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  • il y a 7 mois
Le Premier ministre François Bayrou était l’invité de BFMTV face à Alain Duhamel ce jeudi 3 juillet. Il a été interrogé sur plusieurs thématiques en lien avec l'actualité du pays comme les otages français retenus en Iran, la dette ou encore l'affaire Bétharram. 

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Transcription
00:00Oui, c'est une page d'histoire même de BFM Story qui se tourne avec vous ce soir Alain Duhamel et surtout avec le chef du gouvernement, le Premier ministre François Bayrou.
00:09Bonsoir Monsieur le Premier ministre.
00:10Bonsoir.
00:10Merci d'être avec nous. C'est le dernier Face à Duhamel quotidien avec BFM Story.
00:15C'est le dernier Face à Duhamel.
00:17Et Alain, justement vous allez débattre pendant ces trois quarts d'heure avec le Premier ministre François Bayrou.
00:23En commençant, on va balayer l'actualité politique, mais par quelque chose qui est très préoccupant.
00:29C'est le sort des deux otages français en Iran qui sont maintenant quasiment en danger mortel avec le nouveau chef d'inculpation dont on attend la confirmation officielle, Alain Duhamel.
00:41Est-ce que le gouvernement français se bouge suffisamment, François Bayrou, le Président de la République ?
00:47Alors, ça n'est pas la première fois qu'il y a des drames qui concernent des otages français.
00:53Je n'ai jamais connu, quelles que soient les étiquettes politiques, un gouvernement français indifférent au sort de ces otages.
01:02Franchement, je n'ai jamais connu ça.
01:04Je sais que dans certains cas, il y a des méthodes qui ont été utilisées et qui pouvaient être blâmables.
01:09Je sais que dans d'autres cas, il y a eu des interférences, y compris de citoyens français, qui ont compliqué les choses pour le gouvernement.
01:19Mais quand il s'agit d'otages, moi, j'ai toujours vu tout le monde se mobiliser.
01:23Mais là, on vient de franchir une étape, François Bayrou, puisque Cécile Collère et Jacques Paris risquent désormais la peine de mort.
01:30Que faire ?
01:33Alors, ils ont en effet été notifiés d'inculpations qui sont des inculpations qui, en Iran, vous vous rendez compte de la folie de tout ça ?
01:45Ce sont des syndicalistes, enseignants, qui sont en voyage en Iran et qui sont émus par le sort de ceux qui manifestent pour les femmes en Iran.
02:04Et on les accuse d'espionnage pour Israël.
02:08Ça n'a évidemment aucun sens.
02:10On a d'abord eu peur parce qu'il y a eu bombardement de la prison, de la prison d'Evine.
02:18Et puis hier, le personnel consulaire a pu avoir une visite avec eux, a pu être autorisé à une visite avec eux.
02:28Et donc, on garantit qu'ils sont en bonne santé, ce qui est déjà un premier soulagement.
02:36– Et il y a un machin qui est tombé là, je ne sais pas quoi.
02:41– Ce n'est pas grave, il n'ira pas plus bas.
02:43– Et puis cette inculpation qui, en effet, est inquiétante.
02:52– Mais je veux croire que toutes les interventions, y compris celles directes du président de la République auprès du président de la République d'Iran,
03:04de tous les intermédiaires autorisés qu'on peut trouver, et puis le simple bon sens, la certitude que cette jeune femme est…
03:18– Le bon sens avec la République islamique d'Iran, monsieur le Premier ministre.
03:21– Vous avez raison, très bien.
03:22– Écoutez ce que disait l'avocate de la famille de Cécile Collère, elle était notre invitée il y a quelques minutes, elle vous lance un appel.
03:30– Monsieur le Premier ministre, nous vous avons mobilisé aux côtés des familles.
03:35Maintenant, il s'agirait de mettre en œuvre tous les moyens, je dis bien tous les moyens.
03:38La seule libération immédiate, ce n'est pas seulement une revendication, s'il faut aller les chercher, il faut aller les chercher.
03:44Et je crois qu'on a les moyens physiquement d'aller les chercher en temps, encore une fois, exceptionnel,
03:49comme celui qui est un temps quasiment de pré-guerre, ou en tout cas d'une guerre potentielle qui menace.
03:55Voilà, donc mettez à disposition tous les moyens que vous avez…
03:59– Pour récupérer.
04:00– Pour les récupérer, parce qu'il faut qu'ils rentrent sains et saufs.
04:02Et je précise que les responsabilités aujourd'hui, eh bien évidemment c'est celui de l'État ravisseur,
04:08mais c'est aussi celui de l'État protecteur.
04:10– Tous les moyens, tous les moyens disponibles et tous les moyens utiles,
04:18en essayant de comprendre les ressorts qui pourraient faire qu'une libération la plus rapide possible interviendrait.
04:27– Oui, mais vous savez bien quelle est l'organisation de l'État en Iran,
04:34où sont les véritables pouvoirs, et on vient de voir dans la guerre des 12 jours,
04:40quelle était l'organisation et la profondeur du durcissement.
04:47Et donc, en tout cas, je dis une chose, tous les moyens, sans exception, sont mobilisés,
04:58et nous avons tous les jours des réunions pour savoir où s'en est.
05:02– Alors, M. le Premier ministre, on va passer tous les sujets d'actualité en revue,
05:05et vous allez discuter et débattre avec Alain Duhamel.
05:08On sort d'une séquence canicule, on commence à en prévoir une autre d'ailleurs,
05:12peut-être sous 10 jours, séquence canicule intense qui a touché la quasi-totalité des Français.
05:18Le gouvernement a-t-il bien fait les choses ? Prévention et action, Alain Duhamel ?
05:24– Quand il y a un drame, le gouvernement se mobilise,
05:30et les services publics qui sont quelquefois irritants en période normale,
05:36s'il y a un vrai drame, s'il y a un incendie énorme,
05:40s'il y a ce qui se passe en ce moment, s'il y a une tempête, etc.,
05:46sont souvent les services publics, dans ces cas-là, exceptionnels.
05:51Et je trouve qu'il faut le rappeler, d'autant plus qu'on a pu le constater, une fois de plus.
05:57Maintenant, derrière ça, c'est-à-dire la situation à laquelle ils ont dû faire face,
06:03et à laquelle le gouvernement aussi a dû faire face.
06:08Je dirais que, moi, ce qui me choque, c'est le comportement de certains politiques
06:15qui, au moment où on s'aperçoit des conséquences du réchauffement climatique,
06:21d'une façon que personne de bon sens ne peut nier.
06:24On le voit, on le vit.
06:25À partir du moment où il y a effectivement ce dérèglement qui s'est installé et qui s'accélère,
06:36à partir de ce moment-là, prendre du retard, comme c'est le cas,
06:43mais comme c'est le cas depuis des années,
06:44mais prendre du retard en ce qui concerne la lutte contre le réchauffement,
06:51et en particulier, parce que c'est ça dont il s'agit,
06:55sacrifier des projets ou repousser des projets qui veulent les compartir.
07:02– Vous parlez de qui ? Vous parlez de la droite ?
07:02– Parce que la droite, elle gouverne avec François Bayrou en ce moment.
07:05– Alors, en l'occurrence, je ne parle pas de la droite.
07:09– Bruno Retailleau ?
07:10– Je parle de Bruno Retailleau.
07:11– Qui est le président des LR.
07:13– Oui, je parle de Laurent Wauquiez, qui est son adversaire juré,
07:18mais qui néanmoins, sur ces questions, prend les mêmes positions.
07:20– Et je parle de la tribune qu'ils ont signée, etc.
07:23– Contre l'éolien.
07:24– Bon, il faut dire les choses clairement.
07:27Si on croit, si on conteste la réalité du réchauffement, c'est qu'on est idiot.
07:31Si on voit qu'il y a ce réchauffement, et qu'au même moment,
07:36on est prêt à rendre plus difficile le combat contre ce réchauffement,
07:41c'est qu'on est cynique.
07:42– Vous avez des ministres cyniques, Retailleau, cyniques, monsieur le Président.
07:46– Vous avez lu cette tribune ?
07:47– Si je peux éviter la guerre au sein de l'équipe gouvernementale,
07:53il y a suffisamment de guerres, il y a suffisamment de gens en embuscade,
08:00de groupes en embuscade, suffisamment…
08:03– Il faut tenir votre ministre de l'Intérieur, monsieur le chef du gouvernement.
08:05– Il ne s'est pas exprimé en tant que ministre de l'Intérieur.
08:08– Et donc, mais soyons, je vais dire les choses…
08:12– Mais quelle est la stratégie du gouvernement ?
08:14Parce qu'on a Bruno Retailleau qui dit non aux photovoltaïques et à l'éolien,
08:18et on a votre ministre Agnès Pannier-Runacher qui dit au contraire, il faut y aller.
08:22– Et pas seulement elle, plusieurs ministres se sont exprimés en ce sens,
08:26et moi-même je vais vous dire ce que je pense.
08:27C'est très simple.
08:29– Il y a deux questions, mais il y en a deux.
08:32Il y a une question de long terme qui est ce qui vient d'être évoqué par l'indu Hamel,
08:38c'est-à-dire la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre
08:43qui participent à ce dérèglement climatique, à ce réchauffement accéléré.
08:51Et ça, on a besoin de renouvelables comme on a besoin de nucléaires
08:56pour faire de la France le pays du monde avec l'hydroélectricité
09:01qui produit son électricité avec zéro émission de gaz à effet de serre,
09:06ce qui est à portée de la main.
09:09Et on est le seul pays du monde, en dehors des pays scandinaves
09:13qui ont de l'hydroélectricité, vous vous rendez compte ?
09:16Nous sommes le seul pays du monde qui réussit à atteindre cet objectif.
09:21Il y a une deuxième chose qu'à mon sens, dans les années passées,
09:24on n'a pas fait assez.
09:26C'est s'intéresser à l'adaptation des villes et des logements
09:32au changement climatique pour pouvoir rafraîchir, par exemple,
09:36une pièce de l'appartement lorsqu'il y a une personne âgée.
09:41Et tout ceci peut se faire d'abord avec des équipements.
09:46Par exemple, j'ai, Alain Duhamel le sait bien,
09:49depuis des années plaidé pour la géothermie.
09:52Quel est l'avantage de la géothermie ?
09:54Quand il faut chauffer, c'est 80% moins cher.
09:57Quand il faut rafraîchir, c'est 90% ou 95% moins cher
10:02parce que la terre qui est sous nos pieds,
10:04ce gisement, c'est un gisement à la fois de calories et une possibilité de rafraîchir.
10:12Mais il y a aussi des équipements de proximité, si j'ose dire.
10:18La climatisation ? Vous êtes pour la climatisation ?
10:21Des ventilateurs. Je parle là d'une pièce dans un logement.
10:24D'accord, mais climatisé.
10:25Pour les quelques jours. Oui, qui émet de la fraîcheur.
10:28Des ventilateurs rafraîchissants qui sont à des prix accessibles
10:35et qui peuvent être une réponse pour toutes les personnes en situation de fragilité.
10:41Mais vous voyez bien que c'est deux choses.
10:43L'une de long terme, comment on produit de l'électricité
10:48sans émettre des gaz à effet de serre, avec du renouvelable et du nucléaire.
10:53Et une de court terme, comment permettre à des gens en fragilité de se rafraîchir.
10:59Mais il y a quelque chose d'autre qui est inquiétant, en tout cas qui mérite d'avoir des réponses.
11:07C'est le fait que, alors que la France a été parmi les pays les plus actifs
11:13dans le combat contre le réchauffement.
11:15L'accord de Paris, c'était une affaire qui a été stimulée, organisée par la France.
11:23Et qu'on avait des résultats qui étaient des résultats non pas satisfaisants,
11:27mais honorables, en tout cas, qu'on était parmi les pays qui atteignaient des objectifs
11:34et faisaient en réalité ce qu'ils prêchaient.
11:40Mais on s'aperçoit que depuis plusieurs années,
11:43là je ne vise pas spécialement votre gouvernement évidemment,
11:47mais c'est de plusieurs années, c'est un fait,
11:50on a sacrifié un certain nombre d'avancées.
11:54C'est-à-dire qu'on les a en réalité repoussées.
11:58Alors il y a certainement des questions budgétaires, je ne les nie pas,
12:01on va sûrement en reparler, et qui jouent.
12:05Mais enfin c'est un fait que, dans les réajustements,
12:09dans les tentatives d'économie, etc., c'est l'écologie qui a beaucoup payé.
12:14Et que le fait qu'on ait choisi de faire payer à l'écologie,
12:18alors je ne dis pas qu'il fallait le faire sur la défense, par exemple, bien entendu,
12:21mais c'est un problème, on était parmi les meilleurs élèves,
12:27peut-être le meilleur d'une certaine manière,
12:29et là on s'est rétrogradé nous-mêmes.
12:32– D'accord, mais au-delà de ce problème-là, on voit quand même…
12:35– C'est quand même un drôle de problème.
12:36– Oui, mais sur l'écologie, mais pas seulement,
12:38sur la proportionnelle, les impôts, ça part dans tous les sens,
12:41dans ce gouvernement, chacun y va de ses idées.
12:43Est-ce que François Bayrou tient ses troupes ?
12:47– Je voulais poser la question à Alain, et puis après vous pourrez répondre.
12:49– Non, excusez-moi, l'expression « tient ses troupes » est complètement inadaptée.
12:56– Ah bon ?
12:56– Ça n'est pas des troupes, c'est un gouvernement avec des ministres responsables à qui…
13:03– Vous êtes le chef de ce gouvernement ?
13:04– Je suis le chef de ce gouvernement, et c'est pourquoi je dis,
13:07quand il y a des débats, j'arbitre.
13:08– Mais les débats peuvent être publics ?
13:10– Ben écoutez, oui, il se trouve que nous n'avons pas de majorité,
13:17ni de majorité absolue, ni de majorité relative,
13:20que c'est la première fois dans l'histoire de la Ve République
13:24qu'on ait un mode de scrutin majoritaire qui était censé fournir des majorités…
13:30– Qui n'en fournit plus.
13:31– Et qui fournit exactement le contraire, une dispersion,
13:35avec deux surcroît, un climat politique qui est désespérant.
13:40– Je ne sais pas si vous avez suivi les débats de l'Assemblée nationale,
13:44les insultes, les injures, les mises en cause personnelles…
13:48– Les députés qui ne viennent pas voter ?
13:50– Oui, l'absentéisme, le fait qu'une partie de ces courants
14:00cherchent à abattre personnellement, à déchirer,
14:06à blesser le plus possible.
14:11Et on vit dans un climat où l'Assemblée nationale est devenue
14:14un lieu d'une extrême violence, alors que le Parlement s'est fait,
14:19au contraire, pour que les conflits soient maîtrisés.
14:24Et donc, oui, bien sûr, toutes ces tendances qui permettent
14:30d'avoir un socle commun, elles s'expriment.
14:33J'espère que l'esprit de responsabilité leur permettra de s'exprimer
14:39avec un tout petit peu plus de nuance, en tout état de cause…
14:43– Vous avez bien la nuance ?
14:44– Oui, vous savez bien ce que…
14:46– Le débat public, c'est bon ?
14:47– Ce que je pense, vous faites semblant de ne pas comprendre.
14:49– Non, non, pas du tout, c'est Alain, Alain, le débat.
14:52– Est-ce qu'il y a de la solidarité dans ce gouvernement ?
14:54Parce que, certes, il y a des tendances différentes,
14:55mais il faut une solidarité.
14:56– Non, mais il y a une solidarité.
14:59Ce gouvernement, il me rappelle d'autres gouvernements antérieurs à 1958.
15:05– Celui de la Quatrième République.
15:06– Dans lesquels que j'observais, que je regardais,
15:10et qui me choquaient, et dans lesquels on entendait sans arrêt
15:15des points de vue divergents de la part de ministres
15:19appelés à prendre des décisions communes.
15:21Ce n'est pas la première fois dans notre histoire,
15:23ça s'est passé malheureusement même plus souvent que l'inverse.
15:27Là, on est dans une situation qui est quand même complètement particulière.
15:31Mais autant je comprends qu'on est obligé de constituer un gouvernement
15:37avec les appuis dont on dispose et qui sont déjà étroits.
15:42Autant je comprends aussi l'idée selon laquelle
15:44si on veut avoir des fortes personnalités comme ministre
15:49et pas simplement des second ou troisième couteaux,
15:52il faut leur laisser aussi la possibilité de s'exprimer
15:56et de manifester leur originalité,
16:02parce qu'ils ont des originalités qu'ils tiennent à les faire savoir.
16:06Bon, mais encore faut-il d'une part que ça ne tourne pas à l'hypocrisie.
16:11C'est-à-dire que ceux qui ont la double casquette de chefs de parti
16:16et de membres du gouvernement...
16:18Comme Bruno Retailleux ?
16:19Ben oui, c'est un grand exemple, puisque c'est sans doute
16:22le ministre le plus populaire, donc c'est un grand exemple.
16:25Bon, encore faut-il qu'ils n'en rajoutent pas.
16:28Sinon ils doivent quitter le gouvernement ?
16:30Sinon ils ajoutent de la pagaille au fait d'être ultra minoritaire
16:36et moi ce qui me frappe c'est que parmi les ministres
16:41qui ont des responsabilités politiques dans des partis,
16:46il n'y a pas d'autodiscipline.
16:51Est-ce qu'on peut éviter des mots qui sont des mots pour caricaturer ?
17:00Ce n'est pas la pagaille, c'est le débat.
17:02Absolument pas, la preuve c'est que le sujet dont on traite là
17:06est un sujet arbitré, il y aura du renouvelable,
17:10le président de la République l'a dit dans son expression aujourd'hui,
17:16l'article est d'hier.
17:17Et on va subventionner l'éolien parce que c'est ça que Bruno Rotaillot critique,
17:21c'est les subventions publiques pour l'éolien.
17:24Oui mais vous voyez bien, ce n'est pas ça le sujet,
17:27ça c'est des adaptations.
17:29Le sujet c'est, est-ce qu'un pays comme la France
17:32qui est lancé dans une politique essentielle
17:35d'être le pays du monde qui produit l'électricité
17:39avec le moins d'émissions de gaz à effet de serre,
17:44le pays du monde,
17:45et ce pays-là il a besoin de nucléaire,
17:50c'est essentiel, il a besoin de renouvelables,
17:53c'est essentiel aussi parce qu'il se trouve
17:56que le nucléaire c'est continu
18:00et que le renouvelable, vent ou soleil,
18:03c'est intermittent.
18:04Et donc les deux sont complémentaires l'un avec l'autre,
18:07pour le reste il y a des réglages
18:09sur l'incitation, sur le financement,
18:12mais on a besoin,
18:15je dis ça avec certitude,
18:18et dans mes fonctions,
18:19on a besoin d'avoir du renouvelable
18:21dans notre politique énergétique.
18:24Et le Premier ministre vient de donner un mot-clé là,
18:26financement.
18:27Il va présenter d'ici quelques jours
18:30effectivement les pistes
18:31pour le budget,
18:33va-t-il y arriver François Bayrou
18:35ou alors va-t-il sauter sur le budget ?
18:36Va-t-il y arriver ?
18:37En tout cas...
18:38Avec les 40 milliards d'éros d'économie.
18:40Je vais essayer de vous répondre.
18:43Je pense,
18:44et le rapport qu'a présenté hier
18:47la Cour des comptes
18:48est suffisamment alarmant,
18:50ce n'est pas un rapport alarmiste,
18:52c'est un rapport alarmant.
18:54François Bayrou connaît le sens des mots,
18:56ce qui n'est pas le cas de tous les politiques.
18:57Donc ce rapport,
18:59en fait,
19:01signifie qu'on risque,
19:03non pas des difficultés,
19:04on est plongé dans des difficultés budgétaires,
19:07mais qu'on risque une catastrophe
19:09s'il n'y a pas réellement
19:11un changement brutal de cap.
19:15Et la question pour moi,
19:16au moment où il va y avoir une clarification
19:19dans les deux semaines qui viennent
19:21de ce que sont les intentions,
19:23c'est qu'il y a deux options possibles.
19:25La première option,
19:27qui est l'option éternelle
19:29depuis, je dirais,
19:31la fin du Covid,
19:32et qui est de faire du raccommodage,
19:35on reprise,
19:36on ne solidifie pas,
19:42on ne traite pas,
19:43on reprise.
19:44Bon,
19:45et il y a une autre décision
19:47qui exige beaucoup de courage,
19:50qui fait braver certainement
19:54l'impopularité encore davantage,
19:56et qui consiste à dire
19:57la France est dans une situation
19:59exceptionnellement dangereuse
20:02en matière budgétaire,
20:03donc financière
20:05sur le plan international,
20:06et dans ce cas-là,
20:07il ne s'agit pas de trouver
20:08des accommodements,
20:10il faut réellement
20:11un énorme changement,
20:13c'est-à-dire prendre le taureau
20:14par les cornes,
20:15et donc prendre ce qui passe
20:17forcément par des décisions
20:19désagréables.
20:20Et ce qui me frappe déjà,
20:22c'est qu'avant même
20:23que le projet soit connu,
20:26avant même qu'il y ait le choix
20:27soit un vrai choc,
20:30soit au contraire
20:30des accommodements inutiles,
20:34stériles,
20:35avant même ça,
20:36on voit déjà,
20:37au sein du Parlement,
20:39alors sur tous les bancs,
20:40là, pour le coup,
20:41il faut le dire,
20:42sur tous les bancs,
20:44toutes les propositions possibles
20:45pour que rien ne se fasse.
20:47Et si rien ne se fasse,
20:49c'est une catastrophe
20:50pour les Français.
20:53J'ai un désaccord
20:55avec Alain Duhamel,
20:57il dit,
20:58il y a deux options.
21:00Moi, je pense qu'il n'y a pas
21:00deux options,
21:02je pense qu'il n'y en a qu'une.
21:03J'étais sûr que vous alliez dire ça.
21:05C'est bien.
21:06C'est l'option choc.
21:07Je prouve que vous me connaissez bien.
21:09Option désagréable.
21:10Si l'on décidait
21:12de faire comme on fait,
21:14non pas depuis trois ans,
21:15mais depuis cinquante ans,
21:18si l'on décidait
21:19d'essayer de trouver
21:21des arrangements
21:22de manière à faire semblant d'eux,
21:25la France se trouverait
21:27dans un état
21:28si dangereux
21:31et si dramatique.
21:33On en est là ?
21:34Oui, on en est là.
21:35Oui, on en est là.
21:38On a vu,
21:39sur notre continent,
21:40on a vu la Grèce.
21:42On peut connaître
21:43le sort de la Grèce ?
21:43On peut.
21:44On est en situation
21:46de danger extrême.
21:49Ça ne rend pas populaire
21:50de dire ça.
21:51Ce n'est pas agréable.
21:53Un très grand nombre
21:54de Français
21:55l'ont entendu.
21:57C'est la première fois
21:58depuis longtemps.
21:58Ça fait 20 ans
21:59que je mène ce combat.
22:00un grand nombre de Français
22:02l'ont entendu.
22:04Mais un grand nombre
22:05ne croient pas
22:05que ça les concerne.
22:06Donc vous prendrez
22:07ces décisions désagréables.
22:08Laissez-moi.
22:09Ils ne veulent pas
22:10que ça les concerne.
22:12Ils font un grand effort
22:13pour comprendre,
22:14mais ils ne veulent pas
22:15que ça ne les concerne pas.
22:17Je vais vous dire.
22:18pour moi,
22:20il n'y a,
22:21devant une situation
22:22aussi dangereuse
22:23que celle-là,
22:24il n'y a qu'une option,
22:26c'est affronter
22:27courageusement
22:28sans se laisser détourner
22:30du but
22:31la situation
22:32telle qu'elle est
22:33et de proposer
22:34un chemin
22:34sur plusieurs années,
22:36je pense à 4 ans,
22:38pour revenir
22:39non pas à l'équilibre
22:42des finances publiques
22:42qu'on a abandonné
22:43depuis 1974,
22:47mais à un certain
22:48équilibre
22:48des finances publiques.
22:49Quel est le but
22:50qu'il faut atteindre ?
22:51C'est qu'on touche
22:53le point
22:53où la dette
22:54n'augmente plus.
22:56Là,
22:56elle augmente
22:56tous les ans
22:57de centaines de milliards.
23:00On peut y arriver
23:01en 2029,
23:02mais la première étape
23:03de cette année
23:04demande un effort
23:05considérable
23:06ou plutôt
23:07un double effort.
23:08Qu'on passe
23:09l'année 2025
23:10en respectant
23:11les engagements
23:12qu'on a pris
23:13et on va le faire
23:14en abandonnant
23:16des crédits
23:17en cours d'année,
23:18en serrant
23:20les robinets,
23:21en fermant
23:22les robinets
23:22quand il le faut,
23:24mais la France
23:24tiendra,
23:25si j'en ai
23:27la responsabilité
23:28de cette politique
23:28gouvernementale,
23:30la France tiendra
23:30ses engagements
23:31et pour l'année prochaine,
23:33je l'ai dit
23:34le 15 juillet,
23:36puisque c'est
23:36le 15 juillet
23:37que je
23:38que j'annoncerai
23:39ses orientations,
23:41nous donnerons
23:42aux Français
23:44les décisions
23:46ou les grandes
23:48orientations
23:49qui permettront
23:50pour l'année
23:512026
23:52de respecter
23:53cet engagement.
23:54Oui, mais Alain Duhamel
23:55a posé la question
23:56est-ce que vous
23:56ce sera désagréable ?
23:58C'est le terme
23:59que vous avez employé.
24:00Ben oui.
24:01Est-ce que ce sera désagréable ?
24:02Ça ne peut être que désagréable.
24:03Vous dites courageux,
24:04est-ce que ce sera désagréable ?
24:06Mais on peut être
24:07désagréablement courageux.
24:09Mais concrètement,
24:10Alain,
24:11est-ce que François Bayrou,
24:12le 15 juillet,
24:14il peut ne pas
24:14augmenter les impôts ?
24:16Moi, je pense que
24:17avant même
24:18de savoir
24:20quelles sont
24:20les grandes orientations,
24:22dire,
24:22comme le font beaucoup,
24:24y compris dans la majorité
24:25et y compris
24:26dans le gouvernement
24:27quand ils sont chefs
24:28de partis, etc.,
24:30de dire
24:30on s'interdit d'eux,
24:32je trouve ça stupide.
24:33Donc il peut y avoir
24:34des augmentations d'impôts ?
24:34Non, mais il peut y avoir.
24:36Moi, je pense
24:37que dans les circonstances actuelles,
24:39les choses sont assez graves
24:40pour qu'on ne décide pas
24:41à l'avance
24:42ça c'est possible,
24:44ça c'est pas possible.
24:44Non.
24:45Il faut...
24:46Non.
24:46Il faut regarder
24:47quelles sont
24:48les possibilités réelles
24:50qui existent.
24:50Oui, mais les engagements
24:51qui ont été pris
24:52par Emmanuel Macron,
24:53par François Bayrou lui-même
24:54de ne pas augmenter
24:55les impôts.
24:56Et puis on entend
24:56des musiques un peu différentes
24:57en fonction des personnes
24:58qui sont interrogées.
24:59Si les Français
25:00prennent la dimension
25:01de ce qui se produit,
25:03alors apparemment
25:04ils commencent
25:05à effectivement
25:06le comprendre,
25:07dans ces cas-là,
25:08il ne s'agit pas
25:09de s'interdire
25:10a priori
25:11la moitié
25:12des moyens.
25:13Eh bien oui,
25:14s'il y a des augmentations
25:15d'impôts,
25:15ça n'est pas agréable,
25:17ça ne fera plaisir à personne.
25:18Donc il y aura des augmentations
25:19d'impôts dans le pays
25:20le plus imposé au monde.
25:21C'est moi qui vous dis,
25:23il ne faut pas s'interdire...
25:24Attendez,
25:25j'ai presque fini.
25:26Il ne faut pas s'interdire
25:28a priori
25:29qu'on sait que ce sera...
25:30Mais non,
25:31mais il ne faut rien
25:31s'interdire,
25:32ni dans les réductions
25:33de dépenses,
25:34mais bien sûr,
25:35ou alors c'est qu'on ne comprend
25:37pas la situation
25:37et qu'on ne comprend pas
25:38sa gravité.
25:40S'il n'y a pas
25:41un choc réel
25:43et un choc,
25:44ça fait mal,
25:45s'il n'y a pas
25:45un choc réel,
25:46on risque des glissements
25:48qui nous amènent
25:49sous le dé du fonds
25:51mondial international.
25:51Alors est-ce que vous
25:53vous interdisez ou non
25:54des hausses d'impôts ?
25:55Parce que ce n'est pas clair
25:56en fonction des personnes
25:57qui parlent,
25:58on ne sait pas.
25:58Eh bien,
25:58vous allez...
25:59Puisque vous m'avez interviewé,
26:02je vais vous dire
26:03quelque chose
26:04d'assez simple.
26:05D'ici au 15 juillet,
26:08je ne défleurerai
26:09aucune des mesures
26:11que nous allons prendre
26:12parce que,
26:13comme Alain Duhamel l'explique,
26:15c'est un plan global
26:16dont nous avons besoin.
26:18Et c'est un plan global
26:19encore plus compliqué
26:20que ce qui a été évoqué
26:22par Alain Duhamel
26:24parce que nous avons besoin
26:25en effet
26:26de remettre nos comptes
26:28en ordre
26:29sur une trajectoire
26:30de plusieurs années
26:31avec des orientations
26:34qui seront clairement expliquées
26:36et en même temps,
26:38nous avons besoin
26:39de faire,
26:40nous avons besoin
26:41de soutenir
26:41la production du pays
26:43parce que
26:43d'où vient notre difficulté ?
26:46C'est parce que
26:46nous ne produisons pas
26:48comme nos voisins
26:50produisent,
26:50nous ne produisons pas assez,
26:52nous avons
26:53production par français
26:5615% de moins
26:58que nos voisins.
27:00Alors,
27:00puisqu'on a 15%
27:02de moins que nos voisins,
27:03ça veut dire
27:04que les familles...
27:05En particulier
27:05parce qu'on travaille
27:06moins qu'eux.
27:07les familles ont 15%
27:10de moins de revenus,
27:12l'État ou la puissance publique
27:14a 15% de moins de moyens
27:16à disposer,
27:18nous sommes un pays
27:18qui s'est engagé
27:20par excès de dette
27:23et par absence de production
27:25dans une situation
27:27où nous ne pouvons pas rester,
27:29en tout cas,
27:29je dis
27:30que le gouvernement
27:31que je dirige
27:32ne l'acceptera pas
27:33et que donc,
27:35en effet,
27:36il n'y a aucun moyen
27:38interdit...
27:39Donc vous n'excluez pas
27:40d'augmentation d'impôts ?
27:41Non mais je...
27:42Non mais sans dévoiler
27:43votre feuille de route...
27:44que vous avez envie
27:45ou bien que vous avez envie
27:47de jouer à ce jeu...
27:48Vous étiez plus affirmatif
27:49il y a quelques semaines,
27:50vous disiez
27:51qu'il n'y aura pas
27:51d'augmentation d'impôts.
27:52Là, vous dites
27:52attendez le 15 juillet.
27:54On peut traduire
27:55que finalement,
27:56il y aura des augmentations
27:56d'impôts.
27:57Eh bien,
27:57ne traduisez pas.
28:00Restons-en
28:00à la situation précise
28:01dans laquelle nous sommes.
28:03Je dis
28:03que le danger
28:04pour la France
28:05est immense,
28:07que nous ne laisserons
28:08pas ce danger
28:09grandir,
28:10s'affirmer
28:11et au bout du compte,
28:12nuire à notre pays,
28:14qu'il y aura
28:15un plan global,
28:17que ce plan global
28:18doit être à la fois
28:19principalement
28:20un plan
28:21d'économie
28:22de dépenses publiques,
28:24principalement
28:25un plan
28:25d'économie
28:26de dépenses publiques
28:27et deuxièmement
28:28un plan de soutien
28:29autant que possible
28:31à la production...
28:32Et de nouvelles recettes
28:33fiscales ?
28:34Non,
28:35je...
28:35je...
28:36je ne crois pas...
28:37Alors...
28:38Non mais que doit-il faire
28:39François Bayrou ?
28:39J'ajoute une chose,
28:40j'ajoute une chose,
28:41un plan qui est
28:43en effet aussi
28:44engageant,
28:46il a besoin de justice.
28:49Et je n'oublie pas
28:51cet aspect des choses.
28:52Alors que doit-il faire
28:53François Bayrou,
28:54justement ?
28:55Faire ce qui est désagréable ?
28:58Non,
28:59faire ce qui est courageux.
29:01Qu'est-ce qui est désagréable ?
29:02On peut être désagréablement courageux.
29:03Désagréable,
29:04c'est quoi ?
29:04Non mais il y a quand même
29:05quelque chose
29:06qu'on ne dit pas assez.
29:07Il y a des pays
29:09qui nous sont proches
29:11et qui ont connu
29:12des situations comparables
29:13à celles que nous connaissons.
29:15Ça s'est passé au Canada,
29:17ça s'est passé en Suède,
29:19ça s'est passé au Portugal,
29:21ça s'est passé en Espagne,
29:23ça s'est passé en Italie.
29:26Et tous,
29:27devant une situation de ce genre,
29:28on finit,
29:29pas instantanément
29:31et pas de guetter cœur,
29:33à prendre des décisions
29:34drastiques.
29:35Lesquelles ?
29:36Rappelez pour ceux qui nous regardent.
29:37Mais ils ont pris des décisions
29:38qui en France
29:39paraîtraient totalement,
29:41non seulement impossibles,
29:42mais même inimaginables.
29:43Ils ont baissé les retraites.
29:44Ils ont baissé des retraites,
29:45ils ont baissé des salaires
29:47des fonctionnaires,
29:48quelquefois même de 20%.
29:51Oui, mais ça c'est courageux
29:52et désagréable, effectivement.
29:53Ça c'est désagréablement courageux.
29:55Est-ce qu'il pourrait faire des mesures ?
29:56Mais ils ont aussi
29:58augmenté des impôts,
30:00ils ont aussi...
30:01Il y a un modèle,
30:03à mes yeux,
30:04alors ça c'est vraiment...
30:05Je parle vraiment que pour moi,
30:07mais il y a un modèle,
30:09c'est Draghi.
30:10Ce qui est...
30:11En Italie.
30:11Draghi,
30:12qui est à la fois...
30:14Parce que M. Bayrou
30:15est le Draghi français.
30:16Ah ben je rêverais
30:18qu'il le soit.
30:19D'abord...
30:20Le sauriez-vous,
30:20Mario Draghi...
30:21Non mais il a réussi,
30:22Draghi.
30:23Oui mais justement,
30:23François Bayrou réussit.
30:25Il a tiré l'Italie
30:26d'une situation
30:28dans laquelle non seulement
30:29nous glissons,
30:30mais que nous avons dépassé
30:32et il est arrivé
30:33et ça a été impopulaire,
30:35d'ailleurs il n'est pas resté longtemps.
30:36Et ensuite c'est l'extrême droite italienne
30:37qui a gagné.
30:38Non,
30:38elle n'a pas gagné,
30:39elle a profité
30:40des résultats qu'il a obtenus.
30:42Mais elle est au pouvoir aujourd'hui.
30:43Et maintenant,
30:46ils font la révérence
30:47devant Draghi,
30:47y compris l'extrême droite.
30:49Alors ce qu'Alain Duhamel sait,
30:50c'est que Mario Draghi
30:51est en effet un homme politique
30:53pour qui j'ai beaucoup d'amitié,
30:55de respect, d'amitié,
30:56que nous appartenons
30:58au même grand courant politique.
31:01Un mot sur l'extrême droite italienne.
31:05Madame Mélanie a été élue,
31:07elle gouverne l'Italie,
31:09elle fait le contraire
31:10de ce qu'elle avait annoncé.
31:12Aujourd'hui même,
31:13vous vous souvenez,
31:14elle avait dit
31:14« Jamais plus une régularisation,
31:17tout le monde,
31:18les immigrés,
31:19nous, nous allons les rejeter ».
31:21Elle a régularisé
31:23500 000 immigrés
31:25et ce matin,
31:26ils ont annoncé
31:27qu'ils allaient accepter
31:28500 000 immigrés de plus.
31:31Un gros point de natalité aussi.
31:32La question était
31:33« Serez-vous le Mario Draghi français ? »
31:35Je me contenterais
31:37d'être ce que je suis
31:38sans aller chercher
31:39des étiquettes extérieures.
31:40Et ce que vous dites,
31:41c'est que si Marine Le Pen
31:42n'était au pouvoir,
31:42elle ferait le contraire
31:43de ce qu'elle dit.
31:43– Non, je ne dis pas ça
31:45parce que
31:47tout le but de la politique
31:50que je cherche à construire,
31:52c'est qu'on ait une prise
31:53de conscience du pays
31:54qui ne passe pas
31:56par des démagogies,
31:58des condamnations,
31:59de l'excitation
32:00d'une partie des Français
32:01contre les autres.
32:02– Je suis un défenseur
32:04de l'unité de notre pays
32:07et je suis un défenseur
32:09de la naissance
32:10d'un climat,
32:13comment dirais-je,
32:13de respect mutuel chez nous.
32:15au lieu d'avoir la guerre
32:16des extrêmes
32:17les uns contre les autres,
32:19je les reconnais,
32:20ils sont élus,
32:21je travaille
32:21à l'Assemblée nationale,
32:24mais je n'ai pas envie
32:25de favoriser
32:26les flambées
32:29des extrêmes
32:29que vous essayez
32:30de mettre en scène.
32:32– En ce qui concerne
32:33Jean-Mélanie,
32:34c'est tout à fait vrai
32:35qu'elle a renversé
32:37la politique annoncée
32:38sur l'immigration
32:39dont elle parlait
32:40avec trompette et tambour,
32:41quand même,
32:42et depuis des années
32:43et des années,
32:44mais qu'elle a fait
32:45exactement la même chose
32:46et sur ce point,
32:47en tout cas,
32:48il faut s'en féliciter
32:48en ce qui concerne l'Europe.
32:51Jean-Mélanie,
32:52dans l'opposition,
32:53disait de l'Europe
32:54en gros ce que
32:54Marine Le Pen disait.
32:56– D'accord.
32:56– Non, mais vous en fichez peut-être.
32:58– Non, pas du tout.
32:58– Non, mais puisque vous parlez
33:00de Marine Le Pen…
33:01– Parce que ce qui est intéressant,
33:02c'est que des pays connaissant
33:04des situations comparables
33:05à la nôtre
33:06sont arrivés à s'en tirer
33:07et que ceux qui s'en sont tirés
33:09l'ont fait non pas
33:10en étant démarchéli
33:12et démagogique
33:12– Mais en étant réaliste.
33:13– Mais en étant non pas réaliste,
33:14courageux.
33:15– Courageux et désagréable.
33:16– Et désagréable, absolument.
33:18– Il va annoncer
33:19le 15 juillet
33:20sa feuille de route.
33:21Après, il faut l'appliquer.
33:23Est-ce que vous pensez
33:23que François Bayrou
33:24aura le temps
33:25d'appliquer sa méthode
33:28et ses recettes
33:28sachant qu'il est toujours
33:30menacé d'être censuré ?
33:31– Alors, première chose,
33:34tout chef du gouvernement
33:35avec la structure
33:37de l'Assemblée nationale actuelle
33:39est quelqu'un en sursis.
33:40Ce n'est pas la peine
33:41de dire le contraire.
33:42Tout le monde le sait.
33:43Ce n'est pas une question
33:43de personne.
33:44Ce n'est pas une question
33:44d'étiquette.
33:45Ce n'est pas une question
33:46de sympathie.
33:48On a l'Assemblée qu'on a.
33:49Et dans ces conditions,
33:50tout le monde,
33:51tout chef de gouvernement
33:52est en sursis.
33:54Bon.
33:54la deuxième chose,
33:56c'est que François Bayrou
33:57était à peine entré
33:58dans la pièce
33:59qu'on lui disait
33:59« Vous voyez que la sortie est là ».
34:01Bon.
34:03Ça n'est pas très malin.
34:04Ça n'est pas très efficace.
34:06La troisième chose
34:07qui a les yeux
34:08de loin la plus importante
34:10qui nous ramène
34:10un peu au sujet d'avant
34:11mais sous l'angle
34:12de cette fois-ci politique,
34:14c'est qu'au moment
34:16où on arrivera au budget,
34:18donc fin septembre
34:19puis début octobre,
34:20à ce moment-là,
34:22la France sera
34:23en grande difficulté financière
34:27et que ceux qui prendraient
34:29l'immense responsabilité
34:31à ce moment-là
34:31d'une motion de censure,
34:34ça serait la deuxième année
34:36de suite
34:36qui aurait motion de censure
34:38par refus d'un budget
34:40essayant d'améliorer les choses.
34:42Et là, je suis persuadé
34:44et ça me paraît
34:45dix fois plus important
34:46que la question de savoir,
34:47excusez-moi,
34:48si François Bayrou
34:49est renversé
34:50ou pas renversé,
34:51je suis persuadé
34:52que si la deuxième année
34:53de suite,
34:54on repousse un budget,
34:56on déclenche instantanément
34:59une spéculation internationale
35:01contre nous.
35:02Instantanément.
35:04François Bayrou ?
35:05Je ne peux pas dire mieux.
35:06Non, je...
35:08Quelle est la question ?
35:10Elle est très simple.
35:13C'est quel peuple sommes-nous ?
35:16La France a vécu des choses
35:20beaucoup plus dramatiques
35:22que ce que nous vivons là.
35:24La guerre de 1914,
35:27un million et demi de morts,
35:30une partie très importante
35:33des jeunes hommes,
35:35les plus talentueux,
35:36les plus brillants,
35:37des écrivains,
35:38des savants,
35:39des physiciens,
35:40sont morts
35:41et le pays tout entier
35:45est exposé à ça.
35:46La guerre de 1940,
35:47ce n'était pas terrible.
35:48La guerre d'Algérie,
35:49ce n'était pas terrible.
35:50On s'en est toujours sortis.
35:52Est-ce qu'il y a dans ce peuple
35:55les ressorts
35:56pour s'en sortir ?
35:58On va le savoir.
35:59Je n'ai aucun doute,
36:00moi,
36:01que nous n'avons pas
36:04le choix.
36:05D'accord,
36:06mais vous dites ça aux Français,
36:07mais est-ce que vous dites ça
36:07à vos opposants,
36:09à ceux qui peuvent
36:09à tout moment,
36:10comme Marine Le Pen,
36:11vous censurer ?
36:11Mais ils en ont le pouvoir.
36:14Parce qu'aujourd'hui,
36:15vous dépendez de Marine Le Pen.
36:16Mais ceux qui en ont le pouvoir
36:17en auront la responsabilité.
36:19Vous ne dépendez pas
36:19de Marine Le Pen ?
36:20Non,
36:20je dépends de chacun
36:21des députés.
36:22Le Parti Socialiste,
36:24s'il veut censurer,
36:25il a essayé hier,
36:27avant-hier,
36:27il a essayé de censurer.
36:29Il n'avait pas vraiment envie.
36:30Attendez,
36:30il dépend des députés
36:31ou de Marine Le Pen,
36:32François Bayrou,
36:32Alain Duhamel,
36:33sa survie politique
36:35au gouvernement.
36:36Je dépends de tous les groupes
36:38de l'Assemblée Nationale.
36:39Ah non.
36:40Ben si.
36:40D'un seul en particulier,
36:41non ?
36:41Non,
36:42pas du tout.
36:43Il y avait un accord
36:46de non-censure
36:48qui a été déchiré
36:50par le Parti Socialiste.
36:52Et aujourd'hui,
36:53il y a une vulnérabilité
36:57accrue
36:58que tout gouvernement aurait,
37:01mais que ce gouvernement
37:01subit, bien entendu.
37:03Et le paradoxe,
37:04c'est qu'au moment
37:05où ce gouvernement,
37:07à la suite de la décision
37:09du Parti Socialiste,
37:10se trouve en situation
37:11de vulnérabilité,
37:12si j'ose dire,
37:13symétrique,
37:14des deux côtés
37:14de l'hémicycle,
37:16à ce moment-là,
37:17on voit,
37:18non seulement à l'intérieur
37:19du gouvernement,
37:20mais dans les groupes
37:21parlementaires
37:22de ce qui est censé
37:23constituer la majorité,
37:25des comportements
37:26qui sont des comportements
37:27qui, pour moi,
37:29comme c'est ma dernière séance,
37:30si j'ose dire,
37:31je le dis comme je le pense,
37:33sont non seulement
37:35totalement condamnables,
37:37mais reviennent même
37:38en réalité
37:39à détruire politiquement
37:42ce qui pourrait être
37:43construit économiquement.
37:45– Non, ça s'appelle
37:46du sabotage.
37:47– À l'instant,
37:47le président de la République
37:49appelle chaque ministre
37:50à s'occuper des affaires
37:52pour lesquelles
37:53il est nommé.
37:55Voilà ce que dit
37:55le président Macron.
37:57– Mais vous voyez bien…
37:58– Il a raison.
37:59– Oui,
37:59c'est exactement ce que…
38:02– Non, vous disiez
38:03que tout le monde avait…
38:04Non, tout à l'heure,
38:04vous disiez
38:05que tout le monde
38:05a le droit de parler.
38:06– Vous disiez
38:06que c'était le débat.
38:07– Non, vous vous trompez sur…
38:10Alain Duhamel a dit
38:12les choses très justes.
38:13Tout à l'heure,
38:14vous avez laissé passer
38:15sans les reprendre.
38:15Alors, je vais les reprendre
38:16à mon tour.
38:18J'ai voulu un gouvernement
38:19de poids lourd
38:20avec deux anciens
38:23premiers ministres,
38:24avec des hommes
38:25et des femmes
38:25qui avaient occupé
38:26des responsabilités.
38:28Un gouvernement de poids lourd,
38:29vous ne le menez pas
38:30comme une classe enfantine.
38:34Donc, vous écoutez
38:36ce qu'ils disent.
38:37Puis, il y a eu
38:37des campagnes internes
38:38à des mouvements politiques.
38:39Ça ne vous a pas
38:40totalement échappé.
38:41– Non.
38:42– Et que donc,
38:44c'est un moment de réglementation.
38:46Mais, il n'y a qu'une politique
38:48du gouvernement.
38:49– C'est celle que vous définissez.
38:51– Sur tous les sujets.
38:52C'est celle que je définis,
38:54naturellement, collégialement.
38:56– Mais c'est vous
38:56qui tranchez à la part.
38:57– C'est moi qui tranche,
38:58c'est ma responsabilité.
39:00Mais surtout,
39:02le moment dans lequel nous sommes
39:05est si lourd, grave,
39:09si menaçant que, franchement,
39:13aucun des responsables,
39:15ni du gouvernement,
39:16ni des partis politiques
39:17qui appartiennent à la majorité,
39:20ni même des partis politiques
39:21qui ne sont pas dans la majorité,
39:23peut être assez désinvolte
39:25pour détruire ce que nous essayons
39:28de construire et qui va imposer
39:32des efforts à tout le monde.
39:33et donc, il n'y a aucune marge
39:37pour les jeux
39:40ou pour les pièges
39:43des uns contre les autres.
39:44– Mais quelle est l'espérance de vie
39:46de M. François Bayrou,
39:47du Premier ministre,
39:48avec 80% d'impopularité ?
39:50– L'espérance de vie
39:52de François Bayrou,
39:53comme de ses prédécesseurs,
39:55d'ailleurs,
39:56avec cette assemblée-là,
39:59est ténue.
40:01Il ne faut pas dire le contraire,
40:02bien entendu.
40:03Mais on arrive,
40:05et on va arriver au moment
40:06du vote du budget,
40:09à un moment où il faudra vraiment
40:10que chacun prenne ses responsabilités.
40:13Parce que ça voudra dire…
40:14– Il peut passer cet obstacle ?
40:15– Il peut passer cet obstacle ?
40:17– Il peut y avoir
40:19des conversions miraculeuses
40:20et il peut y avoir
40:21des chefs de parti
40:22d'autres sensibilités
40:24que celles qui sont au gouvernement
40:25qui se rendent compte
40:26que quand la France
40:27est dans un État
40:28aussi dangereux
40:29que celui qu'on connaîtra
40:30au début du mois d'octobre,
40:32eh bien,
40:32on met provisoirement de côté
40:34tout en disant
40:35que c'est pour la France
40:36et surtout pas pour le gouvernement
40:37et sa majorité,
40:38etc., etc.
40:39Ça peut arriver.
40:41On peut avoir des…
40:42– Un gauche comme un droit.
40:42– Il peut y avoir
40:43des esprits de responsabilité.
40:44D'ailleurs, je suis sûr
40:45qu'il y aura des hommes
40:46qui prêcheront dans ce…
40:47Et des femmes, évidemment,
40:49qui prêcheront dans ce sens-là.
40:51Mais il faut se rendre compte
40:52que si ce budget est courageux…
40:57– Et désagréable.
40:59– Et donc désagréable.
41:01Si il est repoussé,
41:06je répète,
41:07deux années de suite,
41:09refus de la France devant l'obstacle,
41:11crise financière et spéculation,
41:13pas spéculation internationale
41:15contre le monde entier,
41:16spéculation contre nous.
41:18– Mais cette impopularité
41:19qui est constatée
41:21dans les sondages,
41:2380 %,
41:25elle est méritée ou injuste ?
41:28– Franchement,
41:28je ne crois pas que c'est
41:29à cause de ce que
41:30François Bayrou a fait,
41:31puisque d'un côté,
41:32on lui reproche de ne pas faire
41:33et que de l'autre côté,
41:34on lui reproche de faire.
41:35Donc la réalité,
41:38c'est qu'il est arrivé
41:40dans une situation
41:41où il s'agit d'essayer
41:45de raccrocher quelque chose
41:47à un moment
41:47où tout était en train
41:49de se disperser.
41:50Est-ce que je peux répondre
41:51à votre question ?
41:52– Oui, sur cette impopularité.
41:54Comment vous la vivez ?
41:55– Comment voulez-vous
41:57être populaire
41:58dans une situation
42:00comme celle-là ?
42:01– Vous n'avez rien fait encore.
42:04– Est-ce que vous pouvez éviter
42:06de dire des bêtises ?
42:07– Mais non, M. le Premier ministre,
42:08les mesures vont être annoncées
42:10début juillet.
42:10Pour le moment,
42:11vous n'avez pas agi
42:12sur le budget.
42:13– Excusez-moi.
42:13– Comment êtes-vous arrivé
42:14à 80 % d'impopularité
42:16sans encore avoir annoncé
42:17ce qui va être désagréable ?
42:18– Comment est-ce que vous pouvez
42:19faire ce métier de journaliste
42:20avec cette désinvolture ?
42:21– Mais ce n'est pas
42:22de la désinvolture,
42:23c'est la réalité.
42:23– J'ai été nommé le 13 décembre.
42:24– Ben oui.
42:25– La France n'avait
42:26ni majorité,
42:27ni budget pour l'action publique,
42:29ni budget pour l'action sociale.
42:30– Bien sûr.
42:31– Nous avons fait adopter
42:32un budget pour l'action publique,
42:33un budget pour l'action sociale
42:34contre tout pronostic.
42:38Nous avons fait adopter
42:39une grande loi
42:40d'orientation agricole.
42:42Nous avons fait adopter
42:42une grande loi
42:43contre le narcotrafic.
42:45Nous allons annoncer
42:46une loi sur les retraites.
42:48J'ai expliqué qu'à la suite…
42:50– Du conclabe.
42:50– Du conclabe.
42:51– Voilà.
42:52– Et tout cela,
42:52nous allons le 15 juillet,
42:55alors que d'habitude,
42:56c'est en septembre
42:57que nous annoncions
42:57les orientations budgétaires.
42:59Le 15 juillet,
43:01comme je le dis depuis
43:02un mois et demi,
43:03nous allons,
43:04avec les Français…
43:07– Le moment de vérité arrive.
43:08– … et directement devant eux.
43:09– Oui.
43:10– Mais vous ne pouvez pas
43:12être populaire
43:13dans une circonstance
43:16aussi difficile que celle-là.
43:17là, comment dirais-je,
43:19l'habitude s'est prise
43:20d'être démagogue.
43:23– Donc on peut tenir
43:23en étant impopulaire
43:24et on peut agir ?
43:25– Oui, mais c'est…
43:27Demandez à Winston Churchill,
43:31vous voyez, par exemple,
43:32ou à Clemenceau, par exemple.
43:34– Vous êtes Clemenceau
43:34et Winston Churchill
43:35et Mario Draghi, alors.
43:36– Non, je…
43:38– Ils étaient impopulaires.
43:39– Non, non,
43:39ce ne sont pas
43:40très bonnes références.
43:41– Bien sûr.
43:42– Mais ils ont été impopulaires
43:42dans le moment de vérité pour vous.
43:44– Ils ont été impopulaires
43:45et ça n'est pas un problème,
43:47la popularité.
43:49Ce qui compte,
43:50c'est l'estime.
43:53Alors, ce n'est pas facile
43:54dans les temps de dérision
43:55où nous sommes,
43:57dans les temps où
43:58l'habitude est de détruire.
44:02Mais ce qui compte,
44:03c'est que les gens sachent
44:05et ils sauront
44:06à coup sûr le 4 juillet
44:08qu'on fait des choses
44:10sérieuses, profondes,
44:14lourdes,
44:15mobilisatrices pour le pays.
44:20– Mais à ce moment-là,
44:22il faudra évidemment regarder
44:24comment les oppositions
44:25se comportent,
44:26quelles sont leurs réactions
44:27s'ils acceptent
44:29de prendre la mesure
44:30de la situation.
44:32Mais il faudra aussi commencer
44:33parce que c'est là
44:34que les choses se nouent.
44:36comment se comportent
44:38certains ministres
44:40et les groupes parlementaires
44:42censés constituer
44:43la majorité.
44:44Parce que moi,
44:45qui passe chaque jour
44:47à peu près 5 heures
44:48à lire les journaux,
44:50les rapports,
44:51etc.,
44:51je les vois partir dans tous les sens,
44:55faire une véritable compétition
44:57de démagogie,
44:59prenez des mesures
45:00qui savent
45:01impossibles,
45:03annoncer des chiffres
45:04qui sont
45:04complètement faux,
45:06quelquefois du simple au double
45:07quand il s'agit
45:08de plusieurs milliards.
45:10Dire des bêtises,
45:12être irresponsable
45:14et de voir ça
45:15parmi les groupes
45:16de la majorité
45:17et quelquefois,
45:18il faut bien le dire,
45:19parmi certains ministres,
45:21quand ils enlèvent
45:22leur casquette de ministre
45:23pour en enfiler une autre,
45:26je dirais que
45:27la plus grande responsabilité,
45:29y compris vis-à-vis des Français,
45:31ça sera d'abord eux
45:33et les oppositions
45:34qui sont des oppositions
45:36auront à démontrer
45:38leur maturité,
45:40leur prise de conscience
45:41de la vraie situation
45:42où on sera
45:43à ce moment-là.
45:44Alors,
45:45ils ne seront certainement
45:45pas d'accord
45:46sur les décisions
45:47qui seront prises,
45:47évidemment,
45:48on ne leur demande pas ça,
45:49mais ça sera un moment
45:50où il faudra réellement
45:51que chacun
45:52prenne devant les Français
45:54à un moment
45:55qui sera dramatique
45:57ses responsabilités.
45:59Deux questions.
46:00Et,
46:00dans ce concours
46:02d'irresponsabilité,
46:03en effet,
46:04dont la vie politique
46:05donne chaque jour
46:06un exemple
46:07malheureux
46:11pour ne pas employer
46:12de mots plus
46:13forts que ça,
46:15il y a
46:16une fonction
46:17qui exige
46:18la responsabilité
46:19et c'est celle
46:21dont j'ai la charge.
46:22Deux questions.
46:23Et je ne manquerai pas
46:24une seule seconde
46:26à cette responsabilité
46:28et aux engagements
46:30que cette responsabilité
46:32exige.
46:34Et le premier
46:34de ces engagements,
46:35on vient d'en donner
46:36un exemple,
46:38c'est la vérité.
46:40On ne peut pas,
46:41personne ne peut
46:42éluder la situation
46:44devant laquelle
46:44nous sommes
46:45et il faudra
46:47que cette situation
46:48trouve des réponses
46:49précises,
46:50pas du blabla,
46:52pour que chaque Français
46:54se situe
46:54comme citoyen
46:55en face de tout ça.
46:55Il n'y aura pas de blabla
46:56le 15 juillet,
46:57c'est ce que vous nous dites.
46:57Il y aura des réponses précises.
46:59Deux questions liées
47:00à l'actualité.
47:00Il y a une grève
47:01en ce moment
47:01qui perturbe grandement
47:03les passagers
47:05qui veulent prendre
47:06un avion,
47:06c'est la grève
47:07des contrôleurs aériens.
47:08Est-ce que cette grève
47:09est selon vous
47:10scandaleuse ?
47:12J'essaie de ne pas
47:14employer de mots
47:15excessifs,
47:16cette grève
47:17est choquante.
47:21Comme toute grève
47:22d'un groupe social
47:25qui est indispensable
47:27au fonctionnement
47:28de la nation,
47:30qui est réduit
47:30en nombre
47:31et qui prend
47:32en otage
47:32les Français.
47:36C'est prendre
47:36en otage
47:37les Français
47:37que de choisir
47:39le jour
47:40où tout le monde
47:40part en vacances
47:41pour faire une grève
47:43du contrôle aérien.
47:44On a vu ça
47:45à la SNCF
47:46parfois
47:47avec des contrôleurs
47:49du même
47:50pas du contrôle.
47:52C'est un groupe
47:53de syndicats minoritaires
47:54en plus.
47:54Oui.
47:55Ce sont quelques unités
47:57parce qu'on en parle
47:58comme si c'était
47:58des foules.
47:59Ils sont 270
48:00sur plus de 1000.
48:01Oui, justement.
48:03Et en plus,
48:04il faut voir aussi
48:04quel est le motif
48:05parce que tout ça
48:06part du fait
48:07qu'il y a eu
48:08une fois
48:09un risque réel
48:10et on s'est aperçu
48:12après
48:12que le nombre
48:13officiel
48:14d'aiguilleurs
48:15n'avait pas été
48:16respecté
48:17par les aiguilleurs
48:18et que du coup
48:19maintenant
48:20on vérifie
48:21systématiquement
48:21s'ils sont là
48:22ou pas là
48:23et ils prennent ça
48:24pour une persécution
48:25alors que c'est quand même
48:26le minimum
48:27de ce à quoi
48:28ils doivent être astreints
48:29d'autant plus
48:30qu'ils détiennent
48:31la sécurité
48:32de tous les passagers
48:33aériens.
48:33C'est eux,
48:34c'est bien plus
48:35que les pilotes
48:36ce sont les contrôleurs
48:37aériens.
48:38Autrement dit,
48:40c'est un comportement
48:42infantile
48:43dans des fonctions
48:44qui sont essentielles.
48:46La deuxième question
48:46et ce sont des fonctions
48:48essentielles
48:48pour la sécurité
48:49et on a raison
48:51de vérifier
48:52que cette sécurité
48:54est assurée
48:55par ceux
48:56qui en ont
48:56la charge.
48:57Dernière question,
48:59le rapport
48:59Betaram
48:59qui a été rendu
49:00public hier,
49:02l'un des deux rapporteurs,
49:03le député
49:04Vanier,
49:04vous accuse
49:05de ne pas avoir
49:06dit la vérité.
49:07Que lui répondez-vous ?
49:09Excusez-moi,
49:10quand on donne
49:12une information,
49:13il faut donner
49:13la vérité
49:15de l'information.
49:17Le député
49:18LFI,
49:19c'est une stratégie
49:20de LFI
49:21que tout le monde
49:21connaît,
49:22a essayé
49:22tout ce qu'il pouvait
49:23pour abattre
49:24au travers
49:26d'une affaire
49:27avec laquelle,
49:28excusez-moi,
49:29le dernier
49:30de mes fils
49:31qui a quitté
49:32cet établissement,
49:33il était élève,
49:34c'était il y a 25 ans
49:35et ma fille aînée
49:36l'a quittée
49:37il y a 40 ans.
49:39Il se trouve
49:40que j'ai pu faire
49:41la preuve
49:41dans une séance
49:42qui a duré
49:43plus de 5 heures
49:44que chacune
49:46des accusations
49:47était fausse
49:48et j'ai apporté
49:49les preuves écrites.
49:51Et c'est tellement vrai
49:52que ce député
49:54a essayé
49:54d'entraîner
49:54la commission
49:55dans sa demande
49:56de plainte
49:56que la commission
49:58a refusé
49:58de le suivre,
49:59que la présidente
50:00socialiste
50:01de la commission
50:02a refusé
50:03d'être le relais
50:04de cette plainte
50:05et que la présidente
50:06de l'Assemblée nationale
50:07a refusé hier
50:09de prendre
50:10une seconde
50:11cette plainte
50:11en considération
50:12c'est une manœuvre
50:13politique.
50:14Si vos auditeurs
50:17téléspectateurs
50:18si ça les intéresse
50:20ils vont sur
50:21le site
50:21bayrou.fr
50:22et j'ai mis
50:23toutes les preuves
50:24écrites
50:25en ligne.
50:28Donc vous avez
50:28dit la vérité.
50:29Ça devait déranger
50:30beaucoup de monde
50:31parce qu'on a eu
50:323 jours
50:33de cyberattaques
50:34qui ont rendu
50:35impossible
50:36la publication
50:37des documents.
50:38Maintenant
50:38il suffit
50:39d'aller voir
50:39vous faites
50:40bayrou.fr
50:41et puis vous cliquez
50:42sur le site
50:43quand vous y êtes
50:44tous les documents
50:45sont là.
50:46Non seulement
50:46j'ai dit la vérité
50:47mais je suis
50:48le seul ministre
50:49à être intervenu
50:50pour susciter
50:51des inspections
50:52qui vérifient
50:54ce qu'était
50:54la vie d'établissement.
50:54Vous avez la conscience
50:55tranquille.
50:56C'est pas que j'ai
50:57la conscience tranquille
50:58je dis la vérité
50:59j'affirme
51:01que tout ce qui
51:02il y a eu
51:0525 ans
51:05sans plainte
51:06est-ce que
51:07quelqu'un savait
51:08est-ce que
51:09des avocats
51:10savaient
51:10est-ce que
51:10des magistrats
51:11savaient
51:11en tout cas
51:12moi
51:13j'étais
51:13je n'avais
51:14jamais eu
51:15aucune autre
51:16information
51:16que ce qui
51:17était dans
51:17le journal.
51:17Alain Duhamel
51:18pour ce dernier
51:20face à Duhamel
51:21vous étiez donc
51:22avec le premier ministre
51:23François Bayrou
51:24satisfait de
51:25ce dialogue
51:26de cet échange
51:28de ce que vous avez
51:29entendu ?
51:30Écoutez
51:30j'espère en tout cas
51:31qu'on ne nous aura
51:32pas trouvé
51:33superficiel
51:34ou hypocrite
51:35c'est-à-dire
51:36faisant semblant
51:37de trouver admirable
51:38une situation
51:38détestable
51:39et feignant
51:41de trouver
51:42normaux
51:44des comportements
51:45politiques
51:45qui ne le sont pas
51:47et je dirais
51:48qu'ils le sont
51:48d'autant moins
51:49qu'ils s'approchent
51:50davantage
51:51de celui
51:52qui est à la tête
51:52du gouvernement
51:53ils sont d'autant
51:54plus inexcusables
51:56qu'ils sont
51:57politiquement proches
51:58et qu'ils sont
51:59censés travailler
52:00en commun
52:00et alors moi
52:01qui suis de loin
52:02le plus âgé ici
52:03mais qui est
52:04heureusement
52:05jusqu'à présent
52:06une bonne mémoire
52:07je me rappelle
52:08exactement
52:09les dernières années
52:11de la 4ème république
52:12et c'était ça
52:14ça m'a fini
52:14on a changé de république
52:16c'est bien ce que je dis
52:16mais c'est bien ce que je dis
52:18c'est pas une plaisanterie
52:19que je fais
52:20c'est ce que je dis
52:21c'est-à-dire que
52:22quand on se
52:22ce serait pas le dernier
52:23premier ministre
52:23de la 5ème république
52:24quand on se comporte
52:26tellement mal
52:29et bien on a
52:31les résultats
52:32qu'il y a eu
52:33c'est-à-dire que
52:34dans ce cas-là
52:34on passe
52:35de la crise
52:36politique
52:37de la crise
52:39financière
52:40à la crise
52:41de régime
52:41et après
52:42on peut toujours
52:44demander un mouchoir
52:45pour pleurer
52:45pourquoi vous avez
52:46accepté de venir
52:47débat
52:47face à Alain Duhamel
52:48ça tombe bien
52:49parce que je voulais
52:50non pas changer
52:52de sujet
52:52mais dire
52:53pourquoi j'avais
52:53accepté
52:54l'invitation
52:55d'Alain Duhamel
52:56parce qu'il n'y a pas
52:59beaucoup de grands
53:00journalistes en France
53:01et qu'est-ce que c'est
53:04un grand journaliste
53:05c'est quelqu'un
53:06qui a non seulement
53:07de la science
53:08mais de la conscience
53:10et j'ai observé
53:13Alain Duhamel
53:13depuis longtemps
53:14j'ai partagé
53:16avec lui
53:17des soucis
53:19sur la France
53:20et parfois
53:22des enthousiasmes
53:23mais j'ai
53:25toujours noté
53:26le scrupule
53:27qui était le sien
53:28à partir
53:30de la vérité
53:31pour arriver
53:33à l'intérêt général
53:34et
53:35cette
53:36cette
53:39personnalité-là
53:40elle est
53:42suffisamment riche
53:44pour qu'on puisse
53:46honorer ensemble
53:47les années passées
53:49à défendre
53:50une certaine
53:50éthique
53:51du journalisme
53:52et qu'on aura
53:53j'espère
53:54beaucoup d'autres
53:54occasions
53:55de retrouver
53:57et d'écouter
53:58dans d'autres formats
53:59monsieur le premier ministre
54:01merci d'être venu
54:02merci d'être venu
54:03merci Alain Duhamel
54:04ça a été un
54:05plaisir pour Olivier
54:06pour moi aussi
54:07et un honneur
54:08et c'était réciproque
54:10même si vous étiez
54:11quelquefois
54:11pas très sage
54:12merci
54:14et puis toute votre carrière
54:15elle est en podcast
54:16bien évidemment
54:16sur le site BFM TV
54:17vous pouvez les retrouver
54:19et on va passer la parole
54:21maintenant à
54:21Benjamin Duhamel
54:22on peut peut-être profiter
54:23que Benjamin soit là
54:24et on ne lui a jamais demandé
54:26pour dire un mot
54:27sur son oncle
54:28Alain Duhamel
54:29on aurait pu faire
54:29des faces hauts Duhamel
54:31c'est vrai
54:31des faces hauts Duhamel
54:32ça va peut-être donner
54:33des idées à quelques-uns
54:33moi juste avant
54:34de faire mon sommaire
54:35comme tous les soirs
54:36je vais vous dire
54:37je vais te dire Alain
54:38puisqu'on se tutoie
54:40que j'ai beaucoup appris
54:41en t'écoutant
54:42en te regardant
54:43et que je souhaite
54:44à tous les journalistes
54:46de France
54:46et que je me souhaite
54:47à moi aussi
54:48d'avoir autant
54:48d'énergie
54:50d'acuité
54:51et d'envie
54:53dans quelques dizaines d'années
54:55et qu'on se retrouvera
54:56ici aussi
54:57donc bon vent
54:58et de toute façon
54:58j'ai cru comprendre
54:59que ça ne s'arrêtait pas
55:00tout à fait
55:00et tant mieux
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