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  • il y a 1 an
Avec Arié Bensemhoun (directeur général d’Elnet France, organisation qui œuvre au resserrement des relations entre l’Europe et Israël) et Olivier Verdale, vigneron à Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse

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##LES_GRANDS_DEBATS_DU_MATIN-2025-08-20##

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News
Transcription
00:00Et avant notre premier débat, Ashtag, on en parle avec vous, Jules Boscherini, Emmanuel Macron,
00:06donc accusé par Benjamin Netanyahou d'alimenter le feu de l'antisémitisme en France, comme je le disais à l'instant.
00:13Oui, c'est dans une lettre adressée hier à Macron que Netanyahou fustige la décision de reconnaître l'état de Palestine.
00:19Et elle fait l'effet d'une bombe et risque de créer un bras de fer entre les deux pays,
00:22puisque ces accusations du Premier ministre israélien ne manquent pas de faire réagir,
00:26en particulier sur les réseaux sociaux, où beaucoup se rangent derrière Benjamin Netanyahou.
00:32Il a raison en reconnaissant l'état de Palestine avant même la libération de tous les otages.
00:37Macron, même involontairement, donne raison au Hamas, juge un internaute sur X,
00:42ou encore Macron avec son refus de participer à la marche contre l'antisémitisme
00:46et sa lubie de reconnaissance de l'état palestinien participe à l'antisémitisme.
00:51Et aucune réaction là-dessus, Jules, pour défendre bien le président Emmanuel Macron.
00:56Bien sûr que si, il y a tout de même quelques irréductibles qui se rangent du côté du président français.
01:00C'est assez rare pour être souligné, mais ils sont bien là.
01:03C'est l'hôpital qui se fout de la charité, c'est Netanyahou qui extermine la population de Gaza,
01:08juge cet internaute toujours sur X.
01:10Et de son côté, la présidence française a répondu, elle aussi, avec fermeté à des accusations qu'elle juge abjectes et erronées.
01:17L'Elysée affirme également que la République protège et protégera toujours ses compatriotes de confession juive.
01:23Emmanuel Macron conclut sa réponse en expliquant que la période exige gravité et responsabilité,
01:28pas amalgame et manipulation.
01:30Voilà ce qu'on dit donc sur les réseaux concernant cette crise entre Benjamin Netanyahou et Emmanuel Macron.
01:39On en parle tout de suite.
01:41Merci à vous, merci à vous, Jules Boscaini.
01:43Et nous sommes en ligne avec vous. Bonjour, Harry et Ben Samoun.
01:53Bonjour, merci de m'accueillir ce matin.
01:54Alors, vous êtes le directeur général d'Elnet France.
01:58Comment vous décrire, vous œuvrez, on va dire quoi, au resserrement des relations entre, globalement, l'Europe et Israël ?
02:05C'est bien ça ?
02:05Oui, notre organisation est une organisation européenne, internationale, qui oeuvre au rapprochement et au renforcement des relations entre les pays européens et Israël.
02:13Évidemment, la France en première ligne.
02:16Harry et Ben Samoun, qu'est-ce que vous dites de cette lettre-choc, il faut le dire, de Benjamin Netanyahou ?
02:22Écoutez, vous savez, la situation est extrêmement tendue.
02:26Le président de la République a pris une décision extrêmement grave,
02:32qui consiste à reconnaître de manière unilatérale et sans aucune condition un État palestinien.
02:38C'est incontestablement une manière de récompenser le Hamas pour les crimes du 7 octobre,
02:44mais également l'autorité palestinienne qui, je dois le rappeler à nos auditeurs,
02:49n'a pas condamné cette agression le 7 octobre et le jour qui ont suivi.
02:53Il a attendu, il y a quelques jours, dans cette lettre tellement opportunément envoyée au président de la République,
02:59à sa demande d'ailleurs, c'est presque un courrier qui a été dicté par le Quai d'Orsay,
03:04pour dire qu'il le condamnait, etc.
03:06Mais beaucoup trop tard, et ce sont là des mensonges que nous connaissons bien,
03:10venus d'une personnalité, Mahmoud Abbas, 90 ans bientôt,
03:15qui en est à la 20ème année de son mandat de 4 ans,
03:20qui est quelqu'un de totalement corrompu,
03:23et qui participe de cette radicalisation de la société palestinienne,
03:26parce que vous savez, « From the river to the sea, Palestine will be free »,
03:29ce n'est pas que le slogan du Hamas,
03:31c'est le slogan de tous les Palestiniens, malheureusement, aujourd'hui,
03:36que ce soit dans la bande de Gaza ou en Cisjordanie.
03:39Par conséquent, le président de la République,
03:41qui prend cette décision tout seul,
03:44contre l'avis de la population française,
03:46parce que je rappelle que 78% des Français sont opposés
03:50à cette reconnaissance unilatérale sans condition.
03:52non pas à un État palestinien,
03:54non pas à une solution négociée,
03:56non pas à la paix.
03:57Mais qu'est-ce que vous dites ce matin,
03:58Arié Ben Samoun,
03:58pour bien comprendre votre position,
04:01c'est la reconnaissance à terme d'un État palestinien,
04:04vous la rejetez,
04:06ou vous nous dites ce matin que ce n'est pas le moment de le faire ?
04:09Ce n'est pas une question de moment seulement,
04:12c'est une question également d'interlocuteurs,
04:15de partenaires,
04:15de conditions dans lesquelles cet État de Palestine,
04:19ou en tout cas cette solution pacifique négociée,
04:22entre les Israéliens et le monde arabe en général.
04:26Je rappelle que ce que l'on appelle la question palestinienne
04:28est née très tardivement,
04:31après la guerre déclenchée par les Arabes,
04:33pour éradiquer Israël.
04:35Ce n'est pas la question de l'État palestinien
04:37qui a provoqué la guerre,
04:38c'est l'existence même d'Israël
04:39qui a provoqué la guerre de 1948,
04:42que les Arabes ont déclenchée,
04:44et qui a provoqué à la fois un exode de réfugiés,
04:48comme cela malheureusement se fait dans toutes les guerres,
04:51et qui a cristallisé cette question palestinienne.
04:54Par conséquent, il y aura la paix un jour,
04:55avec le monde arabe,
04:56et ça inclura également une solution politique
05:00pour les Palestiniens,
05:03pour les Arabes palestiniens
05:04qui vivent dans la bande de Gaza,
05:06et en Cisjordanie, Judée et Samarie,
05:08et à partir de là,
05:09les choses pourront se faire,
05:10mais dans le cadre d'une négociation globale,
05:13dans le cadre d'un échange
05:15entre personnes qui veulent la paix.
05:16Et vous savez, la paix ne peut se faire
05:19que si les deux parties au conflit
05:22décident qu'il faut faire la paix.
05:23ne font pas l'une vers l'autre.
05:26Arie Ben Samoulti,
05:27vous convoquez l'histoire,
05:28et vous avez bien raison,
05:29parce qu'il faut comprendre
05:29ce qui se passe dans la zone,
05:31et remonter le temps à chaque fois.
05:33Regardons Gaza,
05:35nous remontons le temps,
05:36c'est Sharon,
05:38qui était le Premier ministre,
05:39Ariel Sharon,
05:40c'est en 2005,
05:41ça a 20 ans,
05:42cette histoire,
05:42qui décide de se retirer,
05:44de mettre fin à l'occupation militaire
05:46de la bande de Gaza,
05:48et ce sont des colonies israéliennes,
05:49il y en avait une vingtaine,
05:5021 colonies,
05:52qui se retirent unilatéralement,
05:54à l'époque c'était un accord
05:56avec l'autorité palestinienne
05:57que vous avez évoquée,
05:59mais c'est le Hamas
06:00qui, on va dire,
06:01remporte la mise aux élections,
06:03le malentendu,
06:03il part de là depuis 20 ans,
06:06Ariel Ben Samoulti,
06:07c'est une décision
06:08qui avait été prise à l'époque
06:10par Sharon,
06:10qui ensuite a été malade,
06:13mais aujourd'hui,
06:14revenir de la part de Netanyahou,
06:16tenter, on va dire,
06:18d'occuper Gaza,
06:19n'est-ce pas là ?
06:19Mais ça n'est pas vrai.
06:20Mais ça n'est pas vrai,
06:22monsieur, vous répétez là,
06:23et excusez-moi de vous le dire.
06:25Alors, c'est une question
06:26qui appelle une réponse catégorique,
06:27ça n'est pas vrai.
06:28Il ne s'agit pas de réoccuper
06:30la bande de Gaza,
06:32il s'agit simplement
06:33d'occuper ponctuellement,
06:36militairement,
06:37la ville de Gaza
06:38pour en déloger
06:39les derniers terroristes du Hamas,
06:41qui d'ailleurs maintiennent
06:43encore des otages
06:44en détention,
06:45dans les conditions
06:46que chacun a pu observer,
06:47de barbarie,
06:48de cruauté
06:49absolument monstrueuse.
06:51Il ne s'agit pas
06:52de réoccuper Gaza.
06:53Les Israéliens,
06:54dans leur immense majorité,
06:56sont pétris
06:57de l'esprit
06:57de la paix,
06:58ils veulent la paix,
06:59simplement.
07:00Ils n'ont pas aujourd'hui,
07:01en face d'eux,
07:02une autorité palestinienne
07:04digne de ce nom,
07:05qui veut également
07:06faire la paix
07:06avec les Israéliens.
07:07Par conséquent,
07:08il y a une guerre.
07:09Cette guerre,
07:10elle a été déclenchée
07:10par le Hamas.
07:12Elle a été soutenue
07:13par l'autorité palestinienne.
07:14Cette guerre,
07:15les Israéliens
07:15ne l'ont pas voulu.
07:16Ils sont obligés
07:17de la mener
07:17et je rajouterai,
07:19ils sont obligés
07:20de la gagner
07:21parce que dans cette région,
07:23si vous ne gagnez pas
07:24la guerre,
07:25alors c'est que vous la perdez
07:26et il serait terrible,
07:28tragique,
07:29pour Israël,
07:30pour le Moyen-Orient,
07:31pour les pays occidentaux,
07:33pour les démocraties
07:34qui sont aussi attaquées
07:35par les islamistes,
07:36qui sont victimes
07:37de l'antrisme
07:38des frères musulmans
07:39parce que nous sommes
07:39en train de parler de ça
07:40aujourd'hui au Moyen-Orient.
07:42Ce sont les frères musulmans,
07:43c'est le Hamas,
07:44c'est le Qatar
07:45qui manipule
07:46tout ce petit monde
07:46qui est à la manœuvre
07:47pour faire triompher
07:49non pas
07:49la cause palestinienne
07:51dont ils n'ont rien à faire,
07:52mais pour faire triompher
07:53l'islamisme.
07:54Nous, les Français,
07:55nous le savons,
07:56nous avons été
07:56durement attaqués
07:57en 2012 à Toulouse,
07:59en 2015
07:59avec le Bataclan,
08:01avec Charlie Hebdo,
08:02avec Hyper Kacher,
08:04nous le savons
08:04que nous sommes aux prises
08:05avec des terroristes
08:07islamistes
08:08qui veulent retourner
08:09nos sociétés.
08:09Donc, il faut mettre
08:11des mots sur le mal,
08:12identifier nos ennemis
08:14et les combattre,
08:15ce que nous ne faisons pas
08:17suffisamment en France.
08:19Voilà, c'est ce qui est
08:20en train de se passer
08:21et moi, je déplore profondément
08:23que le président de la République
08:24ait manqué à ce point,
08:26à sa parole.
08:27Comment peut-on partir
08:28du mois d'octobre 2023
08:30avec cette idée
08:31d'une coalition internationale ?
08:32C'est ce qu'il avait dit
08:33en se rendant à Tel Aviv
08:34à l'époque.
08:35Exactement, il avait dit ça
08:36trois jours après
08:37sur le tarmac
08:38de l'aéroport d'Egypte
08:40au Caire,
08:40il dit, il faut un cessez-le-feu
08:42mais on est en train
08:43de naviguer
08:43en plein monde
08:44d'incohérence
08:45et ça n'est pas acceptable
08:46pour un grand pays
08:47comme la France
08:48de baloter
08:49entre les flots
08:50comme le fait
08:51le président de la République
08:52depuis maintenant deux ans
08:53avec cette question
08:54de la guerre à Gaza.
08:55On a 51 otages,
08:57la France a eu 50 victimes,
08:59ça a été le premier pays
09:00touché par les atrocités
09:02du 7 octobre
09:02et on voudrait effacer
09:04les crimes aujourd'hui,
09:05oublier les otages,
09:06récompenser les terroristes,
09:08ça n'est pas acceptable
09:08et d'ailleurs,
09:10les Français,
09:10je le répète,
09:11le savent,
09:11les parlementaires
09:12sont majoritairement opposés
09:14à cette décision.
09:16Alors oui,
09:17le président de la République
09:18qui lui-même avait dit
09:19rappelez-vous
09:20la haine d'Israël,
09:21l'antisionisme,
09:22c'est le nouveau visage
09:23de l'antisémitisme.
09:25Comment peut-il aujourd'hui
09:27à ce point
09:27trahir sa propre parole ?
09:30Pierre,
09:30le maire de Bord,
09:32le maire des écologistes
09:33de Bordeaux,
09:34Arié Bensemoun,
09:35qui était notre invité politique
09:36ce matin,
09:36a pris une décision,
09:38lui,
09:38dans sa ville,
09:39c'est de suspendre,
09:41vous savez,
09:41la coopération
09:43avec Ashdod,
09:44le grand port israélien
09:45qui est une ville jumelée.
09:47Il s'en est expliqué ce matin,
09:48il a aussi partiellement réagi
09:50à la lettre
09:51de Benjamin Netanyahou.
09:52Écoutez.
09:53Je trouve naturellement
09:54que c'est totalement
09:54excessif,
09:57abject,
09:57comme cela a été dit.
09:58Je crois que ce n'est pas du tout
09:59la réalité.
10:02Je ne vais pas tomber
10:02dans ce panneau
10:03politicien
10:04quand le président
10:05de la République
10:05défend des intérêts
10:07qui me paraissent
10:07importants.
10:08Il y a une position
10:09aussi, je trouve,
10:10assez équilibrée.
10:12Mais je trouve
10:12que l'attitude
10:13de M. Netanyahou
10:15ne me paraît pas acceptable.
10:17Arié,
10:18comment est-ce que vous expliquez
10:20que votre position
10:20à vous,
10:21elle soit si difficile
10:22à défendre aujourd'hui ?
10:24Mais pas du tout.
10:25Elle n'est pas difficile
10:26à défendre.
10:27Enfin,
10:27c'est quand même incroyable.
10:29M. Pierre Hurmig,
10:30le maire de Bordeaux,
10:30qui appartient à un parti
10:32qui est allié du Hamas,
10:33qui fait la politique...
10:35Oui,
10:36le parti des écologistes
10:37et qui,
10:38depuis le 7 octobre,
10:39avec la France insoumise
10:41et les partis
10:42du nouveau Front populaire,
10:45soutiennent le Hamas,
10:47décrivent le Hamas
10:48comme un mouvement
10:48de résistance,
10:49alors que c'est un mouvement
10:50islamiste,
10:51terroriste,
10:52qui maltraite
10:53sa propre population.
10:54Non,
10:55je trouve que là,
10:56c'est quand même
10:56assez incroyable
10:57d'entendre quelqu'un
10:59qui a toujours eu
11:00la même ligne,
11:01pas du tout équilibré
11:02comme il le prétend,
11:03qui est au contraire
11:04un anti-Israélien patenté
11:07et qui vient nous expliquer
11:08aujourd'hui
11:10qu'il va rompre
11:12les relations
11:13avec la ville d'Ajdot
11:14comme peuvent le faire
11:16d'autres responsables politiques,
11:17mais qui sont déconnectés
11:19de la réalité
11:19de ce que pense
11:20l'opinion publique.
11:21Et moi,
11:22je crois que là,
11:22nous avons un vrai sujet
11:23qu'il faudrait aborder.
11:24posons la question aux Français.
11:26Pourquoi le président
11:27de la République
11:27ne fait pas
11:28un vote
11:30à l'Assemblée nationale
11:30pour savoir
11:31s'il a le soutien
11:32du Parlement ?
11:32Parce qu'on sait
11:33qu'il n'a pas
11:33le soutien de la population.
11:34Vous souhaiteriez ce vote
11:35à l'Assemblée ?
11:35Ce sera le mot de la fin.
11:37Écoutez,
11:37moi je souhaiterais
11:38effectivement
11:39qu'on prenne en compte
11:39la vie des Français,
11:40soit directement
11:41par un référendum,
11:42mais ce référendum
11:43n'aura évidemment pas lieu,
11:44parce que là,
11:45nous sommes là
11:45face au lubis d'un seul homme
11:47ou l'Assemblée nationale.
11:48Il y a une représentation nationale
11:50qui a été élue
11:51après la dissolution
11:52par le président
11:52de la République,
11:53encore une grande idée,
11:54il y a un peu plus
11:56d'un an,
11:57posons la question
11:58aux parlementaires.
11:58Vous avez eu
11:59une lettre signée
12:01par 130 sénateurs
12:02qui s'opposent
12:03à la reconnaissance
12:04unilatérale.
12:05Il ne se passe pas
12:05un jour sans que
12:06les députés,
12:07y compris les députés
12:08du parti d'Emmanuel Macron,
12:10se mobilisent
12:10contre cette décision,
12:12parce que chacun sait bien
12:13que d'abord,
12:13elle ne va pas créer
12:14la paix,
12:15elle ne va pas créer
12:16un État palestinien
12:17qui n'existe pas,
12:18mais qu'au contraire,
12:19elle va rajouter
12:19les Juifs sur le feu
12:20et elle va,
12:21il faut le dire,
12:22armer le bras
12:23de ceux qui en France
12:24et ailleurs dans le monde
12:25attaquent les Juifs.
12:26Parce qu'on nous dit
12:27qu'on lutte contre
12:27l'antisémitisme,
12:28mais l'antisémitisme
12:29aujourd'hui,
12:30cette forme particulière
12:31de la haine des Juifs
12:32que nous rencontrons
12:33aujourd'hui en France,
12:33elle est le fait de qui ?
12:34Eh bien de ceux
12:35qui disent
12:36« from the river to the sea »
12:37de la mer au Jourdain,
12:40la Palestine sera frise,
12:41ce sont ceux-là
12:41qui aujourd'hui
12:42attaquent les Juifs.
12:46On lutte contre
12:47l'antisémitisme
12:48des années 20
12:48et ça n'est pas
12:49en parlant à nouveau
12:51de l'affaire Dreyfus
12:52qu'on va régler
12:53le problème
12:54auquel nous sommes
12:54confrontés aujourd'hui
12:55que malheureusement
12:56nos dirigeants
12:57au plus haut niveau
12:58ne veulent pas voir.
12:59La France est aux prises
13:01avec une menace
13:02qui bien évidemment
13:03cible les Juifs
13:04mais menace
13:05l'ensemble de notre société
13:06et particulièrement
13:07la République française.
13:08Très vite parce que
13:08le temps tourne
13:09et nous sommes très en retard.
13:10Henri Eben Samoun,
13:11juste un mot,
13:12vous voudriez que vous réagissiez
13:13à ce qui vient de tomber,
13:14le ministère israélien
13:15de la Défense
13:16qui approuve
13:17le plan pour la prise
13:18de la ville
13:18et rappelle
13:1960 000 soldats
13:21réservés
13:22pour Tzal.
13:24Un mot ?
13:25Eh bien,
13:26un mot,
13:26c'est que je souffre
13:27avec mes frères en Israël
13:29évidemment
13:29qui sont confrontés
13:30à cette guerre
13:31mais vous savez,
13:32le président de la République française,
13:34un certain nombre
13:35de décideurs européens
13:36qui ont compris
13:37qu'ils n'arriveraient pas
13:38à amener
13:39le Hamas
13:40à récipitance,
13:41qu'ils n'arriveraient pas
13:42à faire libérer
13:43les otages,
13:44qu'ils n'arriveraient pas
13:45à démilitariser
13:45la bande de Gaza,
13:46ont décidé
13:47d'attaquer Israël
13:48et de demander
13:49tout simplement
13:50à Israël
13:51de capituler.
13:52C'est comme si
13:53après le Bataclan,
13:54on avait demandé
13:55à la France,
13:56à la Grande-Bretagne,
13:56aux alliés
13:57de ne pas attaquer
13:58l'État islamique
13:59et bien pire que ça,
14:00de reconnaître
14:01l'État islamique
14:01après que nous en ayons
14:03été les victimes.
14:03Merci à vous.
14:04Merci à vous.
14:04Merci Arié
14:05Bansamoun.
14:05Je rappelle,
14:06la directeure générale
14:07d'Elnet France,
14:080826 300 300,
14:10vous réagissez,
14:11à tout de suite,
14:11pour le deuxième débat
14:12sur Sud Radio.
14:14Le Grand Matin Sud Radio,
14:167h10h,
14:17Jean-François Akili.
14:18Il est 9h22,
14:20souvenez-vous,
14:21il y a tout juste 15 jours,
14:23les habitants du massif
14:24des Corbières dans l'Aude,
14:25les touristes également,
14:26étaient confrontés
14:27à un gigantesque incendie
14:30au lever du jour,
14:31incendie qui allait ravager
14:3217 000 hectares
14:34jusqu'au week-end.
14:36Ne nous oubliez pas,
14:37on lançait alors
14:38les élus,
14:39les viticulteurs de l'Aude,
14:41ceux des vins des Corbières,
14:42ceux qui se sont trouvés
14:43sur le passage terrifiant
14:46de ce méga-feu,
14:4715 jours après l'incendie.
14:50Quel bilan pour les sinistrés
14:52du massif des Corbières ?
14:54Bonjour à vous,
14:55Olivier Verdal.
14:57Bonjour à vous
14:57et à vous tous
14:58et à vous toutes.
14:59Heureux de vous retrouver,
15:00vous êtes vigneron
15:01à Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse
15:03dans l'Aude.
15:03Nous étions de mémoire,
15:05en vidéo avec vous
15:06sur Sud Radio,
15:07à ce moment-là,
15:08vous nous aviez fait constater
15:09sur le terrain
15:10les dégâts considérables
15:12après le passage du feu.
15:14Olivier Verdal,
15:15où en êtes-vous
15:1515 jours plus tard ?
15:17Eh bien,
15:18ou 15 jours plus tard,
15:20on parle plus de vandages
15:22que de dégâts,
15:23bien entendu.
15:24Heureusement.
15:24Mais ces vandages,
15:26malheureusement,
15:26sur ce massif des Corbières,
15:28ont été impactés
15:29par cet ogre
15:31qu'on appelle
15:31l'ogre des Corbières,
15:32maintenant.
15:33Et c'est vrai
15:33qu'on se pose
15:35beaucoup de questions
15:36par rapport à la rentrée
15:37de cette récolte
15:39qui est franchement
15:40compromise.
15:41Franchement compromise.
15:42En termes de volume,
15:44qu'est-ce qui aura
15:45disparu,
15:46si je puis dire ?
15:47Alors,
15:48on parlerait,
15:49parce que les chiffres
15:50encore ne sont pas arrêtés,
15:51alors je vous parle
15:52de plus de 2000 hectares
15:54de vignes impactées
15:55par des intensités
15:58de plus en plus fortes.
15:59Et puis,
16:00on a ce fameux nuage
16:02qui est passé au-dessus de nous
16:03qui a impacté
16:04des vignes
16:05qui n'ont pas été touchées
16:05par l'incendie
16:06mais qui ont impacté
16:07malheureusement
16:07le raisin
16:09par sa qualité.
16:11Ça veut dire
16:11que ce que vous récoltez
16:13est de qualité moindre
16:15ou vous aurez
16:16moins de volume
16:17derrière
16:17pour faire du vin,
16:19tout simplement ?
16:20Tout à fait.
16:21On va perdre
16:22inévitablement
16:23des volumes importants
16:25sur l'ensemble
16:26de l'appellation.
16:27Vous avez une estimation
16:27en pourcentage ?
16:29Je sais que c'est difficile.
16:30Non,
16:30actuellement,
16:31c'est très difficile
16:32de le quantifier
16:33parce que
16:34le problème
16:35que nous avons
16:36c'est que
16:37c'est à pas de fourmis
16:38qu'on avance
16:39et encore,
16:40bon,
16:40le feu n'est pas encore
16:41maîtrisé,
16:42en fait,
16:42il a été maîtrisé
16:43mais il n'est pas été.
16:44Voilà,
16:45et puis,
16:46on a quand même
16:47cette question de qualité
16:48aussi
16:49qu'on doit respecter
16:50le consommateur,
16:51c'est-à-dire que
16:52si le raisin
16:53est impropre
16:54à la consommation,
16:55nous ne le récolterons pas.
16:56Voilà,
16:56nous sommes déjà
16:57respectueux
16:58et respectables
16:59donc,
17:00on saura faire
17:01la part des choses.
17:01Olivier Verdal,
17:02il y a 15 jours,
17:03c'était le choc,
17:04vous nous montriez
17:05les ravages
17:07de ce méga-feu,
17:08de cet ogre
17:09des décorbières
17:10comme vous l'appelez,
17:11passer le choc,
17:13comment est-ce qu'on reprend,
17:15comment est-ce qu'on repart
17:16derrière ça ?
17:17C'est très difficile,
17:19très difficile
17:19pour toute la région
17:21impactée.
17:23Je dirais que
17:23nos villages
17:24des corbières
17:25qui ont été
17:25impactés
17:26par cet incendie
17:27sont en deuil
17:28encore,
17:28puisque vous savez
17:29que des personnes
17:30ont disparu,
17:31il y en a qui ont perdu
17:31leur bien matériel
17:32aussi de récolte
17:33et maintenant,
17:34l'outil de travail
17:35qui est l'outil de travail
17:36le plus important,
17:38c'est le vignoble.
17:39C'est le vignoble.
17:41Olivier Verdal,
17:42il y a eu
17:43cet appel
17:43qui a été lancé
17:45par plusieurs d'entre vous
17:47qui avaient été
17:48victimes du feu,
17:49c'est
17:50ne nous oubliez pas.
17:51Est-ce que vous avez
17:52la sensation
17:53qu'un jour après
17:53que la machine
17:55s'est mise en route
17:56pour,
17:57on va dire,
17:58vous aider
17:58et vous aider
17:59à vous relever ?
18:00Je parle de l'État.
18:01Oui,
18:02je pense que
18:03la machine
18:04s'est mise en route
18:04et elle est
18:06très très bien en route.
18:07Moi,
18:08je dois féliciter
18:08et remercier
18:09les pouvoirs publics
18:10et notamment
18:11notre ministre
18:12d'Agriculture
18:12qui est venu
18:13sur notre commune
18:14et qui a débloqué
18:158 millions d'euros
18:20de fonds
18:20dédiés
18:21à cet incendie.
18:23Voilà,
18:23donc nous avons
18:24eu une réunion
18:24hier au foyer
18:25de Durban
18:26pour l'ensemble
18:27de la zone impactée
18:28mais n'oublions pas
18:29aussi que nous avons
18:30quand même
18:30eu quelques incendies
18:32sur cette même zone
18:33depuis le mois de juillet.
18:35Voilà,
18:35donc il y aura
18:36une répartition
18:37qui sera faite
18:38judicieusement
18:38qui a été
18:40nommée
18:41par le...
18:42Madame Anne-Genevard
18:43a demandé au préfet
18:44de répartir équitablement
18:46entre les zones
18:47sinistrées.
18:48On attend quand même
18:49le travail
18:50qui se fait
18:51bien entendu
18:52et qui a débuté
18:53depuis le chématel.
18:54Il va falloir répartir
18:55cette aide
18:56qui est nécessaire
18:57aujourd'hui.
18:57Elle va suffire
18:58vous pensez
18:59à redémarrer
19:00l'activité
19:01à terme ?
19:02Non,
19:03je pense qu'elle
19:03ne sera pas suffisante
19:04malheureusement
19:05mais je le dis
19:06petit à petit
19:08c'est vrai
19:09que nos exploitations
19:11vont revivre
19:12grâce à des aides
19:13grâce à de la générosité.
19:15Voilà,
19:16je sais que les consommateurs
19:17aussi sont
19:18vraiment impliqués
19:20dans notre aide
19:21puisqu'ils consomment
19:23pas mal de vins
19:24décorbières
19:25et je les en félicite
19:26et je les remercie
19:27et surtout
19:29et puis il faut voir
19:30sur le long terme
19:32un réaménagement
19:33du territoire
19:34qui passera peut-être
19:35par une replantation
19:37de toutes ces vignes
19:38qui ont été arrachées.
19:39Il y a plusieurs actes
19:42il y a l'urgence
19:44maintenant
19:45dans les moyens
19:48que le ministère
19:49a mis à notre disposition
19:50et je tiens
19:51moi à féliciter
19:52nos responsables
19:53locaux
19:53qui sont
19:54en permanence
19:55avec
19:56les pouvoirs publics
19:58qui sont à Paris
19:59en discussion permanente
20:01alors je ne veux pas citer
20:02les uns
20:03parce que j'oublierai
20:04beaucoup de personnes
20:04mais bon
20:05les deux grandes familles
20:06de métiers
20:07se sont occupées
20:07que ce soit
20:08les vignerons indépendants
20:09et la coopération
20:11et je pense que
20:12maintenant
20:12il est temps
20:13de se mettre
20:13autour d'une table
20:14à tous
20:14pour qu'on discute
20:15de l'après.
20:16Voilà.
20:17Olivier Verdal
20:18je tiens d'ailleurs
20:19entre parenthèses
20:20à vous dire
20:22que les vins
20:23des Corbières
20:23sont absolument
20:25fantastiques
20:26vous avez un consommateur
20:27en ligne
20:28au bout du fil
20:28qu'est-ce qui va se passer
20:30à l'avenir
20:31est-ce qu'il va falloir
20:32repenser
20:33l'espace naturel
20:35de ce massif
20:36des Corbières
20:37parce que ça avait été
20:38dit par vous-même
20:38d'ailleurs
20:39qu'il y avait eu
20:40toutes les formes
20:40d'abandon
20:41vous avez poussé
20:42à faire de l'arrachage
20:43et qu'il va falloir
20:44repenser l'espace
20:46dans les années
20:46qui viennent
20:47concrètement
20:47qu'est-ce que ça signifie ?
20:50Tout à fait
20:50il va y avoir
20:51un réaménagement
20:52de cet espace
20:53qui a été vacant
20:54par les arrachages
20:56successifs
20:57alors ça ne date pas
20:58des premiers arrachages
20:59c'est dans les années 90
21:00qu'on a commencé
21:01avec ces plans
21:02d'arrachage
21:03mais n'oublions pas
21:04une chose
21:05que la requalification
21:08de ce massif
21:09ne passera aussi
21:10que par de l'irrigation
21:11depuis qu'on demande
21:12de l'irrigation
21:13c'est vrai que nous
21:14on installerait des jeunes
21:15c'est vrai que
21:16on garderait
21:17notre végétal
21:18en pleine forme
21:19et qui ferait vraiment
21:20office de barrière
21:21anti-feu
21:22mais l'irrigation
21:24est un atout
21:26et on est en zone
21:27méditerranéenne
21:27très très sèche
21:28il y a 3 ans
21:29qu'on réclame
21:30de l'irrigation
21:31parce qu'on est
21:32en période de sécheresse
21:34où il pleut moins
21:35qu'aux portes du Sahara
21:36vous voyez un peu
21:37le delta
21:37et le déficit
21:38que nous avons
21:39sur cette zone
21:40en termes d'irrigation
21:41merci en tous les cas
21:43et j'imagine
21:43c'est faire de ce désastre
21:45parce que c'était
21:45un désastre
21:46c'est un désastre
21:47peut-être une opportunité
21:49pour repartir
21:51j'imagine
21:51Olivier Verdal
21:52et en mieux
21:53dans les années qui viennent
21:54merci à vous
21:55c'est tout fait
21:56merci à vous
21:57et je tiens à vous remercier
21:58sur la radio
21:59et je continue
22:00avec ce message
22:01ne nous oubliez pas
22:02non
22:02et ne vous inquiétez pas
22:03on va revenir vous voir
22:04c'était formidable
22:05merci Olivier Verdal
22:06je rappelle
22:06vous êtes viticulteur
22:07à Saint-Laurent
22:08de la Cabrerisse
22:10dans l'eau
22:11de 15 jours
22:12après le passage
22:12de l'incendie
22:13et bon courage
22:14à vous tous
22:150 826 300 300
22:18vous nous appelez
22:19vous avez la parole
22:20vous nous donnez
22:21votre avis
22:22sur l'antenne
22:22de Sud Radio
22:23à Saint-Laurent
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