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##LE_COUP_DE_PROJECTEUR_DES_VRAIES_VOIX-2025-08-22##

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News
Transcription
00:00Jean-Marie Banderie, avec Anissa Arfawi, avec Madi Saidi et Anthony Martin-Smith, il est 18h43 sur Sud Radio.
00:07C'est une journée qui se prépare, que beaucoup prépare, que certains redoutent, mais qui nous donnera une bonne idée de ce que sera notre rentrée sociale.
00:16On en parle.
00:17Les vraies voix Sud Radio, le code projecteur des vraies voix.
00:21Code projecteur sur la rentrée sociale française.
00:22Vous attendez, vous, à une rentrée sociale explosive à l'approche de la journée du 10 septembre.
00:28On va en débattre notamment avec, tiens, avec 12 anciens gilets jaunes.
00:32Regardez, d'abord on est avec Priscilla Ludoski, je vous retrouve avec plaisir, Priscilla Ludoski.
00:37C'est presque par vous que le mouvement des gilets jaunes avait commencé.
00:40C'est vous qui aviez initié cette fameuse pétition, signée par combien de personnes d'ailleurs à la fin ?
00:46Un peu plus d'un million trois.
00:48Oui, un petit peu plus d'un million trois.
00:50Vous aviez eu une revendication très précise d'ailleurs à l'époque, Priscilla Ludoski, rappelez-la.
00:54Oui, c'était au sujet de la taxe carbone.
00:58Exactement.
00:59Et donc ça tournait autour de la transparence, de l'usage de cette taxe.
01:03À quoi va servir cette taxe carbone qu'on s'apprête à payer et qui nous coûte trop cher ?
01:07C'était votre message, vous aviez trouvé un public.
01:10Et ça vous avez en tout cas permis d'être à l'origine, avec d'autres ensuite évidemment,
01:15mais de ce mouvement des gilets jaunes qui a été très emblématique.
01:18Ma première question, Priscilla Ludoski, c'est est-ce que la journée dite bloquons-tout du 10 septembre
01:26vous fait penser au début du mouvement des gilets jaunes ?
01:31Alors oui, évidemment que ça m'y fait penser parce qu'il y a eu plusieurs appels à l'époque
01:36à réaliser des blocages ou des opérations dites escargots autour des ronds-points ou des péages.
01:45Donc oui, forcément, ça a un écho.
01:46Ça, ça vous rappelle les ronds-points, évidemment, c'était le tout début.
01:49Donc ça, c'est le premier point.
01:50Les revendications sont les mêmes pour vous ? C'est quoi ? C'est le coût de la vie ?
01:54Alors à l'époque, ça a démarré avec la taxe carbone, mais ça a vite englobé d'autres revendications,
02:01notamment trois phares qui étaient autour d'abord de la démocratie,
02:04parce qu'il y a eu la forte revendication pour le RIC.
02:07Le référendum d'initiative citoyenne.
02:09C'est ça. Et puis évidemment, il y avait une revendication pour les privilèges des élus et aux fonctionnaires.
02:16Ça a beaucoup, beaucoup, beaucoup fait de bruit, ça, cette revendication sur la réduction des privilèges.
02:21Et puis souvent, on en entend encore parler quand on entend les augmentations de l'unité ou quoi.
02:25Donc ça revient souvent.
02:26Et puis d'autres en lien avec les services publics.
02:30Et puis surtout sur la TVA, en fait.
02:32La TVA et d'avoir des produits de première nécessité plus accessibles.
02:36Donc ça tourne toujours autour de la vie chère et de la précarité, en fait.
02:39Je vous propose qu'on donne la parole à Dominique, depuis Perpignan, 0826 300 300.
02:44Dominique, il faut que je vous présente mes excuses.
02:47Je vous ai annoncé en disant ancien, gilet jaune.
02:49Vous, vous n'aimez pas qu'on dise ancien parce que vous êtes toujours gilet jaune.
02:52Oui, exactement. Dans l'unité, on est pour tous les gens dans ce cas-là.
02:59Alors, en ce qui concerne le mouvement, bon, ça a certainement bougé.
03:03Mais les gens ont très peur, vu ce qui s'est passé justement avec les gilets jaunes.
03:06Les violences, les blessés, les gens qui sont handicapés.
03:09Vous savez combien de blessés il y a eu, combien de décrevés il y a eu,
03:11combien de m'arrachés il y a eu, déjà en prison.
03:13Oui, il y a eu beaucoup d'éborgnés, notamment.
03:16Mais pas que, pas que.
03:17Et le problème, c'est que moi, j'allais beaucoup manifester à Montpellier.
03:20Le samedi attrapé, dimanche, ils ouvraient le tribunal
03:24pour directement nous mettre en prison le lundi.
03:27C'était mon cas.
03:28D'accord ? Alors, les gens ont très peur.
03:29Après, oui, moi, j'espère vraiment que ça va bouger,
03:31mais j'ai des doutes. Les gens ont peur.
03:33Et voilà les revendications.
03:36La principale, c'est de dire Macron.
03:38Voilà. Je vous le dis franchement.
03:40Le principal, c'est de foutre Macron et tous ses collègues à la rue du pays.
03:44C'est tout point final.
03:45C'est la principale.
03:46Après, tout ce qu'on va vous raconter, c'est pas vrai.
03:48C'est surtout directif.
03:49Et après, on verra.
03:51Écoutez, on va en débattre.
03:52Il a détruit la France.
03:53Il a tapé sur son peuple.
03:54Il a tapé sur les pompiers.
03:56Il a tapé sur les infirmières.
03:58Il nous a foutu dans la merde complète.
04:01Il a tout vendu.
04:03Vous n'avez pas changé d'avis, en tout cas.
04:05On a bien compris depuis le mouvement des Gilles.
04:07Et c'est pour ça que vous participerez à ce mouvement du 10 septembre.
04:10Je voudrais vous remercier, Dominique.
04:12Et à bientôt.
04:12Moi, j'ai une question pour Dominique, Jean-Marie.
04:14Mais bien sûr.
04:15Anthony Martin-Smith. Allez-y.
04:16Est-ce que vous vous sentez intact dans votre envie d'en découdre avec non pas ce gouvernement
04:24qui est le fruit finalement de décisions politiques diverses et variées,
04:28mais est-ce que vous vous sentez d'en découdre avec ce mouvement que vous décriviez juste à l'instant
04:35ou vous vous dites que ce n'est pas grave, on attendra 2027 et on fera du dégagisme ?
04:41Non, non, non.
04:42Là, il faut...
04:43C'est maintenant.
04:44C'est parce qu'il y a trop longtemps que ça dure.
04:46Et si ça ne bouge pas maintenant, c'est fini, quoi.
04:49Là, il y a une opportunité.
04:51Les gens, il faut qu'ils fassent un effort de sortir.
04:53Et voilà, il faut que tout le monde sorte dans la rue.
04:55Vous n'avez pas peur de la répression ?
04:57La répression qui était justement décrite à l'instant ?
05:01Si, si, j'ai peur parce que moi, ça m'a coûté très très cher.
05:04Et je suis très loin d'être le seul, malheureusement.
05:07Mais non, je n'ai pas peur parce que...
05:08Non, moi, ils ne me mettent pas en joue et beaucoup d'autres personnes n'en plus d'ailleurs.
05:12On fera le mot qui ment.
05:13Si on n'y arrive pas, on mourra.
05:15On aura essayé.
05:16Qu'est-ce que je vous dise ?
05:17Merci pour un jour, en tout cas.
05:20Voilà.
05:20Merci pour votre témoignage.
05:21Si les gens ne sont pas capables de suivre, ben voilà.
05:23On verra ça.
05:24Merci à vous, Dominique.
05:25Depuis Perpignan, 0826-300.
05:270826-300, ça pose aussi d'autres questions d'ailleurs.
05:28Parce que le climat est très tendu en France à tous les échelons.
05:32On a assisté, par exemple, ça n'avait rien à voir avec des revendications
05:34à des scènes de violences spectaculaires dans la ville d'Aurillac
05:37en marge d'un festival.
05:39Après que des policiers sont arrivés pour arrêter des gens
05:44qui taggaient une devanture d'une banque.
05:46On a eu des émeutes, tout simplement.
05:47Il a fallu envoyer des CRS.
05:49Est-ce qu'il faut avoir peur de voir la récupération du mouvement
05:52aussi par des éléments radicaux et très politisés, Anissa Arfawi ?
05:56C'est évident.
05:56C'est d'ailleurs déjà fait.
05:58C'est déjà en cours, puisque le mouvement a déjà été récupéré
06:01par la France insoumise.
06:04Les gens qui ont envie d'en découdre et qui sont extra-violents
06:07seront toujours là pour récupérer des bribes
06:09de ce qui reste de toute manifestation.
06:12Donc, c'est déjà récupéré.
06:14Oui, et ça, c'est malheureux, puisque moi, j'ai suivi de très près le mouvement des Gilets jaunes.
06:19Quand j'ai entendu ça, je me suis dit que ça faisait très longtemps qu'il n'y avait pas eu ça en France.
06:22Je vais aller voir.
06:22Donc, je suis allé voir la première.
06:24Mais effectivement, il y avait une espèce de mouvement citoyen qui était légitime
06:27avec de vraies revendications.
06:28Et dès que le politique a mis le pied dedans,
06:31et bien, c'est devenu désastreux.
06:33Et là, on le voit bien.
06:34Elle est en train de récupérer le mouvement.
06:36Elle est en train de s'y mettre.
06:37Elle appelle.
06:38Et malheureusement, je ne crois pas en la réussite de ce mouvement
06:41parce que j'ai bien peur qu'il arrive ce qui s'est passé
06:43pour les Gilets jaunes,
06:44à savoir des revendications légitimes
06:47auxquelles les politiques vont venir foutre le bordel, malheureusement.
06:50Priscilla Ludoski,
06:52qu'est-ce que vous répondez à Madi Saïdi
06:54quand vous entendez ces arguments ?
06:55La récupération politique.
06:58Il y a beaucoup de choses qui ont été dites.
07:01Alors, sur la récupération,
07:02d'abord sur le format des manifestations
07:03ou même des actions de terrain.
07:07En France, on connaît.
07:08Il y a une culture de mobilisation.
07:10Il y a des grèves.
07:10Voilà, on sait.
07:11On connaît.
07:12On sait faire.
07:13Donc, il n'y a pas vraiment de surprise sur les modes d'action
07:16si ce n'est que pendant le mouvement des Gilets jaunes,
07:17on a eu une combinaison de modes d'action
07:19et des lieux qui ont été investis,
07:21qui n'avaient pas été investis avant
07:22ou en tout cas pas depuis longtemps,
07:23qui a créé la surprise.
07:24Et le fait qu'effectivement,
07:26c'est quelque chose qui a émergé en dehors
07:28de tout corps intermédiaire
07:30et qui fait que ça leur a échappé.
07:32Donc, ils ont essayé de rattraper quelque chose au vol
07:33et de faire de la récupération,
07:34comme toujours dans tout mouvement.
07:36Donc, ce n'est pas une surprise.
07:37Mais effectivement,
07:39c'est difficile lorsque vous essayez
07:40de revendiquer quelque chose à titre citoyen,
07:43on va dire,
07:44parce que vous êtes moins audibles,
07:45parce que vous avez moins de réseaux,
07:47de caisses de résonance.
07:48Et du coup,
07:49on entend beaucoup plus
07:50ceux qui ont l'habitude d'avoir la parole,
07:52donc les politiciens,
07:53les syndicats et autres.
07:54Donc oui,
07:55ce risque,
07:56il a toujours été.
07:58Est-ce qu'il peut plomber le mouvement ?
07:59C'était ma question.
08:01Quas-tu peu, pardon ?
08:01Est-ce qu'il peut, ce risque,
08:03plomber le mouvement ?
08:04Le fait que, par exemple,
08:04vous ayez, pourquoi pas,
08:05des manifestants plutôt de droite
08:07ou alors plutôt, je ne sais pas,
08:08du centre ou de n'importe quoi,
08:10qui n'aiment pas la France insoumise
08:11et qui voient le drapeau
08:12de la France insoumise
08:13et qui se disent,
08:13dans ce cas-là,
08:14je n'irai pas manifester ?
08:15De toute façon,
08:16ça arrivera dans tous les sens.
08:17C'est-à-dire que ceux qui ne sont pas
08:18pour la France insoumise
08:18ne voudront pas venir
08:19et ceux qui ne sont pas
08:20pour les autres parties
08:21de droite, extrême droite
08:22ne voudront pas venir.
08:23Donc c'est ça le sujet.
08:24Ce qui a permis
08:25que le mouvement des Gilets jaunes
08:26émerge aussi fort,
08:28aussi spontané,
08:29en apparence spontanée,
08:31parce que ça a été du travail,
08:32on ne mobilise pas 700 points en France
08:34simplement en faisant un appel
08:35à la radio.
08:36Donc on a beaucoup bossé
08:37en sous-marin, on va dire,
08:39avant que ça émerge.
08:40Mais surtout,
08:40c'est parce qu'on s'est d'abord
08:41connus en ligne
08:42et qu'à ce moment-là,
08:44il n'y avait pas de considération politique.
08:45On sortait pour des questions
08:46de précarité, de démocratie.
08:48Il y avait tout le monde
08:49là-dedans en plus,
08:50dans les opinions.
08:51Voilà, tout le monde se reconnaissait
08:52dans ce qu'il y avait à revendiquer.
08:53C'est lorsqu'il y a eu
08:54effectivement les politiques
08:55et qu'on a eu
08:57tous ces corps intermédiaires
08:59qui se sont associés
09:00que là, les débats ont évolué
09:03et puis que ça a pris
09:04un aspect beaucoup plus revendicatif
09:05sur certains sujets.
09:07Et donc du coup,
09:08ça a pu à un moment donné
09:09diviser, séparer les gens, etc.
09:10Mais dans un premier temps,
09:11ça a d'abord été spontané
09:12parce qu'on s'est retrouvés
09:13sur un terrain
09:15plus ou moins neutre,
09:16donc le numérique.
09:17Donc encore une autre forme
09:17assez inédite
09:18d'émergence de mobilisation
09:20qui ensuite a permis
09:21aux gens de se rapprocher
09:22très fort,
09:23de sortir dans la rue.
09:24Mais après, voilà,
09:24il y a eu des politiques.
09:25Alors après, l'idée,
09:26ce n'était pas de dire
09:26que ces personnes-là
09:27ne sont pas les bienvenues
09:28au sens du débat.
09:31Mais c'est plutôt,
09:32effectivement,
09:32pour éviter
09:33qu'il y ait de la récupération
09:34au sens où on la décrivait
09:35tout à l'heure.
09:35Anissa, enfin oui.
09:36Moi, je pense que là
09:37où les politiques se mêlent,
09:39il y a division.
09:42populaire à la base,
09:43que ce soit pour les Gilets jaunes
09:44il y a quelques années
09:45ou aujourd'hui
09:46avec cette journée du 10 septembre.
09:48Il y a un consensus populaire
09:49avec aucune distinction
09:51de couleur politique,
09:54de choix social.
09:56On est sur un consensus
09:58des taxes.
09:59Et d'ailleurs, tout à l'heure,
10:00quand vous avez énuméré
10:01les revendications
10:03des Gilets jaunes,
10:04j'ai l'impression
10:05que rien n'a changé.
10:06C'est les mêmes.
10:07On entend exactement
10:08la même chose.
10:09Et juste pour terminer,
10:10on tolérait
10:11l'introduction
10:13de couleurs politiques
10:15sur une manifestation
10:16de ce type,
10:17c'est accepter la division.
10:19Et c'est dommage
10:19parce que,
10:20enfin moi,
10:20je trouve ça dommage
10:21parce que là où il y avait
10:23consensus,
10:24en fait,
10:24il n'y en aura plus.
10:25En tout cas,
10:25on suivra évidemment
10:26ce mouvement du 10 septembre.
10:28J'aimerais tous vous remercier
10:29d'en avoir débattu.
10:31En tout cas,
10:31désolé Anthony Martin-Smith,
10:33vous l'avez senti,
10:33je vous ai coupé l'arbre
10:34sous le pied.
10:34Ça arrive.
10:35Mais c'est l'horloge
10:36qui a fait ça,
10:36c'est pas ma faute.
10:37Priscilla Ludoski,
10:38d'abord merci beaucoup.
10:39Je rappelle que vous êtes
10:40la présidente du collectif
10:41des luttes sociales
10:41et environnementales.
10:43C'est le titre
10:43duquel vous vous prévalez
10:46aujourd'hui.
10:47A bientôt sur Sud Radio,
10:48Priscilla Ludoski.
10:49Quand vous le voudrez.
10:50Merci à Anthony Martin-Smith,
10:52merci à Anissa Artaoui.
10:53Vous ne le trouverez pas
10:53deux fois Jean-Marie.
10:54C'est ça, exactement.
10:56Et merci à Madi Seydi.
10:58Je le rappelle,
10:59à partir de lundi,
11:00vous retrouverez
11:01à la même heure
11:02Judith Bélair
11:03qui revient de vacances
11:03en compagnie
11:04de Frédéric Brindel.
11:05Mais les vraies voix
11:06resteront toujours
11:07les vraies voix.
11:08Quant à moi,
11:08je vous souhaite
11:08une excellente soirée.
11:09A l'écoute de Sud Radio.
11:11Du côté des commerces,
11:13avec Sud Radio
11:14et le réseau des chambres
11:15de commerce et d'industrie.
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