[#LeCanapéRouge] Alain Mouagouadi, secrétaire général du PNTP
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00:00Mesdames et messieurs, bienvenue sur le canapé rouge de Gabon Media Time,
00:19votre rendez-vous incontournable pour décrypter les grands enjeux politiques, économiques et sociaux du Gabon.
00:25Aujourd'hui, nous recevons Alain Mangouadi, conseiller pédagogique, délégué général, pas délégué, ancien délégué général de la CONACICED,
00:36l'un des syndicats les plus importants du secteur de l'éducation nationale et secrétaire général du Parti National pour le Travail et le Progrès
00:46et surtout candidat aux élections législatives et locales du 27 septembre 2025.
00:52Dans un contexte marqué par l'installation du premier gouvernement de la Ve République,
00:58le débat autour des réformes au sein du secteur de l'éducation nationale
01:02et la préparation des législatives et locales de septembre-octobre 2025,
01:08notre invité viendra partager sa vision et ses propositions sur ces questions.
01:13M. Alain Mangouadi, bonsoir.
01:16Bonsoir.
01:16M. Alain Mangouadi, merci d'avoir accepté notre invitation.
01:20Comme il est le coutume sur le canapé rouge de Gabon Media Time, la première question que je vais vous poser est celle de savoir comment vous vous portez en cette période décisive pour l'avenir politique du Gabon.
01:31Bien, merci. Permettez que je remercie Gabon Media Time qui nous donne l'opportunité de nous exprimer sur ces antennes.
01:40Et en ce qui concerne votre question, je vais très bien, je vais très bien que surtout que nous sommes à une période charnière d'un autre pays.
01:49Nous avons terminé avec les élections présidentielles qui ont fait élire quelqu'un à la tête du pays avec une nouvelle constitution
01:58qui donne tous les pouvoirs au président de la République, chef du gouvernement.
02:05Et à côté, il devrait y avoir un parlement qui a pour rôle de contrôler l'action du gouvernement.
02:11Et nous sommes donc à cette période charnière où nous allons dire ou bien nous reconduisons les mêmes qui ont contribué à enterrer le pays, comme nous l'avons dit pendant ces longues années,
02:21ou bien nous nous battons pour qu'il y ait une nouvelle classe politique qui laisse passer l'intérêt du pays avant leur intérêt personnel.
02:28Donc je veux être parmi ces Gabonais qui se battent pour le bien-être du peuple gabonais.
02:34Et d'où mon engouement, d'où ma détermination et mon engagement à cette période pour que nous réussissions à construire un Gabon qui réellement,
02:44qui est fier et qui, où des populations estiment être bien traitées, où ils voient leurs préoccupations quotidiennes trouver des solutions.
02:52Alors, après son élection à la magistrature suprême, avec plus de 90% des voix,
02:58le président Brice Clotaire, Oli Gingema, a rapidement formé un gouvernement afin de traduire en acte son projet de société.
03:05Plus de 100 jours après, quel regard portez-vous sur son action à la tête du pays ?
03:11Bien, merci. Oui, je crois qu'en ce qui concerne Alain Mwagwadi, je suis un peu exigeant avec ceux qui ont le pouvoir.
03:20Le président a été élu par la majorité des Gabonais.
03:25100 jours après, il y a certains qui pensent qu'il est sous la bonne voie,
03:30mais étant un peu plus exigeant, ils estiment qu'il y a beaucoup de choses à faire.
03:34Vous savez, le 30 août 2023 a suscité beaucoup d'attentes.
03:39Et aujourd'hui, quand je regarde le corps auquel j'appartiens, les enseignants et les agents publics,
03:44ils sont toujours en attente de leur situation administrative.
03:46C'est-à-dire que, disons, l'ancienneté leur donne droit à une certaine rémunération,
03:51mais aujourd'hui, ils sont payés comme des stagiaires depuis plusieurs années.
03:56Je pensais qu'en arrivant au pouvoir, ou pendant la période de la transition,
04:00ou même pendant ces 100 jours, je pensais que le président de la transition,
04:04disons le président élu, devait tout faire pour que les agents publics,
04:08que les fonctionnaires se sentent mieux dans leur vie quotidienne,
04:12parce que c'est le salaire qui leur permet de prendre en charge.
04:15Aujourd'hui, la vie est tellement chère qu'avec les salaires que nous avons,
04:21il est difficile de joindre les deux bouts.
04:23Donc, sur ce point, je pense qu'il y a beaucoup de choses à faire.
04:26Sur le point législatif, nous pensons également que les textes devraient être orientés
04:30vers l'amélioration du bien-être des populations.
04:35Nous constatons tous que les filets sociaux sont dégradés.
04:39Il y a des gens qui sont de plus en plus pauvres,
04:41c'est-à-dire qui ont du mal à se nourrir, qui ont du mal à se prendre en charge.
04:44Et je pense qu'il faut nécessairement que ceux qui ont la gestion du pays
04:48regardent de ce côté pour que plus aucun Gabonais ne soit laissé au bord de la route.
04:53Alors, nous allons un peu insister sur la question du bilan du président.
05:00Plusieurs mois après le début de ce mandat présidentiel,
05:03de nombreux citoyens commencent peu à peu à se sentir désabusés.
05:06Du fait de la persistance de plusieurs mois, le chômage, la vie chère, le manque de logement,
05:12sont entre autres les difficultés que les Gabonais continuent de rencontrer.
05:15Selon vous, quelles seraient les mesures urgentes à prendre pour répondre véritablement aux attentes des populations ?
05:21Bien, merci. Je crois déjà qu'il faut changer notre architecture économique.
05:28Malheureusement, nos ressources financières, qui viennent essentiellement du pétrole et des emprunts,
05:36ne nous aident pas à structurer et à développer réellement notre économie.
05:41Je pense qu'il faut que le gouvernement s'investisse dans la création des entreprises,
05:47parce que la fonction publique ne peut pas absorber tout le monde.
05:51Ceux qui sont orientés vers l'entrepreneuriat ne sont pas équipés pour gérer les entreprises.
05:57Donc, il va falloir réellement qu'on les réfléchisse dans la création des entreprises,
06:02développer notre économie et faire asseoir une véritable formation dans la gestion des entreprises.
06:09Parce que nous pouvons créer des entreprises, nous pouvons donner aux Gabonais la possibilité de créer des entreprises.
06:13S'ils ne sont pas assez outillés pour, malheureusement, nous n'irons pas loin.
06:17Donc, il va falloir qu'une grande réflexion soit menée.
06:21Et je crois que le dialogue national d'Angonje avait tracé des pistes.
06:26Allons-y regarder toutes les pistes qui ont été proposées.
06:28Mettons-les sur la table et regardons ce qui va nous aider à régler le problème du chômage au Gabon,
06:35à créer de nombreuses entreprises et à rendre nos jeunes gabonais autonomes
06:40lorsqu'ils s'engageront dans l'auto-entrepreneuriat.
06:43Et ceux qui seront également employés, dont les entreprises, qu'ils soient correctement remunérés.
06:50Parce qu'il n'est pas question que les gens travaillent et qu'ils continuent à être pauvres.
06:53Il faut réellement que les entreprises qui emploient les Gabonais payent,
07:00rémunèrent les Gabonais sur la base des rémunérations dignes de ce nom,
07:05pas, disons, l'esclavage qui se fait dans certaines entreprises.
07:09Donc, je pense qu'il faut nécessairement revoir nos tissus économiques, c'est une première chose,
07:15qu'il faut nécessairement cibler, disons, la création d'emplois dans certains domaines,
07:21le tourisme, qui n'est pas encore bien exploré, il y a quelques balbutiements.
07:26Je pense qu'il est possible de regarder ces opportunités,
07:29réellement développer des zones économiques, disons, les zones agricoles.
07:33Le Gabon est un pays qui a plusieurs hectares de forêt.
07:38Il faut qu'on fasse des choix dans certaines zones,
07:41les zones comme les Bambas, les zones comme celle de la Nyanga,
07:44développons des cultures agricoles qui nous permettront déjà de régler le problème de l'autosuffisance alimentaire,
07:50mais de régler également le problème d'emploi,
07:53parce que ce sont des domaines qui sont plus ou moins liés.
07:57Si le Gabon investit davantage sur le plan agricole,
07:59si le Gabon investit davantage sur le plan touristique,
08:02ça va être des entrées, des ressources,
08:04et ça va également nous permettre de créer de nombreux emplois
08:07pour les jeunes Gabonais qui ne peuvent pas être tous des fonctionnaires.
08:10Alors nous allons évoquer un peu la problématique du système éducatif gabonais.
08:16Depuis plusieurs années, ce système fait face à des difficultés d'ordre structurelles,
08:20mais aussi matérielles.
08:22Vous qui êtes au fait de la situation au sein de ce secteur,
08:25et de manière concrète,
08:26qu'est-ce qui cloche concrètement au sein de l'éducation nationale ?
08:29Alors, c'est l'amateurisme qui cloche.
08:33Il est anormal que nous avons des difficultés que nous connaissons tous
08:36et que nous venons faire des saupoudrages.
08:39Nous avons déjà, il y a quelques années, pour régler le problème des effectifs,
08:42introduit le turnover.
08:43Nous avons introduit les classes à mi-temps.
08:45Nous avons introduit aujourd'hui les doubles flux.
08:48Or, le véritable problème, c'est d'abord celui des infrastructures
08:52et du recrutement des enseignants.
08:54Aujourd'hui, on nous propose le coefficient harmonisé
08:59pour régler le problème de l'échec scolaire.
09:03Non, je suis de ceux qui pensent qu'il n'est pas question
09:06de régler les problèmes de manière ponctuelle
09:08ou en faisant du saupoudrage.
09:11Le système éducatif, c'est un ensemble.
09:13C'est un système, comme le dit son nom.
09:15Quand on parle de système, ça veut dire que quand il y a un domaine
09:17qui ne va pas, il y a d'autres domaines qui ne vont pas aller.
09:21Donc, regardons ce système dans son ensemble, regardons les problèmes
09:26que nous avons tous identifiés à travers les différents forums
09:29qui ont été faits dans ce pays.
09:31Et même lors du dialogue national inclusif, les problèmes ont été identifiés.
09:37Mettons en place un chronogramme pour régler tous ces problèmes.
09:42Je suis de ceux qui pensent qu'il faut qu'on arrête de faire de l'amateurisme
09:47dans le secteur éducation.
09:50L'éducation est l'avenir du pays.
09:52L'éducation est la base du développement d'un pays.
09:54Si nous réussissons à structurer correctement notre système éducatif,
09:58je suis convaincu que dans quelques années,
10:00le Gabon aura des cadres compétents.
10:02Le Gabon aura des cadres qui seront capables de prendre en charge
10:05tous les domaines de notre pays.
10:08Donc, je pense qu'il faut nécessairement
10:11que les choses soient totalement changées
10:14pour qu'on donne un véritable cap à notre système.
10:16Aujourd'hui, j'ai suivi la campagne.
10:19Quel est réellement le cap qui a été donné par le président de la République élu
10:23en ce qui concerne l'éducation ?
10:25S'il y a un cap qui a été donné, sortez-nous ce cap,
10:28mettons-le en pratique, au lieu d'aller chercher des mesures
10:31comme ça, ponctuelles, qui ne nous aident pas à avancer,
10:35qui vont juste réterner le processus.
10:37Et il y a quelques années, nous allons révivre les mêmes problèmes.
10:40Donc, je pense qu'il faut nécessairement qu'on arrête le saupoudrage
10:45et l'amateurisme dans le secteur éducation.
10:47Alors, selon un récent rapport de la Banque mondiale,
10:51les dépenses de personnel au sein du département éducation national
10:55absorbent plus de 80% des ressources du secteur,
10:59au détriment des investissements dans les infrastructures,
11:02la formation continue des enseignants ou les outils pédagogiques modernes.
11:06Quel commentaire faites-vous de ces données d'abord ?
11:09Mais surtout, comment y remédier ?
11:11Bien. Déjà, je vous dis que c'est tout à fait normal.
11:14Parce que le ministère de l'Education nationale est le ministère qui emploie le plus.
11:17Et quand vous regardez même les effectifs,
11:19ça nous dit que nous sommes à près du tiers de l'effectif normal.
11:23Ça nous dit que cette masse salariale, il faut peut-être la multiplier par trois.
11:26Parce que nous sommes aujourd'hui dans les salles de classe bondées
11:28où nous avons 80 à 100 élèves par classe.
11:31Ça nous dit que si nous voulons ramener les effectifs à un niveau acceptable,
11:37c'est-à-dire à 30 à 35 élèves par classe,
11:39nous allons tripler déjà les infrastructures et les effectifs des enseignants.
11:44Donc la masse salariale sera encore de plus en plus importante.
11:48Martin, je crois, avant Nicolas a dit que si l'éducation coûte cher,
11:53osons l'ignorance.
11:54Je crois que le président de la transition ne veut pas,
11:56disons le président de la République ne veut pas oser l'ignorance.
12:00Il veut oser le développement du Gabon.
12:02Il veut oser la démocratie.
12:04Il veut oser la véritable éducation.
12:07Et la véritable éducation passe par la mise en place
12:10des meilleures conditions d'apprentissage pour les élèves
12:14et les meilleures conditions de travail pour les enseignants.
12:17Donc je pense qu'il faut, à mon avis,
12:21augmenter les ressources de l'éducation.
12:24L'UNESCO demande au pays de mettre le budget d'éducation
12:28à 20% du budget national.
12:31Au Gabon, nous sommes entre 9, 10 et 11%.
12:34Ça varie entre temps.
12:36Ça veut dire que nous sommes à la moitié du budget qu'il faut.
12:39Il faut nécessairement que les moyens soient mis davantage
12:42pour le régler le programme d'éducation,
12:45pour construire les infrastructures,
12:47donc les salles de classe,
12:48pour réduire les effectifs,
12:49pour récruter les enseignants
12:51qui vont travailler dans ces salles de classe,
12:54pour revoir les programmes,
12:57pour construire les laboratoires.
12:58Aujourd'hui, on reproche aux sciences
13:01d'avoir été, disons, favorisées.
13:06Mais les sciences ont été enseignées dans quelles conditions ?
13:08Où les enfants font essentiellement de l'enseignement livresque ?
13:11Si nous voulons être un pays développé,
13:14il faut développer la science.
13:15Et pour développer la science,
13:17il faut mettre les conditions d'apprentissage
13:19qu'il faut pour la science.
13:21Il faut créer des laboratoires.
13:22Si nous voulons réellement développer
13:23toutes les compétences, comme ils le disent,
13:25il faut également mettre pour les autres disciplines
13:28les moyens pour développer les compétences.
13:30Les terrains pour pratiquer du sport,
13:33les salles de spectacle pour prester,
13:38pour que nos élèves soient formés au niveau qu'il faut
13:41et lorsqu'ils sortiront de notre système éducatif,
13:45ils auront les compétences
13:46qui leur permettront réellement de gagner leur vie.
13:48Donc, dans ce qui est fait actuellement,
13:50c'est de l'à peu près.
13:51Je crois qu'il faut nécessairement,
13:53et ça, ça va être mon combat si je suis élu au Parlement,
13:57c'est d'aller me battre pour que le budget du secteur éducation
14:00soit mis à hauteur de 20% du budget de notre pays,
14:05pour que les moyens soient réellement disponibles
14:06pour payer les enseignants,
14:08correctement rémunérer les enseignants,
14:10pour construire les infrastructures
14:12et pour développer un système éducatif
14:15qui donne envie et qui aspirent à des résultats meilleurs.
14:21Pas des résultats rafistolés,
14:23parce que ceux qui corrigent,
14:26ce sont les mêmes,
14:27qui gouvernent,
14:29qui organisent les examens.
14:32Donc, il faut qu'il y ait une sorte de neutralité
14:34de ceux qui sont à l'organisation des examens.
14:38Si vous laissez un inspecteur-chef de circo,
14:42président de centre,
14:44avec ces mêmes directeurs,
14:45forcément, il pourrait favoriser les résultats des classes,
14:49disons, des écoles,
14:50parce que le directeur d'école vaut aussi les 100%
14:52pour dire qu'il est un directeur d'école performant.
14:55Donc, il ne faut plus que ce soit seulement
14:57un système qui est jugé à la base
14:59des résultats traficotés et truqués,
15:02mais il faut un système qui est jugé
15:05sur la base des données claires,
15:07des paramètres clairs,
15:08des indicateurs clairs,
15:10des conditions dans lesquelles les gens travaillent,
15:11l'assimilation des notions
15:13et, effectivement,
15:14les résultats qui seront améliorés
15:17parce que les enseignants
15:18apprendront dans les meilleures conditions.
15:20Alors, depuis plusieurs semaines,
15:23le débat fait rage autour
15:24de l'harmonisation des coefficients au secondaire.
15:27En tant que conseiller pédagogique,
15:29la première question qu'on souhaiterait vous poser
15:31est celle de savoir en quoi consiste l'harmonisation
15:34et quelle peut être son incidence
15:35sur l'apprentissage des élèves.
15:37Alors, ici, je suis un peu gêné
15:39parce que j'ai été interpellé
15:41au cours d'une réunion
15:42à ma qualité de conseiller pédagogique.
15:44Il fallait que je me taise.
15:46Mais vous savez,
15:47dans un pays dit démocratique,
15:49nous avons l'obligation
15:50de donner notre position
15:53quand on sent que là,
15:54nous ne sommes pas d'accord.
15:55Et j'ai cette culture de la démocratie
15:57et de la liberté d'expression.
15:59Donc, on me plaise à ceux
16:01qui estiment
16:02qu'il va falloir qu'on fasse corps
16:03même quand les choses ne sont pas correctes.
16:06Avant d'aller vers une telle mesure,
16:08je pense qu'il y aurait dû y avoir
16:09une sorte d'expérimentation.
16:11C'est ça à quoi servent
16:12nos écoles d'application
16:15ou nos établissements d'application.
16:16Donc, on aurait dû observer
16:17sur un ou deux ans
16:19et voir effectivement
16:20quels sont les résultats
16:22qui sortent de là.
16:23Mais ils ont décidé d'harmoniser.
16:26C'est-à-dire que toutes les disciplines
16:29ont comme coefficient 1.
16:32Mathématiques 1.
16:34Français 1.
16:35Histoire jour 1.
16:36Donc, toutes les matières
16:38sont au même niveau.
16:40Je ne suis pas contre cela.
16:41Mais je crois qu'il faut d'abord,
16:44à mon avis,
16:45régler les problèmes
16:45que je réveille plus haut.
16:47Parce que les pays
16:48qui ont appliqué
16:48l'harmonisation des coefficients
16:50ont d'abord réglé
16:51le problème des infrastructures.
16:52c'est quand ils ont constaté
16:54que malgré les conditions
16:56idéales dans lesquelles
16:58travaillent les enseignants,
16:59les résultats ne sont toujours pas bons.
17:02En ce moment,
17:02ils ont décidé
17:03d'harmoniser les coefficients.
17:05Mais derrière cette harmonisation,
17:06il y a également
17:07une dynamique qui est là.
17:09C'est-à-dire que
17:10le suivi des élèves,
17:12une fois que les parents,
17:14les enseignants ou l'administration
17:16vont constater
17:17qu'un élève voit ses résultats
17:20baisser dans ce domaine,
17:21ils sont interpellés,
17:23les parents sont interpellés
17:24et des conditions de rémédiation
17:27sont mises en place.
17:28On voulait dire comme ça,
17:29oui,
17:30on met 1 à toutes les matières.
17:34Les enfants n'étant pas conscients
17:35de l'importance
17:36de chacune de ces disciplines,
17:38chacun se dira,
17:38bon, en tout cas,
17:39les mathématiques
17:40ne sont plus assises à 1,
17:41je n'ai plus l'obligation
17:42de faire l'effort qu'il faut
17:44pour avoir la moyenne.
17:46Donc, il suffit tout simplement
17:47qu'ils se contentent
17:48d'avoir ces quelques notes
17:50dans certaines matières
17:51et les autres vont somber,
17:53ils vont somber dans d'autres matières.
17:55Et puis,
17:55quand vous voulez également
17:56mettre toutes les matières
17:58au même niveau,
17:59mettez également les mécanismes.
18:01Il y a souvent un exemple
18:02que je prends.
18:02Vous prenez un élève
18:03qui a 18 en EPS,
18:0518 en art,
18:07qui n'a pas la moyenne
18:09en mathématiques,
18:11en français
18:11ou dans les autres matières
18:13parce qu'avec ces 18 en art
18:15et en EPS,
18:16il aura effectivement
18:1710 de moyenne.
18:18vous l'orienter où ?
18:19Parce qu'il n'y a que
18:19deux orientations possibles.
18:22La seconde S
18:22pour ceux qui sont bons
18:24en sciences et mathématiques
18:26et la seconde LE
18:27pour ceux qui sont bons
18:29en littérature.
18:30Maintenant,
18:30ceux qui sont bons
18:31en art,
18:32en EPS,
18:33vous les orienter où ?
18:34Il faut donc ouvrir
18:35d'autres secondes
18:36qui vont permettre
18:37d'orienter ces élèves-là
18:39à fonction de leurs compétences.
18:40Donc,
18:40ce sont tous ces éléments-là,
18:42je pense,
18:43qui auraient dû être mis en place
18:44avant de nous précipiter
18:46vers l'harmonisation
18:47des coefficients.
18:48Alors,
18:48nous allons observer
18:49quelques minutes de pub
18:50avant de poursuivre
18:51notre entretien.
18:53Merci.
20:17Sous-titrage ST' 502
20:20nous organisons, nous nous structurons et nous allons être présents lors des prochaines
20:25élections législatives et locales. Nous n'avons peut-être pas les moyens des partis
20:31qui ont gouverné depuis toujours parce qu'ils ont la gestion de la chose publique, mais
20:36nous avons notre détermination, nous avons notre engagement, nous avons notre volonté
20:40et nous avons l'amour pour ce pays et pour le peuple gabonais. Je pense que l'amour
20:45est un élément important pour un engagement politique parce qu'on ne se bat que pour
20:50ce qu'on aime. Le PNTP se bat pour les populations gabonaises parce que nous avons été les syndicalistes,
20:57nous connaissons le sacrifice pour le bien-être de l'autre et c'est cet esprit que nous allons
21:03promouvoir dans notre engagement politique et nous savons que les Gabonais qui vont nous
21:07écouter adhéreront à ce que nous pensons.
21:09Alors, contexte électoral oblige, votre formation politique a subi de nombreux revers lors du
21:15processus de dépôt de candidatures aux élections législatives et locales.
21:20Quel commentaire faites-vous du travail quelque peu contestable de la Commission nationale
21:24d'organisation et de coordination des élections et du référendum ?
21:27Je suis déçu. Je suis déçu parce qu'on nous a promis, lorsqu'on adoptait cette constitution
21:34et cette loi, qu'on n'aurait plus les problèmes que nous rencontrions avant. Or, malheureusement,
21:40à la première élection d'avergure, parce que je sais que l'élection présidentielle,
21:45c'est une seule élection, mais à la grande élection d'avergure, il y a tellement d'incohérences,
21:51trop d'incohérences. Je me demande si c'est un fait exprès ou c'est de l'incompétence.
21:56Et je pense et j'espère qu'il y aura une évaluation à la fin, qu'on sache clairement
22:03qu'est-ce qui s'est passé. Je prends le cas de notre candidature au local, au deuxième
22:09arrondissement de la commune de Lambarine. Nous n'avons jamais été notifiés des raisons
22:14de notre réjet. Il a fallu que je fasse le pied du grue au ministère de l'Intérieur
22:20pour qu'on m'invente une raison pour dire oui, il manquait l'acte de naissance du
22:26texte de liste. Or, nous avons bel et bien déposé le dossier complet, faisant fois le
22:33récipicé, disons, de dépôt bien coché, que tous les documents sont complets. Et nous
22:40avons donc l'impression qu'il y a une volonté de nuire. Et c'est tout à fait normal.
22:44Quand il y a des hommes qu'on a chassés du pouvoir, qu'on veut à tous les prix ramener
22:49au pouvoir, ça conduit à cela. Donc nous espérons que les élections dans lesquelles
22:54nous allons partir vont nous aider réellement à régler ce problème. Parce que les Gabonais
22:59ont demandé la dissolution du Parti démocratique gabonais. Malheureusement, le président de
23:05la République apparemment n'a pas voulu, parce que c'était à lui de régler le problème,
23:10de décider. Il a dit qu'il faut que ce soit les Gabonais qui décident. Ça veut
23:14dire que les Gabonais sont aujourd'hui devant leurs responsabilités. Ils ont le choix
23:19ou de ramener les mêmes personnes qui ont enterré le Gabon et la direction de la marche
23:24du Gabon sera connue, enterré, ou bien ils auront le choix de désigner des nouvelles
23:30personnes qui vont réellement manifester cet intérêt pour le Gabon pour que notre pays
23:36se développe. En ce qui concerne les élections, je déplore également le fait que la candidature
23:41du président Jean-Rémi Yama, candidat au 4e siège du département de Moulundou, soit
23:46rejetée. Pour des questions, à mon avis, déplorables. On lui reprocherait d'avoir, disons,
23:55un acte de naissance non conforme. Mais c'est avec le même acte de naissance qu'il a fait
23:58des passeports. C'est avec le même acte de naissance qu'il a été candidat aux législatives
24:02pendant qu'il était en prison. C'est avec le même acte de naissance. Vous voyez que
24:06nous sommes dans une situation où il y a les pédagistes et les judéistes qui décident
24:11d'avoir qui ils veulent comme candidat. Et ça, nous le déplorons. Et nous espérons
24:16vivement que ce sont des erreurs, que le ministre de l'Intérieur n'est pas complice de cela.
24:20Parce que s'il n'était pas complice, il aurait dû, à mon avis, régler le processus.
24:25Il a fallu que j'efface pression jusqu'au dernier jour, disons, des recours pour qu'on
24:32me délivre un document qui justifierait le rejet de notre candidature. Donc il y a
24:38beaucoup d'incohérence. Et nous espérons qu'après cette élection, nous allons nous
24:42asseoir pour que nous puissions sortir de nos textes un véritable processus qui ne
24:48sera pas entaché d'irrégularité.
24:50Alors, face au cafouillage observé lors de la publication de la liste des candidatures
24:55obtenues, plusieurs acteurs politiques ont appelé à la dissolution de la CNOCER ou
25:00au report même des élections. Êtes-vous d'avis avec ces positions ?
25:05Oui, je suis d'accord sur le principe. Parce que quand quelque chose se passe mal, lorsqu'on
25:10veut bien faire, il faut tout faire pour mettre les choses à plat. Nous avons opté pour
25:15organiser les élections par le ministère de l'Intérieur. Mais est-ce que les agents du
25:19ministère de l'Intérieur peuvent faire preuve de neutralité ? Est-ce que nous sommes
25:23dans un niveau de démocratie où quelqu'un qui a été nommé par un président, qui a
25:27été nommé par un ministre, qui a été nommé par... On sait comment les nominations
25:30se passent. On sait que c'est des relations parents, amis, coquins et coquines. Vous savez
25:35que vous êtes à un poste parce que quelqu'un a voulu que vous soyez là. Vous pensez que
25:39lorsqu'il vous donne des instructions pour léser un autre Gabonais, vous aurez la solidité
25:44morale et intellectuelle ou administratif pour dire non, je n'agis pas. Donc il y a des
25:50choses comme ça. Il faut donc mettre un processus transparent. Ou il y a d'autres
25:55Gabonais qui surveillent d'autres Gabonais. Donner les rênes comme ça au ministère de
25:59l'Intérieur, aujourd'hui qui a démontré qu'ils ont du mal à être neutres, je pense
26:04qu'il va peut-être falloir revoir les choses après l'élection. Tirons bien les leçons
26:10de l'organisation des élections et aux sorties de cette élection en espérant qu'elle
26:14sera totalement transparente, que le processus, qu'un autre processus soit mis en place pour
26:20le bien-être des populations gabonaises parce que ce sera leur vote qui sera réellement
26:26proclamé au lieu que ce soit des choses midouillées. Il reste aujourd'hui un espoir
26:31parce que nous savons que les résultats des bureaux de vote seront affichés. Les représentants
26:37des partis, lisons les candidats, auront des représentants dans leur bureau de vote.
26:41Donc je suis convaincu que sur cette base-là, il suffit d'envoyer des hommes et des femmes
26:45engagés dans les bureaux de vote. Nous savons qu'ils n'auront pas le courage, ils n'auront
26:49pas la force de trafiquer les résultats qui sortiront des urnes. Nous souhaitons tout
26:53simplement que ces résultats soient ceux qui sortiront vraiment des urnes qui seront en
26:57lieu public.
26:58Alors, le paysage politique a été marqué ces derniers mois par la création de l'Union
27:03démocratique des bâtisseurs dont le président n'est tout que le chef de l'État,
27:06Brice Clotaire, Oligine Guéman. Quel commentaire faites-vous de la création de cette formation
27:11politique, mais surtout des principaux acteurs qui l'animent ?
27:16Bon, c'est difficile de critiquer les adversaires, mais je suis un peu le débat aujourd'hui.
27:23J'entends certains dire qu'ils ont tous contribué à élire le président. Oui, mais je dis
27:32que le président n'est plus candidat. Le président Oligine Guéman n'est pas candidat
27:38aux législatives. Il avait dit lorsqu'il a pris le pouvoir qu'il s'engageait à renouveler
27:43la classe politique gabonaise. Et aujourd'hui, nous sommes au tournant de notre histoire
27:50politique. Ou bien nous ramenons les mêmes personnes qui ont contribué à enterrer notre
27:55pays. Ou bien nous faisons confiance aux hommes et aux femmes qui ont montré leur engagement.
28:01Je prends le cas de Jean-Rémi Yama, Alain Mouagouadi et d'autres que je peux citer. Nous nous sommes
28:05engagés dans l'action syndicale. Malgré le fait que les hommes politiques à l'époque nous
28:10traitaient, nous disaient faire la politique. Mais nous avons posé des problèmes qui touchaient
28:15tous les Gabonais. Et les réponses aux préoccupations que nous avons posées concernaient tous les
28:21Gabonais. Donc nous avons clairement montré notre volonté de voir le bien-être du peuple
28:26gabonais être pris en compte. Donc les gens qui ont contribué à enterrer le Gabon, ils
28:32sont aujourd'hui dans l'UDB, ils sont aujourd'hui dans le PDG. Mais c'est la même chose.
28:36C'est comme l'a dit un des responsables, c'est l'enfant d'une même mère, c'est
28:41des jumeaux. Donc ils ont le même ADN politique. Donc si leur ADN politique n'était pas celui
28:47qui devait amener le Gabon au développement, les ramener au pouvoir, c'est maintenir le
28:53Gabon dans le ralentissement, c'est maintenir le Gabon dans la stagnation. Donc nous voulons
29:01réellement que notre pays avance. Avancer c'est pouvoir faire des pas, c'est faire des
29:05choix. C'est choisir des hommes et des femmes qui aspirent au changement. Plusieurs d'entre
29:12eux, ils disent aujourd'hui qu'ils ont été libérés par le président Olivier, mais
29:15ils ne sont pas courageux. Aujourd'hui, ils veulent nous faire quoi qu'ils sont courageux.
29:18Ils ont bel et bien accepté, pendant que Jean-Rémi Yama disait qu'Ali Bongo n'était
29:22plus apte à diriger le Gabon, ils ont bel et bien soutenu Al-Pibongo. Ils se sont même
29:27arrangés à envoyer Jean-Rémi Yama en prison. Aujourd'hui, ils veulent nous faire quoi qu'ils
29:32sont devenus tout à coup des démocrates. Non, comme ils le disent eux-mêmes, le serpent
29:37qui a changé la peau est toujours un serpent, il n'est pas devenu tout autre chose. Donc
29:41je pense qu'ils sont dans leur logiciel, de ce qu'ils veulent à tout prix, c'est maintenir
29:49au privilège, c'est maintenir au pouvoir, c'est aux Gabonais de leur dire non, nous voulons
29:54que notre pays aille dans une autre direction. Je le réitère, le président Olivier n'est pas
29:59candidat aux législatives. Le président Olégui a besoin d'un parlement, pas qu'il
30:04va dire oui à tout ce qu'il fera ou qu'il dira, mais qu'il sera capable de lui dire
30:08non, cette manière de faire n'est pas bonne, alors voici la manière qui arrange le peuple
30:13gabonais, parce que le bien-être du peuple gabonais devrait être notre priorité.
30:17Alors, peut-être pour renchérir dans cette passe d'armes entre l'UDB et le PDG, pensez-vous
30:24que le président, en tant que président de la République, devra intervenir pour
30:32calmer les choses ?
30:34Bon, moi je pense que le président est le président. Comme je l'ai dit, il est déjà
30:39élu. Chacun se réclame d'être la propriété ou d'être pour le président. Mais le président
30:46est déjà élu, il est pour tous les Gabonais. Il est pour tous les Gabonais. Il est pour
30:51tous les Gabonais qui aspirent à un véritable développement. Il est pour tous les Gabonais
30:55qui aspirent au bien-être des Gabonais. Parce qu'il y a un bilan politique derrière. Ils
31:02ont leur bilan de 40 ou 50 ans de pouvoir. Dans 10 ans ou 15 ans, il y aura un autre bilan
31:09à faire. Qu'est-ce que le Gabon sera devenu après le 30 août ? Est-ce que c'est la même
31:14tergiversation ? Est-ce que c'est les mêmes pratiques ? Est-ce que ce sont les mêmes mensonges ?
31:20Parce que la vérité aujourd'hui, c'est qu'il n'y a pas de transparence dans la gestion
31:23du pays. Nous voulons que notre pays soit un pays où chaque Gabonais sait réellement
31:29ce qui se passe. Le député va servir le courant de transmission. Il vient collecter les intérêts
31:37ou les besoins du peuple. Il va au Parlement les transformer en texte législatif. Le maire
31:43va s'enquérir des problèmes des populations. Et puisque la décentralisation sera mise en
31:48place pour régler les problèmes des Gabonais, il va également les mettre en œuvre pour
31:53que le bien-être des Gabonais soit réellement quelque chose de concret et de réel. Donc
31:57les débats qui se font actuellement, nous disons que ce sont une sorte de couple qui
32:02se battent entre eux. Et dans les problèmes de cœur, il faut éviter de mettre le doigt.
32:07Ce que nous voulons, c'est que les Gabonais comprennent la diversion qu'il y a parce que
32:11leurs problèmes ne sont pas pris en compte.
32:12Alors, nous sommes à 48 heures de l'ouverture de la campagne électorale pour les élections
32:18législatives et locales. Comment se prépare cette échéance au sein du PMTP ?
32:23Ok. Les choses se passent pour le bien. En ce moment, le président Jérémy Yama est en train
32:28de présenter les candidatures au niveau de la province de l'Est-Fière. Il fera la même
32:34chose au niveau de l'intérieur du pays. Et nous nous organisons. Nous organisons nos états
32:39majors pour être présents, comme je l'ai dit. Et j'ai envie de dire aux Gabonais
32:43que les responsables ou les candidats du PMTP n'ont jamais été dans la gestion du
32:51pays. Donc, n'attendez pas grand-chose en ce qui concerne l'argent. Parce qu'effectivement,
32:57ils n'ont pas la gestion du pays, ils n'ont pas les salaires. Nous sommes des fonctionnaires,
33:00comme je l'ai dit quelque part. Nous avons les mêmes salaires. Nous ne pouvons pas mettre
33:04les moyens d'un candidat du PDG qui a géré le pays ou une administration pendant plusieurs
33:10années. Nous ne pouvons pas mettre les mêmes moyens que les candidats de l'UDB qui gèrent
33:14le pays depuis la transition. Nous voulons venir avec nos armes, avec notre détermination,
33:20avec notre engagement pour ce pays et avec notre intelligence. Parce que nous vivons les
33:26réalités de ce système depuis plusieurs années. Et nous connaissons vos aspirations.
33:32Et nous pensons que celui qui vit une situation est à même de trouver les solutions de ces
33:38situations. Donc, c'est ce que nous disons aux Gabonais qui verront les candidats du
33:42PMTP sur le terrain, dans la province du Moanogwe, dans la province de Lugwe-Maritime,
33:49dans la province d'Ouelintem, dans la province de Lugwe-Lolo. Je n'ai pas oublié
33:54de la province, je crois. Et voilà, ce sont ces provinces-là. Et la province de l'Est
33:57Puyère, ce sont ces cinq provinces dans lesquelles nous sommes présents pour une
34:01première électorale. Je crois que c'est encouragé, c'est encourageant. Et je suis
34:07convaincu que les Gabonais qui sont en harmonie avec nos systèmes de pensée vont nous faire
34:12confiance, vont nous envoyer à la mairie, vont nous envoyer au Parlement parce qu'ils
34:16savent que nous allons dignement défendre leurs préoccupations.
34:20Alors, plus personnellement, vous êtes candidat aux élections législatives et locales
34:24dans le deuxième arrondissement de Lambaréné. Et d'ailleurs, vous aurez face à vous
34:28l'actuel ministre de la Justice, Séraphin Akouré-Navin, qui, il faut le rappeler, est membre
34:34de l'UDB. Comment appréhendez-vous ces élections en tant que candidat ?
34:38Oui, déjà, je vous rappelle qu'ils ont une candidature UDB-PDG. C'est la preuve même
34:45que, bon, c'est la libération qu'ils sont en train de faire. Ils sont en vérité ensemble.
34:49Peut-être qu'ils sont dans une stratégie pour l'Israël gabonais. Non, je pense
34:54que le président, disons le ministre d'Avera-Encourin, c'est un grand frère. Il savait que nous
35:00n'avons jamais eu la possibilité de nous côtoyer, même si nous sommes presque voisins.
35:04Mais je pense qu'il a fait sa part en tant qu'homme politique. Aujourd'hui, les populations
35:09de Lambaréné vont faire le bilan de ces longues années politiques. Qu'est-ce que Lambaréné
35:14a réellement gagné ? Lambaréné est toujours cette ville qui ne connaît pas réellement
35:20le développement. Les populations de Lambaréné sont dans des conditions sociales compliquées.
35:25Les personnes âgées vivent presque seules, sans assistance. L'eau est de très mauvaise
35:31qualité. Les voix ont du mal à être goudronnées. Donc, je pense que Lambaréné va tourner la
35:38page. Lambaréné veut tourner la page. Et personnellement, j'observe Lambaréné depuis
35:43des longues années, je suis là. J'étais engagé dans le mouvement syndical, mais j'ai
35:48toujours passé mes vacances à Lambaréné. Je suis au contact des populations de Lambaréné.
35:51Je suis accompagné de mon petit frère, Miso Kevin Jaris, qui est tête de liste. Moi,
35:57je suis candidat à l'élection législative. Il est tête de liste au local. C'est quelqu'un
36:01qui connaît bien la vie de Lambaréné. Il a appris là. Il a grandi là. Il connaît,
36:06disons, les besoins, les préoccupations des populations. Nous voulons qu'il soit à la mairie
36:11pour transformer la vie de Lambaréné. Transformer la vie de Lambaréné, c'est déjà changer
36:16le système de fonctionnement. Nous voulons mettre en place un système de fonctionnement
36:20collégial. C'est-à-dire que les populations doivent se sentir concernées par la gestion
36:25des collectivités. Il y aura donc la création des forums pour échanger entre, il y aura un
36:31échange entre les élus locaux et les populations. Et il y aura à chaque fois des consultations
36:38sur les décisions que la mairie prendra ou des décisions qui seront prises au niveau
36:43du gouvernement. Quand je prends le cas, par exemple, des 7 milliards attribués aux
36:47provinces, aujourd'hui, je ne vois pas trop les signes de ces 7 milliards au niveau
36:52du deuxième arrondissement de la commune de Lambaréné. Donc, pour le moment, la campagne
36:57sera également le moment de faire le point sur la dépense de cet argent parce que nous
37:02voulons désormais que les populations bénéficient réellement des ressources mises à la disposition
37:08du développement de leur province. Lambaréné, il y a des zones enclavées qu'il faut ouvrir.
37:17Il y a plusieurs exemples. Nous allons donc essayer de tout faire pour que, disons au niveau
37:23de la mairie, parce qu'il y aura la décentralisation, de bitumer toutes les voies d'accès pour que
37:28Lambaréné soit bien tracée. Nous voulons également, disons, regarder l'éducation. Il
37:36devrait y avoir une part du budget de fonctionnement, disons le budget de la mairie dans le développement
37:42de notre système éducatif. Qu'est-ce que la mairie peut faire ? En entendant, pour régler
37:46par exemple le problème de l'enseignement de maths, parce que moi qui suis allé là pour
37:51former les enseignants dans le cadre de l'APC, dans un établissement, les 6e n'auront
37:56pas, disons, le cours de maths et dans un autre établissement, les 5e n'auront pas
38:02d'enseignants de physique chimique. Donc il faut trouver des mécanismes pour voir qu'en
38:07entendant que le gouvernement règle le problème des enseignants, trouver le moyen pour que
38:14les élèves de Lambaréné, du deuxième arrondissement, n'aient pas, disons, un tout
38:19les enseignants qu'il faut. Donc ce sera le rôle du député que je serai et des membres
38:27du conseil municipal qui seront là pour réfléchir sur comment répondre aux préoccupations des
38:33populations. À Lambaréné, il y a un problème. Il y a une grande population vieillissante.
38:38Il y a des papas et des mamans qui n'ont pas forcément des enfants. Mais qui les prend
38:43en charge. Donc je pense également, en tant que député, nous irons réfléchir sur
38:48les filets sociaux. Comment prendre en charge ces personnes qui ont vécu, qui ont travaillé,
38:56qui ont quelquefois une pension, mais qui quelquefois ont du mal à, disons, à être
39:02plus en charge. C'est-à-dire qu'ils ont peut-être une pension, mais il n'y a pas
39:06de mécanisme qui leur permettent d'aller faire des courses pour qu'ils puissent au moins
39:09manger. Donc nous allons réfléchir sur tous ces mécanismes-là. Mais nous disons
39:13que les populations vont être impliquées, vont être concernées. Ils seront consultés
39:18toutes les fois que nous allons décider des choses. Donc Lambaréné, c'est une ville
39:23qui malheureusement ne vit que par des petits commerces, parce qu'il n'y a pas beaucoup
39:27d'entreprises. Nous allons également réfléchir comment faire pour essayer de développer
39:31une jeune classe d'hommes d'affaires des jeunes de Lambaréné. Il y a déjà beaucoup
39:35qui sont nos colistiers, qui sont des transporteurs, qui sont dans la pêche, qui ont des activités.
39:42Mais nous voulons soutenir ces jeunes d'abonnés-là pour qu'ils soient des véritables hommes
39:46d'affaires et qu'il y ait une véritable économie locale au niveau de Lambaréné.
39:50Alors, nous sommes malheureusement arrivés au terme de notre entretien. Avez-vous un message
39:56particulier à adresser à vos concitoyens, mais surtout à vos électeurs ?
40:00Oui, juste dire aux populations Lambaréné, ceux du deuxième arrondissement, que je suis
40:05Alain Mangouadi. Je suis syndicaliste. Pendant plus de 20 ans, je me suis engagé pour le
40:12mouvement syndical, pour la défense des intérêts des enseignants, pour la défense des intérêts
40:16des agents publics dans le cadre de la dynamique unitaire. J'ai un engagement ferme vis-à-vis
40:21du bien-être des populations. Donc, je veux aller à l'Assemblée nationale pour être
40:27leur digne représentant, pour être leur ambassadeur, celui qui défend leurs intérêts,
40:32celui qui veut voir leur vie changer. Je veux également être membre du conseil municipal
40:36pour que les frères et parents amis qui seront au conseil municipal oeuvrent chaque jour
40:43pour voir Lambaréné se transformer. Lambaréné est un carrefour qui est riche, qui a de nombreuses
40:52ressources, qui a un peu plus dynamique, qui est culturellement riche. Et je pense que
40:58si nous nous investissons pour le bien-être de ces populations et pour toute sa diversité,
41:03je suis convaincu que Lambaréné sera un rayon de soleil dans le Gabon que nous connaissons.
41:07J'invite les populations de Lambaréné à voter pour les listes du PNTP, donc au premier
41:14et au deuxième arrondissement, et pour Alain Mangouadi au deuxième arrondissement, mais
41:18également les Gabonais tout entier, ceux de Port-Gentier, Lambaréné, le Ogué-Lolo,
41:24le Wellington et l'Est-Uyer, le Ogué-Maritime, a voté pour les listes du Parti National pour
41:30le travail au progrès parce que notre principale ambition, c'est la transformation du bien-être
41:34des Gabonais.
41:34Alors, M. Alain Mangouadi, merci pour cet échange. Nous espérons vous retrouver bientôt
41:39sur le canapé rouge de Gabon Media Time et vous souhaitons d'ores et déjà bonne chance
41:43pour ces échéances électorales.
41:45Merci Gabon Media Time et je reste disposé à vous accompagner parce que je sais que
41:50vous avez battu un travail énorme et j'étais encore déçu par le fait que votre responsable
41:56ait été entendu au niveau de la Légère et nous espérons que de telles pratiques vont
42:00s'arrêter après ces élections parce que nous voulons que la presse soit totalement
42:06protégée. Et en tant que député, je pourrais porter ce fardeau pour réellement protéger
42:11la presse, le quatrième pouvoir. C'est ça ?
42:14C'est ça.
42:15Merci.
42:15Merci.
42:16Merci.
42:17Merci.
42:18Merci.
42:19Merci.
42:20Merci.
42:21Merci.
42:22Merci.
42:23Merci.
42:24Merci.
42:25Merci.
42:26Merci.
42:27Merci.
42:28Merci.
42:29Merci.
42:30Merci.
42:31Merci.
42:32Merci.
42:33Merci.
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