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  • il y a 3 mois
À une semaine du vote de confiance à l'Assemblée nationale, François Bayrou est plus que jamais sous pression. Le Premier ministre croit toujours possible de se maintenir à Matignon le 8 septembre prochain et vient d'entamer aujourd'hui un cycle de consultations avec les partis politiques. 

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Transcription
00:00En tous les cas, ce qu'on peut dire, c'est quand même l'arrivée de la France insoumise.
00:03Ça fait peur à nos partenaires européens.
00:06Ça nous fait peur, notamment au marché financier.
00:09Qu'est-ce que vous pouvez dire pour les rassurer ?
00:10L'autre jour, vous avez été parlé devant des chefs d'entreprise
00:12à l'occasion de la REF, les rencontres des entrepreneurs de France.
00:17Et il y a un dialogue qui s'est instauré.
00:19Vous-même, vous avez dit, c'est un peu la première fois que je parle devant des chefs d'entreprise.
00:22Non, devant le MEDEF.
00:23Devant le MEDEF.
00:23Je rappelle que le MEDEF ne représente pas toutes les entreprises de France.
00:27Non, ça représente une partie. Une partie importante, mais une partie...
00:31Qu'est-ce que vous pouvez dire aux marchés financiers, aux partenaires européens,
00:36pour dire, mais non, nous, on est capables de gouverner sans forcément que ce soit le chaos ?
00:40Mais précisément que c'est la logique politique et économique à l'œuvre qui nous amène dans le chaos.
00:45Enfin, Mme Chevrion, le budget de cette année, il a divisé la croissance par deux.
00:50Par rapport aux prévisions de croissance de l'année dernière, on est à 0,7.
00:54Il y a Donald Trump aussi qui reste pas grave.
00:55Attendez, on est à 0,7.
00:57On annonçait plutôt 1,4 s'il n'y avait pas eu le budget de cette année.
01:01Pourquoi ? Pour une raison simple, très simple, que tout le monde va comprendre.
01:05C'est que quand vous avez une politique et une politique de baisse du pouvoir d'achat des Françaises et des Français,
01:10quand vous avez une politique de baisse des investissements publics,
01:14ça produit de la récession économique.
01:16Ça produit de la récession économique. Pourquoi ?
01:18Parce que les gens peuvent moins consommer.
01:20Donc, vous allez avoir, vous l'avez eu pendant l'été.
01:22Dans les restaurants, les gens, ils ne prennent pas de dessert parce qu'ils ont moins les moyens.
01:25Ils ne vont plus chez le coiffeur, ils ne vont pas au cinéma.
01:27Et donc, vous vous retrouvez avec des entreprises, des artisans qui, en fait, ont moins de clients,
01:34que la consommation populaire, elle est plus basse.
01:36La moitié du PIB en France est tirée par la consommation populaire.
01:40Si vous avez une politique de baisse de la consommation populaire,
01:43évidemment que ça se traduit par des difficultés économiques.
01:45Mais en même temps, vous êtes d'accord qu'il faut quand même faire des économies.
01:47On se retrouve quand même avec un niveau d'endettement.
01:49Et surtout, à limite le niveau d'endettement, c'est un truc,
01:52mais surtout, c'est qu'il y a des intérêts à payer.
01:55Non, mais il y a des intérêts à payer.
01:57Ça, c'est une réalité tangible qui tombe tout le temps.
02:00C'est vrai.
02:00Madame Chevrillon, soyons honnêtes pour dire la vérité aux gens qui nous écoutent.
02:03Parce que moi, je ne suis pas d'accord avec le catastrophisme que M. Bayrou a essayé de nous donner.
02:06Donc, vous n'êtes pas d'accord même avec le constat ?
02:07Non, attendez.
02:08Il y a des intérêts de la dette, vous avez raison.
02:11Disons la vérité.
02:12La charge de la dette, aujourd'hui, elle paye moins cher.
02:14La France, elle subit moins la charge de la dette, aujourd'hui,
02:17que ce que c'était à la fin des années 90 et au début des années 2000.
02:22Non, mais disons la vérité.
02:23Parce que les taux d'intérêt sont plus faibles.
02:25La France, aujourd'hui, elle emprunte moins cher que les États-Unis d'Amérique.
02:29Donc, tout va bien.
02:30Je ne dis pas que tout va bien.
02:31Évidemment qu'il y a un déficit qui est un déficit important.
02:33Mais pourquoi y a-t-il un déficit important ?
02:35Pour quelles raisons ?
02:37Pourquoi il y a un déficit important ?
02:38Est-ce que vous savez que si, depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir,
02:41on était resté au même niveau de recettes en pourcentage du PIB aujourd'hui ?
02:45Aujourd'hui, en France, le PIB serait...
02:47Mais est-ce que c'est une raison pour augmenter encore la dette ?
02:49Attendez, si...
02:50Je vais terminer ma démonstration.
02:52Si le pourcentage de recettes était resté au même niveau
02:55quand Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir,
02:57aujourd'hui, le déficit en France serait inférieur à 3% du PIB.
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