- il y a 5 mois
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00:0011h-13h sur Europe 1, Stéphanie Demuru et vous.
00:04Au lendemain de la réunion donc entre les dirigeants européens,
00:08Volodymyr Zelensky et Donald Trump à la Maison Blanche,
00:11la paix semble ne jamais avoir été aussi proche.
00:14Et pourtant, je le disais, de nombreuses questions qui restent en suspens,
00:18dont une centrale.
00:19Quelle forme pourraient prendre les fameuses garanties de sécurité
00:22dont pourraient bénéficier l'Ukraine si chère aux Européens ?
00:26Qu'impliquerait une clause de solidarité sur le modèle de l'article 5 de l'OTAN ?
00:30L'envoi de troupes européennes est-elle souhaitable ?
00:33Beaucoup d'interrogations sans réponse à ce stade.
00:37Dans ce studio avec moi, Gérard Vespierre,
00:39analyste en géopolitique, fondateur du média LeMondeCrypté.com.
00:43Bonjour !
00:44Décrypté !
00:46Nous allons décrypter ensemble.
00:47Exactement, Gérard Vespierre.
00:50A nos côtés également, Nicolas Conquer,
00:52porte-parole du Parti Républicain en France.
00:55Gérard Vespierre, tout d'abord,
00:57que retenez-vous de cette journée à Washington ?
00:59Est-ce qu'on peut dire, à l'heure où l'on se parle,
01:01que la paix n'a jamais été aussi proche
01:03ou c'est allé vite en besogne pour vous ?
01:06Je pense que c'est allé vite.
01:08Effectivement, on est dans un processus de paix.
01:12Et donc, la paix sera au bout de ce processus-là
01:16dans quelques jours, dans quelques semaines, dans quelques mois.
01:19Oui, parce que, comme on le dit de façon, je dirais, naïve,
01:23il n'y a aucune guerre qui ne se soit jamais arrêtée.
01:26Et l'état des deux belligérants pousse à cette conclusion, je dirais, attendue.
01:33Et la journée d'hier, j'étais assez critique sur l'emploi du mot historique
01:38pour la visite à Anchorage, la réunion se met à Anchorage.
01:43J'étais aussi un petit peu en arrière de la main sur le mot historique hier.
01:49Mais, voyez-vous, je dois avouer que quand on a vu l'image,
01:53on a vu l'image de cette table rectangulaire
01:56avec, finalement, 31 pays et entités représentées,
02:01puisque c'est le nombre de membres de la coalition des volontaires,
02:0531 pays, 3 puissances nucléaires et une harmonie.
02:10Et c'est vrai, pardonnez-moi, j'ai un vestiaire,
02:12mais ça m'a frappé hier quand j'ai vu ça.
02:14C'est peut-être une des premières fois qu'on voit ce processus de paix
02:18se faire en direct devant nos yeux.
02:20Sur ce point, j'interrogerai Nicolas Conquer dans quelques instants.
02:23N'allons pas si vite.
02:24Non, mais Donald Trump est très transparent.
02:26C'est vrai qu'il a mis en scène...
02:27N'allons pas si vite, Stéphanie.
02:30N'allons pas si vite, parce qu'il y a beaucoup de choses
02:34qui sont en préparation depuis 6 mois, n'est-ce pas ?
02:36Donc, voilà, tout ne se passe pas autour de la table rectangulaire hier.
02:40Par contre, il y a un petit détail qui m'a vraiment intéressé.
02:45C'est autant le président Trump a été direct devant les caméras
02:49lors de la conférence de presse dans le salon Oval.
02:52Là, si vous regardez bien et regardez à nouveau la séquence,
02:57il a pratiquement lu un texte.
03:00Parce que...
03:00Oui, ce qui ne lui ressemble pas.
03:02Et voilà.
03:03Et donc, ça veut dire que l'état-major, donc républicain,
03:06notre ami va nous parler, l'état-major du Pentagone,
03:11du département d'État,
03:12ont fait en sorte qu'il n'y ait beaucoup de précision.
03:16Parce que là, on est effectivement près d'avancée majeure.
03:21Et il ne s'agit pas d'utiliser un mot pour un autre
03:23ou d'oublier de mentionner quelque chose.
03:26Donc, ça va dans le bon sens.
03:28Ce n'est pas une remarque critique que je fais.
03:30Mais le fait qu'on lui ait demandé,
03:33qu'il ait accepté cette discipline,
03:34ça veut dire qu'effectivement, chaque mot compte.
03:38Et pour conclure, il y a eu quand même un mot très étonnant
03:41vis-à-vis d'Emmanuel Macron, n'est-ce pas ?
03:43Que peu de médias ont repris.
03:45Je l'aime de plus en plus.
03:47Je ne sais pas s'ils étaient prévus dans le texte officiel
03:50auquel je fais référence.
03:52Vous voulez dire Donald Trump qui s'exprimait à l'endroit d'Emmanuel Macron ?
03:55Bon, il a eu un petit mot gentil pour chacun.
03:58Le brosage du Finlandais.
03:59Il a parlé du brosage du chancelier allemand.
04:02Il ne l'avait jamais vu aussi bronzé.
04:05Oui, et je crois que cela, voyez-vous, je vais terminer là-dessus,
04:10vient du fait qu'Emmanuel Macron a anticipé cette situation-là
04:16dès le mois de février de l'an dernier,
04:19en disant, après la paix,
04:21après la paix, on pourrait envoyer des troupes européennes en Ukraine,
04:26et ce serait bien qu'il y ait une réassurance américaine.
04:31Donc, je pense que la liaison France-États-Unis, voyez,
04:34est d'autant plus importante que cette vision est lue.
04:36On va justement en parler, parce que ça, c'est quelque chose, évidemment,
04:38qui nous intéresse, Français,
04:40et peut-être qu'il y en inquiète certains.
04:41Mais la vision est sorti de l'Élysée.
04:42L'envoi de troupes, tout le monde n'est pas forcément pour,
04:44et on en débattra tout à l'heure,
04:46parce que c'est certainement l'une des questions centrales, évidemment,
04:49de cette question du conflit ukrainien.
04:52Nicolas Conquer, sur la forme, c'est vrai que c'était assez cocasse
04:57et intéressant à regarder hier.
04:59C'est vrai que Donald Trump ne boudait pas son plaisir
05:02d'avoir quand même réuni tout ce beau monde,
05:04ses dirigeants européens autour de la table.
05:06Il a été pas mal critiqué au lendemain de sa rencontre avec Vladimir Poutine.
05:11Il n'empêche, on commence quand même à voir certains,
05:14alors pas résultats concrets,
05:16mais cela avance, comme nous le décrivait Gérald Vespierre.
05:18Oui, vous avez raison de le mentionner,
05:20il a été largement critiqué,
05:21alors qu'en soi, on lui doit,
05:23et il mérite beaucoup de crédit pour cette rencontre qui a eu lieu,
05:26je pèse mes mots,
05:27c'était une rencontre historique.
05:29Même lors de la Seconde Guerre mondiale,
05:31il n'y avait jamais eu autant de chefs d'État européens
05:33présents à la Maison-Blanche.
05:34Il l'a souligné, d'ailleurs.
05:34Même dans toute l'histoire, depuis la création de 1799,
05:37donc c'est suffisamment significatif pour le mentionner.
05:40Ça s'est déroulé dans une ambiance plutôt cordiale,
05:42malgré les enjeux qu'il y a derrière,
05:44on voyait qu'il y a une véritable proximité,
05:46et ces mots, à l'endroit de Emmanuel Macron et de le juge chef d'État aussi,
05:50visent, c'est des déclarations publiques,
05:52dans le style trumpien,
05:53et donc on le prend pour ce que ça veut.
05:54C'est vrai qu'il était très aimable avec tout le monde,
05:55même avec l'endroit de la tenue de Volodymyr Zelensky,
05:59n'est-ce pas,
06:00que chacun a souligné,
06:03qui était un petit peu en rupture avec le dernier épisode,
06:06le 28 février dans le bureau.
06:08Mais c'est où il y a cette intelligence de situation dans ce rencontre au sommet,
06:11une solennélité, un protocole,
06:13et des égards diplomatiques qui ont été présentés.
06:15Vladimir Zelensky a été accueilli personnellement par Donald Trump
06:18à l'entrée de la Maison Blanche,
06:19tapis rouge, égard militaire.
06:22Maintenant, sur ce qui est de Donald Trump,
06:24qu'on présente comme impétueux homme de scène,
06:28c'est passé à côté de certains forums,
06:30des discours de Varsovie,
06:32des discours devant l'ONU,
06:33sur lesquels il y a eu des prises de parole
06:34qui ont une très forte portée,
06:36avec vraiment beaucoup de doctrines qui ont été prises et établies,
06:39mais sur lesquelles il sait se tenir également à un script.
06:42Donc effectivement, il peut y avoir quelques mots hors prompteur.
06:44Ça dit quoi, ça, justement ?
06:45Mais ça fait qu'il y a une véritable prise en compte
06:48de l'enjeu de la situation
06:49et qu'il n'est pas juste dans une quête égotique personnelle
06:52d'un Nobel de la paix.
06:53C'est-à-dire qu'il a tout à fait conscience
06:54que ce qu'il est en train de se jouer là,
06:56c'est rien de moins que la paix.
06:58Et donc, à cet égard,
06:59on n'est pas juste là en train de faire un meeting de campagne
07:01ou d'amuser des gens pour que ça puisse être virale.
07:03Il y a une vraie prise en compte
07:05de l'instant qui est en train de se jouer
07:07et qui est historique.
07:08Alors, c'est vrai que les résultats,
07:10on les attend, évidemment.
07:12Premier pas important dans deux semaines,
07:14cette rencontre annoncée entre Vladimir Zelensky,
07:18Vladimir Poutine et Donald Trump.
07:22Alors, on cherche le lieu.
07:24Emmanuel Macron souhaite que ça soit à Genève,
07:28en Europe en tout cas,
07:29sur un lieu neutre.
07:32c'est souhaitable, justement,
07:34ce lieu, c'est important ?
07:36Je ne crois pas.
07:38Le lieu est...
07:39Après, en Corrède,
07:41j'en pourrais imaginer Hawaï, n'est-ce pas ?
07:43Pourtant, tout le monde parle de ça.
07:45Il y a eu la rumeur du Vatican.
07:46Il y a eu la Vatican, ça serait énorme.
07:48Parce qu'on le rappelle,
07:48il y a eu, à la faveur des obsèques de l'ancien pape,
07:51il y avait eu cette rencontre.
07:52La bénédiction suprême pourrait intervenir sur cette rencontre,
07:58après le tête-à-tête de Saint-Pierre.
08:02Mais je ne crois pas que le lieu ait vraiment d'importance.
08:06L'importance, c'est effectivement qu'il y ait cet échange,
08:09et qu'il y ait un début de négociation
08:13sur le point, non pas de la réassurance européenne
08:18et la présence de forces en Ukraine,
08:22mais sur les territoires.
08:25Oui, alors ça n'a pas été abordé hier,
08:27à préciser l'année de Macron.
08:29Et c'est bien que ça ne soit pas abordé,
08:30parce que le point des territoires,
08:32ça concerne effectivement les deux puissances.
08:34Ça concerne Zelensky et Poutine.
08:38Donc cette thématique-là, qui est centrale,
08:42tout le reste viendra s'articuler autour.
08:44S'il n'y a pas d'entente,
08:45il n'y aura pas d'intervention européenne en Ukraine, etc.
08:50Donc c'est central, il faut qu'il y ait cet accord
08:52qui se dessine, parce que ça va demander un peu de temps quand même.
08:55Justement, Gérard Vespierre,
08:56vous venez de le souligner à juste titre,
08:59cette question, elle est centrale,
09:00mais elle est aussi inquiétante,
09:02parce que les premiers éléments
09:06ne vont peut-être être pas toujours très optimistes.
09:11D'un côté, Vladimir Poutine a annoncé ses intentions,
09:15de l'autre côté, Volodymyr Zelensky dit
09:17qu'il lui paraît impossible de céder des territoires.
09:20Vous voyez-vous l'issue possible ?
09:2306, 09, je ne vous lirai pas là-dessus,
09:25mais oui, bien sûr,
09:27il est nécessaire qu'il y ait une suite.
09:29Et cette suite, elle est dans la dichotomie,
09:32dans la différence entre la réalité et le droit,
09:34entre le fait de facto et le de juré.
09:38De facto, en réalité, effectivement,
09:41les troupes russes sont en Crimée,
09:44les troupes russes sont dans le Donbass,
09:46sont dans les autres oblastes.
09:49Donc ça, c'est indéniable.
09:52Sauf que le Donbass n'est pas encore conquis.
09:55Elles sont là.
09:56Reconnaître la présence est une chose.
09:59Reconnaître, deuxièmement, en termes de droit,
10:01la souveraineté de la Russie sur ces territoires,
10:07en est une autre.
10:08Et regardez ce qui s'est passé avec la Crimée.
10:11La Crimée est donc annexée en 2014.
10:13Il n'y a que 11 pays du monde,
10:16sur les 193,
10:18qui reconnaissent la souveraineté de la Russie sur la Crimée.
10:22Donc, voyez-vous, il y a un écart,
10:25et je pense que toute l'habilité des diplomates,
10:27le travail des diplomates,
10:28va être de formuler le fait qu'effectivement,
10:32la Russie est là,
10:34donc il faut cadrer jusqu'où,
10:37à quel endroit, etc.,
10:38la frontière, la limite,
10:39mais elle n'est pas là en tant que propriétaire du sol,
10:43en tant que nation souveraine sur le sol.
10:45Et ça, ça va être un exercice très compliqué.
10:47C'est ce que soulignait le chancelier Merckx,
10:49les complications commencent,
10:51et c'est maintenant que commence le vrai travail.
10:53Lui a évoqué effectivement la notion de cesser le feu,
10:57et de toute importance,
10:58parce que tous les jours,
10:59hélas, hélas, hélas,
11:00la Russie continue à faire verser du sang ukrainien,
11:04avec ses bombardements.
11:05Donc, à partir du moment où on commence à parler entre eux,
11:09il serait de bon ton,
11:10que le Kremlin cesse de bombarder l'Ukraine.
11:13On va écouter les réactions politiques dans quelques instants.
11:16Juste après la pause,
11:17vous restez avec moi, Gérard Vespierre et Nicolas Conquer.
11:21Stéphanie Demuru, et vous ?
11:22Et Stéphanie, vous êtes entourée aujourd'hui par Nicolas Conquer,
11:25porte-parole du Parti Républicain en France,
11:27et Gérard Vespierre,
11:29analyste géopolitique et fondateur du média
11:31LeMondeDécrypté.com.
11:33Et on se pose cette question,
11:34la paix est-elle possible au lendemain de cette réunion,
11:37cette table qui réunissait les dirigeants européens,
11:41ainsi que le président ukrainien Zelensky,
11:43et Donald Trump.
11:44Je vous propose, avant de vous faire réagir,
11:46mes messieurs, d'écouter Emmanuel Macron
11:47à la sortie de cette table ronde.
11:50Écoutez.
11:51Vous avez un président américain,
11:52des présidents européens,
11:53un président ukrainien,
11:54qui veulent la paix.
11:56J'ai, pour ma part,
11:57les plus grands doutes quant à la réalité
11:59d'une volonté de paix de la part du président russe,
12:02parce qu'aussi longtemps qu'il pense
12:03qu'il peut gagner par la guerre,
12:05il le fera.
12:06Et que son objectif final,
12:08c'est de prendre le maximum de territoire,
12:10c'est d'affaiblir l'Ukraine
12:12et d'avoir une Ukraine qui n'est ou pas viable seule
12:15ou dans le giron russe.
12:16C'est à peu près évident pour tout le monde.
12:18Et donc, nous, notre objectif, c'est simple,
12:20d'avoir la paix le plus vite possible,
12:23de faire respecter le droit international
12:24de la souveraineté ukrainienne,
12:25d'avoir le moins de pertes territoriales
12:27pour l'Ukraine possible,
12:28et surtout d'aider l'Ukraine
12:31à résister à toute nouvelle agression,
12:33d'avoir une Ukraine qui a choisi l'Europe,
12:35de pouvoir continuer à choisir l'Europe librement,
12:37et de garantir la sécurité des Européens.
12:40Et c'est ça, ces fameuses garanties de sécurité
12:43dont nous avons besoin,
12:44pour l'Ukraine aujourd'hui, demain,
12:46et pour nous, Européens,
12:47parce que c'est notre sécurité qui se joue là-bas.
12:48– Gérald Vespierre, de toute manière,
12:51Emmanuel Macron n'affiche pas sa confiance,
12:53évidemment, envers Vladimir Poutine.
12:55D'ailleurs, il a dit hier à nos confrères d'LCI également,
12:58la Russie est un ogre.
13:00On en pense ce qu'on veut.
13:01Est-ce que c'est une manière correcte,
13:04adéquate, pertinente,
13:05de débuter une négociation, selon vous ?
13:08– La France n'est pas directement partie prenante,
13:11premièrement.
13:12Donc, de faire ses commentaires n'influe en rien
13:15sur la situation des négociations.
13:18Deuxièmement, quelle est la réalité ?
13:21La réalité, c'est qu'effectivement,
13:22il y a toujours des commandos russes
13:24qui poussent, qui rentrent dans des territoires ukrainiens
13:27chaque jour.
13:28Il y a des missiles et des drones
13:31qui, chaque nuit, tombent sur l'Ukraine.
13:33À partir du moment où il y a des négociations,
13:36on pourrait, logiquement, humainement,
13:39et c'est la demande aussi des premières dames
13:42des États-Unis et de l'Ukraine,
13:44de dire arrêtez de tuer les enfants
13:46et rendez ceux que vous avez pris.
13:48Donc, voilà.
13:48Donc, en arrêtant de tuer les enfants,
13:50c'est-à-dire qu'on arrête les bombardements.
13:52C'est un signe de bonne volonté.
13:54Et ce signe-là, alors peut-être va-t-il apparaître
13:56de la part de Vladimir Poutine
13:58à partir du moment où il a rencontré Zelensky,
14:00mais c'est urgent.
14:02Parce qu'à partir du moment où il ne le fait pas,
14:04la guerre se poursuit, voyez-vous.
14:06Et donc, qu'est-ce que nous a raconté,
14:09qu'est-ce que nous dit l'histoire plus exactement ?
14:11L'histoire nous a dit que
14:12quand l'Ukraine avait des missiles nucléaires chez elle,
14:16elle les a rendus à la Russie,
14:18accord de Varsovie en 1994.
14:20Et donc, la Chine, les États-Unis,
14:23l'Allemagne, la France ont signé,
14:26et la Russie, nous garantissons vos frontières,
14:29messieurs les Ukrainiens.
14:30Signé avec du sang russe,
14:32nous garantissons vos frontières.
14:34Et voyez-vous, 20 ans plus tard,
14:3518 ans plus tard, ce qui se passe.
14:37Donc, c'est effectivement une situation
14:40plutôt 28 ans plus tard.
14:43Donc, c'est une situation où l'histoire nous apprend
14:46que la Russie ne respecte pas forcément sa parole.
14:48Donc, c'est un doute.
14:51Si les temps changent, dont acte.
14:53Je ne suis pas à dire, j'accuse personne,
14:55mais regardons les faits.
14:58Nicolas Sconquer, hier,
14:59on a vu Emmanuel Macron, en effet,
15:02plutôt en proximité avec Donald Trump,
15:03mais il y avait une forme de distance.
15:05Moi, j'ai trouvé chez le président français,
15:07d'ailleurs, qui a appelé à une réunion quadrilatérale.
15:11Finalement, ce ne sera pas ça,
15:12ce sera plutôt du trilatéral,
15:14entre Poutine, Trump et Zelensky.
15:17Emmanuel Macron peut peser,
15:20à l'instar de ce que vient d'expliquer Gérald Vespierre.
15:23J'ai trouvé quelque chose d'assez malvenu dans beaucoup de commentaires
15:25où on disait que les leaders européens venaient aux côtés de Zelensky
15:28face à Donald Trump.
15:30Je trouve que c'est vraiment une mauvaise approche.
15:33D'ailleurs, on l'a vu géographiquement,
15:35Emmanuel Macron était systématiquement à côté.
15:37Donc, ça montre vraiment qu'il y a eu cette énergie commune
15:42et qu'on doit revoir un peu les commentaires
15:44qui étaient assez improductifs par rapport à ça.
15:48En ce qui concerne ces déclarations,
15:50ces doutes, ils sont tout à fait fondés.
15:52Il le dit lui-même, Emmanuel Macron,
15:53qui rappelle les évidences.
15:55De là à ce que ce soit opportun de les exprimer de manière publique,
15:58je ne suis pas sûr.
15:58Et c'est peut-être pour ça, d'ailleurs,
16:00que ce n'est pas forcément justifié
16:02qu'il soit dans cette relation
16:04qui sera d'ailleurs tripartite.
16:05Donc, il peut appeler une discussion quadripartite.
16:08Mais à ce stade, la rencontre,
16:10elle va se faire avec les belligérants
16:12et Donald Trump qui est l'artisan de ces rencontres
16:15et de ce processus de paix
16:16qui est impulsé et soutenu par les leaders européens
16:18qui ont d'ailleurs été très reconnaissants
16:20à l'endroit de Donald Trump sur l'effort mené.
16:23Donc, je pense qu'il y a beaucoup de gens,
16:25même au sein des majorités,
16:26qui ont beaucoup de critiques à faire à Donald Trump,
16:28sans doute justifiées,
16:29mais qui se doivent de reconnaître ce qui est mené.
16:32Du moins, c'est ce qui a été prononcé
16:34par l'ensemble des chefs d'État européens
16:35dans la Maison Blanchière.
16:36Alors, on a des auditeurs
16:37qui souhaitent réagir sur l'antenne d'Europe 1.
16:40Nous sommes avec Pierre.
16:41Bonjour, Pierre.
16:43Bonjour à tous.
16:44Comment va ?
16:44Soyez la bienvenue sur l'antenne d'Europe 1.
16:47Vous nous appelez d'Île-de-France, c'est bien ça ?
16:50Exact.
16:51Vous souhaitiez réagir, Pierre ?
16:54Alors, pour moi.
16:55Alors, moi, l'Union européenne
16:57n'a rien fait jusqu'à aujourd'hui.
16:59À part donner des milliards, des armes
17:01et surtout notre argent,
17:02ils n'ont même pas essayé de négocier
17:05pour la paix depuis trois ans.
17:07Et aujourd'hui, le seul qui essaie de faire la paix,
17:09c'est de tromper.
17:10Il parle, il négocie avec Poutine
17:12et pour la première fois,
17:13il a parlé face à face à Poutine.
17:15Alors, ce que l'Union européenne...
17:16Vous allez faire plaisir à Nicolas Conquer,
17:17porte-parole du Parti républicain.
17:19Ah, ben, j'espère.
17:20À nos côtés.
17:21Oui.
17:22Ce que l'Union européenne en trois ans
17:24n'a pas réussi
17:25et même pas essayé...
17:28Pour moi, l'Union européenne ne sert à rien.
17:30Ils font du blabla, du blabla.
17:31Alors, quand même...
17:32Il y a eu quelques tentatives
17:33de la dire qu'elles étaient efficaces.
17:35Effectivement,
17:36je vous en laisse
17:37la libre pensée,
17:40mais il y a eu quelques tentatives,
17:42malgré tout, Pierre.
17:43Oui, mais regardez Trump.
17:45En huit mois,
17:46depuis qu'il est président,
17:47il a parlé directement
17:49avec Poutine face à face.
17:50Au moins, lui, il essaie.
17:51Il ne parle que de paix.
17:53Tandis que l'Union européenne en trois ans,
17:54qu'est-ce qu'ils ont fait ?
17:56Notre pognon à nous,
17:57à nous, à nous, à nous.
17:58Et puis, je vais rajouter
17:58un petit truc, si je peux me permettre,
18:00par rapport à M. Macron.
18:02On doit s'occuper de son Europe
18:03et de l'Ukraine.
18:04Il devrait s'occuper de notre pays.
18:05Car chez nous,
18:06ça va très, très, très mal.
18:07Alors, moi, je dis
18:08l'Union européenne et Macron
18:09qui laissent tranquille,
18:10qui laissent Trump faire.
18:12Et j'espère que tout va se régler.
18:15Gérald Vespierre,
18:15c'est...
18:16Restez en ligne, Pierre.
18:17Ce que nous dit notre auditeur,
18:19Pierre,
18:19c'est ce qu'on entend,
18:21quand même,
18:22chez beaucoup de Français,
18:23qu'Emmanuel Macron
18:24s'occupe de la France.
18:25Est-ce que c'est un discours
18:27qui vous choque
18:28ou vous le trouvez légitime ?
18:30En tant que président
18:32de la République française,
18:33je pense qu'il doit passer
18:34à peu près
18:3518 heures par jour
18:36à s'occuper de la France
18:37et des affaires internationales
18:39impliquant la France.
18:42Donc, si on regarde
18:43ce qui s'est passé
18:44avant cette guerre,
18:46c'est le président
18:47au sein de l'Europe
18:50qui a passé le plus de temps
18:51en face de Vladimir Poutine.
18:54Combien de fois
18:54au Kremlin,
18:55et même 48 heures
18:57avant l'invasion,
18:586 heures de discussion
19:00en face à face.
19:01Vous vous souvenez
19:01de cette grande table ?
19:02Oui, cette grande table,
19:03oui, on se souvient tous.
19:04Anti-Covid, paraît-il.
19:06Donc, il y a eu
19:07des efforts extraordinaires
19:09de la part d'Emmanuel Macron
19:10et deuxièmement,
19:12quand il a été le premier...
19:13Qui ont été infructueux,
19:14j'espère.
19:15Parce que la décision
19:16a été prise depuis,
19:17allez,
19:182007-2008,
19:19vous voyez,
19:20je vais remonter l'histoire
19:21très très loin,
19:22d'effectivement,
19:23d'avoir une revanche
19:24de la Russie
19:25vis-à-vis de l'éclatement
19:27de l'Union soviétique.
19:28C'est comme ça
19:29qu'il faut lire l'histoire.
19:30Et d'ailleurs,
19:31bon, on ne va pas rentrer
19:31trop dans les détails,
19:32mais c'est comme ça
19:33que ce dispositif
19:34d'éclatement
19:35vis-à-vis de la géologie,
19:36vis-à-vis de la Crimée
19:37en 2014,
19:38maintenant,
19:38avec l'Ukraine
19:41en 2022.
19:42Donc,
19:42vous avez eu,
19:43en février l'an dernier,
19:45cette idée,
19:46effectivement,
19:47de participer
19:47à la consolidation
19:48de la paix,
19:50parce que vis-à-vis
19:50des 4 500
19:52ogives nucléaires
19:53russes,
19:55elles ne respectent
19:56que les 4 500
19:58ogives nucléaires
19:59américaines.
20:01C'est ce nécessaire rapprochement.
20:02On entend qu'il y a eu
20:03des tentatives,
20:04mais est-ce que c'est vrai
20:05que Nicolas Conquer,
20:06ce que nous dit Pierre
20:07à l'instant, c'est vrai
20:08qu'on l'entend beaucoup,
20:10on le lit sur les réseaux sociaux,
20:11ici ou là,
20:12que Emmanuel Macron
20:13s'occupe de la France
20:14et il y a beaucoup
20:15de problèmes aussi
20:16dans notre pays ?
20:18C'est tout à fait
20:19une manifestation
20:21du bon sens
20:21et d'ailleurs,
20:22Donald Trump aussi,
20:22il a quand même
20:23un pays à gérer,
20:24une économie à reconstruire,
20:25il sacrifie de son capital
20:26politique en faveur
20:28de conflits,
20:29on le dit,
20:29il est à la Maison Blanche
20:30depuis 6 mois,
20:31il a intervenu
20:32dans 6 conflits
20:33et celui-ci sera sans doute
20:35celui où on peut
20:36espérer que ça se passe.
20:36On a du mal
20:36à les identifier.
20:37Eh bien,
20:38on vous les listera,
20:39mais tout ça pour montrer
20:39qu'il y a évidemment
20:41ils sont responsables
20:44de redébat vers les électeurs.
20:44D'ailleurs,
20:44il y a quelque chose
20:45qui a marqué les esprits
20:46hier,
20:47cette petite phrase
20:48un peu passée inaperçue
20:49quand il n'a pas vraiment répondu,
20:51vous vous souvenez,
20:51sur l'envoi des troupes américaines
20:53à la fin de la conférence de presse
20:55dans le bureau Oval
20:56avec Zelensky,
20:57ça,
20:57ça ne plairait pas vraiment
20:58au sein du parti républicain.
21:00Nicolas Conquer,
21:00c'est vraiment la ligne rouge.
21:02Mais pas plus qu'aux démocrates,
21:03l'envoyer des troupes au sol,
21:06c'est extrêmement impliquant,
21:07il y a un traumatisme
21:08très profond
21:09chez les américains
21:09qui ont sacrifié
21:11toute une génération
21:12dans des aventures,
21:13dans des conflits
21:14qui n'en finissaient pas.
21:15On a vu le bourbier afghan
21:17et c'est toute une tendance
21:18d'un parti que je représente.
21:20Et celui en Irak
21:20mené par les républicains.
21:21Et toute une branche
21:23qui n'est plus
21:23et donc contre la cage
21:24j'étais absolument
21:25dès le premier jour
21:26contre la guerre en Irak.
21:27Et ces faucons de guerre
21:28des John Bolton et compagnie
21:30désormais sont relégués
21:31au calent.
21:32Enfin,
21:32ce ne sont plus des gens
21:33qui ont pignon sur rue
21:34ces gens-là.
21:35On va y revenir justement
21:36sur cette question
21:37d'envoi des troupes.
21:38On va se poser le cœur
21:39de la question
21:39que tout le monde se pose.
21:40Ça veut dire quoi ?
21:41C'est garantie de sécurité ?
21:42Est-ce que ça veut dire
21:43un envoi des troupes ?
21:44Ça veut dire une clause
21:45de solidarité
21:45sur le modèle
21:46de l'article 5 de l'OTAN ?
21:48On en parle
21:48de quelques instants
21:49et j'en profite
21:50pour remercier Pierre
21:51de son intervention.
21:52Merci Pierre
21:53et à bientôt
21:53sur l'antenne d'Europe 1.
21:55Europe 1.
21:56Stéphanie Demuru
21:57et vous ?
21:57Il est 11h34
21:58sur Europe 1
21:59et Stéphanie
21:59vous faites le point
22:00sur les négociations
22:01autour de l'Ukraine
22:02après le sommet historique
22:03d'hier
22:04avec vos invités
22:05Nicolas Conquer
22:06porte-parole
22:06du parti républicain
22:08en France
22:08et Gérard Vespierre
22:09conférencier en géopolitique
22:11et fondateur
22:11du média
22:12le monde décrypté.com
22:13Et oui
22:14et cette question
22:14évidemment
22:15centrale au lendemain
22:16de ce sommet
22:16à Washington
22:17Quelle forme
22:18pourraient prendre
22:18les fameuses garanties
22:20de sécurité
22:20dont pourraient bénéficier
22:21l'Ukraine
22:22si chères aux Européens ?
22:25Volonir Zelensky
22:26évoque des garanties
22:27de sécurité
22:27fournies par les divers
22:28pays
22:29en coordination
22:31avec les Etats-Unis
22:33en cas d'accord de paix
22:34elle pourrait être
22:34même formalisée
22:35selon lui
22:36d'ici à 10 jours
22:37Avant de vous faire réagir
22:38messieurs
22:38je voudrais vous faire écouter
22:39notre invitée ce matin
22:41sur Europe 1
22:42matin
22:43Aurélie Trouvé
22:44députée LFI
22:45Seine-Saint-Denis
22:45écoutez ce qu'elle dit
22:46Cette force de réassurance
22:49il faut être très clair
22:50ça veut dire
22:51qu'on enverrait
22:52nos propres
22:53troupes armées françaises
22:54nos jeunes
22:54sur la frontière
22:57ukraino-russe
22:59ça veut dire qu'on accepte
23:01d'entrer en guerre directe
23:02contre la Russie
23:03en cas de violation
23:04d'accord de paix
23:05c'est-à-dire une guerre
23:06entre deux puissances nucléaires
23:07ce qui n'est jamais arrivé
23:08fort heureusement
23:09il ne doit jamais arriver
23:11donc je le dis
23:11s'il faut envoyer des forces armées
23:13c'est dans le cadre
23:14des Nations Unies
23:15et c'est ce que dit
23:15la France insouzise
23:17depuis le début
23:17il faut que tout se passe
23:19dans le cadre
23:20du droit international
23:21et des Nations Unies
23:22ce n'ont jamais porté
23:23clairement les Européens
23:24Aurélie Trouvé
23:25sur Europe 1
23:26un matin
23:27Gérard Vespierre
23:28c'est vrai que quand on l'écoute
23:29de la bouche de la députée
23:31à la fille
23:31avec ces mots
23:33ça interroge
23:34je ne suis pas sûre
23:35que tous les Français
23:36soient prêts à consentir
23:38au fait qu'on envoie
23:39des jeunes militaires
23:41en Ukraine
23:42est-ce qu'on peut voir
23:43la chose comme ça
23:44parce que là
23:44vous l'avez entendu aussi
23:46comme moi
23:46Gérardia Méloni évoque
23:47cette clause de solidarité
23:49sous le modèle
23:50du fameux article 5
23:51de l'OTAN
23:52ça veut dire en gros
23:53si l'Ukraine est attaquée
23:54tout le monde y va
23:56enfin tous les pays européens
23:57membres de l'OTAN
23:58oui
23:59membres de l'OTAN
23:59oui
24:00ce qui n'est pas le cas
24:01ce qui n'est pas
24:01la situation projetée
24:03donc là
24:04les implications
24:06européennes et américaines
24:08de la rassurance militaire
24:10ne concerne pas
24:13le front
24:13n'est-ce pas
24:13ce que vient de dire
24:14une députée
24:15de la France
24:16ce n'est pas exact
24:17je suis désolé
24:18qu'est-ce qui est faux
24:19alors
24:19aidez-nous justement
24:21à y voir plus clair
24:22les troupes internationales
24:23c'est-à-dire que la France
24:24l'Angleterre
24:25enfin la Grande-Bretagne
24:26plus exactement
24:27est aussi potentiellement
24:28partie prenante
24:29les Canadiens probablement
24:31et d'autres
24:31donc il s'agit d'avoir
24:33des petits contingents
24:35à des centaines de kilomètres
24:36du front
24:37mais d'assurer
24:38une présence
24:39militaire
24:40internationale
24:41je dirais pratiquement
24:42symbolique
24:43mais quand même
24:43de fait
24:44avec peut-être
24:45des avions
24:46et des chars
24:46mais loin du front
24:48il ne s'agit pas
24:48en cas de reprise
24:50des combats
24:50d'intervenir
24:51directement
24:53sur le front
24:54ça c'est le propre
24:54de l'armée ukrainienne
24:56mais d'être là
24:58en amont
24:58en disant à la Russie
25:00si vous relanciez
25:02une attaque
25:03sachez que nous serions
25:04plus impliqués
25:06que nous l'avons été
25:07jusqu'à présent
25:07et la même chose
25:09pour les Etats-Unis
25:09qui même s'ils n'ont pas
25:11de soldats
25:11ont dit trois choses
25:12nous allons envoyer
25:14l'armement nécessaire
25:15pour reconstituer
25:16une armée
25:17ukrainienne
25:18digne de ce nom
25:19nous allons établir
25:21des processus
25:22d'accords technologiques
25:23pour que l'Ukraine
25:25fabrique
25:25les meilleures armes
25:26possibles
25:27entre parenthèses
25:28américaines
25:28et nous allons fournir
25:30tous les renseignements
25:31d'observation satellite
25:32etc.
25:33comme ils le font
25:34d'ailleurs actuellement
25:35à l'Ukraine
25:37pour prévenir
25:37toute attaque
25:38donc il y a
25:39un dispositif
25:40global
25:40international
25:41loin du front
25:43destiné
25:44à éviter
25:45qu'effectivement
25:46il y ait surprise
25:47vous avez l'air
25:47d'en savoir
25:48plus que nous tous
25:49mon cher
25:49Gérard Vespierre
25:50Nicolas Conquer
25:51je travaille
25:51Nicolas Conquer
25:53non mais parce que
25:54ça semble encore
25:55être un petit peu
25:56nébuleux quand même
25:57non non c'est pas nébuleux
25:58ça a déjà été prononcé
25:59par l'administration
26:01américaine
26:01Nicolas Conquer
26:02vous avez la même lecture
26:04vous qui êtes
26:06donc du parti républicain
26:08c'est déjà aussi clair
26:09que le dit Gérard Vespierre
26:11il y a une chose
26:12qui est claire
26:13il y a des déclarations
26:13qui ont été rapportées
26:14par le Financial Times
26:15qui sont des engagements
26:16qui contribuent à cette force
26:17de réassurance
26:18et des garanties de sécurité
26:19qui sont des apports
26:20d'armement américain
26:21au profit de l'Ukraine
26:22à hauteur de 100 milliards
26:24de dollars
26:25donc c'est absolument considérable
26:26c'est près d'un tiers
26:27de tout ce qui a été
26:28consommé en ces trois ans
26:29c'est avec de l'armement
26:30de pointe américain
26:31des systèmes de défense
26:32type patriote
26:33qui sont des systèmes
26:34pour les américains
26:35oui
26:35et donc ça
26:36je parlais des européens
26:37mon cher Gérard
26:38et donc
26:39on le dit
26:40cette somme considérable
26:41elle va être financée
26:42par les pays européens
26:43c'est important
26:44de clairement
26:45mettre en
26:46enfin de développer
26:47et je pense que
26:48cette députée
26:48toute LFI
26:49ce qu'elle soit
26:49pose des vraies questions
26:51sur lesquelles on a besoin
26:51de réponses
26:52parce que là
26:52on arrive avec des déclarations
26:53assez creuses
26:54c'est pour ça que je voulais
26:54vous la faire entendre
26:55et vous faire réagir là-dessus
26:56ces propos et ces engagements
26:57ils ont des conséquences immédiates
26:59et on ne peut pas juste
27:00se contenter de belles déclarations
27:02il y a forcément
27:03un engagement
27:04qui nous implique
27:05et sur lequel on a besoin
27:06de juste sortir des phrases
27:08un peu creuses
27:09les auditeurs en tout cas
27:10souhaitent réagir
27:11et se posent aussi
27:12des questions
27:13c'est bien
27:13nous allons
27:14nous allons prendre
27:15Jamela
27:16qui nous appelle de Metz
27:17bonjour Jamela
27:18bonjour
27:19bonjour à tout le monde
27:20vous souhaitiez réagir
27:22oui bah écoutez
27:23moi je suis contre
27:25que l'autre
27:26se mêle de tout ça
27:27je pense que c'est une guerre
27:29que l'OTAN
27:29pardonnez-moi
27:30ça a coupé
27:32quelques instants
27:33vous vouliez dire
27:33que l'Europe
27:34que l'OTAN
27:35que l'Europe
27:35que l'Europe
27:36se mêle de tout ça
27:38parce que l'Europe
27:39jusqu'à présent
27:39entretient bien la guerre
27:41quoi
27:41et je trouve ça scandaleux
27:43et je me dis qu'heureusement
27:44qu'il y a Donald Trump
27:45qui est là
27:46ça veut dire que vous considérez
27:46que c'est pas le sujet
27:48de l'Europe
27:48ce qui se passe en Ukraine
27:49vous de Jamela ?
27:50tout à fait
27:50oui tout à fait
27:52tout à fait
27:53l'Ukraine
27:53et la Russie
27:55c'est des peuples frères
27:56et on aurait dû les laisser
27:59se débrouiller ensemble
28:01et je pense qu'à cette heure-ci
28:02ça serait déjà réglé
28:04et nous on a fait que
28:05entretenir
28:06en armant l'Ukraine
28:08au détriment
28:09du peuple français
28:10parce que quand on voit
28:11tout ce que la France
28:12a donné à l'Ukraine
28:14on se pose des questions
28:15Jamela
28:16quand vous entendez
28:16pardonnez-moi
28:1717 milliards
28:18ça fait peur
28:19quand vous entendez
28:20Emmanuel Macron
28:20nous parler du danger
28:23justement
28:23des conséquences
28:25de ce conflit ukrainien
28:26sur toute l'Europe
28:27vous ne le prenez pas
28:28au sérieux ?
28:29Non du tout
28:30je pense que
28:31là
28:32c'est dans le fantasme
28:34de monsieur Macron
28:35et j'ai l'impression
28:36que Macron fait ça
28:37juste pour exister
28:39au niveau international
28:40puisqu'il n'existe pas
28:41au niveau national
28:43l'Ukraine
28:46pour lui
28:46c'est un prétexte
28:47la preuve
28:48c'est qu'il a tout de suite
28:49voulu intervenir
28:50il a voulu être
28:52de la réunion
28:53d'hier
28:54mais je pense
28:57que ça sert à rien
28:58quoi
28:58Gérard Vespierre
29:00je vous vois
29:00secouer la tête
29:02vous n'êtes pas d'accord
29:02avec notre auditrice ?
29:04Notre auditrice
29:05elle a ses informations
29:06et peut-être
29:07qu'il faudrait
29:08avoir quelques informations
29:09complémentaires
29:10les forces armées allemandes
29:13le commandement
29:13militaire allemand
29:14a annoncé
29:15il y a quelques
29:16petits mois
29:17qu'effectivement
29:18leur risque
29:20était élevé
29:21d'une intervention
29:22russe
29:23militaire
29:24élargie
29:25en Europe
29:25donc ce n'est pas
29:26Emmanuel Macron
29:27c'est un pays
29:28voisin
29:30cousin
29:30allemand
29:3180 millions d'habitants
29:32qui se prononce
29:34au plus haut niveau
29:34militaire allemand
29:36et donc
29:37un risque
29:38c'est une probabilité
29:39parce qu'il y a eu
29:41la Georgie
29:42parce qu'il y a eu
29:43la Crimée
29:43parce qu'il y a
29:44l'Ukraine
29:45donc voilà
29:45on parle de
29:46situation réelle
29:47mais Jamila nous dit
29:47en gros
29:48c'est le problème
29:49des Ukrainiens
29:50et des Russes
29:51et que ça ne concerne pas
29:52en gros la France
29:53les institutions
29:54internationales
29:55sont telles
29:56qu'il y a une responsabilité
29:57individuelle
29:59de garder une maison
30:00collective
30:00qui s'appelle le droit
30:01et quand vous avez
30:03un pays
30:04qui ne respecte pas
30:05le droit international
30:06le droit des frontières
30:07établi
30:08reconnu
30:09donc c'est quand même
30:10un gros problème
30:11je citais tout à l'heure
30:12la situation
30:13qui était celle
30:15de l'Ukraine
30:16en 2014
30:17la Chine
30:18grand allié
30:19stratégique
30:20de la Russie
30:21ne reconnaît pas
30:22la souveraineté
30:23russe
30:24sur la Crimée
30:25n'est-ce pas
30:25donc voilà
30:26même des pays
30:27alliés
30:28de la Russie
30:29ne reconnaissent pas
30:30ces divagations
30:32territoriales
30:33donc là
30:33nous avons un devoir
30:35international
30:36et en citant
30:36la Chine mondiale
30:38mais sur le plan
30:39de la morale
30:39non
30:40vous ne franchissez pas
30:43avec vos chars
30:44des lignes
30:45de frontières
30:46internationales
30:47reconnues
30:49merci Djamela
30:50d'avoir été
30:51en direct
30:51sur notre antenne
30:52on va faire réagir
30:53Emry
30:54qui nous appelle
30:55d'Auvergne
30:55bonjour Emry
30:56oui bonjour
30:58il y a tous les avis
30:59aujourd'hui
31:00Djamela
31:01pense qu'on n'a pas
31:02à se mêler
31:03effectivement
31:04de ce problème ukrainien
31:05que c'est une affaire
31:06entre les ukrainiens
31:07et les russes
31:07qu'est-ce que vous en pensez ?
31:09déjà en fait
31:09pour moi
31:10il y a deux choses
31:11il y a deux choses
31:12c'est que par exemple
31:13aujourd'hui
31:13on est mis
31:14à la table des enfants
31:15c'est comme dans un mariage
31:16l'Europe
31:17son avis
31:18est très peu important
31:18et très peu considéré
31:20alors qu'on représente
31:21dans l'Occident
31:22on va dire
31:23dans l'Occident moderne
31:24on représente
31:25la plus grande puissance
31:27économique
31:28regroupée
31:29quand je dis regroupée
31:30c'est qu'on revenait
31:31460 millions d'Européens
31:32en face
31:33on a 300 millions d'Américains
31:34on a 200 millions de Russes
31:36c'est-à-dire que
31:36déjà économiquement parlant
31:37déjà on est
31:38la première puissance
31:39regroupée
31:40si on avait un Etat européen
31:41si on avait
31:42une Union européenne
31:43forte
31:43or c'est pas le cas
31:44et on a en France
31:47depuis De Gaulle
31:48la production
31:49de nos propres armes
31:50de nos propres technologies
31:51mais on va quand même
31:52piocher
31:53chez d'autres personnes
31:54pensant qu'on fait mieux
31:56or le Rafale
31:57est par exemple
31:57le meilleur
31:58genre de chasse
31:58au monde
31:59ils ont fait un jet
32:01de l'armement américain
32:02d'ailleurs
32:02oui
32:03et c'est pour ça
32:04qu'aujourd'hui
32:05comme je le dis
32:05on est mis
32:06à la table des enfants
32:07alors qu'on est
32:08les plus grands
32:09on est les plus grands
32:10c'est les plus forts
32:11technologiquement
32:11peut-être pas au niveau
32:12de la production
32:12mais voilà
32:13alors que ce n'est pas
32:14notre place
32:14mais on nous le rappelle
32:15constamment
32:16donc ça
32:17déjà je trouve ça
32:18pas bien
32:19et on devrait reprendre
32:20notre place
32:20vous trouvez que c'est
32:21injuste
32:22que l'Europe
32:22devrait être
32:23davantage mise en avant
32:25vous pensez que
32:27Donald Trump
32:27a trop d'importance
32:29dans ce dossier
32:30c'est vrai que
32:30c'était un peu
32:31le patron hier
32:32Donald Trump
32:32on le voit
32:34on le voit
32:36à chaque fois
32:36une fin de réunion
32:38se termine
32:38entre Trump
32:39et quelqu'un
32:39de l'Europe
32:40ou de l'Ukraine
32:40on voit comment
32:41on le termine
32:41quand elle s'est terminée
32:42avec Poutine
32:43elle était totalement différente
32:44on sentait quand même
32:44que la dominance
32:45sur la négociation
32:46était différente
32:47ensuite
32:49deuxième point
32:50c'est qu'il faut
32:51se rappeler
32:51pourquoi en fait
32:52aujourd'hui
32:53la Russie
32:54va en Ukraine
32:55et convoite
32:56tous les pays
32:57frontaliens
32:58de la Russie
32:59à la chute
33:00du mur de Berlin
33:01et à la chute
33:01de l'URSS
33:02il a été convenu
33:03qu'en fait
33:03il y avait des pays
33:03qui faisaient tampon
33:05pour éviter que justement
33:06on se rapproche
33:07et qu'on se retrouve
33:08collés l'un à l'autre
33:09or on a commencé
33:10à draguer
33:10tout ce qui était
33:12Lituanie
33:12on a fait même
33:13une enclave russe
33:14Kaliningrad
33:14on a mis aussi
33:16au banc des parias
33:17Poutine
33:18en le supprimant
33:19du G7
33:20de tout ça
33:20malgré tout ce qu'il avait fait
33:21mais le problème
33:22c'est qu'on a continué
33:23à se rapprocher
33:23à draguer
33:24et à améliorer
33:26nos relations
33:27en plus fin
33:27en lui proposant
33:28même de rentrer
33:29dans l'Union Européenne
33:29voire dans l'OTAN
33:30comme les pays nordiques
33:31il n'en est plus question
33:33pour l'OTAN
33:34en tout cas
33:34oui mais en attendant
33:36c'est ce qui a fait partie
33:37pour le déclenchement
33:38de tout ça
33:38parce qu'en 2014
33:39pourquoi en fait
33:40la Russie envoie
33:42une première salve
33:42on sort de la Géorgie
33:43à ce moment là
33:44il a pris
33:44un premier revers
33:46en 2008-2010
33:47en Géorgie
33:48justement
33:49Géorgie
33:50qui voulait rentrer
33:51dans ces deux gouvernances-là
33:54donc OTAN
33:55et Europe
33:56et effectivement
33:57des accords complets
33:59des accords
34:00qu'il y avait eu
34:01à la chute
34:01du mur de Berlin
34:02et de l'URSS
34:02on ne pourra peut-être
34:04pas revenir sur toute
34:05l'histoire
34:06même si c'est passionnant
34:07c'est qu'aujourd'hui
34:08en intervenant
34:09en disant
34:11on va envoyer
34:11des militaires
34:12sur place
34:12ce qui se passe
34:14c'est qu'on continue
34:15ce jeu
34:15d'être en présence
34:18là-bas
34:18d'avoir une influence
34:19là-bas
34:20alors qu'on est censable
34:21être des pays
34:22neutres
34:22ce qu'il faudrait
34:23c'est plutôt dire
34:24à vous aussi
34:26on n'y est plus
34:27plus personne n'y est
34:28ça redevient des hommes
34:29tampons
34:29on reprend les accords
34:30et on les respecte
34:32et c'est tout
34:32les choses ne sont parfois
34:33pas aussi simples
34:35mais merci en tout cas
34:36d'être intervenu
34:36sur l'antenne
34:37d'Europe 1
34:38Nicolas Conquer
34:39je voyais réagir
34:39à la première partie
34:41de ce que disait
34:41Aymeric
34:42c'était injuste
34:44la place des Européens
34:45hier
34:45qui n'était pas
34:46vraiment centrale
34:49alors même juste avant
34:50sur l'auditrice précédente
34:51c'est bien de rappeler
34:52qu'il y a cette diversion
34:53qui peut facilement
34:54être effectuée
34:54quand on est incapable
34:55de s'occuper
34:56des affaires nationales
34:57et courantes
34:57on fait une diversion
34:58avec de l'international
34:59donc ça donne une idée
35:00d'activisme
35:01alors qu'en soi
35:01on est beaucoup
35:02dans l'agitation
35:03et qu'il y a assez
35:04peu de résultats
35:05maintenant
35:06en ce qui concerne
35:06cette image
35:07que je souscris pas
35:08tout à fait
35:09même si elle est amusante
35:10sur l'histoire du mariage
35:11et la table des enfants
35:11en fait je pense
35:12qu'il faut réclamer
35:13il faut réclamer
35:14on ne demande pas
35:15l'autorisation
35:15on prend sa place
35:16mais ça ça suppose
35:17d'avoir un leader fort
35:18quelqu'un qui est capable
35:19de faire défendre
35:19les intérêts
35:20de sa population
35:21mais également de montrer
35:22qu'on n'est pas juste là
35:23à vouloir faire
35:24des embrassades
35:24et des photos
35:25il faut vraiment
35:26aller au-delà
35:27des déclarations
35:28et le canal diplomatique
35:29n'en déplace
35:30à monsieur Vesper
35:30a été complètement perdu
35:31durant ces trois ans et demi
35:32aucun des leaders européens
35:34n'a été en mesure
35:36je ne dis pas de faire plier
35:37Vladimir Poutine
35:38mais de vouloir tomber
35:39dans des excès
35:40disant qu'on allait mettre
35:41l'économie russe
35:41en deux jours
35:43en imposant
35:44des paquets
35:4518 paquets de sanctions
35:47qui sont absolument
35:48inefficaces
35:50alors qu'aujourd'hui
35:51on s'appuie vraiment
35:52uniquement sur Donald Trump
35:53sur est-ce que oui ou non
35:54il va y avoir des sanctions
35:56qui sont les sanctions secondaires
35:58c'est-à-dire
35:58alors que nous-mêmes
35:59en Europe
35:59on alimente
36:01cette économie de guerre
36:01en important du pétrole
36:03qui est raffiné
36:03via l'Inde
36:04et même sur la Turquie
36:06donc des membres
36:06qui sont même déjà
36:07membres de l'OTAN
36:08on devrait se tourner
36:09vers ces pays
36:09qui favorisent
36:10l'effort de guerre russe
36:12alors que nous
36:12on est en train de
36:14voilà
36:14le mot de la fin
36:15rapidement Gérard Vespierre
36:17j'ai une question
36:18peut-être naïve
36:19bête
36:20est-ce que
36:20est-ce que vous pensez
36:23que les choses
36:23auraient pu être différentes
36:24à l'époque
36:25d'Angela Merkel
36:25et de Nicolas Sarkozy
36:27voilà
36:28vous savez
36:29refaire l'histoire
36:30non mais ça pose
36:32une vraie question
36:32dans le prolongement
36:33de ce que nous disait
36:34Nicolas Conquer
36:35regardez
36:36l'armée russe
36:37est rentrée en Géorgie
36:38et je pense que
36:39Nicolas Sarkozy
36:40est intervenu
36:41et n'a pas pu
36:43faire reculer
36:43l'armée russe
36:44il y a eu quelques progrès
36:45quand même à l'époque
36:46justement
36:47sur le dossier géorgien
36:48on a ensuite
36:49proposé de construire
36:51des navires de guerre
36:52pour la Russie
36:53et finalement
36:54on a décidé
36:56de ne pas les livrer
36:56merci en tout cas
36:57à tous les deux
36:58Nicolas Conquer
36:59Gérard Vespierre
37:01dans quelques instants
37:02à tous
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