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  • il y a 5 mois

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00:0113h15, Europe 1 Info.
00:0313h47, excellente après-midi sur Europe 1.
00:05Vous écoutez Kelly Mathias avec vos deux chroniqueurs du jour,
00:08Kelly Jean-Claude Dacier et Ivoire Youfol.
00:10Secrétaire particulier, chauffeur,
00:12vous savez que le gouvernement est à la recherche
00:14d'économies pour le prochain budget.
00:16Alors Sébastien Lecornu, nouveau Premier ministre,
00:18annonce vouloir mettre fin
00:19aux derniers privilèges qui sont encore
00:21accordés à vie à
00:23certains anciens membres du gouvernement
00:25et surtout aux anciens Premiers Ministres.
00:29Qu'est-ce que vous dites, enfin ?
00:31Vous poussez un cri de soulagement,
00:34Ivoire Youfol ? Je ne suis pas contre.
00:35Naturellement, on voit bien qu'il y a un petit côté
00:37des magots, bien sûr, mais en même temps,
00:39cela répond d'abord à une
00:41irritation populaire, il faut la prendre en compte.
00:43En effet, il y a peut-être besoin parfois
00:45de mesures de ce type.
00:47Et puis surtout, il me semble que ces
00:49privilèges ne répondent plus
00:50à l'époque, tout simplement. Je pense que
00:53la politique n'est plus une politique
00:55qui va se poursuivre dans la verticalité
00:57telle qu'elle est encore aujourd'hui à travers
00:59notamment le Président de la République et toutes
01:01ces oligarchies, dans le fond, qui se préservent
01:03dans leur entre-soi et leur petite cité
01:05interdite. Là, il y a tout un règne de mandarina
01:07qui ne correspond plus à rien parce que
01:09précisément, le système qu'ils ont
01:11cautionné est un système qui s'effondre. Donc, on
01:13est en droit de se demander si vraiment on a
01:15raison de leur donner autant de privilèges.
01:17Moi, je pense qu'en effet, la fin
01:19de ce monde, la fin de cette époque oblige
01:21maintenant à repenser aussi
01:22le rôle de la politique. Je pense que
01:25l'horizontalité, davantage
01:28d'équilibre et d'égalité va s'imposer
01:30au cœur même du pouvoir. Et donc,
01:31je suis d'accord pour dire non pas qu'il faille
01:33abaisser les salaires des premiers ministres
01:35ou des ministres. Ils ont quand même
01:37de grosses responsabilités. Ils peuvent garder leur salaire,
01:39bien entendu, mais ils n'ont pas besoin, il me semble,
01:42d'avoir jusqu'à l'éternité des chauffeurs,
01:45des appartements de fonction, des machins,
01:47des cuisiniers, que sais-je, des secrétaires.
01:50Je pense que c'est une bonne chose
01:52d'arrêter ceci. Simplement, il ne faudrait pas
01:54tomber non plus dans les faux-semblants
01:56et de se dire que parce que l'on a fait
01:57ces genres d'économies, qui sont des économies dérisoires,
01:59naturellement, on est dans le symbole.
02:02C'est n'importe quoi.
02:034,5 millions, si on compte la protection policière aussi.
02:05Non, mais on est d'accord, ce sont des gestes.
02:07C'est simplement pas tout.
02:09C'est juste pour montrer que l'État donne l'exemple,
02:12mais simplement, il faudrait qu'il aille
02:14beaucoup plus loin. Alors là, c'est un autre problème.
02:15Il faudrait, oui.
02:17On est d'accord.
02:18Et qu'il fasse des vraies économies.
02:21Je trouve qu'on est en pleine démagogie.
02:25Hélas, j'ai peur,
02:26grand peur, que cette démagogie
02:29ambiante, qui est
02:30la situation de la plupart
02:32des députés présents à l'Assemblée nationale,
02:35fasse floresse et dure
02:37un certain temps, parce que c'est plus pratique
02:39d'essayer de
02:40balancer sur les avantages
02:43acquis, scandaleux, on peut en parler,
02:45des premiers ministres sortants ou des ministres,
02:47plutôt que de prendre des mesures impopulaires
02:49qui vont s'imposer.
02:50C'est là où la démagogie est insupportable.
02:53On supprime deux jours fériés, très bien,
02:54formidable.
02:55Bon, alors finalement, ils ne seront pas supprimés.
02:57C'est pas clair.
02:59Et puis, on s'en prend aux avantages.
03:01Mais c'est le queue de la comète,
03:03c'est rien.
03:03On est d'accord.
03:04Les avantages, c'est de la rigolade.
03:05Non, mais c'est un symbole, peut-être, non ?
03:06Oui, mais le symbole...
03:08Je préférerais que, comme symbole,
03:10on prenne un certain nombre de mesures
03:12qui montreraient véritablement
03:14qu'on va dans le sens d'un redressement
03:16qui est indispensable.
03:17J'entends l'inverse de plus en plus.
03:20Bon, la dette,
03:22les problèmes financiers
03:24qui sont les nôtres,
03:25l'effondrement des services publics,
03:26tout ça n'a pas beaucoup d'importance.
03:28On va redresser la situation,
03:30vous inquiétez pas.
03:30Tout ça est absolument débile
03:32et franchement est un tissu de sottise.
03:36Je crains beaucoup qu'on se contente.
03:39J'espère, on verra, M. Lecornu,
03:41s'il me donne tort,
03:42je l'accepterai bien volontiers.
03:43Mais j'ai peur qu'il se contente de ça.
03:46Ça fait toujours plaisir.
03:48Vous gagnez le gros lot
03:49quand vous dites
03:50qu'on va supprimer
03:51tel ou tel avantage acquis,
03:53soi-disant, des premiers ministres.
03:54Il y en a 17 à l'heure actuelle
03:56d'anciens premiers ministres.
03:57C'est vrai qu'il y en a eu beaucoup
03:58ces derniers temps.
03:59Ces derniers temps.
04:00Bon, ils ont,
04:01pendant 10 ans seulement,
04:02ils ont effectivement
04:04un certain nombre d'avantages,
04:05la voiture, le chauffeur
04:06et ils ont,
04:07ce qui est indispensable,
04:08un homme ou deux,
04:09je sais pas,
04:10pour préserver leur sécurité.
04:12Certains ministres de l'intérieur.
04:13Tout ça ne nous dispensera pas.
04:15Tout ça ne nous dispensera pas
04:17des efforts indispensables.
04:19Mais c'est même pas des efforts.
04:20Les Français croient que c'est une année
04:21et après on s'en sort.
04:23Vous allez voir ce qui va se passer le 18.
04:24Ça va être un festival de démagogie.
04:27En réalité,
04:27on est pour 3, 4, 5 ou 6 ans
04:30confrontés à des efforts indispensables,
04:33de vrais efforts.
04:34Et pas seulement les avantages acquis,
04:36soi-disant,
04:36des premiers ministres du passé.
04:38Tout ça n'est pas sérieux.
04:39Il faudrait toucher aussi aux avantages
04:41des anciens présidents de la République.
04:42Évan Rieu-Fran,
04:43vous qui êtes favorable.
04:44Pourquoi pas.
04:45Vous direz certains avantages
04:46aux anciens premiers ministres.
04:47Il faut rappeler le contexte.
04:47Je suis d'accord avec ce que dit
04:48Jean-Claude Dessier,
04:49naturellement,
04:49c'est dérisoire.
04:50Mais nous sommes dans un contexte,
04:52de mon point de vue,
04:52révolutionnaire.
04:53Avec des injustices
04:54qui deviennent insupportables
04:56à beaucoup de ceux
04:57qui constatent l'incompétence
04:59de cet État
05:00qui, depuis maintenant 50 ans,
05:02nous a mené là où nous sommes.
05:03Donc, je persiste à dire
05:04que face à cette période révolutionnaire,
05:07il faut donner des gages
05:08pour en tout cas supprimer
05:09des privilèges
05:10qui n'ont plus de sens.
05:11Et ceci, il me semble
05:12que ça reste quand même
05:14une mesure symbolique,
05:15mais une mesure éminemment politique.
05:16Mais naturellement,
05:17ensuite, il va falloir s'attaquer
05:18au fond des choses.
05:20Et par exemple,
05:21je trouve invraisemblable
05:22qu'avec ce président
05:24de la République,
05:25qui avait dit au tout départ
05:27qu'il allait lui-même
05:28dégraisser le mammouth,
05:30enfin, il ne disait pas ça comme ça,
05:31mais qu'il allait supprimer
05:33des fonctionnaires,
05:33il l'a augmenté
05:34de près de 200 000.
05:35Les fonctionnaires ont augmenté
05:36encore de près de 200 000,
05:38170 000, je crois,
05:39lors de son dernier quinquennat
05:40et un peu plus,
05:41j'imagine, maintenant.
05:43Donc, on voit bien
05:43qu'il y a une fuite en avant
05:45de la part de ce gouvernement,
05:46de la part de tous les élus,
05:48de la part de tous les politiques
05:49qui sont incapables
05:50de penser même
05:51une réduction de l'État.
05:53Nous sommes...
05:54Donc là, c'est quoi alors ?
05:55Vous y êtes favorable,
05:55mais c'est de la poudre aux yeux.
05:57Je suis favorable
05:57parce que c'est un symbole
05:58qui va répondre
05:59à une colère palpable.
06:00Je mets en garde
06:01contre la colère des Français.
06:02Et franchement,
06:03peut-être qu'on n'en parle
06:04pas suffisamment,
06:05mais moi, je constate ça
06:07dans les conversations,
06:08dans la rue, partout.
06:09Il y a maintenant
06:10une exaspération
06:11qui me semble balayer
06:13l'ensemble de la société française,
06:16droite, gauche, centre confondu,
06:17et qui ne supporte plus précisément
06:19ces manières de caste
06:21de ces mandarins
06:22qui se protègent
06:23dans leur cité interdite
06:24et qui ne voient pas
06:24comment le peuple souffre.
06:26Donc, il faut répondre à ceci.
06:27Donc, ça n'est pas sérieux.
06:28Mais, c'est pas sérieux.
06:29C'est comme ça.
06:29Je vais vous donner la parole,
06:30Jean-Claude Asselineau.
06:30Mais, franchement,
06:31le peuple qui souffre
06:31a été...
06:32Oui, le peuple qui souffre,
06:33a bien entendu.
06:34Alors, si le peuple ne souffre pas,
06:35donnez-lui des brioches.
06:36Mais, attendez,
06:37regardez les chiffres, quand même.
06:38Allons, soyons...
06:40Essayons, nous deux,
06:41essayons d'être à peu près honnêtes
06:43avec les chiffres.
06:43Je ne dis pas
06:44qu'il n'y ait pas des Français
06:45qui soient en grave difficulté,
06:46mais, globalement,
06:48la politique sociale
06:50de ce pays
06:51est exceptionnelle.
06:52On est le pays
06:53le plus généreux du monde.
06:55Du monde !
06:56Donc, si vous dites le contraire,
06:57vous dites une contre-vérité.
06:59Est-ce que vous voyez
07:01la paupérisation ?
07:02Est-ce que vous voyez les pauvres ?
07:03Est-ce que vous voyez les chômeurs ?
07:04Vous la voyez où,
07:04vous, la paupérisation ?
07:05Mais dans les rues, partout.
07:06Mais vous ne voyez rien.
07:07Vous habitez où ?
07:08Vous habitez où ?
07:08Vous êtes merveilleux.
07:10Mais attendez,
07:11descendez un peu.
07:12Mais vous êtes caractéristique
07:13de ces élites
07:14qui ne voient rien
07:15et qui se disent
07:15mais pourquoi est-ce que
07:15le peuple se plaint ?
07:16C'est sûr.
07:17Mais pourquoi le peuple se plaint ?
07:19Alors, on lui donne...
07:21C'est vous qui vous plaignez
07:22sur le peuple.
07:22Vous imaginez un peuple
07:23qui se plaint.
07:24Ça n'a rien à voir.
07:25Ah bon, le peuple ne se plaint pas.
07:26Très bien, mais vous voulez...
07:27Je vous laisse à vos responsabilités.
07:29Qu'il y ait en effet
07:30des agriculteurs
07:30qui sont en difficulté,
07:31c'est une évidence.
07:32Sans blague.
07:33Ah bon ?
07:33Non mais personne ne dit le contraire.
07:35Ah ben alors ?
07:35Simplement,
07:36et un des grands scandales
07:38de notre époque,
07:39c'est qu'il y en importe
07:40en effet un certain nombre
07:40de produits
07:41qui sont fabriqués
07:42de manière
07:42avec des produits interdits.
07:43C'est évident.
07:44Mais ça ne suffit pas.
07:45Ces Français
07:45qui sont descendus
07:46la semaine dernière
07:47dans les rues
07:47ou qui vont descendre
07:48le 18 septembre,
07:49vous leur dites quoi ?
07:49Je leur dis simplement
07:51qu'il faut qu'ils regardent
07:52exactement quelle est
07:53leur situation.
07:55Beaucoup seront des fonctionnaires.
07:58Beaucoup seront des fonctionnaires
07:59qui ont la garantie de l'emploi,
08:02qui ne sont pas
08:03les plus mal payés,
08:04il suffit de regarder les chiffres.
08:05Donc tout ça,
08:06je veux dire qu'on est
08:07dans une situation...
08:08La France n'est pas un pays de nantes.
08:09Vous avez un discours
08:11totalement caricatural
08:12de Jean-Paul Bacier.
08:14Votre discours est incendiaire
08:16me semble-t-il.
08:17Votre discours à vous
08:18est démagogique.
08:18Alors, laissez-moi.
08:19S'il vous plaît,
08:20avant,
08:20une fois,
08:20je vous donnerai la parole.
08:21Je voudrais qu'on s'y termine
08:23sa phrase.
08:23S'il vous plaît,
08:24avant,
08:24une colère,
08:25il va vous donnera la parole.
08:26Tout impôt payé,
08:27quand tout le monde
08:28a payé ses impôts,
08:30on est exactement
08:31à moins de deux tiers
08:32de différence entre eux.
08:34Je ne parle pas
08:34des plus riches
08:35qui ont des combines
08:36d'optimisation fiscale
08:37et autres,
08:38qu'il faut sans doute
08:38regarder de près,
08:39ceux-là.
08:40Je parle de la masse
08:41des Français.
08:42La différence
08:43entre ceux
08:44qui sont les mieux payés
08:45et les moins bien payés
08:46est de moins de deux tiers.
08:49Vous avez des ménages
08:50qui sont à 20 euros
08:52qui est à peu près raisonnable.
08:53Nous sommes le pays,
08:54la politique sociale
08:55de ce pays
08:56est la politique
08:57la plus généreuse du monde.
08:58Si vous me dites le contraire,
08:59vous êtes des membres.
09:00On ne vous dit pas le contraire,
09:02mais on vous dit
09:02qu'il y a maintenant
09:03des foyers
09:03qui sont à 20 euros près.
09:06Oui, il y en a,
09:06c'est vrai.
09:07On vous parle de ceci.
09:08Oui, il y en a,
09:09c'est vrai.
09:09Essayez d'ouvrir les yeux
09:10là-dessus.
09:11Combien ?
09:11Combien ?
09:12Je ne sais rien,
09:13combien,
09:13mais beaucoup trop,
09:14en tout cas.
09:14Je ne comprends pas.
09:17Si vous voyez de la démagogie
09:18à chaque fois que le peuple
09:19se plaint,
09:20en effet,
09:20vous avouerez de la démagogie.
09:21Le peuple ne parle pas
09:21au monde du peuple,
09:22vous ne le connaissez pas.
09:23Je vois bien dans les sondages,
09:25je vois bien dans les manifestations,
09:27je vois bien dans les prises
09:27de position.
09:29Non, mais c'est très révélateur.
09:30Si vous voulez,
09:31je vous le dis,
09:32c'est pas parce que vous hurlez
09:33que vous aurez raison.
09:34C'est très révélateur
09:35de la dérive de la France
09:36qui ne comprend pas
09:37qu'il y a effectivement
09:38aussi une question sociale.
09:39Je suis d'accord pour dire
09:40qu'il faut du libéralisme
09:40dans l'économie.
09:41Je dis aussi
09:42qu'il faut maintenant,
09:42qu'il faut depuis longtemps
09:43s'intéresser à la question sociale.
09:45Vous êtes la caricature
09:46de cette droite
09:47qui ne s'intéresse pas
09:47à la question sociale.
09:48Allez, on va reprendre
09:49le fil de notre débat.
09:51Elle est fiche
09:51à autre question du jour
09:53s'il vous plaît, messieurs.
09:54Elle est fiche
09:55et qui est partie
09:56de l'arc républicain
09:57contrairement au RN
09:58comme l'estime.
09:59François Hollande,
10:00autre déclaration
10:01donc polémique du jour.
10:02On y reviendra.
10:02Qu'en posez-vous
10:03Jean-Claude Dessier
10:04et Yvan Ryeufol ?
10:05On voit ça dans un instant.
10:06On reste d'abord ensemble
10:07pour les informations.
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