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  • il y a 4 mois

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00:00Europe 1 Soir, 19h-21h, Pierre de Villeneuve.
00:04Avec pour m'accompagner ce soir Adrien Matou.
00:06Bonsoir.
00:06Bonsoir.
00:06Directeur adjoint de la rédaction de Marianne.
00:08Bonsoir Jules Thores.
00:09Bonsoir Pierre de Villeneuve.
00:10Journaliste politique OJDD.
00:11Bonsoir Antoine Armand.
00:12Bonsoir.
00:12Merci d'être avec nous député EPR de Haute-Savoie, ancien ministre de l'économie, des finances et de l'industrie.
00:18L'hypothèse Sébastien Lecornu, oui ou non ?
00:20Je ne suis évidemment pas là pour répondre aux questions de personnes.
00:24Il se trouve que Sébastien Lecornu a prouvé que c'était un homme d'État, à la fois un élu local et un homme d'État, ce qui dans les circonstances sont importantes.
00:32Il serait tout à fait sans doute capable de remplir cette mission.
00:35Mais je pense que ce que nous disons depuis maintenant plusieurs semaines avec le groupe EPR, ce qu'a dit le président Attalière, est absolument fondamental.
00:44Le quoi doit précéder le qui.
00:46Pourquoi ?
00:47Parce que la situation que nous connaissons, je pense qu'on peut tous s'accorder là-dessus, ne dépend pas d'abord des questions de personnes.
00:52On a au fond deux paramètres, deux paramètres.
00:56Non pas Sébastien Lecornu, mais Antoine Armand.
00:57On va y venir.
00:59J'étais juste parce que comme dans le journal on posait cette question de l'incarnation, est-ce que par cette digression que vous faites Antoine Armand, est-ce que l'idée c'est qu'on ne devrait pas s'intéresser au nom,
01:11sachant que depuis que la Ve République existe, et je pense que depuis que la Ve République existe, l'incarnation est fondamentale.
01:18Les gens comptent sur quelqu'un avant de compter sur un programme.
01:21Mais je suis en accord fondamental avec ça.
01:24Non, parce que vous me dites qu'il faut d'abord se mettre tous ensemble au travail.
01:27Ce que je n'ai pas exclu.
01:28Pardon Pierre Devineau, mais l'incarnation dans la Ve République, c'est celle du Président de la République, surtout depuis 1962.
01:34Oui, enfin, avec moins de 15% d'opinions favorables, ça va être difficile de compter sur lui et Antoine Armand.
01:41On ne gouverne pas premièrement avec les sondages journaliers, et deuxièmement, aujourd'hui, la France est, sauf preuve du contraire, une démocratie parlementaire.
01:51Autrement dit, si vous ne voulez pas que les budgets soient rejetés au fur et à mesure, ou que les gouvernements soient censurés avant même qu'ils soient composés,
01:59vous avez deux paramètres à en prendre en compte si on est un tout petit peu lucide.
02:02Premièrement, le fait que l'Assemblée est complètement éclatée, et qu'une nouvelle élection ne changerait sans doute pas grand-chose, car vous êtes sagace, je le sais.
02:09Et le deuxième paramètre, au fond, c'est que nous sommes lourdement endettés, et qu'il n'y a pas de solution miracle qui existe, même si certains partis la défendent,
02:18qui permettrait de résoudre à peu près l'explosion des dépenses dans les différents domaines, et le fait que nous sommes déjà un des pays qui taxent le plus au monde,
02:26autrement que par un budget qui va demander des efforts à tout le monde.
02:28J'ai une proposition pour vous, elle a été formulée ce matin sur Europe 1 et sur CNews, c'est le député Eliott Charles de Courson, on peut dire qu'il a de l'expérience politique,
02:39et pour lui, une des solutions, ça serait de s'en référer à ce qui existait sous la 4ème République. On écoute.
02:47Je pense que la sagesse, ça serait ce qu'on faisait sous la 4ème République, c'est-à-dire que le président de la République nommait un préfigurateur,
02:55c'est-à-dire une personne qu'on nomme pour voir, est-ce qu'il est possible de faire un programme minimum pour diriger ce pays pendant 20 mois ?
03:03Sinon, on ira de crise politique en crise politique, le pays ne sera plus du tout gouverné.
03:09Alors, c'est peut-être pas brillant comme proposition.
03:13Les Français, ils en ont assez d'avoir le sentiment d'une classe politique qui a perdu tout repère quant aux intérêts de la nation.
03:21Et donc, je pense qu'une telle situation permettrait au moins d'éviter que le pays parte à la dérive.
03:31Je rajoute à ce que disait Charles Amédée de Courson ce matin sur Europe 1 et sur CNews,
03:35que pour abonder, un sondage élable de la semaine dernière, 90% des Français ne comptent plus sur la classe politique pour résoudre les problèmes du pays.
03:45Est-ce que l'idée d'un préfigurateur ne rejoint pas l'idée de Gabriel Attal et donc de la vôtre ?
03:50De se dire qu'après tout, on va nommer une sorte de gouvernement technique ou de personne politique qui va analyser la situation pour voir comment on s'en sort.
04:02Bon, alors d'abord, Charles de Courson, qui pendant quatre mandats a défendu l'allongement de la durée de cotisation
04:08et qui a voulu censurer le premier gouvernement qui décalait l'âge de départ à la retraite, a raison.
04:13Quand il dit qu'il faut défendre l'intérêt supérieur de la nation et ne pas s'arrêter à la question personnelle.
04:18La deuxième chose, je ne sais pas si ça doit s'appeler, vous voyez, le préfigurateur, le grand ordonnancier,
04:24mais il est une évidence, à mon sens, que le Premier ministre, parce que c'est son rôle dans la Constitution,
04:30doit, avant ou en même temps qu'il forme ce gouvernement, se poser la question fondamentale qui est
04:36« Quelle majorité vais-je trouver pour qu'un budget soit adopté ou ne soit pas censuré ? »
04:41C'est la question fondamentale.
04:42Mais il n'y a pas de majorité !
04:45Il n'y a pas de majorité, je suis désolé !
04:47Mais bien sûr qu'il n'y a pas de majorité !
04:49Évidemment qu'il n'y a pas de majorité !
04:50Mais alors, vous croyez que c'est un inconnu sorti de la Banque de France qui va vous sauver ?
04:54Alors, je ne sais pas pourquoi tout d'un coup la Banque de France arrive comme une sorte d'objet fondamental du M. de Gallo.
04:59Et je respecte...
05:01Moi aussi j'adore la Banque de France !
05:03M. de Gallo n'est pas un inconnu.
05:06Mais ce que je veux dire simplement, c'est que, pour aller dans votre sens,
05:12est-ce qu'il y a une majorité qui va permettre aujourd'hui de dire
05:15« Voilà, moi je suis de gauche, je vais faire un budget de gauche et ça va faire plaisir à mes électeurs,
05:19ou je suis de droite ou plus à droite et je vais avoir un budget ? »
05:22Non, ça n'existera pas.
05:23Il y a encore cette crainte-là ?
05:24Non, je veux dire, ça, ça n'existera pas.
05:26Soyons très clairs, il n'y a pas un groupe politique
05:28qui va pouvoir se revendiquer de ce budget-là.
05:30Donc, il faut qu'on fasse quelque chose qu'on n'a malheureusement jamais fait
05:34ou heureusement quasiment jamais fait en France,
05:36c'est de se dire qu'il vaut mieux un budget que pas de budget,
05:39un budget qui coûte en termes de compromis.
05:41Moi, je suis effaré, et je le dis aussi pour ma famille politique,
05:44je n'ai pas de problème à reconnaître nos erreurs,
05:46un compromis, c'est quelque chose qui ne fait pas plaisir à sa propre famille politique.
05:50Si chacun n'arrive qu'avec des lignes rouges,
05:52vous arrivez éternellement au même échec.
05:54Adrien Matou, de Marianne.
05:55Le truc, c'est que là, c'est vous qui avez la main,
05:57puisque le président, c'est le président qui nomme le Premier ministre,
06:00et les précédents gouvernements étaient constitués par le socle commun.
06:04En réalité, c'est assez clair, c'est à la fois compliqué et clair.
06:07C'est-à-dire que l'ERN, visiblement, va toujours chercher maintenant une dissolution,
06:11donc ne sera pas prêt au compromis.
06:13Et ceux qui seraient prêts, ce serait éventuellement, du coup,
06:16à votre gauche qu'il faudra les trouver.
06:17Mais on a l'impression que François Bayrou, qui était là pour ça,
06:20il n'a pas fait le moindre geste en direction des socialistes.
06:24Quels seraient pour vous les compromis possibles ?
06:27Est-ce que vous pouvez nous dire quels gestes vous pouvez faire
06:29pour, en gros, décrocher une partie du PS,
06:32puisqu'on imagine que c'est eux qu'il faudra décrocher,
06:34et faire un budget ?
06:36C'est la question qui se pose.
06:38Je vois au moins deux pistes qui ont été revendiquées,
06:42et avec lesquelles je ne suis pas en désaccord, d'ailleurs.
06:45Mais simplement, je pense que les conditions ne sont pas tout à fait réunies.
06:47Il y a au moins deux choses qui sont demandées aujourd'hui
06:49par la gauche de gouvernement modéré, je ne sais pas comment il faut dire.
06:54Premièrement, une imposition des plus fortunés,
06:56ou bien sur le patrimoine, ou bien sur les grands groupes.
07:02Je redis ici que nous sommes le pays qui taxe le plus au monde,
07:05et que si c'était la solution budgétaire et économique,
07:07ce serait une évidence.
07:08Mais il faut bien constater qu'à l'Assemblée nationale,
07:11comme en dehors de l'Assemblée nationale,
07:12il y a une majorité pour qu'on avance sur ce sujet.
07:14Et puis, il y a un deuxième élément qui n'a échappé à personne,
07:17et qui est très frustrant, c'est celui des services publics.
07:19Autrement dit, vous et moi, quand nous entrons dans une école,
07:22ou dans un hôpital, on est bien forcés de constater
07:24qu'on a besoin de soutenir nos soignants et nos enseignants,
07:27et pourtant, que nous avons des dépenses globales très élevées.
07:30Sur ces deux sujets qui ont été des revendications de la gauche,
07:33le prochain Premier ministre aura probablement à faire des propositions.
07:36Autrement dit, si vous arrivez, moi, de la famille politique ensemble pour la République,
07:40quelqu'un d'autre de la droite, ou quelqu'un d'autre de la gauche,
07:42en disant, sur ces sujets identitaires, pour moi, je refuse de faire un pas,
07:47vous êtes forcément co-responsable de la chute du futur gouvernement.
07:50Ça a été le cas longtemps, parce que longtemps,
07:52un principe du Bloc central, c'était pas plus d'impôts,
07:56et la droite, comment faire, c'est ma question prochaine,
07:59comment faire pour ne pas perdre à droite,
08:01ce que vous gagneriez à gauche ?
08:03C'est ça qui est compliqué.
08:04Eh bien, la question est posée, et la réponse arrive dans quelques minutes.
08:0719h56, sur Europe 1, Antoine Armand est notre invité.
08:11Restez avec nous à tout de suite.
08:1419h21, Pierre de Villeneuve.
08:16Avec mes confrères Adrien Matou et Jules Thores,
08:18nous sommes avec le député EPR de Haute-Savoie,
08:22Antoine Armand.
08:23Bon, la question a été posée juste avant la pause,
08:25Adrien Matou, qui va avoir la gentillesse de reposer sa question à Antoine Armand.
08:30Eh bien, ma question, c'était, comment faites-vous,
08:32pour, si vous parvenez à convaincre une partie du PS,
08:36de se ranger, d'entrer dans une coalition,
08:39avec une hausse de la fiscalité sur les très riches,
08:42comment faites-vous pour ne pas perdre à droite,
08:44donc chez LR, ce que vous auriez gagné à gauche ?
08:46C'est l'idée qui a été avancée par Gabriel Attal,
08:49de mettre tout le monde autour de la table.
08:50Je m'explique autrement.
08:51Si un seul groupe politique considère qu'il a les clés,
08:55ou qu'il est la personne en charge,
08:57on n'a aucune chance d'y arriver.
08:59Autrement dit, pour être très clair,
09:00je pense qu'il faut aujourd'hui avoir une table ovale comme celle-ci,
09:03où nous sommes actuellement,
09:04avec les républicains,
09:07non, heureusement,
09:08les républicains horizon le modem EPR
09:12et le PS pour l'Assemblée et leurs représentants au Sénat,
09:16et se dire, quelles sont les lignes rouges de chacun,
09:18et quels compromis sommes-nous prêts à faire,
09:19et est-ce qu'une seconde, on peut considérer qu'on peut sortir de cette pièce
09:23en disant à nos électeurs et aux Français,
09:26vous savez quoi,
09:27on a préféré être jusqu'au boutiste,
09:29et nous n'aurons pas de gouvernement et pas de budget.
09:31Parce que, la vérité, je veux dire,
09:32moi je suis député d'Annecy,
09:34j'étais ce week-end autour des fêtes associatives
09:37à Nessienne et du département,
09:39mais les gens nous disent quelque chose de très simple,
09:42ils nous disent, vous nous faites honte,
09:44bougez-vous,
09:46nous vous avons élus pour que vous trouviez des solutions,
09:48pas pour créer des problèmes supplémentaires.
09:51Qu'est-ce que vous leur répondez ?
09:51Et je leur réponds, ce que je vous réponds en ce moment,
09:53c'est que, soit nous faisons tous la démarche,
09:55chaque groupe, de dire,
09:57nous sommes prêts à nous mettre autour de la table,
09:58et à faire des compromis par rapport à notre programme,
10:00et c'est ce qu'a proposé Gabriel Attal,
10:02soit on n'est pas à la hauteur de notre fonction.
10:05Est-ce que le Rassemblement National est dans l'arc républicain ?
10:08Je vous vois, Pierre de Villeneau, venir,
10:10je vous voyais déjà venir depuis un moment,
10:14j'ai dit ce que j'avais à dire sur ce sujet il y a très longtemps,
10:16je pense que l'épisode est largement clos.
10:19Ah bon ?
10:19Vous posez une autre question, à mon avis,
10:21derrière celle-ci,
10:22qui est, aujourd'hui,
10:27puisque nous sommes dans une situation extrêmement grave,
10:30quelles parties doivent être convoquées
10:32pour discuter et éventuellement trouver une solution ?
10:34Mais je constate quelque chose de très simple,
10:37pour la France insoumise comme pour le Rassemblement National,
10:39c'est destitution, démission ou dissolution.
10:42Donc la question est épuisée par elle-même.
10:45Vous avez aujourd'hui des groupes qui ne souhaitent pas...
10:46Je crois qu'ils ont appelé à la dissolution, à la démission,
10:48ils n'ont pas vocation à être...
10:51Non, je crois qu'ils ont très clairement dit
10:52qu'ils ne souhaitaient pas participer à une solution collective.
10:55Donc n'inversons pas les choses.
10:58Comment est-ce que vous interprétez, dans ce cas-là,
11:00deux sondages qui sortent aujourd'hui,
11:02Cluster 17 pour Le Point,
11:03Si dimanche prochain se déroulait le premier tour des élections législatives
11:06dans votre circonscription,
11:07pour lequel des candidats suivants,
11:09y aurait-il plus de chances que vous votiez ?
11:11Le RN arrive avec les ciotistes,
11:14nettement devant tout le monde,
11:1729%,
11:18derrière Nouveau Front Populaire à 25,
11:20Ensemble pour la République,
11:21c'est 14%.
11:22Deuxième sondage,
11:24c'est Toluna Harris Interactive,
11:27Jordan Bardella et la personnalité politique la plus plébiscitée par les Français
11:31pour remplacer François Bayrou à Matignon.
11:33Dans l'ordre, on a Jordan Bardella,
11:35Marine Le Pen,
11:37Bruno Retailleau,
11:38et après arrive Bernard Cazeneuve,
11:39Gérald Darmanin.
11:40Il y a une...
11:41C'est un sondage,
11:43vous allez me dire,
11:45comme tout homme politique,
11:46que les sondages...
11:47Il y a aussi des élections,
11:48qui attribuent au RN 13 millions d'électeurs en 2022,
11:52et à Joliette Mélenchon,
11:537 millions d'électeurs,
11:54donc ils existent aussi,
11:56ces électeurs-là.
11:56Parfois, on a l'impression,
11:58et ce n'est pas que moi,
11:59on a l'impression que,
12:01pour le groupe centriste,
12:03pour le bloc central,
12:04comme on l'appelle,
12:05eh bien,
12:06le RN n'existe pas.
12:08Ou en tout cas,
12:08vous faites en sorte qu'il n'existe pas,
12:10alors qu'il est dans la volonté des Français.
12:12Alors,
12:13je reprends ce que vous avez dit,
12:14un et l'autre,
12:15et en particulier l'expression utilisée par Jules Thores,
12:18parce que c'est toujours bien de partir de la réalité,
12:20il y a 13 millions d'électeurs du Rassemblement National,
12:24si 7 millions d'électeurs du nouveau Front Populaire,
12:27mais il y a 13 millions de personnes
12:28qui ont voté pour un parti,
12:30dont je ne soutiens pas les valeurs et le projet,
12:32ce n'est pas un scoop,
12:34mais qui,
12:34et j'en rencontre énormément au quotidien,
12:36comme député,
12:37comme élu de ma circonscription,
12:39qui exprime un certain nombre de revendications,
12:41et qui se plaignent...
12:42Parlez d'électeurs.
12:42Je parle d'électeurs, là.
12:43Qui se plaignent de notre incapacité,
12:47selon eux,
12:47et malheureusement,
12:48je ne crois pas que ce soit que selon eux,
12:49à agir sur des choses fondamentales de la vie quotidienne,
12:52la sécurité et le pouvoir d'achat,
12:54pour ne prendre que ces thèmes-là.
12:56Et notre incapacité à obtenir davantage de résultats,
12:59malgré les efforts qui sont mis en place,
13:01exprime, s'exprime,
13:02et se réexprimera par la suite.
13:04Donc, on ne découvre pas aujourd'hui cette situation.
13:07Ce qu'on ne découvre pas non plus,
13:10c'est qu'il est aujourd'hui extrêmement difficile,
13:12étant donné l'ampleur des phénomènes,
13:14et du système social français tel qu'il est,
13:17et donc des cotisations,
13:18et donc de la difficulté à augmenter les salaires,
13:19ou sur la sécurité des moyens à déployer,
13:22qu'il est extrêmement difficile d'obtenir des résultats,
13:24mais que la progression,
13:26y compris sur le terrain,
13:27de la présence des forces de l'ordre,
13:28et du jurcissement des peines,
13:29est une des solutions.
13:30J'ai pas du tout compris la réponse.
13:33C'est-à-dire qu'il y a deux choses.
13:35Oui, Emmanuel Macron, en 2017,
13:37avait promis de réparer la démocratie,
13:39de faire disparaître le vote à 100% national,
13:41il n'a absolument pas réussi tout cela.
13:43Et deuxièmement,
13:44est-ce que vous croyez,
13:45je ne mets pas le côté de l'incapacité à résoudre des problèmes,
13:47parce que vous avez sans doute essayé,
13:49mais du reste,
13:50ce n'est pas en balayant d'un revers de main 143 députés,
13:53en balayant 13 millions d'électeurs,
13:55que vous allez réparer cette fracture démocratique qui existe.
13:57Donc c'est pour ça que moi,
13:58je ne comprends pas votre raisonnement,
13:59mais je ne l'avais pas compris
14:00quand vous l'aviez annoncé sur France Inter aussi.
14:03Je pense que vous n'avez simplement pas écouté ce que je vous ai dit.
14:06Le travail de chaque groupe politique,
14:09de chaque élu,
14:10c'est d'essayer de comprendre les aspirations
14:12des Français évidemment,
14:13et puis de faire des propositions
14:15qui sont conformes à ce en quoi on croit
14:17et à ses convictions,
14:18et d'expliquer ce qu'on fait.
14:20Mais à aucun moment,
14:22personne ne balaye un électeur,
14:23et il y a une personne que vous n'avez pas mentionné
14:25en plus de l'électeur,
14:26un abstentionniste en France.
14:29Simplement, je vous évoque
14:30ce que doivent être selon moi les solutions,
14:32et personne ne néglige ni un élu,
14:34ni un groupe, ni un parti.
14:36Au vu des sondages,
14:37au vu de ceux que je viens de mentionner
14:39avec les personnalités du RN
14:41qui arrivent en premier,
14:43au vu de ce sondage
14:45que j'ai cité tout à l'heure,
14:46des 90% des Français
14:47qui sont exaspérés.
14:49Est-ce que vous ne croyez pas,
14:50Antoine Armand,
14:50sincèrement,
14:51que tout ce travail que vous proposez,
14:53de se mettre autour de la table,
14:55avec une classe réduite
14:58des représentants politiques,
15:00les Français n'en veulent pas ?
15:02Je comprends que vous ayez
15:03une bonne intention
15:06pour sauver la France,
15:07mais les Français ne veulent plus
15:09de ces méthodes-là,
15:10ne veulent plus
15:11de cette ancienne cuisine
15:13qui est
15:13qu'on va essayer
15:15de trouver
15:16par-ci, par-là,
15:17comme disait
15:18madame de Montchalin,
15:19un trou de souris,
15:20un trou de là,
15:21on va prendre
15:22quelques millions, etc.
15:23J'ai l'impression,
15:26mais je me trompe peut-être,
15:27que les Français rejettent
15:29en bloc, en fait,
15:30cette politique-là.
15:31Je crois comprendre
15:32ce que vous voulez dire,
15:33mais je pense qu'il y a quand même...
15:34Donc ça ne sert à rien
15:35de revenir en disant
15:36on va prendre une table ovale,
15:37carrée, triangulaire,
15:38ce que vous voulez.
15:39Il y a un impératif de réalité.
15:41Il y a un impératif de réalité.
15:42On est dans la Ve République.
15:44Et donc ?
15:44Et donc, l'élection fondamentale
15:46sous la Ve République,
15:47c'est l'élection présidentielle.
15:48Je ne suis pas venu vous dire ce soir
15:50qu'avant l'élection présidentielle de 2027,
15:53on peut apporter
15:53des changements fondamentaux
15:54dans le pays.
15:55Alors, ça sert de faire de la politique ?
15:56J'aimerais bien...
15:57Non mais,
15:58vu le contexte politique,
15:59vu le nombre de députés
16:00de chaque groupe à l'Assemblée,
16:01expliquez-moi le contraire.
16:03Expliquez-moi qu'avec une Assemblée
16:04aussi fragmentée,
16:06vous allez avoir
16:06des votes fondamentaux
16:07qui vont être faits.
16:08Non, mais c'est pas ça.
16:09Justement, mais je vous prends au mot,
16:10mais dans ce cas-là,
16:11vous...
16:11Donc, il faut trouver...
16:12Renaissance, vous dites souvent,
16:15mais regardez,
16:16les socialistes,
16:17ils sont 66,
16:18c'est quand même assez étonnant
16:19qu'on prenne des gens
16:20qui sont 66
16:23dans une Assemblée
16:23et qui ont fait
16:24moins de 2%
16:25à la dernière présidentielle,
16:27postulent à la possibilité
16:29d'être à Matinon.
16:31C'est en contradiction
16:32avec ce que vous venez de dire ?
16:34Mais pas du tout,
16:34je n'ai jamais parlé
16:35des prétentions du Parti Socialiste.
16:36Mais c'est vous qui en parlez.
16:38Si vous voulez un Premier ministre socialiste,
16:40Pierre de Villeneau,
16:40dites-le !
16:41Mais je veux dire...
16:42Vous savez bien que non.
16:43Vous dites si c'est l'élection présidentielle
16:46qui mène tout.
16:47Donc, en gros,
16:49vous dites,
16:49c'est le Président de la République
16:51qui doit décider ?
16:53Dans ce cas-là,
16:53on met entre parenthèses
16:55la démocratie représentative
16:56qui est par l'Assemblée nationale ?
16:58Mais je vous dis exactement le contraire.
16:59Je vous dis que...
17:00Ce n'est pas clair, en tout cas.
17:01Alors, je vais essayer
17:02d'être la vente davantage pour vous.
17:03Je ne sais pas, Adrien...
17:05Je ne sais pas.
17:05Oui, mais je ne pense jamais
17:06que je suis clair.
17:07Je ne suis peut-être le seul.
17:08Non, mais Adrien n'a pas parlé.
17:10Je vais vous poser une question supplémentaire.
17:12Moi, je comprends votre raisonnement.
17:14En revanche,
17:14est-ce que vous ne trouvez pas
17:16qu'il y a,
17:17dans ce que vous essayez
17:19de mettre en place ?
17:19Et je comprends que vous essayez
17:20de le faire.
17:21Il y a un parfum
17:22de ce que Marine Le Pen
17:22appelait à une époque
17:24l'UMPS.
17:25C'est-à-dire qu'on a l'impression
17:25qu'il y a les parties
17:26du vieux système,
17:28entre guillemets,
17:29centre-gauche,
17:30centre-droit et centre,
17:32qui se coalisent
17:33pour rester au pouvoir
17:34pour le mieux.
17:35Mais en fait,
17:35la question que je voudrais vous poser,
17:36c'est est-ce qu'il n'y a pas une prime,
17:38en ce moment,
17:39à rester en dehors du gouvernement ?
17:41C'est plus facile,
17:42en ce moment,
17:43de rester en dehors
17:43et de regarder les autres
17:45se débrouiller.
17:46Et du coup,
17:46ça rend votre tâche à vous
17:47quasiment impossible.
17:48On a l'impression
17:48que vous allez vous brûler.
17:50C'est déjà beaucoup le cas
17:51quand on voit
17:52les codes de popularité
17:53de votre parti.
17:54Vous allez vous brûler
17:55en exerçant le pouvoir
17:56dans des conditions
17:57extrêmement difficiles.
17:58Oui, je vois ce que vous voulez dire.
18:00Mais je vais être extrêmement pragmatique.
18:02J'ai eu l'honneur
18:03d'être ministre des Finances
18:05quelques mois seulement,
18:06mais quelques mois.
18:06Je peux vous dire
18:07que quand vous êtes ministre des Finances,
18:08vous regardez chaque semaine
18:09l'état de la dette de la France,
18:13les analyses des marchés financiers,
18:15vous vous demandez
18:16si vous allez aider
18:17ou pas votre pays
18:18dans les toutes prochaines semaines.
18:19Moi, je vais vous dire
18:20quelque chose de très simple.
18:21La France a besoin
18:22d'avoir un budget
18:23avant le 31 décembre.
18:24Ensuite,
18:25les politiques qu'on peut mener,
18:26est-ce qu'avec un socle
18:27aussi varié,
18:28on peut estimer
18:28avoir une ligne politique
18:29avant l'élection présidentielle
18:31de 2027
18:31qui est celle du grand débat,
18:33qui est celle où on fixe
18:34une grande orientation ?
18:35Je ne le crois pas.
18:36Donc, je pense qu'il faut être
18:36modeste et pragmatique
18:38et passer le budget
18:39le moins mauvais
18:40pour les finances publiques
18:41du pays
18:42avant le 31 décembre.
18:42Merci beaucoup Antonin Armand
18:44d'être passé par le studio d'Europe 1
18:46avant de rejoindre peut-être Annecy
18:47ou pas tout de suite.
18:48Mais, alors,
18:49même si ça va vous déplaire,
18:51ce que je veux dire,
18:51mais il y a l'annonce imminente,
18:52nous dit-on,
18:53d'un premier ministre.
18:54On dit que le président a choisi.
18:55Voilà, le président a choisi.
18:57L'annonce serait imminente.
18:59C'est à suivre, bien sûr,
19:00sur Europe 1
19:01en direct,
19:0119h42 sur Europe 1.
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