00:00Sur cette plateforme, vous trouvez du textile.
00:03Entre parenthèses, ces trois plateformes, Amazon, Shine, qu'on dit aussi Shein ou TEMU,
00:12ça ne représente que 7% des vêtements vendus en France.
00:15Mais ça ne vend pas que des vêtements, ça vend des bouquins, ça vend des jouets, ça vend des tas de...
00:19Pourquoi on se trompe de cible ?
00:20Non, ce que je veux dire, c'est qu'on l'exprime mal.
00:22Et quand on l'exprime mal, on ne prend pas les bonnes résolutions.
00:24Donc moi, ce que je veux dire, c'est un, ce n'est pas parce que ce n'est pas cher que c'est mal.
00:30D'accord ? Deuxième chose, il ne faut pas culpabiliser les Français qui achètent.
00:34Oui, il y a des milliards de...
00:36Mais attendez, pardonnez-moi Michel-Loire Leclerc, mais sur ce que vous dites là,
00:38est-ce qu'on peut avoir vraiment, et dans un instant, on s'interrogera sur ce que vous commercialisez aussi,
00:42vous, dans les magasins Leclerc, est-ce qu'on peut avoir un t-shirt à 5 euros
00:45qui est produit dans des conditions optimales et qui, par ailleurs, n'incite pas aussi,
00:49puisque c'est ce dont il est question quand on parle de fast fashion,
00:52les consommateurs à acheter, à en racheter quelques semaines plus tard ou quelques mois plus tard,
00:56ce qui, de toute façon, on le sait, cause des dommages à l'environnement.
00:59Est-ce qu'on peut vraiment se dire qu'un modèle économique fondé sur des vêtements
01:03qui coûtent 4-5 euros est un modèle viable ?
01:05Eh bien, d'abord, vous voyez bien, vous faites la réponse vous-même.
01:09Déjà, c'est plié.
01:11Non, je vous pose la question, mais...
01:12Si, si, non, mais...
01:13Non, mais ce que vous n'arrêtez pas de dire, non, mais c'est...
01:15Il ne faut pas pointer du doigt quand ça coûte moins cher.
01:16Non, non.
01:17Là, on parle d'achats qui ont des conséquences.
01:19Mais pensez aux consommateurs qui gagnent 1 700 balles par mois.
01:23Avant de leur dire qu'ils sont coupables d'acheter du non-travail, du travail de Ouïghours,
01:29du travail d'esclaves ou d'enfants, on va voir.
01:32Et donc, la première chose, est-ce que ces produits respectent une législation sociale ?
01:36Et ça, c'est le rôle de l'État d'aller y voir, d'accord ?
01:39C'est le rôle.
01:39À quoi servent les douanes si ce n'est pas ça ?
01:41Ou même d'aller voir les intermédiaires qui les importent.
01:44Ça, c'est un premier sujet.
01:45Aujourd'hui, avant de dire que c'est comme ça, il faut aller y voir.
01:49Deuxième chose, c'est pratique.
01:51C'est un sujet pratique.
01:52Il n'y a pas besoin d'une loi pour ça.
01:54La deuxième chose, c'est que si véritablement c'est fait loyalement, légalement,
01:59il faut regarder quand même si ça ne produit pas du dumping sur le marché français
02:02en concurrençant les productions françaises.
02:05Alors là, c'est pareil.
02:06On saisit l'autorité de la concurrence.
02:07On arrête d'en parler.
02:08Il y a des institutions qui savent faire ça au boulot.
02:11Vous voyez, le rôle des entrepreneurs en politique, ça peut être positif.
02:14Donc, on est pragmatique.
02:15Et la troisième...
02:16Et la troisième chose, c'est que c'est peut-être le moment.
02:21Parce que pour moi, c'est ça le vrai sujet.
02:24C'est le sujet écologique.
02:25Le vrai sujet, c'est puisque la valeur du petit hochet qu'on a acheté,
02:30elle compte que dalle dans le paquet, les bulles et tout ça,
02:34et que ça va coûter très cher à la société de recycler tout ça.
02:37Là, c'est peut-être le moment de parler de contribution écologique.
02:40C'est peut-être le moment de mettre en place cette fameuse contribution sur les produits importés,
02:46sur les produits qui sont gaspillés, avec tous les emballages.
02:49Puisqu'au fond, il n'y a que 16 à 17 % des produits d'emballage qu'on récupère vraiment.
02:54Et avec un coût pour les collectivités qui est énorme.
02:56C'est peut-être le moment de parler, c'est peut-être le moment de parler.
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