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  • il y a 4 mois
Invitée de BFMTV ce lundi 1er septembre, la présidente LR de la région Île-de-France Valérie Pécresse, est favorable à "une élection présidentielle anticipée", plutôt qu'à une dissolution, si le gouvernement de François Bayrou chute le 8 septembre prochain.

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Transcription
00:00Officiellement, un parti qui fait partie de ce socle commun,
00:02mais un socle commun qui franchement n'a plus que de nom, effectivement.
00:08Et c'est monté encore d'un cran hier, avec, il faut le dire,
00:11une prise de position extrêmement importante, et on ne s'y attendait pas,
00:14c'est celle de Valérie Pécresse, qui tourne déjà la page François Bayrou,
00:19et qui cogne encore plus fort, encore plus haut.
00:21Écoutez la présidente LR de la région Île-de-France.
00:24On ne croit pas qu'une deuxième dissolution apporte la stabilité au pays.
00:26Je crois que c'est une élection présidentielle anticipée qui serait souhaitable.
00:29Je ne dis pas qu'il doit partir, je dis que sa décision sera de convoquer les Français aux urnes,
00:35et que la dissolution, à mon sens, serait un deuxième échec.
00:39Alors on voit Valérie Pécresse qui demande, qui en tout cas anticipe peut-être,
00:44une démission qui pourrait être le seul, finalement, la seule issue pour débloquer la situation politique que l'on connaît.
00:52Il y a eu Jean-François Copé avant elle.
00:53On voit qu'il y a des positions très diverses qui montrent qu'il y a eu une forme de retour de guerre des chefs,
00:57parce que Bruno Rotaillot, lui, hier soir, a dit que non, sur nos confrères de TF1,
01:01les Républicains devaient voter la confiance.
01:04Xavier Bertrand, le patron de la région de l'Eau-de-France, dit s'il était député.
01:06Non, il ne faut pas voter la confiance, plus personne n'y comprend rien.
01:09Alors comment on explique cette attitude, cette zizénique ?
01:12La première, c'est qu'ils ont récupéré leur galon de parti du gouvernement,
01:17en intégrant justement le gouvernement à l'époque de Michel Barnier, qui était issu de leur rang,
01:21mais tout en se disant qu'il ne fallait surtout pas se fondre dans leur macronisme.
01:26Donc dès qu'ils peuvent faire un pas de côté, ils font ce pas de côté,
01:29parce qu'il y a toujours la perspective de 2027 de dire
01:30qu'il ne faudra pas être assimilé à la majorité sortante.
01:33À cela s'ajoute bien sûr une compétition interne,
01:35même si Laurent Wacky a été battu par Bruno Rotaillot à la tête des Républicains.
01:39Il n'a rien lâché.
01:41Et donc, la présidentielle de 2027 est dans les esprits des...
01:44Et enfin, il ne faut pas oublier qu'il y a un conflit historique,
01:47non seulement avec Emmanuel Macron, mais avec François Bayrou.
01:49Pourquoi ? Parce que le conflit historique, il remonte notamment en 2012.
01:53Au second tour de l'élection présidentielle, que fait François Bayrou ?
01:55Il appelle à voter pour...
01:56François Hollande !
01:57François Hollande.
01:58Ça, c'est resté dans la tête, pas seulement des cadres LR,
02:01mais aussi des militants et des sympathisants.
02:03Rappelez-vous la primaire de 2016, Nicolas Sarkozy,
02:04il faisait huer François Bayrou dans les meetings.
02:07C'est resté dans la tête aussi des sympathisants.
02:10Et les députés, pourquoi est-ce qu'ils y font attention ?
02:12Parce qu'ils vivent désormais avec cette menace permanente d'une dissolution.
02:15Donc s'il faut se faire réélire par les sympathisants,
02:17il ne faut peut-être pas trop soutenir Emmanuel Macron ni François Bayrou.
02:20C'est aussi, Guillaume, grâce à ce soutien de François Bayrou
02:23vis-à-vis de François Hollande, que le premier budget était passé.
02:26Et que le PS n'avait pas sanctionné François Hollande,
02:28il avait mouillé la chemise à l'époque.
02:30C'était ça l'explication.
02:31Et donc les Républicains rappellent sans cesse ce lien effectivement entre les deux hommes.
02:34Évidemment.
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