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  • il y a 1 an
Vote de confiance du 8 septembre pour le gouvernement de François Bayrou : les députés LR voteront-ils la confiance ? Quel scénario et quelles alliances en cas de dissolution de l'Assemblée nationale ? Valérie Pécresse, présidente LR de la région Île-de-France, est l'invitée de Thomas Sotto dans RTL Matin pour sa première prise de parole depuis l'annonce de François Bayrou.
Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 29 août 2025.

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Transcription
00:00Thomas Soto, RTL Matin.
00:03L'interview d'RTL Matin avec Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France et ancienne candidate LR à la présidentielle de 2022.
00:09Bonjour et bienvenue Valérie Pécresse.
00:11Bonjour.
00:11Et merci d'avoir choisi RTL pour faire votre rentrée.
00:14Une rentrée qui pourrait bien ressembler à une sortie pour François Bayrou dans 10 jours.
00:17Est-ce que vous, vous le soutenez le Premier ministre ? Est-ce qu'il faut sauver François Bayrou quoi qu'il en coûte ?
00:23Je pense que ce qui va se passer le 8 septembre, c'est pas un vote de confiance, mais c'est un vote de responsabilité.
00:29Et la droite républicaine à laquelle j'appartiens, elle ne peut pas se défausser face à cette responsabilité.
00:38Il faut voter la responsabilité.
00:44Le mot confiance, il vous dérange j'ai l'impression.
00:45Oui, parce que j'aime pas ce budget.
00:47Je pense que le budget qui nous est présenté est un budget de colmatage, comme celui de l'année dernière d'ailleurs.
00:55C'est pas un budget de réforme.
00:56C'est un budget qui envoie un certain nombre de mauvais signaux, trop de hausses d'impôts.
01:01C'est un budget où on demande de travailler plus sans gagner plus.
01:05Donc c'est évident qu'un Premier ministre de droite, avec une majorité de droite, n'aurait pas à présenter ce budget.
01:10Donc il faut qu'il reste, mais comme un moindre mal.
01:12Le problème, c'est qu'il faut voter, colmater le navire, pour pas que la France chaville.
01:19Voilà, c'est ça le sujet.
01:20Et donc, il faut avoir un budget.
01:23Si la France n'a pas de budget, on a un risque de crise financière extrêmement fort.
01:27On le connaît.
01:29Moi, j'ai vécu cette situation.
01:31En 2011, on a eu la crise des dettes souveraines.
01:33On a eu une vague très très forte de spéculation contre la France.
01:38Mais à l'époque, en 2011, on avait une majorité au Parlement.
01:42Et on avait une marge de manœuvre fiscale.
01:44Et on a stoppé toutes les dépenses.
01:46Donc on a pu réagir.
01:48À l'époque, vous vous souvenez, on avait perdu le triple A, etc.
01:50Donc on a vécu cette situation.
01:52Dès que les taux d'intérêt augmentent d'un point, c'est 3 milliards de dépenses en plus.
01:56Et c'est cumulable.
01:57Donc si vous voulez, cette crise financière, c'est pas un mythe.
02:01C'est quelque chose qui peut arriver.
02:02Vous êtes un peu comme votre vice-présidente à la région, Florence Portelli, qui a dit en substance
02:05« Il faudra voter la confiance, mais avec un mouchoir sur le nez, quoi, en gros. »
02:09Ce n'est pas un vote d'adhésion, c'est un vote de raison.
02:12Mais vous savez, la raison, c'est quand même une valeur, une vertu en politique, d'être raisonnable.
02:18C'est une vertu en politique de ne pas vouloir le désordre et le chaos.
02:22Parce que l'autre risque, à part la crise financière, c'est quand même aussi le désordre dans la rue.
02:27Ces bloqueurs, cette LFI, qui est aujourd'hui dans une surenchère absolument démente,
02:32qui accuse la police, qui veut mettre les préfets en prison, qui appelle à tout bloquer.
02:36Il est LFI, je crois, Jean-Luc Mélenchon.
02:39Donc, c'est la LFI.
02:41Et par ailleurs, une fois encore, on voit quoi ?
02:43Le danger aujourd'hui, c'est plus LFI que le RN en France.
02:46Mais qu'est-ce qu'on voit aujourd'hui ? J'allais y venir.
02:48Qu'est-ce qu'on voit aujourd'hui, M. Soto ?
02:50C'est que les extrêmes, comme d'habitude, se font à la courte échelle
02:54et se retrouvent pour, en réalité, mettre le pays par terre, pour provoquer le chaos.
02:59Ils veulent tous les deux mettre M. Bayrou hors du jeu.
03:04Il y a le parti socialiste aussi, il y a les écologistes, il y a le parti communiste.
03:09Il y a une partie des députés LR, ça ne vous a pas échappé ?
03:12Mais je comprends qu'une partie des députés de la droite républicaine
03:16ne soit pas, j'allais dire, à l'aise avec ce budget.
03:20Je ne suis pas à l'aise avec ce budget.
03:22Moi, j'ai fait des propositions un peu audacieuses,
03:24complètement différentes, de suppression des agences,
03:27de réforme de la fonction publique,
03:29de réforme de l'hôpital,
03:32avec de suppression des doublons.
03:33Donc, j'ai fait des propositions qui, aujourd'hui, malheureusement,
03:36avec l'absence de majorité au Parlement,
03:39ne seraient jamais adoptées.
03:40Donc, il faut être raisonnable et il faut voter contre le chaos.
03:43Est-ce qu'il faut faire payer les riches et faire payer les boomers,
03:45comme l'a dit François Bayrou, qui sont majoritairement à la retraite ?
03:48C'est les retraités qui disent, oui ou non ?
03:49Mais, vous savez,
03:51qu'on mette toujours un peu de justice
03:53dans nos politiques,
03:55c'est possible.
03:56Qu'il puisse y avoir besoin
03:58d'équilibrer les prélèvements fiscaux,
04:01c'est une chose. Mais le problème, c'est qu'on paye trop d'impôts en France.
04:04Le problème, aujourd'hui, c'est que ce budget
04:06est un budget qui augmente encore les impôts.
04:09La vérité, c'est qu'il faut baisser les dépenses,
04:12il faut repérimétrer l'État.
04:13Il y a des doublons partout.
04:15Il y a une bureaucratie,
04:16c'est Bayrou qui l'a dit,
04:17qui nous coûte 3% du PIB.
04:19On a des duplicatas,
04:21des agences,
04:22des doublons,
04:23sur toutes les politiques.
04:24Donc, ce travail, il doit être fait.
04:26Mais, pas dans l'urgence,
04:27on n'a pas le temps.
04:28Aujourd'hui, il nous faut un budget.
04:30Parce que si on n'a pas de budget,
04:31les taux d'intérêt vont s'envoler.
04:32Et c'est les ménages qui paieront
04:34si les taux d'intérêt s'envolent.
04:35François Bayrouille veut donc faire
04:3644 milliards d'économies
04:37dans son projet de budget.
04:38Non, ce n'est pas 44 milliards d'économies,
04:40c'est 44 milliards d'efforts.
04:41Des dépenses en moins.
04:41Des dépenses en moins.
04:42Non, non, ce n'est pas des dépenses en moins.
04:43C'est des forts.
04:44Ça veut dire qu'en fait,
04:45la moitié, c'est des impôts.
04:46La hausse des franchises médicales,
04:48le gel du barème de l'impôt sur le revenu,
04:52la fin des niches fiscales,
04:53les deux jours fériés travaillés,
04:55c'est des hausses d'impôts en réalité.
04:57Mais c'est de l'effort.
04:5744 milliards d'efforts.
04:5844 milliards d'efforts.
05:00Il est un peu monsieur plus sur cet effort,
05:02on va dire.
05:02Mais est-ce que vous le mettez dans le sac
05:04de ceux qui ont cramé la caisse,
05:06pour reprendre l'expression
05:06que vous aviez utilisée
05:07lors de la campagne de 2022 ?
05:09Bien sûr.
05:11Le problème, j'ai entendu dire
05:14le Premier ministre
05:15qu'on avait tout sacrifié
05:17à l'hôtel des boomers.
05:19Mais la vérité, c'est que
05:20les pouvoirs politiques
05:22ont tout sacrifié
05:23sur l'hôtel de l'électoralisme
05:25et du cramage de la caisse.
05:27Lui compris ?
05:27Bien évidemment,
05:28le quoi qu'il en coûte,
05:29il l'a soutenu.
05:30Moi, en 2022,
05:32j'étais la seule à faire campagne
05:33sur le thème
05:33« Attention, méfiance,
05:35avec 2000 milliards de dettes de plus,
05:37comment on va faire demain ? »
05:38Je l'ai dit aux chefs d'entreprise
05:40qui ne m'ont pas écoutée,
05:41je l'ai dit aux Français,
05:42je n'ai pas vraiment trouvé mon public,
05:43on va dire ça.
05:44Mais je regrette
05:46de ne pas avoir été entendue
05:47parce que quand je vois
05:48la lente glissade
05:50depuis 2022
05:51de notre pays,
05:53je me dis
05:53que j'aurais aimé
05:54être plus écoutée
05:55sur ce point,
05:56en tout cas,
05:56parce que si on avait pris
05:57des mesures dès 2022
05:58de correction,
05:59on n'en serait pas là.
06:00Valérie Pécresse,
06:01si le gouvernement chute,
06:02ce qui reste ce matin,
06:02la probabilité la plus forte,
06:04il faudra faire quoi derrière ?
06:05Il faudra faire un collectif
06:06pour la France
06:07de fort à Retailleau
06:08comme le demande
06:09le ministre François Rebzamène,
06:10il faudra que chacun
06:11reprenne ses billes.
06:12Il faudra faire quoi ?
06:13Il faudra dissoudre ?
06:14Moi, je crois qu'il faut
06:15garder du sang froid,
06:16beaucoup de sang froid
06:17et il faut agir avec méthode.
06:19Je pense qu'on a joué déjà
06:21assez aux apprentissanciers
06:23avec la première dissolution.
06:25Donc, pas de deuxième ?
06:26Non, ce n'est pas ce que j'ai dit.
06:27J'ai dit qu'il faut être méthodique.
06:28Il y a des étapes.
06:29La première étape,
06:29c'est d'essayer
06:30de donner un budget à la France.
06:31On a trois mois pour ça.
06:33Il y a un compte à rebours
06:34qui a commencé,
06:34on a trois mois.
06:36Il faut essayer de donner
06:36un budget.
06:37Ça veut dire qu'il faut
06:38essayer de trouver
06:38une voie de passage
06:39de non-censure
06:41avec les partis
06:42qui sentent...
06:44C'est peu probable,
06:45mais ça existe.
06:46Donc, il faut tenter cette chance.
06:47Cette chance,
06:48on ne peut pas la laisser passer.
06:49Ça, on l'a entendu.
06:49Ça veut dire qu'il faut
06:50essayer de trouver
06:51une équipe gouvernementale
06:52qui remplacerait à ce moment-là
06:53François Bayrou
06:54et qui essaierait
06:55de faire passer un budget
06:56avec des compromis.
06:57Des socialistes au LR ?
06:58Moi, je pense que les socialistes,
06:59aujourd'hui,
06:59ils sont en train de perdre
07:00complètement leur âme.
07:01Ils sont en train de s'allier
07:02avec la LFI
07:03et ils sont en train de plonger
07:04la France dans le chaos.
07:05Donc, oui, je pense
07:05qu'on peut aller dialoguer
07:07avec les socialistes.
07:08Je pense aussi
07:08que le RN
07:10n'aura peut-être pas envie
07:11d'être complètement associé
07:13à la LFI
07:13dans le bordel ambiant
07:15qui risque d'être généré
07:16par le vote du 8 septembre.
07:18Donc, voilà ce que je crois.
07:19Il y a une petite chance
07:20de faire ça.
07:21Et si la France
07:22est ingouvernable,
07:24si on n'arrive pas
07:24à trouver cette voie de passage,
07:26alors le retour aux urnes
07:27sera inéluctable,
07:29bien évidemment.
07:29Valérie Pécresse,
07:31une macroniste à Paris,
07:31Rachida Dati,
07:32qui est officiellement
07:33la candidate DLR à Paris
07:34pour les municipales
07:35des 15 et 22 mars prochains.
07:36Ça vous va ?
07:37Vous êtes contente ?
07:38Écoutez, moi je soutiens
07:38la candidature de Rachida
07:40à Paris
07:40et je vais vous dire pourquoi.
07:42C'est parce que
07:43Rachida a travaillé.
07:45Rachida a fait le job.
07:47Elle a été
07:47dans une opposition
07:48très déterminée
07:49à Anne Hidalgo.
07:51Elle a combattu
07:52toute une politique
07:53qui conduit
07:54à appauvrir Paris,
07:55à malheureusement
07:56enlédir Paris,
07:58à affaiblir Paris.
07:59et je crois qu'aujourd'hui
08:01on a besoin
08:01d'une capitale
08:02qui rayonne,
08:03on a besoin
08:03d'une autre écologie,
08:04une écologie
08:05qui n'est pas punitive,
08:06mais une écologie
08:06du bien-vivre.
08:08On a besoin
08:08de remettre
08:09des classes moyennes
08:09à Paris.
08:10Donc vous votez Dati ?
08:10Moi je soutiendrai
08:12Rachida Dati
08:12et je veux
08:13qu'on gagne Paris
08:14parce que c'est un symbole,
08:15parce que cette ville
08:16elle est en train
08:17de plonger
08:18et moi je ne peux pas
08:19laisser la ville capitale
08:20de ma région
08:21plonger.
08:23Lundi ce sera
08:23la rentrée scolaire,
08:24la région est en charge
08:25des lycées.
08:26Est-ce que vous pouvez
08:29est-ce que vous êtes sereine ?
08:32La montée de la violence
08:33dans les lycées
08:34c'est malheureusement
08:35une réalité
08:35à laquelle je suis confrontée
08:37depuis dix ans.
08:39C'est pour ça que j'ai créé
08:39d'ailleurs des brigades
08:40régionales de sécurité,
08:41j'ai investi
08:42des centaines de millions d'euros
08:43dans la sécurisation,
08:44la vidéoprotection.
08:46Ces brigades de sécurité
08:47aujourd'hui c'est
08:47100 personnes.
08:49On a commencé à 25.
08:50Pourquoi 4 ?
08:51Pour 500 lycées.
08:52C'est des brigades volantes
08:53qui se déplacent,
08:54elles ont fait 1500
08:55interventions l'année dernière.
08:56Mais je viens d'annoncer
08:57que d'ici la fin
08:59de mon mandat,
08:59je doublerai
09:00ces effectifs.
09:01Parce qu'on a besoin
09:02aujourd'hui d'avoir
09:03des équipes
09:04qui apaisent
09:05dans les lycées.
09:06On vient de créer...
09:06Il y aura des contrôles
09:07renforcés pour empêcher
09:08les armes blanches,
09:09les couteaux
09:09de rentrer dans les établissements.
09:11On sait qu'il y a eu
09:12ce drame
09:12du mois de juin.
09:15Je crois qu'il y a
09:18trois choses.
09:19La sécurisation
09:19du périmètre des lycées
09:21avec la vidéoprotection
09:22qui permet aussi
09:23de lutter contre
09:24tous les trafics,
09:25les deals,
09:25le racket.
09:26On a la présence humaine
09:27de ces brigades de sécurité
09:28qui peuvent venir
09:29en renfort
09:30des équipes
09:31des lycées.
09:32Et puis,
09:32on a la prévention.
09:33Parce que le vrai phénomène,
09:35c'est les rixes.
09:36Ces rixes de bandes
09:37qui sont un phénomène
09:39qui se répand
09:39dans toute la France
09:40mais qui est très singulier
09:41en Ile-de-France.
09:42Il faut savoir
09:42que l'Ile-de-France
09:43concentre 70%
09:44des rixes
09:45de toute la France.
09:45Moi, je suis sereine
09:48parce que j'ai pris
09:48des mesures
09:49pour amener le calme
09:51et faire en sorte
09:51que les lycées
09:52puissent être des sanctuaires
09:53et c'est ce que je souhaite
09:54parce que la jeunesse,
09:56c'est l'avenir
09:56et les lycées,
09:58c'est mon premier budget,
10:00ma première priorité.
10:01Merci Valérie Pécresse
10:01d'être venue sur...
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