00:00Mais alors oui, c'est la question qu'on se pose
00:01et qui est sur les lèvres des gens de ce plateau.
00:03Michel Orleclerc, vous allez être candidat ou pas ?
00:05Oui, c'est candidat, monsieur.
00:06Il paraît que vous avez un plan pour la France.
00:09Non, je suis un homme...
00:10D'abord, je viens de dire qu'il y a une crise politique
00:13qui noie un petit peu...
00:15Économique aussi, quand même.
00:17Il ne veut pas que je cause.
00:18Allez-y, Michel Edouard.
00:19Quand je pense que j'achète le point toutes les semaines...
00:21Bah, c'est un bon journal.
00:22Acheter le GD News, ça sera beaucoup mieux.
00:24Non, c'est un bon journal, le point.
00:25Non, en fait, vous me trouverez...
00:27Je vous regarde, Laurence.
00:29Ne vous laissez pas déconcentrer.
00:32Pour moi, il y a de la ressource en France,
00:34mais le discours politique de droite et de gauche,
00:36j'insiste ici, y compris pour l'auditeur de ces news,
00:40il est inaudible.
00:41Nous avons ces débats sur les budgets, sur les retraites,
00:45qui amènent chacun, chaque groupe politique,
00:48à surenchérir sur les difficultés.
00:52Qu'est-ce que vous voulez ?
00:53On dit à des Français qui gagnent 1900 euros par mois,
00:55c'est le salaire médian en France,
00:57qui doivent participer à l'effort de redressement des finances publiques.
01:01Enfin, c'est complètement déconnant.
01:02Ils ont un salarié qui gagne 1900 balles par mois,
01:05il n'a aucune prise sur la gestion publique.
01:08Et du coup, c'est lui transférer une culpabilité.
01:10Et en tout cas, les responsables ne l'assument pas.
01:15Vous avez ces débats sur la dette,
01:17où on confond d'ailleurs allègrement la dette et le déficit.
01:20Alors, on dit aux Français qu'il faut combler la dette.
01:23Mais dans le même temps, le rapport Draghi au niveau européen,
01:28c'est 700 milliards, plus 200 milliards,
01:30c'est 500 milliards pour l'équipement militaire
01:32et la mise à niveau de nos budgets militaires.
01:35Donc, allez dire aux Français qu'on a trop de dettes
01:36au moment où on dit qu'on va faire plein de dettes,
01:39c'est inaudible.
01:40Donc, c'est ça que je réponds à votre question.
01:43Catastrophisme, plus surenchère sur ce qui ne va pas,
01:47sans porter un message, une vision, un développement.
01:52Moi, je me rappelle...
01:53Mais alors, candidat ou pas ?
01:54Sur Instagram, là, il y a des gens...
01:57Non, il doit faire de la politique parce qu'il ne répond pas aux questions.
01:59Sur Instagram, il y a des gens qui passent
02:01les premiers discours du général de Gaulle
02:03les premières fois qu'ils sont élus.
02:04Donc, il ne vient pas du serail.
02:06Il n'est pas du serail, il est militaire.
02:10Aujourd'hui, on pose la question,
02:11est-ce qu'un entrepreneur pourrait...
02:12Oui, être comme ça.
02:13Et à l'époque, un militaire arrive,
02:16voilà, et qu'est-ce qu'il dit ?
02:17Je vais essayer d'oeuvrer à la prospérité des Français.
02:21Est-ce que vous entendez ce discours ?
02:22Non.
02:23Ce discours, aujourd'hui,
02:24mais aucun auditeur de cette chaîne,
02:27mais même sur les autres chaînes,
02:28ne l'entend porter par cette volonté politique,
02:33y compris en trouvant des compromis sur des choses qui ne vont pas, etc.
02:37En région, c'est pour ça que je suis un militant de la décentralisation,
02:40une des premières réformes qu'il faudrait faire.
02:42Quand Paris est bloqué,
02:43quand le gouvernement et le Parlement n'arrivent pas à trouver des processus de décision,
02:50déjà, on voit bien que la décentralisation est fondamentale.
02:54Dans les villes, on continue de bosser.
02:55À Nantes, à Bordeaux, à Strasbourg,
02:57que ce soit écologiste ou LR ou autre,
03:01on prend des décisions.
03:02Il y a des décisions minoritaires, des décisions majoritaires.
03:05On les prend et on les prend à l'équilibre, d'ailleurs,
03:06si vous vous souvenez de vos cours de finances publiques.
03:08La fonction publique territoriale est quand même celle qui continue d'augmenter le plus.
03:12Et très souvent, pardon,
03:14mais la décentralisation a aussi ses limites.
03:16On s'est rendu compte que,
03:18sur un certain nombre de politiques,
03:20notamment les politiques régaliennes,
03:22la décentralisation n'avait pas été extraordinaire.
03:25Quand on voit les hôpitaux, la santé...
03:27Donc, aujourd'hui, il y a cette crise politique
03:29qui est extrêmement stressante pour les Français.
03:33Et ça impacte la consommation ?
03:34Et ça impacte la consommation.
03:35Alors, la consommation continue de tirer la croissance,
03:38mais évidemment,
03:40il faudrait que ce soit
03:41par un processus de relocalisation,
03:43de réindustrialisation
03:44ou de réinvestissement en France,
03:48qu'on relance la machine aussi par l'amont,
03:50par la production agroalimentaire,
03:52par la production d'énergie plus souveraine.
03:55Et ça, il y a tout un...
03:56Mon combat a majeur,
03:58aujourd'hui,
03:59et pourtant,
03:59ça a été écrit depuis plus de 40 ans
04:03par les sociologues,
04:04par des Raymond Aron,
04:05par des Alfred Sauvier,
04:06par des Raymond Fourastier.
04:08Le travail,
04:09la valeur travail,
04:10la contribution au travail physique
04:12allant décroissant dans une société
04:14qui s'automatise,
04:15qui se robotise,
04:16qui se digitalise,
04:17c'est incroyable que tout le financement
04:19du système social français
04:20repose sur les cotisations patronales
04:22et sur les cotisations salariales.
04:23Et donc,
04:24pour moi,
04:25une des premières réformes
04:27qu'il faut faire,
04:28c'est de poser la question
04:29qui ne sera pas inflationniste,
04:31c'est de transférer
04:31ces charges
04:33qui empêchent
04:33le salaire net
04:35de rejoindre le salaire brut,
04:38c'est de transférer
04:39ces charges
04:40sur nos iPhones,
04:42sur les télépaiements,
04:44qui ont remplacé
04:46les postiers,
04:47qui ont placé
04:47les banquiers
04:48et qui ont envoyé...
04:50Et ça,
04:50ça,
04:51ça,
04:51je sais,
04:52tu vas me dire
04:53que c'est un programme politique.
04:54Non,
04:54c'est pas ça,
04:55au contraire.
04:55Non,
04:55non,
04:56c'est très bien.
04:57Le seul problème,
04:58c'est ça qu'il faut faire,
05:00mais comment on peut le faire ?
05:01C'est-à-dire,
05:01il faut une classe politique
05:03qui ait du courage,
05:05parce que ça ne peut pas
05:06se faire sans courage
05:06puisque tout le monde
05:07va protéger.
05:08Quand c'est à parler,
05:09c'est le tour qui termine.
05:11Tu m'en veux pas ?
05:12Non.
05:13Ce que je voudrais dire,
05:14c'est qu'aujourd'hui,
05:15là,
05:15tout le monde dit,
05:16parce que l'inflation
05:17a été jugulée,
05:19que le petit prix,
05:21c'est fini,
05:22il faut quitte à payer plus cher,
05:23quitte à faire des efforts,
05:25il faut réindustrialiser la France
05:26à plus cher,
05:27etc.
05:27Je pense que c'est une connerie.
05:29Il faut aujourd'hui
05:30faire comprendre
05:31à nos décideurs
05:32que l'économie de demain,
05:34l'économie décarbonée,
05:36l'économie avec la transition énergétique,
05:39avec une énergie moins polluante,
05:40etc.,
05:41il faut qu'elle reste accessible
05:42au plus grand nombre.
05:42s'il n'y a pas un marché demain
05:45pour cette économie nouvelle,
05:47ça ne marchera pas.
05:48Donc,
05:48le sujet,
05:48il n'est même pas politique aujourd'hui,
05:50il est juste économique.
05:52Le combat,
05:52pour moi,
05:53pour les gens qui travaillent
05:55autour de moi,
05:56dans mon enseigne,
05:57et en concurrence
05:57avec les autres distributeurs,
06:00c'est de rendre accessible
06:01cette nouvelle économique
06:03à laquelle on n'échappera pas.
06:05On échappe,
06:05qui sera plus vertueux
06:07sur le plan écologique,
06:08qui sera plus digital,
06:09peut-être,
06:10mais qui sera...
06:11On ne fera pas
06:14marche in arrière,
06:14quoi.
06:15C'était inéluctable.
06:16Oui.
06:17Et ça ressemble bigrement
06:18à un programme politique.
06:20Non,
06:20mais on va vous torcher ça,
06:21mais je pense que l'entrepreneur,
06:23il est crédible.
06:24J'ai écouté avant de venir,
06:27il y a une heure,
06:28je suis sorti de ma réunion
06:30et j'ai maté un peu
06:31votre émission.
06:33Et tu as dit quelque chose
06:34sur Éric Revelle,
06:35tu as dit quelque chose
06:36sur Macron,
06:37tu as dit,
06:38à force d'incarner
06:39la présidence de la République,
06:41Macron a fini par mettre
06:43son hubris devant
06:45un type comme moi,
06:46j'incarne une marque aussi,
06:48j'incarne une histoire
06:49entrepreneuriale,
06:52et c'est donc la limite
06:53de mon discours politique.
06:55C'est la limite
06:55de ma liberté.
06:56Mais si je peux contribuer
06:58à faire évoluer les choses,
06:59tant mieux.
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