- il y a 5 mois
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00:00Rappel de l'info.
00:01Europe 1 Soir, 19h-21h, Pierre Deville.
00:05Toujours avec Jean-Michel Salvatore et Sébastien Ligné pour commenter l'actualité.
00:08John Christopher Roland est là, il est maître de conférence à l'université Paris-Nanterre.
00:12On a besoin de vos lumières, John Christopher Roland.
00:14Qu'est-ce qui se passe maintenant, je vais dire formellement selon la Constitution ?
00:22Donc demain, vraisemblablement, M. Bayrou ira voir M. Macron pour présenter sa démission.
00:28Mais, et c'est toute la magie de la Ve République, il reste Premier ministre pour gérer les affaires courantes.
00:35Tout à fait, les affaires courantes.
00:36Donc d'ailleurs, on se demande si ces affaires courantes peuvent englober, pourquoi pas, la préparation d'un budget.
00:41Il y a une jurisprudence qui semble aller dans ce sens-là.
00:45Maintenant, l'indication qui est donnée, c'est qu'un Premier ministre sera nommé dans les tout prochains jours.
00:49Alors, les tout prochains jours...
00:50Enfin, vous connaissez Emmanuel Macron.
00:51Oui, ça peut être après les Jeux Olympiques.
00:52Les tout prochains jours d'Emmanuel Macron, c'est...
00:54Tu dois être trois mois.
00:54Hein ?
00:54Ça peut être trois mois, voilà.
00:55Ça peut être, effectivement, il se dit le maître des horloges.
00:59Donc, ça va être, si vous voulez, la même difficulté, sauf s'il y avait déjà un plan en amont.
01:05Ce que j'ignore, c'est que, vous voyez, on a, par exemple, un groupe LR qui dit, moi, si c'est un Premier ministre de gauche,
01:11eh bien, je ne participerai pas, si vous voulez, à une coalition.
01:14En réalité, la Bruno Retailleau refuse l'effort qu'il a pourtant sollicité du Parti Socialiste de ne pas censurer, pardon, un gouvernement qui comprendrait, peut-être un Premier ministre de gauche, ou dit de gauche, parce qu'il y a encore cette question-là aussi qui va jouer.
01:28C'est-à-dire que, selon la personne que vous choisissez, je ne suis pas sûr que Bernard Cazeneuve apparaisse comme une personne de gauche, par exemple, pour le bloc LFI, voire les écologistes.
01:36C'est un doux euphémisme, je ne sais pas, alors, vous faites dans la poésie, c'est bien, dans la dentelle.
01:41Il faut un peu de poésie en ce moment, parce que c'est vraiment dans l'inconnu.
01:44Est-ce qu'on a vraiment la place et le temps pour la poésie ?
01:47J'avais une autre question pour vous, sur la dissolution.
01:51Alors, dissolution, ça implique quand même beaucoup de paramètres, comment est-ce que vous voyez les choses ?
01:56Alors, encore une fois, c'est sous toute réserve, puisqu'il nous a habitués à la surprise, on me dit qu'il aime être disruptif.
02:03Bref, quand il donne l'indication qu'il va nommer un Premier ministre, c'est que déjà, le signal envoyé, à ce moment-là, tout peut évoluer.
02:10Ce n'est pas un signal qui va vers la dissolution, pour des raisons sans doute organisationnelles.
02:15On parle aussi, pourquoi pas, d'un référendum.
02:17C'est ce qu'on se disait tout à l'heure pendant la pause, un référendum, notamment sur la proportionnelle,
02:21où là, s'il était adopté par les Français, pourquoi pas envisager une dissolution à ce moment-là ?
02:26Rien ne garantit une victoire au référendum, non pas parce que la question n'intéresserait pas,
02:30mais parce qu'elle serait peut-être trop associée à la figure du Président de la République.
02:33C'est le danger du référendum, on ne l'a pas suffisamment utilisé dans l'histoire de la Ve République,
02:37par conséquent, il s'est usé. L'utiliser maintenant, ça devient dangereux.
02:42Mais alors, pour le référendum, rappelez-moi, il faut quand même les deux chambres réunies en congrès à Versailles.
02:46Alors, s'il passe par ce qu'on appelle l'article 89, oui, il faut un texte en plus adopté à la virgule près.
02:53C'est-à-dire qu'il faut que les deux chambres, le Sénat et l'Assemblée, se mettent d'accord,
02:57mais vraiment, au mot près.
02:58Bon, on t'entend déjà tout à l'heure M. Jacobelli dire que la proportionnelle...
03:02Parce que de quelle proportion ?
03:03Il y a des urgences dans le pays, effectivement,
03:06ça ne peut pas être une urgence de réunir le congrès à Versailles
03:10pour faire adopter une révision constitutionnelle.
03:14Surtout qu'on peut adopter la proportionnelle sans passer par là.
03:17Il y a quand même un budget à voter avant décembre.
03:18Je voudrais qu'on écoute Bruno Retailleau,
03:20parce que tout à l'heure, Gabriel Attal, je le disais, a tendu la main.
03:24Il souhaite un négociateur pour un accord d'intérêt général.
03:30Écoutez Bruno Retailleau qui s'est exprimé.
03:34Ce ne sont pas exactement les mêmes termes, écoutez-le.
03:36Le président de la République va nommer un Premier ministre.
03:38Et le Premier ministre doit préfigurer,
03:40c'est-à-dire doit se retourner vers les forces politiques
03:43pour qu'on puisse discuter.
03:45Simplement, ce que je vous dis ce soir, c'est qu'il y a un passage.
03:48Le passage, pour moi, il est par le haut,
03:50en faisant une politique de la majorité nationale.
03:53Moins de taxes, encore une fois, moins de dépenses,
03:55plus de sécurité, moins d'immigration.
03:58Les efforts, bien sûr qu'il faudra sans doute des efforts.
04:00Ils doivent être partagés.
04:01Les Français ne comprennent pas, par exemple,
04:03qu'on relève les franchises
04:04et que l'aide médicale est d'a pour les étrangers
04:07en situation clandestine, irrégulière.
04:08On n'y touche pas.
04:10Ils ne comprennent pas qu'on atteigne, par exemple,
04:12l'indexation des retraites.
04:14Alors que ceux qui ne travaillent pas,
04:16il n'y a pas de problème.
04:17Donc, il faut aussi plafonner les allocations.
04:19Alors, il y a quand même deux choses
04:20qui sont assez intéressantes.
04:22La première, c'est que tout d'un coup,
04:25PS, parce que Gabriel Attal,
04:26il vient quand même du PS,
04:27et Bruno Retailleau,
04:29qui est quand même à droite de la droite républicaine,
04:32sont d'accord, entre guillemets,
04:35pour travailler ensemble.
04:37Alors, est-ce que c'est le gouvernement de coalition
04:38qui a fait qu'il y a eu des rapprochements
04:40entre les uns et les autres,
04:41sachant très bien l'ambiance désastreuse
04:44qu'il y a eu dans les gouvernements
04:46Barnier et Bayrou,
04:47ça, c'est la première chose.
04:48Et la deuxième,
04:49John Christopher Holland,
04:51c'est que, pardonnez-moi,
04:52mais la différence entre ce que propose Gabriel Attal
04:55et ce que propose Bruno Retailleau,
04:56c'est la différence qu'il y a
04:57entre un éclair au chocolat
04:59et une religieuse au chocolat.
05:00C'est toute la difficulté,
05:01en réalité, c'est que,
05:03qu'est-ce qu'on attend d'un nouveau gouvernement ?
05:05Si c'est pour, finalement,
05:06nommer quelqu'un qui va avoir à peu près
05:08la même vocation, je dirais,
05:10de réduction du déficit,
05:13voilà, donc là, j'entends parler
05:14d'hausses de taxes ou d'impôts, etc.,
05:16plus de sécurité,
05:18en réalité, le spectre est le même.
05:19C'est-à-dire que c'est un spectre
05:20qui va aller,
05:22bon, avec quelques socialistes responsables,
05:24disent-ils,
05:24c'est comme ça qu'ils nommeraient
05:25ceux qui ne les censureraient pas,
05:26jusqu'à à peu près,
05:27enfin, LR,
05:29je ne vois pas trop ce que ça change.
05:30On est toujours dans ce socle
05:31qui comprend à peu près 220 députés
05:34et qui est à la merci
05:35d'une censure.
05:37Et, bon, moi, je...
05:39C'est...
05:40Voilà, on dit religieuse et clair,
05:42on pourrait dire blanc-bonnet,
05:43bonnet-blanc,
05:44on va dans les deux sens,
05:44c'est extrêmement...
05:45Si vous voulez,
05:46on peut passer la nuit
05:46à trouver des métaphores.
05:48Jean-René Cazeneuve est avec nous.
05:51Bonsoir, merci d'être avec nous,
05:52député EPR du GERS.
05:54Est-ce que, ce soir,
05:55vous êtes à terre,
05:56complètement chaos debout
05:58ou est-ce que vous croyez
06:00en un espoir
06:01pour sortir le pays de la crise ?
06:04Écoutez, c'est...
06:06Moi, j'ai voté la confiance.
06:08Donc, il faudrait plutôt poser la question
06:10à ceux qui ont renversé le gouvernement,
06:12qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
06:13Bah, je ne suis pas sûr.
06:14Je ne suis pas sûr,
06:15je vous pose la question à vous.
06:16Ce n'est pas parce qu'on a renversé
06:17le gouvernement
06:18qu'on est forcément chaos debout
06:20ou plein d'espoir
06:21ou l'inverse.
06:22Moi, je crois qu'il y a un chemin.
06:25On a oublié,
06:25mais François Bayrou,
06:27début d'année,
06:27ce n'était pas...
06:29Il n'y a si longtemps,
06:30a réussi,
06:31après une négociation
06:32avec les socialistes,
06:34à obtenir un accord
06:35de non-censure.
06:36Donc, il a fait un chemin
06:38et cette année,
06:39on a eu un but dur 2025,
06:41on a voté un certain nombre de lois.
06:42Ça, c'est l'épisode 3,
06:43on en est à l'épisode 42, là.
06:45Vous avez raté toute la série,
06:46Jean-René Cazeneuve.
06:47Non, mais ce que je veux dire,
06:48c'est que le Premier ministre
06:50qui va être choisi
06:51par le Président de la République
06:52aura, je pense,
06:54comme impédeuse,
06:55nécessité
06:56d'élargir
06:58le socle commun
06:59à gauche,
07:01évidemment,
07:02pour essayer de trouver
07:02un programme minimum
07:06pour un budget
07:08pour 2026.
07:09C'est ça,
07:09la priorité
07:10pour notre pays.
07:11Ce n'est pas beaucoup plus.
07:12Ce n'est pas un accord
07:13de gouvernement global,
07:14je n'y crois pas,
07:15mais la priorité
07:17aujourd'hui,
07:18c'est un budget.
07:19Il n'y a pas de budget,
07:20les collectivités territoriales
07:20n'ont pas leur dotation,
07:22les associations
07:23n'ont plus,
07:24les entreprises
07:24ne sont pas à l'arrêt,
07:25etc.
07:26Mais ce n'est pas vrai.
07:27Sébastien Lillier.
07:27Non mais s'il vous plaît,
07:28la carte du chaos,
07:30ça ne marche plus,
07:31vous savez.
07:32Mais je ne parle pas de chaos,
07:33je veux dire que s'il n'y a pas de budget,
07:34il n'y a pas de dotation,
07:35je suis désolé.
07:36Monsieur Cazeneuve,
07:37s'il n'y a pas de budget,
07:37on reconduit le budget
07:38de l'année précédente.
07:39Les cartes bancaires
07:40vont continuer à fonctionner,
07:41les fonctionnaires
07:42vont continuer à être payés.
07:43Il faut arrêter
07:43avec ce scénario du chaos.
07:45Évidemment qu'il nous faut un budget,
07:46mais nous expliquer
07:47que si on n'a pas de budget
07:48avant décembre,
07:49c'est la fin du monde.
07:50Regardez ce qui s'est passé
07:51en janvier de cette année.
07:52La France était à l'arrêt.
07:53Monsieur Cazeneuve,
07:54c'est un petit peu
07:55ce que vous nous expliquez.
07:56La France n'était pas à l'arrêt.
07:57C'est un petit peu
07:57ce que vous nous expliquez,
07:58c'est-à-dire que c'est vous le chaos.
08:00Et moi, simplement,
08:00j'ai juste une question pour vous.
08:02Parce qu'il y a quand même
08:03un mot qui revient beaucoup
08:04dans la bouche
08:05des élus macronistes
08:06et du socle commun
08:07depuis quelques mois,
08:07c'est le mot compromis.
08:09Moi, je veux bien
08:09qu'on parle de compromis
08:10et qu'on parle de compromis démocratique.
08:12Mais dans ce cas-là,
08:13il faut parler avec tout le monde.
08:14Si on fait un compromis,
08:15on accepte de parler
08:16avec les deux forces
08:17qui représentent aujourd'hui
08:18une majorité de Français,
08:19c'est-à-dire le Rassemblement National
08:20et la France Insoumise
08:22et une partie du Front Populaire.
08:23On ne peut pas se présenter
08:25comme le parti du compromis,
08:27le parti démocratique,
08:28le parti qui essaye
08:28de faire avec tout le monde
08:30et exclure
08:30plus de la moitié des sièges
08:32et plus de la moitié
08:33des députés
08:34qui représentent les Français.
08:35Est-ce qu'il ne faut pas
08:36vous faire aussi
08:37tendre la main ?
08:38Je sais que ça va vous faire mal,
08:40mais tendre la main
08:40au Rassemblement National,
08:41tendre la main
08:42à la France Insoumise
08:43et vous dire
08:43qu'est-ce qu'on peut faire ?
08:46C'est déjà suffisamment compliqué
08:47pour essayer de trouver
08:48un compromis
08:49qui aille dès l'air
08:50jusqu'au parti social
08:51et ses écologistes
08:52pour ne pas en rajouter
08:54dans la difficulté
08:54et imaginer qu'on peut mettre
08:56la France Insoumise
08:57et le Rassemblement National
08:57autour de la table.
08:59Mais vous pouvez peut-être
08:59mettre le Rassemblement National
09:00autour de la table
09:01en parlant juste simplement
09:02d'immigration,
09:03un mot qu'on n'a pas entendu
09:04une seule seconde
09:04dans la boule de François Bérou.
09:05Je pense,
09:06et je parle sous votre contrôle
09:07genre René Cazeneuve,
09:08que par exemple...
09:08On a voté une voix
09:09sur l'immigration
09:09depuis si longtemps.
09:10Je n'ai pas dit ça.
09:11Je termine la phrase.
09:12Je pense qu'à la Commission
09:13des Finances
09:14qui est dirigée par
09:15Éric Coquerel,
09:16on arrive à se parler.
09:17Il y a du RN,
09:19il y a du LFI,
09:20il y a du Bloc Central.
09:21On arrive à se parler.
09:22Corrigez-moi
09:22si ce n'est pas vrai.
09:24Donc pourquoi est-ce
09:24qu'on n'arriverait pas
09:31à une position
09:32qui est extrêmement claire ?
09:33Il n'est pas question
09:34pour elle
09:35de négocier
09:36avec qui que ce soit.
09:37Elle veut le programme
09:38du Front Populaire
09:39à 100%.
09:42Donc je suis désolé,
09:43je ne peux pas non plus négocier.
09:44Il faudrait deux pour négocier.
09:45Donc on peut exclure
09:47la France insoumise
09:48de toute façon.
09:50Et le RN ?
09:51Le RN ?
09:52Non, je suis désolé.
09:53Aujourd'hui,
09:54nous sommes opposés
09:56à un certain nombre
09:57de leurs programmes.
10:01et donc on ne souhaite pas
10:02aujourd'hui
10:03avoir des négociations
10:04avec le RN.
10:05Donc on souhaite ouvrir
10:07DLR ?
10:08Écoutez, si,
10:09mais DLR jusqu'aux écologistes,
10:12c'est déjà un grand écart
10:13si vous permettez.
10:14Parce qu'ils sont radioactifs,
10:16malodorants ?
10:17Qu'est-ce qui se passe
10:18avec le RN ?
10:19Parce que leurs solutions
10:20sont simplistes.
10:21Vous voyez,
10:22moi je travaille
10:22à la Commission des Finances
10:23avec eux,
10:24je les ai vus changer
10:2525 fois de position
10:27sur l'imposition
10:28des entreprises,
10:29sur les petites
10:30et les grandes entreprises,
10:31sur l'imposition
10:32des plus riches.
10:34Ils changent en permanence.
10:35Une fois ils sont
10:36pour la flat tax,
10:36un jour ils sont contre,
10:37ils changent en permanence.
10:38Il n'y a pas de squelette
10:40sur le plan économique.
10:42Ce sont des opportunistes.
10:43Ce sont des opportunistes
10:45sur le plan économique.
10:46Oui, mais l'accord
10:46que vous cherchez,
10:47en fait,
10:47ce n'est pas un accord
10:48de gouvernement,
10:50c'est un accord
10:51de non-censure.
10:52Est-ce que vous pensez
10:53franchement
10:54qu'on peut faire voter
10:56un budget
10:56avec un accord
10:58de non-censure
10:59qui est vraiment
10:59le minimum,
11:00c'est vraiment
11:01le plus petit
11:02dénominateur commun
11:03entre les socialistes
11:04et le socle commun ?
11:06Est-ce que c'est vraiment possible ?
11:08Est-ce que ce n'est pas
11:08voué à l'échec ?
11:10Est-ce que là,
11:11on ne se raconte pas
11:11des histoires ?
11:13On l'a fait en 2025.
11:15On a voté un budget
11:16en 2025.
11:16Vous avez un mois recours.
11:17On a fait ça.
11:18Non, pas un mois recours.
11:19Mais c'est pas ça.
11:21Il s'est passé
11:22un certain nombre de choses
11:22depuis 2025.
11:23Il y a notamment eu
11:24le conclave
11:25et il y a notamment eu
11:26la dispute
11:28entre Bayrou
11:29et les socialistes
11:30parce que justement
11:31Bayrou tenait
11:32à ses 62 ans
11:33et a dit un jour
11:34sur une radio
11:34qu'il n'était pas question
11:36de changer
11:36cette bande
11:38de revenir aux 62 ans
11:40et c'est ce qui a créé
11:41le divorce.
11:42Donc là,
11:42on arrive après.
11:43Vous avez raison.
11:44C'est extrêmement difficile.
11:46C'est la raison pour laquelle
11:47il ne fallait pas renverser
11:48le gouvernement.
11:49Je préfère...
11:49Non, mais ça y est,
11:50là c'est fait.
11:51Non, mais je sais bien.
11:52Donc, vous décrivez un chemin
11:54extrêmement difficile.
11:55Je vous confirme.
11:56Ceux qui ont voté
11:57la suite du gouvernement
11:59aujourd'hui
12:00qui se sont levés
12:01pour s'applaudir
12:01d'un matin
12:02ils vont expliquer aux Français
12:03comment on fait.
12:05Moi, juste une chose
12:07genre René Cazeneuve
12:08au point de vue
12:09j'allais dire
12:09démocratique.
12:11Je ne comprends pas
12:13comment est-ce que
12:14vous pouvez faire
12:15une sorte de proposition
12:16et c'est Gabriel Attal
12:17qui l'a faite
12:18d'union nationale
12:19de volonté
12:21de parler avec tout le monde
12:22pour sortir le pays
12:23de la crise
12:24en occultant
12:25140 personnes
12:27qui sont élues
12:29par le peuple
12:29de façon démocratique.
12:32C'est ça que je ne comprends pas.
12:33Vous faites fi
12:34en fait
12:34de la représentation nationale.
12:36Vous faites fi
12:37de la démocratie représentative
12:40d'une certaine manière.
12:41On ne veut pas se boucher le nez
12:43en disant
12:43on ne veut pas de ceux-là
12:44parce qu'ils ne nous plaisent pas.
12:45Enfin, je ne sais pas.
12:46Je suis assez étonné
12:49Jean-René Cazeneuve.
12:50On a l'habitude de parler
12:51vous et moi
12:52mais là franchement
12:52je suis bi
12:53Je respecte le vote
12:55des Français
12:57et je parle tous les jours
12:59avec les publics
13:01du rassemblement
13:02de la nationale.
13:02Mais vous ne voulez pas
13:03bosser avec eux ?
13:04Je ne vois pas
13:06de chemin
13:07aujourd'hui
13:08sur le plan économique
13:09qui nous rassemblerait
13:10et qui nous permettrait
13:11de faire quelque chose
13:11en commun
13:12avec le rassemblement national.
13:14Et ils sont quand même
13:16si vous voulez
13:17ils sont déjà en train
13:18de demander la dissolution
13:20ils l'avaient demandé en 2024
13:21ils n'ont évidemment pas
13:22assumé les conséquences
13:24de la dissolution
13:24Ça ne s'appelle pas
13:24être un parti d'opposition ?
13:26Non, non, bien sûr
13:27mais ils ont poussé
13:28à la dissolution en 2024
13:29et ils se sont bien gardés
13:32d'emporter les conséquences.
13:34Donc, non, non
13:35il y a quand même
13:35beaucoup de choses
13:35à vous dire
13:36qui nous séparent
13:37et donc je vous compte
13:38que...
13:39Merci.
13:40Merci à vous Jean-René Cazeneuve
13:41et merci d'avoir participé
13:42au téléphone
13:43c'est jamais simple
13:44d'être au téléphone
13:45quand il y a d'autres
13:47correspondants en studio
13:4920h40
13:50et merci d'avoir regardé cette vidéo !
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