- il y a 5 mois
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00:00On va commencer ce fil de l'actualité parce qu'il s'est passé à Marseille.
00:03On va écouter le procureur de la République, Nicolas Besson.
00:06Il s'est exprimé il y a quelques instants et ce qu'il dit est très intéressant sur le parcours de cet individu
00:12qui a sommé la terreur pendant une dizaine de minutes en plein cœur de Marseille
00:15avec des images terrifiantes, des coups de couteau portés à plusieurs personnes,
00:19trois, six victimes au total, trois attaquées à coups de couteau.
00:23Il revient sur le parcours d'errance et aussi de radicalisation de l'individu.
00:27Néanmoins, le PNAT, le parquet national antiterroriste, ne s'est pas saisi du dossier.
00:31Écoutons Nicolas Besson.
00:33Puis il va rentrer dans le SNAC, dans le fameux établissement situé à proximité
00:40où il va se retrouver face au gérant et à plusieurs reprises, il va essayer de l'éventrer
00:47en criant à la Ouagbar, moi aussi je veux mourir.
00:53Le gérant va engager un dialogue avec lui, là aussi il va éviter d'abord les coups de couteau.
01:00Il va engager un dialogue avec lui qui va être assez pertinent
01:04puisque la situation paraît quelques secondes, quelques dizaines de secondes se calmer.
01:11Et puis notre assaillant va prendre la fuite et poursuivre son périple criminel.
01:24Périple criminel qu'il a amené évidemment à près de quasiment à quelques mètres de la cannebière.
01:29On va juste rejoindre Stéphane Burgat, le correspondant d'Europe 1 sur place.
01:33Stéphane, bonsoir.
01:33D'abord des nouvelles, des personnes qui ont été blessées.
01:36Toutes sont hors de danger, vous nous l'assurez ce soir ?
01:38Voilà, nouvelle très rassurante.
01:41Plus de personnes n'étaient en danger effectivement ce soir.
01:42On s'inquiétait beaucoup notamment sur l'état de santé du locataire de la chambre
01:47qu'occupait avant des carrières Bridie.
01:49Il avait été touché d'un coup de couteau en plein cœur.
01:51Son état a été jugé critique.
01:53Hier soir, il est toujours hospitalisé.
01:55Son état est sérieux mais ses jours ne sont plus en danger
01:57tout comme les autres personnes qui ont été blessées.
01:59Nicolas Abesson, le procureur qui nous a donné tout à l'heure également des nouvelles de l'enquête.
02:04Le parquet national antiterroriste ne devrait pas se saisir de cette enquête
02:09en raison du fait que ce soit un fonds privé, un différent sur fonds privé
02:15et surtout sur fonds de troubles psychiatriques avec consommation de stupéfiants de l'assaillant.
02:21Voilà pourquoi le PNAT ne devrait pas se saisir de cette enquête.
02:24Autre nouvelle ce soir, c'est l'autre enquête qui est menée cette fois-ci par l'IGPN
02:29en raison de l'usage des armes à feu, un de ses six tirs d'armes à feu dont cinq qui ont touché l'assaillant.
02:35Les trois policiers qui ont ouvert le feu ont été entendus cet après-midi en audition libre
02:40et les conclusions seront bientôt connues mais selon le procureur Besson,
02:45il ne devrait y avoir aucune poursuite à l'encontre de ces policiers
02:48puisque la légitime défense est semble-t-il retenue dans l'usage des armes à feu.
02:52Merci beaucoup Stéphane Burgatte, le correspondant d'Europe 1 sur place.
02:55C'est important évidemment.
02:57Gauthier Lebrecht, deux choses nous ont surpris en écoutant le procureur de la République.
03:00D'abord, le fait que l'individu ait été déjà condamné à quatre ans de prison,
03:04dont trois avec sursis promatoires et donc pour des violences très graves
03:08puisqu'il avait regardé son petit neveu.
03:12Première chose.
03:13Deuxième chose, il crée à plusieurs reprises à la Wattbar,
03:15je veux mourir et pour autant le PNAT ne se saisit pas.
03:18Est-ce que c'est en fait la chronique quotidienne de ce qu'on vit tous les jours en France ?
03:23Il y a toutes nos faillites dans cette histoire, c'est l'addition de toutes nos faillites.
03:26Tout à l'heure, on était avec l'ex-femme de cet individu sur Europe 1.
03:30Elle nous disait que s'il s'en était pris à son petit neveu,
03:32c'est parce qu'il le soupçonnait d'être homosexuel.
03:35Donc, si on fait la liste, il est antisémite,
03:37Bruno Retailleau l'a dit hier soir,
03:39il est homophobe, il s'en est pris à son neveu pour cette raison
03:42et il crie à la Wattbar dans les rues de Marseille.
03:46Donc, on peut le soupçonner d'être islamiste
03:48puisque son ex-femme dit aussi qu'il a complètement changé d'apparence
03:52et que quand elle l'a revue, je la cite,
03:53elle avait l'impression d'avoir un salafiste sur les images.
03:57Elle dit aussi, son ex-femme, que quand il était dans son pays d'origine,
04:00à savoir la Tunisie, quand il était plus jeune,
04:02il a vu des gens se faire égorger.
04:05Donc, le problème, si vous voulez, c'est le sujet de...
04:07Je ne parle même pas d'assimilation, je vais juste parler d'intégration.
04:10Mais quand vous venez de sociétés où il y a de l'antisémitisme,
04:14où il y a de l'homophobie, où l'égalité femmes-hommes n'existe absolument pas,
04:19eh bien, comment voulez-vous intégrer ces personnes-là ?
04:21C'est très, très, très compliqué et on le voit avec cet exemple qui est flagrant.
04:26Et d'ailleurs, son ex-femme nous disait que c'était quasiment impossible
04:29d'intégrer cet individu.
04:31Il la battait aussi quand ils étaient mariés.
04:34Parce que voilà, il était misogyne, homophobe, antisémite.
04:36Écoutons cette ex-compagne, elle s'appelle Sophie,
04:39et elle a témoigné au micro de CNews.
04:41Lorsque je l'ai connu, il était véritablement gentil.
04:45Et puis, au fil du temps, et plus précisément après le mariage,
04:49il a commencé à être violent avec moi.
04:51Et j'avais découvert qu'il prenait de la drogue,
04:55notamment de la cocaïne, plus alcool.
05:00Donc, c'était urgent pour moi de demander ce divorce.
05:03Alors, je l'ai croisé en mars cette année.
05:06Je ne l'ai d'ailleurs, sur le coup, pas reconnu,
05:09puisque je l'ai aperçu avec une barbe vraiment très longue.
05:13Et donc, à ce moment-là, j'avoue que je me suis posé la question
05:16si pour lui, c'était un signe distinctif de s'être radicalisé.
05:26Alors moi, de mon côté, on m'a demandé de déposer plainte,
05:31ce que j'ai refusé.
05:32Parce que j'avais tout simplement peur pour ma vie.
05:37Et je me disais que, de toute façon,
05:39s'il découvrait que j'avais déposé cette plainte,
05:42il viendrait m'égorger devant ma maison.
05:44Voilà pour ce témoignage terrifiant, je vois le jeune,
05:46pour cet ex-compagne.
05:47Je rajoute qu'il allait être jugé, cet individu, en octobre,
05:50là, au mois d'octobre 2025,
05:51parce qu'en pleine prière à la mosquée de Seth,
05:54il avait dit, il s'était levé, il avait pris la parole,
05:56au milieu des fidèles, en disant,
05:57le pays est dirigé par des juifs,
05:59et il s'était lancé dans une tirade antisémite.
06:01Souvent, d'ailleurs, l'imminence d'un jugement
06:03peut aussi conduire des gens à passer à l'acte,
06:05vous savez, puisqu'ils savent que la course va s'arrêter,
06:07donc du coup, ils font n'importe quoi juste avant.
06:08Moi, il y a une chose qui m'a frappé dans cette conférence de presse,
06:11c'est que, vous savez, le rôle de la justice, en théorie,
06:13en France, c'est d'individualiser la peine.
06:15Parfois, on juge une personne de ce qu'elle a fait,
06:18et donc, c'est d'individualiser l'examen du cas.
06:21Moi, je vais faire exactement l'inverse.
06:23Je m'uffiche de savoir qu'il a eu un conflit de voisinage,
06:25qu'il avait des troubles psychologiques,
06:28qu'il prenait de la drogue et de l'alcool, etc.
06:29Combien on en accueille par an ?
06:31Combien on accueille par an de gens qui n'ont déjà,
06:33premièrement, rien à faire chez nous,
06:34qui rentrent illégalement,
06:36qui, comme ils n'ont rien à faire chez nous,
06:38vont errer, alors là, il a eu plusieurs destinations,
06:41en essayant de se fixer sans jamais y arriver,
06:43vont tomber, en effet, dans la drogue,
06:46dans la violence, évidemment,
06:47venant avec un bagage culturel,
06:49comme l'a rappelé Gauthier,
06:50qui, parfois, ne permet pas la vie en société
06:52de manière paisible en France.
06:54Combien il y en a ?
06:55Combien de fois on a commenté ce genre d'affaires
06:57avec ce genre de profil sur CNews
07:00ces derniers mois, ces dernières années ?
07:01La vérité, c'est qu'aujourd'hui,
07:03comme notre politique d'immigration n'est pas maîtrisée,
07:06on accueille 300 000 légaux par an,
07:11et les illégaux, par définition,
07:12c'est un peu moins précis comme chiffre,
07:14mais on est autour de la centaine de milliers.
07:16Ça veut dire que, parmi ces 100 000 personnes
07:18qui viennent et qui n'ont rien à faire chez nous,
07:19combien il y en a comme lui ?
07:20Combien de fois on va devoir subir
07:21des conférences de presse ?
07:22Dieu merci, là, il n'y a pas eu de mort,
07:23et apparemment, les vies des victimes
07:25sont hors de danger.
07:27Mais combien de fois on va devoir commenter ça
07:28avec des gens dont on aurait pu prévoir
07:30que toute cette équation
07:31conduisait à une impasse, en réalité ?
07:33Naïmaïm Fadel, un profil que, malheureusement,
07:35on retrouve souvent dans ce texte-là.
07:37C'est un profil qu'on retrouve souvent,
07:38mais en écoutant Geoffroy, je me disais,
07:42mais c'est terrible, en fait.
07:43C'est terrible parce qu'aujourd'hui,
07:44on a une espèce de désespérance,
07:47parce qu'on voit bien que l'État est impuissant,
07:50et aujourd'hui, il est en faillite,
07:52justement, à nous protéger,
07:54à porter notre sécurité, etc.
07:56puisque, de toute façon,
07:57il ne veut pas s'attaquer vraiment
07:59à ces entrées massives de personnes
08:03qui viennent par effraction dans notre pays
08:06et qu'on accueille.
08:07Vous savez, quand je regarde souvent,
08:09par exemple, les manifestations
08:11avec des ONG de migrants
08:13qui sont arrivées d'une manière illégale
08:16et qu'on dit qu'on doit accueillir dignement,
08:18mais attendez, on ne vous a pas autorisé à venir.
08:20Mais c'est ça, le problème.
08:21On ne vous a pas autorisé à venir,
08:22mais on va faire tout en sorte pour vous accueillir,
08:25vous donnez le lébargement,
08:26vous donnez tout ce qui va avec, etc.
08:28Donc, en fait, c'est une faillite
08:30et c'est une désespérance.
08:32Et je pense que les Français,
08:33quand ils nous entendent,
08:34ils disent, mais en fait,
08:35on n'est pas gérés.
08:36Le pays n'est pas géré.
08:37Et l'espace de gagne,
08:38combien de fois on avait des affaires...
08:40Et le délit continue, hein ?
08:41Oui, et ça continue.
08:43Regardez le temps qu'on arrive enfin à se dire
08:46qu'il faut absolument réagir.
08:47Combien continue à rentrer ?
08:49Aujourd'hui, on a entre 600 000 à 900 000
08:51de clandestins.
08:53Et les policiers n'ont pas le droit de contrôler
08:56depuis que M. Valls a supprimé
08:58le délit de clandestinité.
08:59On marche sur la tête.
09:00Arnaud Benedetti, rapidement.
09:02C'est évident que, de toute façon,
09:03pour reprendre la maîtrise
09:04dans notre politique migratoire,
09:06à droit constant,
09:06on n'y arrivera pas, tout simplement.
09:08Donc, ça nécessite, évidemment,
09:10une révision constitutionnelle
09:11pour qu'on y parvienne.
09:12C'est l'arme principale aujourd'hui.
09:14Ça, on le sait pertinemment.
09:15Sauf qu'on constate
09:17que cette révision constitutionnelle
09:18est d'abord discutée
09:19dans le monde politique,
09:20même si elle est soutenue
09:21majoritairement par l'opinion publique.
09:24Et là, si vous voulez,
09:24je pense que moi,
09:25la politique migratoire,
09:26elle est très intéressante aussi
09:27au sens, je dirais,
09:28elle est révélatrice
09:29de la crise démocratique
09:30que l'on vit.
09:30C'est-à-dire,
09:30le hiatus qui existe
09:31entre 80% des Français
09:33et à peu près
09:34une classe dirigeante
09:35qui se pose des questions
09:37de savoir
09:38s'il faut ou non
09:38réformer
09:39un certain nombre
09:40de normes.
09:42Et notamment,
09:42l'inversion des normes.
09:43Parce que le vrai sujet,
09:44tant que les normes
09:47seront dépendantes...
09:48Tant que nos instances
09:49sont supranationales
09:50et nous dépassent,
09:51on pourra faire le goûtier
09:51rapidement à vendre.
09:52Mais il faut insister
09:52sur ce que dit Naïma.
09:54Avant François Hollande
09:55et Emmanuel Valls,
09:55il y avait le délit
09:57de clandestinité.
09:58C'est-à-dire que toute personne
09:59qui entre en France
09:59de manière illégale
10:01commet un délit.
10:02Délit qui a sauté
10:03sous l'air Hollande et Valls
10:04pour plaire
10:05aux réglementations européennes.
10:07Donc là,
10:08on a quand même quelqu'un
10:09qui rentre de manière irrégulière
10:10sur le sol,
10:11qui se marie,
10:12et grâce à ce mariage,
10:13il obtient un titre de séjour
10:14qui l'emmenait jusqu'à 2032.
10:17Donc il faut vraiment
10:17pointer du doigt
10:19que ce sont ces règles européennes,
10:20les décisions politiques
10:21qui se sont imposées
10:22à François Hollande
10:22et Emmanuel Valls
10:23qui ont permis
10:25que cet homme
10:26soit ensuite régularisé.
10:28Il faut dire la chose suivante.
10:28Oui, il a été plusieurs fois
10:29en centre de rétention administrative
10:30aussi, il y a deux reprises.
10:31Oui, toute personne
10:34qui entre illégalement
10:35sur le territoire national
10:36ne doit jamais
10:37être régularisé.
10:38Voilà la mesure à prendre.
10:40C'est ce que fait le Danemark,
10:41c'est ce que fait le Japon,
10:42C'est vrai, vous nous l'avez dit
10:43tout à l'heure, effectivement.
10:44Guillaume Perrault,
10:45André Valigny pour terminer.
10:46Je suis sûr qu'il y a au Danemark,
10:47peut-être pas au Japon,
10:48mais au Danemark,
10:48des procédures de régularisation
10:50à titre exceptionnel,
10:52simplement,
10:52ils veillent.
10:53Ah non, par principe,
10:54l'illégalité.
10:54Ils veillent à ce qu'elles restent exceptionnelles.
10:56Nous, dès qu'il y a une brèche,
10:57ça devient...
10:57Oui, mais chez eux,
10:59c'est le principe.
11:00C'est le principe.
11:01C'est le principe.
11:04Restez en Europe.
11:04Voilà, restez en Europe
11:05et après je passe la parole
11:06à André Valigny.
11:06Le problème, me semble-moi,
11:08les normes européennes,
11:09contrairement à ce que l'on pense souvent,
11:10que leur interprétation
11:12par les hautes juridictions françaises.
11:13Car si vous considérez la situation
11:15en Italie, en Espagne, en Allemagne,
11:17ils sont soumis aux droits européens
11:18comme nous.
11:19Ils sont soumis aux mêmes directives,
11:21aux mêmes règlements.
11:21Or, la Cour constitutionnelle de Carles
11:24soit le tribunal constitutionnel à Rome
11:26ne soumettent pas leur gouvernement
11:28à des contraintes aussi fortes que les nôtres
11:30pour assurer l'ordre public.
11:33André Valigny, l'homme de gauche que vous êtes,
11:35évidemment, doit réagir
11:36à ce que vous êtes mis en cause
11:37des gouvernements de gauche.
11:39Bien sûr que c'est sous Hollande et Valls
11:41qu'on a supprimé le délit de séjour et régulier,
11:43mais c'est sous Sarkozy
11:44qu'on a supprimé la double peine.
11:46C'est vrai, c'est vrai.
11:48Et c'était une erreur aussi.
11:49Le deuxième point,
11:50c'est que je pense que la régularisation
11:54est encore possible et souhaitable
11:56même pour ceux qui sont arrivés irrégulièrement
11:59lorsqu'ils sont intégrés,
12:00qu'ils travaillent,
12:00qu'ils ont une fiche de paye
12:01et qu'ils rendent service à l'économie française.
12:04Troisièmement, je pense qu'il faut
12:05évidemment maîtriser l'immigration,
12:07la réguler,
12:08être plus sévère qu'on ne l'a été jusque-là.
12:10Sur l'exemple du Danemark,
12:11où c'est une socialiste
12:12qui mène la politique actuelle
12:14de restriction de l'immigration.
12:16En Angleterre,
12:17ce sont les travaillistes,
12:18les sociodémocrates anglais.
12:19Il n'y a qu'en France
12:21où la gauche est dans le déni encore.
12:22Pas toute la gauche.
12:23Pas toute la gauche.
12:24Et le maire de Marseille,
12:24par exemple,
12:25vous lui posez la question,
12:25il ne vous a eu aucun rapport
12:26avec l'immigration.
12:27Vous avez eu un petit échange
12:28avec M. Payan.
12:29Je n'ai pas tellement compris
12:30sa position
12:31parce que c'est un rapport direct
12:32avec l'immigration irrégulière.
12:34Et enfin,
12:34sur ce cas précis,
12:36il cochait toutes les cases
12:37homophobes,
12:38antisémites,
12:39en voie de radicalisation islamique
12:41ou islamiste.
12:43Toxicomane.
12:44Toxicomane.
12:44On se demande ce qu'il faisait
12:45sur le territoire français.
12:46Pourquoi n'a-t-il pas été expulsé ?
12:49Et ce matin,
12:50François Béroux qui dit
12:51qu'il aurait dû être expulsé
12:52comme un vœu pieux.
12:53Mais la raison
12:54pourquoi il n'a pas été expulsé,
12:55c'est Bruno Rotaio
12:56qui a donné la raison hier.
12:57Parce qu'il avait fait appel
12:59lors de son procès,
12:59il n'avait été condamné
13:00qu'en première instance.
13:01Et le ministre de l'Intérieur
13:02nous a dit hier
13:03qu'il était impossible
13:03d'expulser quelqu'un
13:04qui avait un titre de séjour
13:06en règle
13:07qui allait jusqu'au-delà
13:08de 2030
13:08tant qu'il n'était pas condamné
13:09de manière définitive.
13:10C'est un cas de figure Gauthier
13:11où quand le ressortissant
13:13présente un trouble
13:14à l'ordre public,
13:14il peut être expulsé.
13:15On peut le retirer
13:16son titre de séjour.
13:18Moi, je ne fais que citer
13:19le ministre de l'Intérieur.
13:20Le ministre de l'Intérieur
13:21a expliqué cela hier
13:22qu'il fallait attendre
13:22la fin de la procédure
13:24pour qu'il soit expulsé.
13:25Donc, vrai ou pas...
13:26Si le ressortissant
13:27représente une menace grave
13:28pour la France,
13:28il peut être à tout moment
13:29expulsé.
13:30Oui, mais c'est bien sûr.
13:30Pourquoi le ministre de l'Intérieur
13:31a dit ça hier ?
13:32Parce que je pense simplement
13:33que menace grave pour la France
13:34aujourd'hui,
13:34s'est appréciée
13:35de façon plus restrictive
13:37que ce cas de figure Gauthier.
13:38Dernier mot d'Aïma,
13:39il faut préparer les bombes.
13:40Vous voyez,
13:41c'est ça qui permet
13:42en fait tout ce à quoi
13:45on assiste aujourd'hui.
13:47C'est que vous avez dit, André,
13:49que ce n'est pas grave
13:50si la personne rentre
13:51d'une manière illégale,
13:52si elle trouve un travail.
13:53C'est ce qu'on fait d'ailleurs
13:54au bout de 5 ans
13:54et aujourd'hui au bout de 7 ans.
13:56Mais non,
13:57on ne peut pas enfreindre les règles.
13:58Il faut une immigration
13:59s'il doit y avoir
14:00une immigration légale
14:02comme ça se passait
14:03dans les années 70.
14:05C'est-à-dire,
14:05vous venez dans ce pays
14:07mais en partant
14:07de votre pays d'origine.
14:08La première vague
14:10de régularisation,
14:11c'est Mitterrand en 80.
14:12Je vous rappelle.
14:13On y revient à chaque fois.
14:16Jusqu'à Rossi.
14:17Souvenez-vous tous
14:18de ce boulanger
14:18qui souhaitait
14:19que son employé
14:21puisse rester en France
14:22parce qu'il travaillait bien
14:23et s'était bien intégré.
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