00:00Du côté du Rassemblement national, on le sait, le parti le martèle depuis deux semaines.
00:05Faute de majorité pour eux, l'Assemblée doit être renversée.
00:08Il n'y a pas de majorité. Si vous avez des mesures qui plaisent au Rassemblement national,
00:14elles seront immédiatement censurées par les forces de gauche et inversement.
00:18La seule solution reste la dissolution.
00:21Une dissolution qui pourrait être favorable au RN, c'est ce que redoute la gauche.
00:25Pour les socialistes et les écologistes, la solution est claire, entrer au gouvernement.
00:29Je souhaite, en gros, qu'on respecte la démocratie, qu'on respecte les Françaises et les Français qui ont voté il y a un an à peine.
00:36Je ne vois pas de scénario où M. Macron puisse une troisième fois nommer quelqu'un de sa majorité.
00:42Moi, je n'ai pas peur de gouverner.
00:44Trop simple pour les insoumis. Pour eux, seul le départ d'Emmanuel Macron pourrait débloquer la situation.
00:49Vous voyez bien que M. Faure a déjà déchiré le programme du nouveau Front populaire
00:52pour nous dire maintenant, en fait, je veux rentrer à Matignon, quel que soit le programme.
00:56Mais ça, c'est pas possible.
00:56On est dans une situation de blocage.
00:58Le président de la République peut se retrouver dans une situation où il n'a pas d'autre choix que de partir.
01:02À droite, divisé par ce vote de confiance, le parti républicain s'oppose à l'entrée des socialistes au gouvernement.
01:08Le vrai débat, c'est que le programme qu'il porte est un programme de ruines.
01:1127 milliards d'impôts et de taxes supplémentaires.
01:14Vous n'attendez pas de nous aujourd'hui qu'on laisse cette gauche-là ruiner le pays.
01:17Les LR se rassembleront aujourd'hui pour, je cite, « formaliser les conditions nécessaires » pour tenter de redresser la situation et pour pouvoir avoir un budget avant la fin de l'année.
01:27On vous retrouve devant l'Elysée, Léopold d'Otbert.
01:30On le disait, Emmanuel Macron a promis de nommer rapidement un nouveau Premier ministre.
01:33Les choses devraient aller vite puisque François Bayrou est attendu dans la matinée pour remettre sa démission.
01:38Oui, la lettre est d'ailleurs prête.
01:42C'est une information qu'on vous donnait hier soir sur BFM TV.
01:45On va guetter le convoi de François Bayrou tout à l'heure.
01:48Et c'est vrai qu'on vous l'a beaucoup dit.
01:50Anne le disait tout à l'heure.
01:51Les choses devraient aller très vite.
01:54Parfois, ça a pris beaucoup de temps dans le passé.
01:56Mais là, vraiment, on comprend qu'il y a une volonté de la part du chef de l'État de ne pas laisser le siège vacant.
02:01Pourquoi ? Parce que quand on parle avec notamment des cadres macronistes,
02:05on nous dit, attention, attention pour Emmanuel Macron, si jamais il ne nomme pas rapidement un nouveau Premier ministre,
02:10toute la foudre va arriver directement sur lui.
02:13Vous allez me dire, c'est déjà le cas.
02:14Oui, mais les choses sont bien différentes d'il y a quelques mois.
02:17Désormais, avec cette censure à répétition, il y a un vrai risque pour le chef de l'État
02:21qui n'a plus beaucoup de cartouches dans sa besace.
02:25Vous allez peut-être me dire également qu'il y a ce mouvement social de demain du 10 septembre.
02:29Mais on m'indique du côté d'interlocuteurs du chef de l'État
02:31que ce 10 septembre ne rentre absolument pas dans l'équation pour la nomination de ce nouveau Premier ministre.
02:37Ce qui laisse penser que tout pourrait être vraiment très rapide.
02:40Pourquoi pas une nomination dès aujourd'hui, en tout cas dans les prochaines heures, c'est certain.
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