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  • il y a 5 mois

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00:00On va s'intéresser à ce que, bon, on voit que François Bayrou va parler tous les jours.
00:03Hier, c'était pendant près de 1h20, je crois, sur CNUS et Europe 1.
00:06C'est des adieux qui ressemblent à un chemin de croix.
00:08Et on note évidemment l'excellente prestation de Sonia Mabrou, qui a été excellentissime.
00:14Bravo à Sonia.
00:15On va juste écouter maintenant ce que dit Marine Le Pen, parce qu'elle, évidemment,
00:18elle se concentre sur les législatives, elle veut être prête à tout,
00:20parce qu'elle ne veut pas se laisser surprendre comme en 2024.
00:23Donc il y avait une réunion aujourd'hui au Rassemblement National pour un petit peu regarder
00:26les listes d'éventuels candidats, si dissolution il y avait.
00:29Et elle en a profité pour défourailler, c'est ce que je vous le disais.
00:32Et dans le biseur, il y a bien sûr François Bayrou, mais aussi Emmanuel Macron à écouter.
00:36Alors c'est assez difficile de savoir effectivement ce qui va se passer pour une raison simple,
00:39c'est qu'on peut toujours essayer de projeter, mais on ne peut projeter qu'avec rationalité.
00:45Alors il faut bien dire qu'Emmanuel Macron est un être irrationnel.
00:48Et par conséquent, ces décisions, nous n'arrivons souvent pas à les comprendre,
00:54ni même à savoir quels sont les leviers de prise de ces décisions.
01:00Donc dissolution ou pas dissolution, aujourd'hui ou dans trois mois,
01:06écoutez, comme on ne sait pas, il faut, comme l'a dit Jordan, évidemment, être prêt dès lundi.
01:12Et c'est un travail qui a été effectué tout au long des mois précédents,
01:18depuis en réalité les dernières élections législatives,
01:22et qui vont pouvoir nous permettre d'être dans les starting blocks,
01:27quelle que soit la date à laquelle Emmanuel Macron décidera de mettre fin
01:32au mandat de l'Assemblée nationale.
01:36Voilà pour Marine Le Pen, Gauthier-Lebrette.
01:37Elle vise Emmanuel Macron, mais elle sait bien qu'elle a demandé sa démission,
01:41elle ne l'obtiendra pas.
01:42Non, et puis la dissolution, en réalité, je vous le disais déjà la semaine dernière,
01:47c'est vrai que c'est Emmanuel Macron qui prend la décision finale,
01:50mais si Marine Le Pen censure automatiquement tout nouveau Premier ministre,
01:54en disant c'est terminé, je ne laisse même pas le temps à un futur Michel Barnier
01:58de monter un premier budget, à François Bérou d'en ratifier un autre,
02:03et lui laissant huit mois pour gouverner,
02:05mais non, je les censure automatiquement tous un par un.
02:07Ils se présentent devant moi, je les censure tous avec mon groupe.
02:10Ils tombent les uns après les autres,
02:12et donc Emmanuel Macron est forcé de dissoudre.
02:14On sent bien que Marine Le Pen n'est pas encore dans cette option-là,
02:17parce qu'il y a toujours la volonté d'être respectable,
02:20et de jouer le jeu des institutions,
02:22contrairement à la France insoumise.
02:24Mais elle aurait quand même cette carte-là,
02:26pour tordre le bras du président de la République,
02:28et le forcer à dissoudre,
02:30avant même évidemment de parler d'une potentielle démission,
02:33qui n'arrivera pas, puisqu'il l'a redit au JD News la semaine dernière,
02:36puis il l'a redit en conférence de presse,
02:38je gouvernerai jusqu'au dernier quart d'heure,
02:39même si Jean-Luc Mélenchon a dit la semaine dernière,
02:41on va lui fournir le dernier quart d'heure.
02:44Ça donne la différence de ton entre Mélenchon et Marine Le Pen.
02:48Mais vous le disiez dans votre édito, Laurence,
02:49il y a des choses qui ont été ratées,
02:51lors de la précédente dissolution pour le RN.
02:53Certes, il y a eu la stratégie des désistements
02:55entre Renaissance et la France insoumise,
02:58mais il y a eu les candidats qui ont fait couler beaucoup d'encre,
03:01et Marine Le Pen avait limogé aussitôt le second tour terminé,
03:05le patron au RN qui était chargé de sélectionner les candidats.
03:10Il a été limogé aussitôt.
03:11Et puis il y a eu, souvenez-vous aussi,
03:12l'erreur sans doute sur la polémique autour de la double nationalité,
03:16ces métiers qu'on fermerait à des Français qui auraient deux nationalités.
03:21Ça a coûté cher, ça, au rassemblement.
03:21Ça leur avait coûté cher.
03:22Donc il y avait désistement, cette polémique sur la double nationalité,
03:25et le mauvais casting.
03:27Donc on sent bien que le RN veut professionnaliser encore plus son casting
03:31en vue d'une prochaine dissolution.
03:33Et je pense qu'ils sont persuadés qu'elle arrivera
03:36avant la fin du mandat d'Emmanuel Macron.
03:40Mais encore une fois, Marine Le Pen,
03:42elle pourrait accroître la pression sur le chef de l'État.
03:45Pour le moment, elle ne le fait pas.
03:46Éric Revelle, elle a intérêt, Marine Le Pen, à faire ça ?
03:48À faire tomber les gouvernements les uns après les autres ?
03:50Alors, j'entends ce que dit Gauthier Le Bret,
03:52mais le problème, c'est que dans toute cette stratégie,
03:55qui a entraîné un vrai succès pour l'Assemblée Nationale.
03:58En termes de voix, c'est indéniable, de normalisation.
04:02Si vous êtes dans la position d'un parti politique
04:04qui ne laisse pas plus de 15 jours,
04:07je dis n'importe quoi, à tous les premiers ministres
04:09avant d'être renversé,
04:10donc cette image de respectabilité par les Gauthiers,
04:13elle risque aussi de tomber.
04:15Donc je pense que c'est...
04:16Voilà, ils sont...
04:17On n'en est pas encore là.
04:18Non, mais je me plaçais dans l'hypothèse de Gauthier Le Bret.
04:22Donc je pense que...
04:23Vous pouvez vous dire aussi que les Français en ont ras-le-bol,
04:24ils ont ras-le-bol d'Emmanuel Macron,
04:26ras-le-bol de ses premiers ministres.
04:27Moi, je fais bien l'entendre ça.
04:28Mais quel type de...
04:29Admettons, voilà, dissolution,
04:31majorité relative,
04:33appelons-la comme on veut,
04:34pour le RN à l'Assemblée Nationale,
04:35ou Bardella ou Marine Le Pen à Matignon,
04:37quel type de budget ils présentent ?
04:40Quel type de budget ils présentent ?
04:41Quel budget ou quoi ?
04:42Et par qui, surtout ?
04:43Eh oui.
04:44Donc c'est quoi ?
04:45On tape dans la fonction publique,
04:47on coupe les dépenses de l'État...
04:48Non, mais plus la crise va s'enquister,
04:50la crise politique,
04:51moins le budget sera ambitieux.
04:53Ça, c'est une certitude.
04:54Oui, mais plus les compromis seront difficiles à obtenir.
04:56Oui, sauf à entendre certains,
04:58et je pense à Henri Guéno hier sur le plateau où j'étais,
05:00qui considère,
05:01je ne vais pas parler...
05:02Il est absent, donc je ne vais pas le faire.
05:03Enfin, qui considère que la dette,
05:04ce n'est pas le sujet,
05:05que le déficit budgétaire,
05:06ce n'est pas très grave,
05:07qu'il faut recoudre la société
05:08et recoudre ce qui ne va pas en France
05:11avant de s'occuper des grands équilibres financiers.
05:13Moi, je pense qu'on va être attrapé par la patrouille,
05:15pour rimer avec Carabistouille.
05:17On va être attrapé par la patrouille.
05:19Carabistouille, c'est plus attrapé.
05:19Parce que je rappelle quand même,
05:21même si ça passe au-dessus de la tête de tout le monde,
05:22que là, il y a le 8 septembre,
05:23bon, très bien, le vote...
05:25Le 10 septembre, la manif,
05:27et le 12 septembre,
05:28il y a les agences de notation qui commencent à...
05:31Mais non, mais attendez,
05:31mais c'est un vrai sujet.
05:32Mais bien sûr, mais...
05:33Beyrou, il a dit une phrase
05:34qui m'a semblée très forte
05:35et qu'il faut que les gens aient en tête,
05:36c'est qu'aujourd'hui,
05:37on emprunte pas pour rembourser la dette,
05:39pas pour combler le difficile budgétaire,
05:40on emprunte pour payer les intérêts.
05:42Je ne sais pas si vous voyez
05:43où on en est rendu, quand même.
05:45Donc, je veux bien qu'on ait un budget
05:47qui, finalement, soit ceci ou cela,
05:49mais on va être attrapé par la patrouille.
05:51Je suis entièrement d'accord avec vous.
05:52Et si on est rattrapé par la patrouille,
05:53ce que le politique ne fait pas,
05:56eh bien, c'est la patrouille qu'il fera.
05:57La patrouille, ça s'appelle le FMI.
05:58C'est ça dont vous parlez ?
05:59Oui.
06:00Ou la contrainte des marchés financiers.
06:03Un tout petit mot, Joseph.
06:04Après, on entendra Emmanuel Macron
06:05sur un sujet un peu surprenant.
06:06Non, je vais rajouter...
06:08Je suis tout à fait d'accord
06:09avec l'analyse de Gauthier.
06:10Je rajouterai juste un point
06:12s'agissant du Rassemblement national.
06:15Si on prend en compte
06:16les dernières législatives,
06:17c'est qu'au Rassemblement national,
06:19ils vont devoir apprendre à s'ouvrir.
06:23À s'ouvrir à d'autres.
06:24C'est-à-dire à s'ouvrir à la possibilité
06:26qu'ils puissent...
06:28C'est ce qu'on fait normalement politique.
06:29Parce qu'en effet,
06:30il y a majorité relative
06:31et majorité relative.
06:32Et ça, pour le coup,
06:33le Rassemblement national
06:34n'y est pas prêt.
06:35Bien sûr, il y a l'UDR.
06:37Mais imaginons par exemple...
06:38Oui, il y a eu Éric Ciotti.
06:40Imaginons par exemple
06:42que le Rassemblement national
06:43dise, ben voilà,
06:44pour tel ou tel parlementaire de droite
06:46que l'on connaît,
06:47qui a eu...
06:47Eh bien, nous pouvons considérer
06:49que c'est, en gros, entre guillemets,
06:52il y a une étiquette
06:52bon parlementaire.
06:54Je vous assure que d'abord,
06:55ça créerait à droite...
06:57Enfin, vu l'état de la droite
06:59et même des républicains,
07:00ça créerait quand même
07:02un florent assez important.
07:05Sauf que leur sujet,
07:06c'est que les républicains
07:06font partie du socle commun.
07:08Donc, faire ce que vous dites,
07:09c'est soutenir des républicains
07:11qui ont accepté
07:11le socle commun
07:12et le gouvernement
07:12de François Béroud.
07:14C'est pas cohérent
07:15avec le discours
07:16de Marine Le Pen ce soir.
07:17Quand on sait comment se préparent
07:19les législatives,
07:20enfin, moi, je l'ai connu
07:21avec des personnes
07:22comme Chino et autres,
07:23je vous assure que ce type de...
07:25Alors, on va dire
07:25que c'est des manœuvres ou autres,
07:26mais quand même élargir.
07:28Or, élargir,
07:29c'est quand même important.
07:30Or, le Rassemblement national,
07:32je ne le sens pas.
07:35Alors, autant,
07:35je le trouve beaucoup plus près
07:37du point de vue économique,
07:39parce qu'ils ont travaillé,
07:40parce qu'il y a eu des experts,
07:41parce qu'il y a un certain nombre
07:42de personnes qui entourent
07:43à la fois Bardella et Bardella
07:45et, par simplement,
07:46des personnes extérieures
07:47de la société civile,
07:48d'accord ?
07:49Qui sont les visiteurs du soir.
07:50Ils ont fait la société civile,
07:51ils ont fait Malika Sorel,
07:52je peux vous dire
07:52qu'ils en sont revenus.
07:53Non, non, mais je ne parle pas
07:54de Malika Sorel.
07:55Je ne parle pas de Malika Sorel.
07:56Il y a des personnes,
07:57voilà, dont on parle,
07:58qui...
07:58Allez, dernier mot,
08:00les amis.
08:00On va continuer à parler
08:03du RN,
08:04mais on a entendu Marine Le Pen
08:06qui taclait Emmanuel Macron.
08:07Emmanuel Macron a pris le temps
08:08ce week-end, pourtant,
08:09de faire une petite vidéo
08:10pour un jeu
08:11qui s'appelle...
08:12Yu-Gi-Oh !
08:13Yu-Gi-Oh !
08:14Écoutons juste ce qu'il a dit
08:15parce que, voilà,
08:15c'est important quand même
08:16d'entendre sur quoi
08:17le président communique.
08:18Bien, bien sûr.
08:19Je voulais remercier
08:20les équipes d'Economy
08:21et notre rencontre
08:22à la Japan Expo.
08:23J'ai toujours ma carte.
08:26Et je voulais vous dire simplement,
08:29comme j'ai été engagé,
08:31je suis là dans un sommet
08:33franco-allemand,
08:33donc je ne pourrais pas
08:34être avec vous,
08:35mais je pense bien
08:36à vous tous.
08:38Et je sais que c'est
08:38un jour important
08:39pour Yu-Gi-Oh !
08:41et l'ensemble du monde
08:42du TCG
08:43qui se retrouve en France.
08:45Et c'est pour nous
08:45une très grande fierté
08:46d'avoir les championnats du monde
08:48de votre discipline,
08:49d'avoir tous les passionnés
08:50du monde entier
08:50qui vont se réunir en France
08:52et faire vivre leur passion.
08:54Le président Macron.
08:56Si on veut savoir
08:56ce qu'est une fin de règne douloureuse,
08:58on regarde le président Emmanuel Macron,
08:59c'est-à-dire qu'il demande
09:00au chancelier allemand
09:01d'aller voir un café
09:02ou que sais-je,
09:02de faire une petite pause
09:03dans leur rencontre bilatérale
09:05dans le sud de la France
09:06pour pouvoir faire une vidéo
09:07pour des joueurs
09:08qui jouent à un jeu
09:09qui s'appelle Yu-Gi-Oh !
09:11Évidemment, je le dis...
09:12On ne connaît pas.
09:13Je vous rassure,
09:14on ne connaît pas.
09:14C'était ma génération
09:15dans la cour de récré
09:17avec les fameuses cartes
09:18comme les cartes Pokémon, etc.
09:19Mais donc,
09:19on est de ce niveau-là.
09:21On a un président de la République
09:22qui n'a pas le temps
09:23pour répondre
09:23à la fille de Boilem Sansal,
09:25mais qui a le temps
09:26pour faire une vidéo
09:26pour des joueurs
09:28de cartes Yu-Gi-Oh !
09:30pendant un sommet franco-allemand.
09:32Il ne répondait pas
09:33aux filles de Boilem Sansal.
09:35Par contre, il avait le temps aussi
09:36de répondre
09:36à un influenceur islamiste
09:38qui se filmait
09:39et qui se plaignait
09:40de ne pas avoir pu payer
09:41à un péage d'autoroute
09:42avec son téléphone.
09:43On en est là.
09:44C'est une fin de règne.
09:45Non, mais c'est triste.
09:46C'est-à-dire qu'on peut avoir
09:46un peu de colère,
09:47un peu d'entrain, comme ça.
09:48C'est triste, en fait.
09:49Il n'y a pas que ça.
09:49C'est d'une tristesse absolue.
09:51Là, il tweet sur...
09:52Vous savez,
09:53il a une réunion
09:54de la coalition des volontaires
09:55pour soutenir Zelensky
09:57dans son...
09:58Oui, mais donc,
09:59la scène nationale
10:00ne l'intéresse plus.
10:01Est-ce qu'il a souhaité
10:02bonne rentrée aux élèves français ?
10:04Il n'a pas souhaité
10:05bonne rentrée aux élèves français.
10:06Je suis assez d'accord
10:06avec Gauthier.
10:07Et puis, même l'international,
10:09je trouve que les photos,
10:11il y a quelques jours,
10:12quelques semaines même,
10:14d'Emmanuel Macron
10:14avec Donald Trump,
10:16il est vraiment mis
10:17au même niveau
10:18que n'importe quel chef
10:19d'État européen.
10:20Alors qu'avant,
10:20la France avait quand même
10:21un statut un peu différent
10:22des autres.
10:23Et je trouve que même
10:25au niveau international,
10:26la voix d'Emmanuel Macron,
10:27objectivement,
10:27ne pèse pas.
10:28Il n'y a pas de...
10:29Donc, ça ne justifie
10:30même pas l'activisme international.
10:31Je vous assure qu'au début,
10:32j'ai cru,
10:33je vous jure que c'est vrai,
10:34au début,
10:35j'étais méfiant,
10:35j'ai cru qu'il s'agissait
10:36de l'intelligence artificielle.
10:39Vraiment,
10:39parce que c'est tellement caricatural.
10:41Mais il regrette même
10:42dans sa vidéo,
10:42tu as vu,
10:43Joseph,
10:43il regrette même
10:43de ne pas être présent.
10:45Je suis désolé,
10:46je ne pourrais pas être présent
10:47parce que j'ai le chancelier
10:49allemand qui me retient.
10:50Ça, c'est une formule
10:52pour faire plaisir aux gens.
10:53Mais si il avait eu le temps,
10:54ils ne seraient pas allés.
10:54Mais non, mais non,
10:56mais tu ne fais pas
10:57une formule comme ça
10:58pour des joueurs de cartes.
10:59Quand vous êtes invité
11:00à un dîner auquel
11:00vous n'avez pas envie d'aller,
11:01je ne réponds pas à tout.
11:04Petite pause, les amis.
11:05On va parler d'un sujet
11:07qui est très important
11:08parce qu'il est très lié
11:09au contexte budgétaire
11:10dans lequel on est.
11:11C'est le sujet
11:12de l'immigration.
11:14François Ballou
11:14a finalement parlé
11:15d'immigration hier
11:16grâce à la question
11:17de Sonia Mabrou.
11:18On va voir ce qu'il en dit
11:19et puis on verra
11:19ce que lui répond aussi
11:20Marine Le Pen.
11:21Tout de suite.
11:24Punchline, 18h-19h,
11:27Laurence Ferrari
11:28sur CNews et Europe 1.
11:3218 de retour
11:33dans Punchline
11:34sur CNews et sur Europe 1.
11:35François Ballou
11:35a été interrogé hier
11:37par Sonia Mabrou
11:38sur l'aide que Marine Le Pen
11:39lui a envoyée
11:39dans laquelle la candidate
11:41supposée du Rassemblement National
11:43lui évoquait
11:44la question de l'immigration.
11:46C'est un thème
11:46qu'il n'est absolument pas abordé
11:48lors de ses différentes
11:49prises de parole.
11:49Écoutez la réponse
11:50de François Ballou
11:51à Sonia Mabrou.
11:52On peut préciser
11:53de quoi il s'agit quand même
11:54M. le Premier ministre
11:55pour ceux qui nous regardent
11:56et nous écoutent.
11:57C'est l'AME,
11:58c'est les allocations
11:58et les aides non contributives
12:00qui sont versées aux étrangers,
12:01ce sont les associations
12:02d'aide aux migrants.
12:04Est-ce que vous dites ce soir
12:05qu'il n'y a pas de tabou
12:06à mettre sur la table
12:07ces sujets-là ?
12:09Alors, je n'aime pas
12:11qu'on présente
12:12la situation du pays
12:14comme étant
12:15la conséquence
12:17de la présence
12:18des immigrés.
12:19Qui le fait ?
12:20Moi, j'ai pris les chiffres
12:20de l'Observatoire de l'immigration,
12:22ça coûte 3,4 points de PIB.
12:24Oui, mais je ne suis pas sûr
12:25que l'Observatoire de l'immigration
12:26n'est pas une...
12:28Je suis d'accord...
12:29Et quel est votre organisme
12:30de référence ?
12:30Je suis d'accord
12:32pour qu'on regarde.
12:34Je suis d'accord
12:35s'il y a
12:36pour des étrangers
12:39des avantages
12:42comme le dit
12:44le Rassemblement national
12:45que les Français
12:46dont les Français
12:49ne profiteraient pas.
12:50Ça ne serait pas juste
12:51et je suis d'accord
12:52pour qu'on les regarde.
12:54Mais je ne suis pas d'accord
12:55pour qu'on fasse
12:55de l'immigration
12:57la cause
12:57de la situation du pays.
12:59La Provençat Bayrou,
13:00Louis de Ragnel
13:01là sur la question
13:02de l'immigration
13:03il dit bon
13:03s'il y a des avantages
13:04auxquels les Français
13:05n'ont pas le droit
13:05je veux bien regarder.
13:07C'est une réponse sérieuse ?
13:08Non, pas du tout.
13:08En fait, c'est simplement
13:09une réponse tactique
13:10pour dire
13:11au Rassemblement national
13:12regardez si vous voulez
13:13par rapport à cette mesure-là
13:15je suis prêt à discuter.
13:16Le problème de François Bayrou
13:17sur cette question-là
13:18c'est qu'en réalité
13:19il s'y est mis très tard
13:21à la prise de conscience
13:22de la question de l'immigration.
13:24On l'a vu sur la question algérienne
13:25on l'a vu à plusieurs reprises
13:26mais à aucun moment
13:27François Bayrou
13:28n'est apparu combattif
13:30volontaire sur ce sujet
13:31Bruno Retailleau
13:32a toujours été un peu seul
13:33honnêtement
13:34au sein du gouvernement
13:34sur cette question-là
13:36et malheureusement
13:37il y a trop peu de politiques
13:38et François Bayrou
13:39en fait partie
13:39qui sont véritablement
13:41conscients, préoccupés
13:42par cette question
13:42de l'immigration
13:43à la fois par rapport
13:44aux conséquences sécuritaires
13:45et sociales dans le pays
13:46mais aussi
13:47et là je trouve que la question
13:48c'est pour ça que c'est
13:49elle était intéressante
13:49parce qu'elle était posée
13:50sur le terrain économique
13:513,4% du PIB par an
13:54et je trouve que c'est intéressant
13:55de le poser de cette manière-là
13:57et bien
13:57même sur la question économique
13:59il y a François Bayrou
14:01qui remet en question
14:02l'observatoire de l'immigration
14:03qui rappelons-le quand même
14:04simplement
14:04moi je regarde les études
14:05de l'observatoire de l'immigration
14:06les études sont basées
14:08exclusivement
14:09sur les données
14:09du ministère de l'Intérieur
14:10l'exclusivité des chiffres
14:12c'est la place Beauvau
14:14donc objectivement
14:15il n'y a pas de chiffres contestables
14:16et d'ailleurs le patron
14:18de l'observatoire de l'immigration
14:19viendra répondre ce soir
14:20sur CNews
14:21dans 100% Politique
14:22à François Bayrou
14:23qui l'a mis en cause
14:25pour un peu d'auto-promo
14:26non mais on a quand même
14:26un premier ministre
14:28qui peut être
14:28le plus démago du monde
14:29avec les boomers
14:31les amalgamants
14:32tout entier
14:33rouvrant une guerre
14:35générationnelle
14:36mais quand on arrive
14:37sur le sujet
14:37de l'immigration
14:38alors là
14:39là tout de suite
14:40on retrouve des pincettes
14:41il faut refaire du cas par cas
14:42je n'aime pas
14:43créer des boucs émissaires
14:46il l'a juste fait
14:47avec les boomers
14:48et donc il est
14:49beaucoup plus
14:50et on est passé
14:50du premier ministre
14:51du sentiment de submersion migratoire
14:52qui était arrivé à Matignon
14:53avec tambour et trompette
14:55en parlant de sentiment
14:55de submersion migratoire
14:57en nous disant
14:57qu'il allait révoquer
14:58tel ou tel accord
14:59avec l'Algérie
15:00il ne sait strictement
15:01rien passer avec l'Algérie
15:02je vous rappelle
15:03qu'il avait donné
15:03une borne de temps
15:04de trois mois
15:05on est six mois plus tard
15:07il ne sait mais alors
15:08rien passer
15:09avec l'Algérie
15:10et donc il aura réussi
15:11ce grand écart
15:12en ayant des mots
15:13assez forts au début
15:14et en ne faisant rien à la fin
15:15au fond comme nombre
15:16de ses prédécesseurs
15:17rien ne change de ce côté-là
15:18écoutez Marine Le Pen
15:19c'était tout à l'heure
15:20au siège du Rassemblement National
15:21elle répond à François Bayrou
15:22sur l'immigration
15:22pour des raisons idéologiques
15:25M. Bayrou
15:26et son gouvernement
15:28se refusent
15:30en toutes circonstances
15:31à demander
15:32le moindre effort
15:34sur ce budget
15:35de l'immigration
15:36il demande des efforts
15:37à tout le monde
15:37tout le monde
15:39mais pas
15:40sur le sujet
15:43de l'immigration
15:43c'est évidemment
15:44inadmissible
15:45en ce qui nous concerne
15:47et ça
15:47nous avons eu l'occasion
15:48de le dire à plusieurs reprises
15:49je lui ai encore rappelé
15:50dans la lettre
15:51que je lui ai envoyé
15:53qu'il n'a pas reçu
15:53ou plutôt qu'il a reçu
15:54mais tard
15:55et enfin je ne sais pas
15:56donc il n'en a pas pris connaissance
15:57fin juillet
15:59et auquel
16:00il n'a pas cru bon
16:02de me répondre
16:03pour la réponse
16:05sur l'immigration
16:05Joseph Massé-Scarron
16:06là encore
16:07c'est l'éléphant
16:08dans la pièce ou pas ?
16:09bah oui
16:09c'est l'éléphant
16:10dans la pièce
16:10la position quand même
16:12de François Bayrou
16:12revient de loin
16:14quand il était au CDS
16:16c'était un ardent soutien
16:16de Bernard Stasi
16:17et de son livre
16:18l'immigration
16:19une chance pour la France
16:20donc là-dessus
16:21pardon mais
16:21François Bayrou
16:22n'a pas bougé
16:23n'a pas du tout bougé
16:25il reste exactement
16:26c'est sa matrice idéologique
16:27c'est sa matrice
16:28c'est sa matrice
16:28quand même
16:30quand on parle
16:31de sentiments de submersion
16:32quand on dit
16:33qu'on va revoir
16:33les traités
16:34avec l'Algérie
16:34sauf qu'il ne s'est rien passé
16:35moi je me méfie toujours
16:36aux gens qui parlent
16:37de sentiments de
16:38sentiments de sécurité
16:39sentiments de
16:40voilà
16:40donc voilà
16:41mais
16:43maintenant
16:43il a mis sur la table
16:46des boomers
16:47combien de femmes
16:48sont
16:49justement boomers
16:50qui sont retraitées
16:51et qui touchent moins
16:52pardonnez-moi
16:52de gens qui
16:53mais oui
16:54mais attendez
16:54mais Joseph
16:54je veux bien
16:56sur la formulation
16:59je suis d'accord avec vous
17:00mais ensuite
17:01moi ce qui me gêne
17:02beaucoup
17:02c'est que
17:02dans ce que vous dites
17:03comme ce que disait
17:04Gauthier
17:04vous êtes les premiers
17:05à dire qu'il faut faire
17:06des réductions de dépenses
17:07et dès qu'on touche
17:07à la moindre dépense
17:08il n'y a plus personne
17:09c'est pas ça
17:10comment ça
17:11non vous êtes totalement
17:12vous êtes totalement
17:14dehors de la question
17:15le problème
17:16le problème de la France
17:17le problème de la France
17:18est ce que
17:18là pour le coup
17:19Marine Le Pen a compris
17:20et on tape où alors
17:21c'est que tout simplement
17:22il y a une justice
17:24voilà
17:25une justice
17:26et c'est ce qu'a rappelé
17:27sur la nécessité
17:28de taper aussi l'immigration
17:29évidemment
17:30on est d'accord
17:31qu'est-ce que vous voulez dire
17:31que tout le monde
17:32soit traité de la même façon
17:33non
17:33justement
17:35c'est-à-dire que
17:35des personnes
17:36il y a des personnes
17:38qui ont cotisé
17:39toute leur vie
17:39d'accord
17:40pardonnez-moi
17:40voient des nouveaux arrivants
17:42qui reçoivent plus d'argent
17:44et plus d'aide
17:45que
17:45alors qu'ils ont bossé
17:46toute leur place
17:47juste une seconde
17:48mais par rapport à l'immigration
17:49je suis d'accord avec vous
17:50il n'y a pas de débat
17:51c'est là la question
17:52non c'est sur le débat générationnel
17:53non c'est sur le débat générationnel
17:55j'ajoute juste une chose
17:57que
17:58bon
17:58l'immigration
17:59là je vais être taquin
18:01mais François Bayrou
18:02il n'y a qu'un problème
18:03d'immigration pour lui
18:04c'est lorsque les Basques
18:06viennent dans le Béam
18:06là pour le coup
18:07là il y a le problème
18:08alors Eric Revelle
18:09non mais le vrai drame
18:10des retraites
18:10monsieur Louis Dragnel
18:12c'est
18:13les 60 ans
18:15institués par la gauche
18:16ça c'est un énorme fiasco
18:18ça ça coûte cher au budget
18:19les 35 heures
18:2180
18:21socialistes
18:22ça ça coûte cher
18:23et maintenant le boomer
18:25va vous donner une leçon
18:25de Rick Daniel
18:26c'est que sur le fond
18:27je vais vous dire
18:28il y a quelque chose
18:28très nouveau
18:29dans la pugnacité
18:30de Sonia Mabrouk
18:31on a souvent
18:32et vous en avez fait
18:33beaucoup Laurence
18:34des interroutes
18:35de premiers ministres
18:36de chefs d'état
18:37pendant des années
18:38parce qu'on sentait
18:39un peu le poids
18:40de la culpabilité
18:42de
18:42il faut pas sortir
18:43des clous
18:44en fait personne
18:45n'osait
18:46aller sur des questions
18:48essentielles
18:49parce que
18:50on se disait
18:51voilà
18:52comment est-ce que
18:52on va nous juger
18:54comment est-ce que
18:54les médias publics
18:55vont retrans
18:56je pense que
18:57le fait que CNews
18:59que Europe 1
19:00que des médias
19:01aient pris la parole
19:02de cette manière là
19:03et bien aujourd'hui
19:04vous avez un résultat
19:05très positif
19:06c'est-à-dire qu'un chef
19:06du gouvernement
19:07doit savoir
19:08qu'aujourd'hui
19:10on lui posera
19:10des questions
19:11qui intéressent
19:12les français
19:12et qu'on le relancera
19:13et que s'ils répondent pas
19:14il y a un problème
19:14moi sur l'immigration
19:18je suis entièrement d'accord
19:19c'était
19:19c'est un débat
19:20qui s'en plaît
19:21je vous laisse
19:23parler ça
19:23à Saint-Mas
19:24Sonia Mabrouk
19:24qui a posé des questions
19:25très pertinentes
19:26mais en bout de course
19:26il n'a répondu à rien
19:27même sur la question
19:28de l'antisémitisme
19:29il arrive à faire une transition
19:30où il commence sa phrase
19:32et il nous parle
19:32de l'insécurité à peau
19:34c'est-à-dire que même
19:35sur une question assez simple
19:36l'antisémitisme
19:37il n'a pas répondu
19:38à cette question
19:38donc l'immigration
19:39non il n'a pas répondu
19:40sur la question
19:40de la responsabilité
19:41vous avez vu son truc
19:42quand Sonia lui dit
19:45mais enfin
19:46vos députés
19:46modem
19:47vous êtes le chef
19:47ils votent des budgets
19:48déficitaires
19:49oui non
19:50il y a des gens
19:50respectables
19:51et puis
19:51c'est une grande famille
19:52mais c'est hallucinant
19:55le manque de responsabilité
19:56sur la responsabilité
19:58Sonia lui faisait très bien
19:59la liste
20:00de ce qu'il avait fait
20:00donc voter des budgets
20:01déficitaires
20:02ne pas soutenir
20:03Nicolas Sarkozy
20:03sur le non-remplacement
20:04d'un fonctionnaire
20:05sur deux
20:06et donc là
20:06il a botté en touche
20:07il est revenu
20:07à la question précédente
20:08pour ne pas répondre
20:09et alors le pire
20:10du pire
20:11étant
20:11parce que vous n'étiez pas là
20:12cher Louis
20:13mais je l'ai plutôt défendu
20:14sur cette sortie
20:14sur les boomers
20:15la semaine dernière
20:16mais alors là
20:16le pire
20:16disant que ce n'est pas
20:17le gouvernement
20:18qui dépense
20:19ce sont les français
20:20si vous fermez
20:21les vannes à Bercy
20:22les français
20:23ils peuvent plus
20:24donc c'est de la responsabilité
20:25des français
20:25et ce n'est pas
20:26de la responsabilité
20:27des gouvernements
20:28successifs
20:29et là où moi
20:29je rejoins
20:29il n'y a pas un peu
20:30des deux
20:30parce que les français
20:32ont voté aussi
20:32alors d'accord
20:34ils ont voté
20:34ils ont voté
20:35notamment pour
20:36mais si vous votez
20:39pour quelqu'un
20:40qui vous raconte n'importe quoi
20:42mais qui vous dit
20:42gratis demain
20:43on a aussi voté pour ça
20:44je dis on
20:45je m'inclus dedans
20:46mais parce qu'on a
20:47vous avez voté
20:47Mitterrand en 80
20:48il n'était pas né
20:49ça vous surprendra
20:52mais non mais
20:53il y a aussi un devoir
20:54de lucidité
20:55de la part des français
20:55il y a beaucoup de français
20:56qui ont exigé
20:57tout en sachant
20:58que ce n'était pas possible
20:59d'avoir toujours plus d'aide
21:00toujours payer moins
21:02avoir toujours plus
21:02la responsabilité politique
21:04c'est de dire non
21:05mais personne ne veut voter
21:07pour un politique
21:08qui dit non
21:09personne ne veut voter
21:10pour un politique
21:11qui dit stop
21:11vous me donnez
21:12le péché
21:13moi je trouve
21:13que cet argument
21:14pardon moi
21:16vous ne pouvez pas
21:17me donner
21:17le péché à la parole
21:20le péché originel
21:22c'est évidemment 1981
21:24c'est pour ça
21:25qu'on va amalgamer
21:25l'entièreté
21:26de cette classe d'âge
21:27que sont les boomers
21:29parce que 1981
21:30évidemment François Mitterrand
21:32a été élu
21:33enfin quand même
21:33les nationalisations
21:35à l'appel
21:36la retraite à 60 ans
21:38les congés payés
21:39supplémentaires
21:41et puis après
21:41quand la gauche
21:42reviendra au pouvoir
21:42elle fera les 35 heures
21:44mais au début
21:45avant on avait des budgets
21:46qui étaient à l'équilibre
21:47depuis 1981
21:48plus un budget à l'équilibre
21:50que des budgets déficitaires
21:52combien de gouvernements
21:52ont tenté de revenir
21:53sur les 35 heures ?
21:54aucun
21:54oui vous avez raison
21:55alors il y a eu des aménagements
21:56sous Nicolas Sarkozy
21:57mais il ne les avait pas
21:58entièrement supprimés
21:59globalement
22:00par exemple la droite
22:01on est à cette famille là
22:03et tu es la première
22:05à dire
22:05demain on ne fera plus ça
22:07on ne fera plus ça
22:07on ne fera plus ça
22:08et arriver au pouvoir
22:09rien ne se passe
22:10et hausse d'impôts
22:11et globalement
22:11pourquoi est-ce qu'il y a
22:12plein de budgets
22:13qui étaient votés
22:13alors que tout le monde
22:15savait qu'ils étaient en déficit
22:15c'était pour des raisons politiques
22:17et à ce moment là
22:18on disait
22:18on met un peu de côté
22:19mais même regardez
22:20il y a quelques mois
22:21Joseph
22:21on était les premiers à dire
22:23je suis sûr que vous le disiez
22:24il faut un budget pour la France
22:26malgré tout
22:26parce que sinon le pays
22:27est complètement à l'arrêt
22:28et il y avait plein de gens
22:29non pas Joseph
22:29il n'a jamais dit ça
22:30c'est quoi qu'il en coûte
22:33tous les gens de droite
22:36même des libéraux
22:37qui disaient
22:37mais il faut le continuer
22:38moi je vois
22:39honnêtement
22:40même sur ce plateau
22:41il y a plein de moments
22:42où on n'était pas très nombreux
22:43à dire
22:43il faut arrêter le quoi qu'il en coûte
22:44et qu'est-ce qu'on nous répondait
22:45on nous répondait
22:46c'est horrible
22:47il y a des gens qui souffrent
22:47il y a un moment
22:48en fait on ne peut plus
22:49dépenser sans doute
22:49le dernier mot Joseph
22:50il nous reste 30 secondes
22:52moi je trouve que
22:52essentialiser en général
22:54c'est la défaite de la pensée
22:56et dire il y a des boomers
22:57tous
22:58qui sont responsables
23:00politiquement
23:00de ce qui s'est passé
23:01moi je suis désolé
23:02ça ne tient pas la route
23:03ça ne tient pas la route
23:17c'est impressionable
23:18c'est pas light
23:19c'est impressionable
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