00:00Ah oui, c'est une excellente nouvelle et c'est surtout un soulagement pour toute la population de ce bassin Castro-Mazamé
00:05parce que ça fait maintenant plus de trois mois que nous traversons au quotidien un chantier qui est très difficilement praticable
00:14et qui ne présente pas les garanties de sécurité pour les automobilistes.
00:19C'est une véritable galère qui nous a été imposée par les opposants.
00:23Et donc aujourd'hui, c'est effectivement un soulagement et un grand message d'espoir, je crois,
00:27parce que là, on peut se dire que peut-être enfin ce chantier va pouvoir aboutir.
00:31Rappelez-nous pourquoi, selon vous, ces 53 km d'autoroutes sont importants ?
00:37Parce qu'en fait, le territoire de Castro-Mazamé demande simplement à être mis au même niveau que les autres territoires de taille comparable,
00:46c'est-à-dire à être tout simplement relié au réseau autoroutier national par des voies express ou par des autoroutes.
00:53On ne demande pas la lune, si vous me passez l'expression, simplement avoir des infrastructures de bon niveau
00:58pour permettre à ce territoire de vivre économiquement, socialement, de façon correcte, fluide, rapide et sécurisé.
01:07Voilà, c'est tout le combat de tous les élus sur un très large panel politique et un très large consensus
01:13au sein de la population, au sein des entreprises, au sein des syndicats de salariés
01:18et qu'on porte depuis maintenant des années.
01:21Oui, mais ce qu'on ne se comprend pas, c'est que finalement, on a commencé le chantier
01:25alors que les recours, notamment administratifs et judiciaires, n'étaient pas encore terminés.
01:30Ça crée quand même une situation un peu compliquée.
01:33D'ailleurs, on perd de l'argent quand on arrête le chantier pendant quelques semaines.
01:37C'est une perte importante d'argent.
01:38Il y a encore une décision de justice attendue.
01:40Peut-être que la justice, à ce moment-là, va de nouveau arrêter les travaux.
01:45C'est quand même bizarre.
01:47Est-ce qu'on ne devrait pas attendre la fin des recours avant de commencer le chantier, tout simplement ?
01:52La difficulté, c'est qu'on a empilé tout un tas de contraintes, entre guillemets, environnementales,
01:58qui rendent aujourd'hui les choses très compliquées.
02:01Que vous vouliez faire une autoroute, une route, un pont, construire une usine,
02:05c'est devenu quasiment mission impossible en France aujourd'hui.
02:07D'ailleurs, on se rend bien compte que quand il faut aller vite,
02:10on l'a vu pour Notre-Dame de Paris ou pour les Jeux Olympiques,
02:13on est obligé de créer des lois d'exception finalement.
02:16Mais ceci dit, le projet d'autoroute Toulouse-Castro-Mazamé,
02:20c'est un projet qui avait obtenu une déclaration d'utilité publique,
02:23qui avait été évidemment contestée par les opposants
02:25et qui avait été validée, cette déclaration d'utilité publique,
02:28par le Conseil d'État, qui est quand même la plus autre juridiction administrative.
02:32Donc c'était quand même des garanties solides.
02:35Et la décision qui est prise aujourd'hui par la Cour d'appel,
02:40si on la lit bien, elle est quand même cinglante pour le tribunal administratif
02:44et pour la décision qui a été prise en première instance,
02:46et qui est, avec des mots très clairs, largement, très largement remise en cause.
02:51Donc vous êtes confiant pour la suite ?
02:54On est confiant, on veut l'être, et je peux vous garantir
02:56qu'il y a tout un territoire qui est mobilisé.
02:58Il y avait une grande colère chez les habitants du territoire
03:00de voir ce chantier arrêté,
03:02de voir qu'on peut, dans un pays qui cumule 3 milliards de dettes,
03:073 000 milliards de dettes,
03:09dépenser 200 ou 300 millions d'euros sur un chantier,
03:11puis l'arrêter comme ça, en plein milieu,
03:14alors qu'on était à quelques mois de l'aboutissement.
03:17Ça a créé une grande colère, une grande frustration dans la population.
03:20Et aujourd'hui, ça crée, je vous dis, une vraie bouffée d'espoir
03:23et un vrai soulagement pour tous les habitants du territoire.
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