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  • il y a 5 mois
Au programme ce soir, le départ de François Bayrou de Matignon laisse place à de nouvelles incertitudes. A la veille d’un mouvement de colère sociale, Emmanuel Macron va-t-il reconstituer un nouveau gouvernement ? Va-t-il dissoudre ? Peut-il être contraint à la démission ? Réponse dans cette édition.

Nous reviendrons ensuite sur un autre feuilleton politique, celui des journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen payés par vos impôts mais acquis à la gauche.

Et puis pour terminer, un petit détour par la République tchèque qui connaîtra bientôt des élections législatives. Le gouvernement sortant, ouvertement atlantiste, devra affronter les patriotes de Babis, alliés du RN et de Viktor Orban au Parlement Européen.

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00:00Générique
00:00Madame, Monsieur, bonsoir. Très heureuse de vous retrouver pour cette nouvelle édition.
00:18Je compte bien sûr sur vous pour cliquer sur le pouce en l'air et écrire dans les commentaires.
00:23Au programme ce soir, le départ de François Béroud de Matignon laisse place à de nouvelles incertitudes.
00:29À la veille d'un mouvement de colère sociale, Emmanuel Macron va-t-il reconstituer ?
00:33Un nouveau gouvernement va-t-il dissoudre ? Peut-il être contraint à la démission ? Réponse dans cette édition.
00:39Nous reviendrons ensuite sur un autre feuilleton politique, celui des journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen,
00:45payés par vos impôts mais acquis à la gauche.
00:48Et puis pour terminer, un petit détour par la République tchèque qui connaîtra bientôt des élections législatives.
00:53Le gouvernement sortant, ouvertement atlantiste, devra affronter les patriotes de Babiche,
00:59alliés du RN et de Viktor Orban au Parlement européen.
01:05Après Béroud, à qui le tour ?
01:08À l'aube du mouvement du 10 septembre, la démission du Premier ministre remet Emmanuel Macron sur le devant de la scène.
01:13La position préférée du chef de l'État, qui a différentes clés en main, y compris sa propre démission.
01:20Mais ne rêvons pas.
01:20Voici le résultat du scrutin.
01:25Nombre de votants, 573.
01:28Nombre de suffrages exprimés, 558.
01:31Majorité absolue des suffrages exprimés, 280.
01:35Pour l'approbation, 194.
01:38Contre, 364.
01:40L'Assemblée nationale n'a pas approuvé la déclaration de politique générale,
01:45conformément à l'article 50 de la Constitution.
01:47Le Premier ministre doit remettre au Président de la République la démission du gouvernement.
01:54Comme prévu, Béroud a joué et Béroud a perdu.
01:58Lundi soir, le vote des parlementaires n'a pas laissé de place à l'hésitation ou au faux-semblant.
02:03Avec 364 voix contre la confiance, c'est un échec cuisant qu'a essuyé le Bernay.
02:09A noter que 13 membres de la droite républicaine ont voté contre le Premier ministre,
02:14alors même que leur patron, Bruno Retailleau, est au gouvernement.
02:17Un député du socle commun a également choisi de s'abstenir,
02:21laissant entrevoir l'explosion pure et simple des espoirs de reconstituer un semblant de force politique.
02:27François Béroud était donc dans l'obligation de remettre la démission de ce gouvernement au Président de la République.
02:33C'est d'ailleurs ce qu'il a fait en début d'après-midi ce mardi, sans doute le temps de profiter une dernière fois de la cantine de Matignon,
02:40dont les couloirs sont désormais libérés.
02:43Le problème de gouvernance reste toutefois entier à l'Elysée.
02:47De l'intérêt pour Emmanuel Macron de maintenir le suspense autour du prochain Premier ministre.
02:52Une nouvelle diversion pour tenter de passer sous silence la question de sa démission,
02:56qu'il refuse toujours d'envisager malgré le blocage politique.
02:59Et si le départ du chef de l'État n'est pas prévu, la dissolution n'est pas davantage automatique.
03:05Emmanuel Macron se serait d'ailleurs laissé aller à écarter cette possibilité.
03:09Pourtant, c'est ce que réclame une large part de l'opposition,
03:12à commencer par Marine Le Pen, la présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale.
03:17J'entends dire ici et là qu'il n'y aura pas de dissolution parce qu'Emmanuel Macron n'y aurait pas intérêt.
03:23Mais ni les règles de la démocratie ni la Constitution ne prévoient que le président de la République agisse par intérêt.
03:32Il doit agir par devoir et, en l'occurrence, dans l'intérêt supérieur du pays.
03:38Et s'il dispose de pouvoir pour permettre l'exercice de la démocratie et le fonctionnement des institutions,
03:50c'est pour les mettre en œuvre quand la situation l'exige.
03:55Tout laisse penser juridiquement, politiquement, voire moralement,
03:59que la dissolution n'est donc pas pour lui une option, mais une obligation.
04:04Mais Emmanuel Macron a déjà montré qu'il cédait rarement à ses obligations, surtout quand elles étaient morales.
04:09En revanche, s'agissant d'imposer une allocution à 20h aux Français, c'est un mais dont il ne se lasse pas.
04:15Ainsi, nombre de commentateurs se préparaient à l'idée d'une grande messe ce mardi soir.
04:20Reste à savoir ce qu'Emmanuel Macron pourrait annoncer de bon, puisque son départ n'est pas au programme.
04:25La nomination d'un nouveau Premier ministre est annoncée comme rapide.
04:29Certains pensent audacieusement que la révélation pourrait même être imminente, en tout cas,
04:34ça se bouscule déjà sur la ligne de départ.
04:36Eh bien non, moi je ne suis pas, comme on dit, une assise.
04:39Je suis capable, évidemment, et je l'ai montré dans toute ma courte carrière politique que je prenais des risques.
04:44Donc si, d'aventure, il fallait assumer cette mission-là, évidemment, je ne rechignerai pas.
04:50Mais c'est le choix du président de la République.
04:51Yaël Braun-Pivet se tient donc prête pour de nouvelles aventures.
04:55Pas sûr toutefois qu'elle puisse faire mieux que le Béarnet.
04:57En effet, l'actuelle présidente de l'Assemblée nationale ne donnerait pas satisfaction à la gauche,
05:03considérée comme macroniste de la première heure, et les Républicains se décrédibiliseraient encore davantage en participant à un tel gouvernement.
05:12Quant au RN, il pourrait s'en contenter dans la mesure où Yaël Braun-Pivet a toujours été gentille et respectueuse envers ses membres.
05:18Un peu court pour un blanc-seing.
05:19En réalité, les hypothèses quant au prochain Premier ministre soulèvent toute la question de la confiance,
05:25qui sera très difficile à obtenir d'une majorité de parlementaires.
05:29Bien sûr, le camp présidentiel, de plus en plus réduit, agitera les besoins d'un budget avant la fin de l'année,
05:35bien qu'il puisse ensuite passer par une loi de finances rectificative.
05:38Le laïus sera donc toujours le même, la menace du chaos.
05:43Un totem qui repoussera la censure du prochain locataire de Matignon.
05:47Emmanuel Macron, non content de refuser de partir, semble donc également écarter l'hypothèse démocratique de la dissolution,
05:54qui pourrait effectivement lui apporter encore moins de députés que lors des législatives de 2024.
05:59Si elles étaient convoquées, ces élections pourraient consacrer le Rassemblement national,
06:03qui espère envoyer Jordan Bardella au poste de Premier ministre.
06:07La France vivrait alors une cohabitation inédite, où la gouvernance serait particulièrement complexe,
06:13même avec une majorité absolue.
06:14Par ailleurs, si l'URN était majoritaire, avec le président En Marche,
06:18on aurait également des cris d'orfraie médiatique pour annoncer le chaos à cause du gouvernement.
06:24Le même argument qui alerte également sur le mouvement prévu demain, le 10 septembre,
06:29une opération qui pourrait d'ailleurs trouver un nouveau carburant dans l'allocution présidentielle.
06:33Mais comme toujours avec la Macronie, la mobilisation, quelle que soit sa forme,
06:37ne sera pas entendue autrement que comme un mouvement à briser.
06:41Cette journée a été confisquée, si j'ose dire, a été totalement détournée
06:44par les insoumis, par l'extrême-gauche, par l'ultra-gauche.
06:49Ce qui fait qu'il y aura sans doute moins de mobilisation que ce qui pouvait être prévu.
06:53On ne rebondira pas sur le terme de confiscation,
06:55qui au vu des conséquences des résultats des dernières législatives,
06:58ne devrait plus jamais être utilisé par un membre du gouvernement.
07:01En effet, s'il est clair que l'extrême-gauche cornacra une bonne partie des mobilisations de mercredi,
07:07crier à la récupération ne règle pas pour autant les raisons de la colère citoyenne légitime.
07:13Par ailleurs, la volonté délibérée, qui a toujours primé depuis 2017
07:16de laisser libre cours aux exactions des Black Blocs,
07:19ne laisse pas d'autre choix que de penser que le pouvoir en place
07:23espère les débordements pour nuire à quelconque contestation populaire.
07:28Rappelons que les membres des Black Blocs sont globalement connus par les services
07:31et qu'ils peuvent être mis hors d'état de manifester et donc de casser en ce qui les concerne,
07:37assez simplement.
07:38Si tel n'est pas le cas, c'est donc que c'est un choix délibéré de la part du pouvoir,
07:42à croire que ceux qui agitent la menace du chaos le façonnent méthodiquement jour après jour.
07:52Retour sur le flagrant délit de parti pris pour deux journalistes du service public,
07:57Patrick Cohen et Thomas Legrand.
07:59Deux voix importantes de France Inter ont été filmés.
08:01alors qu'ils dévoilaient leur plan pour favoriser la gauche.
08:04Explication de Renaud de Bourleuf.
08:07Le penchant politique des journalistes du service public n'est plus un secret de Polichinelle.
08:12Vendredi, le magazine L'Incorrect a publié trois vidéos, filmées début juillet,
08:15dans un café du 7e arrondissement de la capitale.
08:18Nous y voyons à table Thomas Legrand et Patrick Cohen,
08:20tous les deux journalistes à France Inter, chaîne de radio publique,
08:23et donc rémunérés avec vos impôts.
08:25Ils discutent avec Luc Broussy, président du Conseil national du Parti socialiste,
08:29Pierre Jouvet, député européen,
08:31et chargé au sein du Parti socialiste de la stratégie électorale.
08:35Dans la première vidéo, nous voyons ces quatre individus échangés au sujet des élections municipales parisiennes de 2026,
08:40et de la manière de barrer la route à la candidate de la droite et de la Macronie, Rachida Dati.
08:44Nous on fait ce qu'il faut, disait le journaliste, un travail de militant, donc.
08:56Dans la deuxième vidéo, les quatre intéressés évoquent l'hypothèse d'un duel de second tour entre Raphaël Glucksmann et Marine Le Pen,
09:02et dans la troisième, ils se plaignent que de nombreuses rédactions, dont le Figaro, ne sont pas assez favorables aux énergies renouvelables.
09:07Rachida Dati a réagi quant aux attaques évoquées contre elle,
09:11plus si genre des propos graves et contraires à la déontologie qui peuvent exposer à des sanctions.
09:16Maître Philippe Prigent, avocat au barreau de Paris, souligne que la question n'est pas seulement déontologique.
09:21Alors, ce n'est pas l'ordre déontologique qui leur interdit, c'est le code pénal.
09:25On n'a pas le droit d'utiliser une fonction publique pour laquelle on est payé par de l'argent public,
09:31afin de mettre en œuvre un positionnement politique ou de soutenir une ligne politique ou un camp parmi d'autres.
09:41Juste, on n'a pas le droit de faire ça avec de l'argent public.
09:44L'argent public doit être utilisé, au moins en théorie, dans l'intérêt général.
09:48Là, visiblement, ces messieurs utilisent leur position qui est conférée par une entité publique
09:57pour faire de la promotion d'un camp en étant payé de la même manière
10:04que si quelqu'un était payé par de l'argent public comme inspecteur des finances ou autre.
10:10Il se servait de son travail d'inspecteur des finances pour soutenir un camp politique,
10:13par exemple en disant que je vais protéger les partis politiques que j'aime bien,
10:18à des enquêtes fiscales et je vais enquêter fiscalement et puis même prélever de l'argent
10:21qui n'a pas de raison d'être prélevé à des camps politiques, enfin des partis politiques que je n'aime pas.
10:26Donc la question est vavement déontologique si on veut,
10:30mais poser la question sous l'angle de la déontologie est malheureusement bien dans de ça de la réalité.
10:34C'est comme si on apprenait qu'un président de l'université violait une étudiante.
10:38Il y a peut-être un manquement à la déontologie, mais c'est beaucoup plus grave que ça.
10:41Là, les bons hommes devraient être en garde à vue.
10:44Ce n'est évidemment pas l'avis des deux intéressés.
10:46Thomas Legrand s'est défendu dans un éditorial intitulé
10:48« Oui, j'ai pris un café avec deux socialistes », publié dimanche dans le journal Libération.
10:54Reste que Thomas Legrand a été suspendu à titre conservatoire par France Inter.
10:58Il devait animer dimanche avant 9h un échange avec un invité.
11:01En revanche, hier lundi, Patrick Cohen a tranquillement fait son éditorial
11:05dans la matinale de la radio publique.
11:07Pendant ce temps, l'ARCOM a affirmé qu'elle recueillerait dans les meilleurs délais
11:10tous les éléments d'explication auprès de Radio France et France Télévisions
11:13afin de s'assurer du respect par le service public de l'audiovisuel
11:16de ses obligations d'impartialité et d'indépendance.
11:20Reste à savoir quelles seront les suites concernant les deux journalistes.
11:22Alors très vraisemblablement rien parce que la France est une réplique banalière.
11:26C'est-à-dire que dans un pays normal, les bons hommes seraient déjà en garde à vue.
11:28Il va très vraisemblablement rien se passer du point de vue pénal
11:31parce que le parquet de Paris est une blague dans les affaires politiques.
11:34Il va très vraisemblablement rien se passer avec l'ARCOM
11:37parce que l'ARCOM aussi est une vaste blague.
11:39L'ARCOM d'ailleurs, il y a un arrêt TV
11:41quand il concerne le Cercle Droits et Libertés,
11:44le GYM, l'ASLA, ces trois associations.
11:47Concernant justement les temps de parole,
11:50l'ARCOM a dit, et elle l'a dit d'abord,
11:53elle l'a dit devant le Conseil d'État,
11:54le Conseil d'État a validé que donner 90% du temps de parole
11:58à la coalition de second tour qui gagne les élections depuis 2017,
12:01donc qui va de Jean-Luc Mélenchon à Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau
12:05en passant par l'Atal, Horizon, le PS, tout ce qu'on veut.
12:10Cette coalition-là a 90% du temps de parole
12:12selon les chiffres mis en ligne par l'ARCOM elle-même.
12:15Le Conseil d'État vous dit, pendant de plus des années,
12:17le Conseil d'État vous dit, ouais, c'est tout à fait normal,
12:18la majorité a 90% du temps de parole,
12:21l'opposition a 10% du temps de parole,
12:23il n'y a pas de déséquilibre significatif.
12:26Donc il ne va rien se passer avec l'ARCOM parce que c'est une farce.
12:28Peut-être que l'un des deux se prendra un blâme.
12:33Au bout de 15 blâmes, il aura un avertissement.
12:35Au bout de 15 avertissements, il aura un rappel à l'ordre.
12:37Au bout de 15 rappels à l'ordre,
12:39il y aura peut-être une suspension de 3 jours,
12:41enfin ce genre de choses.
12:42Il ne va vraisemblablement rien se passer
12:43parce que nous sommes une république bananière.
12:45Une république bananière dont les éminences
12:47n'acceptent pas qu'on reprenne leur méthode.
12:49Ainsi, en 2018, le même Patrick Cohen
12:51jugeait remarquable que Laurent Wauquiez
12:53ait été filmé et enregistré à son insu.
12:55La loi dit qu'on ne doit pas enregistrer les gens à leur insu.
12:58Mais il y a une démarche journalistique,
12:59moi qui me semble tout à fait légitime.
13:02L'arroseur n'apprécie pas d'être arrosé.
13:07Et partons maintenant en Europe
13:09avec des élections législatives à venir en Tchéquie.
13:11Début octobre, le duel s'annonce rude
13:13entre le gouvernement sortant très atlantiste
13:15et les populistes emmenés par le milliardaire Andréj Babich,
13:18allié du Rassemblement National et de Victor Orban
13:21au Parlement européen.
13:22Le décryptage de Nicolas Delamberterie et Alimoudine Ousmani.
13:27Une campagne électorale tendue
13:28va animer tout le mois de septembre en Tchéquie
13:31puisque le favori des élections,
13:34le populiste Andréj Babich,
13:36a été victime d'une agression physique
13:38pendant une réunion de campagne
13:39ayant été frappée à la tête à coup de béquille.
13:42Plus de peur que de mal pour l'ancien Premier ministre
13:45qui est rapidement ressorti de l'hôpital.
13:47Mais c'est le symbole d'une campagne électorale tendue
13:49où deux blocs s'affrontent.
13:51D'une part, le pouvoir en place,
13:54incarné par le Premier ministre sortant Peter Fiala,
13:57un ultra-atlantiste de centre-droit
13:59qui est en poste depuis fin 2021.
14:01Durant sa mandature,
14:03Fiala s'est illustré par un volontarisme atlantiste
14:05très prononcé et remarqué à l'international,
14:09puisque c'est notamment la Tchéquie
14:10qui avait pris la tête d'une initiative
14:12pour que l'Europe constitue un fonds commun
14:14en vue d'acheter des armes pour l'Ukraine.
14:16Mais après des années économiquement difficiles pour les Tchèques,
14:20entre le Covid et la guerre en Ukraine,
14:22ou encore le rejet bruyant du Green Deal
14:24par les agriculteurs tchèques,
14:26la popularité de Peter Fiala est assez déclinante.
14:30A l'inverse, Andrei Babich,
14:32qui a occupé le poste de Premier ministre
14:34entre 2017 et 2021,
14:36caracole en tête des sondages
14:38et espère retrouver la tête de l'exécutif
14:40après les élections.
14:41Selon Alimoudine Ousmani,
14:43Babich est parvenu à mener jusqu'à présent
14:45une campagne répondant aux attentes
14:47de l'électorat tchèque déclassé
14:49par les difficultés économiques.
14:51Beaucoup de Tchèques disent avoir perdu
14:53en niveau de vie.
14:54Babich joue sur cette lassitude.
14:57Son programme est simple et direct.
14:59Plafonner les prix de l'énergie
15:01est nationalisé totalement Tchèze,
15:03le géant énergétique tchèque
15:05majoritairement contrôlé par l'État
15:07qui produit et distribue l'essentiel
15:09de l'électricité du pays.
15:11Il promet aussi de baisser les impôts
15:13et de ramener l'âge de la retraite à 65 ans.
15:16Sur l'Ukraine, il défend l'aide humanitaire
15:18mais refuse un soutien militaire illimité.
15:21Et sur l'immigration,
15:22il critique la politique de Bruxelles.
15:24Ce mélange lui permet de rassembler
15:26eurosceptique et pragmatique
15:28autour d'un discours centré sur le quotidien.
15:31Sa force est aussi dans la mémoire collective.
15:34Pour beaucoup, la période 2017-2021
15:37de son gouvernement évoque une stabilité économique
15:40pré-Covid, malgré les scandales
15:42de népotisme et de corruption
15:44qui l'ont éclaboussé.
15:45Aujourd'hui, les électeurs semblent privilégier
15:48le pouvoir d'achat et les mesures concrètes
15:50à la probité.
15:52Babiche vise avant tout
15:53les employés des régions périphériques,
15:55les retraités et les classes populaires,
15:58qui se sentent fragilisés
15:59par l'instabilité actuelle.
16:01Rien pourtant n'a été épargné à Babiche
16:03pour essayer de l'empêcher
16:04de retourner aux affaires,
16:06puisque le gouvernement actuel
16:07a fait en sorte qu'il ait à rembourser
16:09diverses subventions européennes
16:11dont ont bénéficié ses entreprises,
16:13tandis qu'il y a deux ans,
16:15il a subi un procès
16:16sur ces questions de subvention,
16:17d'où il est ressorti acquitté.
16:19Autre originalité de la campagne,
16:21plus de 4 tchèques sur 10
16:23redoutent selon un sondage
16:24des ingérences de l'Union européenne
16:26dans la campagne électorale.
16:28D'ailleurs, une autre ingérence
16:29ne fait aucun doute,
16:31celle de la direction de l'OTAN,
16:32puisque le secrétaire général de l'OTAN
16:34le néerlandais Mark Rutte
16:36a publiquement félicité
16:38le gouvernement sortant
16:39pour son engagement
16:40en faveur de l'Ukraine
16:41et de l'Alliance atlantique.
16:43Pas certain toutefois
16:44que ces ingérences
16:45soient au goût des électeurs tchèques,
16:47souvent insaisissables
16:48pour la plupart des observateurs extérieurs.
16:51En effet,
16:52dans la nature profonde
16:53de son identité nationale,
16:55la Tchéquie présente
16:56des caractéristiques souvent méconnues
16:58qui influent dans son identité politique.
17:00Alors que la Slovaquie voisine
17:02est marquée par l'ancrage catholique
17:04et par un sentiment russophile
17:06issu de la période communiste,
17:07la Tchéquie est l'un des pays
17:09les plus athées d'Europe,
17:10voire même du monde,
17:11une orientation qui remonte
17:13à la révolution religieuse uscite
17:15du début du XVe siècle.
17:17La conséquence observable
17:19de cette tendance
17:19dans la société tchèque
17:21est la force du courant libertarien,
17:24ce qui induit une euro-indifférence
17:26ou un euro-scepticisme
17:28assez profond,
17:28mais aussi un poids conséquent
17:30de partis assez inclassables
17:32comme le parti pirate.
17:34En tout état de cause,
17:35la composition du prochain gouvernement tchèque
17:37sera sans doute déterminée
17:39par le résultat des petits partis.
17:41En effet,
17:41le mode de scrutin proportionnel
17:43fait qu'aucun parti
17:44ne devrait obtenir à lui seul
17:46de majorité absolue au Parlement
17:48qui compte 200 sièges.
17:50En 2021,
17:51c'est d'ailleurs le recul des scores
17:52du parti communiste tchèque
17:54qui soutenait le gouvernement babiche
17:56de l'extérieur
17:57qui a conduit
17:58à la chute de babiche.
17:59Cette année,
18:00babiche devrait toutefois
18:01pouvoir compter
18:02sur deux alliés potentiels,
18:04entre la coalition nationaliste
18:05emmenée par Tomio Okamura,
18:07un homme politique
18:08quelque peu fantasque
18:10ayant des origines
18:11japonaises et coréennes,
18:12et les communistes
18:13qui ont formé
18:14une coalition
18:14avec d'autres partis de gauche
18:16et devraient eux aussi
18:17franchir la barre des 5%.
18:19Un retour au pouvoir
18:20d'Andrei Babiche
18:21devrait en premier lieu
18:22ravir le hongrois
18:23Victor Orban
18:24et le slovaque
18:25Robert Fizzo
18:26qui sont souvent bien isolés
18:27dans les rapports de force
18:28à Bruxelles
18:29et se réjouiront sans doute
18:30d'avoir un petit allié
18:32supplémentaire
18:33pour faire porter leur voix
18:34dans la marée
18:35euro-mondialiste
18:36de Bruxelles.
18:37Résultat des courses
18:38le samedi 4 octobre prochain.
18:40Et on poursuit avec l'actualité
18:45en bref en France.
18:50Des nouvelles du vivre
18:51tous ensemble
18:52ce mardi matin
18:53à Paris
18:53en Seine-Saint-Denis
18:54et dans les Hauts-de-Seine
18:56des têtes de cochons
18:57ont été retrouvées
18:58aux abords
18:58de lieux de culte musulmans
18:59alors que cette viande
19:00est considérée
19:01comme impropre
19:02dans l'islam.
19:03Une provocation débile
19:04qui illustre à nouveau
19:05les conflits
19:06de communautés
19:07qui se multiplient
19:08en France
19:08avec l'essor de l'immigration
19:10et les tensions inhérentes.
19:12Laurent Nouniez
19:13le préfet de police de Paris
19:14a annoncé
19:15qu'une enquête
19:15avait été immédiatement
19:17ouverte
19:18pour retrouver
19:18les auteurs
19:19des actes
19:19qu'il juge abjectes
19:20et que le ministre
19:21de l'Intérieur
19:22Bruno Retailleau
19:23a considéré
19:23comme une sorte
19:24de profanation.
19:26Le Crédit Agricole
19:27passe à la Caisse.
19:28Lundi
19:29c'est devenu
19:29la première banque française
19:31à solder avec la justice
19:32son implication
19:33dans l'affaire
19:33dite du KUMKUM
19:35un mécanisme d'arbitrage
19:36de dividendes
19:37permettant
19:38à des actionnaires
19:38étrangers
19:39d'échapper à l'impôt.
19:41Sa filiale de financement
19:42Cassib
19:42a accepté
19:43une convention judiciaire
19:44d'intérêt public
19:45avec le parquet national financier
19:47validé
19:47par le tribunal judiciaire
19:49de Paris
19:49et versera
19:5088 millions
19:52200 mille euros
19:53pour éviter
19:54un procès.
19:55La banque
19:55reconnaît ainsi
19:56des effets de blanchiment
19:57aggravés
19:57de fraude fiscale
19:58après avoir déjà payé
19:5946 millions d'euros
20:00de redressement.
20:01Entre 2013 et 2021
20:03ces traders
20:03ont mené
20:042500 opérations
20:05générant environ
20:0650 millions d'euros
20:07de profit.
20:08Cette décision
20:09ouvre une brèche
20:09et accroît la pression
20:10sur BNP Paribas,
20:11la société générale
20:12Natixis
20:13et HSBC
20:14encore visées
20:15par des enquêtes
20:16similaires.
20:17Des bonbons
20:18qui font goûter
20:19le patrimoine
20:20d'une région
20:20alors que les cachous
20:21la jaunissent.
20:22Ces petits bonbons
20:23à la réglisse
20:23nés à Toulouse
20:24ont disparu
20:25des rayons
20:26depuis plusieurs mois.
20:27Un entrepreneur
20:27souhaite relancer
20:28la production.
20:29Le patron des ateliers
20:30de Tonton Pierrot
20:31situé dans l'Hérault
20:33a fait cette proposition
20:34au groupe néerlandais
20:35Perfetti
20:36Van Melle
20:37qui avait arrêté
20:38la production
20:39et la distribution
20:39des cachous
20:40la jaunie.
20:41Pour l'entrepreneur
20:42Erol Tais
20:42il s'agit d'une partie
20:43du patrimoine
20:44toulousain
20:44qu'il faut défendre.
20:50Et à présent
20:50le tour du monde
20:52en bref.
20:56L'Espagne
20:56n'a rien à envier
20:57à la France
20:58en matière
20:58de santé publique.
20:59à l'hôpital de Terrassa
21:00à Barcelone
21:01une femme
21:01a mis fin à ses jours
21:02au sein même
21:03du service des urgences
21:04après avoir attendu
21:05d'avoir un lit
21:06pendant plus de 48 heures.
21:07La patiente
21:08atteinte de troubles psychiatriques
21:09attendait une place
21:10dans le service
21:11pour être internée.
21:12Le personnel consterné
21:13déplore une situation
21:14tout bonnement hallucinante.
21:15Certains soignants
21:16de l'établissement
21:16expliquent que des patients
21:18auraient attendu aux urgences
21:19plus d'un mois
21:20pour avoir une place
21:20dans un service adapté.
21:22Le record serait
21:22de cinq semaines
21:23passées aux urgences.
21:26Nouveau remous
21:26autour des navires humanitaires
21:28pour Gaza.
21:28Un millier de personnes
21:29se sont rassemblées dimanche
21:30à Sidi Bou Saïd
21:31près de Tunis
21:32pour accueillir
21:32la flottille humanitaire
21:33partie de Barcelone
21:34en direction de Gaza
21:35à bord des députés
21:36et eurodéputés LFI.
21:38Le départ vers Gaza
21:39des navires
21:39de la Global Summit Flottia
21:41a été repoussé à mercredi
21:42pour des raisons techniques
21:43et logistiques.
21:45Par ailleurs,
21:45les responsables
21:45de la flottille
21:46disent qu'un des bateaux
21:47a été frappé par un drone
21:48dans la nuit de lundi
21:49à mardi au large de Tunis
21:50tandis que les autorités
21:51tunisiennes
21:51demandent l'information.
21:53L'initiative de la flottille
21:53vise officiellement
21:54à ouvrir un corridor humanitaire
21:56et à dénoncer
21:56le blocus de l'enclave.
21:58En réalité,
21:58la nature même
21:59des personnalités à bord
22:00de ces embarcations
22:00semble rendre
22:01l'initiative contre-productive.
22:03Lors d'un précédent voyage,
22:04une passagère
22:04avait été arrêtée
22:05par les autorités israéliennes
22:06en possession de drogue.
22:08Des aveux pour Avir Milay.
22:10Dimanche en Argentine,
22:10le parti libertarien du président
22:12a perdu une élection locale
22:13dans la province de Buenos Aires,
22:15un territoire
22:15qui compte un tiers
22:16de l'électorat.
22:17Il faut noter
22:18que la province de Buenos Aires
22:19est un fief péroniste
22:20et qu'une victoire
22:20des soutiens du président
22:21était presque inimaginable.
22:23Mais l'écart est encore
22:24plus important que prévu,
22:25seulement 34%
22:26pour la liberté d'Avanza
22:28contre 47%
22:29pour le parti de centre-gauche.
22:31Mi-octobre,
22:32des élections législatives
22:33de demi-mandat
22:34auront lieu
22:34pour renouveler
22:35un tiers du Sénat
22:35et la moitié des députés.
22:37Avir Milay garde
22:3840% d'opinion favorable
22:39tout en reconnaissant
22:40la défaite de son parti dimanche.
22:42Il annonce la poursuite
22:43et l'approfondissement
22:44de sa politique.
22:45Au Japon,
22:46on s'est démissionné.
22:47Le Premier ministre Shigeru Ichiba
22:49a annoncé sa démission dimanche
22:50moins d'un an après
22:51son arrivée au pouvoir.
22:52L'ancien ministre de la Défense
22:54et de l'Agriculture
22:55avait convoqué
22:55des législatives anticipées
22:57dès octobre,
22:58mais son pari s'était soldé
22:59par la perte
22:59de la majorité absolue
23:00du Parti libéral-démocrate,
23:02contraint depuis
23:02à négocier avec l'opposition.
23:04Critiqué pour sa gestion
23:05de l'inflation
23:06et des hausses de prix,
23:07ainsi que pour plusieurs faux pas
23:08médiatisés,
23:09il était soumis
23:09à une pression croissante
23:10après les démissions en chaîne
23:11de hauts responsables du PLD.
23:13Âgé de 68 ans
23:14et issu d'une minorité chrétienne,
23:16Shigeru Ichiba
23:16s'était engagé
23:17à créer un nouveau Japon
23:18face au déclin démographique.
23:20Sa cote de popularité
23:21avait pourtant récemment rebondi,
23:23porté par un accord commercial
23:24avec Washington.
23:29Et voilà,
23:30c'est déjà la fin
23:30de cette édition.
23:32Dès à présent,
23:32retrouvé choc du monde,
23:33Édouard Chaneau
23:34reçoit le général
23:35Jean-Claude Allard
23:36pour évoquer
23:37cette guerre latente
23:38entre les États-Unis
23:39et la France.
23:40Le déploiement
23:42des drones,
23:43énormément de drones,
23:44avec trois niveaux de drones,
23:45le drone de contact,
23:46qui est utilisé
23:47sur la ligne de contact
23:48et que l'on voit souvent
23:49à la télé
23:50pour chasser les soldats.
23:51Et puis,
23:52le drone
23:52qui attaque
23:53dans la profondeur
23:54et qui supplé
23:55un petit peu
23:56l'aviation
23:57et en coordination
24:00avec les missiles balistiques
24:04peut taper
24:04dans la profondeur
24:05d'un dispositif.
24:06Et des deux côtés,
24:07puisque l'Ukraine
24:09met au point
24:10un missile
24:11et a déjà attaqué
24:12des raffineries
24:13de pétrole
24:14et des bases aériennes
24:18russes.
24:19Donc,
24:20la guerre
24:20dans la profondeur
24:22par les voies aériennes,
24:24par les drones.
24:25Et donc,
24:26l'enseignement,
24:27c'est en contrepartie
24:29la défense anti-aérienne
24:31contre tous ces effets
24:33qu'il faut développer.
24:34Demain,
24:34dès 7h,
24:35découvre un nouveau Zoom
24:36avec le journaliste
24:37Francis Bergeron.
24:38Il présente son dernier roman
24:39en jeunesse,
24:40Le clan des Bours de Soule,
24:42le secret du camp
24:43de Boulogne-sur-Mer.
24:44C'est à présent
24:45le moment de se quitter.
24:46Merci à tous
24:47pour votre fidélité.
24:48Rendez-vous bien sûr
24:49demain
24:49pour une nouvelle page
24:50d'actualité.
24:51Bonsoir.
24:52Sous-titrage Société Radio-Canada
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