- il y a 5 mois
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00:00Bienvenue au Cœur du Crime, un podcast issu des archives d'Europe 1.
00:11Savez-vous que plus d'un tiers des crimes et délits commis en France sont traités par la Gendarmerie Nationale ?
00:19Je m'appelle Yann Kermadek, je suis commandant de gendarmerie.
00:25Je dirige une section de recherche dont la mission essentielle est une mission de police judiciaire.
00:41L'histoire que je vais vous raconter est une histoire vraie.
00:46Tous les faits sont réels et se sont déroulés en France.
00:50Seuls les noms des personnes et des lieux ont été changés.
00:55Les membres du Players Club sont assez peu nombreux au bar lorsque Davenport fait son entrée dans la salle cet après-midi-là.
01:08Et pourtant, il fait une entrée dramatique.
01:13Il traverse la pièce, va droit au comptoir sans regarder personne et demande à boire à Eddie.
01:19Mais le jeu de tric-trac s'interrompt, ce qui est rarissime au Players Club.
01:25Un des joueurs lève les yeux, regarde qui entre de la sorte, puis se remet au jeu mais manque son coup.
01:32Son adversaire, à son tour, manque son coup.
01:36Ni l'un ni l'autre ne jure.
01:39C'est inouï.
01:41Eddie sert à Davenport son whisky et la salle retrouve son ambiance habituelle.
01:46En apparence, tout au moins.
01:50J'ignore ce que les autres en pensent, mais personnellement, je suis plein d'admiration pour Davenport,
01:57pour l'aisance dont il témoigne.
02:01Pour agir de la sorte, il lui a fallu encore plus de courage que les témoins peuvent se l'imaginer.
02:07Seul Davenport et moi, s'il m'ait permis de m'avancer,
02:11sommes susceptibles de nous en rendre compte.
02:16Je repose sur la table le journal du soir que je suis en train de lire et je fais quelques pas dans le bar.
02:24Plier le journal et le mettre de côté, c'est assurément la moindre des choses en de telles circonstances.
02:30Les énormes titres des journaux hurlent ce qui est présent à l'esprit de chacun.
02:36La veille au soir, Davenport a tué, ou tout au moins s'est rendu complice du meurtre d'une femme à ses envues.
02:45Patty Belle, tel est le nom de cette femme,
02:49est l'épouse du producteur de la comédie dramatique dans laquelle, à Broadway,
02:53Davenport tient le rôle principal.
02:55On peut dire que ce jeune et extrêmement beau garçon,
03:01Melvin Davenport, a sa carrière de comédien assuré
03:04depuis le jour où Belle l'a choisi pour le rôle titre de « Premier après Dieu ».
03:11Les gens du Serra, ils disent même que c'est Madame Belle qu'il a imposé à son mari.
03:16Personnellement, je n'ai pas d'avis sur la question.
03:20Je sais seulement que Dave est parfait pour tenir le rôle
03:23et, si je me permets d'être si formel sur ce point,
03:27c'est parce que c'est moi qui suis l'auteur de la pièce.
03:31Je vais donc jusqu'au comptoir devant lequel Dave se tient seul
03:35et, quand le barman lève les yeux,
03:38je lui indique le verre de Dave en lui disant
03:41« La même chose est dit ».
03:44Il me regarde d'un air étonné.
03:47« Un double whisky ! »
03:49Il me connaît habitué du chéri sec.
03:53« Un double whisky ! » j'ai dit.
03:55« Sec et sans commentaire, bougre d'Irlandais ! »
04:00Eddie sourit.
04:01Rien ne l'amuse tant que d'engueuler les membres du club
04:05et il se sent brimé si on ne le charrie pas de temps en temps.
04:09Quoi qu'il en soit, la veille, après la représentation en matinée,
04:14Davenport se trouve chez Mardi en compagnie de Patti Bell.
04:18C'est une femme qui a été très jolie
04:20et qui a encore beaucoup de charme malgré ses 45 ans,
04:24ce qui lui fait tout de même 20 ans de plus que Davenport.
04:28Howard Bell fait irruption dans l'établissement alors qu'ils sont attablés.
04:34Ce matin, les journaux ont eu la possibilité,
04:38et visiblement ils ne s'en sont pas privés,
04:41de relater dans les moindres détails l'atmosphère animée
04:45qui régnait la veille chez Mardi,
04:47le restaurant à la mode où se retrouvent de nombreuses personnalités
04:51du monde du théâtre auxquelles appartiennent les protagonistes.
04:55Pour une fois, la police n'a pas été en peine de témoin.
05:01Hier soir, donc, on vient juste de servir à Dave et Patti
05:05les expresso qu'ils ont commandés,
05:08quand Howard paraît et s'avance jusqu'à eux.
05:12Ils se penchent par-dessus la table
05:14et murmurent quelque chose à mi-voix à sa femme.
05:19Les tables voisines ne comprennent pas ces paroles.
05:21Bientôt, Dave se lève et, à son tour, prononce une phrase à voix basse.
05:28Belle sort alors un papier de sa poche et le jette sur la table.
05:33Dave dit encore un mot et Belle, manifestement furieux,
05:37répond, mais avant de se ruer sur Dave.
05:41Ce qui se passe ensuite paraît d'autant plus extraordinaire que c'est très rapide.
05:45Il semble que le papier que Belle jette sur la table a été écrit de la main de sa femme.
05:51L'écriture sera en effet soumise ultérieurement à un expert graphologue de la police,
05:55bien qu'elle n'aura jamais été contestée du point de vue de son authenticité.
06:00Le texte en est
06:01« Aujourd'hui, chez Mardi, dès la chute du rideau ».
06:06« Ce sera le moment, mon chéri. C'est important. »
06:11Avec ce papier, il y en a un second, dactylographié et adressé à Belle.
06:18Dès la fin de la représentation,
06:20Dave Porte s'est rendu directement chez Mardi,
06:23qui est le lieu de son rendez-vous habituel avec Patty.
06:26Il n'a même pas pris le temps de se changer.
06:28Il porte la veste de tweed et le pantalon de flanel
06:31qui compose sa tenue au dernier acte de la pièce.
06:34Il n'a pris que le temps de revenir saluer deux fois le public
06:37et le remercier de ses acclamations.
06:40Il s'est précipité dans sa loge pour se démaquiller
06:43et il a couru au restaurant qui fait le coin de la rue.
06:47Par voie de conséquence, il a dans la poche de son veston
06:50le pistolet chargé à blanc
06:52qu'il utilise au dernier acte de « Premier après-dieu »
06:56en tirant par une fenêtre ouverte un coup
06:58en direction d'un rôdeur trop curieux, comme chacun sait.
07:03Lorsque Howard Bell vient à notre table et commence à m'injurier,
07:07déclare Dave au Daily News quelques instants plus tard,
07:11« Ma seule intention est de le faire taire.
07:13Sa femme et moi, nous sommes seulement bons amis.
07:15Mais quelqu'un a dû envoyer à Howard une de ces lettres empoisonnées
07:19dans laquelle Mme Bell et moi-même avons dû être accusés
07:22de quantité de choses épouvantables.
07:24Et, joint à cette lettre, il doit y avoir ce bout de papier
07:28qui précise où et quand nous devions nous rencontrer aujourd'hui.
07:32Howard est fou furieux.
07:34Manifestement, il a perdu tout contrôle de lui-même.
07:38Quoi qu'il en soit, des phrases définitives et inoubliables
07:42ont été prononcées par les deux hommes.
07:45Bell, hors de lui, a sauté à la gorge de Davenport
07:48en présence de dizaines de témoins.
07:50Davenport a alors songé à son pistolet, là, dans sa poche,
07:54pistolet apparemment inoffensif, puisque chargé à blanc.
07:58Il le sort.
07:59Les témoins ont reconnu unanimement que Davenport a tenu Bell en respect
08:03pendant quelques secondes avec son P-3-2,
08:06tandis que les serveurs commencent à s'approcher.
08:09C'est alors que les deux hommes échangent encore deux phrases.
08:12L'arme de Davenport s'abaisse et Bell en profite pour sauter dessus.
08:16La lutte se poursuit, chacun des adversaires ayant la main sur le pistolet.
08:19Patti reçoit le contenu des deux tasses à café sur les genoux.
08:23Elles se mettent à hurler, puis elles se lèvent à son tour et se jettent sur les deux hommes.
08:27Il y a deux détonations.
08:30Les serveurs se précipitent.
08:32Patti est tombé le nez en avant sur la table, puis a glissé à terre.
08:38Pendant quelques instants, un silence total règne dans la salle du restaurant.
08:43Il faut un certain temps aux gens pour comprendre et admettre ce qu'ils viennent de voir.
08:51Patti est mourante.
08:55Le pistolet, en effet, n'était pas chargé à blanc, mais bien de deux cartouches à balles.
09:02L'un des projectiles l'a atteinte à la bouche et s'est logé dans le cerveau.
09:06L'autre lui a percé le sein gauche et frôlé le cœur.
09:10Elle meurt avant même que puissent intervenir deux internes accourus en blouse blanche d'une polyclinique voisine.
09:18L'impossible s'est produit.
09:22Je vous ai relaté les faits, mais j'ai l'intention de parler avec Davenport.
09:27Dans quelques instants, je vais l'aborder.
09:39J'ai été témoin hier, comme des dizaines de personnes, de la mort de Patti Bell.
09:47Elle est attablée dans un restaurant avec Davenport, qui tient le premier rôle de la comédie produite par son mari, Howard Bell.
09:54Quand ce dernier fait irruption, manifestement furieux et brandissant une lettre.
10:01Davenport, pour le faire taire, sort le pistolet dont il se sert en scène.
10:06Alors que les hommes se disputent l'arme, deux coups partent et tuent Patti Bell.
10:13Ce matin, à côté de moi, au bar du Players Club, Davenport est en train de consommer son whisky.
10:21Davenport vide son verre et le repousse vers le barman en lui disant « La même chose ».
10:29Eddie le sert immédiatement.
10:33Davenport me jette un regard pour la première fois.
10:37Je lui dis « À votre santé ».
10:40Son verre, qu'il tend amicalement vers le mien, est seul à répondre.
10:48Les yeux de Dave sont sombres et très là.
10:53Je finis mon verre et le tend à nouveau à Eddie.
10:56Puis je dis à Davenport « Personne ne songe à vous incriminer.
11:02Ce sont des hasards malheureux.
11:04Nous savons tous que vous devez être torturés, mais tenter de vous rendre compte que des accidents comme celui-ci arrivent tous les jours.
11:14Personne n'est responsable. »
11:17Il est tout à fait exact que personne ne songe à l'incriminer.
11:22Bell et lui ont été longuement interrogés par la police.
11:25Les journaux du matin ont publié les conclusions unanimes des experts médicaux, des inspecteurs de la 16e brigade et de la direction des affaires criminelles.
11:37L'affaire est classée comme « meurtre accidentel ».
11:40C'est l'aboutissement d'une malheureuse coïncidence.
11:45Davenport et Bell ont été l'un et l'autre relâchés avant l'aube.
11:49L'enquête a en effet révélé un concours incroyable de circonstances.
11:57Le pistolet que Dave utilisait dans la pièce était chargé avant chaque représentation par le chef magasinier du théâtre.
12:03Ce chef magasinier a dû récemment commander à nouveau un réapprovisionnement de cartouches à blanc,
12:09c'est-à-dire six cartons de cinquante cartouches.
12:12Or, parmi ces six cartons, on lui a manifestement livré un carton de cartouches à balles.
12:18La police a retrouvé ce carton dans le magasin des accessoires du théâtre.
12:23De sorte que lorsque Dave a fait feu avec le pistolet au cours de la scène finale de cette représentation-là,
12:28il a tiré une cartouche à balles.
12:31L'examen du mur de briques du théâtre l'a confirmé.
12:35Bien entendu, personne n'a remarqué sur le moment le petit trou que la balle avait fait dans la toile de fond du décor.
12:42Patibel est donc morte à la suite d'un accident invraisemblable qui est venu se greffer sur une dispute entre son mari et son ami,
12:53dispute que rien ne justifiait.
12:57Eddie s'est éloigné et ne peut plus nous entendre.
13:01Je m'approche alors de Davenport et je lui demande, très tranquillement,
13:07« Qu'est-ce qui vous a incité à la tuer, Dave ? »
13:14Un imperceptible resserrement de ses narines, il a un nez merveilleusement sculpté,
13:20m'indique que je n'ai pas tort.
13:24Cela ne me cause aucune surprise.
13:27J'ai déjà deviné la vérité.
13:31Vous aussi, d'ailleurs, j'en suis sûr.
13:33« Êtes-vous complètement bouché ? »
13:37me demande Dave.
13:39« Êtes-vous stupide à ce point ? »
13:42« Non, ni l'un ni l'autre, Dave, mais vous êtes sauf.
13:48Inutile de vous inquiéter.
13:50Voulez-vous que je vous dise pour quelles raisons vous n'avez rien à craindre ? »
13:56Davenport considère attentivement la table de dessert derrière le comptoir sans dire un mot.
14:01Dans la version que vous donnez des faits, il y a un point faible,
14:08mais la police ne le découvrira jamais parce qu'elle ne connaît pas Patty aussi bien que vous la connaissiez.
14:14Le point faible, c'est la lettre que Patty a soi-disant envoyée.
14:21Howard Bell l'a reçu hier au courrier.
14:24Hier, c'est le jour où a eu lieu le meurtre.
14:27Elle a donc nécessairement été postée la veille.
14:30Mais elle indique comme date de votre rendez-vous,
14:35aujourd'hui, c'est-à-dire le jour où Bell l'a reçu.
14:40Et je parierais que cette méchante lettre d'accompagnement précise également
14:44l'heure de votre rencontre chez Mardi ce jour-là.
14:49Tout cela signifie que le papier, en apparence écrit de la main de Patty,
14:53a dû être établi quelque temps auparavant et mis précieusement de côté.
15:00« Et qu'il a rendu service le jour voulu. »
15:05« À qui ? »
15:07« À vous, la veine porte. »
15:10« Vous êtes fou ? »
15:11« Non, je suis seulement logique. »
15:15« Bien que ce que je suggère soit parfaitement déraisonnable en soi. »
15:20Pour quelle raison, vous, parmi cent autres,
15:24vous auriez pris l'initiative d'envoyer au mari de Patty un tel papier
15:29et une lettre en outre injurieuse
15:31qui devait nécessairement conduire un pugilat dans un lieu public ?
15:36Un pugilat qui n'a pas manqué d'avoir lieu et qui s'est terminé tragiquement.
15:40Pour quelle raison, vous auriez inventé toute cette mise en scène ?
15:45La seule idée en est rocambolesque, je suis d'accord.
15:50Personne ne me prendrait au sérieux si d'aventure
15:52il me prenait l'envie de livrer ma version des fêtes au public,
15:55ce que, je m'empresse de vous dire, n'est pas du tout dans mes intentions.
16:02Le public et la police ont trop l'habitude des corbeaux
16:05et maîtres chanteurs toujours à l'affût quand il s'agit de gens
16:09aussi en vue que Howard Bell et vous.
16:13Pourtant, la mort de Patty, vous l'avez vraiment voulu.
16:20Mais personne ne saura jamais pourquoi.
16:23Quel admirable comédien vous faites !
16:27Et c'est parce que vous avez conscience de très bien jouer la comédie
16:31que vous avez eu l'audace d'accomplir ce forfait
16:34en présence de centaines de témoins.
16:37Vous avez bel et bien assassiné Patty Bell.
16:43N'avait une porte, ne proteste plus.
16:46Elle m'écoute, la tête penchée au-dessus du comptoir.
16:52Admettez provisoirement cette hypothèse,
16:55aussi invraisemblable qu'elle paraisse,
16:57et tout colle parfaitement.
16:59Vous avez trouvé sans mal l'occasion de substituer
17:03un carton de cartouches à blancs qui étaient dans le magasin
17:05de sorte qu'on a pu vérifier la présence de balles réelles
17:08parmi les autres lorsqu'on a procédé à l'enquête.
17:12Contrairement à ce que la police a pensé,
17:15le magasinier ne s'est pas trompé en chargeant le pistolet.
17:20C'est vous qui avez remplacé dans l'arme les cartouches à blancs
17:23par des cartouches à balles,
17:25et vous seuls qui étiez en mesure de le faire.
17:29Qui pouvait être sûr que la balle réelle tirée sur scène
17:32ne blesserait personne ?
17:35Seulement vous,
17:36qui deviez manier l'arme et faire feu.
17:40Mais comment ?
17:42Pourquoi êtes-vous persuadé d'en savoir si long, cher ami ?
17:46Parce que je sais qui avait intérêt à la disparition de Patty.
17:52Je sais, et vous savez.
17:57Et la police ne l'apprendra jamais.
18:00Patty était une femme impossible à satisfaire,
18:03qui jouait avec les hommes comme un fumeur occasionnel
18:07tire des bouffées de cigarettes.
18:09Elle était incroyablement exigeante.
18:12Cela me ramène à ma question du début.
18:17Qu'est-ce qu'elle exigeait de vous
18:19et que vous ne vouliez pas lui accorder ?
18:22Le mariage, peut-être ?
18:27L'acquiescement de Davenport est à peu près imperceptible.
18:32Ah, je le pensais bien.
18:35Vous aimez votre métier,
18:37et pour l'assurer,
18:38vous étiez prêt à faire un petit bout de chemin
18:40avec la femme du metteur en scène,
18:42mais vous aimez aussi votre femme et vos enfants.
18:46Vous ne pouviez pas admettre
18:47que Patty puisse exiger de vous
18:49que vous vous priviez de ce qui compte le plus pour vous.
18:53Étant comédien,
18:54vous avez imaginé une mise en scène
18:56très compliquée et savante
18:58pour supprimer Patty.
19:01Un vaudeville tragique.
19:04D'abord,
19:05attirez le mari dans une querelle
19:06en lui adressant une lettre anonyme,
19:08puis en le provoquant par-dessus la table.
19:11Ensuite, c'est du grand art.
19:13Sortir de votre poche
19:14comme par réflexe un pistolet
19:16que vous savez être chargé.
19:18Laissez le mari en colère se battre
19:19pour la possession de cette arme,
19:21et puis,
19:22parce que vous êtes plus jeune et plus fort,
19:24agir sur la détente
19:25deux fois de suite
19:26au moment où vous estimez
19:28le canon correctement pointé.
19:33Qui pourra jamais supposer
19:34que toute l'affaire
19:35n'est pas due
19:36au plus pur des hasards,
19:38surtout,
19:39surtout quand les fesses
19:41déroulent en présence
19:42d'une centaine de témoins.
19:47Mais,
19:48dites-moi,
19:48cher monsieur,
19:50qu'est-ce qui vous a réellement
19:51mis sur cette voie ?
19:55Je vous l'ai dit,
19:56Davenport,
19:57J'ai bien connu Patti.
20:02Je la connaissais depuis vingt ans.
20:05J'étais alors jeune auteur dramatique
20:07plein de promesses.
20:09En disais aussi que j'étais beau garçon,
20:12si je peux me permettre cette prétention.
20:16J'étais marié avec une femme
20:18que j'adorais.
20:20J'étais très heureux.
20:22Je sais donc parfaitement
20:25ce dont Patti était capable.
20:29Mon mariage a sombré
20:30dans le divorce.
20:32Vous comprenez ?
20:34En somme,
20:37elle a encore eu de la chance
20:38de vivre jusqu'à maintenant.
20:42Personne ne vous en voudra, Dave.
20:46Un autre verre ?
20:48Vous venez d'écouter
20:54Au cœur du crime,
20:56un podcast issu des archives d'Europe 1.
20:59Réalisation,
21:00Julien Taro.
21:01Production,
21:02Raphaël Mariat.
21:03Patrimoine sonore,
21:04Sylvaine Denis,
21:05Laetitia Casanova
21:06et Antoine Reclut.
21:08Promotion,
21:09Marie Corpé.
21:10Au cœur du crime
21:11est disponible sur le site
21:13et l'appli Europe 1.
21:15Écoutez aussi l'épisode suivant
21:16en vous abonnant
21:17gratuitement
21:18sur votre plateforme d'écoute.
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