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  • il y a 1 an
55 hommes soupçonnés d'appartenir à un réseau de pédocriminalités actif sur la messagerie cryptée Telegram ont été arrêtés cette semaine. Parmi eux, un prêtre, un grand-père et "de bons pères de famille". Le décryptage de l'opération avec Quentin Bévan, chef du pôle opérationnel de l'Ofmin.

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Transcription
00:00Et on remercie le chef du pôle opérationnel de l'Office des mineurs, le commissaire Quentin Bevan, d'être avec nous, grâce au service police-justice de BFMTV.
00:08Et Alexandra Gonzalès, qui est avec nous, chef adjointe de ce service, parce qu'avec vous, bonsoir commissaire, on va revenir sur ces dix mois d'enquête,
00:16cette opération, ce véritable coup de filet dans les réseaux pédocriminels, Alexandra Gonzalès.
00:21Oui, c'est une opération tentaculaire qui a abouti entre lundi et mercredi à l'interpellation presque simultanée, si je puis dire, de 55 hommes âgés de 25 à 75 ans,
00:36dans 42 départements différents.
00:38Donc il faut imaginer derrière toute la logistique que ça a mobilisé avec les policiers, les gendarmes de la police judiciaire qui ont dû collaborer du coup pour réussir ces interpellations.
00:48des hommes qui ont été interpellés parce qu'ils sont soupçonnés d'avoir échangé avec des réseaux pédocriminels
00:58et donc échangé du contenu pédocriminel des enfants qui étaient sexualisés, qui étaient agressés sexuellement.
01:07Qui a-t-on interpellé ?
01:09Alors il y a des profils extrêmement variés, le commissaire pourra en parler,
01:13mais il me semble qu'il n'y a pas un élément, un dénominateur commun puisqu'il y a tous les âges, vous l'avez vu, tous les métiers.
01:22Il y a un ambulancier, un prêtre, un professeur de musique.
01:26Il y a des pères de famille, des grands-pères, des hommes qui travaillent au contact d'enfants dans toutes les strates de la société.
01:35Peut-être que, commissaire, le point commun entre ces 55 hommes, c'est qu'ils sont tous régulièrement en contact avec des enfants.
01:42C'est ce que vous dites, soit parce qu'ils ont eux-mêmes des enfants ou des petits-enfants, puisqu'il y a un grand-père,
01:48soit parce qu'ils peuvent côtoyer aussi des enfants de par leur profession.
01:52Oui, absolument. Alors la particularité de cette opération, c'est surtout que ces 55 hommes que nous avons interpellés cette semaine
01:57ont tous été en contact avec un pédocriminel extrêmement dangereux qui avait abusé lui-même de plusieurs mineurs
02:04et que mes enquêteurs ont interpellé l'été dernier.
02:07Donc ça crée quand même, en France, bien sûr, avec des enfants que nous avons sauvés à cette époque.
02:11C'est en partant de ça que vous avez réussi à mettre la main sur ces autres.
02:15Absolument, c'est en partant de ça que nous avons pu infiltrer.
02:16On parle de la messagerie Telegram, puisque c'est vraiment une opération...
02:19Quand vous dites infiltrer, c'est-à-dire que vous essayez de rentrer dans les conversations ?
02:23Absolument, on est rentré dans les conversations avec des techniques d'enquête que je ne pourrais pas dévoiler.
02:26Comme toute bonne recette, on doit en garder les ingrédients et notamment pour protéger nos enquêtes et nos techniques.
02:32Mais la force de cette opération, c'est d'abord, et je veux ici rendre hommage à l'ensemble des enquêteurs,
02:37évidemment les enquêteurs de l'Office mineur qui sont en ce moment même, pour certains d'entre eux,
02:40encore en train de rentrer des quatre coins de la France où nous avons interpellé et présenté à l'autorité judiciaire ces individus.
02:46Mais aussi, c'est une opération, et vous l'évoquiez, madame, une vaste opération qui a mobilisé tout le savoir-faire
02:52et les enquêteurs de la police judiciaire.
02:54Plus de 120 enquêteurs sur le terrain qui ont procédé à ces interpellations en simultané,
02:57avec le concours aussi de la Gendarmerie nationale pour quelques objectifs.
03:00Entre lundi et ce matin, jusqu'à ce matin ?
03:02Jusqu'à ce matin, très tôt, hier soir tard, les derniers objectifs étaient interpellés.
03:06Et pourquoi vous dites qu'on a sauvé des enfants ? C'est-à-dire concrètement ?
03:09Alors, on a sauvé des enfants parce que d'abord, le dossier initial,
03:12et je rends aussi l'hommage à mon équipe, et j'étais avec eux sur place,
03:15et je peux vous dire que c'est un dossier d'une gravité toute particulière avec des enfants qui étaient victimes de faits terribles.
03:22Malheureusement, c'est un dossier qui est à l'instruction,
03:23donc vous comprendrez que le secret de l'instruction m'empêche de vous en dire davantage.
03:26Mais ce dossier initial nous a démontré que cette communauté pédocriminelle
03:30dont nous venons vous présenter aujourd'hui le résultat de cette opération
03:33était active et échangeait les images des viols de ces mineurs que nous avons sauvés.
03:38Et donc, ces 55 hommes mis en cause ont tous été en contact,
03:41ont tous eu accès à ces photos et ces vidéos, n'ont évidemment pas dénoncé l'auteur,
03:45mais en parallèle, l'ont même incité à en faire davantage,
03:48et ont eux-mêmes partagé sur ces groupes télégrammes et ces conversations où ils étaient assez protégés.
03:53Les victimes étaient en France ?
03:54Les victimes que nous avons sauvées initialement, effectivement, étaient en France.
03:57Après, la massivité des contenus qui sont partagés peuvent se trouver partout dans le monde.
04:00Mais les 55 hommes qui, donc, partageaient les photos de ce pédocriminelle
04:06et qui l'incitaient à en diffuser d'autres,
04:08eux-mêmes se vantaient de pratiquer ce type de délit ?
04:13Absolument, absolument.
04:14Si nous les avons ciblés, interpellés, alors d'abord, c'est 10 mois d'enquête
04:18où nous avons analysé les conversations, les messages, les contenus,
04:22et les 55 mis en cause dont nous parlons, ils étaient tous, alors soit avaient des antécédents judiciaires
04:26en matière d'atteinte sexuelle sur des mineurs,
04:28c'est-à-dire que dans le passé, ils avaient déjà été condamnés pour des faits similaires,
04:32ils étaient pères de famille, ou grands-pères, vous évoquiez aussi...
04:35Donc, il y a peut-être des victimes potentielles dans leur propre famille.
04:37Exactement, et donc, les enquêtes sont en cours,
04:39et là, ce seront les autorités judiciaires,
04:41des plus de 40 parquets compétents qui pourront en dire davantage,
04:44mais surtout, les enquêtes étant en cours, on ne peut pas...
04:46Donc, on va faire des enquêtes sur chaque profil ?
04:48Sur une partie, en tout cas, tous les profils où on a suspecté,
04:51il y en avait un certain nombre, puisque je vous le dis,
04:52on a ciblé exclusivement des individus qui étaient pères de famille,
04:55qui exerçaient une profession au contact de mineurs,
04:57ou qui avaient des antécédents.
04:58Parce qu'il y en a d'autres ?
04:59Parce que, alors, il y en a d'autres, vous savez que la pédocriminalité,
05:01malheureusement, c'est le tonneau des Danaïdes,
05:02ça veut dire qu'on enquête quotidiennement sur ce type de messagerie,
05:06malgré tout, on a, je pense, interpellé dans cette opération,
05:09l'ensemble des individus qui étaient au contact direct,
05:11et qui matérialisaient, encore une fois,
05:14des échanges qui étaient d'un cru,
05:15qui ne serait même pas dissible sur votre plateau,
05:17qui incitaient des individus à violer ses enfants,
05:19et qui eux-mêmes évoquaient de manière très précise,
05:22et mes enquêteurs l'ont matérialisé dans nos procédures,
05:24disaient, ma petite fille, quand elle fait la sieste,
05:26j'adore la caresser, tiens, bientôt, j'ai envie de faire ci à un petit garçon.
05:30Donc, ils se vantaient ?
05:30C'est très clair, ils se vantaient.
05:32Quel âge, les enfants ? Jusqu'à quel âge ?
05:34On a des ans.
05:35Alors, malheureusement, dans les dossiers de l'OFMIN,
05:37on ne traite que des victimes, bien souvent,
05:39par la spécificité de notre travail et l'expertise de nos enquêteurs,
05:42des victimes qui sont très jeunes, ça veut dire moins de 10 ans,
05:44et malheureusement, j'ai un gros, gros, je dirais,
05:48un nombre important de mes procédures,
05:50où nous traitons des victimes de moins de 4 ans,
05:52jusqu'à des nourrissons, donc malheureusement,
05:54dans cette opération, depuis le départ,
05:55puisque je l'expliquais, elle a débuté l'été dernier,
05:5810 mois d'enquête, une task force dédiée à l'OFMIN,
06:00et la mobilisation de toute l'affinage judiciaire,
06:03mais les victimes, elles avaient de quelques mois,
06:05jusqu'à 10-12 ans, pas davantage.
06:07Et c'est des faits qui ont été commis encore récemment ?
06:09Oui, alors, les individus qui ont été interpellés,
06:11effectivement, certains ont été quasi pris sur le vif,
06:14sur le fait d'être en train de pratiquer de la pédocrinéalité,
06:17de visionner ou télécharger des vidéos.
06:19Et par quoi ? Est-ce que les victimes physiques
06:22qu'ils pouvaient faire font partie de leur entourage familial ?
06:25Est-ce que...
06:25Alors, là, c'est trop tôt pour le dire,
06:27sur les dossiers pour lesquels des agressions sexuelles seront matérialisées,
06:30je ne peux pas m'exprimer dessus.
06:32Ce que je peux vous dire, en revanche,
06:33c'est que la pédocrinéalité,
06:35ce qui en fait une grande difficulté
06:37à identifier les victimes et à appréhender les auteurs,
06:40c'est que c'est une criminalité du huis clos familial,
06:43majoritairement insistueuse,
06:45avec des individus qui, effectivement,
06:46ont un rapport d'autorité.
06:47C'est essentiellement dans les familles.
06:49C'est essentiellement dans les familles
06:50ou dans l'entourage proche.
06:51On a aussi des enseignants,
06:53des baby-sitters, des éducateurs, etc.
06:54En tout cas, quelqu'un qui a facilement accès aux enfants,
06:56qui peut les avoir dans un huis clos sans témoin
06:59et qui peut surtout pratiquer ces faits
07:02en ayant une telle pression morale sur des enfants
07:04qui, parfois très jeunes,
07:05ne vont pas verbaliser,
07:06ne vont pas révéler les faits.
07:07C'est tout l'intérêt de faire des opérations comme celle-ci.
07:09On peut détecter des profils d'individus
07:11qui n'avaient jamais été identifiés
07:14et passés sous les radars des services de police
07:15et de la justice également.
07:17Et aujourd'hui, on démontre aussi que la police s'adapte
07:20et notamment la police judiciaire
07:21et on est en capacité d'infiltrer ces groupes
07:23et d'identifier ces migrants.
07:24Mais vous démontrez aussi qu'un réseau comme Telegram,
07:27c'est quand même un espace, malheureusement,
07:31où les pédo-criminels peuvent,
07:34pensant, ils se pensent en toute impunité,
07:36c'est ce qu'ils pensent, qu'ils sont protégés.
07:38Vous démontrez que non et qu'on peut les arrêter,
07:40mais qu'ils peuvent échanger des contenus,
07:42inciter à pratiquer ces crimes.
07:45Oui, absolument.
07:46Qu'est-ce qu'on peut faire contre Telegram ?
07:47Alors, Telegram, vous le savez,
07:49la justice française se mobilise depuis un certain temps.
07:52L'office mineur a largement contribué
07:54à initier la procédure qui a abouti
07:56par la suite à l'arrestation, à l'interpellation,
07:58à la mise en examen de son fondateur et PDG
08:00l'année dernière.
08:02Il y a un sujet, il y a plusieurs sujets.
08:05D'abord, les plateformes, Telegram en tête,
08:07parce que Telegram a très longtemps vanté son absence de coopération
08:10avec les forces de l'ordre, et vous l'évoquez.
08:11C'est aujourd'hui pour cela tout un tas de pédo-criminels
08:14et de criminels de manière générale.
08:15C'est une zone de non-droit.
08:16Il n'y a pas d'obligation légale pour Telegram.
08:19La difficulté, c'est qu'ils ne répondaient pas
08:21pendant très longtemps aux réquisitions judiciaires.
08:22Alors, aujourd'hui, ils le font.
08:24C'est un fait qu'il y a un changement de politique
08:26de la part de coopération dans la politique de relations...
08:30Et il y a contre eux de leur contenu ?
08:31La difficulté, c'est qu'il y a trop peu de modération
08:33sur cette plateforme, mais sur d'autres.
08:35Et vous le disiez, l'accessibilité à des contenus pédo-criminels
08:38est beaucoup trop facile, que ce soit sur Telegram
08:39ou sur d'autres messageries.
08:41Et on attend, même si des efforts ont été faits
08:42avec ce genre d'opération sur Telegram,
08:45mais d'autres messageries pourraient être visées.
08:47Aujourd'hui, on le voit dans notre matière,
08:50la pédo-criminalité notamment en ligne,
08:52dans l'exploitation des enfants en ligne,
08:54les messageries sont devenues le vecteur
08:56de diffusion, de partage, pas seulement d'images,
08:59mais aussi, vous évoquez la notion de réseau.
09:01On parle assez peu de réseau en matière de pédo-criminalité
09:03parce que souvent, ce sont des petits cercles
09:05qui ne se connaissent pas forcément fréquemment
09:07ou en tout cas, ne se rencontrent pas toujours
09:09dans la vie réelle, mais qui échangent sur les pratiques,
09:12qui échangent sur les conseils pour être dissimulés,
09:14pour s'anonymiser, pour ne pas être détectés
09:16par des services de police.
09:17Donc, ça demande à ce que des services s'adaptent,
09:19et c'est ce qu'on fait à l'OFMIN,
09:20et développe des expertises, des techniques spéciales d'enquête.
09:23Mais ces messageries restent un terreau
09:24beaucoup trop propice à cette criminalité.
09:27On attend notamment des messageries et des plateformes
09:28qu'elles agissent davantage sur la modération
09:30et sur la réactivité dans la réponse
09:32aux demandes des forces de l'ordre.
09:34J'ai deux questions.
09:34La première, que deviennent ces 55 suspects
09:37qui ont été interpellés ?
09:39Est-ce qu'ils vont être jugés ?
09:41Alors, pour ce qui relève de la police,
09:43moi, je ne m'exprimerai pas pour les autorités judiciaires,
09:45mais néanmoins, ce que je peux vous dire,
09:46c'est qu'aucun dossier, c'est aussi assez à noter
09:49sur la qualité du travail des enquêteurs de la police judiciaire.
09:52Mais là, ils sont en garde à vue ?
09:53Aucun dossier n'a été...
09:53Alors, toutes les gardes à vue sont en train d'être levées
09:55au moment où je vous parle.
09:56Elles l'ont été pour la majorité.
09:57L'intégralité des mises en cause ont été déférées,
10:00c'est-à-dire présentées à l'autorité judiciaire,
10:01ce qui veut dire que la justice va les poursuivre
10:04et que nous avons matérialisé les infractions
10:06pour l'ensemble d'entre-unis.
10:07Il n'y a pas de classement sans suite ?
10:09Aucun classement sans suite et sans poursuite.
10:10Il y aura des mandats de dépôt ?
10:11Alors voilà, il y aura des mandats de dépôt.
10:13Sur l'un de mes dossiers, je sais déjà qu'il y en aura probablement un.
10:18Mais là, pour cela, d'abord, c'est encore tôt.
10:19On est sur la toute fin d'opération au moment où je vous parle.
10:22Ce qui est terrible, c'est que cette affaire, elle intervient
10:24alors que le procès de Squarnec est encore en train de se dérouler,
10:27qui est le plus grand procès pédocriminel en France dans cette affaire.
10:34Et on voit que malheureusement, ces réseaux sont toujours actifs.
10:37Et on parle d'un médecin.
10:39Et moi, ce qui me saisit, c'est finalement, ils viennent de tous les milieux,
10:42ces 55 hommes, ils ont de 25 à 75 ans, donc de tous les âges,
10:45de tous les milieux, de toutes les strates de la société, en fait.
10:49Il n'y a pas un profil type.
10:50Absolument, c'est une criminalité.
10:52C'est pour ça, je vous le disais, qu'elle est difficile à aborder
10:54sur le plan policier et de réaliser des investigations
10:56et d'identifier ces mises en cause,
10:57puisqu'ils se dissimulent derrière des pseudonymes, des plateformes,
11:00parfois une activité illégale sur le Darknet
11:03ou d'autres manifestations de leurs activités illicites et pédocriminelles.
11:10Mais toutes les strates de la société peuvent être concernées.
11:14Et c'est pour cela que la plus-value d'avoir un service qui est expert
11:18et qui est en capacité de les détecter et de les identifier,
11:22malgré, parfois vous le disiez, une vie qui était exemple de tout soupçon.
11:26C'est vous-même, je crois que vous avez utilisé l'expression de bon père de famille.
11:29Oui, parfois, on peut le dire.
11:31Alors évidemment, quand vous connaissez leurs activités illicites,
11:33on peut ne pas s'inscrire dans cette définition d'un bon père de famille,
11:37mais en tout cas, qui donnait l'apparence d'être des bons pères de famille.
11:40Et vous disiez tout à l'heure que certains s'échangent des conseils pour se dissimuler.
11:43Est-ce que vous avez des cas dans la pédocriminalité de soumission chimique ?
11:47On a beaucoup évoqué ça au moment du procès Mazan.
11:50Des petites victimes mineures, peut-être pas dans ces dossiers-là,
11:53mais en général, des petites victimes mineures qui sont droguées et abusées
11:57sans le savoir pendant une soumission chimique.
12:00Alors, en matière d'attente sexuelle, la soumission chimique,
12:03malheureusement, c'est un mode opératoire, je disais, qui est assez courant.
12:06Alors, on l'a beaucoup médiatisé, vous l'évoquiez,
12:08avec le procès de Mazan, des viols de Mazan.
12:13Effectivement, c'est un des modes opératoires
12:15qu'on a déjà observé dans des dossiers pédocriminels,
12:17mais pas l'opération dont on parle aujourd'hui.
12:19Dans tous les cas, pour l'ensemble de ces interpellés,
12:22ce sont souvent des flagrants délits ?
12:25Alors, des flagrants délits, c'est-à-dire qu'on est sur des individus
12:28qui avaient une activité pédocriminale extrêmement récente,
12:30jusqu'à quelques heures ou quelques jours avant leur interpellation,
12:34et c'est ce qui fait aussi qu'il était grand temps
12:35de les mettre hors d'état de mur, et c'est ce que nous avons fait.
12:37Je ne sais pas si vous pouvez le dire, mais quand on les avait arrêtés,
12:41quelles sont leurs réactions ?
12:42Ils ont nié.
12:43Ils pensaient être protégés par ce réseau social,
12:45ils ne se doutaient pas d'être ainsi observés ?
12:50Alors, vous savez, ça, j'ai envie de vous dire,
12:53c'est de l'activité de police classique.
12:54Vous avez des individus qui vont s'allonger rapidement
12:56et reconnaître assez vite les faits, c'est le cas de quelques-uns.
13:00Vous en avez qui vont nier les évidences malgré les preuves,
13:02puisqu'on est sur un dossier, je le disais,
13:04qui est ces dix mois d'enquête de nos enquêteurs
13:06qui se sont constatés jour et nuit.
13:09Parfois, ils vont nier l'évidence malgré l'existence
13:11de preuves numériques et d'un flagrant délit constaté par mes enquêteurs.
13:15Et puis, parfois, ils vont avoir tendance,
13:16et ça, c'est quand même une tendance dans cette matière incestueuse
13:19et où le secret prime, y compris celui des victimes,
13:23parfois qui ne parlent pas, même lorsqu'elles sont sauvées et découvertes,
13:26c'est qu'ils vont minimiser les faits,
13:28minimiser la nature de leurs actes et leur portée.
13:3055 arrestations, un réseau pédocriminel démantelé.
13:34Merci, commissaire Vévent.
13:35Merci à vous.
13:36d'être revenu sur le plateau de BFM Story.
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