- il y a 5 mois
Retrouvez l’émission le 19h Eco présentée par Stéphanie Coleau du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
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00:00La thèse présente, le 19h éco, Stéphanie Collot.
00:07Soyez les bienvenus dans le 19h éco, 30 minutes de concentré d'actualité économique avec à la une de ce mercredi 3 septembre,
00:15le traité de libre-échange avec le Mercosur, c'est presque fait, la commission européenne a validé le texte à la mi-journée.
00:22Pour la France, cet accord commercial va dans le bon sens.
00:25Côté agriculteur, rien n'est moins sûr. L'avis du président de la coopération agricole dans un instant.
00:31A cinq jours du vote de confiance, François Bayrou ouvre sa porte à droite et au RN en proposant de durcir les conditions d'accès à l'aide médicale d'État.
00:41Pendant ce temps, le RN soigne son image auprès des patrons.
00:45Et puis l'inquiétude sur les taux persiste au Royaume-Uni où l'équation budgétaire se complique.
00:49La ministre des Finances doit construire un budget moyennant de nouvelles coupes. Explication à suivre.
00:55Le processus est donc lancé à Bruxelles pour signer le traité du Mercosur.
01:03Les commissaires européens ont validé en milieu de journée le texte de l'accord commercial malgré les oppositions de certains membres, dont la France.
01:12Un texte que la commission estime bénéfique pour l'Europe.
01:16Et Pauline Tadvin, cette version répond aux inquiétudes de Paris selon la Commission européenne.
01:22La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, donne ce soir l'impression du devoir accompli.
01:29Elle dit qu'elle a écouté attentivement les agriculteurs et les États membres et qu'elle a mis en place des garanties encore plus solides, en plus des quotas, pour rassurer ses États membres et ses agriculteurs.
01:40De fait, elle a ajouté au texte une clause de sauvegarde renforcée qui permet de suspendre les importations si elles nuisent au marché européen.
01:48Concrètement, s'il est constaté que les prix des produits importés du Mercosur baissent de 10% ou que les volumes augmentent de 10%,
01:55la Commission promet d'agir sous 21 jours. Elle promet d'être transparente et de publier un rapport tous les 6 mois.
02:03On estime qu'on a répondu à tous les problèmes qui ont été remontés par Paris, nous dit un haut fonctionnaire à Bruxelles.
02:09Il espère que le texte sera signé d'ici la fin de cette année pour entrer en vigueur dans la deuxième partie de 2026.
02:16Mais en France, ce soir, comme les agriculteurs, les autorités restent sceptiques.
02:21Si elles se félicitent que ces réserves aient été entendues, la ministre de l'Agriculture, Annie Gennevard,
02:27exige des garanties de la bonne application de ces mesures, des clauses miroirs
02:32et un vrai renforcement des contrôles sanitaires aux frontières.
02:35La ministre de l'Agriculture estime ce soir que le combat continue.
02:39Et on va voir ce qui se passe sur le terrain. On est en ligne avec Dominique Chargé.
02:43Bonsoir. Vous êtes président de la Coopération Agricole.
02:46Vous représentez 2100 entreprises françaises détenues par les agriculteurs.
02:50Comment vous regardez cet accord commercial signé par Bruxelles aujourd'hui avec les pays du Mercosur ?
02:57La commission, Pauline vient de le dire, promet des garanties robustes aux agriculteurs
03:02via une clause de sauvegarde. Est-ce que ça vous rassure ?
03:07Moi, en tout cas, je regarde ce soir les choses encore avec beaucoup de circonspection
03:12parce que nous ne sommes pas à ce stade complètement rassurés.
03:17Nous nous félicitons, et moi je suis plutôt positif sur le fait que la commission ait entendu
03:23ce qu'étaient les demandes et les réserves de la France sur ce sujet.
03:27D'ailleurs, on peut souligner l'énergie qui a été mise par le gouvernement français
03:31et par notre ministre pour arracher des compléments de réassurance
03:37pour les producteurs et pour les filières agricoles.
03:40En revanche, moi, à ce stade, je considère que les garanties qui sont apportées
03:44sont insuffisantes pour contribuer complètement à la réassurance des agriculteurs
03:51et des filières, des coopératives que je représente.
03:53Alors justement, Dominique Chargé, les syndicats agricoles, FNSEA et jeunes agriculteurs
03:57dénoncent eux aujourd'hui, enfin ce soir, un accord toujours toxique.
04:01Quelles sont les garanties que vous demandez, vous ?
04:05Les conditions d'exécution des solutions qui nous sont proposées
04:11sont quand même importantes à expertiser, à examiner
04:14et de regarder leur efficacité réelle au moment où nous devrons subir
04:20des dérèglements du marché liés à des importations.
04:23Ça, c'est le premier point.
04:23Mais le deuxième point qui est, de mon point de vue, le plus important,
04:27c'est celui dans la façon dont s'exécute justement le contrôle
04:31sur l'équivalence des normes de production.
04:34Le fait que nous soyons bien sur des importations qui respectent
04:37les standards de production français.
04:38Parce que ce qui est vraiment inacceptable aujourd'hui pour les agriculteurs
04:42et pour les coopératives, c'est le fait que l'Europe mette des contraintes
04:47de production extrêmement draconiennes aux producteurs français et européens
04:53et que par ailleurs, on soit prêt à importer des produits
04:56qui ne respectent pas nos standards de production
04:58et qui finalement viennent par des importations faire une concurrence déloyale
05:05à nos productions agricoles.
05:06Ça, c'est inacceptable.
05:07Nous préférerions aujourd'hui que l'agriculture, l'agroalimentaire
05:14et l'alimentation ne servent pas de variable ajustement
05:16dans les négociations commerciales bilatérales,
05:21mais qu'elles servent bien au contraire à faire en sorte
05:23que nous soyons sur des équivalences de production
05:25dans les conditions d'exécution du commerce sur l'agriculture et l'agroalimentaire.
05:30Dominique Chargé, vous ciblez, vous parlez de distorsion de concurrence
05:34et vous ciblez trois filières en particulier.
05:36Est-ce que vous pouvez nous rappeler desquelles il s'agit ?
05:39Il s'agit en priorité des filières bovines, des filières de volaille
05:45et de la filière aussi du sucre qui pourra souffrir de la part de ces pays,
05:50notamment du Brésil, une concurrence sur le sucre de canne par exemple.
05:54Donc on est très vigilants sur le fait que nous soyons bien sur des importations,
06:00des échanges commerciaux qui respectent bien l'équivalence des normes de production.
06:05En ce qui concerne par exemple le poulet, on importe déjà un poulet sur deux en France
06:11sur la consommation et notamment sur la restauration en domicile.
06:15Nous ce que nous souhaiterions, c'est plutôt que la France et l'Europe
06:18déploient un rythme d'investissement, que nous ayons un vrai choc d'investissement aujourd'hui
06:23pour faire en sorte que nous puissions répondre aujourd'hui aux défis économiques
06:27et aux défis écologiques qui est devant nous
06:29et que nous soyons en capacité de produire l'alimentation que consomment nos compatriotes
06:33et qu'on ne soit pas contraint à voir la production agricole française européenne baisser
06:38et nos importations augmentées et des importations qui pour la plupart d'entre elles
06:43ne respectent pas les règles et les normes de production qui nous sont imposées aujourd'hui en France.
06:48Je pense notamment à ce qui est importé d'Ukraine ou ce qui est importé d'un certain nombre de pays
06:53aujourd'hui qui viennent concurrencer de manière déloyale la production agricole et agroalimentaire française.
06:59Merci beaucoup Dominique Chargé. Je rappelle que vous êtes président de la coopération agricole.
07:04À cinq jours du vote de confiance, Emmanuel Macron appelle le gouvernement
07:07à se mobiliser autour de François Bayrou.
07:10La mobilisation autour du Premier ministre doit être totale, a insisté le chef de l'État
07:15lors du Conseil des ministres, appel entendu par Éric Lombard
07:18qui s'est exprimé lors d'un déplacement dans une usine Renault dans les Yvelines.
07:24Je ne me place absolument pas dans l'hypothèse d'un échec lundi
07:28puisque quand nous sommes dans la bataille, il faut être concentré sur l'objectif.
07:33Et je répète, avec François Bayrou, nous avons une équipe qui va pouvoir, dans le dialogue avec tous les partis,
07:41c'est aussi ça la démocratie, mais évidemment aussi avec le Parti Socialiste,
07:44trouver un accord pour que le budget soit voté.
07:47C'est dans cette perspective que nous nous inscrivons.
07:49Alors on le voit, l'heure est au compromis.
07:51Chacun commence à assouplir sa position pour sortir de l'impasse budgétaire,
07:55quelle que soit l'issue du vote à Bercy.
07:57Éric Lombard qu'on vient d'entendre et Améline Mochalin multiplient les gages à l'intention du PS.
08:02L'ampleur des économies est désormais négociable.
08:08Le PS propose 22 milliards, moitié moins que le gouvernement.
08:11Ils vont beaucoup trop loin, mais il y a des marges de manœuvre, admet Éric Lombard.
08:14Le gouvernement est prêt à revoir ses ambitions à la baisse en termes de réduction de déficit,
08:19autour de 5% en 2026, au lieu des 4-6 promises,
08:22qui nécessiterait 32 milliards d'euros d'économie, nous dit-on, au sein de l'exécutif.
08:26Or le PS, lui aussi, se tient prêt à lâcher du lest.
08:29On pourrait accepter 25 à 30 milliards d'euros d'économie,
08:33à condition d'épargner les plus précaires et les classes moyennes, nous dit l'un de ses responsables.
08:37Reste ensuite à s'accorder sur les mesures, sur la suppression des deux jours fériés.
08:41Améline Mochalin admet que la mesure n'est acceptable que si elle s'accompagne d'un gain,
08:45salaire, intéressement ou participation pour les salariés.
08:48Enfin, sur la mise à contribution des riches, Bercy reste floue et promet au moins 2 milliards d'euros de recettes
08:54via différentes options, taxation des holdings ou lutte contre la suroptimisation fiscale des plus aisés.
09:00On est encore très loin de ce que réclame le PS.
09:0215 milliards via la taxe Zuckman, c'est le gros point d'achoppement.
09:06De son côté, François Bayrou tend aussi la main à droite et au Rassemblement National.
09:10Le Premier ministre s'est dit prêt à durcir les conditions d'accès à l'aide médicale d'État.
09:17Il était l'invité de BFM TV et de RMC ce matin.
09:21Lorsque vous demandez des efforts aux Français, il n'est pas possible que le sentiment que les Français éprouvent,
09:28c'est que eux doivent faire des efforts et les étrangers, puisque aide médicale d'État, c'est destiné aux étrangers,
09:36c'est pas possible que tout le monde n'y soit pas associé.
09:40De son côté, le RN tente de séduire toujours un peu plus le monde économique.
09:45Jordan Bardella s'adresse au patron dans une lettre.
09:48Il leur explique pourquoi le parti votera contre le gouvernement de François Bayrou
09:53et veut se poser en garant de la stabilité économique.
09:57Il était l'invité des grandes gueules ce matin sur RMC.
10:01Là où je vous rejoins, c'est qu'il y a des inquiétudes aujourd'hui dans ce qu'on appelle les milieux économiques.
10:07Moi, ce que j'ai souhaité dire, puisque vous mentionniez les rentrées des entreprises de France au MEDEF,
10:11à nos chefs d'entreprise, c'est que, un, le RN n'a pas la responsabilité du blocage dans lequel se trouve le pays.
10:17C'est que, deux, et je tiens au chef d'entreprise un discours de vérité,
10:21je ne vois pas d'issue dans la situation actuelle de l'Assemblée nationale.
10:25De son côté, la colère ne retombe pas chez les pharmaciens.
10:29Il prévoit une nouvelle journée de mobilisation le 18 septembre,
10:33puis la fermeture des officines tous les samedis à partir du 27 septembre.
10:38Il demande le retrait d'un arrêté qui plafonne en fait les remises commerciales sur les génériques.
10:43Hélène Cornet.
10:44Le gouvernement le redit, il ne veut pas de conflit avec les pharmaciens.
10:50Il n'a pourtant pas attendu l'examen du budget de la Sécurité sociale pour faire passer de force la mesure.
10:55L'arrêté a été publié début août au journal officiel.
10:58Il acte la baisse du plafond des remises sur les génériques entre les laboratoires et les pharmaciens.
11:04Une décision qui va directement attaquer la rentabilité des officines,
11:08selon Béatrice Cléras-Mayu, la porte-parole du syndicat USPO.
11:12Ce qu'on a bien compris en revanche, c'est que l'industrie pharmaceutique a susurré à l'oreille du gouvernement
11:20qu'il ne pourrait pas absorber seule la baisse du prix des médicaments
11:24et que du coup il fallait aussi faire les poches des pharmaciens d'officine.
11:27Donc l'État s'immisce dans une relation privée finalement,
11:30qui est une relation commerciale entre l'industrie pharmaceutique et les pharmaciens,
11:34pour qu'on absorbe une partie des baisses des prix des médicaments.
11:37Donc vous voyez bien en plus la double peine pour nous.
11:38Ces remises peuvent représenter jusqu'à un tiers de leur marge.
11:42Les pharmaciens n'hésitent pas à parler de trahison alors qu'ils ont répondu présents durant toute la période Covid.
11:49Et pour preuve de leur détermination, la durée inhabituelle du mouvement depuis la fin du mois de juin,
11:54ils pourraient être néanmoins remis en cause en cas de chute du gouvernement.
11:5819h13 sur BFM Business, les marchés.
12:00Avec Antoine Larigauderie, le CAC termina en hausse et surtout ça se détend sur les taux, Antoine.
12:09Un sentiment d'accalmie sur les marchés, c'est vrai, avec cette hausse de 0,86% pour le CAC 40 en clôture.
12:147 719 points, les volumes d'échange relativement corrects à 3,4 milliards.
12:19A noter que l'ensemble du marché a été stimulé par, vous l'avez dit, cette décision positive de justice en provenance de Google
12:28qui a à l'ouverture gagné 200 milliards de dollars de capitalisation boursière d'un coup.
12:33On est sur de nouveau plus haut historique pour le géant américain de la high-tech.
12:37Ça a en tout cas permis au CAC 40 de surperformer l'Europe boursière
12:42puisque l'Eurostock 50 ne gagne que 0,64% à côté.
12:46Oui, parce qu'on a la tech européenne qui était aux avant-postes
12:48et particulièrement certains groupes français qui sont exposés à l'IA.
12:52Et c'est le cas de Schneider Electric.
12:54Avec l'alimentation électrique des data centers, le titre a gagné 2,9% à 217,25 euros.
12:58C'est le cas de Publicis, valeur IA, valeur data, qui a gagné 2,7% à 81,20 euros.
13:05Capgemini a pris 3% à 121,70 euros.
13:07Si puis l'industrie n'est pas oubliée, Airbus signe la plus forte hausse de l'indice
13:11à plus 3,09%, 184,70 euros.
13:15Un secteur était en baisse marquée sur le CAC 40, surtout en fin de séance.
13:19C'est l'automobile.
13:19Stellantis, moins 2,74 à 7,80.
13:22Renault, moins 2,05 à 3,256.
13:24De Richebourg a fait un profit warning et a perdu 10,4% à 5,25 euros.
13:30A noter deux belles hausses.
13:31Valneva, nouveau vaccin contre la maladie de Lyme.
13:34Le titre gagne 10% à 3,83.
13:37Viridien, plus 6% à 60,50.
13:41Sur le marché obligataire, la situation se détend très nettement avec un disant français
13:45qui recule à 3,54% de rendement.
13:49Plus 0,86 pour le CAC 40, donc 7,719 en clôture.
13:53Et du côté des marchés américains, on va voir comment ils évoluent.
13:56Pour le Dow Jones, on est dans le rouge, moins 0,42%, 45,104 points.
14:03Et du côté du Nasdaq, on évolue cette fois dans le vert, plus 0,86% à 21,462 points.
14:09Antoine le disait il y a un instant, c'est un début de mois agité sur le marché obligataire.
14:14Le taux à 30 ans du Royaume-Uni a atteint 5,75%, son niveau le plus haut depuis 27 ans.
14:21De quoi pénaliser encore un peu plus les finances du pays au moment où la ministre des Finances
14:27n'a plus que 3 mois avant de présenter son budget.
14:29De nouvelles coupes budgétaires vont devoir être tranchées, Astrid-Olivier.
14:35La chancelière de l'échiquier Rachel Reeves tente de rassurer.
14:38Elle promet un contrôle étroit des dépenses du Royaume-Uni car l'équation budgétaire inquiète les marchés.
14:44La faute à une copie particulièrement ambitieuse qui annonçait hausse d'impôt et coupes budgétaires drastiques
14:50pour redresser les comptes.
14:51Mais au début de l'été, marche arrière pour la chancelière.
14:54Une partie des députés travaillistes refusent les baisses de budget annoncées.
14:58Résultat, il manque toujours 6 milliards de livres pour équilibrer la copie.
15:03La pression des marchés obligataires alourdit encore la charge de la dette pour le pays
15:07qui pèse désormais pour 8% de son budget à 1300 milliards de livres contre 4% avant Covid.
15:14Rachel Reeves doit donc encore trouver de nouvelles économies avant la présentation de son budget dans 3 mois.
15:20De nouvelles hausses d'impôts risquent de ralentir encore la croissance britannique
15:24qui souffre déjà de la guerre commerciale.
15:26Reste alors à trouver de nouvelles coupes budgétaires qui soient à la fois suffisantes et politiquement acceptables.
15:33Ce sont des images qui seront sans doute présentes dans les livres d'histoire.
15:36Celle de la parade militaire XXL sur la place Tiananmen à Pékin
15:40pour célébrer officiellement les 80 ans de la fin de la seconde guerre mondiale.
15:44Xi Jinping a vu les choses en grand entourées de Vladimir Poutine et de Kim Jong-un.
15:49Une véritable démonstration de force et un défi à l'Occident.
15:52C'est avec une nuée d'hélicoptères survolant le ciel de Pékin que débute le défilé militaire.
16:00Des véhicules blindés, des dizaines d'avions et des régiments entiers.
16:04Et très vite, le ton est donné.
16:05Bonjour camarades !
16:08Le président chinois veut montrer que son armée n'est plus celle d'il y a 10 ans
16:11où un défilé similaire avait été organisé.
16:13A l'époque, l'armée chinoise était présentée comme vieillissante
16:16et incapable de rivaliser avec les Etats-Unis.
16:19Le grand renouveau de la nation chinoise est inarrêtable.
16:22Inarrêtable, d'après les experts, pour devenir la première puissance mondiale.
16:26Et le discours adressé à l'Occident est clair.
16:28Personne n'entravera la Chine dans ses efforts pour y parvenir.
16:31Sur place, plus de 20 chefs d'Etat, dont Vladimir Poutine et Kim Jong-un,
16:35ont participé à la parade.
16:36Une tribune diplomatique inédite offerte aux deux dirigeants
16:39qui n'a pas manqué de faire réagir Washington.
16:41« Veuillez transmettre mes salutations chaleureuses à Poutine et Xi »,
16:45écrit Trump sur Truth Social,
16:47pendant que vous conspirez contre les Etats-Unis.
16:49Le leader nord-coréen en a également profité
16:51pour appeler à une coopération renforcée avec la Russie.
16:54Vladimir Poutine, de son côté, a remercié Kim Jong-un
16:56pour son aide dans le conflit avec l'Ukraine.
17:00J'aimerais vous remercier de la part du peuple russe
17:02pour notre participation commune à la lutte contre le néo-nazisme contemporain.
17:08Le message chinois a fait réagir jusqu'à Bruxelles.
17:10La chef de la diplomatie, Kaya Kalas,
17:12affirme qu'il s'agit d'un défi direct à l'ordre international.
17:15À 19h18 sur BFM Business, c'est la chronique internationale de Mathieu Jolivet.
17:19Bonsoir.
17:20Mathieu, ce soir, on va s'intéresser à la conférence NatCon.
17:23C'est la grand messe des idées conservatrices.
17:26Elle a débuté hier à Washington.
17:28C'est sa cinquième édition.
17:30Elle dure trois jours pendant lesquels des dizaines de chercheurs,
17:33d'intellectuels, de chefs d'entreprise,
17:34tous conservateurs,
17:36phosphores sur toutes les thématiques chères à Donald Trump.
17:39Exactement.
17:40Et au milieu des tables rondes qui sont consacrées à la menace de l'islam en Amérique
17:45ou à la Bible et le renouveau américain,
17:48ça, ce sont les intitulés,
17:49on trouve plusieurs panels qui sont consacrés à la tech.
17:53L'IA et l'âme américaine, sécurité nationale et technologie.
17:57Ces thématiques, elles ne sont pas neutres.
17:59Pourquoi ? Parce que ça montre à quel point l'IA et la tech
18:02est en train d'infuser dans une partie de la doctrine conservatrice sous l'ère Trump.
18:07Et derrière ces interventions, plane l'ombre d'un homme, c'est Peter Thiel.
18:11Peter Thiel, aux Etats-Unis, il fait partie des gourous de la Silicon Valley.
18:15Ce n'est pas n'importe qui.
18:15C'est lui qui a cofondé PayPal en 2016.
18:18C'est un soutien de la première heure de Donald Trump.
18:21Il l'avait soutenu en 2016.
18:23Alors, écoutez-le, Peter Thiel.
18:25C'était en 2012, depuis le campus de Stanford.
18:28Il parlait un peu de sa vision, de son rapport aux Etats,
18:32de son rapport au pouvoir.
18:39J'ai grandi dans les années 70 et 80,
18:41à une époque où planait le spectre du communisme, du totalitarisme.
18:45Et d'une certaine manière, le libertarisme
18:47était à l'opposé de l'État totalitaire.
18:53Il s'agissait donc de relever le défi du totalitarisme
18:56et de défendre l'idée qu'il fallait réduire le pouvoir
18:59parce que le pouvoir corrompt
19:00et le pouvoir absolu corrompt tout.
19:04Et son arme à Peter Thiel pour lutter contre les pouvoirs en place,
19:08eh bien, c'est la tech.
19:09C'est ce qu'on appelle un techno-libertarien.
19:12Son rêve ultime, c'est de bâtir une république digitale
19:15où l'État est géré par des logiciels
19:17qui se nourrissent des datas des citoyens.
19:19Une république où l'innovation supplante la régulation,
19:23où l'IA et la tech remplacent les modèles étatiques
19:26tels qu'on les connaît jusqu'à aujourd'hui.
19:28Peter Thiel, ce n'est pas qu'un investisseur de la tech.
19:31Il a étudié la philo.
19:32Il en a fait tout un système de pensée
19:34qui est repris par une partie de l'électorat de Donald Trump.
19:38Et Palantir, qui l'a cofondé, reflète aussi sa façon de penser.
19:42Exactement.
19:42Palantir, c'est avant tout deux logiciels d'analyse
19:45et de surveillance de masse à destination des États.
19:48Il y a déjà Gotham, son logiciel phare,
19:51qui détecte les menaces,
19:52qui est un outil puissant d'aide à la décision tactique et stratégique.
19:56Il est utilisé par la NSA et par la CIA.
19:59Il y a aussi Fundry, qui est l'autre logiciel star
20:02à destination du privé et du public.
20:04Il automatise des process complexes.
20:05En avril dernier, Fundry s'est plugué sur l'IRS,
20:10qui est l'agence fiscale américaine.
20:12C'est un projet qui soulève beaucoup d'inquiétudes
20:14sur les dérives sécuritaires
20:16qui pourraient découler de l'analyse
20:18et la surveillance fiscale de masse.
20:20Donc voilà, Palantir, c'est ça.
20:21C'est l'idée d'un État fort grâce à la technologie.
20:24Pour autant, ce courant de pensée incarnée par Peter Thiel,
20:28il est loin de cocher toutes les casses du trumpisme.
20:31Exactement.
20:32Trump, lui, c'est tout l'inverse de Peter Thiel
20:34et des techno-libertariens sur certains points.
20:37Son instinct protectionniste, ses guerres tarifaires,
20:40son État interventionniste pour défendre une Amérique industrielle,
20:43tout ça, ça n'a rien de libertarien.
20:46Finalement, c'est là que cette conférence en ce moment
20:48à Washington est intéressante.
20:50Ces débats, c'est un peu un précipité de l'électorat trumpiste
20:54où vous retrouvez ce drôle de cocktail
20:56où se mélangent les nationalistes conservateurs
20:59qui réclament le retour des frontières,
21:01la droite chrétienne qui, elle, est ultra-réactionnaire
21:03et qui brandit la morale.
21:05Et puis donc, les techno-libertariens
21:07qui ont des âmes d'entrepreneurs
21:08et qui, au fond, aimeraient qu'on ouvre les frontières,
21:11qu'on dérégule et qu'on innove à fond.
21:14Merci beaucoup, Mathieu Jolivet,
21:15pour cette chronique internationale.
21:16On vous retrouve tous les soirs dans le 19h éco.
21:19Dans l'actualité, tech, justement,
21:21Google échappe au démantèlement.
21:23Le géant américain ne sera finalement pas obligé
21:25de se séparer de son navigateur Chrome.
21:28Bonsoir, Léa Benahim.
21:30Bonsoir.
21:30C'était tout l'enjeu du méga-procès
21:32qui l'opposait au gouvernement américain
21:35et ça faisait des années.
21:36Et oui, Google s'en sort plutôt bien.
21:38C'était vraiment l'épée de Damoclès
21:39qui pesait au-dessus de leur tête
21:41depuis plusieurs mois.
21:43Alors, la justice a tranché.
21:45Google est bien en situation de monopole,
21:47oui, mais ça ne justifie pas un démantèlement.
21:50Donc, il garde Chrome et il garde Android aussi,
21:54même s'il y aura quelques concessions.
21:56Google devra, par exemple, partager ses données
21:59avec ses concurrents
22:00et puis il ne pourra plus signer
22:01de contrats d'exclusivité avec d'autres navigateurs,
22:05même s'il peut rester le moteur de recherche
22:08par défaut sur certains d'entre eux,
22:10comme Safari.
22:11Une bonne nouvelle pour Apple,
22:13le deuxième gagnant de ce procès
22:15qui sauve son très juteux contrat
22:17à 20 milliards de dollars par an.
22:19Et c'est définitivement une bonne journée pour Google
22:21qui esquive une autre sanction,
22:23cette fois une amende de la Commission européenne
22:25pour abus de position dominante
22:27dans la publicité en ligne.
22:28C'est une amende d'un milliard et demi d'euros.
22:31Alors, officiellement, l'enquête est toujours en cours,
22:33mais officieusement, le calendrier aurait été suspendu
22:36pour une raison politique,
22:38celle de préserver l'accord commercial
22:40trouvé avec les États-Unis.
22:42En échange, Bruxelles aura accepté discrètement
22:45de lâcher un peu de l'Est,
22:46même si, selon Reuters,
22:48ce report n'est que temporaire
22:50de un à trois mois maximum.
22:52Ce sera donc nos deux sujets ce soir dans Tech & Co,
22:56le démantèlement de Google
22:57et l'amende que le géant américain a esquivé en Europe.
23:02Rendez-vous à 19h30.
23:04C'est peut-être l'une des dernières visites de ministres
23:06avant le 8 septembre.
23:07Éric Lombard, Clara Chapaz, Marc Ferracci et Sophie Prima
23:10se sont rendus sur le site de Renault à Flins-sur-Seine
23:13pour une démonstration du robot humanoïde
23:15du champion français Wondercraft.
23:19Une séquence très politique autour de l'industrie.
23:22Sur place, on retrouve Nathan Cocampo
23:24avec Olivier Meillan.
23:27Calvin, c'est le nom de ce robot
23:29capable de porter des pneus de 15 kilos
23:31sans se fatiguer.
23:32Deux jambes, deux bras.
23:33Wondercraft l'affirme.
23:35C'est le premier robot humanoïde industriel européen.
23:38Alors forcément, on se demande
23:40s'il ne va pas remplacer l'humain.
23:42En réponse, son cofondateur Jean-Louis Constanza
23:44nous parle de son coût.
23:46Aujourd'hui, il coûte le prix d'une voiture
23:48de très haut de gamme.
23:50Et les robots se vendront le prix d'une voiture.
23:54Calvin dans une usine Renault
23:55sur une chaîne de production.
23:57C'est pour la fin de l'année.
23:58Des robots qui seront à terme fabriqués
24:00par Renault lui-même.
24:02Pour Jean-Dominique Sénard, son président,
24:03cette robotisation est l'une des clés
24:05pour maintenir l'industrie dans le pays.
24:07Je fais partie de ceux qui ont toujours fait
24:09le pari de la France.
24:10Je l'ai fait à l'époque de Michelin.
24:11Je l'ai fait aujourd'hui, à l'époque de Renault.
24:13C'est indispensable.
24:15Il est hors de question
24:16d'abandonner l'industrie en France.
24:18Simplement, voilà, on a quelques défis colossaux.
24:20Vous en avez cité quelques-uns.
24:22Le prix de l'énergie, la compétitivité globale, etc.
24:25Tout ça est connu.
24:26Le diagnostic, on le connaît.
24:28Il va falloir vraiment tout faire
24:30pour protéger cette industrie.
24:32Le nouveau directeur général de Renault,
24:34François Provot, n'a pas pu être présent aujourd'hui
24:36pour cause de déplacement à l'étranger.
24:37La compétitivité, c'est l'une de ses grandes priorités
24:41pour les mois à venir,
24:42comme l'a indiqué son président, Jean-Dominique Sénard.
24:44Dans le secteur aérien, il manque aujourd'hui
24:46près de 5 000 avions dans le ciel,
24:49selon l'Association internationale du transport aérien,
24:51soit l'équivalent de la flotte européenne,
24:54le déficit de production qui freine la croissance des compagnies
24:56et retarde la transition énergétique du secteur.
25:00Jean-Baptiste, tu es.
25:02C'est ce que IATA appelle la flotte fantôme.
25:05Des milliers d'appareils qui auraient dû sortir
25:07des chaînes d'Airbus ou de Boeing,
25:09mais qui n'ont jamais vu le jour.
25:10La faute aux crises successives,
25:13pandémies, difficultés industrielles,
25:15retards accumulés.
25:16Entre 2019 et 2025,
25:17les compagnies attendaient 16 000 avions neufs.
25:20Elles n'en ont reçu que 10 700.
25:22Conséquence, un manque à gagner,
25:24une croissance freinée,
25:25moins de passagers transportés.
25:26Elles doivent aussi conserver des appareils plus anciens,
25:28plus gourmands en kyrosène.
25:30Résultat, l'âge moyen de la flotte mondiale
25:32grimpe à 15 ans,
25:33un record depuis 20 ans.
25:35Et les avions de nouvelle génération,
25:36pourtant 20% plus économes,
25:38ne représentent encore qu'un quart des appareils.
25:40Selon l'IATA,
25:41il faudra au moins 6 à 9 ans
25:43pour rattraper ce retard.
25:44Si les cadences de production se stabilisent enfin,
25:47pas avant 2031,
25:49dans le meilleur des cas.
25:50Le clic du jour avec ce soir cet article
25:52consacré au coût de votre véhicule.
25:56La voiture est devenue un bien de luxe
25:57pour 3 foncerés sur 4,
25:58selon un sondage.
26:00Entre le coût d'acquisition,
26:02l'entretien,
26:03l'assurance ou encore le carburant,
26:05un budget qui peut atteindre
26:073 mois de salaire par an,
26:09c'est devenu un vrai bien de luxe.
26:11Vous pouvez retrouver évidemment
26:12toutes les informations
26:14dans cet article de Julien Bonnet
26:17sur le site
26:17bfmbusiness.com.
26:20Et puis la tribune,
26:21la une de la tribune de demain
26:24est consacrée à ce coup de chaud
26:27sur la dette française.
26:30Nouvelle formule de la tribune,
26:32si vous nous regardez à la télévision,
26:33vous pouvez voir cette nouvelle une.
26:35notée dans l'agenda de demain,
26:38jeudi 4 septembre,
26:39Bercy doit tester le marché
26:41avec une nouvelle émission de dette.
26:43Ce sera à surveiller de très près,
26:45évidemment,
26:45en vue de la situation politique
26:47et des incertitudes autour du budget.
26:49Et puis sur l'antenne de BFM Business,
26:51justement,
26:52émission spéciale demain,
26:54déciseur,
26:55débloquons tout
26:56autour de leur closier
26:58et de nombreux invités
26:59qui seront sur son plateau
27:00pour trouver des solutions,
27:02faire des propositions.
27:04Parmi eux,
27:04les séistes Jean-Laurent Casselli,
27:06Agnès Pannier-Runacher,
27:07ministre de la Transition écologique
27:08ou encore
27:09Michel Picon de l'UDEP.
27:12Tout de suite,
27:13vous avez rendez-vous
27:14avec François Sorel
27:15pour Tech & Co.
27:16Je vous souhaite
27:17une belle soirée
27:18sur BFM Business.
27:2119h éco
27:21sur BFM Business.
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