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  • il y a 8 mois
Votée il y a un an à l'Assemblée nationale, la proposition de loi dite "anti fast fashion" est actuellement discutée au Sénat. Elle prévoit notamment de limiter la publicité pour la mode "éphémère" et "jetable" et d'instaurer des pénalités financières. Michel-Édouard Leclerc était l'invité de Tout le monde veut savoir ce 2 juin.

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Transcription
00:00Vous regardez Tout le monde veut savoir et tout de suite l'invité du jour.
00:05Bonsoir Michel-Eloire Leclerc.
00:07Bonsoir Benjamin.
00:07Merci d'être avec nous ce soir dans Tout le monde veut savoir,
00:09président du comité stratégique des magasins Leclerc.
00:13Beaucoup de sujets à aborder avec vous ce soir.
00:14Le pouvoir d'achat des Français toujours, l'inflation,
00:17les plans du gouvernement pour réduire les dépenses dans le budget de l'année prochaine,
00:20la sans-piternelle question sur vos ambitions politiques.
00:23Je termine toujours une interview avec vous en vous posant la question,
00:25donc je vous la poserai aussi, restez bien avec nous.
00:27Mais juste avant Michel-Eloire Leclerc, je voudrais vous entendre sur la question
00:30de ce qu'on appelle la fast fashion, ces vêtements à prix cassés,
00:34notamment les marques que l'on connaît bien, Shine, Temu, qui viennent souvent de Chine.
00:40Ce texte qui est en ce moment en discussion au Sénat, il vise à contrôler ce phénomène.
00:44On va rentrer dans le détail dans un instant Michel-Eloire Leclerc,
00:46mais d'abord sur l'objectif visant à faire en sorte de réguler cette pratique,
00:52de faire en sorte que les consommateurs achètent moins de ce qu'on appelle cette fast fashion.
00:56Est-ce que l'objectif est louable ?
00:59Alors, moi, je n'aurai pas beaucoup d'argent.
01:02Je serai comme la moyenne des Français.
01:03Je prendrai quand même comme aubaine d'avoir un peu de concurrence,
01:07y compris dans le textile, et de pouvoir acheter des vêtements moins chers.
01:11Donc, je trouve qu'il ne faut pas stigmatiser.
01:15À chaque fois qu'il y a une offre un peu intéressante,
01:20je trouve qu'on y va un petit peu systématiquement.
01:22Moi, j'ai plus de bouteilles que vous.
01:24Je peux vous dire que j'ai vécu ça tous les dix ans.
01:26Quand mes parents ont commencé à vendre moins cher,
01:29tout de suite, on a dit, c'est parce que ce n'est pas les mêmes produits.
01:31Mais Michel-Laur, Leclerc...
01:32Non, non, non, c'est important, c'est important.
01:34Il faut savoir ça.
01:35Il y a un mouvement systématique.
01:38Il y a un mouvement systématique.
01:39Celui qui vend moins cher, il prend en défaut ceux qui vendent plus cher.
01:44Et dans le vêtement aujourd'hui, il y a aussi KIABI, H&M,
01:47il y a aussi Leclerc et Carrefour.
01:48Absolument, et on parlera dans un instant de ce que vous vendez.
01:51Mais simplement, juste sur le principe, vous dites,
01:52on a toujours été pointé du doigt parce que quand on essayait de vendre moins cher.
01:55Mais là, on parle de fast fashion, on parle de...
01:58Par exemple, on prend des t-shirts qui coûteraient 2, 3, 4, 5 euros.
02:02Des t-shirts qui sont produits très loin, souvent en Chine,
02:05dans des conditions sociales très compliquées,
02:09qui font un tort pas possible à l'environnement.
02:13C'est quoi ?
02:13C'est qu'on met forcément en balance ce pouvoir d'achat écologie,
02:17donc ça coûte moins cher,
02:17et on met de côté toutes les conditions dans lesquelles sont fabriquées ces produits de fast fashion.
02:21Peut-être que vous posez la question, c'est non.
02:23D'accord ?
02:23Mais ce n'est pas comme ça que ça se pose.
02:25C'est que, regardez comment le sujet est amené en France.
02:28On dit deux plateformes, deux plateformes chinoises,
02:32qui ne vendent pas cher, qui font travailler des gens pas chers,
02:35et donc on discrédite.
02:36Je trouve que ce n'est pas comme ça qu'il faut réfléchir.
02:39Et d'abord, il ne faut pas stigmatiser.
02:41Les millions de Français qui achètent sur ces plateformes-là.
02:45D'accord ?
02:46Ça, c'est une première chose.
02:47Pourquoi ?
02:47Parce que, s'il n'y a pas de problème,
02:51les gens ont le droit d'acheter moins cher.
02:52Moi, j'insiste là-dessus,
02:54et ce n'est pas moi, commerçant,
02:55qui vais aller donner des leçons aux consommateurs,
02:58ni aller les culpabiliser.
02:59Donc, c'est la première chose.
03:01La deuxième chose, c'est qu'il y a au fond trois problèmes.
03:04Est-ce que ça respecte les normes de sécurité français ?
03:08Le deuxième, c'est est-ce qu'il y a des conditions sociales de travail
03:12qu'il faut compenser par une TVA sociale, par exemple,
03:16ou par une taxe ?
03:17Et troisième chose, c'est est-ce que ça fait sens
03:19d'acheter des six petits colis sur le plan écologique,
03:23où ça va coûter plus cher de ramasser tous les détritus,
03:27les emballages, etc., que ce qu'il y a dedans ?
03:29Ça, c'est trois vraies questions,
03:32mais qu'il ne faut pas poser que à Shine et à Temu.
03:35Il faut poser aussi à Amazon, il faut poser à Kyabi,
03:38il faut poser à Leclerc, il faut poser à tout le monde.
03:39Mais là, il est question de fast fashion.
03:41Si vous étiez député il y a quelques semaines et sénateur aujourd'hui,
03:44est-ce que vous voteriez ce texte, ou est-ce qu'au contraire ?
03:46Je n'ai pas lu.
03:47Vous voyez à peu près l'idée ?
03:49Non, justement, je ne comprends pas
03:51pourquoi est-ce qu'on focalise sur ce mot de fast fashion.
03:54Sur cette plateforme, vous trouvez du textile.
03:57Autre parenthèse, ces trois plateformes,
04:00Amazon, Shine, qu'on dit aussi Shein, ou Temu,
04:06ça ne représente que 7% des vêtements vendus en France.
04:09Mais ça ne vend pas que des vêtements,
04:10ça vend des bouquins, ça vend des jouets, ça vend des tas de...
04:13Pourquoi on se trompe de cible ?
04:15Non, ce que je veux dire, c'est qu'on l'exprime mal.
04:16Et quand on l'exprime mal, on ne prend pas les bonnes résolutions.
04:19Donc, moi, ce que je veux dire, c'est un,
04:21ce n'est pas parce que ce n'est pas cher que c'est mal,
04:25d'accord ?
04:26Deuxième chose, il ne faut pas culpabiliser
04:27les Français qui achètent.
04:29Oui, il y a des milliards de...
04:30Mais attendez, pardonnez-moi, Michel Leclerc,
04:32mais sur ce que vous dites là,
04:32est-ce qu'on peut avoir vraiment,
04:34et dans un instant, on s'interrogera sur
04:35ce que vous commercialisez aussi, vous,
04:37dans les magasins Leclerc,
04:37est-ce qu'on peut avoir un t-shirt à 5 euros
04:39qui est produit dans des conditions optimales
04:42et qui, par ailleurs, n'incite pas aussi,
04:44puisque c'est ce dont il est question
04:45quand on parle de fast fashion,
04:46les consommateurs à acheter,
04:48à en racheter quelques semaines plus tard
04:49ou quelques mois plus tard,
04:50ce qui, de toute façon, on le sait,
04:52cause des dommages à l'environnement.
04:54Est-ce qu'on peut vraiment se dire
04:55qu'un modèle économique fondé
04:56sur des vêtements qui coûtent 4-5 euros
04:58est un modèle viable ?
05:00Eh bien, d'abord, vous voyez bien,
05:01vous faites la réponse vous-même.
05:04Déjà, c'est plié.
05:05Ah non, je vous pose la question, mais...
05:07Si, si, non, mais...
05:07Non, parce que vous n'arrêtez pas de dire...
05:08Non, mais il ne faut pas pointer du doigt
05:10quand ça coûte moins cher.
05:11Là, on parle d'achats qui ont des conséquences.
05:14Mais pensez aux consommateurs
05:15qui gagnent 1 700 balles par mois
05:17avant de leur dire
05:19qu'ils sont coupables d'acheter
05:21du non-travail, du travail de Ouïghours,
05:23du travail d'esclaves ou d'enfants.
05:25On va voir.
05:26Et donc, la première chose,
05:28est-ce que ces produits
05:29respectent une législation sociale ?
05:31Et ça, c'est le rôle de l'État
05:32d'aller y voir, d'accord ?
05:33C'est le rôle.
05:34À quoi servent les douanes, si ce n'est pas ça ?
05:36Ou même d'aller voir les intermédiaires
05:38qui les importent.
05:38Ça, c'est un premier sujet.
05:40Aujourd'hui, avant de dire
05:41que c'est comme ça,
05:42il faut aller y voir.
05:44Deuxième...
05:44Et c'est pratique.
05:45C'est un sujet pratique.
05:46Il n'y a pas besoin d'une loi pour ça.
05:48La deuxième chose,
05:50c'est que si, véritablement,
05:51c'est fait loyalement, légalement,
05:53il faut regarder quand même
05:54si ça ne produit pas du dumping
05:56sur le marché français
05:56en concurrençant les productions françaises.
05:59Alors là, c'est pareil.
06:00On saisit l'autorité de la concurrence.
06:02On arrête d'en parler.
06:03Il y a des institutions
06:04qui savent faire ça au boulot.
06:05Vous voyez, le rôle des entrepreneurs
06:06en politique, ça peut être positif.
06:08Donc, on est pragmatique.
06:09Et la troisième...
06:10Et là, vous refaites la bouche
06:11avec la question que je vous donnerai à la fin.
06:13Et la troisième chose,
06:15c'est que c'est peut-être le moment,
06:16parce que pour moi, c'est ça,
06:17le vrai sujet.
06:18C'est le sujet écologique.
06:20Le vrai sujet, c'est
06:20puisque la valeur du petit hochet
06:23qu'on a acheté,
06:24elle compte que dalle
06:26dans le paquet, les bulles,
06:28et tout ça,
06:29et que ça va coûter très cher
06:30à la société de recycler tout ça.
06:32Là, c'est peut-être le moment
06:33de parler de contribution écologique.
06:34C'est peut-être le moment
06:35de mettre en place
06:37cette fameuse contribution
06:38sur les produits importés,
06:40sur les produits qui sont gaspillés,
06:42avec tous les emballages,
06:43puisque, au fond,
06:44il n'y a que 16 à 17 %
06:45des produits d'emballage
06:47qu'on récupère vraiment,
06:48et avec un coût
06:49pour les collectivités
06:50qui est énorme.
06:50Et on parlera dans un instant
06:52de ce qu'il pourrait y avoir
06:53comme mécano fiscal
06:55ou comme contribution,
06:56mais juste avant,
06:56pour parler de vous,
06:58puisque j'ai regardé les chiffres,
07:00les magasins Leclerc
07:01sont très bien placés
07:02en termes de volume
07:03de vente de vêtements.
07:05Est-ce que vous considérez
07:07que vous vendez
07:07ce qu'on appelle
07:08de la fast fashion ?
07:10Non,
07:10non,
07:11parce que pour nous,
07:12il y a quatre saisons.
07:14Cette année,
07:14il n'y en avait peut-être que deux.
07:16Il faut voir la météo.
07:16Des produits extrêmement peu chers
07:19produits en Chine,
07:20vous n'en vendez pas ?
07:21Vous ne posez pas bien la question.
07:24Plus exactement,
07:25tout le monde se met
07:26à parler de fast fashion.
07:27Je reviens de Chine.
07:28J'ai été avec une équipe
07:30d'adhérents Leclerc,
07:31de propriétaires de magasins.
07:33On est allé chez Alibaba,
07:34chez Alipay.
07:35On est allé voir ces systèmes.
07:37Ils ont un modèle économique
07:39qui est complètement différent
07:41d'une autre,
07:41qui leur permet de produire
07:43beaucoup moins cher,
07:44sans stock,
07:45sans besoin de trésorerie.
07:46Ce qui explique une partie
07:48de cet écart de prix.
07:50Notamment,
07:51ils achètent des données.
07:52C'est d'abord
07:52des acheteurs de données.
07:56Ils achètent
07:56toutes les données
07:57de vidéos sur Instagram.
07:58Ils regardent
07:59ce qu'ils vendent.
08:00Ils ont des influenceurs.
08:01Ils payent énormément
08:02d'influenceurs.
08:03Et ils lancent
08:03des séries très courtes.
08:04Ce n'est pas simplement
08:05de la fast fashion.
08:06C'est des courtes séries.
08:08Ils vont produire
08:08des stocks
08:09qui sont quasiment pré-vendus
08:10au vu de toutes les vues
08:13sur Instagram.
08:13Qu'est-ce qui vous garantit,
08:15Michel-Hourleclerc,
08:15que ce que vous vendez,
08:16vous,
08:17est produit
08:18dans des bonnes conditions ?
08:19Moi, je vais voir.
08:23Leclerc paye
08:23des sociétés
08:24qui vont contrôler,
08:26des bureaux Veritas,
08:27des SGS,
08:28qui vont regarder
08:28les conditions
08:29de production.
08:30Je vais vous montrer
08:31un exemple,
08:31Michel Leclerc,
08:32pour préparer cette interview.
08:33Je suis allé regarder
08:33sur les sites Leclerc,
08:35les vêtements.
08:36Et voilà,
08:36ça, c'est des t-shirts
08:38que vous vendez,
08:39neufs,
08:40vendus parfois
08:41par des tiers,
08:41mais en tout cas,
08:42pour les femmes,
08:42dans le cas d'espèces,
08:43sur la plateforme Leclerc.
08:444,80 euros,
08:465 euros,
08:47voilà,
08:47des t-shirts,
08:48des bardeurs
08:48pour des femmes.
08:50Est-ce que là,
08:51vraiment,
08:51on n'est pas précisément
08:52dans ce dont il est question,
08:54c'est-à-dire
08:55des textiles
08:57dont on ne connaît pas
08:57la provenance
08:58et qui sont à des prix
08:59qui favorisent
09:00cette consommation
09:01à outrance
09:02et à excès
09:02qui a un effet
09:04sur le réchauffement climatique ?
09:04Et c'est combien le bon prix ?
09:07Non, mais vous dites...
09:08Non, mais votre question
09:09fait la réponse.
09:10Vous voyez ?
09:10Enfin, vous êtes malin.
09:12Mais oui,
09:13ces t-shirts,
09:14la fabrication des t-shirts,
09:16d'abord,
09:16vous voyez bien
09:17que ce n'est pas le problème
09:17que de Tému
09:18et de Cheyenne.
09:19Absolument.
09:20D'accord ?
09:20C'est ce que j'ai commencé
09:21par dire.
09:22Donc, le prix pas cher,
09:23il y a trois questions
09:24à se poser.
09:25Est-ce qu'il respecte
09:26les normes de sécurité
09:27françaises,
09:28les normes
09:28de comportement ?
09:30Est-ce qu'il respecte
09:32les conditions sociales
09:33de production ?
09:34Donc, quel est le label ?
09:35Quelle est la société
09:36qui a contrôlé ?
09:36Est-ce qu'il n'incite pas
09:37à la surconsommation ?
09:38Ouais, alors là,
09:39un bon menu au restaurant
09:40incite à la surconsommation aussi.
09:42Ça, je veux dire...
09:43Pas forcément avec les mêmes
09:44dommages pour l'environnement.
09:46Eh bien, c'est pour ça
09:46que je suis pour une contribution
09:47écologique
09:48pour anti-gaspillage.
09:50Et c'est assez curieux
09:52qu'on tourne autour
09:54mais que personne n'y va.
09:55Et on parlera dans un instant
09:57de ce que pourrait faire
09:58le gouvernement.
09:59J'ai bien compris,
10:00Michel-leclerc.
10:00Un t-shirt aujourd'hui
10:02ou votre iPhone
10:03que vous regardez
10:04là,
10:04eh bien,
10:05il coûterait
10:065 euros plus cher.
10:09Ça aiderait
10:09les collectivités locales
10:11à ramasser les déchets,
10:12à trier,
10:13à recycler.
10:13Ça serait une bonne initiative.
10:15Voilà pour la proposition
10:16de Michel-leclerc.
10:17Je vous pose souvent cette question
10:19assez générale
10:20quand vous venez sur ce plateau
10:21puisque avec tous les points
10:22de vente Leclerc
10:23que vous avez sur le territoire,
10:24vous avez cette capacité
10:25à, même parfois avant
10:27les autres,
10:28à avoir des tendances
10:28en termes de consommation,
10:30en termes de mode de vie,
10:32de pouvoir d'achat.
10:33qu'est-ce que vous voyez
10:34en ce moment ?
10:35On est dans un moment
10:36où l'inflation
10:37est maîtrisée,
10:39les négociations
10:40avec les industriels
10:40sont passées.
10:41Qu'est-ce que vous constatez
10:43chez les consommateurs
10:45comme tendance
10:46qui pourrait nous donner
10:47des indications
10:47sur les semaines qui viennent ?
10:48Une grande rationalité.
10:50C'est-à-dire que
10:51les achats importants
10:54prennent plus de temps,
10:55ils sont discutés en famille,
10:58les achats tiennent compte
11:02des prix énormément.
11:03Par exemple,
11:04je suis sûr que pratiquement
11:05tout le textile,
11:07la notion de prix
11:07est fondamentale,
11:08d'où les chaînes
11:09qui résistent
11:10à la crise du textile,
11:12H&M, Zara,
11:14et tout ça,
11:14ce sont des gens
11:15qui ont travaillé
11:16cette idée
11:16de faire des premiers prix,
11:18des prix accessibles.
11:21Cette consommation,
11:22aujourd'hui,
11:22elle n'est pas si tonique
11:24que ça.
11:24Elle ne tient quand même
11:25pas trop mal
11:25parce que compte tenu
11:27de la mauvaise météo,
11:28compte tenu aussi
11:28des jours ouvrables
11:30depuis le début de l'année,
11:32quand même,
11:33elle tire la croissance.
11:34C'est de la consommation française
11:35qui tire la croissance.
11:36Maintenant,
11:37il y a des secteurs
11:37qui cartonnent.
11:38Le tourisme cartonne.
11:41La France va être
11:41le premier pays au monde
11:43pour la visite de touristes.
11:45100 millions de touristes
11:46sont attendus.
11:47c'est la carte postale
11:48des Jeux olympiques.
11:49C'est encore la victoire
11:50du PSG.
11:51Et puis,
11:51vous allez voir
11:52le tour de France
11:52qui va aller à Montmartre.
11:53Ça va encore être magnifique.
11:56La restauration
11:57va y trouver son compte.
12:00Par contre,
12:00il y a des secteurs
12:02où on hésite
12:03à dépenser.
12:04La bagnole.
12:05Quelle bagnole
12:05il faut acheter ?
12:06Électrique ?
12:07Hybride ?
12:08Quelle valeur
12:08de revente demain ?
12:09C'est une question
12:11d'économie.
12:12Et puis,
12:12le logement.
12:13Le logement
12:14qui coûte très cher.
12:16Loyer,
12:16mais aussi assurance.
12:18Et puis,
12:18la rénovation des logements.
12:19Est-ce qu'on va nous redonner
12:20des primes ou pas
12:21pour les rénover ?
12:22Est-ce que la valeur
12:22de notre logement
12:23mérite qu'on fasse
12:24des travaux ?
12:25Il y a les comportements
12:25des consommateurs,
12:26Michel Leclerc.
12:27Et puis,
12:27il y a la question
12:28des prix.
12:30Là encore,
12:30cette sorte d'oracle
12:31de l'inflation.
12:32Ça va évoluer comment
12:33dans les mois ?
12:35Sur l'année,
12:36je suis assez confiant
12:37parce que la restructuration
12:38qu'il y a dans la distribution,
12:40les reprises de magasins,
12:41quand Intermarché reprend
12:42un casino,
12:43c'est des baisses
12:44de prix conséquentes.
12:45Le casino était très cher.
12:47Quand Carrefour reprend Cora,
12:48c'est aussi,
12:49ils mettent un coup
12:50de booster.
12:51Quand System U reprend
12:52des magasins,
12:53ça donne un coup
12:54de booster.
12:54On se concurrence
12:55beaucoup entre nous.
12:57Et donc,
12:57ça fait pression
12:58sur les prix.
12:59Mais je pense
12:59qu'effectivement,
13:01à moyen terme,
13:02produire local
13:03avec des conditions sociales
13:04plus élevées
13:05et ce que j'espère
13:06des salaires plus élevés,
13:07ça coûtera plus cher.
13:09Et donc,
13:09ça,
13:09incontestablement,
13:11ça rendra le combat
13:13pour l'accessibilité
13:13de la nouvelle économie
13:14prioritaire.
13:16Et puis,
13:16il y a,
13:16Michel-Eloir Leclerc,
13:17ce que souhaite faire
13:18le gouvernement.
13:18François Bayrault
13:19a affiché la couleur
13:20la semaine dernière
13:20en expliquant
13:21que tous les Français
13:22allaient devoir
13:23faire des efforts.
13:24Est-ce que,
13:25sur ce principe,
13:26que tout le monde
13:27fasse des efforts
13:28pour retrouver
13:28ces fameux
13:2940 milliards d'euros
13:31d'économies,
13:32est-ce que c'est
13:32une bonne philosophie
13:33que les efforts soient partagés ?
13:36C'est une bonne philosophie,
13:38mais ce n'est plus audible.
13:39Pourquoi ?
13:40Ça fait trois ans,
13:41quatre ans
13:41qu'on dit à des gens
13:42qui gagnent
13:431700,
13:441900 balles par mois.
13:45Je crois que le salaire
13:45médian en France,
13:46c'est 1900 euros,
13:48qu'ils doivent travailler plus,
13:49travailler plus longtemps
13:50pour contribuer
13:51à l'équilibre
13:51des finances publiques.
13:52Franchement,
13:53ils n'y sont pour rien,
13:55ils n'ont pas la main
13:55sur les comptes sociaux.
13:57Ceux qui gèrent,
13:58ça ne se met pas
13:59en responsabilité.
14:01Non,
14:01je pense que ce n'est pas
14:01un discours très audible
14:02et je conseillerais volontiers
14:03à François Bayrou
14:04de partir plutôt
14:05sur un projet
14:06de développement
14:07que sur un référendum
14:09sur le budget.
14:09Oui,
14:10enfin un projet
14:10de développement,
14:11d'accord,
14:11mais il y a bien
14:1140 milliards d'euros
14:12d'économies à trouver.
14:14Si vous dites
14:14que ce n'est pas une bonne chose
14:16de dire effectivement
14:17à ceux qui ont des salaires
14:18très modestes
14:18qu'il va falloir contribuer,
14:20j'imagine que vous n'allez pas
14:22plaider,
14:22Michel Leclerc,
14:23pour que les entreprises
14:23participent davantage
14:25à l'effort général
14:26à travers une hausse
14:27de la fiscalité ?
14:28Comment est-ce que vous expliquez
14:30que sur ce...
14:30Moi,
14:30je vous regarde,
14:31j'écoute les émissions,
14:32je suis un...
14:34Ça,
14:34vous avez raison.
14:35Je regarde beaucoup
14:35les infos,
14:37je vous mets en compétition aussi,
14:39je regarde les autres infos.
14:40En fait,
14:41on dit des choses
14:42qui sont...
14:42Si vous les alignez,
14:44c'est incompréhensible
14:44pour les Français.
14:46D'un côté,
14:46on vous dit
14:47il va falloir aller chercher
14:4840 milliards,
14:49peut-être plus,
14:49la Cour des comptes
14:50rajoute encore des trucs...
14:52On mélange la dette,
14:53la trésorerie,
14:54le déficit.
14:55Et puis de l'autre côté,
14:56on vous dit
14:57il faut qu'on investisse
14:58700,
14:59800 milliards
14:59dans le rapport Draghi
15:01au niveau européen,
15:02il faut qu'on investisse
15:02500 milliards
15:03dans le réarmement,
15:04qu'on fasse monter.
15:06C'est inaudible.
15:07C'est inaudible.
15:08C'est inaudible
15:08si on parle que de dépenses,
15:10que de budget,
15:11sans dire à quoi ça sert
15:12et qu'est-ce que ça finance.
15:13Dans une entreprise,
15:14on ne fait pas
15:15une assemblée générale
15:16en disant cette année,
15:18on va se serrer les coudes,
15:19on ne parle pas de chiffre d'affaires,
15:20on ne parle pas de développement,
15:21on va juste vous demander
15:22de cotiser plus.
15:24Mais est-ce que vous êtes entrepreneur,
15:26augmenter les impôts
15:27des entreprises
15:28qui font du profit,
15:29qui fonctionnent bien
15:30pour contribuer
15:30à l'effort général,
15:31est-ce que c'est une bonne idée ?
15:32La bonne idée,
15:33c'est d'aller chercher
15:33l'argent des riches
15:34pour les faire investir
15:35là où c'est plus long,
15:36la rentabilité,
15:37dans le nucléaire,
15:38dans l'armement,
15:39voilà, ça c'est la bonne idée.
15:40Plutôt que de piquer
15:41une fois l'argent
15:42dans la poche des gens
15:43et de les voir partir
15:44au Luxembourg,
15:45à Monaco ou ailleurs
15:46avec plus ou moins
15:46la complicité.
15:47Donc, pour les impôts,
15:48c'est non ?
15:49Moi, je suis contre
15:50la hausse des taxes.
15:51D'abord, on n'a pas bouché
15:52les trous.
15:53En plus, on ne nous a pas dit
15:54vraiment où sont les trous.
15:56Et avant de remettre
15:57de l'eau dans le seau,
15:58il faudrait quand même
15:58que le mater.
15:59Et puis surtout,
16:00on a besoin d'argent
16:01et d'argent sur le long terme.
16:04On a besoin
16:04de la souveraineté énergétique.
16:06On a besoin aussi
16:08de donner à notre agriculture
16:09les moyens de passer
16:11sur une valeur supérieure,
16:13de développer du bio.
16:14On a besoin,
16:15en géopolitique,
16:16de sortir de la dépendance
16:18d'un certain nombre
16:19de pays,
16:20voire d'amis
16:21ou d'anciens amis.
16:23Donc, il faut de l'argent
16:24à long terme.
16:24Donc, je préfère la création,
16:25comme la Norvège le fait,
16:27de fonds souverains.
16:28On appelle l'argent
16:28des riches,
16:29des moins riches.
16:30Et on donne des rentabilités
16:32à plus long terme.
16:33Mais au moins,
16:33c'est une épargne
16:34qui est mobilisée.
16:35Vous parliez tout à l'heure,
16:36Michel-Élouard Leclerc,
16:37de cette piste
16:38d'une TVA sociale,
16:40ni validée,
16:41ni tout à fait écartée.
16:42Et je rappelle le principe
16:43à ceux qui nous regardent,
16:44la TVA sociale,
16:44on baisse les cotisations
16:45patronales et ou salariales.
16:48Et pour compenser,
16:49on augmente la TVA.
16:52Est-ce que c'est une bonne idée,
16:54ça, le regard de l'entrepreneur
16:55qui, par ailleurs,
16:56suit attentivement
16:57les débats publics ?
16:59C'est votre regard
16:59sur cette piste
17:00d'une TVA sociale ?
17:01Moi, je suis plus
17:02pour un transfert
17:04des cotisations sociales,
17:05patronales ou salariales,
17:06vers les concurrents du travail.
17:09Votre portable, là,
17:10il fait plein de boulots.
17:12Il fait des photos,
17:13mais le photographe
17:14ne paye pas sa...
17:15Donc, c'est quoi ?
17:16Une taxe sur le robot ?
17:18Laissez-moi expliquer.
17:20Notre portable
17:23fait des photos,
17:24d'accord ?
17:25Avant, le photographe
17:26payait des cotisations patronales,
17:27voire la cotisation salariale
17:29de son salarié.
17:31Il envoie des mails.
17:32Avant, c'était le postier.
17:33Et il payait des cotisations sociales.
17:36Vous faites du télépaiement avec...
17:39Il n'y a plus de guichetiers
17:40qui payent de cotisations salariales
17:42et il n'y a plus de banquiers
17:43qui payent de cotisations patronales.
17:45Donc, je suis pour que
17:46cet appareil photo,
17:48que la caisse enregistreuse automatique,
17:50que la robotique,
17:51que le digital
17:52payent les cotisations sociales
17:55pour les générations futures.
17:57Mais pas qu'on augmente la TVA ?
17:58On peut discuter.
18:01En tout cas, il faut scénariser.
18:02Mais moi, je suis plus pour que
18:04les cotisations issues de...
18:08Je suis plus pour que les secteurs
18:10qui concurrencent le travail
18:11payent leur part de charges sociales.
18:13Et au fond, si vous revenez
18:14au début de votre question
18:15sur Chému et Chagne,
18:19c'est le même sujet.
18:20On a des gens qui travaillent
18:22à moins cher à 6 000 kilomètres
18:25ou à 6 fuseaux horaires
18:26ou aux diffuseaux horaires
18:27par rapport à nous.
18:28Et en même temps, en plus,
18:29on impose à nos entreprises
18:30des cotisations patronales
18:32et à nos salariés
18:33des cotisations...
18:34Il faut faire partager
18:35ces cotisations
18:36par les concurrents du travail.
18:38Je trouve que ça a plus de logique.
18:40Je suis plus pour un transfert
18:42des cotisations sociales
18:43vers les concurrents du travail.
18:44Pas fan de l'idée de TVA sociale.
18:46Juste un mot,
18:46puisque à votre place,
18:47c'était, je crois,
18:47la semaine dernière,
18:48le patron du MEDEF,
18:49Patrick Martin,
18:49il disait,
18:50parce que je lui posais la question
18:51sur la TVA sociale,
18:52de savoir si c'était susceptible
18:53de créer de l'inflation.
18:55Et il me disait non,
18:55parce que s'il y a
18:57des baisses de cotisations,
18:58les entreprises absorberont
19:00dans leur marge
19:01et donc ce sera indolore
19:02pour le consommateur.
19:03Alors, ça supposera quand même
19:05que les entreprises,
19:06y soient incitées,
19:07voire forcées.
19:09Parce que pour qu'il n'y ait pas
19:11d'augmentation d'inflation,
19:12il faut que ça s'équilibre,
19:13il faut que ce soit un transfert
19:15et rien n'oblige
19:16une entreprise.
19:19Aujourd'hui,
19:19ce sera peut-être la loi,
19:21si on baisse les cotisations,
19:23si on transfère 30%
19:24des cotisations,
19:25ça ne va pas être automatique.
19:27Et on l'avait vu au moment
19:28de la baisse de la TVA
19:30sur la restauration.
19:31C'est un chef d'entreprise
19:32qui le dit.
19:33Absolument.
19:34Michel-Éloire Leclerc,
19:36la question rituelle
19:37sur vos ambitions politiques.
19:39Avant que vous répondiez,
19:40puisque parfois,
19:41il y a des très légères
19:42évolutions dans la tonalité
19:44à la réponse
19:45que vous formulez
19:46quand je vous demande
19:47si vous avez ou non
19:47des ambitions politiques,
19:48moi d'ailleurs,
19:49ou d'autres,
19:50sur cette antenne
19:51ou sur d'autres antennes,
19:52petit fleurilège
19:53et je vous repose
19:54la question juste après.
19:56Avec votre très grand talent
19:57de communicant,
19:58pourquoi ne pas faire
19:59de la politique
19:59pour par exemple
20:00dénouer certaines situations ?
20:02Écoutez,
20:03ça m'a toujours tenté.
20:04Oui, ça m'a toujours tenté.
20:07Leclerc président.
20:09Président, c'est tout de suite...
20:11Il n'y a pas beaucoup de place,
20:12Roselyne.
20:12Est-ce qu'il y a un monde
20:14où vous décideriez
20:16d'être candidat
20:17à l'élection présidentielle
20:18en 2027 ?
20:18Je vais vous laisser
20:19la réponse ouverte,
20:20sinon je ne vous intéresse plus.
20:21Qu'est-ce que je peux vous répondre ?
20:23Je suis disponible
20:23pour la nation ?
20:24Je pense que je peux être utile.
20:26Après,
20:27je n'ai vraiment pas
20:28de rêve présidentiel.
20:30Ça peut venir.
20:31En tout cas,
20:32vous ne vous interdisez pas.
20:33Non, non.
20:34Il y a écrit
20:352027 de point
20:36l'ambiguïté de Michel Loire-Leclerc.
20:37Oui.
20:38J'ai votre tweet
20:38où vous réagissiez
20:39à la une de challenge
20:40que vous étiez notamment évoquée
20:42sur la possibilité
20:43de profil atypique
20:44pour 2027.
20:45Je n'ai jamais affiché
20:46de telles intentions,
20:47disiez-vous,
20:48alors que l'on mettait
20:49« Et si c'était lui ? »
20:50Élysée 2027.
20:51Là, pardon Michel Loire-Leclerc,
20:52vous vous moquez un peu du monde.
20:53Bien sûr que vous avez affiché
20:54de telles intentions.
20:55Bien sûr qu'il y a
20:56cette ambiguïté
20:57sur la possibilité
20:57que vous fassiez de la politique.
21:03Mais moi, j'adore.
21:04Je veux rester indépendant.
21:06Je suis maître
21:07de mes décisions.
21:08Et toutes les questions
21:09qu'on vient d'aborder,
21:10là, vous voyez,
21:11je peux les aborder
21:11parce que je suis sur le terrain,
21:13parce que j'apporte
21:13cette vision pratique.
21:16Donc, je suis pour que
21:17les entrepreneurs s'engagent.
21:19C'est ce que je vous ai défendu
21:20la dernière fois.
21:22J'ai défendu ça devant vous.
21:24Et l'engagement,
21:25ça ne passe pas forcément
21:26par de l'institution.
21:27Ça passe par le débat d'idées.
21:29Et ça pourrait passer par ça.
21:31Mais moi, ce qui me plaît,
21:32c'est le terrain.
21:32C'est le terrain.
21:33Juste, Michel Orleclerc.
21:34Je le redis.
21:36Et aux téléspectateurs,
21:37et pour que Benjamin
21:38l'entende bien,
21:39moi, ce qui me plaît,
21:40c'est le terrain.
21:41Vous voyez ?
21:42Oui, mais ça, le terrain
21:42quand on fait de la politique,
21:43quand on fait de la politique
21:44présidentielle,
21:44on peut faire du terrain.
21:45Juste, l'élection présidentielle,
21:47ce sera en 2027.
21:48Est-ce que vous vous êtes fixé
21:49une sorte de date
21:51à laquelle vous déciderez
21:53ou pas d'envisager
21:54une carrière politique ?
21:55Je vous promets, Benjamin,
21:57si vous êtes le premier du Hamel
21:58à être candidat
21:59à la présidence de la République,
22:00je viendrai vous voir
22:01et vous conseiller.
22:02Écoutez, moi,
22:02ce n'est pas mes ambitions,
22:04mais je vois que vous ne répondez pas.
22:05Donc, comme quoi,
22:06le 2027 de point,
22:07l'ambiguïté de Michel Orleclerc,
22:09le tout sous le regard
22:10amusé et intéressé
22:11de Thomas Legrand
22:12qui critique la politique
22:13et qui aura peut-être
22:14la question de faire
22:16des papiers dans Libération
22:17sur la campagne présidentielle
22:18de Michel Orleclerc.
22:19Merci d'être venu nous voir.
22:21Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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il y a 42 minutes