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Les Vraies Voix avec François Hommeril, président de la CFE-CGC.
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NewsTranscription
00:00Les vraies voix Sud Radio.
00:02Le Premier ministre François Bayrou l'a écrit aux partenaires sociaux.
00:06Il souhaite bel et bien supprimer deux jours fériés.
00:10Un projet gouvernemental pour faire notamment rapporter de l'argent dans les caisses de l'État
00:15qui scandalise un certain nombre de partenaires sociaux dont notre invité François Omryl.
00:19Bonjour !
00:21Bienvenue sur Sud Radio François Omryl.
00:24Vous êtes le président de la CFE-CGC, l'un des cinq plus grands syndicats français.
00:30Alors vous n'y êtes pas allé de main morte.
00:32Vous avez dit que c'est une arnaque totale, cette suppression de deux jours fériés.
00:37Pourquoi, pour vous, est-ce une arnaque ?
00:41C'est une arnaque parce que ce sont les Français qui vont payer finalement.
00:46Il va y avoir une baisse de pouvoir d'achat, une baisse de salaire.
00:49Deux jours travaillés qui ne sont pas payés.
00:51Moi, je ne sais pas, j'ai l'impression qu'il n'y a pas besoin d'avoir fait Polytechnique ou l'ENA
00:55pour comprendre que ça fait 1% de baisse de salaire et que c'est les Français qui payent.
01:02Je rappelle au passage que c'est 8 milliards d'euros, ce petit pourcent,
01:07et qu'il y a la moitié de ce 8 milliards d'euros, 4 milliards qui vont aller au patronat,
01:11qui va le mettre dans les marges,
01:13et l'autre moitié, 4 milliards qui va dans le budget de l'État.
01:15Donc une fois de plus, et contrairement à tous les discours qui ont été faits depuis des mois,
01:20y compris par François Béroux, alors que le travail doit payer,
01:24par cette mesure, le travail va un peu moins payer.
01:27Alors, cela dit, je n'ai pas fait Polytechnique non plus, François Omryl,
01:31mais compte tenu du fait que je ne travaillais pas ces deux jours fériés jusqu'ici,
01:35si je me mets à aller travailler sans être payé, je ne vais pas avoir de baisse de salaire.
01:38C'est juste que je ne serais pas payé plus.
01:40Alors moi, je vais vous démontrer que ce n'est pas vrai,
01:42et je vais donner deux exemples.
01:44Voici quelqu'un, un ouvrier qui travaille en poste,
01:49ou un agent de maîtrise, un chef de poste,
01:51qui travaille dans une entreprise qui produit en continu,
01:55une entreprise de la métallurgie, par exemple.
01:57Aujourd'hui, les jours fériés, ils travaillent.
01:59Voilà, à chacun son tour, ils travaillent,
02:01puisque la production se fait en continu.
02:03Quand ils travaillent un jour férié,
02:05eh bien, il a une prime,
02:07correspondant au fait qu'ils travaillent un jour férié.
02:10Mais dès l'instant que ce jour férié n'est plus un jour férié,
02:12il n'aura plus cette prime.
02:14Donc en fait, rien ne va changer pour lui en termes de temps de travail.
02:17Par contre, sa rémunération va baisser.
02:19Je vous donne un autre exemple.
02:20Voici quelqu'un qui ne travaille pas,
02:22parce que le jour férié s'applique à lui,
02:24c'est quelqu'un qui travaille à la journée.
02:26Qu'est-ce qui va se passer ?
02:27En fait, dans beaucoup de cas,
02:29parce que ça a été le cas pour la Pentecôte,
02:31son employeur, quelle que soit la taille de l'entreprise,
02:34mais c'est plutôt pour les entreprises de taille moyenne
02:35ou les grandes entreprises,
02:37il va négocier.
02:38Il va dire, écoutez, moi ça ne m'arrange pas
02:40que vous reveniez travailler le 8 mai,
02:42lundi de PAC, etc.
02:43Donc on va négocier des dispositions
02:45qui font que vous allez pouvoir continuer
02:47à profiter de cette journée
02:49comme étant une journée non travaillée.
02:51Mais bien sûr, il va falloir me la payer.
02:53Parce que moi, on m'a demandé de l'argent
02:54en contrepartie de ça.
02:55Donc on va négocier.
02:56Et donc, la négociation, elle va aboutir à quoi ?
02:59Eh bien, une baisse tendancielle des rémunérations
03:01par un blocage des augmentations générales.
03:03Parce que ça, on l'a déjà vécu.
03:04Et donc, c'est ce qui va se passer.
03:06Je viens de vous démontrer par ces deux exemples
03:08que cette mesure, qui consiste à faire travailler
03:10les gens gratuitement,
03:11eh bien, en fait, ça va avoir pour impact
03:13de baisser la rémunération des gens.
03:14Anthony Martin-Smith.
03:16Écoutez, moi, je pense qu'à s'attainquer au symbole,
03:20on ne fait que régler des petits symptômes,
03:23mais on ne s'attaque pas à la maladie.
03:24Moi, j'entends ce que dit monsieur.
03:26Je dirais par ailleurs que c'est...
03:28Je peux partager une partie de son point de vue.
03:31Après, ce sont pour beaucoup les entreprises
03:33qui vont supporter ce surcoût des deux jours fériés.
03:37Pourquoi ?
03:38Parce qu'elles, elles vont continuer de continuer.
03:40Et donc, si vous voulez, cet argent,
03:43c'est les entreprises qui vont le débourser.
03:46Mais, si vous voulez,
03:48je ne pense pas que les Français soient opposés
03:50aux jours fériés, en moins sur une année.
03:53À la suppression des jours fériés, vous voulez dire ?
03:55À la suppression des jours fériés, effectivement.
03:57Je pense qu'en fait, les Français, aujourd'hui,
03:59sont opposés à faire davantage d'efforts,
04:01quels qu'ils soient, et quelle que soit la symbolique
04:03que l'on cherche à toucher.
04:05Parce qu'on parle de quoi ?
04:061,5 milliard, c'est ce que ça coûte
04:08une journée fériée.
04:11On parle de 4 milliards par jour férié.
04:12À l'économie, 4 à 6 milliards sur une année.
04:15Donc, on est globalement entre 8 à 12 milliards sur une année.
04:18On doit en trouver 40.
04:19C'est encore une goutte d'eau, finalement.
04:21Et notre déficit total est quand même bien supérieur
04:23à 3 300 milliards.
04:25Pour vous, ça ne sert à rien de supprimer un jour férié par-ci, par-là ?
04:27Non, ce n'est pas que ça ne sert à rien.
04:28C'est que, si on n'écoute pas ce que disent les Françaises et les Français,
04:33on est à côté de la plaque.
04:34Tant que le gouvernement, les élites, ne montrent pas l'exemple,
04:38les Françaises et les Français ne seront pas prêts,
04:40elles et eux aussi, à faire les efforts qu'il faut faire
04:43pour sauver notre système social et solidaire.
04:46Et c'est ce qu'on peut lire, ici et là,
04:49sur les commentaires, sur les réseaux sociaux,
04:51que ce soit des députés ou des ministres,
04:53ou même le Président de la République,
04:54lorsqu'ils postent quelque chose, quel que le soit le sujet.
04:56Ça revient systématiquement.
04:58C'est, faites des efforts et on en fera ensuite.
05:01Philippe Boriacki ?
05:02Je partage cette analyse.
05:04On est dans la supercherie, vraiment.
05:07Suppression de deux jours fériés, en plus.
05:10Lesquels, donc ?
05:10Oui, le général de Gaulle avait supprimé lui-même le 8 mai.
05:14Depuis, il a été réinstauré.
05:16Donc, moi, j'ai un problème.
05:19Lorsque je signe un contrat de travail,
05:21c'est un contrat.
05:22Donc, il ne peut pas y avoir de loi rétroactive.
05:24Constitutionnellement, ça pose un souci.
05:25Mais, 4 milliards.
05:29Bon, prenons le CICE, c'est 42 milliards.
05:31Crédit d'impôts contre pétitivité emploi.
05:33Tout à fait.
05:34Prenons, et on a vu qu'en fin de compte,
05:36c'était censé pouvoir améliorer la recherche et les embauches.
05:41On se rappellera toujours de Pierre Gattaz.
05:43Avec un million d'emplois.
05:44On le rappelle, ce sont des aides décidées par François Hollande,
05:48notamment, et les gouvernements qui lui ont lissé.
05:50des aides qui sont allées aux entreprises,
05:53en échange de quoi elles s'engageaient à embaucher.
05:57Donc, elles ont des aides, mais elles n'ont pas embauché.
05:58Donc, si je vous suis, pour résumer un peu votre propos,
06:00vous préférez qu'on reprenne de l'argent aux entreprises
06:02plutôt que de demander aux Français de travailler plus ?
06:05C'est 213 milliards d'euros par an qu'on donne en accompagnement,
06:09en aide aux entreprises, et on voit le résultat derrière.
06:11Donc, arrêtez de vous moquer de nous, tout simplement.
06:13Jean Dorido.
06:15Oui, écoutez, je vais emboîter le pas de mes deux collègues du jour.
06:19C'est un fait que la France vend ses bijoux de famille depuis des années.
06:24Ça a commencé par notre industrie,
06:26qui était sensationnelle parmi les plus florissantes du monde.
06:30Et ça a été vendu, ça a été bradé à des puissances étrangères.
06:35Et il y a Alstom, on sort, et on parlait de la métallurgie à l'instant.
06:39C'est absolument désastreux.
06:40Et puis, la France s'est mise à vendre son patrimoine en pierre.
06:45Énormément de locaux, d'espaces publics sont vendus régulièrement.
06:50Là aussi, il y a des puissances.
06:50Enfin, il y en reste, non.
06:52Les forfériés, c'est-à-dire ces acquis sociaux, quand même,
06:56qui datent de très, très longtemps.
06:58Eh bien, on a un Premier ministre qui dit
07:00« Bon, voilà, on va commencer par aller par retirer deux jours fériés. »
07:03Et je rejoins votre invité syndicaliste.
07:06C'est un fait que, enfin, c'est quand même,
07:08ça n'est pas ni correct, ni raisonnable
07:12de demander aux Français de travailler gratuitement.
07:14On a eu un président, jadis,
07:16qui proposait de travailler plus pour gagner plus.
07:19Et là, on est en train de dire aux Français
07:20de travailler plus pour gagner moins.
07:22On marche sur la tête.
07:24C'est vraiment, c'est désastreux.
07:26Éric, qui est avec nous, toujours au 0826 300 300,
07:29depuis la belle ville de Nîmes.
07:31Vous en pensez quoi, vous, Éric ?
07:33Ah bon ?
07:35Alors, j'ai écouté un petit peu les arbres et bons.
07:36Alors, moi, j'ai une particularité,
07:38j'ai une vision différente de tout le monde.
07:41Alors, je vais vous donner trois exemples.
07:43Le plus souvent, on parle du temps du travail.
07:45Pour moi, ce n'est pas le plus important.
07:46Le plus important, c'est sur quoi on travaille.
07:49C'est beaucoup plus important.
07:50Si on compare l'importation par rapport à l'exportation,
07:54on est très mal placé.
07:57Donc, travailler à faire voir,
07:58il faut peut-être travailler à produire pour exporter.
08:01Et donc, du coup, moins importer.
08:04Parce que travailler, ça ne veut trop rien dire.
08:07Donc, en gros, vous, vous pensez que le temps de travail,
08:11vous vous fichez de travailler 35 heures ou 32 heures ou alors 45 heures ?
08:16D'ailleurs, dans cet exemple, il est dit qu'il y a trop de fonctionnaires.
08:20Bon, s'il y a trop de fonctionnaires,
08:22on propose d'en supprimer.
08:24Donc, si on supprime le nombre de fonctionnaires,
08:26on va réduire leur temps de travail.
08:28Vous voyez, on se contredit quelque part.
08:30Aussi, on a un souci avec le rapport au travail, effectivement.
08:35On nous a mis un petit peu en tête que le travail tué.
08:37C'est-à-dire que travailler, ça va malade, etc.
08:40Moi, j'ai une chose à dire.
08:41J'ai un message à faire passer.
08:42Parce que je crois que personne ne le fait.
08:44Moi, je pense que c'est surtout une mauvaise hygiène de vie.
08:47Après, on a eu des étudiants du travail qui sont...
08:50Il faut faire attention.
08:52Il y a quand même des travaux qui sont extrêmement difficiles.
08:56N'allez pas dire ça à une personne qui, tous les jours,
08:59se lève à 3 heures du matin pour aller à l'usine à 4 heures
09:01et qui fait des gestes répétitifs.
09:03Ça, ça a été prouvé et démontré quand même
09:05que c'est extrêmement usant, fatigant
09:08et même cause de mortalité pour beaucoup
09:11qui sont exposés, par exemple, à des produits cancérogènes.
09:13Oui, mais là, moi, à cela, je peux vous comparer
09:1680% des femmes qui sont dans le secrétariat.
09:20Moi, j'entends ce que vous dites.
09:21Il n'y a pas de souci.
09:23Effectivement, c'est comme des métiers...
09:24On ne peut pas parler d'hygiène de vie
09:25quand vous êtes exposés involontairement
09:27par le fait de votre profession
09:28à des produits dangereux pour votre santé, par exemple.
09:31Vous voulez ?
09:31Moi, j'ai une particularité.
09:33J'ai des réponses à tout.
09:34Vous me soumettez n'importe quelle...
09:35Oui, mais moi aussi, j'entends bien.
09:37Je vais vous donner la solution.
09:40Moi, je suis pour le partage du travail
09:41et je suis pour le partage de la pénibilité du travail.
09:44C'est-à-dire quoi ?
09:45Un maçon qui a fait 30 ans de service,
09:47je lui explique.
09:48Un maçon qui a fait 30 ans de service
09:49qui peut avoir le dos cassé,
09:51on lui réserve un autre emploi.
09:53Un travail sur lequel il va arrêter de se casser le dos
09:55et on donne son boulot et un nouveau jeune.
09:59Écoutez, en tout cas, ça pourra faire l'objet
10:04d'un autre débat en jeu.
10:05On va revenir un petit peu sur les jours fériés
10:06parce que c'est quand même important
10:07de revenir aussi sur le temps de travail.
10:10Tout le monde avait l'air d'accord,
10:11mais pas tout à fait dans l'analyse.
10:12François Omril, par exemple,
10:13on entendait Anthony Martin-Smith
10:14qui disait que le problème numéro un,
10:16c'est qu'il faut quand même réformer l'État.
10:18Si j'ai bien compris ce que vous disiez,
10:19notamment, Anthony.
10:20Et pourquoi supprimer deux jours
10:22alors que ça ne réglera aucun problème ?
10:24Est-ce que vous êtes d'accord sur le fait
10:26qu'il faille quand même réformer quelque chose ?
10:28François Omril.
10:30Oh là là, mais effectivement,
10:32moi, je suis le président d'une organisation
10:34qui n'est pas contre le principe de la réforme.
10:37Au contraire, de quelle réforme on parle ?
10:40Le problème, c'est ça.
10:41Nous, on a fait une analyse en profondeur
10:43du mal de la société française
10:46et on en a tiré la conclusion
10:48que nous souffrions d'un déficit de confiance.
10:52En fait, la société française
10:53est organisée aujourd'hui par le pouvoir
10:56qui est extraordinairement centralisée
10:58par les hauts fonctionnaires,
10:59le pouvoir politique.
11:01Il ne se passe pas une journée
11:02sans qu'il y ait un article qui sorte
11:04et qui nous explique comment
11:06la haute fonction publique,
11:08les cabinets mystériels, etc.
11:09pantoufles dans le privé,
11:12vont et viennent
11:14et prennent toujours les mêmes décisions
11:16qui vont dans le même sens,
11:17d'une même politique.
11:19La politique de l'offre, en fait,
11:20celle dont Emmanuel Macron se revendique
11:23et qui est un échec catastrophique.
11:27On l'a vu dans le rapport sénatorial
11:29qui vient de sortir,
11:31211 milliards d'euros chaque année
11:33de transfert d'argent public vers les entreprises
11:35qui ne produisent pas
11:37l'effet économique attendu.
11:38Donc, c'est tout ça
11:39qu'il faut remettre en question.
11:40Nous, on pense à la CFE-CGC.
11:44Alors, vous pensez quelque chose ?
11:46On saura dans un instant,
11:47dès qu'on aura retrouvé votre liaison,
11:49précisément ce que pense la CFE-CGC.
11:51Je ne vous souviens surtout pas
11:52que ça passe pour de la censure.
11:53Vous étiez d'accord, Philippe Bourriacchi,
11:54on aide trop les entreprises.
11:55Alors, en gros,
11:56c'est pas les travailleurs
11:57qui doivent travailler.
11:58Plus, c'est les entreprises
11:59qu'on aide trop.
11:59Non, alors,
12:00c'est pas qu'on aide trop les entreprises.
12:01Mais c'est ce que vous avez dit, pardon.
12:03On aide mal les entreprises.
12:04Il y a des entreprises qui ont...
12:05Il y a plus de 200 milliards d'euros.
12:07Il y a des entreprises
12:07qui n'ont absolument pas besoin d'aide.
12:10Et en plus,
12:10elles ne jouent pas le jeu derrière.
12:11Donc, je suis désolé.
12:12Sur le contrôle,
12:13il n'y a pas de contrôle
12:13et les types continuent à se gaver.
12:15Et c'est les actionnaires derrière
12:16qui ramassent bonbons
12:19sur le dos des salariés.
12:20Donc, ça, c'est pas possible.
12:21Donc, qu'on mette ces contrôles-là,
12:22qu'on mette des freins,
12:23qu'on mette un coup de balai
12:24à ces 487 agences
12:27qui nous coûtent
12:2785 milliards par an.
12:29Et là, on aura un levier d'économie.
12:31Donc, qu'on arrête de demander
12:32à ceux qui se tuent au boulot,
12:34c'est le mot exact,
12:36de continuer à se crever.
12:37On a trouvé François Omryl,
12:38précisément.
12:39Tiens, est-ce qu'il y a aussi des agences ?
12:41Est-ce que le train de vie de l'État
12:42doit être réduit
12:43pour la CFE-CGC ?
12:46Oui, moi, je me méfie beaucoup de ça
12:48parce que ce sont souvent
12:49des indications,
12:51des slogans
12:51qui cachent un peu
12:52la réalité du mal profond de la France.
12:55J'y reviens.
12:56La France, c'est un pays riche.
12:58Mais la France, c'est un pays
12:59qui s'appauvrit
12:59parce qu'on met en place
13:01des politiques
13:02qui siphonnent
13:03les moyens de l'État,
13:04qui les mettent
13:05à la disposition
13:06des entreprises
13:07dans des conditions
13:08non contrôlées,
13:09dans des conditions
13:10qui font que
13:11ce transfert ne produit pas
13:12l'effet économique attendu.
13:14Je vais prendre un exemple simple
13:15qui va être dans l'actualité
13:16au mois de septembre.
13:17On reproche toujours aux Français
13:18de ne pas travailler assez.
13:20D'ailleurs, c'est pour ça
13:21qu'il y a cette affaire
13:21des deux jours fériés.
13:23Mais qu'est-ce que ça veut dire ?
13:24Nous, on dit
13:24le problème n'est pas
13:26que les Français
13:27ne travaillent pas assez,
13:28c'est qu'il n'y a pas
13:28assez de Français
13:29qui travaillent.
13:30C'est une autre façon
13:31d'exprimer les choses.
13:32On le sait,
13:33les deux problèmes
13:34très spécifiques
13:35à la France,
13:36c'est que les entreprises
13:36n'embauchent pas les jeunes
13:38et qu'ils virent
13:39les anciens
13:40avant la limite.
13:41Donc ça,
13:42c'est objectivé.
13:43C'est d'ailleurs
13:43dans les courbes
13:44que François Béroux
13:45lui-même a présentées.
13:46Eh bien,
13:47travaillons sur ce sujet.
13:48Moi, je ne suis pas contre.
13:50Il faut prendre
13:51cette question
13:51et se poser
13:53les bonnes questions.
13:54Comment on fait
13:54pour créer
13:55les conditions
13:56pour intégrer
13:57dans le monde du travail
13:57les plus jeunes
13:59d'entre nous
13:59et comment on fait
14:00pour les maintenir
14:01au moment où ils arrivent
14:02en fin de carrière
14:02et où ils ont une expérience
14:03à faire valoir
14:04les moyens d'encadrer
14:06et de tutorer
14:06les autres personnes
14:07dans l'entreprise.
14:08Ça, c'est un sujet
14:09motivant pour le coup.
14:10Au lieu de ça,
14:11qu'est-ce qu'on fait ?
14:11On fait la réforme des retraites
14:13qui conduit les gens
14:14finalement
14:14à faire travailler
14:16plus longtemps,
14:17des gens qui n'en ont
14:18ni la force
14:18ni le désir.
14:20Donc, on marche
14:20sur la tête.
14:21Maintenant, on nous dit
14:22qu'on ne travaille pas
14:22assez d'heures.
14:23Mais c'est complètement
14:23con comme raisonnement.
14:25Il y a dans le monde entier
14:26des pays
14:26et des pays en voie
14:27de développement
14:28et des pays sous-développés
14:29dans lesquels les gens
14:30travaillent 3000 heures
14:31par an.
14:32Est-ce que vous croyez
14:33que ça les rend plus riches ?
14:34Mais non, pas du tout.
14:35Ce qui rend un pays riche,
14:36c'est d'avoir des emplois
14:37de qualité.
14:38C'est d'investir
14:39dans la recherche,
14:39dans le développement.
14:40C'est d'investir
14:41dans l'avenir.
14:42C'est de mettre en place
14:43des infrastructures
14:44qui vont permettre
14:45de se développer.
14:46C'est ça qui rend
14:46un pays riche.
14:47Mais ce n'est pas
14:47de faire travailler
14:48les gens sans les payer.
14:50Ça, ça appauvrit
14:51les Français
14:51et in fine,
14:52ça appauvrit la France.
14:53Jean Drideau.
14:55Oui,
14:56j'abonde
14:59dans tout ce que j'entends
15:00et j'ajouterais
15:01que c'est quand même,
15:02il y a manifestement
15:03un bug
15:03au niveau de l'État
15:05parce que la France
15:06quand même
15:06est l'un des pays
15:07les plus taxés
15:08au monde.
15:09Le pouvoir
15:10de l'achat des Français,
15:11ça revient régulièrement
15:12et c'est une peau de chagrin,
15:14c'est-à-dire que le travail
15:15ne paye pas
15:16et il faudrait quand même
15:17un jour
15:18comprendre
15:19où passe
15:20tout cet argent.
15:21Les Français
15:21payent énormément
15:22d'argent
15:23sur le fruit
15:24justement
15:25de leur travail.
15:26L'argent qu'ils ont
15:27en échange,
15:27ils en reversent
15:28une énorme partie
15:29à l'État
15:29et rien ne fonctionne.
15:31Les hôpitaux,
15:32ça marche de moins en moins bien,
15:34c'est effrayant.
15:35L'école,
15:35ça ne marche pas,
15:36on vient d'entendre
15:37quand même
15:37pour apprendre à nager.
15:38Les gars,
15:38ma sorte de CM2,
15:40ils ne savent même pas nager.
15:42tous les services publics
15:45manquent d'effectifs,
15:46la police,
15:47la justice.
15:48Donc quand même,
15:49avant de donner
15:50encore plus d'argent
15:51à travers du travail
15:52non payé,
15:52ce serait quand même
15:53bien un jour
15:54de comprendre
15:55où passe
15:56tout cet argent.
15:57Les Français,
15:57ça vient d'être dit
15:58par votre invité,
15:59travaillent énormément,
16:00on crée de la richesse
16:01dans ce pays,
16:02une énorme partie
16:03de cette richesse
16:04est reversée à l'État
16:05et rien ne fonctionne.
16:06L'État est encore
16:07en train de dire
16:08qu'il faut payer encore plus.
16:09Il y a manifestement
16:10un gros problème,
16:11il faudrait un jour
16:12comprendre d'où vient
16:13ce problème exactement.
16:14Vous avez un mot,
16:15vous avez droit à un mot
16:16Anthony Martin-Smith ?
16:17Je ne suis pas d'accord.
16:18Vous n'êtes pas d'accord
16:18avec Jean Dorido ?
16:20Non, avec ce que j'entends.
16:21On ne peut pas toujours
16:23taper sur les entreprises
16:24qui créent la richesse
16:25justement grâce au travail
16:27des personnes.
16:27Il faut juste leur donner
16:28un peu plus de latitude
16:29pour qu'elles travaillent mieux.
16:31Je suis d'accord aussi
16:32sur le fait qu'il faut
16:33plus de contrôle
16:34sur les aides
16:34qui sont distribuées.
16:35C'est bien normal,
16:36c'est de l'argent public
16:37mais plus de contrôle
16:38coûte plus d'argent.
16:39Maintenant,
16:40arrêtons juste
16:41de s'attaquer aux symboles.
16:42Deux jours fériés,
16:43c'est complètement dérisoire,
16:45c'est de la symbolique.
16:46Attaquez peut-être
16:47en communication politique
16:48d'autres symboles,
16:50peut-être déménagez
16:51vos ministères,
16:52allez peut-être
16:52dans des immeubles
16:53de bureaux à la Défense
16:54là où le mètre carré
16:55est en chute libre
16:55et où il y aurait besoin
16:56d'une nouvelle dynamique
16:57comme l'a fait Malte
16:58par exemple.
16:59Et puis,
17:00commencez à vous attaquer
17:01au patrimoine de l'État,
17:02attaquez-vous
17:05grâce à votre patrimoine immobilier.
17:07Peut-être que là,
17:08on aurait aussi
17:08d'autres sources
17:09de revenus supplémentaires
17:10mais en tout cas,
17:11s'attaquer à deux jours de travail,
17:13enfin deux jours fériés,
17:15je pense que c'est
17:16de la mesurette
17:17qui cache une forêt
17:19un peu plus noire.
17:20Allez,
17:20le mot de la fin
17:20pour notre invité,
17:21François Omryl,
17:22je le rappelle,
17:22président de la CFE-CGC,
17:25manifestement,
17:25François Bayrou veut aller au bout.
17:27Est-ce que ça veut dire
17:27que la CFE-CGC
17:28appellera à la grève
17:29et à des manifestations
17:30dès la rentrée ?
17:35Alors,
17:36on voit les lèvres,
17:37je vais vous donner
17:38tous les détails,
17:39on voit les lèvres
17:40de François Omryl bouger,
17:41il est en train de dire
17:42quelque chose
17:42mais pour l'instant
17:43on n'entend pas.
17:44Alors,
17:45je suppose qu'il est toujours
17:46contre cette suppression
17:47de deux jours fériés,
17:48ça je pense,
17:49je ne suis pas...
17:49Mais ça je crois
17:49qu'on est tous d'accord
17:50globalement autour de la table.
17:51Je le devine,
17:52je sens qu'il nous entend
17:53en plus puisqu'il rigole,
17:54je suppose que la CFE-CGC
17:56fera entendre
17:57son mécontentement
17:58et écoutez,
17:59vous savez quoi,
18:00je vais vous renvoyer
18:00vers les tracts
18:01de ce syndicat,
18:02vous serez tenus au courant
18:03de leur prochaine
18:04journée de mobilisation.
18:05Désolé pour ces problèmes
18:06de liaison mon cher François Omryl,
18:07merci en tout cas
18:08d'avoir tenté d'intervenir
18:09dans les vraies voix sud radio
18:11ce soir
18:11et bonnes vacances à vous
18:13si vous pouvez en profiter.
18:14Allez, restez avec nous,
18:15on va essayer de se détendre.
18:16Toujours pas de jours fériés
18:17pour nous,
18:18dans un instant on va jouer,
18:19on va voir si malgré les vacances
18:20vous suivez l'actualité.
18:21Philippe Bourriac
18:22et Anthony Martin-Smith
18:23et Jean Dorido,
18:25on va jouer avec notre auditeur
18:26Eric qui est toujours là
18:27depuis Nîmes.
18:28A tout de suite.
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