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  • il y a 4 mois
Regardez L'invité de RTL avec Antoine Cavaillé-Roux du 17 août 2025.

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Transcription
00:00RTL 8h49, nous accueillons à présent Frédéric Petit, bonjour.
00:08Bonjour.
00:09Député modem de la 7ème circonscription des Français établi hors de France,
00:13qui regroupe l'Allemagne, l'Europe centrale et les Balkans.
00:16Sur votre compte X, vous affichez un drapeau ukrainien,
00:20vous affichez votre soutien à Kiev, vous êtes membre du groupe Amitié France-Ukraine.
00:25Est-ce que vous êtes démoralisé ce matin Frédéric Petit ?
00:28Quel est votre sentiment après ce sommet d'Encourage ?
00:31On rappelle, aucun cessez-le-feu, aucun accord.
00:34Non, non, bien sûr, pas démoralisé.
00:36Si je devais être démoralisé, j'aurais été démoralisé il y a 11 ans, au début de la guerre.
00:43Voilà, dans cette région, moi je le rappelle,
00:47parce que les gens croient qu'on est des gens qui viennent de nulle part.
00:50Moi, je connais cette région, j'ai travaillé dans la région de Lugansk avant l'invasion de 2014.
00:55Voilà, donc je connais cette région, je sais très bien de quoi il s'agit,
01:00je sais très bien les enjeux, y compris les enjeux de politique et de réécriture de l'histoire.
01:05Et donc, je sais que ça sera long, mais ça on le sait depuis le début.
01:10Et ça continue.
01:12Je n'avais aucune attente, moi, particulière.
01:14Je n'ai plus de même inquiet qu'il y ait des résultats bizarres.
01:19Oui, vous aviez peur qu'il y ait un accord dans le dos de l'Ukraine,
01:22mais tout de même, Frédéric Petit, Donald Trump,
01:24qui dit maintenant qu'il préfère un accord de paix à un cessez-le-feu,
01:28on le rappelle, c'est la position de Vladimir Poutine.
01:31Est-ce que pour vous, quand même, le président américain a cédé face au maître du Kremlin ?
01:35Non, je pense qu'on a affaire à deux superpuissances.
01:39Vous savez, moi, je lis la presse russe tous les matins, je suis très au courant.
01:42Je crois qu'il y a quelque chose qu'il faut rappeler à nos concitoyens en France,
01:45parce qu'on ne s'en rend pas bien compte, et je ne dis pas ça avec l'agressivité par rapport à ce que vous faites,
01:51mais Poutine, et depuis maintenant 20 ans, s'est théorisé en Russie,
01:55la guerre, c'est aussi la quête.
01:57Voilà, donc, par exemple, je donne un exemple qu'il faut répéter, répéter, répéter.
02:02Le front ne s'est pas effondré.
02:04Il y a eu une cinquantaine, une centaine de motos qui sont passées
02:07pour aller planter des drapeaux 10 km derrière pour faire des photos l'année dernière avant en Chorège,
02:12pour pouvoir faire pression en disant, regardez, on est en train de gagner,
02:14on est en train d'avancer.
02:16Voilà, nous, on savait très bien que c'était que des motos,
02:18que les Ukrainiens allaient reprendre ces petites positions.
02:21Même les sources russes disaient, ça ne tiendra pas,
02:24c'est des percées qui sont trop étroites, ça ne tiendra pas.
02:28Là, on sait qu'il y a 500 morts, 13 prisonniers.
02:31Donc là, l'Ukraine est revenue à ce qu'elle était avant.
02:33Mais, quand vous regardez ce que balance comme bombe de mots,
02:38j'aime bien utiliser ça,
02:39les Ukrainiens reçoivent des bombes physiques sur leur bébé qui dorme,
02:41nous, on reçoit des bombes de mots, on nous dit, ça y est, la guerre est perdue dans le Donetsk.
02:45Ce n'est pas vrai, ce n'est pas vrai.
02:47Et donc, ce qui s'est passé en Chorège, c'est pareil.
02:49Quand vous regardez le discours de Poutine, qui est un discours,
02:53il a bien compris qu'il ne pouvait pas faire pression sur l'international en Chorège,
02:56parce qu'il était en position de faiblesse.
02:58qu'il était en discours pour sa propre société.
03:02Donc, quand vous regardez la presse russe, c'est une victoire.
03:05Regardez, il a re-raconté l'histoire de l'Ukraine et Trump a écouté.
03:09Donc voilà, ce matin, les nouveaux titres, c'est
03:11« Trump a compris qu'on était un peuple fraternel, que c'était deux peuples ».
03:15Voilà, moi, je ne sais pas un peuple fraternel,
03:17je ne bombarde pas les bébés pendant qu'ils dorment.
03:19Mais qu'est-ce que vous voulez nous dire, Frédéric Petit,
03:21que la guerre n'est pas finie,
03:22que les Ukrainiens peuvent vraiment reprendre le dessus sur les Russes ?
03:26Non, non, non, je ne dis pas ça.
03:28Je dis qu'il y a à la fois des canons physiques
03:34et il y a à la fois des...
03:35Il ne faut pas croire que le fond s'est effondré.
03:39Par contre, les Ukrainiens sont en difficulté.
03:41Les Ukrainiens sont évidemment...
03:44Ils ne vont pas...
03:46D'ailleurs, ils n'ont pas envie.
03:47Ils ne veulent pas envahir, ils ne veulent pas partir à l'attaque, etc.
03:50Mais il faut se méfier de cette espèce de dictature des narratifs
03:56que produit le Kremlin
03:57et qui est contraire à ce qu'ils racontent à Moscou.
04:00C'est-à-dire qu'on a vraiment une ingénierie,
04:03une ingénierie de communication
04:04pour que, effectivement, le Français moyen,
04:07qui regarde ça, qui écoute,
04:08il dit que finalement, les Ukrainiens sont en train de reculer.
04:11Non, ils ne sont pas en train de reculer.
04:12Et ça, c'est ce qui s'est passé avant Chouret.
04:14C'est une mise en scène.
04:16J'en entendais pas grand-chose.
04:18Frédéric Petit, député de Modem.
04:20Désolé, nous avons quelques soucis à établir
04:23à la liaison entre le studio RTL et votre position.
04:27Frédéric Petit, peut-être tout de même une dernière question
04:30si vous êtes bien encore avec nous.
04:33Car, on le comprend,
04:35Vladimir Poutine impose son récit,
04:37mais tout de même, on a l'impression
04:39que Donald Trump, en face de lui, l'écoute
04:41puisque désormais il soutient cette proposition.
04:43Un contrôle total par les Russes
04:44de deux régions ukrainiennes,
04:47Luhansk et Donetsk,
04:48donc cédé le Donbass,
04:50et un front gelé dans les deux autres régions,
04:52Kherson et Zaporizhia.
04:53Là encore, on a l'impression
04:54que Donald Trump épouse
04:55les positions de Vladimir Poutine.
04:58Oui, mais je trouve qu'il s'est passé quelque chose
05:00avant Chouret,
05:01qui était assez bien joué de la part de Zelensky,
05:04c'est que Zelensky a ramené le droit sur la table,
05:06le droit international sur la table,
05:07quand il a dit
05:07« Moi, de toute façon,
05:09je n'ai pas le droit de ces territoires. »
05:11Et il a raison.
05:12En droit international, ça constitue...
05:14Donc, ni « Moi, je ne peux pas... »
05:17Frédéric Petit, je suis désolé,
05:19malheureusement,
05:20la liaison est trop mauvaise
05:21entre votre position
05:23et nos studios ici à Neuilly-sur-Seine.
05:26Merci en tout cas d'avoir répondu
05:28à nos questions.
05:29Député Modem
05:30de la 7e circonscription des Français,
05:33établi hors de France
05:35et membre du groupe Amitié France-Ukraine.
05:37Merci d'avoir répondu à nos questions.
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