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  • il y a 5 mois

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00:00On va changer de thème. Tiens, vous parliez d'endettement tout à l'heure à Michel Fayet et d'économie à faire, ça tombe bien.
00:06La transition est toute faite puisqu'on va parler de François Bayrou.
00:09Vous n'êtes pas sans savoir que le Premier ministre, qui était aujourd'hui d'ailleurs en déplacement du côté de l'Aude
00:15auprès des sinistrés de ce méga-feu, a également en parallèle lancé une chaîne YouTube.
00:21Voilà, FB Direct. C'était hier à partir de 17h.
00:25Le Premier ministre souhaite s'adresser directement aux Français sur ce tour de vise budgétaire qu'il a annoncé les semaines précédentes.
00:34Je vous propose de regarder un petit extrait de ce contenu vidéo posté désormais sur cette chaîne FB Direct.
00:41Et puis on en parlera aussi juste après avec Laurent Capelletti, économiste et professeur au CNAM.
00:47Regardez et écoutez les propos de François Bayrou qui demande toujours bien sûr plus d'efforts aux Français.
00:52La France est dans cette impasse et cette menace de surendettement parce qu'elle produit moins que ses voisins.
01:00Si on prend les chiffres précis, elle produit entre 10 et 15% de moins par habitant que ses voisins.
01:06Et vous voyez que si nous étions au même niveau de production que ceux qui nous entourent,
01:11Alors ça voudra dire que dans les familles, les salaires seraient de 10 ou 15% plus importants.
01:18Et pour l'État, les ressources seraient 10 ou 15% plus importantes.
01:22Donc il faut produire plus.
01:24Et produire plus, ça pose la question du travail.
01:28Les chiffres ont été publiés cette semaine.
01:31Le chômage des jeunes augmente en France.
01:33Il a atteint 19%, c'est-à-dire un jeune sur cinq dans notre pays est au chômage.
01:39Et les entreprises ne trouvent pas de gens pour travailler et elles ferment leurs portes.
01:44Vous voyez bien qu'il y a là un scandale que nous ne pouvons pas accepter.
01:50Et c'est pourquoi il faut un plan d'urgence pour qu'on puisse proposer un travail à un plus grand nombre de jeunes
01:56et inciter les jeunes à accepter le travail qui leur mettra le pied à l'étrier.
02:01Voilà l'extrait de la première vidéo de François Bayrou, voire peut-être de la deuxième.
02:07On va peut-être me le confirmer en régie puisqu'il y a une autre, c'est la deuxième.
02:10Donc voilà, vidéo postée aujourd'hui sur FB Direct, la chaîne YouTube de François Bayrou.
02:15On en parle dans un instant avec Laurent Capelletti qui est déjà connecté d'ailleurs avec nous.
02:20Et je vous le disais, on est en direct avec Laurent Capelletti.
02:24Bonjour Laurent, merci d'être avec nous en direct sur CNews et Europe 1.
02:28Laurent, vous êtes économiste, professeur au CNAM.
02:30J'imagine que vous avez scruté de très près ces deux vidéos de François Bayrou sur son compte YouTube FB Direct.
02:38L'une a été publiée hier aux alentours de 17h et l'autre vient d'être publiée d'ailleurs il y a quelques minutes.
02:45Qu'avez-vous pensé de ces vidéos et de, encore une fois, de ce message aux Français ?
02:50Il faut faire des efforts budgétaires.
02:54Bonjour, on va dire que sur l'analyse globale, c'est-à-dire fondamentalement nos déficits sont dus à un manque d'activité,
03:05si je reprends les termes de François Bayrou, je pense que l'analyse fait consensus aujourd'hui.
03:10C'est-à-dire que quand on se compare avec des pays qui ont des situations budgétaires équilibrées
03:18et qui sont comparables à nous en termes de modèle social, on va dire,
03:21genre, bien sûr, Allemagne, Pays du Nord, Danemark, etc.,
03:26on se rend compte qu'en fait, on ne crée pas assez de valeur par le travail.
03:31C'est-à-dire pas assez de PIB, tout simplement.
03:36Donc, par rapport à ce que dit François Bayrou, moi, je trouve que l'analyse globale est bonne
03:42et c'est la raison pour laquelle, en fait, il y a un hiatus au niveau des deux jours fériés non payés.
03:48C'est-à-dire que, oui, travailler deux jours fériés en plus, ça irait dans le bon sens,
03:55ça créerait du PIB supplémentaire, donc des rentrées fiscales supplémentaires.
04:01C'est peut-être ça qu'il faut expliquer d'abord.
04:04Une journée de travail rapporte en gros 10 milliards en France de PIB.
04:09Et sur ces 10 milliards, 4 milliards représentent des recettes fiscales pour les budgets publics.
04:14Et là, je parle de journée de travailler payé.
04:19Et donc, le petit hiatus, ce serait de dire, à ce moment-là, oui, pour deux jours fériés, travailler, mais payer.
04:28Ce serait la critique qui se réfère à François Bayrou.
04:33Et puis la deuxième, c'est, on parle de quantité systématiquement de travail,
04:39mais il faut savoir qu'en France, en fait, on souffre également d'un défaut de qualité.
04:44Du travail, je suis intervenu régulièrement sur vos plateaux ou dans la presse,
04:49sur la problématique de l'absentéisme au travail, sur les accidents du travail également.
04:56Tout ça, en fait, à la fin, fait des trous de PIB absolument énormes,
05:02très supérieurs à ce qui se passe dans les autres pays.
05:05Et donc, en fait, et c'est un peu, je dirais, la critique globale
05:09qu'on pourrait faire aux propositions de François Bayrou,
05:12c'est, oui, quantité, mais quantité de travail payée, d'une part.
05:17Et deuxièmement, améliorer la qualité du travail,
05:20s'attaquer effectivement aux conditions de travail, au management,
05:25dans le public, dans le privé,
05:27pour aussi améliorer la qualité du travail.
05:30Parce que c'est les deux quantités et qualités
05:33qui font, à la fin, la création de valeurs durables, en fait.
05:37Voilà.
05:37Mais Laurent Camus, est-ce que ce message est entendable ?
05:41Est-ce que les Français, aujourd'hui,
05:43quand ils écoutent François Bayrou, ils se disent
05:45« Oui, c'est vrai, le Premier ministre, il a raison, peut-être, effectivement. »
05:48Et ils sont peut-être d'accord avec François Bayrou.
05:51Mais on parle, effectivement, de messages
05:52qui sont diffusés au mois d'août,
05:55alors même où certains Français sont privés de vacances
05:57parce qu'ils n'ont pas les moyens de s'offrir des vacances
05:59et on leur demande encore plus
06:00et toujours plus et toujours plus d'efforts.
06:03C'est vrai que c'est difficile à entendre, j'imagine,
06:05pour de nombreux Français,
06:06même si vous partagez peut-être le constat de François Bayrou
06:09et les mesures qu'il souhaite prendre, en tout cas,
06:12pour réduire ce déficit budgétaire.
06:14Alors là, vous soulevez la problématique, en fait, politique.
06:18Vous avez parfaitement raison.
06:19C'est-à-dire que, moi, le discours que je viens de tenir,
06:22c'est un discours rationnel, on va dire, d'économiste.
06:25Voilà ce qu'il faudrait faire.
06:27Maintenant, il faut vendre ça aux Français.
06:30Alors là, c'est le talent du politique.
06:33Alors la grande question, c'est comment faire ?
06:36Je pense que j'ai déjà donné un premier élément de réponse.
06:40La première, en fait, c'est de faire un jeu visible gagnant-gagnant.
06:45C'est-à-dire que, par rapport aux efforts demandés,
06:48il faut que les Français s'y retrouvent.
06:51Je reprenais l'exemple de ces deux jours fériés non payés.
06:54Là, on est typiquement, en fait, dans l'effort, en fait,
06:56qui, ce n'est pas un gagnant-gagnant, quoi, vous voyez ?
06:59Donc, si je peux me permettre, si vous voulez,
07:01le conseil que je pourrais donner, en fait, à notre personnel politique,
07:05en sachant que tout ça est compliqué,
07:08je ne fais pas des leçons non plus de ce point de vue-là,
07:10mais c'est de trouver, en fait,
07:13je vais reprendre une expression de Trump,
07:16des deals.
07:16c'est-à-dire, voilà, tel effort,
07:19et en contrepartie, vous aurez ça, vous voyez ?
07:23Et puis, le deuxième point,
07:25ça, c'est une partie qui est difficile,
07:27parce qu'effectivement, on a des Français qui souffrent,
07:28on a des Français qui sont au chômage,
07:30mais globalement, ces dernières années,
07:33quand on regarde les indicateurs macroéconomiques,
07:36c'est très surprenant,
07:37mais le pouvoir d'achat a été préservé,
07:39malgré l'inflation,
07:41par les différents boucliers qui ont été mis en place.
07:44Lors de la Covid, je ne vais pas refaire l'histoire,
07:46mais il y a eu des systèmes de protection massifs
07:50pour préserver les revenus des Français.
07:53On a, on va dire, une quantité de travail
07:56qui est quand même très inférieure à ce qui se passe dans d'autres pays.
07:59Donc, on est dans une situation où, on va dire que, globalement,
08:03même s'il y a des cas, je ne le nie pas,
08:06de Français qui sont en situation très difficile,
08:08globalement, on va dire qu'on n'est pas à plaindre.
08:13Ça, c'est une partie difficile aussi, dure,
08:16mais à un moment donné, il faut aussi l'exprimer,
08:19le dire, et c'est le talent du politique, en fait,
08:20de faire passer ces stages.
08:22Merci beaucoup, en tout cas, Laurent Cappelletti,
08:24de nous avoir éclairé, effectivement,
08:26et de nous avoir donné votre point de vue
08:27sur ces vidéos publiées par François Bayrou sur FB Direct,
08:31donc sa nouvelle chaîne YouTube
08:32qui a donc été lancée hier
08:35pour essayer de convaincre les Français
08:37pour vendre aux Français.
08:39Voilà, je vais reprendre vos mots
08:41et on va pouvoir réagir en plateau.
08:43Vendre aux Français ce tour de vice budgétaire.
08:47David Corcero, et je me tournerai ensuite vers Michel Fayenne,
08:50mais David Corcero, effectivement, il faut le vendre aux Français.
08:53Il faut aussi que les Français achètent.
08:55Et là, ça risque de coincer.
08:57Non, mais je pense que l'idée de ces vidéos,
09:00c'est d'expliquer aux Français très clairement
09:01la situation de la France.
09:03Aujourd'hui, c'est une situation qui est assumée
09:05par le Premier ministre.
09:07C'est rare qu'on ait eu des mots aussi forts
09:09avec des analyses et des chiffres.
09:11Aujourd'hui, François Bayrou pose très clairement
09:14le diagnostic, et je pense que personne ne contredit
09:17ce diagnostic.
09:18La question, c'est aujourd'hui, comment on sort ?
09:21Quels efforts on est prêts à faire ?
09:23Et je pense que l'idée de cette thématique de vidéos,
09:25c'est d'expliquer très clairement aux Français
09:26où on en est, d'ouvrir un dialogue,
09:30parce que ce qui va être dit derrière,
09:32c'est que vous pouvez communiquer
09:33avec le Premier ministre à travers ces vidéos.
09:35Il s'est engagé à répondre aux Français
09:37aux questions qu'il se pose,
09:39mais après, c'est le débat parlementaire.
09:41Oui, c'est interactif, il y a un échange
09:42direct avec les Français.
09:43Exactement, et c'est là où c'est intéressant.
09:45C'est au jour aujourd'hui où la parole politique
09:48est un peu compliquée.
09:51Je trouve que c'est un bel effort.
09:52Alors après, la saison, est-ce que c'est le bon moment ou pas ?
09:54Je ne suis pas là pour le juger,
09:55mais ouvrir le débat, expliquer aux Français,
09:58c'est aussi notre rôle.
09:59Après, le courage politique, c'est de prendre des décisions,
10:02d'agir et de trancher.
10:04Et ça, c'est le second temps.
10:05Mais je pense qu'aujourd'hui,
10:06l'ensemble des Français doivent comprendre
10:08la situation de notre pays,
10:10qu'aujourd'hui, on a trop de dettes.
10:13Il faut trouver une solution.
10:14Et je trouve que c'est courageux, en tout cas, de sa part.
10:16Alors, c'est parce que c'est ma famille politique.
10:17J'aurais dit la même chose
10:19si c'était un autre Premier ministre,
10:21et de poser...
10:22Vous savez, pendant des années...
10:23Je rappelle que vous êtes ancien député,
10:24Modem, exactement.
10:25Modem du Val-d'Oise.
10:26Et je suis aussi conseiller municipal
10:27à Soizis ou en Morency.
10:28Mais l'idée, c'était de se dire,
10:30avant, on ne disait pas qu'on était dans le rouge.
10:32Aujourd'hui, très clairement,
10:33la position, aujourd'hui, du Premier ministre
10:35et du gouvernement,
10:35de dire, on ne peut plus,
10:36ça ne peut plus conduire,
10:38il faut trouver des solutions.
10:39Et je pense que c'est ça,
10:39parce que le débat parlementaire
10:40va venir derrière.
10:41Et moi, j'invite tous les Français
10:43à prendre contact avec leurs députés
10:45pour leur proposer des solutions.
10:46parce que c'est les députés
10:47qui vont devoir amender les textes,
10:49pouvoir proposer.
10:50Donc, c'est là où ça devient intéressant.
10:52C'est qu'il faut que les Français
10:53se saisissent de cette dette
10:54et qu'ils trouvent des solutions.
10:55Moi, je pense que, très clairement,
10:56la part de l'État,
10:57il faut la réduire.
10:58Il faut que les Dafa...
10:59Alors, c'est ce que j'allais vous dire.
11:00C'est ce que j'allais vous dire,
11:00David Corseau.
11:01Je rebondis sur vos propos
11:02et je vais vous faire réagir ensuite.
11:04C'est qu'on l'entendait,
11:05Laurent Capeletti,
11:06qui parlait de deal.
11:07Et souvent, les Français,
11:08quand on les interroge,
11:09ils le disent.
11:10Le deal, c'est,
11:10oui, on fait des efforts,
11:11mais faites-en aussi.
11:12Mais moi, je suis le premier à dire.
11:14Moi, quand j'ai des députés,
11:16et je vous le dis tout de suite,
11:17j'ai refusé le cumul du salaire.
11:19Donc, j'avais une rémunération
11:20qui était faite par l'agglomération.
11:21Moi, je la reversais aux associations.
11:23Je trouve qu'on ne peut pas cumuler
11:24quand on est un élu de la République.
11:25On ne doit pas le faire.
11:26Moi, je suis prêt à faire plein d'efforts.
11:28Parce que la France,
11:29on peut dire ce qu'on veut,
11:30on a un système qui est magnifique,
11:31qui est solidaire.
11:32On est tous solidaires.
11:33Sauf qu'aujourd'hui,
11:33si ça s'effronde,
11:35c'est pour tout le monde,
11:35ça s'effronde.
11:36Donc, c'est là où c'est
11:37beaucoup plus compliqué.
11:38Moi, je pense qu'aujourd'hui,
11:39il faut que les Français
11:39se saisissent du CESA.
11:41Écrivez à vos députés,
11:42faites des propositions,
11:44dites ce que vous sentez
11:45juste ou injuste.
11:47Vous avez le droit,
11:47mais je pense qu'il faut
11:48aux Français de se saisir
11:49de ces vraies problématiques.
11:50Parce que, très clairement,
11:51à la fin de l'année,
11:52il y a le débat.
11:53S'il y a une notion de censure
11:54puis de gouvernement,
11:55on n'aura pas réglé le problème.
11:56On repart à zéro.
11:57Oui, mais ce n'est pas
11:58réglé le problème.
11:58C'est très clair.
11:59Repartir à zéro,
12:00ce n'est pas réglé le problème.
12:01Michel Fayad.
12:02Moi, d'abord,
12:03je pense qu'on ne devrait pas
12:04demander des efforts aux Français.
12:05On devrait demander des efforts
12:06à l'État, en premier lieu.
12:07Mais c'est ce que j'ai dit.
12:08Il faut d'abord
12:08que l'État se défendre.
12:09Non, je n'ai pas dit que vous l'avez...
12:09Il faut que ce soit
12:11deux vastes communicants.
12:13Je ne suis pas en train de...
12:14Non, non, non.
12:14Je n'ai pas dit
12:14que vous ne l'avez pas dit.
12:16Mais pour moi,
12:18en fait, je réfléchis
12:18comme si l'État
12:27investisse dans l'État.
12:29Et là, notre classe politique,
12:30c'est le management
12:31et qui est les dirigeants
12:33de cette entreprise.
12:34Et il gère...
12:35Il y a 3 000 milliards d'euros
12:36de dettes.
12:37Il y a un déficit budgétaire
12:38chaque année.
12:39Un déficit commercial
12:40chaque année.
12:42Et à un moment donné,
12:43on se dit...
12:44On nous dit...
12:44Le management dit aux actionnaires
12:46il faut encore
12:47que vous payiez de votre poche.
12:49Par contre,
12:49on va continuer à faire
12:50du mauvais boulot.
12:51On va continuer à perdre
12:52de l'argent.
12:52Et on va continuer
12:53à avoir les mêmes salaires.
12:54On va continuer à dépenser
12:55comme on dépense.
12:56Ça ne marche pas.
12:57Malheureusement,
12:58quand on change de dirigeant,
12:59le problème continue.
13:00Dans les entreprises,
13:01on peut aussi changer de dirigeant.
13:03Non mais bien sûr,
13:04il peut y avoir des succès,
13:05il peut y avoir des défaites.
13:07Mais le fait est
13:08qu'aujourd'hui,
13:09il faut quand même
13:10regarder la vérité en face.
13:11C'est-à-dire que
13:12la France a un bilan
13:14et la France a aussi
13:15un compte de résultats.
13:16Comme une entreprise.
13:17Au niveau du bilan,
13:18elle a des actifs
13:19et elle a des passifs.
13:20Aujourd'hui,
13:21la dette est plus importante
13:22que nos actifs.
13:23C'est-à-dire que le passif
13:24pour un chef d'entreprise
13:26ou n'importe qui
13:27qui suit cette émission,
13:28il comprendra.
13:29C'est-à-dire que le passif
13:30dépasse l'actif.
13:31Dépôt de bilan.
13:32Donc,
13:33dépôt de bilan,
13:34donc faillite.
13:34De l'autre côté,
13:35il y a un compte de résultats
13:37où nos revenus
13:38sont moins importants
13:40que nos dépenses.
13:40Et l'essentiel de nos dépenses,
13:42ce sont des dépenses publiques.
13:43On a le plus grand nombre
13:44de fonctionnaires
13:45de toute l'Europe.
13:47Commençons par ça.
13:48Donc,
13:49si on a ces deux aspects-là
13:51financiers,
13:52on règle le problème
13:53en demandant encore
13:54aux Français de payer ?
13:55Non,
13:56mais il y a des choses
13:57où les Français
13:58seraient peut-être d'accord
13:59pour payer,
13:59peut-être pour avoir
14:00de nouveau
14:01des services publics
14:03en campagne.
14:04Ça,
14:04certainement.
14:05Mais par contre...
14:06Oui,
14:06un service de santé
14:07digne de ce nom.
14:08Bien sûr.
14:09Ou bien des écoles publiques
14:10où il y a la sécurité
14:11qui peuvent remettre
14:12leurs enfants dans ces écoles.
14:13Il y a plein de choses
14:14à faire.
14:15Sauf qu'avant cela,
14:16il faut que l'État
14:17fasse des efforts.
14:18Et moi,
14:18je pense que François Bayrou,
14:21en fait,
14:21en demandant des efforts
14:22aux Français,
14:23il y a une part bonne
14:24et une part mauvaise.
14:24C'est-à-dire,
14:25la part bonne,
14:25c'est de reconnaître
14:26effectivement que le pays
14:27est endetté et tout.
14:28Mais enfin,
14:28François Fillon
14:29l'avait déjà dit en 2007,
14:31il me semble.
14:32Mais l'aspect négatif,
14:34c'est qu'au lieu,
14:34avant de faire son premier podcast
14:36sur les efforts
14:36demandés aux Français,
14:37il aurait dit
14:37ce qui était à l'État.
14:39Exactement.
14:40Je pense que la première vidéo,
14:41alors loin de moi l'idée
14:42d'être le responsable
14:44communication de François Bayrou,
14:45mais effectivement,
14:46la première vidéo
14:47qu'il aurait peut-être dû faire,
14:49c'est de dire
14:49je vais faire des efforts,
14:50nous allons faire des efforts
14:51et faites-en.
14:52Oui, l'État,
14:53effectivement,
14:54on va faire des efforts
14:54et comme ça,
14:55peut-être qu'effectivement,
14:56les Français auraient été convaincus.
14:57Encore une fois,
14:58je ne suis pas expert
14:59en communication.
15:01Jacques Morel.
15:03Je n'ai pas grand-chose
15:04à rajouter
15:05à ces deux spécialistes.
15:07Bon,
15:08je trouve que l'idée
15:08du Premier ministre
15:09d'essayer d'aller convaincre
15:11un public
15:12avec des moyens modernes
15:15de communication,
15:16pourquoi pas,
15:17parce que c'est tellement compliqué
15:18pour beaucoup de Français
15:19de comprendre
15:20le discours des politiques.
15:23Les gens qui sont sur YouTube,
15:25ils ne lisent peut-être pas
15:26les journaux,
15:27ils ne regardent pas la télé,
15:29donc si c'est un moyen
15:30pour leur faire...
15:32C'est un public plus jeune,
15:33effectivement,
15:34le public de YouTube
15:34est un public plus jeune.
15:36Voilà.
15:36Encore que,
15:37j'imagine que François Bayrou
15:38veut s'adresser
15:38à tous les Français.
15:40Oui,
15:40mais là,
15:40au moins,
15:41ça va permettre
15:42de concerner des gens
15:44qui ne regardent pas
15:46les vecteurs de communication
15:49habituels.
15:49Bon,
15:50il faut reconnaître aussi
15:50que quand on suit
15:52les débats
15:52devant l'Assemblée nationale,
15:54à l'Assemblée nationale,
15:56c'est tellement compliqué
15:57d'entendre une parole,
16:00les gens qui sont sans arrêt
16:02coupés,
16:03contredits,
16:04là, au moins,
16:05il peut s'exprimer,
16:06il n'y a pas de contradiction.
16:07Certes,
16:07les gens pourront poser
16:08des questions
16:10et les services
16:11du Premier ministre
16:12répondront.
16:14Pourquoi pas ?
16:16Moi, je pense que
16:16c'est un effort
16:18de communication,
16:19c'est l'utilisation
16:20des moyens modernes.
16:22Il faut laisser
16:23la chance
16:25au message
16:27qui sera passé
16:27par cette voie-là.
16:28Oui, et l'avantage
16:29des moyens modernes,
16:30pour reprendre vos mots,
16:31Jacques Morel,
16:32c'est qu'on peut voir aussi
16:33le nombre de personnes
16:34qui ont visionné
16:35effectivement
16:36cette première vidéo.
16:37Alors, on va laisser
16:38du temps, bien sûr,
16:38à la chaîne
16:39de François Bayrou,
16:40à FB Direct,
16:41mais voilà,
16:41la première vidéo,
16:42on peut le voir
16:43en instantané,
16:44c'est 69 000 vues.
16:46Donc, effectivement,
16:47ça a touché
16:47un petit public,
16:49encore que David Corseau,
16:50où j'imagine aussi,
16:51il faut laisser du temps
16:52pour que ça s'installe.
16:53C'est comme une série.
16:54C'est aussi les vacances.
16:56Beaucoup de Français
16:56ne sont pas connectés
16:58sans arrêt.
16:59Moi, je pense que
17:00toute initiative
17:01est bonne à prendre.
17:02C'est mon point de vue.
17:03Vous savez,
17:04c'est tellement facile
17:05de se dire
17:05on ne fait rien,
17:06on attend le débat politique
17:07à l'Assemblée.
17:09Bon, je trouve que voilà,
17:09il faut saluer l'initiative
17:10alors qu'elle soit bonne
17:11ou pas bonne.
17:12Les Français choisiront.
17:14Il faut être réaliste.
17:15Mais je trouve
17:15que ce qui est intéressant,
17:17c'est de pouvoir échanger.
17:18Moi, je trouve que
17:18l'échange est intéressant.
17:20Je ne sais pas
17:20si vous avez vu
17:20les questions.
17:21On rappelle encore une fois
17:22que les Français
17:23vont pouvoir poser des questions
17:24et échanger directement.
17:25Et donc, il y a quand même
17:25des questions de fond
17:26sur combien on est prêt
17:29à réformer sur l'État,
17:30sur énormément de...
17:33Quels efforts l'État
17:33est prêt à faire ?
17:34Exactement.
17:35Il y a des niches fiscales
17:36où, si vous lisez
17:37les commentaires,
17:38il y a énormément de Français
17:39qui disent qu'il faut supprimer
17:40plein de niches fiscales
17:41et qu'on ferait des économies.
17:42Toutes les petites niches
17:43qui sont, pour certains,
17:45très faibles
17:45mais qui permettent
17:47à d'autres de déduire beaucoup,
17:48on peut les supprimer.
17:49Je pense que c'est intéressant
17:50et je pense que ça apporte
17:52aussi peut-être
17:52une connaissance différente
17:53de ce que l'on peut faire
17:55sur le budget de la France.
17:56Non, aujourd'hui,
17:57le résultat est le même.
17:58Le débat parlementaire aura lieu
17:59et c'est l'Assemblée
18:00qui décidera.
18:01Avant d'évoquer
18:02la qualité de la scène,
18:03ce sera notre prochain sujet
18:05puisqu'on va en parler
18:06dans un instant,
18:06mais peut-être un dernier mot
18:07là-dessus,
18:08Michel,
18:08il fallait être plus
18:09sur la manière
18:10de communiquer
18:10de François Bayrou.
18:11Sur YouTube,
18:12vous en pensez quoi,
18:13vous, en tant qu'expert politique ?
18:16Est-ce que vous pensez
18:16qu'effectivement,
18:17c'est un moyen de communication
18:18comme un autre
18:18qui peut effectivement fonctionner
18:20et convaincre
18:21certains Français
18:22de ce tour de vise budgétaire ?
18:24Non, mais il est clair
18:25qu'aujourd'hui,
18:25les réseaux sociaux
18:26sont des outils de communication
18:28très importants
18:29pour les politiciens.
18:29Je veux dire,
18:30Donald Trump a fait sa campagne
18:31sur TikTok.
18:32Les dernières élections européennes
18:34et même législatives
18:36au moment de la dissolution
18:37ont aussi été faites
18:38en partie sur TikTok,
18:40y compris même
18:40les émissions de CNews
18:41qui retournaient sur TikTok
18:43et des autres télés,
18:44bien entendu.
18:45Mais je veux dire,
18:46TikTok et YouTube
18:47ont été les deux,
18:49comment dire,
18:51deux viviers
18:52de ces campagnes.
18:53Et d'ailleurs,
18:53surtout TikTok
18:54plus que YouTube
18:55et en fait...
18:55On voit d'ailleurs
18:56les représentants politiques
18:57multiplier maintenant
18:58les contenus vidéo
18:59notamment sur TikTok
19:00de tous bords d'ailleurs.
19:02Mais justement,
19:03peut-être que
19:04François Bayrou
19:04est un peu en retard
19:05dans ce niveau-là
19:06parce que YouTube
19:07était...
19:08C'est devenu ringard.
19:09Oui, c'est devenu un peu ringard.
19:10C'est un peu comme Instagram
19:11qui a dépassé Facebook
19:13et vous avez aujourd'hui TikTok
19:15qui a dépassé finalement YouTube.
19:16Donc,
19:17si moi j'avais été
19:19sans communiquant,
19:19j'aurais dit d'abord
19:20peut-être de le faire
19:21sur TikTok.
19:22On va refaire la communication
19:23dans cette émission
19:24de François Bayrou.
19:24C'est la durée.
19:25Oui, c'est vrai.
19:26Sur TikTok...
19:27Une heure.
19:27Oui, mais
19:27la divider sur TikTok,
19:29c'est que vous pouvez avancer
19:30là sur YouTube,
19:31vous pouvez choisir
19:31une séquence,
19:33la capter...
19:34Mais vous pouvez la couper
19:34aussi en plusieurs...
19:35Vous savez comment ça ?
19:36Après, c'est toujours pareil.
19:37Et là où David Corseo
19:38a raison, effectivement,
19:39c'est que TikTok,
19:39c'est souvent des vidéos
19:40très courtes
19:41pour expliquer un thème
19:42aussi complexe.
19:44C'est effectivement,
19:44YouTube,
19:45c'est peut-être
19:45plus approprié.
19:47Merci.
19:48Merci.
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