Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 mois

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Bonjour Agnès Verdi-Molinier.
00:01Bonjour Dimitri, bonjour à tous.
00:03Agnès, certains recommencent à dire que finalement,
00:05il vaudrait peut-être mieux pas de budget du tout
00:07qu'un budget qui risque d'être adopté avec des mesures de hausse d'impôt,
00:12celles qui sont par exemple poussées par le parti socialiste.
00:14Ben oui, certains le disent même ouvertement,
00:17ils préfèrent pas de budget qu'un mauvais budget.
00:19Et d'ailleurs surtout les entrepreneurs de ce pays,
00:21car ils voient bien que ce sont eux un peu qui vont être les dindons de la farce,
00:26car particulièrement visés par les hausses d'impôt.
00:29On sait déjà que dans le budget qui doit être présenté tout à l'heure
00:31en Conseil des ministres, ce sont avant tout les entreprises
00:34et les entrepreneurs qui vont trinquer.
00:36Selon les informations que nous avons, il y aurait dans la loi de finances 2026
00:40la reconduction de la taxe planchée à 20% sur les hauts revenus,
00:44le retour de la taxe d'impôt sur les sociétés, sur les grandes entreprises,
00:48une nouvelle taxe anti-optimisation sur les holdings familiales,
00:51donc des entrepreneurs, ainsi qu'une baisse des allégements de charges
00:54des entreprises environ 8 milliards sur les 13 milliards
00:57de hausses d'impôt annoncées, payées par les entrepreneurs et les entreprises,
01:02sans compter les amendements potentiels qui peuvent encore alourdir la note.
01:07On comprend avec ce matraquage fiscal qui se profile
01:10que certains n'aient pas envie que ce budget soit voté.
01:12Ah oui, l'argument est que sans budget voté, non seulement on n'aurait pas les impôts,
01:16mais on n'aurait pas les dépenses supplémentaires en plus, car si aucun budget n'est adopté
01:20pour l'État, alors on repasse, comme en 2024 pour 2025, par une loi spéciale
01:25pour pouvoir prélever les impôts et la reconduction des crédits votés en 2025
01:30et pas un euro de plus.
01:32Mais cela pose le problème des dépenses sociales, car si on n'a pas non plus de budget
01:36et de la Sécu voté d'ici la fin de l'année, alors on se retrouve non pas avec des dépenses
01:41sociales qui baissent, Dimitri, mais avec des dépenses sociales qui augmentent.
01:44Ah bon ?
01:45Bah oui, donc comme la loi spéciale n'existe pas pour la sécurité sociale,
01:49si ce qu'on appelle le PLFSS n'était pas adopté, il faudrait passer par ordonnance,
01:54sinon retraite et aide sociale seraient quoi ?
01:57Elles seraient indexées automatiquement.
01:59Donc rien n'est simple en fait, pas de budget, ça ne garantit pas le blocage des impôts,
02:03le blocage des dépenses et donc des économies qui devraient aller avec.
02:06Alors sur l'État, oui, mais pas sur la Sécu, et ce sont les dépenses sociales
02:09qui dérapent le plus d'année en année, on le sait bien.
02:13Il semblerait que dans le texte initial du projet de loi de financement de la Sécurité sociale,
02:17présenté tout à l'heure en Conseil des ministres, une année blanche soit prévue sur les dépenses.
02:22Mais combien de temps ça va tenir face aux milliers d'amendements qui vont être déposés
02:26à l'Assemblée nationale ? Passer le texte financier de la Sécu par ordonnance
02:31serait vraisemblablement plus sûr.
02:32Signature Europe 1, Agnès Verdier-Molinier. Merci Agnès.
02:36Merci à vous.
Commentaires

Recommandations