pour vous encourager à vous abonner à notre chaîne YouTube.
01:27On publie régulièrement ce genre de discussion sur tout un tas de sujets divers et variés.
01:32Et on publie également régulièrement sur cette chaîne des reportages.
01:35Donc si vous ne voulez rater aucun de nos prochains contenus, abonnez-vous à notre chaîne YouTube.
01:39Toi, quelle a été ta réaction, Thomas, quand tu as suivi ces discussions et après le moment du vote et du résultat du vote ?
01:46Aucune surprise, ça fait plusieurs semaines qu'on écrit ça, qu'on dit ça, que ça ne passera pas.
01:55Et on parlait même de suicide, de harakiri du Premier ministre.
02:02Il y a un petit côté institutionnel qu'il faut peut-être expliquer.
02:07La tradition depuis le début, je crois, de la Ve République, c'est que quand on nomme un Premier ministre,
02:13quand un Premier ministre est nommé, il fait ce qu'on appelle son discours, une sorte de discours d'investiture devant le Parlement.
02:20Et à ce moment-là, il demande un vote, un vote de confiance.
02:26Depuis 2022, depuis qu'il n'y a plus de majorité absolue, les Premiers ministres qui étaient nommés ne demandaient pas de vote de confiance.
02:34Ce n'était pas obligatoire. Et là, François Bayrou l'a demandé en cours de mandat, si je puis dire.
02:42C'est ça qui est historique et qui est institutionnellement inédit.
02:46Et voilà. Et c'est pour ça qu'on parle de... Il y a une certaine gravité dans le moment, parce que là, l'Assemblée nationale s'est prononcée.
02:59Ce qui... Moi, la première réflexion, c'est vraiment... C'est quelque chose d'assez désolant.
03:04Non pas que François Bayrou ait perdu.
03:06Ça, je trouve ça logique et peut-être même mérité.
03:11Mais ça nous met dans une situation un peu d'irresponsabilité.
03:16Parce qu'en France, on peut renverser un gouvernement sans avoir une majorité de rechange.
03:21Il y a des pays, comme en Allemagne, où on peut renverser une coalition,
03:26à condition qu'on ait une coalition de rechange à proposer.
03:29C'est-à-dire que là, il y a encore une addition de non, une addition de refus qui font tomber un Premier ministre.
03:37Mais le problème, c'est que ces refus ne sont pas compatibles.
03:41Et du coup, il va y avoir encore un sentiment, un peu comme quand il y a eu le non en 2005 au référendum sur les institutions européennes.
03:50Le non était tout à fait justifié. Enfin, justifié, on pense ce qu'on veut.
03:53Mais il était sincère, mais il ne débouchait pas sur un oui à quelque chose.
03:58Et ce non qui ne débouche pas, qui ne peut pas déboucher sur un oui à quelque chose,
04:03nous met dans une crise un peu de la représentation, une crise institutionnelle,
04:07pour dépasser le... qui me paraît grave.
04:11Et je ne sais pas si la réponse est politique ou institutionnelle.
04:13On pourra y revenir. Moi, je pense qu'il y a une réponse politique.
04:17Mais ça, on pourra y revenir.
04:18C'est là où il y a la... Enfin, juste pour de nuancer, c'est que c'est là aussi où il y a la responsabilité de celui qui est en responsabilité,
04:23pour faire une petite répétition, de rien d'être de se hisser au niveau de la circonstance.
04:29C'est-à-dire que si François Bayrou finit par fédérer face à lui autant de personnes qui n'ont rien à voir sur le plan des valeurs,
04:35mais qui considèrent et les uns et les autres qu'il est temps de dire stop,
04:39c'est aussi parce que, je rappelle que la feuille de route, quand il a été nommé par Emmanuel Macron,
04:43c'était d'élargir la majorité présidentielle, d'élargir les gens qui étaient capables d'accompagner l'action de ce gouvernement-là.
04:50Voilà. Chacun fait la chronique, et tout le monde a bien pu voir que François Bayrou n'a jamais voulu, n'a jamais su,
04:56ne s'est jamais donné les moyens, a quand même brillé par sa suffisance, brillé par sa capacité à dire,
05:01il y a moi et les autres, moi j'ai raison, les autres ne sont pas au niveau.
05:05Donc il y a eu quelque chose qui s'est grippé très vite dans sa façon d'embrasser la fonction et d'embrasser le moment.
05:09Donc après, la sanction pose toutes les questions institutionnelles, mais je pense qu'il y a les deux leviers.
05:15Il y a autant la pratique de la politique par le personnel politique et les différents partis que le cadre institutionnel.
05:21Après, évidemment que le fait majoritaire, à partir du moment où on est dans un système de blocs, de trois blocs,
05:26il y a quelque chose qui se grippe sur le plan institutionnel.
05:28Après, on peut prendre en Allemagne tel ou tel point, la vraie force des Allemands, c'est la culture de la coalition,
05:33la culture du contrat de gouvernement, la culture de la négociation.
05:36Je rappelle qu'un bon compromis, ce n'est pas un compromis où il y en a un qui est un peu plus fort et qui impose aux autres,
05:41parce qu'il n'y a pas d'autre choix.
05:42Un bon compromis, c'est une discussion où tout le monde a l'impression de souffrir à la fin.
05:45C'est quoi la suite, en fait, là, depuis le vote d'hier soir ?
05:48Qu'est-ce qu'on attend ? Est-ce qu'on a des certitudes, là, sur les jours à venir ?
05:51Je dis d'un mois après, je laisse Thomas, mais en gros, le gouvernement est responsable devant l'Assemblée nationale,
05:57mais la nomination du Premier ministre relève du fait présidentiel.
06:02Donc là, François Bayrou a remis sa démission parce que son gouvernement est tombé,
06:05et ça, il n'avait pas d'autre choix. Emmanuel Macron l'accepte.
06:08On est dans un système où il n'y a plus personne à la tête de l'État,
06:11mais on a un gouvernement un peu émasculé, on va dire, pour dire les choses très mal,
06:14qui peut gérer les affaires courantes S-Fonction, comme Gabriel Attal a pu le faire pendant l'été, pendant les JO.
06:20Mais voilà, on est dans l'attente maintenant que le président de la République nomme,
06:24il dit dans les prochains jours, mais on sait que parfois ça peut prendre plus de temps,
06:27mais visiblement, il y a la volonté d'aller vite,
06:29un nouveau Premier ministre, et on repart dans une séquence,
06:31après la nomination de Michel Barnier, après la nomination de François Bayrou,
06:34sur avec qui, pour faire quoi, quels alliés, quels centres de gravité, tout ça.
06:39En fait, il nomme un Premier ministre, mais ce Premier ministre,
06:42il va se retrouver devant une assemblée qui reste la même.
06:45Alors, moi, je trouve que la logique eut été, puisqu'il n'y a pas de majorité absolue,
06:52que les parlementaires, entre eux, prennent le message des urnes 2022-2024.
07:03Je sais bien qu'il y a un grand débat de philosophie politique.
07:05Est-ce qu'on peut prendre un message des urnes comme un message cohérent ?
07:09Le pays vous dit que.
07:10En tout cas, si on choisit de dire qu'une élection législative, c'est le pays nous dit que,
07:17ça fait deux élections, en deux ans, où les Français disent,
07:22écoutez, on refuse de donner la majorité à qui que ce soit.
07:27Donc, entendez-vous.
07:28Entendez-vous et essayez.
07:31Donc, la logique eut été que les parlementaires, représentant plusieurs groupes,
07:37se mettent ensemble et décident de proposer au président de la République de nommer un tel.
07:42C'est comme ça que ça se passe en cohabitation.
07:44Donc, en cohabitation, la gauche gagne, le président est de droite.
07:49Eh bien, le président nomme celui qui est désigné par la gauche.
07:54Et inversement, ça ne peut pas se passer dans notre système
07:57parce qu'on est shooté, drogué au fait majoritaire dont parlait Jonathan.
08:02Ce qu'on appelle le fait majoritaire, c'est un système qui fait que celui qui arrive en tête,
08:09finalement, on se débrouille pour qu'il soit, les institutions se débrouillent pour qu'il ait toute la majorité
08:13parce qu'il faut instaurer une sorte de stabilité.
08:16Mais ce fait majoritaire, il ne marche plus à partir du moment où il y a trois grands pôles.
08:20Ça marche quand il y a deux grands pôles, gauche et droite.
08:22Là, il y a trois grands pôles.
08:23Ça ne marche plus.
08:24Mais nos dirigeants, nos élus, nous, les commentateurs,
08:28on est habitués au fait que celui qui est en tête doit tout appliquer.
08:32Donc, on dit, voilà, si j'arrive en tête, c'est tout mon programme.
08:35Ben non, en fait, on devrait penser que quand on vote, on vote pour un parti
08:41qui, dont le programme ne sera pas appliqué, mais dont le programme sera la base de la négociation.
08:47Les Allemands pensent toujours, ce n'est pas un modèle absolu,
08:50mais les Allemands pensent toujours quand ils votent social-démocrate
08:52qu'ils savent que la social-démocratie n'aura pas tout le pouvoir.
08:56Ça les inquiète d'ailleurs, les Allemands, qu'un parti ait tout le pouvoir.
08:59On voit pourquoi.
09:01Et ça, ça change tout.
09:03Et ça ne peut, de mon point de vue,
09:05cette culture du compromis que la France a dans tous les domaines,
09:08dans les entreprises, la CGT vote 80% des compromis,
09:14on fait tous des compromis, voilà.
09:16On ne l'a pas en politique, alors on dit, voilà,
09:18parce qu'on est une culture d'affrontement.
09:20Moi, je ne pense pas.
09:20Je pense que les institutions,
09:24et en tout cas, le fait majoritaire dans le mode de scrutin
09:28nous a formatés comme ça,
09:30et la proportionnelle nous formaterait autrement.
09:32Nous-mêmes, on commenterait différemment.
09:35On ne dirait pas qui va gagner les prochaines législatives,
09:37on dirait avec qui vont s'allier les écologistes,
09:39avec qui vont s'allier...
09:40Et là, il y aurait peut-être une vie politique plus apaisée,
09:44parce que les partis feraient attention
09:45à ne pas trop brutaliser leurs voisins idéologiques,
09:49parce qu'ils se diraient, on va peut-être gouverner avec eux,
09:52et si on les brutalise trop,
09:53eux gouverneront avec leurs propres voisins idéologiques de l'autre côté.
09:56Je pense, mais c'est peut-être un vœu pieux,
09:59que ça changerait quelque chose.
10:00Moi, je suis d'accord pour dire que ce serait un cadre plus vertueux.
10:03Après, je pense quand même qu'il y a moyen de faire mieux
10:05à cadre équivalent.
10:06Oui, oui, oui, bien sûr.
10:07Parce que là, il y a quand même le problème de base.
10:09Non, je suis d'accord.
10:09Il y a une colère.
10:11Et c'est parce que je constate qu'ils ne font pas mieux
10:13à cadre équivalent que...
10:14Oui, mais à l'impréalable.
10:15Quand on évoque les élections de 2022, de 2024,
10:19avec des résultats qui ont été difficiles à lire peut-être,
10:23où il y avait quand même quelques messages clairs,
10:25qui étaient le macronisme, ça suffit.
10:27Il y avait cette idée que la prédominance d'Emmanuel Macron
10:31avec la présidence de la République, une majorité absolue.
10:34Les Français, en plus, en accentuant ce message au fil des élections,
10:37ont dit ça, c'est fini.
10:39Donc, c'est vrai que le fait de ce...
10:41Et ça, c'est pas entendu.
10:42Et ça, c'est le nœud du truc.
10:44Et ça, c'est nié, en fait.
10:45C'est-à-dire que le bloc central dont on nous explique...
10:47Et je pense, d'ailleurs, même dans les mots, il y a un problème.
10:49C'est-à-dire que ce bloc central qui, de fait,
10:51par l'imposition de ce vocabulaire, veut se placer au centre du jeu,
10:55ne peut plus être central.
10:57Ne peut plus être celui qui met en scène
10:59ou qui crée les conditions de la coalition.
11:01C'est en ça que l'évitement du résultat du vote
11:03des dernières législatives, avec un bloc imparfait,
11:07mais qui ne l'est pas.
11:07Là, on nous a expliqué que le bloc du socle commun,
11:10qui rassemblait le camp présidentiel plus LR,
11:13c'était un gage de stabilité pour, à l'arrivée,
11:15voir quasiment la moitié du groupe LR
11:18ne pas voter la confiance à François Bayrou.
11:20Avoir les guerres qu'il y a aujourd'hui de lignes,
11:23de positionnements et de stratégies
11:25entre Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau.
11:27Donc, il ne faut pas trop jeter la pierre les uns les autres.
11:29C'est compliqué de créer des coalitions.
11:31C'est compliqué de créer des cartels électoraux
11:33quand les situations l'exigent.
11:35C'est le cas du NFP dont on a vu aussi toutes les limites.
11:37Mais ce qui aurait été sain,
11:38et peut-être que c'est de prendre les choses dans l'ordre.
11:41C'est de ne pas donner le sentiment à des gens,
11:43notamment les citoyens,
11:45qu'on essaye de contourner le message
11:46qu'ils ont voulu faire passer.
11:48Et ce qui abîme,
11:49et c'est pour ça que ça fait aussi le lien avec 2005,
11:51c'est qu'à chaque fois qu'on a le sentiment
11:52qu'un message est passé,
11:55que tout le monde a compris que c'était ça
11:56le message qui était passé,
11:57c'est-à-dire la fin du macronisme,
11:58plutôt la gauche en tête,
11:59et en tout cas pas de RN tout de suite,
12:01à partir de là, il y avait quelque chose à construire.
12:03Mais il fallait qu'Emmanuel Macron,
12:05pour des questions d'ego,
12:06pour des questions de psychologie,
12:07pour des questions de conviction aussi,
12:09soit capable de regarder le réel tel qu'il est.
12:11Alors il faut être juste, je pense, Jonathan,
12:13la faute en incombe d'abord à Emmanuel Macron,
12:17parce qu'il a un totem,
12:19un totem sur la justice fiscale.
12:21L'injustice fiscale ?
12:22Oui, enfin, son totem négatif,
12:25c'est la justice fiscale,
12:26alors que là, vraiment,
12:27il y a une majorité des parlementaires,
12:30il n'y a pas que la gauche qui est pour ça,
12:32une grosse partie du Modem,
12:34le Rassemblement National pour de mauvaises raisons,
12:36mais enfin, en tout cas,
12:37il y a de quoi faire,
12:39ça c'est indépassable.
12:40Il a perdu deux fois les élections législatives,
12:43et il garde ce totem,
12:44ce n'est pas démocratique,
12:45c'est un habit d'eux.
12:45Et de l'autre côté,
12:47dans l'ENFP...
12:48Parce que juste pour comprendre,
12:49là-dessus, sur cette question fiscale,
12:50les deux camps qui s'affrontent,
12:51idéologiquement,
12:52c'est d'un côté plus,
12:53d'accepter un peu plus les ultra-riches,
12:55les grandes participations ultra-riches,
12:56et le camp présidentiel qui veut maintenir...
12:59Il veut maintenir un statu quo fiscal
13:01qui a été accepté par la majorité des Français au début,
13:07puisqu'il a gagné les élections en 2017 présidentielles,
13:11parce qu'il y avait ce discours de ruissellement,
13:14parce qu'il y avait ce discours de remise en avant,
13:17de remise en marche,
13:18on voit bien que tout ça n'a pas marché,
13:19donc les Français ont décidé,
13:21par deux fois,
13:22par les législatives,
13:23la présidentielle c'est spécifique,
13:25et on sait le rôle de...
13:26Voilà, contre Marine Le Pen,
13:28par deux fois,
13:29qu'ils ne voulaient plus de ça.
13:30Et pourtant,
13:30ils s'accrochent à ce truc-là.
13:32Et ça,
13:32on ne peut pas s'accrocher,
13:33après deux élections qui disent le contraire,
13:35on ne peut pas s'accrocher à ça.
13:37La faute en revient aussi,
13:39de façon moindre,
13:40mais à mon avis,
13:40de façon quand même embêtante.
13:43À la gauche,
13:44à partir du moment où une partie de la gauche,
13:46je pense aux assoumis,
13:48disent,
13:49nous on est arrivés en tête,
13:51et donc c'est notre programme,
13:52et rien que notre programme.
13:53Non,
13:53notre programme et rien que notre programme,
13:54c'est quand on a la majorité absolue.
13:55Ils n'ont pas la majorité absolue,
13:57et voilà,
13:58Lucie Casté avait dit
13:59une chose qui était intéressante,
14:02c'était de dire,
14:02on ne va pas utiliser le 49.3,
14:03et donc ça sera notre programme
14:05qui sera la base d'une négociation
14:06texte par texte.
14:08Ça,
14:08c'était quelque chose d'intéressant.
14:10En réalité,
14:12LFI n'en a jamais voulu,
14:14et cette démarche de compromis
14:18n'a jamais eu le soutien puissant
14:21du nouveau Front populaire.
14:22c'est une des causes
14:25qui est une cause
14:26vénielle,
14:27alors que la cause de présidentielle
14:29est plutôt
14:30un péché capital,
14:32je fais une grosse différence quand même.
14:33Jonathan,
14:34je te laisse rebondir,
14:34et après j'ajoute à votre discussion,
14:37enflammée,
14:38que les réflexions
14:39et les remarques du chat également.
14:40C'est juste pour montrer
14:41qu'il y a aussi du débat
14:42entre nous.
14:44Moi,
14:45dire qu'à 20h03,
14:48le soir des élections législatives,
14:50Jean-Luc Mélenchon,
14:52ivre d'un score
14:53que personne n'avait prévu
14:54et pu dire
14:54mon programme,
14:55rien que mon programme,
14:56ça c'est une réalité.
14:58Que l'ensemble
14:59des acteurs
14:59du nouveau Front populaire...
15:00Ah non,
15:01il n'y a que lui qui a dit ça.
15:02Les autres auraient bien voulu
15:03qu'il fût gâter lui.
15:04C'est pour ça que je pense
15:04qu'il y a eu une facilité.
15:06Il a dit sa vérité.
15:07Oui, il a dit sa vérité,
15:08mais il n'était pas non plus
15:09le personnage central
15:10du nouveau Front populaire.
15:11C'était aussi
15:11une vraie évolution
15:12par rapport à la NUP.
15:13Sans lui, rien n'est pas possible.
15:15Je ne suis pas sûr.
15:16Je pense qu'il a été
15:16un peu l'idiot-utile
15:17du macronisme
15:17dans cette circonstance
15:19en offrant évidemment
15:20à Emmanuel Macron
15:20la possibilité de dire
15:22vous voyez qu'on ne peut rien
15:23créer comme compromis
15:24avec ce genre de personnage
15:25alors que Lucie Casté
15:27qui était la représentante
15:28du nouveau Front populaire
15:29mais ça vaut pour
15:29François Ruffin,
15:30ça vaut pour certains insoumis,
15:32ça vaut pour les socialistes,
15:32les écolos.
15:33Je t'accorde l'idiot-utile.
15:33On passait tout l'été
15:34à passer de l'université d'été
15:36en université d'été
15:36pour dire
15:37la base de la discussion
15:39c'est évidemment notre programme
15:40mais ça c'est la cohérence démocratique.
15:42En revanche,
15:42on devra être en situation
15:43de trouver des compromis
15:44texte par texte.
15:45Ça c'est un discours
15:46qui a été invisibilisé
15:48qui s'est retrouvé
15:49à être un peu inaudible
15:49parce qu'il se trouve
15:50que Macron a opportunément refusé
15:53en disant Mélenchon
15:53et je pense que
15:54et l'un et l'autre...
15:55Je t'accorde l'idiot-utile.
15:57Quelqu'un dans le chat aussi
15:58nous pose la question
15:59parce que justement
16:00tu disais que
16:00peut-être Emmanuel Macron
16:02allait être tenté
16:03de poursuivre un petit peu
16:04dans sa direction
16:07et de nommer potentiellement
16:08un premier ministre
16:09qui est issu
16:09comme on le disait
16:10du bloc central
16:11entre guillemets.
16:13Quelqu'un nous faisait remarquer
16:14aussi dans le chat
16:14qu'on est quand même là
16:15dans un contexte social
16:17assez tendu
16:18avec demain
16:19le 10 septembre
16:20et le mouvement
16:21Bloquons-Tout
16:21qui même s'il est encore
16:22un peu flou
16:23on ne sait pas encore bien
16:23à quoi s'attendre
16:24était moins quand même
16:25d'une colère sociale
16:26assez importante.
16:27Le 18 après ?
16:28Oui et le 18
16:29avec le mouvement
16:30potentiellement syndical
16:31quelqu'un nous demandait
16:32dans le chat
16:32est-ce que si Emmanuel Macron
16:34nomme du coup
16:36quelqu'un issu
16:36du camp présidentiel
16:37ça pourrait encore
16:38peut-être faire partir
16:39un autre mouvement social
16:40c'est-à-dire que
16:41le problème
16:41c'est pas tellement ça
16:43il va certainement
16:44enfin bon
16:45c'est les pronostics
16:46de tous mes confrères
16:46et moi je pense
16:48que c'est ça aussi
16:48nommer quelqu'un
16:49du camp présidentiel
16:50avec cette nouveauté
16:54quand même
16:55qui peut débloquer
16:56ce qu'on disait
16:56c'est-à-dire
16:56un échange
16:57de promesses
16:58de non-censure
16:59contre non-49-3
17:00je crois que tous
17:01ceux qui nous écoutent
17:01maintenant savent
17:02ce que c'est
17:02qu'un 49-3
17:03ou alors
17:04ils étaient sur Mars
17:04ces dernières années
17:05ça c'est quelque chose
17:08qui pourrait débloquer
17:09mais si vous dites ça
17:10et qu'en même temps
17:11vous dites
17:11on fait ça
17:12mais on ne bouge pas
17:14sur le fiscal
17:14alors c'est exactement pareil
17:16enfin je veux dire
17:17ça ne
17:18ça ne marchera pas
17:20on va se
17:21je ne sais pas
17:22combien de murs
17:23de murs
17:25de culture du fait
17:26parlementaire
17:26on va se prendre
17:27collectivement
17:28avant de comprendre
17:29qu'il faut faire
17:29des frais compromis
17:30ou de gagner
17:32complètement les élections
17:32c'est ça qui m'inquiète
17:35et c'est ça que je ne comprends pas
17:37dans le discours présidentiel
17:39en ce moment
17:39juste pour l'avoir en tête
17:40compromis
17:40ne veut pas dire
17:41trouver des compromis
17:42sur tous les sujets
17:43de friction
17:43c'est-à-dire que le travail
17:45de création d'une coalition
17:46ça commence par dire
17:47il y a un certain nombre
17:48de sujets sur lesquels
17:49on ne va pas se mentir
17:50on sait qu'on ne tombera pas d'accord
17:51et que dans le cadre
17:52d'une coalition
17:53on ne pourra pas avancer là-dessus
17:54donc on les met de côté
17:55et on voit
17:55s'il y a quand même
17:56un noyau suffisamment important
17:58pour justifier
17:59est-ce que budget
18:00c'est retraite ?
18:01c'est aussi cette question-là
18:02c'est-à-dire du côté
18:03en gros ce qui serait
18:04une possibilité
18:05c'est pas à moi de dire
18:07si je la défends ou pas
18:08mais une possibilité
18:09qui montrerait une différence
18:10avec François Bayrou
18:11c'est non pas 44 milliards
18:13d'économies et d'efforts
18:16pas non plus
18:17le niveau des socialistes
18:18qui peut être une trajectoire
18:19de 22
18:20mais un entre deux
18:21en disant
18:21on prend un peu plus de temps
18:22parce que ce qui compte
18:23et parce qu'on parle
18:24de la mobilisation sociale
18:25mais dans l'esprit
18:25d'Emmanuel Macron
18:26la note de la France
18:27sur l'endettement
18:29telle que va la déterminer
18:30Fitch en fin de semaine
18:31c'est au moins aussi important
18:32moi je préfère
18:33qu'on écoute le peuple
18:34que les agences de notation
18:34mais dans le monde
18:35tel qu'il est
18:36ça a du poids
18:36donc l'idée c'est de dire
18:38on envoie le signal
18:39qu'il y a une trajectoire
18:40que tout le monde partage
18:41de dire
18:41on essaye quand même
18:42d'éviter que ça continue
18:44à empirer
18:44sur le plan des finances publiques
18:45on fait une proposition
18:47très précise
18:48qui ne sera pas complètement
18:49la taxe Zuckman
18:50mais quand même
18:50qui doit s'en rapprocher
18:52en disant
18:52les très hauts patrimoines
18:53dont tout le monde a acté
18:54qui s'était enrichi
18:55de façon absolument inconsidérée
18:57sur fond de crise
18:58pour le plus grand nombre
18:59on vient taxer
19:00et on l'assume
19:01et ça comme disait Thomas
19:02ça va jusqu'au sein
19:02du bloc présidentiel
19:03il y a des gens
19:04qui défendent ça
19:04donc un peu plus
19:05de justice fiscale
19:06mais pas simplement
19:07comme un propos
19:08de tribune
19:09à la François Bayrou
19:09en disant
19:10et je demanderai
19:11aux groupes parlementaires
19:12et aux commissions concernées
19:13de s'en occuper
19:13une affirmation
19:15en disant
19:15le socle
19:16c'est ça
19:17donc ça ça devrait être
19:18un vrai bouger
19:19une trajectoire moins dure
19:20et après on voit
19:21si là dessus
19:22il y a moyen d'eux
19:23mais il ne faut pas non plus
19:24bercer d'illusions
19:24voilà Emmanuel Macron
19:26sa psychologie
19:27ne va pas changer
19:27du jour au lendemain
19:28s'il considère
19:29que le corps nu
19:30ou qu'il y a le braune pivée
19:31c'est une carte
19:31un peu plus efficace
19:33que Bayrou
19:33il va la jouer
19:34ça ne veut pas dire
19:35que ça va marcher
19:35et je pense que son principal enjeu
19:36c'est ce qu'on se disait avant
19:37c'est une forme de cabotage
19:39voilà
19:40il va avancer
19:43et qu'à l'arrivée
19:44il y aura la séquence présidentielle
19:45qui va commencer très tôt
19:46sachant qu'elle est même
19:47commencée dans certains camps
19:48et voilà
19:49autant l'hypothèse de dire
19:50une dissolution
19:51pour solder l'hypothèque RN
19:52je pense que ça tenait
19:54il y a deux ans
19:55ou il y a un an et demi
19:56parce qu'il y avait
19:57suffisamment de temps
19:58d'une certaine manière
19:59pour voir vraiment le RN
20:00confronter à l'exercice du pouvoir
20:03autant là une dissolution
20:04dont chacun sait
20:05même les insoumis
20:06que le RN serait le grand gagnant
20:07voilà
20:08c'est lui offrir un tremplin
20:09beaucoup trop confortable
20:10c'est à dire faire mieux
20:11que Bayrou et Barnier
20:12c'est même à la portée
20:13de Jordan Bardella
20:14et juste sur les municipales
20:16je rebondis là-dessus
20:17parce qu'il y avait une question
20:17aussi dans le chat
20:18qui demandait justement
20:18si la nomination
20:20d'une première ministre
20:21pourrait être impactée
20:23par le contexte des municipales
20:24qui arrive
20:24bien sûr
20:25juste parce que
20:26en fait je n'ai pas répondu
20:26à ta question
20:27mais le contexte social
20:28il va enjamber le 10
20:29Macron
20:30c'est à dire qu'il va quand même voir
20:31il ne va pas nommer avant
20:32non
20:32si le 10 ça part
20:33de façon complètement
20:34massive
20:36l'enjeu c'est la masse
20:37si ça devient massif
20:38peut-être que ça l'oblige
20:40à prendre un petit peu de temps
20:41pour réfléchir
20:41si c'est juste extrême
20:43voire un peu violent
20:44à un certain moment
20:45que ça déborde du cadre
20:46c'est très confortable
20:47de se placer
20:47le parti de l'ordre
20:48les compagnies
20:49rattrapera la droite
20:50Rétaillot sera content
20:51de faire ce qu'on fait
20:51si c'est extrêmement violent
20:52et surtout si c'est illisible
20:53voilà
20:54parce que quel sera le message
20:55est-ce qu'il y aura un message
20:56même pas massif
20:57s'il y a un message un peu cohérent
20:58on peut lire quelque chose
20:59mais si personne
21:00ni les politiques
21:01ni les commentateurs
21:02ni le peuple
21:02ne peuvent lire
21:03ce qui a voulu être dit
21:05le 10
21:07c'est toujours le problème
21:08de ces mouvements
21:10qui se refusent
21:11à être incarnés
21:11ça va être compliqué
21:14ils ont besoin
21:14d'être incarnés
21:15pour avoir des débouchés
21:16et en même temps
21:17le fait de les incarner
21:18a tendance à les tuer
21:18dans l'oeuf
21:19je vous lis une question
21:20du chat
21:21l'unique solution
21:22au blocage actuel
21:22n'est-elle pas
21:23de nommer un premier ministre
21:24socialiste
21:25de Cazeneuve à Fort
21:26qui évitera la censure
21:27cette même censure
21:28à laquelle un premier ministre
21:29provenant du camp présidentiel
21:30LR ou RN
21:31s'explotera presque automatiquement
21:33comme cela a été le cas
21:34quatre fois
21:35ces deux dernières années
21:35c'est-à-dire que
21:37s'il nomme
21:38un premier ministre
21:39socialiste
21:40l'intérêt
21:42l'avantage
21:43c'est qu'au moins
21:45le président
21:45aura reconnu
21:46qu'il a perdu
21:47qu'il a perdu
21:48en 2022
21:49qu'il a perdu
21:50enfin que son camp
21:50a perdu en 2024
21:51c'est une reconnaissance
21:52du
21:53reconnaissance
21:55de ce qu'a dit le peuple
21:57et c'est une reconnaissance
21:58insatisfaisante
21:58parce que les socialistes
21:59n'ont pas gagné
22:00ils ont 66 députés
22:01c'est ça
22:01donc il faut que les socialistes
22:03il faut que les socialistes
22:04à ce moment-là
22:05nous disent si
22:05comme dans l'histoire
22:07de notre pays
22:08c'est vraiment
22:08le parti
22:09parlementariste
22:11le parti qui préfère
22:12la voie parlementaire
22:14plutôt que la voie
22:15plébiscitaire
22:16la voie
22:16personnaliste
22:18présidentialiste
22:19et dans ces cas-là
22:20le parti socialiste
22:21doit dire
22:22bah écoutez
22:23on va
22:24on va
22:24s'ouvrir complètement
22:26notre programme
22:26ne va pas être appliqué
22:27mais
22:29ce qui va être négocié
22:30va partir de notre programme
22:32et on va s'ouvrir
22:33la question de savoir
22:34s'il faut des ministres
22:35ou pas
22:35c'est assez secondaire
22:36on va s'ouvrir
22:37pas de 49-3
22:38contre pas de motion de censure
22:40et si c'est ça
22:41il ne faudra pas
22:42s'attendre à grand chose
22:43si vous êtes de gauche
22:45et que vous attendez
22:45il ne faudra pas
22:46s'attendre à grand chose
22:47et le problème
22:47c'est que
22:47comme il ne faudra pas
22:48s'attendre à grand chose
22:49de très révolutionnaire
22:50le parti socialiste
22:52va laisser
22:53la contestation
22:55de la politique
22:55qui sera insatisfaisante
22:57à un seul acteur
22:58là on rentre dans la stratégie
23:00LFI
23:01et donc
23:02c'est acté
23:03aussi
23:04une séparation
23:05de fait
23:05et un peu dure
23:07pour ceux qui sont plutôt
23:07pour l'union de la gauche
23:08de la gauche
23:11et ça augure mal
23:12des prochaines élections
23:14donc
23:14je ne sais pas
23:16si c'est
23:16à souhaiter
23:17si on est de gauche
23:18j'imagine
23:18lecteur de libération
23:20je présuppose
23:22que notre
23:22questionneur
23:24est de gauche
23:24je comprends
23:26que les socialistes
23:26proposent ça
23:27parce que c'est un truc
23:28de responsabilité
23:28après
23:30est-ce qu'il faut
23:30le souhaiter
23:32j'ai du mal
23:33à savoir
23:33le plus confortable
23:34pour les socialistes
23:35c'est d'avoir fait passer
23:36le message
23:36qu'ils étaient vraiment
23:37prêts à gouverner
23:38mais que surtout
23:39on ne leur propose pas
23:40de gouverner
23:40c'est ça
23:41c'est ce qui va se passer
23:42c'est ce qui peut se passer
23:43donc après ça pose un problème
23:45et encore une fois
23:45on essaye de
23:46rafistoler quelque chose
23:47qui a été
23:48mal géré
23:50depuis le début
23:51c'est-à-dire
23:51qu'il y avait
23:52une vraie légitimité
23:53à proposer
23:54au nouveau
23:55populaire
23:55de prendre ses responsabilités
23:57comme on le dit
23:57149.3
23:58avec l'enjeu
23:59de trouver des compromis
24:00petite
24:00est-ce que ça fonctionne pas
24:01ça aurait même été
24:02beaucoup plus confortable
24:03pour Emmanuel Macron
24:04politiquement
24:04de dire
24:04ben voilà
24:05moi je suis quelqu'un
24:06de légitimiste
24:06j'ai entendu ce qu'ont dit
24:07ce qu'a dit les urnes
24:08mais vous voyez bien
24:08que ça ne fonctionne pas
24:09donc je tente
24:10une autre option
24:11qui aurait probablement été
24:12celle qu'on a eue
24:12avec Michel Barnier
24:13ou François Bayrou
24:14d'une alliance avec LR
24:15qui n'est pas absurde
24:17vu ce qu'est devenu
24:17le macronisme
24:18dans l'exercice du pouvoir
24:19avec un Gérald Darmanin
24:21à l'intérieur
24:21ou à la justice
24:22avec une politique
24:23quand même largement
24:24droitière
24:25sur bien des sujets
24:26voilà
24:26l'allié naturel
24:27il était plutôt côté LR
24:28il ne faut pas se mentir
24:29que côté LR
24:30l'allié naturel
24:31était LR
24:31mais la faute originelle
24:33c'est quand même
24:33de ne pas avoir proposé
24:35au NFP
24:35parce que proposer
24:37au NFP
24:38c'était
24:39créer
24:41une culture
24:42de compromis
24:42obligatoire
24:43et surtout
24:44il ne faut pas
24:45oublier qu'aux dernières législatives
24:47le fait le plus marquant
24:48c'est que les français
24:49se sont mobilisés en masse
24:51peut-être que ce n'est pas
24:52très positif
24:53parce que c'est encore
24:54pour dire non
24:54mais pour dire non
24:55pour dire non
24:56au Rassemblement National
24:57et qui était
24:58à l'initiative
24:59de ça
25:00c'était le NFP
25:01qui s'est réuni
25:02alors qu'il ne pensait pas
25:03beaucoup de choses
25:04sur lesquelles il ne pensait pas
25:05il ne pensait pas la même chose
25:06il faut se souvenir
25:07que François Hollande
25:09et Philippe Poutou
25:10étaient dans le même camp
25:11quand on demandait
25:12à François Hollande
25:13pourquoi vous êtes dans le même camp
25:15quand il y a un risque
25:16d'extrême droite
25:17mon camp
25:20c'est celui de Philippe Poutou
25:20la gauche a fait réunir
25:21Gérald Darmanin
25:22a fait réunir
25:23Elisabeth Thorne
25:23je ne pourrais pas
25:24gouverner avec lui
25:25mais il y a des moments historiques
25:28des moments historiques
25:31
25:31quand il y a une menace fasciste
25:34pour utiliser des grands mots
25:35peut-être un petit peu
25:35grandiloquents
25:36la gauche se réunit
25:38et
25:39à ce rôle
25:40un peu
25:40historique
25:41vis-à-vis du pays
25:42de dire non
25:43elle a rallié du monde
25:44bien au-delà d'elle
25:45parce que
25:46tous les gens de droite
25:47qui ont voté
25:48pour des socialistes
25:49parfois beaucoup moins
25:50pour des insoumis
25:51et qui ont voté
25:52pour des écologistes
25:53et surtout la masse
25:54des gens de gauche
25:55qui ont voté
25:57encore une fois
25:58et ils font ça
25:58tout le temps
25:59depuis 2002
26:00pour des gens de droite
26:01pour faire barrage
26:02ça ça se respecte
26:04ça ça se respecte
26:05et ça n'a pas été respecté
26:06il faut toujours rappeler
26:07que les bornes
26:08du front républicain
26:09c'est en gros
26:10de Poutou
26:11au macroniste
26:13LR
26:13n'est pas appelé
26:14au front républicain
26:15pour tous les révolutionnaires
26:16je ne suis pas sûr
26:16qu'il ait envie lui-même
26:17mais en tout cas
26:17les insoumis
26:18sont dans le front républicain
26:19c'est surtout pour dire
26:19de l'autre côté
26:20que LR n'est pas
26:21dans le front républicain
26:22donc c'est vrai
26:22que les premiers gouvernements
26:23non LR
26:24LR n'appellent pas
26:25au front républicain
26:25ah oui d'accord
26:26je pensais que tu parlais
26:28de l'arc républicain
26:28ils sont dans l'arc républicain
26:29mais quand la situation
26:30se pose de choisir
26:31un candidat de gauche
26:32un candidat du RN
26:34ils ne savent plus
26:35faire la différence
26:36et ils votent
26:36leurs électeurs
26:37votent le plus souvent RN
26:38aujourd'hui
26:38donc c'est vrai
26:39sortir de cette élection
26:40dont le principal enseignement
26:42je suis assez d'accord
26:43était cette idée
26:44de dire non au RN
26:45alors c'était vraiment
26:46pas ce qu'on disait au début
26:46et elle est demandé
26:47à Michel Barnier
26:48de devenir Premier ministre
26:50de mettre Retailleau
26:51à l'intérieur
26:51enfin il y a quelque chose
26:53c'est juste incompréhensible
26:54et inacceptable
26:55donc voilà
26:56on s'habitue à tout
26:57et on finit par regarder
26:58de façon distancier
26:59cette espèce de théâtre
27:00des ombres
27:01de plus en plus concernant
27:02voilà
27:03ça c'est un peu
27:05de poignard démocratique
27:05le même Emmanuel Macron
27:06s'était réenchanté
27:07la vie démocratique
27:08première promesse originelle
27:10qui en faisait sa spécificité
27:12deuxième problème
27:12deuxième promesse
27:13moi avec ma façon
27:15de gouverner
27:15et ma vista
27:16mais il n'y aura même
27:16plus de raison
27:17de voter pour le RN
27:18franchement
27:19quand il s'agira
27:19de faire le bilan
27:20troisième promesse
27:21mon mandat serait écologique
27:22on ne le sera pas
27:23on est vraiment
27:24dans quelque chose
27:25qui abîme
27:25la parole publique
27:27le fait politique
27:28le lien entre les citoyens
27:30et leurs représentants
27:30comme peut-être
27:32jamais avant lui
27:32on ne s'en rend pas compte
27:34aujourd'hui
27:34parce qu'on a le nez
27:35dans la crise
27:36et dans les crises
27:37et que ça a été compliqué
27:38ces dernières années
27:39mais voilà
27:39le bilan d'Emmanuel Macron
27:41ce n'est pas
27:41qu'il sera problématique
27:42c'est qu'il sera
27:43historiquement catastrophique
27:45je préempte
27:47parce qu'après
27:48on va décider
27:48ce qu'on fait
27:49comme
27:49je préempte
27:51le sujet
27:52je vais proposer ça
27:53j'ai envie de faire
27:54pour demain
27:54ou pour tout à l'heure
27:55comme édito de Libé
27:56retour sur quand même
27:58le NFP
27:59tu n'avais pas un peu fait
28:00si le NFP
28:01en 2000
28:03en 2022
28:05il fallait
28:06il fallait vraiment
28:07donner
28:08la chance
28:09au NFP
28:09pour installer
28:11la culture
28:11parlementaire
28:13et puis
28:13pour donner
28:14quittus
28:15à l'arc
28:17à la
28:17à la logique
28:19du
28:19pas l'arc républicain
28:21mais du front républicain
28:23et ça
28:23c'est une
28:24c'est la
28:25c'est la pote originelle
28:26il faut le rappeler
28:27mais la vraie difficulté
28:28c'est qu'Emmanuel Macron
28:29à chaque fois
28:30dans l'entre-deux-tours
28:31comprend que c'est le barrage
28:33qui va le faire élire
28:33que de fait
28:34c'est le barrage
28:35qui le fait élire
28:35et dès qu'il est élu
28:36il dit
28:37quelle validation
28:38de mon programme
28:39tant qu'on est dans
28:40cette arnaque là
28:41on va dans le mur
28:41et vous vous doutez bien
28:42que notre communauté
28:43en effet aimerait aussi
28:45qu'Emmanuel Macron
28:45donne sa chance
28:46à une personnalité
28:48issue du NFP
28:49ou en tout cas
28:49de la gauche
28:50pour piloter
28:52pour diriger
28:52un futur gouvernement
28:53on a sondé
28:54notre communauté
28:54Instagram tout à l'heure
28:55pour savoir qui
28:56selon vous
28:57du coup
28:58devait devenir
28:58Premier ministre
28:59je vais vous lire
29:00quelques noms
29:00qu'on a pu avoir
29:01et vous nous dites
29:02si c'est possible
29:03ou pas selon vous
29:04et pourquoi
29:05j'en prends quelques-uns
29:06comme ça à la volée
29:07je lis par exemple
29:08que quelqu'un nous disait
29:09que selon lui
29:10devait devenir
29:11Premier ministre
29:12Christiane Taubira
29:13si c'est pour que ça dure
29:1810 minutes
29:18en fait
29:18on peut se faire plaisir
29:20et mettre des gens
29:21qu'on aime bien
29:21il faut
29:22il faut
29:22prendre en compte
29:24une réalité
29:25en compte une réalité
29:26politique et parlementaire
29:27qui est une réalité
29:28arithmétique
29:29ça ne marcherait pas
29:29Olivier Faure
29:31possible ou pas possible
29:32selon vous ?
29:33ça serait possible
29:34à partir du moment
29:34où il a dit
29:36qu'il ne voulait pas
29:37de 49-3
29:38et contre pas de censure
29:40voilà
29:41pourquoi pas
29:43possible
29:43mais encore une fois
29:44je ne suis même pas sûr
29:45qu'il le souhaite vraiment
29:46c'est à dire
29:46eux ils veulent profiter
29:47de la séquence
29:48pour se différencier
29:49une bonne fois pour toutes
29:50des insoumis
29:50en disant
29:51voilà il y a des gens
29:52qui cherchent à renverser
29:53Emmanuel Macron
29:53et qui revendiquent
29:54une certaine façon
29:56de faire de la politique
29:56nous on essaye de réinscrire
29:57l'identité socialiste
29:58comme étant autre chose
30:00et tout aussi crédible
30:01donc voilà la séquence
30:02où tout le monde a reconnu
30:04que c'était possible
30:05mais finalement ça ne se fait pas
30:06c'est quand même le mieux
30:06parce qu'un Olivier Faure
30:08qui demain devient Premier ministre
30:09on entre dans une période
30:11de négociation
30:12catastrophique
30:13et sûrement vouée à l'échec
30:14avec les macronistes
30:15avec des LFI à l'extérieur
30:17qui crieront au procès
30:18en trahison
30:18voilà
30:19la ligne de crête
30:21qui permet de faire
30:23des petits pas insatisfaisants
30:25sans apparaître
30:26comme étant
30:26l'assurance vie
30:27du macronisme
30:28honnêtement
30:29elle est quasiment impossible
30:30à tenir en ce moment
30:31donc après nous
30:31on est comme tous les électeurs
30:33de gauche
30:33entre François Bayrou
30:35et un peu responsable socialiste
30:36on préfère un responsable socialiste
30:38si on se pose la question
30:39comme ça
30:39en revanche
30:40est-ce que c'est le bon moment
30:41pour que la gauche
30:43renoue avec une capacité
30:45à transformer la société
30:46non
30:47la gauche elle a besoin
30:48d'être au rendez-vous présidentiel
30:50avec des choses à dire
30:51et d'ici là
30:52malheureusement
30:53je pense qu'on va être
30:54dans une instabilité
30:55un peu permanente
30:57quel qu'on soit le casting
30:58donc on va continuer
31:00avec les noms de gauche
31:00mais honnêtement
31:01c'est pas qu'il faut se faire une raison
31:03mais c'est pas le pouvoir
31:04pour le pouvoir
31:05s'il s'agit juste
31:05de mettre dans le CV
31:06d'Olivier Faure
31:07j'ai été Premier ministre
31:07moi je préfère
31:08qu'on n'ait pas Olivier Faure
31:10comme Premier ministre
31:10mais que quand la gauche
31:11revient au pouvoir
31:11elle puisse vraiment changer la vie
31:13Glucksmann
31:14c'est dans la même idée
31:15parce qu'on nous suggérait aussi
31:16Raphaël Glucksmann
31:17comme futur Premier ministre
31:18avec ses deux députés
31:19il a deux députés
31:21c'est sympa
31:22c'est la même chose
31:23il n'a aucun intérêt
31:24Glucksmann il est déjà lancé
31:25à la limite
31:26lui il est plus identifié
31:28comme étant quelqu'un
31:29qui a une carte à jouer
31:30en 2027
31:30qu'Olivier Faure
31:31c'est sûrement un problème
31:32pour Olivier Faure
31:33mais voilà
31:34il est dans autre chose
31:35il n'a que des coups à prendre
31:36à exercer le pouvoir avant
31:38d'autant plus que voilà
31:39s'il est désigné par une primaire
31:41qui simplifie un peu
31:42l'équation de la gauche
31:43tant mieux
31:43s'il décide de continuer
31:45à s'entêter
31:45à y aller tout seul
31:46ben voilà
31:47il a un peu d'avance
31:48sur les autres
31:48et dans les sondages
31:49il fait à peu près
31:49jeu égal avec Mélenchon
31:50mais voilà
31:51je pense que si on pose
31:52la question à Glucksmann
31:52il ne dira pas
31:53les seules personnes de gauche
31:55qu'on pourrait envisager
31:57en tant que
31:58je ne parle pas de souhait
31:59là je parle de
32:00on fait du mar de café
32:04ça sera peut-être réglé
32:05cet après-midi
32:05ce sont des gens
32:06qui sont de gauche
32:09et qui ne sont pas
32:10au parti socialiste
32:11ni dans la sphère
32:12électorale socialiste
32:13voilà ça peut être
32:14des gens comme ça
32:15mais qui sont
32:16qui sont
32:17Macrono compatibles
32:19et ça
32:21ça pourrait marcher un temps
32:23mais ça serait même
32:23très compliqué
32:24parce que le parti socialiste
32:26il faudrait qu'il obtienne
32:28beaucoup de choses
32:29et notamment
32:30de la justice fiscale
32:32mais regarde Eric Lombard
32:33Eric Lombard
32:34il a été présenté
32:36comme un ami de fort
32:37comme quelqu'un issu
32:38du rocardisme
32:39et de la gauche sociale-démocrate
32:40à l'arrivée
32:41c'est le coproducteur
32:42du budget
32:42non mais imagine
32:43imagine qu'il soit nommé
32:44imagine qu'il soit nommé
32:45on peut imaginer
32:46que s'il est nommé
32:47c'est qu'il a obtenu
32:48de Macron
32:49le fait de dire
32:50bon écoutez
32:50maintenant
32:51il faut aller vers
32:53les socialistes
32:53et il faut en finir
32:55avec les 44 milliards
32:56et avec la date
32:56mais pourquoi est-ce qu'il l'obtienne
32:57de Macron ?
32:57non il ne l'obtiendra pas
32:58donc ça ne sera pas
32:59c'est pas Macron décidé
33:00c'est le gouvernement gouverne
33:01oui bien sûr
33:01la faiblesse en fait
33:04et François Bayrou
33:05il y a beaucoup des éléments
33:06qu'il a mis sur la table
33:07qui était peut-être
33:08donc il a informé Macron
33:09mais ce n'est pas une coproduction
33:10c'était un but de Bayrou
33:11non mais pour ça
33:11il faudrait que
33:12c'est Macron qui nomme
33:13en disant
33:14j'ai des totems
33:15donc il faudrait sortir de ça
33:17c'est pour ça que je disais
33:17tout à l'heure au début
33:18de notre conversation
33:18que en fait
33:20dans un cas comme ça
33:21la logique même institutionnelle
33:24de la 5ème République
33:25puisque le Premier ministre
33:27est responsable
33:30devant le Parlement
33:30il est nommé par le Président
33:32mais devant le Parlement
33:33donc il n'y a même
33:34rien de prévu
33:35dans la Constitution
33:37pour que les premiers ministres
33:38soient virés par le Président
33:40en fait
33:41la légende
33:43c'est pas comme ça
33:44que ça se passe
33:44la légende veut que
33:45Oui la légende veut
33:47qu'un Premier ministre
33:50nommé par le Président
33:50il remette sa lettre
33:52de démission
33:52non datée
33:53au Président
33:54qui la met dans son tiroir
33:55et au moment
33:57où il veut s'en séparer
33:58il l'appelle
33:59en disant
33:59j'accepte votre lettre
34:00de démission
34:01et c'est lui qui met la date
34:01donc il n'y a rien de prévu
34:03le Premier ministre
34:04est responsable
34:05devant le Parlement
34:06il est temps
34:06que ce soit le Parlement
34:08dans un esprit
34:09de parlementarisme
34:11et de compromis
34:12qui impose au Président
34:14son Premier ministre
34:15le Parlement
34:16tel qu'il est élu
34:17en est incapable
34:18alors que les Français
34:19ont demandé
34:20aux parlementaires
34:21ou en tout cas
34:22aux forces politiques
34:22entendez-vous
34:23et ça c'est pas encore possible
34:24Les mêmes Français
34:25qui sont 65%
34:26ont demandé à Emmanuel Macron
34:27de partir aussi
34:28donc ils sont constructifs
34:29et un peu dégagistes
34:30Non et puis c'est vrai
34:31que quand on dit
34:32les Français ont demandé
34:33en fait c'est une somme
34:34d'avis
34:35et je ne sais pas
34:36je ne sais pas
34:37dans cette question
34:38de philosophie politique
34:39je ne sais pas
34:40si c'est un avis cohérent
34:43Les Français
34:44ils ont aussi
34:44beaucoup voté RL
34:45dans l'équation
34:46c'est-à-dire que
34:47l'envie de gauche
34:48dans le pays
34:48l'envie d'Olivier Fort
34:50à Matignon
34:51c'est pas quelque chose
34:52que ça ne brise pas
34:54dans le métro
34:54ça ne brise pas
34:55sur les places des villages
34:56il n'y a pas beaucoup
34:57d'apéros pour dire
34:58on veut fort
34:58il y a plus des apéros
34:59qui célèbrent
35:00le départ de Bayrou
35:00on n'a pas beaucoup
35:02parlé des écologistes
35:04mais dans notre communauté
35:06du Poucain
35:06nous suggérait
35:07Marine Tondelier
35:07Premier ministre
35:08est-ce que c'est
35:09pareil
35:10avec la commission
35:12qu'on vient de députés
35:12avec moins de députés
35:13que les socialistes
35:14donc non
35:15ça ne peut pas mettre
35:16plus de gens derrière elle
35:17d'avoir cette étiquette
35:18plus écolo
35:19que socialiste
35:20par exemple
35:20mais c'est pas
35:21une question de mettre
35:22des gens
35:22c'est une question
35:23d'avoir des parlementaires
35:25on pourrait dire
35:30tiens
35:31il y aurait peut-être
35:31des insoumis
35:32qui préfèreraient
35:33mais je ne sais pas
35:35et puis il y aurait peut-être
35:36non
35:37ça n'a pas de logique
35:39je vais dire
35:39une horreur
35:40qui n'a pas de crédibilité
35:41mais je pense que
35:42Marine Tondelier
35:43c'est une bonne candidate
35:44pour une primaire de gauche
35:45par exemple
35:46en vue de la prochaine présidentielle
35:47et que dans l'équation
35:49un Yannick Jadot
35:50par exemple
35:51si on veut trouver un écolo
35:52je pense à plus de chances
35:53de trouver
35:54une façon de parler
35:56avec des macronistes
35:57tout en étant quand même
35:58quelqu'un
35:59dont on ne peut pas
36:00nier qu'il est de gauche
36:01Marine Tondelier
36:03il y a une
36:03encore une fois
36:04ce n'est pas du tout un défaut
36:05parce que dans d'autres circonstances
36:06c'est même une qualité
36:07mais il y a quelque chose
36:08d'une radicalité
36:09qui se dégage d'elle
36:11qui ne peut pas forcément
36:12faire le point d'équilibre
36:13des forces politiques
36:14telles qu'elles sont aujourd'hui
36:15bon après je pense
36:16qu'il ne faut pas
36:16que Yannick Jadot
36:17se prépare trop non plus
36:18la question ne se posera pas
36:20pour terminer
36:21est-ce que vous pourriez
36:21nous livrer vous peut-être
36:23vos pronostics
36:24ou votre pronostic
36:25de ce que
36:26ça prêterait à faire
36:27Emmanuel Macron
36:28j'ai compris
36:29qu'on excluait
36:30quand même en tout cas
36:31la possibilité
36:31d'une potentielle démission
36:33ça semble très compliqué
36:34même si c'est ce que
36:35martèle un peu les insoumis
36:36mais ça semble impossible
36:37une dissolution
36:38peu de chance également
36:39oui enfin
36:41on n'est pas dans la tête
36:45d'Emmanuel Macron
36:46et ça nous arrange bien
36:47ça m'a l'air d'être
36:48assez compliqué quand même
36:49et
36:50mais si on résume
36:52en termes de logique
36:53il n'y a pas grand monde
36:55qui a envie d'une
36:55dissolution
36:56même ceux qui disent
36:57dissolution
36:58dissolution
36:58ils le disent parce qu'ils savent
36:59que ça ne se fera pas
37:00mais je doute que
37:01les insoumis rêvent
37:02d'une dissolution
37:03et de se retrouver
37:04dans une législative
37:05aujourd'hui
37:06
37:07le NFP
37:09serait plus compliqué
37:10à mettre en oeuvre
37:11les socialistes
37:12en veulent pas
37:13parce que
37:13pour des raisons
37:14évidentes
37:16des chèques assurés
37:17LR
37:18pèse plus grand chose
37:19il n'y a que le RN
37:22qui veut une dissolution
37:23parce que
37:24je ne suis pas sûr
37:25que ça les arrange
37:25non plus au fond
37:26enfin on ne sait pas
37:27il n'y a pas
37:27et puis le bloc central
37:29si mal nommé
37:30comme l'a bien dit
37:31Jonathan
37:32n'en veut pas non plus
37:34parce que là
37:35il reviendrait
37:35en slip
37:36donc la logique
37:38il veut qu'il n'y en ait pas
37:39mais bon après
37:40après
37:41on ne fait pas toujours
37:42ce qu'on veut
37:42ils ne font pas toujours
37:43ce qu'ils veulent
37:43non ils ne font pas
37:44ce qu'ils veulent
37:44après je pense qu'il y a
37:45quand même
37:45l'enjeu il est plutôt
37:46de la maîtrise du récit
37:48en fait
37:48c'est d'arriver
37:48dans la période qui vient
37:50dont chacun a compris
37:51qu'elle allait rester
37:52insatisfaisante
37:53un peu navrante par moment
37:55source d'immobilisme
37:56voilà
37:58on va être dans cette espèce
37:59d'à peu près
37:59de stagnation
38:01pas très enthousiasmante
38:02c'est
38:03quel récit
38:05se dégage de tout ça
38:06quel dégagisme
38:07prend le pas sur l'autre
38:08quelle aspiration
38:09prend le pas sur l'autre
38:10et que ça
38:11ça peut durer
38:12parce que les municipales
38:13vont quand même
38:13prendre de la place
38:14c'est important
38:15pour les partis politiques
38:16et ça va prendre de la place
38:17après
38:18Emmanuel Macron
38:19comme lui
38:20personne ne peut le pousser dehors
38:21on sait très bien
38:22que même
38:23la demande de destitution
38:25portée par les insoumis
38:26institutionnellement
38:27c'est quand même
38:28l'ancienne
38:28crime de trahison
38:30il faut quand même
38:30arriver à rassembler
38:32deux tiers des parlementaires
38:33dans les deux chambres
38:34on est dans quelque chose
38:35dont ils savent très bien
38:36que ça n'aboutit pas
38:37donc c'est plus eux
38:38ça vient nourrir leur récit
38:39d'une fin de règne
38:40qui a déjà commencé
38:41donc c'est l'idée de dire
38:42que ce soit la dissolution
38:43contrainte
38:44ou que ce soit la destitution
38:45c'est de dire
38:46Macron n'a plus la main
38:47on est déjà dans l'après-Macron
38:48donc je pense que l'enjeu
38:49c'est plutôt
38:50qui arrive
38:50à créer
38:51l'envie
38:52d'avoir envie
38:53de quelle autre chose
38:54ah finir par Johnny
38:55ça c'est bien
38:55c'est peut-être même
38:58un enjeu de désir d'avenir
38:59non mais voilà
39:00il y a cette idée
39:01d'être désirable
39:02parce que là
39:02on a compris
39:02que le dégagisme
39:03était quand même
39:04ce qui motivait
39:05le plus les gens
39:06qu'il y a
39:07une certaine satisfaction
39:08quand même
39:09à pouvoir dégager
39:10un François Bayrou
39:10quand il est à ce point là
39:11à côté de la plaque
39:13mais on ne sent pas
39:14l'aspiration positive
39:15du côté RN
39:17ça existe
39:18ça pèse 30%
39:19en revanche
39:19de l'autre côté
39:20il y a un espèce
39:21de grand flou
39:21sur où est le centre
39:22de gravité de la gauche
39:23quel projet de transformation
39:25fait vraiment envie
39:26voilà
39:27et ça c'est
39:27je pense que personne
39:28n'a vraiment intérêt
39:30à ce que les cartes
39:30soient rebattues
39:31en revanche
39:32tout le monde a intérêt
39:33à espérer avoir
39:33la meilleure main possible
39:34quand la question se posera
39:35et bien merci beaucoup
39:37à tous les deux
39:37d'être venus avec nous
39:38ce midi
39:39pour disserter
39:40autour de ces différents
39:41scénarios possibles
39:42merci beaucoup
39:43Jonathan et Thomas
39:43d'avoir été avec nous
39:44merci à toi
39:45merci
39:45merci
39:47merci
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