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  • il y a 1 an

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00:00J'avais envie de revenir sur cette fête de la musique le week-end dernier,
00:03marquée par une forte affluence, une grosse chaleur, mais surtout de nombreux incidents.
00:08Il y a eu des coups de couteau, des agressions sexuelles, des pillages.
00:1146 gardes à vue, nous disait William Olinier il y a quelques minutes, toujours en cours.
00:16Mais tout va bien, tout s'est bien passé, dit le préfet de Paris ce matin.
00:19Écoutez la réaction de Redja Bellage qui conteste ce bilan,
00:23porte-parole du syndicat de police Unité Île-de-France.
00:26La fête de la musique, elle a eu lieu et elle s'est bien passée.
00:30Il n'y a pas eu d'incident majeur.
00:32Le bilan c'est 146 personnes interpellées, il y en avait eu 103 l'année dernière,
00:36essentiellement pour des vols, des violences, des dégradations,
00:41des prises à partie ici ou là de fonctionnaires de police ou de militaires de la gendarmerie.
00:47On a fait donc 146 interpellations, il y a 132 gardes à vue, dont 119 rien que pour Paris.
00:51Par rapport à ce qu'a dit le préfet, j'ai vu des policiers qui prenaient des coups par des individus,
00:56des individus qui ne voulaient pas reculer.
00:57J'ai vu une femme de 17 ans qui serait plainte d'être violée aux Invalides.
01:03J'ai vu des gens qui ont pris des coups de couteau.
01:06Excusez-moi, alors tout va bien.
01:08Voilà, tout va bien, tout va bien pour Laurent Nunez, mais pas pour Edja Beladj,
01:12qu'on a entendu dans la foulée, Olivier Dertigol.
01:14Je pense qu'il y a deux réalités.
01:15Une première réalité que vous donnez dans vos journaux et lors de ce débat, qu'il faut donner.
01:21C'est-à-dire que ça ne s'est pas bien passé partout.
01:24Et dans certains endroits, la situation est inacceptable.
01:26C'est-à-dire qu'on ne peut pas tolérer ce phénomène de piqûres qui ne date pas d'aujourd'hui.
01:32Oui, des attaques à la seringue dont on a parlé dans le journal.
01:33Des images qu'on a pu voir, c'est inacceptable.
01:35Et le préfet de police, pour qui j'ai beaucoup d'estime,
01:38devrait en effet dans son expression publique signaler le réel dans toutes ses dimensions.
01:44Mais parce qu'après, son curseur est beaucoup plus élevé.
01:46Et il ne faut pas oublier, par ailleurs, parce que c'est aussi le réel,
01:49d'après ce que j'ai pu voir, ou alors à Ajaccio ou à Pau, où j'ai des copains,
01:53il y a eu aussi de très très nombreux endroits, heureusement,
01:56où la fête de la musique s'est passée comme on l'entend,
01:59et avec des soirées qui n'ont pas posé problème.
02:03Il faut donner les deux dimensions.
02:05Yvon Rieffold.
02:06Je m'interroge d'abord de savoir si c'était encore vraiment une fête de la musique,
02:10ou plutôt une fête des bistrots.
02:11En tout cas, pour ce que j'en ai vu, c'était plutôt une fête des bistrots,
02:14il n'y avait plus beaucoup de musique.
02:14Et il n'y avait même plus de musique du tout.
02:16Si l'on s'accorde à dire que la musique, c'est du Mozart ou du Chopin.
02:19Bon, mais ça, c'est la première chose.
02:22La deuxième chose, je pense qu'effectivement,
02:24moi, dans mon quartier, j'ai vu effectivement une foule plutôt paisible,
02:27mais une foule malgré tout, avec beaucoup de DJ et plus d'orchestre.
02:31Mais ce que j'ai pu voir également sur les réseaux sociaux,
02:33c'est une France coupée en deux.
02:35J'avais écrit un livre il y a 20 ans qui s'appelait La fracture identitaire,
02:38qui mettait des gens en garde contre cette incapacité qu'avaient ces deux Frances
02:42à vivre ensemble, deux Frances qui se séparaient,
02:44pour des raisons culturelles et ethniques.
02:46Et c'est ce que l'on a vu également en France,
02:48dans les violences liées à la fête de la musique.
02:51C'est-à-dire que vous aviez...
02:52Yvon Riaufol, vous avez le surpris.
02:52Je vais vous citer Émeric Caron, député apparenté à l'FI,
02:55qui dit, il faut revoir la fête de la musique à Paris.
02:58Il n'y est plus question de musique, de création de famille.
03:01L'événement draine maintenant des foules avinées
03:03qui deviennent par moments dangereuses.
03:04Caron, Riaufol, même combat.
03:06J'avais dit ça, non mais justement, pour se disculper,
03:08il a dit également, ensuite, j'ai vu que les agités étaient tous blancs.
03:12Donc, en remettant une pièce dans le racialisme de cet événement-là.
03:17C'est pour ça que je suis obligé moi-même de parler de fracture identitaire,
03:20parce qu'on fait la différence maintenant,
03:21et Caron le fait également, entre les blancs et les noirs.
03:24Et c'est ce que l'on a vu sur les réseaux sociaux.
03:25L'on a vu en effet que les noirs, pour dire les choses plus simplement,
03:28très majoritairement, donc d'origine africaine,
03:30se donnaient rendez-vous au Châtelet et au HAL,
03:32tandis que les blancs se donnaient rendez-vous
03:33à la butte Montmartre avec des balles populaires.
03:36Et donc, c'est ces deux Frances-là,
03:38ces deux Frances qui se séparent,
03:39qui se séparent depuis maintenant 30 ans, 20 ans,
03:41qui posent un problème et qui obligent à analyser ces violences
03:44en les segmentant...
03:46Vous avez dit les noirs et les blancs.
03:47Ce qui voudrait donc dire qu'il n'y a jamais eu,
03:51dans cette France populaire,
03:53des gens de différentes couleurs
03:54qui ont pu faire la fête ensemble, selon vous ?
03:56Non, mais je vous dis les noirs et les blancs.
03:57De la mesure où Caron parle des blancs,
03:59je vous parle également des noirs
04:00ou les métissés qui se réclament des noirs également.
04:03On continuera à en parler évidemment de ces débordements
04:05ce soir à 19h avec Pierre de Villeneuve
04:07et cet après-midi de 16h à 18h
04:09avec Cyril Hanouna et toute son équipe
04:10dont Marche sur la tête.
04:11Merci les amis.
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