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  • il y a 16 heures

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00:00Quand les enfants s'en vont, restent les boomers.
00:06Elisabeth Assayegh est avec nous et je remercie parce que c'est à peu près la seule personne sérieuse autour de cette table.
00:12Parce que j'ai l'impression d'être avec des collégiens.
00:15Gauthier Le Bréret est là, Georges Fenech, Christophe Bordet et Olivier Guénec, dit Monsieur Boubou.
00:21D'ailleurs, il n'y a pas de page Facebook, ça n'existe plus la page Facebook ?
00:24Vous voulez qu'elle réapparaisse ?
00:25C'est ce que vous êtes en train de me dire, oui.
00:27Oui, je trouve que ce serait bien une nouvelle page.
00:28Oui, avec grand plaisir.
00:29Non, non, mais on va conserver la même.
00:31Attendez, 50 000 abonnés, on va conserver la même.
00:33Et pourquoi vous ne m'en parlez plus ?
00:35Parce que les thèmes peuvent être mis sur la page Facebook.
00:37Mais tout à fait, tout à fait.
00:38Vous les avez mis depuis lundi ?
00:39Non, je pensais échapper à ça, mais non, on va y revenir.
00:42Non, mais c'est intéressant, mais c'est une interactivité.
00:44Non, mais ça demande du travail en amont, etc.
00:46Mais pourquoi pas ?
00:47C'est une interactivité avec l'auditeur.
00:49Oui, oui, tout à fait.
00:50Et il peut être intéressé de suivre notre programme.
00:52Je pensais que vous n'alliez pas y penser, mais non, d'accord.
00:54Mais vous pensiez mal, vous pensiez mal.
00:56Donc, on va parler de François Bayrou, parce qu'hier, il s'est passé quelque chose.
01:00C'est presque un moment de vérité.
01:02À la fin de l'interview, lorsqu'il y a une sorte d'agacement un petit peu de Gilles Boulot
01:06qui veut presser l'interview parce qu'il a autre chose à enchaîner.
01:13François Bayrou, à ce moment-là, parle des boomers.
01:16C'est vraiment en toute fin d'interview.
01:18Et c'est quand même une accusation assez importante d'expliquer que c'est de la faute des boomers
01:24si la France va mal.
01:25Écoutez.
01:26Et les premières victimes, c'est les plus jeunes des Français,
01:29à qui on a réussi à faire croire.
01:31Je disais tout à l'heure, ça sera dans les livres d'histoire.
01:36C'est eux qui sont les victimes.
01:37C'est eux qui devront payer la dette pendant toute leur vie.
01:40Et on a réussi à leur faire croire qu'il fallait encore l'augmenter.
01:44Vous ne trouvez pas ça génial ?
01:45Tout ça pour le confort de certains partis politiques
01:49et pour le confort des boomers, comme on dit,
01:53qui, de ce point de vue-là, considèrent que, ma foi, tout va très bien.
01:58Je crois, moi, que la lucidité, c'est la première vertu d'une nation
02:03et la volonté de s'en sortir.
02:05Mais ce qu'il a dit est sidérant.
02:08C'est sidérant.
02:09Mais il parle de lui.
02:12Il parle de lui.
02:12Il est né en 1951.
02:14Donc, si on considère que les boomers se sont nés entre 1946 et 1964,
02:18le Premier ministre parle de lui.
02:19Mais ce n'est pas les boomers qui sont responsables de la situation d'aujourd'hui.
02:21Mais pas du tout.
02:22Parce que lui, il a été au pouvoir.
02:24Il a été au pouvoir très longtemps.
02:25C'est la génération des boomers qui a creusé la dette sans se soucier.
02:28Mais arrêtez avec ça.
02:29Il y a un genre de génération.
02:31C'est la génération des 30 glorieuses qui a construit la France.
02:35Vous êtes sérieux ?
02:36C'est les gens qui ont reconstruit la France.
02:38Avec des retraites qui sont...
02:39Et vous vous êtes arrivés.
02:40Petits enfants, warriors, petits enfants.
02:42Et vous en avez profité.
02:43La génération des boomers n'a pas connu la guerre.
02:45La génération des boomers a creusé la dette.
02:47Et maintenant, ma génération, elle a la guerre en Ukraine.
02:49Et elle a une dette comme ça, la rembourser.
02:51Vous n'allez pas encore voir.
02:52Mon fils est né avec une dette jusqu'au cou.
02:55Arrêtez un petit peu.
02:55Arrêtez.
02:56Franchement, vous êtes gentil, votre fils est né.
03:00Il est né.
03:02Par contre, ce qui est surprenant, c'est que François Béroux a dit ça hier au 20h.
03:06Il s'est déjà excusé tout à l'heure au MEDEF.
03:08En disant qu'il ne voulait pas cibler les retraités.
03:10C'est-à-dire qu'en fait, il a eu un élan de courage.
03:12Il s'est rappelé juste que c'est les retraités qui votent.
03:14Et vu qu'il pense à 2027, il s'est déjà excusé auprès des retraités.
03:17Écoutez les excuses de François Béroux.
03:20Vous déformez ce que j'ai dit.
03:21Alors, je vais vous dire ce que j'ai dit.
03:23Boomer, qu'est-ce que ça veut dire ?
03:25Ça veut dire ceux qui sont les enfants du baby boom.
03:28J'en suis.
03:29Ceux qui sont nés après la guerre, entre 45 et 65.
03:35Ces 20 années ou 25 années-là,
03:39c'est une génération qui a été très nombreuse.
03:43C'est la renaissance démographique de la France après la guerre.
03:49Alors, c'est une expression que votre génération a inventée.
03:53Et que j'ai donc simplement reprise.
03:54Qu'est-ce que je dis ?
03:56Je dis que ceux-là qui ont profité de l'aisance de l'après-guerre,
04:00qui ont travaillé beaucoup,
04:01mais qui ont profité de cet élan-là,
04:04ils devraient être aujourd'hui à mes côtés les premiers
04:07pour qu'on baisse la dette
04:09et pour que ça ne soit pas les plus jeunes qui soient obligés de la payer.
04:11Vous avez entendu ce que j'ai dit là ?
04:14La dette qu'on a accumulée,
04:18c'est votre génération qui va la payer.
04:20Ceux qui sont au travail et ceux qui seront au travail demain.
04:23Et je trouve qu'il y a là quelque chose qui est immoral.
04:29Qu'une génération ne pense pas à la génération suivante
04:34qu'elle lui impose sans le lui dire.
04:39La charge d'avoir à payer pendant des décennies
04:42des facilités que nous avons rencontrées aujourd'hui,
04:46ça n'est pas normal.
04:46Et qui devrait être en première ligne ?
04:48Ben, c'est les parents.
04:51Parents, grands-parents.
04:52Et bien, là, il a raison.
04:53Tu sais, les parents et les grands-parents sont justement en première ligne.
04:57Parce que les boomers qui sont à la retraite aujourd'hui,
05:00qui ont par exemple, moi j'en connais,
05:01qui ont 2000 euros par mois.
05:03Alors, on leur reproche quoi ?
05:04On leur reproche de ne plus avoir une maison à payer
05:07parce qu'ils l'ont déjà payée.
05:09Ben, encore heureux.
05:10Ils ont travaillé pendant 40 ans,
05:12ils ont cotisé et ils ont payé leur maison.
05:14Et avec les 2000 euros par mois,
05:15vous savez ce qu'ils font aujourd'hui ?
05:17Eh bien, ils aident leurs enfants
05:19ou leurs petits-enfants à vos souhaits
05:21parce qu'ils n'y arrivent pas.
05:24Mais après, on va dire, non, non,
05:26les boomers sont des salauds.
05:27C'est un scandale absolu.
05:30Ce qu'il a dit, c'est un scandale absolu.
05:32Voilà, c'est tout.
05:33C'est faux que la dette ait été creusée,
05:35qu'avant on ne parlait pas de la dette,
05:36il y a encore quelques années.
05:37Mais ce n'est pas les boomers qui sont responsables.
05:40Les dirigeants politiques ont fait n'importe quoi.
05:43Parfois, dans ces années-là,
05:46et notamment avec la dette.
05:50Mais vous savez, il y a d'autres choses
05:51que les futures générations pourraient reprocher.
05:54L'immigration massive depuis 1975
05:57qui est arrivée sur le sol de France.
06:00Les dirigeants politiques ont une responsabilité
06:03et on pourrait effectivement leur demander des comptes.
06:07Ça me paraît beaucoup plus important
06:09dans le changement de la France depuis 50 ans.
06:12cette immigration massive
06:14que la dette qui s'est accumulée,
06:16qui est également importante.
06:18Mais à mon avis, le premier sujet,
06:20le premier sujet d'ailleurs,
06:21les deux parfois sont liés,
06:23mais le sujet de l'immigration massive
06:25sur le changement de la France
06:27me paraît infiniment plus important
06:29comme conséquence
06:31que la dette accumulée.
06:32Mais ça ne l'évoque pas.
06:34Jamais.
06:35Jamais, Elisabeth Assayac.
06:36Parce qu'en fait, c'est facile
06:38de taper sur les boomers
06:39ou sur les vieux.
06:40Pour la raison qu'on a dit tout à l'heure.
06:42Non, ce n'est pas facile.
06:42Parce que c'est eux qui votent.
06:43C'est dangereux.
06:44C'est pour ça qu'ils rétrent au pédal.
06:46Je vais vous dire pourquoi c'est très facile.
06:48Parce que l'espace médiatique ne bougera pas.
06:51Il n'y a pas une révolution dehors.
06:52L'espace médiatique, passez-moi l'expression.
06:54Défonce François Béroud depuis hier soir.
06:55Georges Fenec.
06:56J'avais demandé à monsieur.
06:57Parce que l'espace médiatique
06:58a aussi la même clientèle.
06:59Il faut se dire.
06:59Je dirais à monsieur Bayrou,
07:01pardon monsieur Bayrou,
07:02mais vous étiez bien aux côtés
07:03de monsieur Macron depuis 2017.
07:05Oui.
07:06Or depuis 2017,
07:07la dette, c'est agréable.
07:09Bien sûr.
07:10Je suis d'accord avec vous.
07:11Et monsieur Macron a été élu
07:13grâce au traité.
07:15Sophie de Roux, rien d'arriver.
07:17C'est pour ça que c'est courageux.
07:18C'est très courageux.
07:19Sophie de Monton est là.
07:21Elle arrive de Roland-Garros.
07:22Mais ce n'était pas pour le tennis.
07:24Malheureusement.
07:24C'était pour le MEDEF.
07:25Elle est belle comme tout Sophie de Monton.
07:27Elle est magnifique.
07:28Dans une couleur pastel et blanche.
07:31Elle est superbe.
07:32A tout de suite avec Sophie de Monton.
07:34Et je la remercie d'être avec nous.
07:35Bonjour Sophie de Monton.
07:36Bonjour.
07:37Vous allez d'ailleurs publier
07:38ces derniers jours
07:38Réussir ses possibles 42 parcours
07:41de patron Made in France.
07:43Et c'est toujours agréable
07:44de vous recevoir
07:45parce qu'il y a une énergie en vous.
07:47Quelque chose de positif
07:48qui est tout à fait étonnant.
07:50Vous ne changez pas
07:51malgré les années qui passent.
07:53Vous y croyez toujours.
07:55Vous y croyez toujours.
07:57Et vous croyez en l'énergie.
07:58Vous croyez en l'action.
08:00Et vous êtes finalement...
08:02Alors moi je préfère le mot patron
08:03à patronne.
08:04Je ne sais pas si vous aimez
08:05qu'on vous dise une patronne.
08:05Moi j'aime tout ce qui est au masculin
08:07j'aime beaucoup.
08:09Comment il faut l'entendre ?
08:11C'est beaucoup mieux.
08:11Je veux être un ministre,
08:13un...
08:13Voilà.
08:14Vous êtes l'ancienne école alors.
08:15Un noteur, oui.
08:16Vous préférez un écrivain
08:17à une écrivaine.
08:17Oui, oh là là.
08:18Ah bon ?
08:18Vous n'êtes pas du côté
08:19des féministes d'aujourd'hui.
08:21Pas vraiment.
08:22Bon.
08:22Ni d'Elisabeth Borne en particulier
08:23qui veut faire changer.
08:25C'est vrai.
08:26Aux grands hommes.
08:27Aux grands hommes.
08:27La patrie reconnaissante.
08:29Aux grands hommes.
08:29Ça ne vous a pas plu.
08:30J'ai pensé que la culture
08:31faisait qu'on savait que
08:32le masculin homme
08:34contenait les femmes.
08:35Exactement.
08:36Et que quand on est mis
08:36aux éducation nationale
08:37ce serait bien qu'elle le sache.
08:39Bon.
08:39Vous étiez à Roland-Garros
08:41puisque il y avait
08:41la grande rentrée du MEDEF
08:43chaque annuel.
08:44Chaque année c'est la même.
08:45C'est la première fois d'ailleurs
08:46que c'était à Roland-Garros.
08:47Oui absolument.
08:48Généralement c'est...
08:49C'est au champ de course.
08:51Oui.
08:51On est toujours dans
08:52les grands déplacements.
08:53Au champ de course
08:53comme vous dites.
08:54Bon.
08:54Et vous avez écouté
08:55donc François Bayrou.
08:56Alors on va écouter
08:57ce qu'il a dit bien sûr
08:59sur le vote de conférence
09:00mais un mot simplement
09:00sur les boomers
09:01parce que hier
09:03il a pointé
09:03la responsabilité
09:04des boomers.
09:05Là il a un peu
09:06rétro-pédalé.
09:07Comment vous avez vécu ?
09:08Est-ce qu'il en a parlé
09:09avec vous ?
09:09Est-ce que ça a été un thème
09:10parmi les patrons ?
09:13Non.
09:13Les patrons d'abord
09:14n'attachent qu'une importance
09:15extrêmement relative
09:16à ce qui est dit.
09:17Il faut le savoir.
09:17Même...
09:19Non mais attendez
09:20heureusement
09:20sinon on n'aurait plus de boîte.
09:22Donc les boomers
09:23oui pourquoi pas
09:24c'est de toute façon
09:24rejeté la responsabilité
09:25sur ceux qui étaient là avant.
09:28C'est parce que
09:29les années boomers
09:31c'était pas mal.
09:32On gagnait de l'argent
09:33on avait beaucoup moins de dettes.
09:35Enfin donc bon
09:35il a rejeté
09:36de la responsabilité là-dessus.
09:37Non il a parlé
09:38beaucoup de fertilisation croisée.
09:40Alors là il y avait
09:41une espèce d'étonnement.
09:42La fertilisation croisée
09:43ça veut dire
09:44que les entreprises existent
09:45grâce à l'État
09:46un petit peu
09:46et que l'État...
09:49C'est une question d'entreprise.
09:50Oui d'accord
09:50parce qu'on ne comprenait pas bien.
09:54Il a dit qu'on était tous
09:55dans le même bateau
09:56et pour cause
09:57et que là
09:58il vivait à vrai moment
09:59de vérité.
09:59On est plutôt sur le Titanic
10:00que sur autre chose.
10:03C'est un peu
10:04l'association qu'on avait.
10:06Est-ce qu'il nous a convaincus ?
10:07Est-ce que d'abord
10:08c'est important
10:08à un Premier ministre
10:09évidemment qu'il peut vous aider
10:11quand même.
10:11Il peut alléger
10:12pourquoi pas
10:13parfois des cotisations.
10:14Il peut prendre
10:14des mesures importantes.
10:16Là nous sommes
10:17dans un climat politique
10:18instable
10:19et ça agit
10:20sur le moral des entreprises
10:21j'imagine.
10:22Écoutez même plus.
10:23D'abord à force
10:23de crier au loup
10:25on nous explique
10:26d'ailleurs je suppose
10:26que les Français
10:27tant qu'on ne leur dira
10:28pas concrètement
10:29ce qui arrive dans leur vie
10:29et combien ils vont payer
10:31en plus de leur emprunt
10:32ils ne vont pas comprendre.
10:33Moi-même
10:34quand je suis larguée
10:35sur les milliards
10:36un peu plus d'un milliard
10:37moins d'un milliard
10:38au moment où il y a 18 par là
10:39je veux dire heureusement
10:41qu'on ne regarde pas ça.
10:42Si vous-même êtes larguée
10:44chef d'entreprise
10:45sur les milliards
10:46je vois Elisabeth Assayac
10:47dont c'est le domaine
10:48l'économie
10:49vous êtes peut-être
10:50un peu surprise
10:51comme moi
10:52d'entendre Sophie de Menton
10:53dire je suis larguée
10:54sur ces chiffres
10:56et sur cet endettement.
10:58On les écoute
10:59cet endettement
11:00qui a pris les décisions
11:02qui n'a cessé de dire
11:05le fameux
11:06quoi qu'il en coûte
11:06tous les pays européens
11:09ont vécu
11:09les mêmes crises
11:10la crise sanitaire
11:11la crise énergétique
11:12et nous on se retrouve
11:13avec un écart
11:14très important
11:15par rapport
11:15aux autres pays
11:17On est plus
11:17évidemment endetté
11:19que l'Italie
11:19que l'Allemagne
11:20En travaillant moins
11:21On travaille beaucoup moins
11:22On travaille beaucoup moins
11:23que tous les autres pays
11:24puisqu'on a financé
11:26cette réduction
11:26du temps de travail
11:27une fois de plus
11:28avec la dette
11:29c'était la politique
11:30qui avait été mise en place
11:31par Mitterrand
11:31et on a continué
11:33comme Sophie de Menton
11:34Georges Fenech
11:34Je suis largué
11:35Ça nous apprécie
11:37Ça nous apprécie
11:37Ça nous apprécie
11:39C'est très très bien
11:41Ça il suffit de regarder
11:43C'est news
11:43vous écoutez Europe 1
11:44Il faut arrêter
11:46de boire du rosé
11:46Georges
11:48ça nous apprécie
11:49100 milliards
11:52200 milliards
11:53Je rentre chez moi
11:54je bois mon rosé
11:55je me couche
11:55c'est pareil
11:55Là on est dans
11:57la pure démagogie
11:58Il ne faut pas dire ça
11:59Parce que vous allez voir
12:00quand les gens vont aller
12:00à la banque
12:01demander leur argent
12:02Lorsqu'un Français
12:03va à la banque
12:03et qu'il fait son emprunt
12:05pour acheter sa maison
12:06Ça on comprend
12:06Et qu'on lui dit
12:07elle ne va pas te coûter
12:08300 000 euros
12:09ta maison
12:10elle va te coûter
12:10600 000 euros aujourd'hui
12:12Là il comprend
12:12Là on comprend très bien
12:13C'est pour ça qu'il faut
12:14vraiment comprendre
12:16aux Français
12:16ce que ça veut dire
12:17Mais c'est vrai
12:19Non mais il a raison
12:20Non mais ça fait rire
12:21Il y a quelque chose
12:22de très pédago à dire
12:23parce qu'on va avoir
12:25les agences de notation
12:26mi-septembre
12:27et les taux d'intérêt
12:28vont peut-être augmenter
12:29Mais il y a quelque chose
12:30de très simple à dire
12:31Aujourd'hui
12:31la première dépense de l'Etat
12:33c'est le remboursement
12:34des intérêts
12:35Donc avant de payer
12:36les profs
12:36avant de payer
12:37les infirmières
12:38avant de payer
12:38les sages-femmes
12:39avant de payer les flics
12:39on rembourse des intérêts
12:41de l'argent perdu
12:43Mais si vous faites ça
12:44c'est la révolution
12:45dans la rue
12:46Et ça va peut-être continuer
12:46et ça grave le 12
12:47La révolution dans la rue
12:48si vous faites ça
12:49vous le savez bien
12:50Imaginez qu'on dise
12:52aux infirmières
12:53par exemple
12:54aux profs
12:54je ne sais qui
12:55et bien non
12:56on va réduire votre salaire
12:57par deux
12:57C'est comme ça
12:58et c'est pas autrement
12:58Je n'ai pas dit ça
12:59Ce sera la révolution
13:00dans la rue
13:01Voilà
13:01Point barre
13:02La révolution
13:03c'est toujours dans la rue
13:04Non mais attendez
13:05il faut quand même
13:06dire une chose
13:06parce que
13:07je trouve intéressant
13:08que Sophie soit là
13:09puisqu'on parle des entreprises
13:11Madame de Menton
13:11que je connais bien
13:13et qu'on connait bien ici
13:13parce qu'on n'arrête pas
13:15de dire
13:16oui
13:16il faut que tout le monde
13:17fasse un effort
13:18y compris les entreprises
13:19Moi j'ai envie de vous dire
13:20le problème numéro 1
13:21c'est qu'aujourd'hui
13:23ce n'est plus
13:23les entreprises privées
13:24qui sont importantes
13:26C'est des entreprises publiques
13:27Ce sont les entreprises publiques
13:28Voilà
13:29Et l'effort
13:29on ne va pas leur demander
13:30Ben voilà
13:31pas d'effort
13:31aux entreprises publiques
13:33comme d'habitude
13:33Donc aux boomers
13:34et aux entreprises privées
13:35Elisabeth
13:36Non mais ce qui est intéressant
13:38par exemple
13:38il y a sans doute
13:40beaucoup de gens
13:40qui travaillent dans la fonction publique
13:41qui nous écoutent
13:42mais la retraite
13:44n'est pas calculée
13:45de la même manière
13:46dans la fonction publique
13:47que dans la fonction privée
13:48Et depuis le même âge
13:48Donc si on voulait déjà
13:50je ne crois pas dire de bêtises
13:52en disant que
13:53le secteur de la retraite
13:55dans le privé
13:56est à l'équilibre
13:56alors que dans le public
13:58il ne l'est pas
13:59Parce que c'est géré par nous
14:00Voilà
14:00Et à chaque fois
14:01qu'on veut faire une réforme
14:02Agir Carco
14:03Et à chaque fois
14:04qu'on veut faire une réforme
14:05ça vise le privé
14:07et le public
14:08ne fait jamais
14:09de réformes nouvelles
14:11Je ne crois pas dire de bêtises
14:12En disant cela
14:13Et vous savez qu'à Éthique
14:14on s'est battus avec eux
14:15à Agir Carco
14:16parce qu'on voulait
14:16leur piquer leur poignée
14:17Oui on s'en souvient
14:18Il y a des régimes spéciaux
14:19quand même
14:19qui ont été
14:20largement rabotés
14:21par Emmanuel Macron
14:22pour le public
14:23François Bayrou
14:24en tout cas hier
14:25A priori
14:26on ne peut pas
14:27obtenir la confiance
14:28Écoutez-le
14:29il était au micro de TF1
14:31Aujourd'hui
14:32A priori
14:33on ne peut pas
14:33obtenir la confiance
14:34mais on sait bien
14:35qu'il n'y a pas de majorité
14:36depuis longtemps
14:36depuis les élections
14:37La question
14:38elle est simple
14:39Ma conviction
14:40c'est qu'il est impossible
14:42de poursuivre
14:43ou de porter
14:43la politique
14:44de redressement du pays
14:45s'il n'y a pas
14:46un minimum d'accords
14:48sur l'importance
14:49de ce choix
14:50parce qu'on ne peut pas
14:52passer en force
14:53et d'ailleurs
14:54je ne veux pas
14:54passer en force
14:55le gouvernement
14:56dans ce moment
14:57il n'est pas
14:58contre les français
14:59ou pour contraindre
15:00les français
15:00le gouvernement
15:01il est le défenseur
15:02des français
15:03Et puis je vous propose
15:04d'écouter également
15:05Manuel Valls
15:06qui est le ministre
15:06des Outre-mer
15:07il était invité ce matin
15:08de Sonia Mabrouk
15:09sur CNews et sur Europe 1
15:10Chacun doit participer
15:13de cet effort
15:15si vous voulez
15:15et c'est là
15:16je crois que c'est le courage
15:17de François Bayrou
15:18c'est de tenir
15:18un discours
15:19de vérité
15:20Alors justement
15:20quelle est la vérité
15:21Manuel Valls
15:21sur notre situation budgétaire
15:23C'est le pays lui-même
15:24c'est le pays lui-même
15:25sans doute
15:25le quoi qu'il en coûte
15:26a de ce point de vue-là
15:27pesé beaucoup
15:28on a le sentiment
15:29que dès qu'on touche
15:30et c'est normal
15:31à un secteur
15:33dès qu'il faut
15:33faire un certain nombre
15:34de réformes
15:35elles sont forcément
15:36difficiles
15:36le pays se braque
15:38parce qu'il y a sans doute
15:38une crise de confiance
15:39C'est la fameuse expression
15:40Manuel Valls
15:41c'est Nicolas qui paye
15:41c'est surtout les mêmes
15:42qui ont l'impression
15:43de trinquer
15:43et de porter la charge
15:44Exactement c'est vrai
15:45en termes de fiscalité
15:46et de charge
15:46vous avez tout à fait raison
15:47donc c'est pour ça
15:48qu'il faut discuter
15:49est-ce qu'on peut vivre
15:50avec cette dette
15:51et ces déficits
15:52non
15:53il faut évidemment
15:54les réduire
15:54mais de l'autre côté
15:55il faut aussi
15:56travailler davantage
15:57pour produire davantage
15:59travailler plus
16:00pour gagner plus
16:01peut-être
16:02Sophie de Menton
16:03est avec nous
16:03elle était tout à l'heure
16:04à Roland-Garros
16:05elle a écouté
16:06le Premier Ministre
16:07face au MEDEF
16:08et c'est vrai
16:08qu'on a eu le droit
16:09à quelques phrases
16:10assez banales
16:11disons-le
16:11comme celle-ci
16:12Ce que le gouvernement
16:13affirme devant vous
16:14c'est que le ressaisissement
16:16est possible
16:16alors disons la vérité
16:18personne ne le croit
16:19parce que nous continuons
16:20à raisonner
16:21comme nous étions obligés
16:23de le faire
16:23dans le vieux monde
16:24celui qui est en train
16:26d'être submergé
16:28par la vague
16:29des révolutions technologiques
16:30Alors c'est vrai
16:31que ce soit
16:33François Bayrou
16:33qui dit ça
16:34alors qu'il est
16:35homme politique
16:35depuis 50 ans
16:36peut-être aurait-il
16:38lui-même eu
16:39une autre attitude
16:41sur certains sujets
16:42qu'il serait
16:43sans doute plus crédible
16:45écoutez ce qu'il dit
16:46également sur le nouveau monde
16:47Un monde est en train
16:49de s'éteindre
16:49un nouveau monde
16:51est en train
16:52d'apparaître
16:53dans ce nouveau monde
16:55nous avons décidé
16:56non pas de subir
16:58mais d'agir
17:00Mais quand ?
17:01Par en ce par en
17:02Il y a une révolte là
17:05parce que
17:05je veux dire que
17:06tout ce qu'il dit
17:07en soi
17:07découpé
17:08pourquoi pas
17:09oui il y a un nouveau monde
17:10mais
17:11d'abord les gens
17:13qui sont là
17:14les politiques étaient tous là
17:15au premier rang
17:16c'était un conseil des ministres
17:17je veux dire
17:19ils n'ont pas mis les pieds
17:20dans une entreprise
17:20moi je disais que
17:22non mais attendez
17:23au MEDEF
17:24l'année prochaine
17:25je veux que ce soit
17:26des patrons sur la scène
17:28et que ce soit
17:29les politiques dans les gradins
17:30et qu'on fasse passer
17:32des patrons
17:32qui disent
17:32voilà
17:33ce qu'il faudrait simplifier
17:34c'est ça
17:34voilà pourquoi ça ne va pas
17:36voilà pourquoi je n'arrive pas
17:37à payer mes salariés plus chers
17:38qu'ils expliquent
17:39très très clairement
17:40et que
17:41timidement
17:42éventuellement
17:42les hommes politiques
17:43ils ne savent pas
17:44ce que c'est qu'une entreprise
17:45ils viennent nous donner des leçons
17:46les leçons et des normes
17:48oui pardon
17:49et des normes
17:50et là il faut effectivement
17:53que ce soit Valls
17:54ou que ce soit le premier ministre
17:55ce sont quand même
17:57des pompiers pyromanes
17:58c'est ça qu'on pourra retenir
17:59de cette séquence
18:00on marque une pause
18:02mais c'est vrai
18:02que alors
18:03le souci de ces discussions
18:05c'est qu'on les a eu
18:0612 millions de fois
18:07et que
18:08j'ai peur que nous ne disions
18:10que des banalités
18:11c'est à dire
18:12la haute administration
18:13française
18:14a pris le pouvoir
18:15sur les contrôles
18:16de la France
18:18et notamment
18:18de la France économique
18:19qu'effectivement
18:20elle n'est jamais entrée
18:21dans une entreprise
18:22que pour justifier
18:23ces places
18:24on invente des normes
18:25et encore des normes
18:26et toujours des normes
18:27et qu'on n'en sort pas
18:28mais ces conversations
18:29ça fait 50 ans
18:31que nous les avons
18:32c'est à dire que
18:33Chirac
18:33dans sa période libérale
18:35on peut ressortir
18:36les archives
18:37au moment de Reagan
18:39et au moment de Thatcher
18:40expliquait déjà
18:41qu'il fallait
18:41moins de bureaucratie
18:43et on n'en sort pas
18:44et Emmanuel Macron
18:46s'est fait élire
18:46sur un choc
18:47de révolution
18:49où lui-même
18:49promettait
18:50de simplifier
18:52les choses
18:53et il ne l'a pas fait
18:54en fait
18:55la vraie réforme
18:56à faire
18:57c'est la réforme
18:57de l'État
18:58et là il ne s'agit pas
18:59de faire de la politique
19:00de droite ou de gauche
19:00État régalien
19:01État régalien strict
19:03qu'on le définisse
19:03La réforme de l'État
19:04Le millefeuille
19:05Bon
19:05Le millefeuille
19:07Le millefeuille
19:08Il y avait le ministre
19:12des Finances
19:13qui était là
19:15il était gardé
19:16personne ne pouvait
19:17l'approcher
19:18il était là
19:20et c'était étonnant
19:21parce qu'il y avait
19:22autour de lui
19:23un cercle de sécurité
19:23on avait vraiment
19:24l'impression
19:25qu'il avait peur
19:25des patrons
19:2616h45
19:27à tout de suite

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