- 23/06/2025
[#LeCanapéRouge] Jean-Yves Ntoutoume, Président de l’Organisation patronale des médias (OPAM)
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00:00...
00:00Mesdames et messieurs, bienvenue pour ce nouveau numéro de l'émission
00:25Le Canapé Rouge de Gabon Media Time.
00:27Votre rendez-vous incontournable pour décrypter les enjeux politiques, économiques et sociaux du Gabon.
00:33Aujourd'hui, nous avons l'honneur de recevoir M. Jean-Yves Toutoum,
00:37directeur de publication de l'Eble Madère Le Temps
00:40et surtout président de l'Organisation patronale des médias,
00:45l'une des organisations regroupant les chefs d'entreprises de presse du Gabon.
00:50Alors que le Gabon célébrait en différé le 30 mai dernier
00:53la 32e Journée Mondiale de la Liberté de la Presse avec en toile de fond
00:57les défis technologiques et structurels auxquels doivent faire face les entreprises de presse.
01:04Nous décrypterons avec notre invité le rôle des médias dans l'édification de la Vème République,
01:10la problématique du fonctionnement des entreprises du secteur,
01:14mais aussi l'impact de l'intelligence artificielle sur la liberté de la presse et les médias.
01:19Jean-Yves Toutoum, bonsoir.
01:23Bonsoir.
01:24Merci d'avoir accepté notre invitation.
01:26C'est moi qui vous remercie de m'avoir permis, moi aussi,
01:33de venir sur le canapé, le célèbre canapé rouge.
01:37Bien sûr.
01:37Alors, comme il est de tradition dans notre émission Le Canapé Rouge,
01:41la première question que je vais vous poser est celle de savoir
01:44comment vous vous portez au lendemain, surtout, de la célébration de cette journée
01:48qui était dédiée à la liberté de la presse.
01:52Disons que je me porte bien,
01:56surtout que lors de cette journée dont vous faites référence,
02:02nous avons appris beaucoup de choses sur l'intelligence artificielle.
02:08Ça m'a permis de connaître davantage sur cette intelligence artificielle.
02:17Et ça, c'est pour, on va dire, pour le fond.
02:22Mais sur la forme, nous continuons à dire,
02:26au niveau de l'organisation patronale des médias,
02:28que la journée mondiale de la liberté de la presse
02:31concerne les professionnels des médias.
02:34Donc, c'est eux qui doivent être mis en avant
02:38et non les institutionnels.
02:40Donc, si l'institutionnel n'a pas organisé,
02:46ça veut dire qu'il n'y aura jamais de journée mondiale
02:49à la liberté de la presse.
02:50Donc, c'est pour nous un défaut que nous devons corriger.
02:56Alors, nous entamons cet entretien avec le rôle de la presse
03:00dans l'unification de la Ve République.
03:02Comme on le sait bien, le 3 mai 2025
03:05marquait un tournant historique pour le Gabon
03:08avec la prestation de serment du président de la République,
03:11Brice Clotaire Oliguema.
03:13Un événement qui est le point de départ d'une nouvelle gouvernance
03:17qui nécessite un regard pointueux
03:19du quatrième pouvoir qu'est la presse.
03:22Selon vous, quel est le rôle fondamental
03:25que devrait jouer la presse
03:26dans le processus de moralisation de la République ?
03:30Je vais d'abord faire remarquer que pour son investiture,
03:35le président a choisi le 3 mai,
03:38qui est la date de la journée mondiale
03:41à la liberté de la presse.
03:42C'est pour cela que celle qui a été organisée
03:44il y a quelques jours a été faite en différé.
03:50Et si on a choisi le 3 mai,
03:51si le président a choisi le 3 mai,
03:53nous pensons que c'est pour que la presse gabonaise
03:57soit encore plus dynamique,
04:00qu'elle soit structurée,
04:03qu'elle soit viable économiquement.
04:06C'est parce que c'est notre souhait ardent
04:09de voir la presse être bien structurée.
04:13Parce qu'aujourd'hui, le Gabon occupe la 48e place
04:18dans le classement mondial de reporters sans frontières.
04:20Sur 180 pays, nous sommes devant les États-Unis.
04:25Et ce n'est pas tout.
04:27La presse, de mon point de vue,
04:29n'est pas bien structurée
04:31parce que nous sommes à la recherche
04:33d'un modèle économique
04:35qui peut permettre aux structures
04:38que nous dirigeons
04:40qu'elles soient des structures solides
04:43et qu'elles fassent un rendu normal,
04:48un rendu crédible.
04:50– Ok.
04:51Alors, l'actualité de ces dernières semaines
04:53a été marquée par les révélations
04:56faites lors du Conseil des ministres
04:58du 30 mai dernier
04:59à propos de l'octroi, par exemple,
05:01de marché public,
05:03de gré à gré,
05:03en violation des dispositions légales.
05:05Une information laissant transparaître
05:08des défaillances flagrantes
05:10au sein de l'administration publique
05:12et qui très souvent sont dénoncées
05:14par la presse,
05:15mais très souvent aussi
05:17ignorées, en quelque sorte,
05:20par les pouvoirs publics.
05:21Comment envisagez-vous
05:22l'apport de la presse
05:23dans l'édification
05:24d'une gouvernance plus transparente ?
05:27– Je pense que la presse
05:28ne peut pas apporter plus
05:30si les détenteurs des informations
05:32ne permettent pas aux médias
05:35de travailler correctement.
05:37Et là, je parle de l'accès
05:39à l'information
05:39parce que la presse
05:41ne peut rien faire
05:42si elle n'a pas l'accès facile
05:45à l'information.
05:46Et c'est le problème aujourd'hui
05:47qui continue.
05:48Vous allez dans une administration
05:49où vous voulez recouper
05:51une information,
05:53on va vous dire,
05:54le directeur va vous renvoyer
05:55chez le directeur général,
05:56le directeur général va vous renvoyer
05:58chez le secrétaire général du ministère,
06:00et le secrétaire général du ministère
06:02va vous dire non,
06:04je ne peux pas m'exprimer
06:06si le ministre
06:06ne m'a pas donné l'autorisation
06:09et on ira même jusqu'au premier ministre
06:11et pourquoi pas
06:12chez le président.
06:13Donc, nous voulons que,
06:15même si c'est le chef de service
06:17qui a l'information,
06:19qu'il la mette
06:20à la disposition des médias.
06:24Ça peut nous faciliter les choses
06:26et ça peut éviter
06:27qu'il y ait
06:27des marchés
06:31de gré à gré.
06:32Ça se fait quoi ?
06:33Ça se fait au noir.
06:34C'est parce que c'est au noir
06:35qu'on ne veut pas libérer
06:37l'information.
06:38On ne veut pas rendre
06:39l'information accessible
06:40parce qu'il y a des choses,
06:42on va dire,
06:44sulfureuses
06:44qui se passent.
06:46si vous ne faites rien de mauvais,
06:48pourquoi vous cacher ?
06:49Voilà le problème.
06:50Alors, pour rester sur
06:52la difficulté d'accès
06:54aux sources institutionnelles,
06:57qui donne d'ailleurs
06:58l'impression
06:59qu'il y a une certaine
07:00omerta
07:00au sein de l'administration
07:01et même au sein du gouvernement,
07:03depuis le coup d'État
07:04du 30 août 2003,
07:07en passant par la période
07:08de transition
07:08et désormais
07:09l'avènement
07:10de la Ve République,
07:11avez-vous le sentiment
07:12que les acteurs
07:14et tactiques
07:14sont plus propices
07:16à s'ouvrir
07:17à la presse
07:18comparablement
07:19à la période
07:21de la gouvernance
07:25d'Ali Bongo ?
07:26Avant l'automne-août ?
07:27Oui, avant le 30 août.
07:28Bon,
07:29je n'ai pas cette impression,
07:31malheureusement.
07:33Sinon,
07:34je n'aurais pas
07:34décrié tout de suite
07:35le fait
07:36qu'il y a des problèmes
07:38au niveau de l'accès
07:39à l'information.
07:41Aujourd'hui,
07:41la structure
07:42fonctionne de la même façon
07:44et c'est beaucoup
07:45plus regrettable
07:47parce que
07:48c'est vrai
07:49que depuis
07:50le 30 août,
07:52les journaux
07:53ou les journalistes
07:54ne sont pas
07:55brutalisés.
07:58C'est vrai
07:59qu'on n'a jamais
08:00sanctionné
08:01un journal
08:02jusque-là
08:03et c'est peut-être
08:04ce qui permet
08:05à Reporters sans frontières
08:06de classer le Gabon
08:08à la 41e place
08:11par rapport
08:12à la 56e
08:14l'année dernière
08:14et à la 94e
08:16en 2023.
08:18Donc,
08:19c'est parce que
08:20peut-être que le pouvoir
08:21a décidé
08:22de ne pas mettre
08:22les journalistes,
08:25de ne pas
08:25embastiller les journalistes
08:26mais
08:27le problème
08:30c'est qu'il n'y a pas
08:31d'accès à l'information.
08:34Il faut qu'il y ait
08:35ce que nous proposons
08:37qu'il y ait
08:37que cette affaire
08:40d'accès à l'information
08:41soit encadrée.
08:43Il faut que ça soit
08:44légiféré.
08:46Peut-être que c'est
08:46en ce moment-là
08:47que les décideurs
08:49vont essayer
08:50de respecter
08:51cette loi-là
08:52qui sera mise en place.
08:53Si le Gabon
08:54a connu
08:55un bon positif
08:56comme vous le relévez
08:57déjà
08:57dans le classement
08:59de Réporteurs
09:00sans frontières,
09:01les médias
09:02demeurent marginalisés
09:04voire ostracisés
09:05du fait de leur rôle
09:06de défenseurs
09:07des libertés
09:08et des principes
09:09démocratiques.
09:10Vous,
09:10en tant qu'acteur
09:11du secteur,
09:12comment la presse
09:13contribue-t-elle
09:13au processus
09:15de démocratisation
09:16dans notre société ?
09:18Déjà,
09:19le fait
09:19qu'il y ait
09:21un pluralisme,
09:22c'est-à-dire
09:23un grand nombre
09:23de journaux,
09:26on va dire quoi,
09:28de lignes
09:29éditoriales
09:30différentes,
09:31ça prouve
09:32déjà
09:32qu'il y a
09:33une sorte
09:33que la presse
09:35contribue
09:35à la démocratisation,
09:37mais on ne peut
09:37pas s'arrêter là.
09:39Il faut aller
09:40un peu plus
09:41parce que
09:42démocratiser
09:43une société
09:44contribue
09:46à la démocratisation
09:47de la société,
09:49suppose que
09:50ceux qui font
09:51ce boulot-là
09:52ont les moyens
09:54de le faire.
09:55Or,
09:55aujourd'hui,
09:56vous connaissez
09:57la structure
09:59des médias,
10:01la structure
10:01des entreprises
10:02de presse
10:02au Gabon,
10:04je viens de le dire
10:05tout à l'heure,
10:05il n'y a pas
10:06un modèle
10:10économique
10:10viable
10:11au niveau
10:12de...
10:12Il n'y a pas
10:12de publicité.
10:14Ceux qui font
10:15la presse papier,
10:16la presse papier
10:17ne se vendent plus,
10:18on distribue
10:19les PDF
10:19dans les réseaux
10:20sociaux
10:21gratuitement.
10:23Les journaux
10:24en ligne
10:24se lisent
10:26gratuitement,
10:27c'est le tout
10:27gratuit
10:28que nous dénonçons.
10:31Or,
10:31ceux qui gagnent
10:32dans le tout
10:32gratuit,
10:33ce sont
10:33les opérateurs
10:35de la téléphonie
10:36mobile
10:37à travers
10:38les...
10:40comment on appelle
10:41les forfaits
10:42qu'on achète
10:43parce que les gens
10:44pour regarder,
10:45pour lire la presse
10:46dans les fichiers,
10:48il faut bien
10:48qu'ils aient
10:48des forfaits.
10:50Donc,
10:50qu'est-ce qu'on fait ?
10:51Il faut bien
10:52que ceux-là
10:52arrivent à compenser
10:54la presse
10:55qui est en train
10:55de tout perdre.
10:56Ça veut dire
10:57qu'on travaille
10:58gratuitement,
10:58on travaille
10:59pour que les gens
10:59nous suivent,
11:01nous lisent
11:02et nous regardent
11:04gratuitement.
11:05pour aller
11:07un peu plus
11:08en profondeur
11:08dans cette idée,
11:11dans l'opinion,
11:12peu de personnes
11:13sont au fait
11:13vraiment du fonctionnement
11:15réel des entreprises
11:16de presse.
11:17Pour être pédagogique
11:18et être assez clair,
11:20comment fonctionne
11:21réellement
11:22une entreprise
11:23de presse ?
11:24Par exemple,
11:24en parlant
11:25de l'hebdomadaire
11:27le temps.
11:27Oui,
11:28bon,
11:29l'entreprise
11:29de presse
11:30fonctionne,
11:31si on prend
11:32le modèle
11:33économique basique,
11:34c'est la vente
11:35numéros,
11:36c'est l'abonnement
11:37pour
11:38même les journaux
11:40en ligne.
11:41Vous voyez bien,
11:42à un moment donné,
11:42vous arrivez à lire
11:43et puis on vous dit
11:44ici,
11:45c'est pour
11:46des abonnés.
11:48Donc,
11:48c'est l'abonnement
11:50et c'est surtout
11:51la publicité.
11:53Or,
11:53c'est un problème
11:54au Gabon,
11:55la publicité.
11:56Et je vais vous surprendre
11:57pour vous dire
11:58que le problème
11:58de la publicité,
11:59il est même
12:00raciste.
12:02Et là,
12:02je pèse mes mots
12:03parce que
12:04vous verrez bien
12:04que si vous prenez,
12:07je vais parler
12:08de manière triviale,
12:09un blanc
12:09comme agent commercial,
12:12il va vous ramasser
12:13beaucoup de publicité
12:14ici.
12:16Mais,
12:17parce que quoi ?
12:18Parce que ce sont
12:19des sociétés
12:20qui ont beaucoup
12:22de grands capitaux
12:22ici,
12:23appartiennent aux blancs.
12:25Et donc,
12:25ça va se jouer
12:25à ce niveau.
12:26Mais si,
12:27même si vous êtes
12:28bien formé
12:31comme commercial,
12:32vous pouvez aller
12:32taper à gauche,
12:33à droite,
12:34vous ne pouvez pas
12:34avoir de la publicité.
12:36Et de deux,
12:37des grands groupes
12:38de presse,
12:39des grands groupes
12:39dans les grandes entreprises
12:41qui sont installées ici,
12:44qui gèrent
12:44leur publicité.
12:47Où sont
12:48les légies publicitaires
12:49qui gèrent
12:50leur publicité ?
12:51Pour la plupart,
12:52ces légies publicitaires
12:53sont basées ailleurs,
12:55hors du Gabon,
12:56et les consommateurs
12:57sont ici.
12:58C'est un problème.
13:00C'est pour cela
13:00qu'on demande toujours,
13:02au niveau de l'OPAM,
13:03de légiférer
13:04sur la publicité.
13:06Il faut bien
13:06que l'ARAC
13:08ou bien une autre
13:08instance
13:10qu'on peut mettre
13:10en place
13:11régulent la publicité.
13:13Ce n'est pas normal
13:14qu'il y ait
13:14du racisme
13:16dans la publicité.
13:17Aujourd'hui,
13:17il suffit que
13:18quelqu'un de peau blanche
13:19se lève,
13:20crée un journal,
13:20et vous verrez
13:21qu'il y aura
13:21dans son journal
13:23plein de publicité.
13:25Contrairement
13:25à son confrère
13:28qui est
13:29de Pont-Noir,
13:30il s'est oublié
13:31de parler comme ça
13:31parce qu'il faut
13:32dire la vérité
13:33où elle est.
13:35Et il faut que
13:35les autorités
13:36regardent
13:37ce dossier-là.
13:39Ce n'est pas
13:39pour qu'on donne
13:41la publicité
13:41à tous les organes
13:44de presse,
13:44non.
13:45La publicité,
13:46on ne la donne pas
13:47comme ça.
13:48Mais au moins
13:48d'abord régulée
13:49et puis,
13:50ceux qui se battent
13:51pour aller
13:52demander de la publicité,
13:55qu'ils aient
13:56des chances
13:57de les avoir.
13:59Mais lorsqu'on fait
14:00du racisme
14:01et qu'on ne sait
14:03même pas
14:03des régies publicitaires
14:04qui gèrent
14:05les publicités,
14:06des grands groupes
14:08qui sont basés
14:08au Gabon,
14:09c'est un problème.
14:10Il faut bien
14:10que l'État regarde tout ça.
14:11par exemple,
14:13sur le plan fiscal,
14:14il est toujours dit
14:15que les entreprises
14:16de presse
14:17éprouvent des difficultés,
14:19par exemple,
14:19avec l'administration
14:22fiscale.
14:22Oui,
14:23mais sur quelle base
14:26vous allez payer
14:26les impôts ?
14:31Sur quelle base ?
14:32Si vous n'arrivez
14:33même pas à faire
14:34un chiffre d'affaires
14:35de 15-20 millions
14:37en IEL,
14:38sur quelle base
14:39vous allez faire ?
14:40Or,
14:41aux impôts là-bas,
14:43c'est quoi ?
14:44C'est-à-dire,
14:44on n'arrive même pas
14:45à catégoriser
14:46les entreprises
14:48de presse là-bas.
14:49Dans leur fichier,
14:50je ne sais même pas
14:51où on nous place,
14:52mais on fait
14:53des forfaits comme ça,
14:54on nous impose
14:55des impôts
14:57que nous ne pouvons
14:58même pas payer
14:59parce que nous
15:00ne produisons rien.
15:01C'est pour cela
15:01qu'au niveau de l'OPAM,
15:03nous nous battons
15:04et on continue
15:05à se battre
15:06pour que nous trouvions
15:07avec les autorités
15:09un statut fiscal
15:12propre
15:13aux entreprises de presse
15:15qui ne produisent pas
15:16mais qui
15:16répondent
15:20au droit fondamental
15:21qui est celui
15:22d'informer
15:24les citoyens
15:24et jouent quand même
15:26un rôle important
15:27dans la société.
15:28Donc,
15:28on ne peut pas
15:29nous laisser comme ça
15:30dire non,
15:31nous sommes des sociétés
15:33comme les autres.
15:33Non,
15:34la presse n'est pas
15:35une société
15:35comme les autres.
15:37Nous avons l'obligation
15:38d'informer
15:38parce qu'il y a
15:39un droit fondamental,
15:40le droit du public
15:42à l'information.
15:43Et c'est ce rôle-là
15:44que nous jouons
15:45et compte tenu
15:48du fait
15:49que nos entreprises
15:50ne sont pas
15:50productives
15:51sur le plan
15:52vraiment économique,
15:54nous devons avoir
15:55un statut
15:56spécial
15:59fiscal.
16:00Alors,
16:01en vigueur
16:01depuis 2016,
16:03le code de la communication
16:04semble aujourd'hui
16:05désuet.
16:06Il fait une évolution
16:07rapide du secteur
16:08notamment avec
16:09la prolifération
16:10des médias en ligne
16:12qui se sont créés
16:14très facilement.
16:15En quoi est-il
16:16inadapté aux enjeux
16:18contemporains
16:18des médias
16:19aujourd'hui
16:19sur le code
16:20de la communication ?
16:22Déjà,
16:22le code de 2016,
16:25il ne répond pas
16:26à l'esprit
16:27de la dépénalisation
16:28des délits de presse.
16:31Ce n'est pas
16:31bien mentionné
16:32et c'est pour cela
16:34qu'aujourd'hui,
16:35des journalistes
16:36peuvent être convoqués
16:37dans un commissariat
16:38ou dans une brigade
16:39de gendarmerie
16:39parce que
16:41rien n'est clair
16:42là-dessus.
16:43On a dit
16:44de dépénaliser
16:44les délits de presse.
16:46Alors,
16:47pourquoi donc
16:47commencer
16:48une procédure pénale
16:49dans un commissariat
16:51ou dans une brigade ?
16:53Donc,
16:54ce code-là,
16:57il est inadapté
16:58d'abord sur ce plan-là
16:59et sur le plan
17:00qu'aujourd'hui,
17:01il n'y a pas l'IA
17:02qui est venu
17:03contribuer
17:04à l'intelligence
17:05artificielle.
17:06Il ne fait pas mention
17:07de l'intelligence artificielle
17:10et ce que...
17:10Nous l'aborderons d'ailleurs.
17:11Voilà.
17:12Donc,
17:13il est vraiment urgent
17:16aujourd'hui
17:17et je pense
17:17que c'est dans les couloirs,
17:18dans les coulisses
17:19de refaire
17:20un autre code
17:23de la communication
17:23beaucoup plus adapté.
17:25Alors,
17:26ces derniers mois
17:27ont été marqués
17:28par une montée
17:29de tensions
17:29dans le secteur
17:30suite à une répartition
17:31de la subvention
17:33à la presse jugée
17:34au PAC
17:34Quel est votre avis
17:38sur cette question
17:39et que faudrait-il
17:40envisager
17:41pour éviter
17:42à l'avenir
17:43ce genre
17:44d'épisode fâchus ?
17:46Vraiment,
17:48lorsque
17:48on parle
17:49de la Ve République,
17:51heureusement
17:51que cet incident
17:52est arrivé
17:53avant la Ve République
17:54et nous disons
17:56que dans l'avenir,
17:57il faut qu'on le voit
17:58la copie
17:59parce que
17:59lorsque vous faites
18:01les choses
18:02dans la transparence,
18:04les gens
18:04vous soupçonnent
18:05très peu.
18:07Peut-être
18:07ne vont même pas
18:09vous soupçonner.
18:11On dit
18:12qu'il y a eu
18:13X sommes
18:15qui ont été
18:16réparties
18:17entre X
18:20journaux.
18:22journaux,
18:23mais
18:24quand on dit
18:25de rendre
18:27officiel
18:28cette liste,
18:29ça,
18:29ce n'est pas
18:30la chose
18:30la plus difficile,
18:31mais quand
18:32l'autorité
18:33dit qu'on ne peut
18:34même pas publier
18:35cette liste,
18:35il y a un problème.
18:37Il y a un problème.
18:38Et donc,
18:39nous pensons que
18:40dans cette Ve République,
18:42les choses
18:42seront vraiment
18:43revues
18:44et qu'il y aura
18:46des critères
18:48et que
18:50la commission
18:52chargée
18:52de distribuer
18:54cette manne-là
18:55respecte
18:57ces critères
18:58et que
18:59l'autorité
18:59ministérielle
19:00essaye
19:01d'être
19:02plus transparente
19:04sur le partage
19:05de cet argent
19:05parce que
19:06c'est d'abord
19:07l'argent
19:07du contribuable.
19:08Pour aborder
19:10presque la dernière
19:12partie de notre émission,
19:13nous allons revenir
19:14sur la question
19:16de l'intelligence
19:17artificielle
19:17dans le domaine
19:18de la presse.
19:19La célébration
19:20de la journée
19:21de la liberté
19:22de la presse
19:22qui s'est déroulée
19:23en différé
19:24a été placée
19:26sous le thème
19:26« Informer
19:27dans un monde
19:27complexe
19:28l'impact
19:29de l'intelligence
19:30artificielle
19:30sur la liberté
19:31de la presse
19:32et les médias ».
19:33Un thème
19:33qui souligne
19:34l'importance
19:35de cet outil
19:36au sein des rédactions
19:37aujourd'hui.
19:37Comment percevez-vous
19:39l'impact
19:40de cet outil
19:41d'Aïva
19:41pour ne pas être
19:43redondant
19:44sur le travail
19:45journalistique
19:46aujourd'hui ?
19:47Je pense que
19:49l'IA va jouer
19:51un rôle important
19:53ou va jouer
19:54un rôle important
19:55dans la presse
19:56en ce sens
19:57qu'elle va aider
19:57les acteurs
19:59des médias
19:59et les professionnels
20:00des médias
20:01à gérer
20:04certaines tâches
20:06et que
20:07le journaliste
20:08soit là
20:08seulement
20:09à concevoir
20:09un travail
20:12beaucoup plus
20:14intellectuel
20:16parce que
20:17l'intelligence
20:19artificielle
20:20ne peut pas
20:20remplacer
20:20l'intelligence
20:21humaine
20:21parce que
20:22nous sommes
20:22des journalistes
20:23et le travail
20:23du journaliste
20:24est sur le terrain
20:25et l'IA
20:27n'ira pas
20:28sur le terrain.
20:30Donc,
20:30ce que l'IA
20:30peut faire,
20:32l'impact,
20:33c'est nous aider
20:34dans l'analyse
20:35des données,
20:37c'est déjà ça,
20:38les images
20:39et d'autres recherches
20:41et nous aider
20:43à améliorer
20:44des contenus,
20:47c'est déjà
20:48suffisant
20:49pour les journalistes
20:49parce que
20:50le travail
20:50du journaliste
20:51c'est le travail
20:53du journaliste
20:54lui-même
20:55qui est sur le terrain,
20:56qui doit écrire,
20:57ce n'est pas l'IA
20:57qui va remplacer.
20:59mais
21:00vous savez,
21:02lorsque
21:03ceux qui ont créé
21:05les réseaux sociaux
21:05ont créé
21:08ces réseaux sociaux,
21:10ils n'ont jamais
21:10pensé
21:11à un seul instant
21:12que
21:12ces réseaux
21:13vont servir
21:14aux insultes,
21:16aux attaques
21:16et à tout ça.
21:18Donc,
21:18c'est l'homme
21:19qui rend
21:20ces choses-là
21:22négatives
21:23et il va arriver
21:27aussi
21:27qu'au niveau
21:28de nos rédactions,
21:30les journalistes
21:32laissent
21:34l'IA faire
21:35et ça se saura
21:37puisque
21:37les êtres humains
21:39que nous sommes,
21:39on lit,
21:40on regarde la télé,
21:41on écoute la radio,
21:42on lit la presse,
21:43ils sauront que là,
21:45c'est l'IA
21:47qui a fait le boulot
21:49et donc
21:49on reconnaîtra
21:53que les journalistes
21:55n'ont pas fait
21:55son travail correctement.
21:56Donc,
21:58en toutes choses,
21:59il y a un mauvais côté,
22:01il y a des avantages
22:02et des inconvénients.
22:04Et pensez-vous
22:04peut-être
22:05que le gouvernement
22:06pour parler,
22:08pour revenir
22:08sur le code
22:10de la communication
22:11devrait légiférer
22:11par exemple
22:12sur l'usage
22:14de cet outil ?
22:15Oui,
22:15parce que
22:17tout compte fait,
22:17il y a l'éthique,
22:18il y a des questions
22:18d'éthique
22:19vous voyez,
22:20il y a des questions
22:21d'éthique
22:21qu'il faut mettre
22:22en valeur
22:24pour que l'IA
22:27ne fasse pas
22:29le travail
22:30du journaliste.
22:33Il faut que
22:33ça soit encadré
22:35dans le nouveau code
22:36de la communication.
22:39On nous a fait lire
22:40la première mouture,
22:42je pense que
22:43on parle
22:45de l'IA là-dedans.
22:46Donc,
22:48et l'IA
22:48en tant qu'acteur
22:50du secteur
22:50et président
22:51surtout
22:52de l'organisation
22:54patronale
22:54des médias,
22:56quelles sont
22:56les recommandations
22:57que vous pourriez
22:58faire
22:59pour que
23:00les pouvoirs
23:01publics
23:02puissent
23:04rendre
23:07ce secteur
23:08la place
23:09qu'ils devraient avoir
23:10le secteur des médias ?
23:11Le secteur des médias ?
23:13Bon,
23:14je veux vous dire,
23:16c'est nous,
23:18notre secteur.
23:20Je veux faire
23:21l'historique
23:23de la subvention
23:24à la presse
23:25qui existe
23:25depuis 2003.
23:26voilà.
23:27Ce sont
23:27les journalistes
23:28qui se sont
23:30réunis
23:31et qui ont fait
23:32la recommandation
23:33sur la base
23:35des exemples
23:36d'autres pays
23:37que tel pays
23:39a déjà
23:39une subvention
23:40et tout et tout.
23:41Donc,
23:41on a fait ça
23:42et on a fait
23:43un plaidoyer
23:43auprès
23:43des pouvoirs publics.
23:45Donc,
23:45c'est nous
23:46en amont
23:46parce que
23:47le gouvernement
23:47ne connaît pas
23:49tout ce qui se passe.
23:50C'est nous
23:51les spécialistes
23:51du secteur.
23:52donc,
23:53c'est nous
23:53qui devons
23:54faire ce travail
23:56en amont
23:56et proposer
23:57aux gouvernants
23:59de telle sorte
23:59que le métier
24:00de notre secteur
24:01soit viable,
24:03qu'il soit
24:04un secteur
24:05qui peut encore
24:07susciter des vocations
24:08parce qu'aujourd'hui,
24:10je suis content
24:11d'être ici
24:12à la GMT.
24:13C'est merveilleux
24:14ce que vous faites.
24:15Vous voyez,
24:16si on amène
24:17des étudiants ici,
24:18je pense qu'ils auront
24:19envie aussi peut-être
24:20d'apprendre
24:21le journalisme.
24:22mais
24:23quand vous allez
24:25dans d'autres rédactions,
24:27ça ne donne pas envie.
24:30Ça ne donne pas envie.
24:31Donc,
24:31vous avez toutes
24:32mes félicitations.
24:33Donc,
24:34c'est nous,
24:35les professionnels,
24:36dans les organisations
24:37que nous constituons,
24:40c'est nous
24:40qui devons suggérer
24:41aux gouvernants
24:43des choses
24:44pas imposées
24:45et peuvent dire
24:47voilà,
24:48quand on a suggéré
24:50la subvention
24:51à la presse.
24:53Nous n'avons pas
24:53imposé le montant.
24:55C'est le président
24:56de la République
24:56à l'époque
24:57qui a dit
24:57je vous donne ça
24:59et ça doit être
25:00légiféré.
25:02Donc,
25:03travaillons,
25:04c'est nous
25:05qui connaissons
25:05les secteurs,
25:06travaillons,
25:07proposons des idées
25:08aux gouvernants
25:08et je pense que
25:09les choses vont
25:10s'améliorer.
25:11Alors,
25:11l'année dernière,
25:12l'ancien ministre
25:14évoquait
25:14l'idée
25:15d'une
25:16structuration
25:19de la formation
25:19des journalistes.
25:21Est-ce que vous,
25:21en tant que capteur,
25:23est-ce que
25:24la formation
25:25rentre aussi
25:26en ligne de compte
25:27dans la
25:28redynamisation
25:29du secteur
25:30de la presse ?
25:30Forcément,
25:31forcément.
25:32Qu'elle soit
25:33une formation
25:34continue
25:36ou initiale,
25:37il faut forcément
25:38la formation.
25:40Vous voyez,
25:41on parle de l'IA.
25:42Si vous n'êtes pas formé,
25:44vous allez faire
25:44une utilisation,
25:46on va dire,
25:48abusive.
25:50Ça veut dire que
25:50quand je dis
25:52utilisation abusive,
25:53ça veut dire
25:54que vous m'utilisez
25:55déjà quelque chose.
25:56Donc,
25:56vous allez faire
25:56une utilisation
25:57vraiment approximative
25:59de la chose.
26:00Donc,
26:01il faut être formé,
26:04il faut avoir
26:04la formation.
26:05Pour ceux qui sont
26:06déjà sur le terrain,
26:07s'ils ne sont pas formés,
26:09qu'ils fassent
26:09la formation continue.
26:11Et pour les jeunes,
26:12la formation
26:14initiale.
26:16Et souvent,
26:17pour parler
26:18de la formation,
26:19je me dis,
26:20pour ne pas
26:22se compliquer
26:22les choses,
26:23il y a déjà
26:23des écoles
26:25qui sont là,
26:26des instituts
26:26supérieurs.
26:28Il y a
26:28des journalistes
26:29à la retraite
26:30des journalistes
26:31chevronnés,
26:32les Pond Badinga,
26:33Maitsendi,
26:34les Jean-Claude Boulanga,
26:36je ne peux même pas,
26:37les Pierre-Noël,
26:38Bouti Kaboubé,
26:39qui peuvent former
26:40d'autres journalistes.
26:43Et ça se passe
26:43comme ça
26:44dans les grandes écoles
26:45en Europe.
26:45Est-ce que vous sentez
26:46de la volonté
26:47par exemple
26:47du gouvernement
26:48de procéder
26:50par exemple
26:50à la création
26:51d'une école
26:53de journalistes ?
26:54Ce n'est pas
26:55le gouvernement
26:55qu'il doit avoir.
26:56Le gouvernement,
26:57bon, peut-être
26:57la volonté politique,
26:58mais c'est nous
26:59qui devons
27:00faire des plaidoyers.
27:03C'est-à-dire,
27:03on doit insister
27:04sur ça.
27:05Et vous verrez,
27:08le gouvernement
27:09va céder.
27:10Il va se dire,
27:11il trouverait,
27:11parce qu'il y a
27:12beaucoup de dérapages
27:13du manque
27:15de formation.
27:16Donc,
27:17on est donc obligé,
27:18le gouvernement
27:18est obligé
27:19sur nos plaidoyers
27:25de mettre en place
27:27cette structure-là.
27:29Ça peut aller,
27:30vous savez,
27:31dans les années
27:3195,
27:3496,
27:3597,
27:35je pense,
27:36toi ou 4 ans,
27:37la coopération française
27:40avait mis en place
27:41ici un centre
27:42de formation
27:43de perfectionnement
27:44des journalistes.
27:45On a commencé
27:46par l'égard
27:47de la presse
27:48écrite privée.
27:50Et à la fin
27:51de cette formation,
27:52il y avait un journal,
27:53un journal école,
27:55vous voyez,
27:55donc il y avait
27:56de la théorie
27:57et de la pratique.
27:58Bon,
27:59maintenant,
27:59le gouvernement
28:00n'a pas su
28:00prendre le relais
28:01de ça.
28:02C'était déjà
28:03quelque chose
28:04qu'il fallait
28:06garder
28:07et peut-être
28:09mieux structuré.
28:11Mais aujourd'hui,
28:13rien n'est perdu.
28:16Je pense qu'on peut
28:17toujours relancer ça.
28:18Alors,
28:19nous sommes arrivés
28:20presque au terme
28:21de notre entretien.
28:23En guise de conclusion,
28:24quelle vision avez-vous
28:26pour l'avenir
28:27de la presse
28:28face à ces défis
28:30et opportunités,
28:31notamment avec la montée
28:33des nouvelles technologies ?
28:36Alors,
28:36la presse,
28:38déjà,
28:39je préfère vous le dire,
28:41je suis journaliste
28:42depuis,
28:43ça fait tant de temps,
28:44je vais mourir,
28:45j'ai envie de mourir
28:46journaliste.
28:48et notre,
28:50on va dire quoi,
28:52notre défi,
28:55c'est de vraiment
28:55laisser une presse
28:56structurée.
28:58Une presse structurée,
29:00ça veut dire
29:01avoir
29:01un cadre juridique,
29:04c'est-à-dire
29:04le code de la communication
29:05qui est vraiment
29:07adapté au contexte
29:08du moment,
29:10un code de la communication
29:11qui permet
29:11à la presse
29:13d'être viable,
29:16d'être bien structurée
29:17et aux journalistes
29:19d'être bien formés.
29:21En fait,
29:22c'est un peu ça
29:23notre combat
29:24et j'espère que
29:25nous y arriverons.
29:28Peut-être un dernier mot
29:29à l'égard
29:30des pouvoirs publics ?
29:33Dire que le Gabon
29:36occupe aujourd'hui
29:37la 48e place
29:40dans le classement mondial
29:41de Reporters sans frontières
29:44en termes de liberté
29:45de la presse
29:46et nous sommes
29:47devant les Etats-Unis.
29:50Et donc,
29:51ce n'est pas fortuit
29:53que nous sommes classés
29:54à ce niveau
29:55et nous demandons
29:57au pouvoir public
29:58de tout faire
29:59pour que
30:01nous ne connaissions
30:03pas une baisse
30:04dans le classement.
30:06Bien au contraire,
30:08que nous évoluons
30:10peut-être
30:10pour que l'année prochaine
30:11nous soyons
30:12parmi les 30 premiers,
30:13etc.
30:14Mais cela passe
30:15par une volonté politique.
30:18Cela veut dire
30:19permettre à la presse
30:21d'exister
30:23en tant qu'entreprise
30:24structurée
30:25et avec
30:27un code
30:28de la communication
30:29adapté
30:32au contexte.
30:33Alors,
30:34M. Jean-Yves Toutoum,
30:35merci pour cet échange.
30:37Votre intervention
30:37a été l'occasion claire
30:39de fixer
30:40les Gabonais
30:40sur les défis
30:41actuels de la presse
30:42et d'identifier
30:43les possibilités
30:44d'amélioration
30:45et d'innovation
30:46dans ce secteur crucial
30:47pour notre démocratie.
30:49Merci.
30:49Merci.
30:49Merci.
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