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[#LeCanapéRouge] Me Istovant Nkoghe, Avocat au Barreau de Brest et président de l’Alliance Démocratique et Solidaire

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00:00...
00:00Mesdames et messieurs, bienvenue sur le canapé rouge de Gabon Media Time,
00:21votre rendez-vous incontournable pour décrypter les grands enjeux politiques, économiques et sociaux du Gabon.
00:26Aujourd'hui, nous avons l'honneur de recevoir Maître Istovan Kogé, docteur en droit, avocat au barreau de Brest et président de l'Alliance démocratique et solidaire.
00:38Juriste reconnu et stratège aguerri, il incarne une génération de Gabonais formés à l'international qui veulent désormais peser dans la vie politique nationale.
00:49Dans un contexte marqué par l'installation du premier gouvernement de la Ve République, la préparation des élections législatives et locales de septembre-octobre 2025,
01:00et les débats autour de la réforme de la justice et de la sécurité intérieure, notre invité viendra partager sa vision et ses ambitions pour la République gabonaise.
01:11Maître Istovan Kogé, bonjour.
01:13Bonjour, monsieur. Je vous remercie infiniment pour votre invitation sur le canapé rouge de Gabon Media Time.
01:22Par ma voix, l'Alliance démocratique et solidaire est particulièrement heureuse de pouvoir s'adresser à ce média qui parle à tant de gabonais.
01:30Merci. Comme il est de coutume sur le canapé rouge de Gabon Media Time, la première question que je vais vous poser est celle de savoir comment vous vous portez en cette période décisive pour l'avenir politique du Gabon.
01:42Alors, je suis extrêmement en confiance quant à l'avenir politique du Gabon, puisque même si on peut toujours avoir des améliorations, beaucoup de choses ont été réalisées.
01:58Un souffle nouveau a été insufflé. Des réformes sont en cours et ce sont l'ensemble de ces initiatives que nous saluons avec ferveur à l'Alliance démocratique et solidaire.
02:10Cependant, on dira, dans le même cadre, peut mieux faire.
02:16Alors, nous allons entrer dans le vif du sujet. Le président Brice Clotaire Oligengema a prêté serment le 3 mai dernier, au stade de l'amitié sino-gabonaise, ouvrant la voie à la Vème République.
02:28Quelle lecture faites-vous de cette prestation de serment et de ce moment symbolique pour le Gabon ?
02:32Alors, effectivement, nous avons déjà eu l'occasion de nous prononcer sur la prestation de serment du chef de l'État en mai dernier,
02:41et l'entrée dans la Vème République Gabonaise.
02:46Beaucoup d'éléments symboliques ont été évoqués durant cette prestation de serment, à la fois sur les symboles, sur la cérémonie en elle-même,
02:59sur l'espèce de communion qu'on ne peut pas dénier à cet instant précis.
03:04Il nous est apparu particulièrement important la mise en exergue des symboles traditionnels du Gabon
03:13pendant la cérémonie de prestation de serment que le chef de l'État a voulu inclure dans le rite de prestation de serment,
03:23contrairement à ses prédécesseurs, marquant ainsi un attachement du Gabon et des Gabonais à ses racines profondes, dont la tradition.
03:32Nous avons également constaté et apprécié que cette prestation de serment se fasse au-delà des salons feutrés du palais de bord de mer,
03:45que ce soit fait dans un stade marquant ainsi une espèce d'onction du peuple, une communion entre le leader et son peuple.
03:56Donc sur cet instant, il n'y a que, de notre point de vue, certaines choses qui ont été particulièrement bonnes,
04:06marquant aussi la rupture avec les pratiques anciennes.
04:10Nous nous rappelons également la présence de chefs d'État étrangers,
04:14la présence d'un certain nombre d'acteurs, d'intervenants qui ont marqué véritablement une rupture.
04:19On retient une communion avec le peuple, on retient également un attachement à nos racines gabonaises
04:27et le début donc d'une souveraineté, de réappropriation de notre souveraineté et de notre identité nationale,
04:37chose qui est importante.
04:39Alors, au lendemain de cette prestation de serment, un nouveau gouvernement a été formé,
04:43avec des figures de la société civile et d'anciens barons du PDG.
04:47Pensez-vous que cette composition traduit réellement une volonté de rupture
04:51ou plutôt une continuité sous une autre forme ?
04:55Alors, la réponse un peu mi-figue mi-raisin, entre jour et nuit,
05:03le chef de l'État s'est souvent exprimé sur sa vision du fer de la politique au Gabon.
05:12Il a souvent indiqué son héritage, son attachement à la réconciliation en tant que Bantou.
05:21Ce sont donc des choses qui ne nous ont pas échappé et il ne me fait aucun doute que, dans sa démarche,
05:29on l'a vu tout du long, à partir du coup de libération, jusqu'à la composition de son gouvernement,
05:34jusqu'à la création de son parti politique, le chef de l'État a le souci majeur de la réconciliation en permanence.
05:45Cependant, nous, on pense qu'il n'a pas forcément raison.
05:52On pense qu'il n'a pas forcément raison parce qu'on a derrière plus de 40 ans de gestion calamiteuse,
06:02on a derrière plus de 40 ans de frustration,
06:05avec des personnes qui ont incarné physiquement cet état de délabrement de tout un État,
06:17cette humiliation de tout un peuple.
06:21On a des figures qui l'ont incarné physiquement.
06:24Je pense que, comme nous, la majorité, si ce n'est à l'unanimité des Gabonais,
06:34étaient quelque peu frustrées.
06:37Et dire même quelque peu frustrées, c'est un euphémisme.
06:41C'est par pudeur que les voix ne se sont pas massivement levées.
06:46Il n'empêche que, si et là, on a entendu des gens exprimer cette forme d'amertume.
06:53Et puis, pas plus tard qu'il y a de cela à peu près 15 ou 15 jours,
06:59on a un militant du parti héritage, héritage modernité,
07:05Rassemblement pour la Patrie et la Modernité,
07:08qui a eu des démêlés avec son parti parce qu'il s'est prononcé sur ces faits-là.
07:15Notamment, nous, la jeunesse gabonaise engagée et consciente,
07:18nous sommes conscients que, alors, c'est sans rancœur, sans amertume,
07:25en toute fraternité, mais néanmoins, il reste quand même indécent
07:32d'associer des personnes qui ont incarné la brisure du Gabon,
07:41qui ont incarné la déchéance pendant, non pas 5 ans,
07:44non pas 10 ans, mais pendant plus de 40 ans,
07:49les réassocier aujourd'hui à la gestion de l'affaire publique.
07:54Nous entendons le souci de fraternité, de conserver le village du chef de l'État,
07:59mais ce n'est pas faire justice de réassocier ces personnes,
08:06quelles que soient leurs compétences, parce qu'on sait très bien
08:09que les hommes passent, les institutions restent.
08:14Ces personnes ne sont pas indispensables au Gabon,
08:18ces personnes ne sont pas immortelles.
08:19Il est temps pour le chef de l'État de former une nouvelle génération de Gabonais
08:26qui arrivent là, main blanche, avec de l'éthique, de la probité, des compétences,
08:33un certain sens des affaires publiques et un réel amour pour la patrie.
08:39Il n'y a que comme ça qu'on peut réellement aller vers la félicité
08:44et la restauration de la dignité de nos institutions.
08:47– Alors, nous allons évoquer une question d'actualité.
08:51À l'approche des législatives et des locales de septembre-octobre prochain,
08:55l'opinion publique s'interroge sur la capacité des nouvelles institutions
08:59à garantir un véritable pluralisme politique.
09:02Quel regard portez-vous sur le calendrier annoncé par le ministère de l'Intérieur
09:07et sur les conditions de préparation de ces scrutins ?
09:10– Alors, le problème reste entier.
09:13C'est ce que j'indiquais tantôt il y a quelques secondes.
09:17– Le chef de l'État a une vision.
09:21Son rôle n'est pas d'organiser des élections.
09:24Son rôle, c'est de conduire la nation, de conduire la politique de la nation,
09:29d'insuffler une vision au Gabon et d'être le garant,
09:33le représentant de l'État gabonais et de nos institutions.
09:35Voici quelles sont, là, les missions du chef de l'État,
09:40quand on parle notamment de la Ve République.
09:43Le chef de l'État, c'est la clé de voûte des institutions.
09:47Ce n'est pas le petit coursier qui organise, s'il a,
09:50des remaniements de partis politiques, de stratégies politiques.
09:55Là, c'est l'affaire de son environnement.
09:57La manière dont les choses se passent aujourd'hui,
10:02quelle que soit l'issue,
10:05quelles que soient les frustrations,
10:07qu'on voit d'ailleurs déjà poindre à l'horizon,
10:10puisque dans l'actualité,
10:13on a de nombreux candidats qui crient
10:16à l'invalidation de leur candidature,
10:19tout en ayant la ferme conviction
10:22qu'ils ont déposé des dossiers valables, valides.
10:28Et donc, on peut, éventuellement,
10:32d'aucuns peuvent soupçonner des stratégies d'écartement.
10:36Mais la difficulté, c'est que cela rejaillit
10:43nécessairement sur le chef de l'État,
10:46sur sa popularité,
10:47sur l'amour que les Gabonais peuvent porter en sa personne.
10:53C'est-à-dire que l'habitus de quelques-uns,
10:58qu'on ne connaît pas toujours,
10:59parce que le chef de l'État ne décide pas
11:02qui sera candidat dans tel ou tel,
11:03à Bissoc ou à Macron-Gugno,
11:06le chef de l'État n'en sait strictement rien.
11:09Il donne des consignes qui sont des consignes globales.
11:12Je veux des élections équilibrées,
11:14justes, apaisées et surtout représentatives
11:18de ce que veulent les Gabonais.
11:19Après, à la manœuvre, à l'arrière-cuisine,
11:23ça reste les mêmes stratégies,
11:27les partisans du rouleau compresseur
11:29qui ne sont jamais très loin,
11:31qui ont déjà un savoir-faire
11:32sur le sabotage de la démocratie au Gabon
11:35et qui mettent malheureusement
11:37ce côté obscur de la force
11:40au service du tout nouveau régime
11:43qui, disons-le, aspire à autre chose.
11:48Et donc, c'est ces personnes-là
11:49qu'il faudrait blâmer.
11:51Mais il est aussi de la responsabilité
11:53du chef de l'État
11:54de savoir se faire entourer.
11:58Alors, nous allons aborder
11:59la question économique.
12:01Le Gabon fait face à un chômage de masse
12:04estimé à plus de 32%
12:06et une économie encore trop dépendante
12:08du pétrole.
12:09Quelles réformes structurelles proposez-vous
12:12pour diversifier l'économie
12:13et créer des emplois durables ?
12:16Alors, je vous remercie
12:18pour cette question pertinente.
12:20Le nerf de la guerre, c'est l'argent.
12:23Le Gabon et les Gabonais,
12:25en réalité, ont besoin de vivre décemment.
12:28Le Gabonais a besoin de manger,
12:31de payer son électricité, son eau,
12:34de pouvoir se soigner,
12:36éventuellement pouvoir voyager,
12:37soigner ses enfants
12:38et scolariser ses enfants.
12:40On a des politiques publiques
12:42qui ont été mises en place
12:44à la fin des années 60,
12:47comptant sur la manne pétrolière
12:49à l'époque où le Gabon était prospère.
12:51On nous disait de faire des enfants en masse
12:53et que le pétrole allait s'occuper de tout.
12:56École Cadou, Hôpital Cadou,
12:57on a connu ça.
12:58Néanmoins, le Gabon n'est pas seul au monde
13:01et ce merveilleux pays
13:03est malheureusement ou heureusement
13:06confronté à la mondialisation
13:08avec ses règles qui sont des plus terribles
13:12et des plus dures, parfois, souvent.
13:16La mondialisation nous écrase
13:17puisque la concurrence mondiale
13:19fait arriver sur notre marché
13:22de nouvelles habitudes de consommation,
13:25de nouveaux produits,
13:26de nouvelles façons de vivre
13:27et nous devons en permanence nous adapter.
13:29Une fois que j'ai dit cela,
13:30j'ai dit que, à partir des années 90
13:33et la mise en place des accords de l'OMC,
13:37des accords du GATT,
13:38on est passé progressivement à une économie d'industrie,
13:42une économie de production
13:43et une économie de services.
13:45On le voit aujourd'hui avec la problématique
13:48de l'intelligence artificielle.
13:50Ce sont les services qui fonctionnent davantage
13:53et parallèlement,
13:55un grand désengagement de l'État.
13:58Un désengagement de l'État
13:59parce qu'effectivement,
14:01l'État arrive à une période
14:02où il ne peut pas supporter toute la masse.
14:05Donc, il faut que les Gabonais comprennent
14:08qu'aujourd'hui, c'est l'entrepreneuriat.
14:12Il faut entreprendre quand on peut
14:14pour alléger la masse salariale du service public.
14:19Après, le service public reste indispensable
14:22en tant que colonne vertébrale de l'État.
14:24Je ne dis pas de déshabiller Paul pour habiller Pierre.
14:28Mais il faut que les Gabonais entreprennent.
14:30Mais pour cela, il faudrait que le Gabon
14:34mette en place un environnement économique favorable.
14:39Cela signifie des procédures compréhensibles,
14:42accessibles, simples.
14:44Je crois que ce travail est déjà en cours
14:46avec la NPI,
14:48où on nous indique que des modalités
14:50de création de sociétés
14:51sont assez fluidifiées.
14:57On a encore quelques grincements dedans,
14:59mais l'amélioration est toujours constante.
15:02Une fois que les formalités sont possibles
15:06et simplifiées,
15:07et que chaque Gabonais
15:08qui se sent la fibre entrepreneuriale
15:12à son entreprise,
15:14il faut maintenant le marché.
15:16Le marché, et tous les Gabonais,
15:18ne peuvent pas être des PDG de holding
15:20dans le bâtiment, dans l'énergie.
15:22Effectivement, il existe ce qu'on appelle
15:24des entreprises individuelles
15:25ou des toutes petites entreprises,
15:27de commerce de proximité.
15:28Nous constatons, malheureusement,
15:31sans xénophobie aucune,
15:34et il faudrait qu'il n'y ait pas d'ambiguïté
15:36sur ce que je vais dire par la suite,
15:39le marché est occupé
15:41à 99,99%
15:44pour nos ressortissants
15:47des États voisins.
15:48d'où l'initiative, d'ailleurs,
15:52saluée par ADS,
15:53que le chef de l'État a pris
15:55pour privilégier l'accès
15:57des Gabonais aux petits commerces.
16:00Donc, effectivement,
16:02il faut, pour résorber
16:03le taux du chômage,
16:05il faut que les Gabonais puissent,
16:07à défaut d'être intégrés,
16:09pouvoir travailler,
16:11proposer leurs services,
16:12produire,
16:13mais pour cela,
16:15il faut que le marché
16:15leur soit ouvert.
16:17Or, on a un marché,
16:19que ce soit du transport,
16:21du commerce,
16:22des pisceries,
16:24de petits commerces,
16:25des petits métiers,
16:26on a un marché
16:27qui est saturé
16:28depuis des décennies.
16:30Je pense que
16:31cela fait plus de 40 ans
16:33qu'on sait que le taximan
16:34n'est pas Gabonais,
16:35mais il n'est jamais trop tard
16:37pour faire marche arrière,
16:40corriger le tir.
16:42C'est, semble-t-il,
16:44ce que le gouvernement actuel
16:45est en train de faire.
16:46C'est une bonne chose,
16:47mais il faut,
16:49nous, on est sur les résultats.
16:51C'est-à-dire que
16:52l'annonce était faite
16:54le 16 août.
16:57Maintenant,
16:58nous attendons de voir
16:59ce que cela va donner
16:59dans un an.
17:01Si les Gabonais
17:01se sont réellement appropriés
17:03cette invitation-là,
17:06nous invitons
17:07le chef de l'État
17:08à pousser davantage
17:09les Gabonais
17:11à leur réserver
17:12des domaines
17:13dans des commerces,
17:15interdire l'accès
17:16des personnes
17:18non ressortissantes
17:19du Gabon,
17:20donc des personnes
17:21qui n'ont pas
17:22la nationalité gabonaise,
17:23leur interdire
17:24l'accès à certains métiers,
17:26comme cela se fait ailleurs,
17:28d'ailleurs.
17:29On pourrait également
17:30aborder la question
17:30du foncier.
17:32On a des États
17:32où les étrangers
17:34ne peuvent pas posséder
17:35de foncier.
17:36On a la problématique,
17:38j'évoque Pelle-Melle,
17:39le temps qui nous est imparti
17:41étant ce qu'il est,
17:42on a la question
17:43de la sortie des devises.
17:45On a des pays
17:45comme le Maroc
17:46ou la Tunisie
17:47où la monnaie
17:48ne sort jamais.
17:50Et cela,
17:51en conservant la monnaie
17:52sur place,
17:53on oblige
17:53la consommation locale
17:55et donc
17:56à répandre,
17:57à partager
17:58le fruit
17:59de la prospérité locale.
18:00sur le chômage
18:02des jeunes Gabonais,
18:04nous demandons
18:05également
18:06au gouvernement
18:06de faire un effort
18:08sur les recrutements
18:10à la fonction publique
18:12qui sont nécessaires.
18:13Et ils sont nécessaires,
18:14notamment en matière
18:15de justice,
18:17où on a eu
18:18tout récemment
18:18un concours
18:19de la magistrature
18:20et me semble-t-il
18:21dégrifier.
18:21Il faudrait
18:23inonder
18:25des jeunes Gabonais
18:26formés
18:26à venir soutenir
18:28l'administration
18:29et remplacer
18:30nos anciens
18:31qui sont en train
18:32de prendre de l'âge
18:33et qui vont peut-être
18:34passer la main.
18:35Voici les quelques
18:36éléments
18:38qu'on peut soulever
18:39comme ça
18:40de façon sommaire.
18:42Mais c'est surtout
18:42l'environnement économique.
18:46Avant les mesures,
18:47il faut mettre en place
18:48un environnement économique
18:49stable,
18:50fiable.
18:52Il faut instaurer
18:53la confiance
18:54dans l'économie.
18:55Il faut que le jeune
18:56Gabonais
18:56qui roule son taxi
18:58ne finisse pas
19:00sa journée
19:00complètement
19:01épuisé financièrement
19:03parce qu'il se serait
19:04fait imposer
19:05par-ci et par-là
19:06au gré
19:07des quelques barricades
19:08qui s'érigent
19:08dans les rues de capitale.
19:10Voici mes observations
19:11sur cette question.
19:12Alors,
19:13depuis plusieurs années,
19:15le gouvernement
19:16s'est vertue
19:18à diversifier l'économie.
19:19pensez-vous
19:20qu'aujourd'hui,
19:21le Gabon
19:21a la capacité
19:22de changer
19:25les choses
19:26en matière
19:27d'universification ?
19:29Changer les choses,
19:31je ne sais pas
19:31précisément
19:32ce que vous entendez
19:33par-là,
19:34mais je pense
19:36que le gouvernement,
19:38notamment le chef
19:39de l'État,
19:40donne le la.
19:41Maintenant,
19:43les Gabonais
19:44suivront.
19:45Les Gabonais,
19:46ils sont intelligents,
19:47les Gabonais.
19:47Ils sont intelligents,
19:48ils sont volontaires,
19:49mais pourvu
19:50que les opportunités
19:51leur soient données.
19:53Comme disait
19:53le général
19:55Napoléon Bonaparte,
19:58que la cavalerie avance,
20:02l'intendant suivra.
20:03Et donc,
20:04une fois qu'on a donné
20:05les orientations,
20:07les Gabonais
20:08suivront nécessairement,
20:09et nous avons
20:09totalement confiance,
20:11dans leur capacité
20:12à pouvoir s'adapter
20:13dans un environnement
20:14économique favorable.
20:16Le dernier rapport
20:18de la Cour des comptes
20:18a révélé que 93,25%
20:21des marchés publics
20:22ont été passés
20:23de gré à gré
20:24en 2025.
20:26En tant que juriste
20:27et observateur
20:27des finances publiques,
20:29quelles mesures
20:29recommanderiez-vous
20:30pour instaurer
20:32transparence et rigueur
20:33dans la gestion
20:34des ressources publiques ?
20:35Je pense que
20:37instaurer transparence
20:40et rigueur
20:40dans la gestion
20:41des ressources publiques,
20:44c'est une question
20:44beaucoup plus générale.
20:47C'est la question
20:48de l'éthique
20:48dans l'administration
20:49au Gabon.
20:50Nous sommes un petit pays
20:52avec quelques millions
20:53d'habitants,
20:54pas beaucoup,
20:55mais avec des comportements
20:57qui interrogent.
21:00Ces comportements-là,
21:01quand on les a
21:02et qu'on est infiniment
21:03prospères comme le Qatar
21:05ou comme les Émiratis
21:07dont TAC,
21:09mais quand vous regardez
21:11le fossé
21:12qui se creuse
21:16entre le Gabonais
21:19indécemment riche
21:21et le Gabonais
21:22indécemment pauvre,
21:25cela devrait nous interroger.
21:28Les marchés
21:29qui sont passés
21:29de gré à gré
21:30bénéficient à qui ?
21:32Derrière,
21:33on a une question
21:34de méthodologie.
21:35Que prévoit le Code
21:36des marchés publics ?
21:37Existe-t-il un Code
21:37des marchés publics ?
21:39Quelles sont ses dispositions ?
21:40Quelles sont les institutions
21:41qui interviennent ?
21:42Quelles sont les modalités
21:43de contrôle ?
21:44Quelles sont les modalités
21:45de sanction ?
21:46Est-ce que derrière,
21:48on a des modalités
21:49de contrôle,
21:49des procédures
21:50qui sont claires
21:51et pour les éventuels
21:54justiciables,
21:55des possibilités
21:56de contester,
21:57marcher
21:58ou de vérifier
21:59s'ils remplissaient
22:00les conditions
22:01d'être passés
22:01de gré à gré ou pas ?
22:03Beaucoup de choses
22:05fonctionnent en réalité
22:06en toute opacité.
22:09Ce que vous dites
22:10pour les marchés publics
22:12est probablement valable
22:15pour tout.
22:16Et c'est là
22:17le grand mal du Gabon.
22:18surtout quand ce type
22:21de pratique
22:21a pour conséquence
22:23de rendre plus forts
22:26les plus forts,
22:28plus riches
22:29les plus riches
22:30et plus pauvres
22:31les plus pauvres.
22:33C'est là la réelle difficulté.
22:34Parce que quand on sillonne
22:37les rues de la capitale,
22:39quand on sillonne
22:40les entrées,
22:43les hôpitaux
22:43et qu'on voit
22:45ces mamans-là
22:46se trimballer
22:47avec des feuilles
22:47de soins,
22:49avec des enfants
22:49qui n'ont pas
22:50inscrit
22:52le CNAMGS
22:52et qui doivent
22:54tout à coup
22:54sortir là
22:56dans l'urgence
22:57des factures
22:57de 300 000,
22:59300 000 francs CFA,
23:00200 000 francs CFA.
23:02On voit
23:03véritablement
23:04de la détresse
23:05au Gabon.
23:06Et c'est ce qui
23:06n'est pas bien.
23:07Et c'est ce qui
23:08qui empêche
23:09le Gabon
23:10définitivement
23:11d'être
23:13dans la communion,
23:15une communion nationale.
23:16Parce que
23:17certains
23:18dont nous,
23:20à ADS,
23:21nous voulons être
23:21les porte-parole
23:22pour dire
23:24qu'il faut
23:24les entendre.
23:26Certains ont le sentiment
23:27que le Gabon
23:27appartient à certains.
23:29Et certains ont le sentiment
23:30que le Gabon
23:31leur appartient réellement.
23:33Et l'écart
23:34qui sépare
23:34certains et certains
23:35se creusent
23:36de façon
23:36abyssale.
23:38et donc
23:39c'est la question
23:39que vous indiquez.
23:40C'est une question
23:41qui vous l'a posée
23:44dans le cadre
23:44des marchés publics
23:45mais qui ne concerne
23:46pas que les marchés publics.
23:48Qui concerne également
23:49le recrutement
23:51dans la haute administration,
23:53les résultats
23:54des concours
23:55dans les administrations
23:56sensibles
23:57
23:58de nombreux
23:59candidats
24:00probablement
24:00méritants
24:01se sont inscrits
24:02et ne comprennent pas
24:03pourquoi leurs noms
24:04n'apparaissent pas
24:05au final.
24:06C'est là
24:07tout le cancer
24:07du Gabon.
24:08Mais
24:10des Gabonais
24:11savent pouvoir dire
24:13en toute simplicité
24:15cela suffit.
24:17Et c'est ce qu'on fait
24:17ici
24:18chez nous
24:19à l'Alliance démocratique
24:20et solidaire.
24:21nul n'est parfait
24:22mais quand même
24:23on arrive
24:24à des stades
24:25d'indécence
24:26entre les plus
24:28nantis
24:28et ceux
24:30qui sont
24:30en dessous
24:31de la misère.
24:34Alors,
24:34nous allons passer
24:34à la deuxième partie
24:35de notre
24:36entretien
24:37pour évoquer
24:38la question
24:39liée à la justice.
24:41L'affaire Hervé-Patrick
24:43Opianga
24:43a mis en lumière
24:44les tensions
24:45entre justice
24:46et pouvoir politique
24:47tout comme
24:48les tensions
24:49prolongées
24:49de Sylvia Bongo
24:50Ndima
24:51et de Nournid
24:51Bongo-Valentin.
24:53Que révèlent
24:54selon vous
24:55ces dossiers
24:55de l'état
24:56actuel
24:56de l'indépendance
24:57de la justice
24:57au Gabon ?
24:59Alors,
25:00la question
25:02de l'indépendance
25:04de la justice
25:04c'est celle
25:06de tous
25:07les rapports
25:09des pouvoirs
25:10entre eux.
25:12Celui qui veut
25:12être indépendant
25:13est indépendant.
25:15Celui qui ne veut
25:16pas être indépendant
25:17ne sera pas indépendant.
25:19C'est la dialectique
25:21du maître
25:21de l'esclave
25:22de Hegel.
25:23C'est écrit.
25:24C'est-à-dire que
25:24si à un moment donné
25:26vous savez que
25:28votre oncle
25:31est le garde des Sceaux
25:32et qu'il vous nomme
25:34comme procureur
25:35de la République
25:36vous savez que
25:37vous n'avez aucune
25:37indépendance.
25:39Maintenant,
25:39si vous voulez
25:39être indépendant
25:40il faut avoir
25:40le courage
25:41de refuser.
25:43Vous n'acceptez
25:44que lorsque vous
25:45êtes dans des conditions
25:47dans lesquelles
25:47votre indépendance
25:49est garantie
25:50moralement,
25:53juridiquement,
25:55financièrement
25:56et institutionnellement.
25:58Voici un entable.
26:00Une fois que j'ai dit
26:01cela,
26:02pour revenir
26:03au cas précis
26:04qui a été évoqué,
26:07vous le passerez
26:08à la lumière
26:10de mes premiers propos
26:11sur ce canapé rouge,
26:13sur les méthodes
26:14d'antan,
26:15sur les méthodes
26:15d'autrefois
26:16où on a
26:19le sentiment
26:19d'avoir
26:21parfois
26:22une justice
26:23à géométrie variable.
26:26Mais
26:26quand on est
26:28fort avec
26:29les faibles,
26:30on est nécessairement
26:31faible avec
26:32les forts.
26:33Il faut
26:34que la justice
26:36gabonaise,
26:37pour la crédibilité
26:39de l'État
26:41gabonaise,
26:42il faut que la justice
26:42gabonaise
26:43affirme
26:45sa réelle
26:47quintessence,
26:49l'indépendance,
26:51la fermeté
26:51et la pédagogie.
26:55Quand on a
26:57une justice
26:58qui est
26:59pédagogue
27:01mais ferme,
27:03qui est juste
27:04mais ferme,
27:05qui est ferme
27:06mais juste,
27:07on a une justice
27:08dans laquelle
27:09les compatriotes
27:10gabonais
27:11ont entièrement
27:12confiance
27:12et quand
27:14les compatriotes
27:15ont entièrement
27:15confiance
27:16à la justice,
27:18ils ne peuvent
27:19pas
27:19reprocher
27:21des décisions
27:22d'être frappés
27:23d'iniquité.
27:24ou de partialité.
27:27Maintenant,
27:28comme je l'ai dit
27:29au début,
27:30la nature
27:31de la justice
27:32gabonaise
27:33dépend
27:34du choix
27:35des magistrats
27:37eux-mêmes.
27:39Une fois
27:39que j'ai dit cela,
27:40je réaffirme
27:41aujourd'hui
27:42la nécessité
27:43de l'indépendance
27:44de la justice.
27:45Je crois
27:46aveuglement
27:48à la justice
27:49gabonaise.
27:50Je crois
27:51à la justice
27:51gabonaise
27:52comme on
27:53croit
27:53au Messie.
27:54parce que
27:54j'ai confiance,
27:56parce que
27:56le Gabon
27:57c'est mon pays
27:57et je sais
27:58que ceux
27:59qui sont
28:00aujourd'hui
28:01aux commandes
28:02de cette justice
28:03sont des personnes
28:04qui font
28:06de leur mieux
28:07et cela
28:08depuis des décennies
28:09avec des moyens
28:10qui sont les leurs,
28:12des moyens
28:12qui ne sont pas
28:13toujours
28:14simples,
28:16qui ne sont pas
28:16toujours forcément
28:17les plus fastes.
28:18c'est pour cela
28:20qu'à l'Alliance
28:21démocrate
28:22et solidaire,
28:23cela fait
28:24à peu près
28:24un an
28:25que nous
28:26attirons
28:27l'attention
28:28du gouvernement
28:29sur les nécessaires
28:30prises en compte
28:33des revendications
28:34qui sont formulées
28:35par nos magistrats
28:36qui ont besoin
28:37de moyens
28:38tant humains
28:39que matériels
28:40que financiers.
28:41il faut réellement
28:42accéder
28:43à ces moyens-là.
28:45Comme pour
28:45les institutions
28:46de sécurité,
28:48la justice
28:48qui demande
28:49davantage de moyens
28:49ce n'est pas
28:50un caprice,
28:51c'est réellement
28:52nécessaire
28:52pour la société
28:54gabonaise
28:55pour le vivre
28:55ensemble.
28:56Alors,
28:57l'Alliance
28:57démocratique
28:58et solidaire
28:59prône une modernisation
29:00des institutions
29:01judiciaires
29:02et des procédures
29:03pénales.
29:04Quelles seraient
29:04vos priorités
29:05concrètes
29:05pour rendre
29:06la justice
29:07plus indépendante,
29:08plus rapide
29:08et plus proche
29:09des citoyens ?
29:11Alors,
29:11nous avions déjà
29:13écrit
29:13pendant les présidentielles
29:15un certain nombre
29:16de propositions
29:18intitulées
29:18les 100 premiers jours
29:19de l'Alliance
29:20démocratique
29:20et solidaire.
29:22Les détentions
29:23provisoires
29:24au Gabon
29:25durent trop longtemps
29:26alors que
29:28les peines
29:29ne sont pas
29:29nécessairement
29:30aussi longues,
29:34en tout cas
29:34ne devraient pas
29:35l'être.
29:35Quelqu'un
29:36qui vole
29:37une route
29:38ou voiture
29:39ou un bout
29:41de pain
29:41ne devrait pas
29:43passer
29:43cinq ans
29:44en prison.
29:45La justice,
29:46comme je l'indiquais
29:47tout à l'heure,
29:47a également
29:48une vocation
29:49pédagogique
29:50et elle agit
29:53par palier.
29:55Vous avez
29:55des personnes
29:56qui restent
29:57en détention
29:58sans être jugées,
30:01je pense,
30:02faute de moyens
30:02humains
30:03parce que
30:04les calendriers
30:04d'audience
30:04sont tels que...
30:06et la charge
30:06de travail
30:07est telle
30:07qu'à un moment
30:08donné,
30:09ils sont
30:09obligés
30:09de payer
30:11la facture
30:12de manque
30:13de moyens.
30:15Il faudrait
30:15une justice
30:15plus rapide.
30:18Il faudrait
30:18des comparutions
30:19immédiates.
30:20Vous sortez
30:20de garde à vue,
30:21vous êtes jugé
30:22et non pas
30:22en voyant
30:23détention
30:23provisoire.
30:24La détention
30:25provisoire,
30:25elle est réservée
30:26à des cas
30:26spécifiques
30:27où notamment
30:28on a
30:28la volonté
30:30de faire
30:31davantage
30:32d'instructions
30:33pour voir
30:34un peu
30:34clair
30:34dans les affaires.
30:36La détention
30:36provisoire
30:37n'est pas
30:37systématique
30:38et donc
30:39il faudrait
30:39que les gens
30:40soient jugés
30:41définitivement
30:42à la sortie
30:43de la garde à vue
30:43en mettant
30:44en place
30:45des procédures
30:46de comparution
30:46immédiate,
30:47en mettant
30:48en place
30:48des audiences
30:50correctionnelles
30:50quasiment
30:51tous les jours
30:52avec
30:53une veille
30:56parquée
30:58et magistrate
30:59du siège
31:0024 heures
31:01sur 24
31:02mais cela
31:02demande
31:03des moyens
31:04humains
31:04mais c'est
31:05indispensable
31:05compte tenu
31:06aujourd'hui
31:07du taux
31:09de dénettance
31:10au Gabon.
31:12S'agissant
31:12de la sécurité
31:12c'est pareil
31:14il faudrait
31:15sévir
31:15je disais
31:16tout à l'heure
31:17que la justice
31:18doit être juste
31:19pédagogue
31:20mais ferme
31:21il faudrait
31:21sévir
31:22la moindre infraction
31:23pour empêcher
31:25la réitération
31:26notamment
31:27le fait
31:27que des personnes
31:29se nourrissent
31:30de la conviction
31:31qu'ils peuvent
31:32agir
31:32sans conséquence
31:33une fois
31:34qu'on a brisé
31:34cette conviction
31:35
31:35on a une société
31:36un peu plus apaisée
31:37et c'est en cela
31:38que nous militons
31:39aujourd'hui.
31:40Alors
31:41le Gabon
31:41traverse une crise
31:43sociale marquée
31:43par la vie chère
31:44le manque d'accès
31:45aux soins
31:46et les difficultés
31:47dans le secteur
31:48éducatif
31:48quelles priorités
31:49législatives
31:50et politiques
31:51mettriez-vous
31:51en avant
31:52pour répondre
31:53à ces préoccupations
31:54essentielles ?
31:56Cette question
31:56revient un peu
31:58sur ce qui a été dit
32:00en enthème
32:01jusqu'ici
32:01la Mercurial
32:05des prix
32:06c'est une initiative
32:07qui avait déjà été prise
32:08il y a cela
32:08quelques années
32:09il faut
32:11plafonner les prix
32:13notamment des produits
32:14de première nécessité
32:15cela a déjà été fait
32:16c'est une très bonne chose
32:17il faut maintenir
32:18ce type de démarche
32:20il faut rendre
32:21accessible aux Gabonais
32:22les produits
32:23de première nécessité
32:24les aliments
32:24il faudrait
32:27également
32:27ne pas négliger
32:29l'hygiène alimentaire
32:30c'est très important
32:31parce que
32:32de l'hygiène alimentaire
32:33découle
32:34les conditions
32:34de santé
32:35des Gabonais
32:36et donc des conditions
32:37de santé des Gabonais
32:38et donc des conditions
32:39de prise en charge
32:40hospitalière
32:41et même
32:42au niveau
32:42de la sécurité sociale
32:43donc il faudrait
32:45davantage
32:46de contrôle
32:47sur terrain
32:47des agents
32:49des fraudes
32:50et des services
32:50d'hygiène
32:51qui aillent contrôler
32:52la qualité des produits
32:53qu'on donne à manger
32:54aux Gabonais
32:54qu'on donne à boire
32:55aux Gabonais
32:56parce qu'un Gabonais
32:57qui mange mal
32:57qui boit mal
32:59est un Gabonais malade
33:00et un Gabonais malade
33:01c'est une famille
33:02qui va mal
33:02c'est la sécurité sociale
33:04qui perd de l'argent
33:05c'est des hôpitaux
33:05qui sont débordés
33:06donc il faudrait
33:07effectivement
33:08rendre accessible
33:10la consommation
33:11des aliments
33:12et des produits
33:13de première nécessité
33:14aux Gabonais
33:15en plafondant les prix
33:16et il faudrait
33:17du contrôle
33:18du terrain
33:18qu'il n'y ait pas
33:20des prix
33:20qui soient dépassés
33:21c'est pareil
33:22sur la régularisation
33:25la régulation
33:26des prix
33:27de première nécessité
33:28comme l'huile
33:29le pain
33:30le sel
33:30le sac de riz
33:32il faudrait
33:33qu'une autorité
33:34surveille ça
33:35parce que
33:36cela pourrait
33:38laisser place
33:39à des ententes
33:39illégales
33:40les ententes
33:40sont interdites
33:41et donc
33:42il faudrait
33:42surveiller
33:43qu'il n'y ait
33:43pas d'ententes
33:43entre les commerçants
33:44pour donner
33:45tel ou tel prix
33:45pour étouffer
33:47davantage
33:48les Gabonais
33:48qui ne le sont
33:49déjà
33:49alors
33:50maître
33:51Istouvan Kouge
33:53vous incarnez
33:54une diaspora
33:54qui refuse
33:55la marginalisation
33:56comment faire
33:57pour que
33:57les Gabonais
33:58de l'étranger
33:58deviennent
33:59des acteurs
34:00à part entière
34:00du développement
34:01national
34:02et de la vie
34:02politique
34:03du pays
34:04c'est une rencontre
34:06réciproque
34:07les Gabonais
34:09de l'étranger
34:10ont toujours été
34:11intéressés
34:14et investis
34:15dans la vie
34:15politique du pays
34:16et cela même
34:18depuis
34:20les années 60
34:21quand vous prenez
34:23des gens
34:23comme Jean-Hilaire
34:24Obama
34:25c'est des gens
34:26qui étudiaient
34:27à l'étranger
34:28un certain nombre
34:29d'entre eux
34:30vous prenez
34:31quelques années
34:32après
34:32des personnalités
34:33comme Philippe Maury
34:35qui ont été
34:36des étudiants
34:37qui ont commencé
34:38à militer
34:38dans des mouvements
34:39politiques
34:40en France
34:41tels que
34:41la SFIO
34:42etc
34:42vous prenez
34:43enfin
34:44dans les années
34:4480-90
34:46le mouvement
34:48des Morena
34:49Bûcheron
34:49qui s'est construit
34:50à l'étranger
34:51et donc
34:52vous avez toujours
34:52cette dynamique
34:53où les Gabonais
34:54à l'étranger
34:55ont toujours été
34:56investis
34:57dans la question
34:58politique locale
34:59peut-être que
35:00la distance
35:01la distance
35:02au propre
35:02comme au figuré
35:03permet
35:04d'accéder
35:06et d'approcher
35:07la question politique
35:08et sociale gabonaise
35:09avec un peu plus
35:10de recul
35:11ça nous laisse
35:13cette aisance-là
35:14maintenant
35:15il faudrait
35:15que la rencontre
35:17soit réciproque
35:18c'est-à-dire que
35:19nous avons parfois
35:22c'est pas toujours
35:23le cas
35:23mais parfois
35:24nous avons le sentiment
35:25que
35:26les Gabonais
35:27du Gabon
35:28se méfient
35:29peut-être
35:30des Gabonais
35:30de la diaspora
35:31là je crois
35:35parler
35:36au nom
35:37de tous
35:37ceux de la diaspora
35:38les Gabonais
35:38de la diaspora
35:39ne sont pas
35:39particulièrement
35:40différents
35:41des Gabonais
35:42du Gabon
35:42nous sommes
35:43un seul peuple
35:43nous sommes
35:44un seul peuple
35:45les Gabonais
35:46de la diaspora
35:46sont simplement
35:48des Gabonais
35:48qui sont en voyage
35:50et qui ont vocation
35:51à revenir chez eux
35:51il faudrait que
35:53nos compatriotes
35:54sur le terrain
35:55nous accueillent
35:56avec bienveillance
35:57et nous
35:59de notre côté
35:59aussi
36:00il faudrait
36:00qu'on fasse
36:01des efforts
36:02de communication
36:03la communication
36:04elle est réciproque
36:05donc c'est une rencontre
36:07réciproque
36:09il faudrait que
36:10nous ne sommes pas
36:12particulièrement
36:12favorables
36:13au quota
36:14en disant
36:15il faudrait réserver
36:16tel ou tel poste
36:17à la diaspora
36:17la diaspora
36:18c'est les Gabonais
36:19qui sont en voyage
36:20il faudrait que
36:21les plus méritants
36:22arrivent
36:22où ils doivent arriver
36:23mais il faudrait
36:25que les Gabonais
36:26du Gabon
36:27peut-être
36:29soient un peu plus
36:30bienveillants
36:31et accueillants
36:32vis-à-vis des Gabonais
36:33de la diaspora
36:33en tout état de cause
36:35les Gabonais
36:37globalement
36:37savent toujours
36:38pouvoir compter sur nous
36:39puisque
36:39nous sommes toujours
36:41disponibles
36:42pour analyser
36:43pour suggérer
36:45et souvent aussi
36:46pour faire des
36:47Western Union
36:48pour soutenir nos familles
36:49c'est très important aussi
36:50alors
36:51la question environnementale
36:53est un sujet
36:54incontournable
36:54sur le plan international
36:56d'ailleurs
36:57le Gabon
36:57est présenté
36:58comme un leader
36:58en matière de conservation
36:59mais les populations
37:01dénoncent les effets
37:02du conflit
37:03homme-faune
37:03et la reprise
37:04de l'exploitation
37:05de Kéva-Zingo
37:06comment concilier
37:07protection
37:08de l'environnement
37:09et développement économique
37:11et bien-être
37:12des citoyens
37:13alors
37:15chaque fois
37:15que
37:15l'état
37:17intervient
37:17dans ce type
37:20de configuration
37:21cela fait
37:24penser
37:24au déguerpissement
37:25c'est lorsque
37:27l'état
37:28empêche
37:29les Gabonais
37:31de pouvoir
37:32jouir
37:33de leurs propriétés
37:34ou de leurs ressources
37:35il faut des compensations
37:37on comprend très bien
37:39que
37:40nos compatriotes
37:41reculés
37:44vivent de pêche
37:45et que
37:46la chair
37:48de certains
37:49gibiers
37:49soit d'un goût
37:50particulièrement
37:50exquis
37:51s'est acquis
37:52ce genre de questions
37:53la protection
37:55de l'environnement
37:56est un impératif
37:57planétaire
37:58c'est nécessaire
37:59il faudrait
38:00que le gouvernement
38:01puisse proposer
38:02des solutions
38:02concrètes
38:03notamment
38:04en termes
38:05de
38:05par exemple
38:06diversification
38:07des aliments
38:08mais on ne peut pas
38:10privilégier
38:13l'un
38:13au détriment
38:14de l'autre
38:14si on empêche
38:16les habitants
38:17de tel ou tel village
38:18de manger du pangolin
38:19il faut pouvoir
38:20leur proposer
38:21un produit
38:22de substitution
38:22il faudrait également
38:24que ce type de mesures
38:25s'accompagnent
38:26de pédagogie
38:28c'est à dire
38:28qu'il faut leur expliquer
38:29on peut avoir
38:31des équipes
38:31de chercheurs
38:32des scientifiques
38:33qui vont se déplacer
38:34qui vont faire des campagnes
38:35comme on fait une campagne
38:36de vaccination
38:36pourquoi on doit
38:38cesser de manger
38:39le pangolin
38:39pour telle ou telle raison
38:40et donc voici un peu
38:42les choses
38:42comment elles doivent être prises
38:44c'est un conflit
38:45ce sont des contraintes
38:48qui doivent
38:48s'aligner entre elles
38:51en toute harmonie
38:52en permettant
38:54aux personnes
38:55qui sont lésées
38:56d'avoir des substitutions
38:58mais c'est un impératif
38:59auquel
39:00hélas
39:00le gouvernement
39:01ne peut pas
39:02déroger
39:03alors depuis le coup d'état
39:05du 30 août 2023
39:07le Gabon
39:07tente de redéfinir
39:08sa place
39:09sur la scène internationale
39:10quelle doit être
39:12selon vous
39:12la ligne diplomatique
39:14du pays
39:15dans la CAC
39:16la CEMAC
39:16l'Union africaine
39:18et face aux partenariats
39:19traditionnels
39:20comme la France
39:20ou émergents
39:21comme la Chine
39:22alors le Gabon
39:23est un grand pays
39:26un grand état
39:27de tradition
39:28kantienne
39:29c'est à dire que
39:30le Gabon
39:31n'est pas comme
39:33les Etats-Unis
39:34par exemple
39:35qui sont plutôt
39:37de tradition
39:38obsienne
39:38réelle politique
39:39et machiavélique
39:40afin de justifier
39:41les moyens
39:42le Gabon
39:43dès les années 60
39:44a fait le choix
39:44du modèle kantien
39:46c'est à dire
39:46la paix perpétuelle
39:47la paix perpétuelle
39:49la discussion
39:50toujours
39:51dans les instances
39:53internationales
39:54et c'est un choix
39:55dont nous sommes
39:57fiers
39:58d'appartenir
39:59à un pays
40:00qui a fait ce choix-là
40:01c'est un choix
40:02que nous savions
40:03parce que nous voyons
40:04que le chef
40:06de notre état
40:07multiplie les déplacements
40:09à l'étranger
40:09pour assister
40:11à des forums
40:12avec les pères
40:13nous sommes particulièrement
40:15fiers
40:15de cette tradition
40:16kantienne
40:17de paix perpétuelle
40:18le Gabon
40:19doit maintenir
40:19les efforts
40:20en se positionnant
40:21comme leader
40:23du dialogue
40:23et du maintien
40:24de la paix
40:25dans la sous-région
40:26en matière de défense
40:28nous avons
40:28des contingents
40:31gabonais
40:32qui sont déployés
40:33à Bangui
40:35au Congo
40:37je pense aussi
40:37et cela montre
40:39la place
40:39et la volonté
40:40de puissance
40:41du Gabon
40:42dans la sous-région
40:43ce sont des efforts
40:44qui doivent être maintenus
40:45par le chef de l'état
40:47et par le gouvernement
40:48nous sommes parfaitement
40:49en accord avec ça
40:50le Gabon
40:50ne doit pas
40:51mettre en place
40:54une politique
40:55où le Gabon
40:55s'isole
40:56du reste
40:57de la sous-région
40:58on doit toujours
41:00privilégier
41:01la paix
41:01le dialogue
41:02la discussion
41:04dans les
41:05organisations
41:08internationales
41:09et maintenir
41:10cette place
41:10des leaders
41:11de paix
41:12dans la sous-région
41:13alors nous arrivons
41:14au terme
41:15de notre émission
41:16malheureusement
41:17le temps passe très vite
41:18peut-être un message
41:19je n'ai même pas vu
41:21le temps passer
41:21peut-être un message
41:23à adresser
41:23à vos compatriotes
41:25alors
41:26à mes compatriotes
41:28je dirais que
41:29des élections
41:30approchent
41:31c'est le moment
41:35pour les Gabonais
41:37de prendre
41:39le sens
41:40de l'histoire
41:41de prendre
41:42vos responsabilités
41:44après
41:45le coup
41:45de libération
41:46qui a
41:48retiré
41:49le Gabon
41:49du jour
41:50de l'oppression
41:50une élection
41:52extrêmement importante
41:54ou des élections
41:55extrêmement importantes
41:55puisqu'il s'agit
41:56d'élections
41:57législatives
41:58et locales
41:59où vous allez
42:00choisir
42:01à la fois
42:02les hommes
42:04politiques
42:04qui vont faire
42:05les lois
42:05mais aussi
42:07les
42:08personnes
42:09qui vont
42:10vous administrer
42:11localement
42:12dans les communes
42:12et dans les départements
42:13on ne vote pas
42:16parce que
42:17c'est un parent
42:18on vote
42:19parce qu'il fait bien
42:20il ou elle
42:21fait bien
42:22on ne vote pas
42:24parce que
42:24c'est une belle soeur
42:25ou un beau frère
42:26on vote
42:27parce qu'il est capable
42:28de porter
42:29le poids
42:30d'une commune
42:31d'une circonscription
42:32d'un département
42:34dans la diaspora
42:36l'alliance démocratique
42:37et solidaire
42:38à lancer
42:39Maître Sylvain
42:40Obama
42:41comme candidat
42:41de la deuxième
42:42circonscription
42:43de la diaspora
42:44Europe-Amérique
42:45Asie
42:46nous invitons
42:48chaleureusement
42:49nos compatriotes
42:50à voter
42:51massivement
42:52pour Maître Sylvain
42:53Obama
42:53puisque c'est un jeune
42:55avocat gabonais
42:55qui a déjà démontré
42:56une expérience
42:58de terrain
42:58dans la défense
42:59des intérêts
43:00des gabonais
43:00c'est un juriste
43:02aguerri
43:02qui est capable
43:03de discuter
43:04des lois
43:05à l'Assemblée nationale
43:06et il ne faudrait pas
43:07envoyer à l'Assemblée nationale
43:09des personnes
43:10qui n'ont même jamais lu
43:11un texte de loi
43:12et qui découvriraient
43:13pour la première fois
43:14ce qu'on appelle
43:15un projet législatif
43:16tout cela
43:17Maître Obama
43:18ce sont des arcanes
43:19qu'il maîtrise parfaitement
43:20je lui fais confiance
43:21en tant que président
43:22de l'alliance démocratique
43:23et solidaire
43:24et donc j'invite
43:25nos compatriotes
43:25de la diaspora
43:26à le soutenir
43:27je vous remercie
43:28ce sera mon dernier mot
43:29Maître Estevan Koguet
43:31merci pour cet échange
43:32votre parcours
43:34vos réflexions
43:35sur la justice
43:35la sécurité
43:36et la gouvernance
43:38ainsi que vos propositions
43:39pour l'économie
43:39et la diplomatie
43:40éclairent le débat
43:41au moment où le Gabon
43:43s'apprête à franchir
43:44une étape cruciale
43:45avec les élections
43:46législatives et locales
43:48nous espérons
43:49vous retrouver bientôt
43:50sur le canapé rouge
43:51du Gabon Media Time
43:52pour continuer à décrypter
43:53avec vous
43:54les enjeux de l'avenir
43:55politique et démocratique
43:56de notre pays
43:57merci
43:58merci
43:59bien sûr
43:59merci
44:00merci
44:01merci
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