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  • il y a 9 mois
Manuel Bompard et Laurent Wauquiez étaient les invités dans C'est pas tous les jours dimanche. Un débat exceptionnel à une semaine du congrès des LR.

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00:00:00– Bonsoir, bonsoir à tous et bienvenue dans C'est pas tous les jours dimanche avec ce soir un débat,
00:00:05événement, l'un est chef de parti, l'autre aspire à le devenir dans quelques jours.
00:00:10Bonsoir Manuel Bompard. – Bonsoir.
00:00:12– Merci d'avoir accepté ce débat, vous êtes coordinateur de la France Insoumise.
00:00:15Bonsoir Laurent Wauquiez. – Bonsoir.
00:00:17– Merci d'être avec nous, patron des députés droite républicaines,
00:00:20candidat donc à la présidence des Républicains face à Bruno Retailleau.
00:00:23Une heure pour confronter vos visions de la France, vos idées, vos propositions,
00:00:29le plus souvent diamétralement toposées.
00:00:31Avant de vous donner la parole, voilà en quelque sorte le mode d'emploi de ce débat.
00:00:35Après un mot sur l'actualité et sur la situation en Ukraine,
00:00:38nous parlerons des sujets économiques et sociaux, du pouvoir d'achat des Français.
00:00:42Où trouver les 40 milliards d'euros que cherche le gouvernement pour le prochain budget ?
00:00:46Viendront ensuite les fractures françaises, insécurité, immigration, faut-il ou non durcir le ton ?
00:00:52Et puis nous terminerons ce débat avec la place de la France dans le monde.
00:00:56Voilà pour le programme. Je précise, messieurs, que vos temps de parole seront décomptés,
00:01:01qu'il y a eu un tirage au sort et que c'est vous, Laurent Wauquiez, qui l'avez gagné.
00:01:04Vous allez donc commencer. Vous pourrez donc, Manuel Bompard, conclure ce débat.
00:01:09Pour commencer, messieurs, une question rituelle.
00:01:12Vous avez des mots, c'est peu de le dire, on vient d'en entendre quelques-uns, très sévères,
00:01:16l'un à l'égard de l'autre.
00:01:17Manuel Bompard, vous avez qualifié Laurent Wauquiez, je cite, de Donald Trump de Wish,
00:01:21il y a trois jours sur les réseaux sociaux.
00:01:23Vivement le vote des Républicains pour qu'on soit débarrassé de Laurent Wauquiez,
00:01:25avez-vous également affirmé.
00:01:26Vous, Laurent Wauquiez, vous appelez à un cordon sanitaire avec la France insoumise
00:01:31et rajoutez n'avoir aucun respect pour Jean-Luc Mélenchon et ses alliés.
00:01:36Laurent Wauquiez, puisque vous avez gagné ce tirage au sort,
00:01:39quel regard est-ce que vous portez sur votre débatteur du soir ?
00:01:42Si j'en juge vos déclarations, vous n'avez donc aucun respect pour Manuel Bompard ?
00:01:46Mon sujet, il n'est pas personnel.
00:01:48Mon sujet, c'est la lente dérive de la France insoumise au cours des années qui viennent de s'écouler.
00:01:52Aujourd'hui, je considère que la France insoumise est le premier danger politique en France.
00:01:57C'est un parti qui a rompu avec les règles de la laïcité de la République,
00:02:01qui minimise systématiquement les questions d'antisémitisme,
00:02:04dont les rapports avec l'intégrisme musulman des frères musulmans jusqu'au Hamas sont extrêmement ambigu,
00:02:09qui choisit de saper l'autorité de l'État et qui le fait en plus par cynisme électoral.
00:02:14C'est-à-dire qu'en réalité, la France insoumise a fait un choix, il y a un certain nombre d'années,
00:02:20qui est d'aller draguer les voies du communautarisme islamiste,
00:02:23et qui pour arriver à ça est prêt à tout, y compris se renier,
00:02:26et y compris renier les valeurs de la République.
00:02:29Et donc oui, je suis content d'avoir ce débat,
00:02:31parce que je trouve que c'est une trahison de leur part des valeurs qui nous sont communes,
00:02:35et que depuis beaucoup trop longtemps règne une sorte d'impunité de la France insoumise,
00:02:39à laquelle on passe tout.
00:02:41Je veux qu'on fasse tomber ça.
00:02:43C'est pour ça que j'essaye de faire en sorte qu'il y ait une commission d'enquête parlementaire
00:02:46sur les partis obscurs des positions de la France insoumise,
00:02:49et que tout simplement je considère que tous les partis républicains
00:02:52doivent maintenant faire un cordon sanitaire face à la France insoumise.
00:02:55Bon, l'ardoise est bien remplie, si j'ose dire, pour commencer ce débat,
00:02:59Emmanuel Bompard.
00:03:00Votre regard sur votre débatteur du soir,
00:03:04vivement le vote des Républicains pour que l'on soit débarrassé de Laurent Wauquiez,
00:03:06j'en déduis que vous soutenez plutôt Bono Retailleau dans la compétition.
00:03:09Non, plus précisément, M. Duhamel, ma citation, c'était vivement le vote des Républicains
00:03:13pour qu'on arrête d'avoir chaque semaine une proposition encore plus démagogique
00:03:18que la semaine précédente.
00:03:19C'était précisément la raison pour laquelle j'avais dit ça.
00:03:23Pour le reste, vous voyez, je pense que ce débat peut être un débat utile,
00:03:28parce que je vois bien comment M. Wauquiez alimente, si vous voulez,
00:03:31des fantasmes sur la France insoumise.
00:03:34Et je crois qu'en fait, en alimentant les fantasmes sur la France insoumise,
00:03:37M. Wauquiez cherche à masquer sa responsabilité, sa propre responsabilité.
00:03:42Et juste, je fais une petite parenthèse, vous parlez des uns et des autres à la troisième personne,
00:03:46n'hésitez pas, bien sûr, c'est un débat, vous adressez l'un à l'autre.
00:03:49Je m'adresserai à M. Wauquiez.
00:03:51N'ayez pas de compte.
00:03:52Mais je disais, je pense que M. Wauquiez cherche à masquer sa propre responsabilité,
00:03:56parce qu'il peut agiter comme ça la France insoumise qui serait en quelque sorte responsable de tous les maux.
00:04:02Mais M. Wauquiez, sur les 30 dernières années,
00:04:04votre parti politique a eu la présidence de la République en France pendant 17 ans.
00:04:10Je pourrais rajouter les trois dernières années où vous avez participé à la coalition gouvernementale
00:04:14en soutien à la politique menée par M. Macron.
00:04:17Et même, je pourrais rajouter les cinq années précédentes,
00:04:19puisque le Premier ministre était issu de votre famille politique.
00:04:22Alors, c'est très pratique, si vous voulez, de dire, en fait, c'est la France insoumise qui est responsable de tous les maux.
00:04:28Mais aujourd'hui, si le pays est dans une situation extrêmement difficile,
00:04:31s'il y a de plus en plus de pauvres, si les richesses sont toujours aussi mal partagées,
00:04:36si la France n'est pas à la hauteur de ses responsabilités face à l'urgence climatique,
00:04:39si la voix de la France a disparu sur la scène internationale, M. Wauquiez,
00:04:42ce n'est pas de la faute de la France insoumise, c'est votre faute à vous, c'est vous,
00:04:46c'est votre politique qui a été mise en place dans ce pays depuis 30 ans
00:04:49et qui nous a amenés au point auquel on est aujourd'hui.
00:04:52Donc moi, j'aspire à ce que ce soir, on ait un débat projet contre projet.
00:04:56Si vous voulez qu'on s'envoie des attaques à la figure pendant toute la soirée,
00:04:59j'ai mon stock, je l'ai avec moi.
00:05:01Mais je pense que ça ne sera pas très utile pour les gens qui nous écoutent.
00:05:04Moi, je pense que vos choix politiques nous ont mis dans la difficulté
00:05:07et qu'il faut rompre avec vos choix politiques, c'est à ce à quoi j'aspire.
00:05:10Vous pouvez répondre dans un instant, Laurent Wauquiez,
00:05:11juste je précise que, là encore, j'ai fait le mode d'emploi du débat, le programme,
00:05:16mais j'aimerais qu'on reste un instant sur cette notion de cordon sanitaire,
00:05:20puisque vous avez eu des mots très forts, vous accusez la France insoumise
00:05:23de compromission avec l'islamisme.
00:05:26De quels éléments, pardonnez-moi, Laurent Wauquiez disposez-vous
00:05:29pour porter des accusations aussi graves que celles-ci
00:05:33et vous pouvez donc avoir le coordinateur de ce parti en face de vous ce soir ?
00:05:38Allez-y, ça va être dur.
00:05:39D'abord, juste un mot, il m'avait échappé que François Hollande et Emmanuel Macron
00:05:43étaient issus des Républicains.
00:05:45Je crois que j'ai donné les chiffres.
00:05:47De ce point de vue, ça m'a un peu fait sourire.
00:05:4925 sur 30 ans.
00:05:50Après, ce qui me fait beaucoup moins sourire,
00:05:52c'est tous ces signaux accumulés qui sont extrêmement inquiétants
00:05:54sur le comportement de la France insoumise.
00:05:57Daniel Obono, qui suite aux attentats du 7 octobre,
00:06:00a expliqué que le Hamas était dans un mouvement de résistance.
00:06:03Rima Hassan, qui explique que le Hamas, organisation terroriste,
00:06:06est un mouvement légitime.
00:06:08Raphaël Arnaud, député de la France insoumise,
00:06:11qui reçoit à l'intérieur de l'Assemblée nationale,
00:06:13le CCIE, c'est-à-dire l'organisme qui s'est substitué au CCIF
00:06:17proche des frères musulmans,
00:06:19est dissous en France après l'assassinat de Samuel Paty.
00:06:22Et je passe sur les positions de la France insoumise,
00:06:24consistant à vouloir faire sauter le crime d'apologie de terrorisme,
00:06:28ou encore Bompard, qui soutenait...
00:06:31Oui, je sais.
00:06:32Je suis en face de...
00:06:32Vous inquiétez pas.
00:06:33Allez-y.
00:06:33Et qui soutenait des candidats sur leur liste des municipales
00:06:37de la France insoumise proche du Hamas.
00:06:39Et donc, oui, très clairement,
00:06:41il y a une dérive de la France insoumise
00:06:42dans une proximité qui va toujours plus loin
00:06:45dans la direction de l'intégrisme musulman,
00:06:48dans, au fond, un discours extrêmement complaisant
00:06:50par rapport à des mouvements terroristes comme le Hamas,
00:06:52et avec une clé de lecture qui est toujours la même.
00:06:54Ils sont prêts à faire la partition de la République
00:06:56pour aller chercher les voies du communautarisme islamiste.
00:06:59Et c'est ce que je vous reproche,
00:07:01parce que ça n'était pas le Jean-Luc Mélenchon initial.
00:07:03Moi, j'avais un respect pour le Jean-Luc Mélenchon d'il y a 15 ans,
00:07:07qui était un défenseur de la République et de la laïcité.
00:07:09Mais vous avez fait le choix de trahir ça,
00:07:10et je reviendrai sur un certain nombre d'éléments.
00:07:13Projet contre projet, soyez très serein.
00:07:15Projet contre projet,
00:07:16parce que je pense que votre projet est devenu anti-républicain.
00:07:19– Monsieur Wauquiez, vous savez,
00:07:23j'avais des amis en Tunisie
00:07:26qui étaient des militants de la gauche comme moi,
00:07:29et ces dirigeants-là ont été assassinés par les islamistes.
00:07:33Donc s'il y a bien quelqu'un à qui vous ne pouvez pas faire ce type de reproche,
00:07:37c'est bien moi.
00:07:37Par contre, vous, vous avez été membre d'un gouvernement…
00:07:39– Alors pourquoi vous tolérez ça ?
00:07:40– Attendez, monsieur Wauquiez, regardez.
00:07:41– Pourquoi vous tolérez ça ?
00:07:43– Laissez-moi terminer, vous allez voir.
00:07:44Vous, vous avez été membre d'un gouvernement
00:07:46sous la présidence de monsieur Sarkozy.
00:07:50Et à l'époque, c'est monsieur Sarkozy, par exemple,
00:07:52qui a intégré une organisation que vous dénoncez aujourd'hui
00:07:55comme l'UOIF à l'époque.
00:07:58Donc si vous voulez faire une commission d'enquête
00:08:00sur les liens avec des réseaux
00:08:02qui seraient des réseaux extrémistes d'un point de vue religieux,
00:08:05je vous donne juste un conseil.
00:08:07Faites-la à l'intérieur de votre famille politique,
00:08:09pas à l'intérieur de la mienne,
00:08:10parce que moi, en réalité,
00:08:11mes propos, ils ont toujours été extrêmement clairs sur ce sujet.
00:08:14Moi, je suis contre…
00:08:15Écoutez, écoutez, écoutez, écoutez, écoutez, écoutez, écoutez.
00:08:18Moi, je suis contre…
00:08:19Que ce soit Daniel Obono, que ce soit Rimas,
00:08:21que ce soit Raphaël Arnaud,
00:08:22à aucun moment vous ne répondez.
00:08:24Mais je peux répondre à chacun des points
00:08:26que vous avez indiqués les uns après les autres,
00:08:28et je l'ai déjà fait à peu près à 30 reprises.
00:08:32Vous voyez ?
00:08:32Visiblement, ça n'a pas convaincu.
00:08:33Mais ça ne vous a peut-être pas convaincu, vous,
00:08:36mais vous convaincre, vous,
00:08:37moi, c'est un peu le cadet de mes soucis.
00:08:39Pas plus Clémentine Autain, pas plus François Ruffin,
00:08:42pas plus les intellectuels de gauche comme Elisabeth Ballantin.
00:08:44J'ai la parole au bout de deux minutes.
00:08:45Laissez-moi juste parler.
00:08:47Manifestement, ça a convaincu davantage les Français que vous,
00:08:50puisque à la dernière élection législative,
00:08:52ce n'était pas il y a 40 ans, c'était il y a un an.
00:08:55Votre famille politique a fait 7% des voix
00:08:57devant les électrices et les électeurs.
00:09:00Moi, j'ai participé à une coalition
00:09:01qui a fait près de 30% des voix.
00:09:03Donc, moi, je ne cherche pas à vous convaincre, vous,
00:09:06mais je suis un peu…
00:09:07Je trouve ça un peu dommage, si vous voulez,
00:09:09que vous soyez dans une forme de fantasme,
00:09:11d'agiter auprès des Françaises et des Français
00:09:13les positions vis-à-vis de la France insoumise
00:09:15qui ne sont pas les siennes.
00:09:16Attaquez-moi sur mon programme,
00:09:18attaquez-moi sur ce que je propose réellement,
00:09:20n'allez pas inventer des choses
00:09:21qui ne correspondent pas à la réalité.
00:09:23Je sais qu'il y a quelques années,
00:09:24vous avez été pointé du doigt,
00:09:26puisque vous avez dit devant des étudiants
00:09:27que vous aviez l'habitude de dire du bullshit
00:09:29sur les plateaux de télévision,
00:09:30ça veut dire des bêtises.
00:09:32N'en faites pas la démonstration ce soir.
00:09:34Attaquez-moi sur ce que je propose vraiment,
00:09:36pas sur des inventions.
00:09:39Moi, par exemple, je suis favorable,
00:09:42je ne sais pas si je fais la transition
00:09:43avec le débat qui vient,
00:09:44je suis favorable à ce qu'on fasse en sorte
00:09:45que dans ce pays, les plus riches,
00:09:47les plus grandes fortunes contribuent davantage.
00:09:50Dites-moi pourquoi vous n'êtes pas d'accord avec ça.
00:09:52Je suis favorable sur la scène internationale
00:09:54au fait que la France retrouve sa voix.
00:09:56Vous me dites que la famille politique
00:09:58à laquelle j'appartiens est dans une dérive,
00:10:00mais est-ce que je dois vous rappeler
00:10:01les positions traditionnelles du général de Gaulle,
00:10:03de Jacques Chirac, par exemple,
00:10:05qui, eux, défendaient l'idée
00:10:06que la France devait avoir une voix singulière,
00:10:09une voix qui défend la paix
00:10:10et qui évitait dans le débat
00:10:12de venir agiter des choses
00:10:14qui, honnêtement, sont des fantasmes,
00:10:15M. Wauquiez.
00:10:16Sortez des fantasmes
00:10:17et venez-en sur les faits.
00:10:20Ce sont des fantasmes,
00:10:21Laurent Wauquiez,
00:10:21ce que vous évoquez ?
00:10:23Ah non, là, précisément,
00:10:24ce qui me frappe,
00:10:25c'est qu'on a Dr Jekyll et Mr Hyde.
00:10:27On a sur ce plateau un visage
00:10:29qui prétend être polissé,
00:10:31tranquille, serein.
00:10:32Et de l'autre côté,
00:10:33vous avez tout ce qui est la réalité
00:10:34de la France insoumise,
00:10:35ce qu'un certain nombre de vos collègues
00:10:36ont dénoncé cette semaine dans un livre,
00:10:38mais qui sont aussi dénoncés
00:10:39par une personnalité intellectuelle de gauche,
00:10:41Elisabeth Badinter,
00:10:42qui ne supporte plus les dérives
00:10:44de ce que vous incarnez.
00:10:45Et donc, vous venez ici
00:10:46avec un visage tranquille
00:10:47en essayant d'esquiver le fond du sujet.
00:10:50Le fond du sujet,
00:10:52c'est qu'il y a dix ans,
00:10:53vous avez fait le choix
00:10:54pour avoir un booster électoral
00:10:55qui vous a en partie servi
00:10:57d'aller chercher ce communautarisme islamiste.
00:10:59Mais qu'est-ce que vous racontez ?
00:11:00Vous l'avez fait,
00:11:01vous l'avez fait,
00:11:02et d'ailleurs assumé,
00:11:03François Ruffin l'a dénoncé
00:11:04ô combien de fois
00:11:05quand il a dénoncé
00:11:06le cynisme électoral
00:11:07qui était celui de Jean-Luc Mélenchon.
00:11:09Ce n'est pas moi qui le dit,
00:11:10M. Bompard.
00:11:11Ce n'est pas moi,
00:11:11c'est vos anciens collègues de la gauche
00:11:13qui eux-mêmes ont fini par être écoeurés
00:11:15par ce qui était cette dérive.
00:11:16Ils ne sont pas d'accord.
00:11:17Et je pense qu'à l'arrivée,
00:11:18c'est dangereux.
00:11:18Ce n'est pas grave.
00:11:19J'ai un souvenir
00:11:20qui m'a beaucoup marqué
00:11:20parce que je trouve que ça,
00:11:22c'est l'incarnation du cynisme électoral.
00:11:23Mais vous n'êtes pas venu
00:11:24pour parler de moi,
00:11:24vous êtes venu pour parler
00:11:25des problèmes du pays, j'espère.
00:11:27Bien sûr,
00:11:27parce que je pense...
00:11:28Je pose une question.
00:11:29Mais M. Bompard,
00:11:30ce genre de choses,
00:11:32enclencher la partition du pays,
00:11:33nourrir l'intégrisme,
00:11:36avoir des complicités
00:11:37pour systématiquement
00:11:39minimiser l'antisémitisme,
00:11:41ce sont des choses très graves.
00:11:42Vous avez l'air de les prendre
00:11:43d'un tombadin.
00:11:44C'est vos attaques
00:11:45que je prends d'un tombadin
00:11:46parce que je les trouve ridicules.
00:11:48Alors voyons si vous trouvez ça ridicule.
00:11:50Quand Jean-Luc Mélenchon
00:11:51explique devant des caméras
00:11:53que pour lui,
00:11:54il ne faut uniquement
00:11:55s'occuper des quartiers
00:11:56et que le reste de la France,
00:11:59on s'en fout,
00:12:00on s'en fout,
00:12:01on n'en a rien à faire,
00:12:02eh bien c'est précisément
00:12:03ce que je trouve dangereux.
00:12:04C'est ce choix d'une partition
00:12:07de la République
00:12:08qui est à la base
00:12:09de votre programme,
00:12:11qui est une trahison
00:12:12des valeurs de la laïcité
00:12:13qui était avant portée
00:12:14par la gauche.
00:12:15Vous avez expliqué
00:12:15que vous étiez
00:12:16un apôtre des droits de l'homme
00:12:17et que vous aviez connu
00:12:19ce combat contre la Tunisie.
00:12:21Eh bien moi,
00:12:21ce que j'ai noté,
00:12:22parce que ça,
00:12:23c'est la vérité
00:12:23de ce qui est devenu
00:12:24votre parti politique,
00:12:25vous avez refusé
00:12:26de voter la motion
00:12:26pour faire la libération
00:12:28de Boilem Sansal.
00:12:29J'ai connu une époque
00:12:30où la gauche
00:12:30était plus efficace
00:12:31en termes de défense
00:12:32des droits de l'homme.
00:12:33On parlera tout à l'heure
00:12:34de la question
00:12:34de Boilem Sansal.
00:12:35Manuel Bompard,
00:12:36vous répondez.
00:12:37Vous ne voulez pas
00:12:37que je réponde sur ce point ?
00:12:39Alors allez-y.
00:12:40Non, mais je réponds juste
00:12:41pour expliquer
00:12:42à ceux qui nous regardent
00:12:43ce soir et qui peut-être
00:12:43n'ont pas suivi.
00:12:44Cette semaine
00:12:44à l'Assemblée nationale
00:12:45a été soumise au vote
00:12:47une résolution,
00:12:48une proposition de résolution
00:12:49visant à faire libérer
00:12:51Boilem Sansal.
00:12:52Il s'avère que la France
00:12:52insoumise a voté contre,
00:12:54argant du fait que
00:12:55dans cette résolution,
00:12:56il y avait également
00:12:57au fond la question
00:12:59des relations entre
00:13:00la France,
00:13:01l'Union européenne
00:13:01et l'Algérie
00:13:01et qu'à ce titre,
00:13:03vous ne vouliez pas la voter.
00:13:04Vous avez d'ailleurs
00:13:05proposé un amendement
00:13:06qui a été rejeté
00:13:06pour recentrer
00:13:08cette résolution.
00:13:09Voilà le panorama
00:13:10qui a été fait
00:13:11sur cette résolution.
00:13:12Je ne sais pas
00:13:12si vous étiez présent
00:13:13à l'Assemblée nationale,
00:13:15je sais que vous n'y êtes pas toujours,
00:13:16mais vous auriez pu
00:13:18peut-être rendre compte
00:13:20honnêtement
00:13:20du contenu du débat
00:13:21qui a eu lieu
00:13:22pour pouvoir,
00:13:23attendez,
00:13:23pour pouvoir,
00:13:24si on a un désaccord,
00:13:25posons le désaccord,
00:13:26mais ne déformez pas
00:13:27ma position
00:13:28pour essayer...
00:13:28Vous êtes la seule formation politique
00:13:30qui a refusé de voter
00:13:31une motion de libération
00:13:32de Boilem Sansal.
00:13:33Et vous venez en Suisse
00:13:34tout sourire sur ce plateau
00:13:35pour dire circuler,
00:13:36il n'y a rien à voir.
00:13:37Bien évidemment,
00:13:38la France insoumise
00:13:39a mis des droits de l'homme.
00:13:40Je vais vous dire,
00:13:41M. Wauquiez.
00:13:41Non mais quelle honte.
00:13:42Il y a l'arrivée
00:13:43un homme qui est
00:13:43un compatriote français
00:13:44qui est dans les geôles
00:13:45de le gouvernement algérien
00:13:46avec lequel vous avez
00:13:47vos complicités.
00:13:48Vous voulez ça répondre
00:13:48ou comment ça marche ?
00:13:49Bien sûr.
00:13:49Réponse de M. Wauquiez.
00:13:50On avance et on parle de l'UQ.
00:13:52Nous avons précisément
00:13:53dans ce débat proposé,
00:13:54ça a été dit par M. Duhamel,
00:13:56un amendement
00:13:56qui visait à dire
00:13:57on fait une résolution
00:13:58qui demande
00:13:59la libération de Boilem Sansal
00:14:01et on la vote tous.
00:14:02Vous l'avez refusé.
00:14:03Non,
00:14:03tout l'hémicycle l'a refusé.
00:14:05Non, non, pas tous l'hémicycle.
00:14:06Y compris le Parti Socialiste,
00:14:07tout le monde a refusé.
00:14:07Du tout, le Parti Socialiste
00:14:08l'a voté.
00:14:09Enfin, vous dites des choses inexactes
00:14:11mais je ne suis pas sûr
00:14:11que ça intéresse beaucoup les gens.
00:14:13M. Wauquiez,
00:14:14précisément,
00:14:14je vais vous dire
00:14:15pourquoi on a voté contre
00:14:16à la fin ce texte-là
00:14:17puisque vous avez fait
00:14:18cette proposition.
00:14:19C'est parce que votre sujet
00:14:20dans cette résolution
00:14:21ce n'était pas
00:14:21la libération de Boilem Sansal,
00:14:23c'était ce qu'il y avait à côté.
00:14:24Sinon, vous aurez accepté
00:14:25notre proposition de réécriture.
00:14:27Et ce qu'il y avait à côté,
00:14:28c'est une forme de surenchère,
00:14:30d'escalade
00:14:31dans les relations
00:14:32entre la France et l'Algérie
00:14:33dont votre compétiteur,
00:14:34votre concurrent,
00:14:35M. Retailleau,
00:14:36s'est fait d'ailleurs
00:14:37une spécialité
00:14:38ces derniers mois
00:14:39et ces dernières semaines.
00:14:41Et en vérité,
00:14:42si vous voulez obtenir réellement
00:14:43la libération
00:14:44de Boilem Sansal,
00:14:45alors vous devez,
00:14:46vous le savez très bien,
00:14:47vous devez le faire
00:14:48par la diplomatie,
00:14:50par la désescalade.
00:14:51Dans ce texte-là,
00:14:52M. Wauquiez,
00:14:53est-ce que vous l'assumez ?
00:14:53La désescalade
00:14:54avec le gouvernement algérien.
00:14:55Attendez,
00:14:55laissez-moi terminer.
00:14:56La désescalade
00:14:57avec un gouvernement
00:14:58qui méprise les droits de l'homme.
00:14:59La désescalade
00:15:00avec un gouvernement
00:15:01qui humilie la France.
00:15:02Là, je vous confirme,
00:15:03on n'a pas du tout
00:15:04la même vision.
00:15:05Je vais montrer
00:15:06votre hypocrisie
00:15:07en un exemple,
00:15:08M. Wauquiez.
00:15:09Dans ce texte-là,
00:15:10dans cette résolution,
00:15:12dans cette résolution,
00:15:13il est indiqué
00:15:14qu'on pourrait mettre en cause,
00:15:16remettre en cause
00:15:17l'accord d'association
00:15:18entre l'Union européenne
00:15:19et l'Algérie.
00:15:20C'est marqué
00:15:20dans ce texte-là
00:15:21de la résolution.
00:15:22J'espère que vous l'avez lu
00:15:22avant de l'avoir voté.
00:15:23Depuis deux ans,
00:15:26je fais partie des gens
00:15:28qui disent,
00:15:29au vu des massacres
00:15:30qui ont lieu aujourd'hui
00:15:31à Gaza,
00:15:32peut-être faudrait-il
00:15:33remettre en cause
00:15:34l'accord d'association
00:15:34entre l'Union européenne
00:15:36et Israël.
00:15:36Vous l'avez toujours refusé.
00:15:38Alors, venir,
00:15:39si vous voulez me donner
00:15:40des leçons de droit de l'homme
00:15:41sur ce sujet.
00:15:42M. Wauquiez,
00:15:42ce n'est pas convaincant.
00:15:43Pour le reste,
00:15:43puisqu'on parlera de l'international...
00:15:44Les faits ont la tête dure.
00:15:45La seule chose qui compte,
00:15:47c'est que vous avez refusé
00:15:48de voter une motion
00:15:48pour la libération.
00:15:50Vous avez fait
00:15:50un certain nombre d'attaques.
00:15:51Pour le reste,
00:15:52M. Wauquiez,
00:15:53si vous pensez
00:15:54que le programme politique
00:15:55que je défends
00:15:56ne s'adresse
00:15:56qu'à une partie
00:15:58de la population,
00:16:00alors vous allez m'expliquer
00:16:00pourquoi.
00:16:01Par exemple,
00:16:01dans mon programme,
00:16:02je défends des mesures
00:16:04de lutte contre
00:16:04les déserts médicaux,
00:16:06que je défends l'idée
00:16:06que tous les services publics
00:16:08doivent être à 15 minutes.
00:16:09M. Wauquiez-vous venir ?
00:16:10M. Wauquiez-vous venir ?
00:16:11M. Wauquiez-vous venir ?
00:16:11M. Wauquiez-vous venir ?
00:16:13Venez sur les propositions,
00:16:14pas sur vos fantasmes,
00:16:15ça ne sert à rien.
00:16:16S'il vous plaît,
00:16:16Laurent Wauquiez,
00:16:16Emmanuel Bompard,
00:16:17les compteurs montrent déjà
00:16:19que vous avez pris de l'avant.
00:16:19Je voudrais qu'on avance
00:16:20un petit peu,
00:16:21qu'on parle précisément
00:16:22de la situation en Ukraine,
00:16:23juste avant de rentrer
00:16:24dans le détail
00:16:25de vos propositions
00:16:25sur l'aspect économique
00:16:26et social.
00:16:26Cette question d'actualité,
00:16:29puisque l'on a vu hier
00:16:30des dirigeants européens,
00:16:31dont le président de la République,
00:16:32se rendre à Kiev,
00:16:34au fond avancer
00:16:35un ultimatum
00:16:36à Vladimir Poutine,
00:16:37une trêve de 30 jours
00:16:38ou de nouvelles sanctions
00:16:40en cas de refus,
00:16:41une stratégie
00:16:42qui a été soutenue
00:16:44par les États-Unis.
00:16:45Marine Le Pen s'en est prise
00:16:47au propos d'Emmanuel Macron.
00:16:48Je me demande
00:16:48quel est l'intérêt
00:16:48de cette coalition.
00:16:49Veut-elle parvenir
00:16:50à un accord pour la paix
00:16:51ou va-t-elle finir
00:16:52par fomenter la guerre ?
00:16:54Marine Le Pen qui dénonce
00:16:55un comportement guerrier.
00:16:57Elle a raison,
00:16:57elle a tort,
00:16:58Marine Le Pen,
00:16:58de s'en prendre
00:16:59de cette façon-là
00:16:59au président de la République ?
00:17:01Je pense que là,
00:17:02il y a une avancée
00:17:03qui est due à une Europe
00:17:05qui s'est mise ensemble
00:17:06et qui met la pression
00:17:07pour qu'on aille vers la paix.
00:17:08Moi, je l'ai dit,
00:17:09dès le début,
00:17:10il faut une France forte
00:17:11dans une Europe forte,
00:17:12pas pour faire la guerre
00:17:15et faire la paix
00:17:15pour protéger l'Ukraine.
00:17:17Et pour ça,
00:17:18il faut qu'on aille jusqu'au bout,
00:17:18c'est-à-dire qu'on a besoin
00:17:19de cette France forte.
00:17:21On en a besoin là,
00:17:22maintenant,
00:17:22pour faire les négociations,
00:17:24mais on en aura besoin demain
00:17:25pour assurer la protection
00:17:26sur la durée de l'Ukraine.
00:17:28Et là aussi,
00:17:28on a évidemment
00:17:29une très forte divergence.
00:17:31La France insoumise
00:17:32considère que la France
00:17:33ne doit plus avoir
00:17:34une dissuasion nucléaire.
00:17:36Moi, je considère
00:17:36que la France doit avoir
00:17:37une dissuasion nucléaire française
00:17:39et qui est sous le contrôle
00:17:41et la souveraineté de la France.
00:17:42Mais vous avez lu ça où,
00:17:42M. Wauquette ?
00:17:43On a du côté de la France insoumise
00:17:44des positions qui sont
00:17:45contre le réarmement de l'armée
00:17:48et contre l'augmentation
00:17:49du budget militaire de la défense.
00:17:52Moi, je considère
00:17:52que bien évidemment,
00:17:53dans cet univers de risque,
00:17:55de prédateur,
00:17:56qui est devenu
00:17:56la scène géopolitique,
00:17:58nous avons besoin
00:17:58de renforcer notre armée
00:17:59et de lui donner
00:18:00les moyens de notre protection.
00:18:02On bascule dans un univers
00:18:03qui est dur,
00:18:05dans lequel le danger
00:18:06est que la France
00:18:06joue le rôle de la proie.
00:18:08Et donc, il faut raisonner,
00:18:09évidemment,
00:18:10par rapport à la paix immédiate,
00:18:11mais sur la durée,
00:18:12il faut réarmer
00:18:13la France et l'Europe.
00:18:14On s'éloigne un petit peu
00:18:15de la question initiale
00:18:16qui était de savoir
00:18:17si l'ultimatum fixé
00:18:18à Vladimir Poutine était...
00:18:19De temps en temps, c'est bien
00:18:19de prendre un peu de hauteur.
00:18:20Oui, j'essaye.
00:18:21Je sais que c'est difficile,
00:18:22mais on va essayer,
00:18:22en tout cas, tout au long
00:18:23de ce débat,
00:18:23de le faire.
00:18:24Vous, Manuel Bompard,
00:18:25j'ai été frappé par les propos
00:18:27que vous avez pu tenir
00:18:27ces dernières semaines
00:18:28en expliquant qu'il fallait
00:18:29que la France ne soit pas
00:18:30soumise aux États-Unis.
00:18:32Là, visiblement,
00:18:32les Européens ont,
00:18:33en quelque sorte,
00:18:34repris le...
00:18:35Je ne sais pas si on peut dire
00:18:36le lead en bon français,
00:18:37mais c'est Emmanuel Macron
00:18:38qui a appelé Donald Trump
00:18:40pour vérifier
00:18:41qu'il partageait
00:18:42la proposition
00:18:42qui était faite
00:18:43par les dirigeants européens.
00:18:44Et donc, le fait
00:18:45que le président de la République
00:18:46passe un coup de téléphone
00:18:46à Donald Trump
00:18:47est une démonstration.
00:18:48Écoutez, moi,
00:18:49j'aspire depuis 2022,
00:18:53depuis le déclenchement
00:18:53de ce conflit.
00:18:55Je dis,
00:18:55et nous disons
00:18:56à la France insoumise,
00:18:58qu'il faut sortir
00:18:58de cette illusion
00:18:59d'une issue
00:19:00qui serait une issue
00:19:01militaire à ce conflit
00:19:02et qu'il faut,
00:19:03le plus rapidement possible,
00:19:04ouvrir une issue
00:19:05qui soit une issue diplomatique.
00:19:07C'est ce que je défend
00:19:08comme position
00:19:08de manière constante
00:19:09depuis trois ans.
00:19:11Or, je vois aujourd'hui
00:19:12que, manifestement,
00:19:14peut-être,
00:19:14il y a une fenêtre
00:19:15qui permettrait
00:19:16d'avoir des négociations,
00:19:17des discussions
00:19:18et qui permettent
00:19:19le plus rapidement possible
00:19:19parce que c'est ce qui...
00:19:20Ça devrait tous nous préoccuper
00:19:22de mettre un terme
00:19:23à ce conflit.
00:19:24Pour le reste,
00:19:25sans y passer beaucoup de temps,
00:19:26M. Wauquiez,
00:19:27ne dites pas des choses inexactes
00:19:28sur ma position.
00:19:29Moi, je n'ai jamais défendu
00:19:30le fait que la France
00:19:31renonce à sa dissuasion nucléaire.
00:19:33La preuve, par exemple,
00:19:34il y a quelques semaines de ça,
00:19:35il y a une entreprise
00:19:36qui s'appelle
00:19:36l'entreprise VanCorex
00:19:37à côté de Grenoble
00:19:38qui participe à la chaîne,
00:19:40à la maîtrise
00:19:40de notre chaîne
00:19:41de dissuasion nucléaire.
00:19:42J'ai même proposé
00:19:43qu'on nationalise
00:19:44cette entreprise.
00:19:45Vous, vous l'avez abandonnée.
00:19:46Donc, vous voyez,
00:19:46il ne faut pas juste dire
00:19:47« je suis pour la dissuasion nucléaire ».
00:19:48Il faut s'en donner les moyens.
00:19:50Donc, ne dites pas des choses
00:19:51inexactes sur mes positions.
00:19:52C'est mieux pour un débat.
00:19:54Réponse de Laurent Wauquiez
00:19:54rapidement
00:19:55et puis on avance
00:19:56et on parlera
00:19:57des sujets économiques et sociaux.
00:19:57C'est une entreprise de ma région
00:19:58sur laquelle on s'est beaucoup engagés
00:20:00et où on a évidemment
00:20:01préservé la composante
00:20:02qui était liée
00:20:02à la dissuasion nucléaire.
00:20:03Donc, monsieur Bompard,
00:20:04évitez de raconter
00:20:05aussi n'importe quoi.
00:20:06Non, mais c'est inexact.
00:20:07Et pour le reste,
00:20:08je me permettrais juste de le dire,
00:20:09si votre vision
00:20:10de la préservation
00:20:11de la dissuasion nucléaire
00:20:12à des entreprises françaises
00:20:13c'est de les nationaliser toutes,
00:20:15je crains que le modèle
00:20:16Corée du Nord
00:20:16soit pas ce qu'il y a
00:20:17du plus opérationnel.
00:20:19Soit pas ce qu'il y a
00:20:19de plus opérationnel.
00:20:20Ah, mais vous,
00:20:20ça ne vous dérange pas
00:20:21que ce soit des Chinois
00:20:21qui détiennent une entreprise
00:20:22essentielle à notre dissuasion nucléaire ?
00:20:24Non.
00:20:24C'est ça ?
00:20:25Ça ne vous dérange pas ?
00:20:25Moi, ce qui me dérange,
00:20:26c'est que...
00:20:26Ça ne vous dérange pas,
00:20:27monsieur Bompard ?
00:20:27Je suis la région
00:20:29de M. Bompard,
00:20:30Auvergne-en-Alpes,
00:20:31qui a fait la moitié
00:20:32des relocalisations industrielles
00:20:33et de la défense
00:20:34du Médier de France.
00:20:34Mais Vancorex,
00:20:35là, on n'était pas
00:20:35en train de parler
00:20:36des autres entreprises.
00:20:36La différence entre vous et moi,
00:20:38c'est que moi,
00:20:38j'ai géré une collectivité.
00:20:39Je me suis occupé
00:20:40d'avoir ces résultats.
00:20:42Non, bien,
00:20:43puisqu'on a réussi
00:20:43à faire la moitié
00:20:44des projets
00:20:44de relocalisation industrielle.
00:20:46Renseignez-vous.
00:20:46Ça vous évitera
00:20:47de dire des bêtises.
00:20:47Je suis très renseigné,
00:20:48mais Vancorex,
00:20:49parce que moi,
00:20:49je ne parlais pas
00:20:49des autres entreprises,
00:20:50là, je parlais de Vancorex.
00:20:51Et aujourd'hui,
00:20:52Vancorex,
00:20:52c'est ce que c'est
00:20:52le pavillon chinois.
00:20:53Manuel Bompard,
00:20:54Laurent Wauquiez.
00:20:55Ça, c'est concret,
00:20:56vous voyez,
00:20:56ce n'est pas des mots
00:20:57ou des phrases.
00:20:58Laurent Wauquiez,
00:20:59comme promis,
00:20:59rentrons tout de suite
00:21:00dans le sujet
00:21:00pour parler
00:21:01du quotidien des Français,
00:21:03de leur pouvoir d'achat
00:21:03et des questions
00:21:04économiques et sociales.
00:21:09Et puisque vous avez
00:21:10un peu d'avance,
00:21:11Manuel Bompard,
00:21:11je donne la parole
00:21:12à Laurent Wauquiez.
00:21:13Ça tombe bien
00:21:13pour rentrer dans le débat
00:21:15et cette question
00:21:16de savoir
00:21:16où trouver
00:21:17les fameux
00:21:1840 milliards d'économies
00:21:20que cherche le gouvernement
00:21:21pour le prochain budget.
00:21:21Il s'avère que vous formulez
00:21:22dans les colonnes du Parisien
00:21:23une proposition,
00:21:24Laurent Wauquiez,
00:21:25ce matin,
00:21:26l'idée de limiter
00:21:27le RSA,
00:21:28le revenu de solidarité active,
00:21:29à deux ans
00:21:31pour les personnes
00:21:32que vous qualifiez,
00:21:32je cite,
00:21:33d'aptes à travailler.
00:21:36Qu'est-ce que ça veut dire
00:21:36être aptes à travailler ?
00:21:38Ça veut dire qu'au bout
00:21:39de deux ans,
00:21:40si on est au RSA,
00:21:41on n'a plus rien,
00:21:42plus de solidarité nationale,
00:21:43on en est réduit
00:21:44à la pauvreté,
00:21:45le dénuement ?
00:21:46Alors moi,
00:21:46ce que je veux garder,
00:21:47c'est le social
00:21:48pour ceux qui en ont
00:21:49vraiment besoin.
00:21:50Je veux qu'on arrête
00:21:51l'assistana
00:21:51pour ceux qu'on peut sortir
00:21:53du piège de l'assistana
00:21:54et ramener en direction
00:21:55du travail
00:21:55et qu'on revalorise
00:21:56le travail.
00:21:57Le RSA,
00:21:58ça doit être une aide temporaire
00:21:59quand on connaît
00:22:01un accident de la vie.
00:22:03Mais quand on a aujourd'hui
00:22:04en France
00:22:04500 000 emplois
00:22:06qui sont non pourvus
00:22:07dans le secteur
00:22:08de l'hôtellerie et restauration,
00:22:09dans le secteur
00:22:10des services à la personne,
00:22:11dans le secteur
00:22:11de l'aide à domicile
00:22:12et qu'on a un tiers
00:22:14des personnes au RSA
00:22:14qui ont moins de 35 ans,
00:22:16je suis convaincu
00:22:17qu'on peut les ramener
00:22:18en direction du travail
00:22:19et que c'est la meilleure façon
00:22:21de les aider.
00:22:22Donc ce que je souhaite,
00:22:23je me suis toujours battu là-dessus,
00:22:24c'est un combat constant
00:22:25dans mon engagement politique.
00:22:26Je souhaite qu'on arrive
00:22:28à sortir de l'assistanat
00:22:29pour ramener en direction
00:22:30du travail.
00:22:31Et je vais vous dire,
00:22:31je pense que c'est ça
00:22:32la vraie solidarité.
00:22:34La vraie solidarité,
00:22:35ce n'est pas d'aider des gens
00:22:36qui peuvent repartir au travail
00:22:37par des aides sociales,
00:22:38c'est de les ramener
00:22:39en direction du travail.
00:22:40C'est ça pour moi
00:22:41la vraie conception du social.
00:22:42Manuel Bompard,
00:22:43ce que vous dites à Laurent Wauquiez,
00:22:44et je reprécise une fois encore
00:22:45les règles,
00:22:46puisque vous avez tendance
00:22:47parfois à me regarder moi
00:22:48comme si je vous interviewais,
00:22:48c'est vrai que j'ai parfois
00:22:49l'habitude de vous interviewer
00:22:50sur ce plateau,
00:22:50mais il s'agit bien ici
00:22:51d'un débat
00:22:52et d'un échange entre vous deux.
00:22:53Manuel Bompard,
00:22:54ce que vous dites à Laurent Wauquiez
00:22:55sur cette proposition
00:22:56qu'il formule.
00:22:56Je pense que c'est une proposition
00:22:58qui est une proposition
00:22:59totalement indécente,
00:23:00M. Wauquiez,
00:23:01et qui s'appuie sur une vision
00:23:03qui est une vision mensongère.
00:23:05J'ai lu l'article parisien,
00:23:07je crois,
00:23:07dans lequel vous faites
00:23:08cette proposition.
00:23:09D'abord, vous dites
00:23:09qu'il y a 500 000 emplois
00:23:12non pourvus.
00:23:13La vérité, M. Wauquiez,
00:23:14si vous avez regardé
00:23:15les chiffres précisément,
00:23:16c'est que parmi ces emplois
00:23:17dits non pourvus,
00:23:18en vérité,
00:23:19certains ne se sont pas
00:23:20encore libérés.
00:23:21C'est des emplois
00:23:21qui vont être libérés.
00:23:23D'autres vont bientôt
00:23:24avoir quelqu'un
00:23:25qui rentre en emploi.
00:23:27Les évaluations économiques,
00:23:28c'est 500 000,
00:23:28voire même 1 million
00:23:29sur certaines évaluations économiques.
00:23:30M. Wauquiez,
00:23:31ne dites pas des choses inexactes.
00:23:32Il y a 31% des offres d'emplois
00:23:35sur les 500 000
00:23:35dont vous êtes en train de parler
00:23:36qui sont des emplois
00:23:37qui viennent d'être créés,
00:23:38donc qui n'ont pas trop de preneurs.
00:23:39Il suffit de sionner notre pays
00:23:40et il y en a 25%
00:23:42qui sont des emplois occupés
00:23:43qui vont se libérer.
00:23:43Tous les hôtels,
00:23:481 000 emplois réellement non pourvus.
00:23:51M. Wauquiez, si vous...
00:23:51Ce chiffre est complètement fantasque
00:23:53et sort de n'importe quoi.
00:23:55C'est les leçons d'économie
00:23:56du Venezuela.
00:23:57Ce qu'on va faire...
00:23:58Il ne sort absolument
00:23:59mais de rien.
00:23:59Aucune évaluation crédible.
00:24:01Ce qu'on va faire, M. Wauquiez,
00:24:02c'est que soit M. Duhamel corrigera,
00:24:04soit le débat se poursuivra,
00:24:05j'imagine, sur les réseaux sociaux
00:24:07et on verra qui avait raison ou pas.
00:24:09La réalité, M. Wauquiez,
00:24:10c'est que si vous prenez
00:24:10ce nombre d'emplois non pourvus
00:24:12et que vous le ramenez,
00:24:13par exemple,
00:24:13au nombre de bénéficiaires du RSA
00:24:15ou encore mieux,
00:24:16au nombre de chômeurs,
00:24:17vous avez aujourd'hui en France
00:24:18à peu près un emploi non pourvu
00:24:20pour 26 personnes
00:24:21qui recherchent un emploi.
00:24:23Donc, à un moment,
00:24:24il faut aller au bout
00:24:24de votre raisonnement,
00:24:26M. Wauquiez.
00:24:27Imaginons ce que je ne crois pas du tout,
00:24:29que votre logique politique fonctionnait.
00:24:31Que va-t-il arriver
00:24:32à toutes les autres personnes
00:24:34qui n'auront pas pu trouver un emploi
00:24:36au bout de deux ans ?
00:24:36Vous leur proposez quoi ?
00:24:38Vous leur proposez zéro euro ?
00:24:40C'est ça, M. Wauquiez,
00:24:40votre proposition ?
00:24:41Réponse de Laurent Wauquiez.
00:24:42Donc, vous allez...
00:24:42Il y a 1,8 million de bénéficiaires
00:24:44du RSA aujourd'hui.
00:24:46D'accord ?
00:24:461,8 million.
00:24:47Donc, vous allez les jeter
00:24:48dans la pauvreté.
00:24:50Vous voulez qu'il y ait davantage
00:24:51de personnes qui fassent la queue
00:24:52devant les fils alimentaires ?
00:24:53C'est ça, votre projet pour le pays ?
00:24:54Réponse de Laurent Wauquiez,
00:24:55Manuel Bompas.
00:24:56Juste là,
00:24:57ce qu'on entend est extraordinaire.
00:24:59On a 500 000 emplois,
00:25:01ne serait-ce que 200 000,
00:25:02qui sont non pourvus.
00:25:03Vous balayez ça d'un revers de main
00:25:04et vous vous dites
00:25:05« Mais ce n'est pas grave,
00:25:06on s'en fiche ».
00:25:06Mais pas du tout.
00:25:07Je suis désolé,
00:25:07je ne partage pas du tout
00:25:08votre vision.
00:25:09Moi, ma vision de l'avenir du pays,
00:25:12ce n'est pas d'offrir aux Français
00:25:13le RSA à vie.
00:25:14Je considère que ramener
00:25:15les gens en direction du travail,
00:25:16contrairement à vous,
00:25:16n'est pas une punition.
00:25:18Moi, dans mon raisonnement,
00:25:20je n'oublie jamais
00:25:21les gens qui sont au travail.
00:25:24Je n'oublie jamais
00:25:25l'infirmière libérale
00:25:26qui paye 60% de charges
00:25:28et qui se dit
00:25:28qu'elle ne s'en sort pas plus
00:25:29que si elle restait chez elle.
00:25:31Je n'oublie jamais
00:25:32les salariés
00:25:34qui sont aujourd'hui
00:25:35écrasés d'impôts.
00:25:36Je n'oublie pas
00:25:37les gens qui travaillent
00:25:38dans le secteur de l'aide
00:25:38à domicile
00:25:39et qui disent
00:25:40« Nous, on travaille 22 heures
00:25:41et il ne faut surtout pas
00:25:42qu'on travaille plus
00:25:42parce que sinon,
00:25:43à notre détriment,
00:25:44on va devenir imposable. »
00:25:46Il y a toute une catégorie
00:25:47de Français qui travaillent,
00:25:48qui sont des travailleurs pauvres
00:25:49que vous avez totalement
00:25:50abandonnés dans votre raisonnement.
00:25:51La raison pour laquelle
00:25:52je propose
00:25:52d'augmenter le SMIC.
00:25:53Votre seule logique,
00:25:56c'est de laisser les gens
00:25:56dans l'ORSA
00:25:57et les aides sociales,
00:25:58à tel point même
00:25:58que vous avez proposé
00:26:00de faire sauter
00:26:00l'obligation de recherche d'emploi.
00:26:02La vraie différence entre nous,
00:26:03c'est que moi,
00:26:04je considère que
00:26:05quand il y a des aides,
00:26:06il y a des droits
00:26:06mais il y a aussi des devoirs.
00:26:07La vraie différence entre nous,
00:26:09c'est que vous,
00:26:09vous considérez que l'aide sociale,
00:26:10c'est un avenir.
00:26:11Moi, je considère
00:26:12que c'est le travail,
00:26:13le vrai social.
00:26:14Et donc, on a là-dessus
00:26:14une vraie différence.
00:26:15Pour vous,
00:26:15le travail est une punition.
00:26:17Pour moi,
00:26:17c'est la meilleure façon
00:26:18d'aider les gens.
00:26:19Et donc, oui,
00:26:19ce que je veux,
00:26:20c'est qu'on arrête
00:26:21d'avoir comme seul horizon
00:26:21l'ORSA à vie
00:26:22et que tous ceux
00:26:23qui peuvent reprendre un boulot,
00:26:24si jamais on en ramène
00:26:33la question des contreparties.
00:26:35Pour vous,
00:26:36il est tout à fait anormal
00:26:38d'envisager la possibilité,
00:26:40ce qui existe déjà,
00:26:42de considérer que
00:26:42quand on perçoit
00:26:43une allocation,
00:26:44il y a une contrepartie
00:26:45à apporter
00:26:46sur le revenu
00:26:47de solidarité active.
00:26:48Il y a 15 à 20 heures
00:26:49dédiées à la formation,
00:26:51à l'intérêt général.
00:26:53Ça, pour vous,
00:26:53le principe même
00:26:54qu'il y ait une contrepartie
00:26:55ne doit pas existir ?
00:26:56Mais précisément,
00:26:57vous avez un problème de logique.
00:26:59Si ces personnes-là,
00:27:01on a besoin
00:27:02de les faire travailler
00:27:03pendant quelques heures,
00:27:04alors il faut créer des emplois.
00:27:06Parce que sinon,
00:27:07c'est une manière de créer...
00:27:11Encore l'esquive.
00:27:12Attendez,
00:27:13mais ce n'est pas de l'esquive.
00:27:13Comme depuis le début.
00:27:15Assumez de dire
00:27:16que dans votre programme,
00:27:17vous voulez faire sauter
00:27:18l'obligation de rechercher
00:27:19un emploi.
00:27:20C'est écrit dans votre programme.
00:27:21Donc au moins assimilez-le.
00:27:22Ne venez pas ici.
00:27:23Avec un discours,
00:27:24vous n'assumez pas vos idées.
00:27:25Quand même,
00:27:26soyez au moins
00:27:27avec cette honnêteté,
00:27:28M. Bonpas.
00:27:28M. Roquet,
00:27:29j'assume totalement...
00:27:29Bah non,
00:27:30parce que c'est dans votre programme.
00:27:31Mais totalement mes idées,
00:27:33par contre,
00:27:33les contre-vérités
00:27:34que vous voulez...
00:27:35Dites-le.
00:27:36Dites ici que vous voulez
00:27:37faire sauter l'obligation
00:27:38de recherche d'emploi.
00:27:38Attendez, attendez.
00:27:39Mais je suis contre.
00:27:40Est-ce que vous pouvez le dire ?
00:27:40Oui, oui, j'ai voté contre.
00:27:41Je suis totalement contre.
00:27:42M. Bonpas est contre le fait
00:27:44qu'on oblige à chercher un emploi.
00:27:44Moi, j'assume mes idées.
00:27:45Je suis totalement contre
00:27:46pour une raison très simple.
00:27:48C'est qu'il n'y a pas besoin
00:27:49d'avoir des heures
00:27:50de travail gratuits
00:27:51si on est en capacité
00:27:53de créer des emplois.
00:27:54Il faut donc créer des emplois.
00:27:56Et donc,
00:27:56il faut accompagner les gens
00:27:57vers une reprise d'emplois réelle
00:27:59avec des rémunérations
00:28:00qui sont des rémunérations réelles
00:28:02avec un statut
00:28:03qui soit un statut réel
00:28:04avec des contrats
00:28:05qui sont des contrats réels.
00:28:07Vous ne comprenez pas
00:28:08ce que je vais vous dire ?
00:28:09Quand on a des droits,
00:28:10on a des devoirs.
00:28:10Quand on perçoit une aide sociale,
00:28:12en contrepartie,
00:28:13il faut chercher un emploi.
00:28:13Si vous ne comprenez pas, monsieur...
00:28:14On ne comprend rien
00:28:15à ce que vous dites.
00:28:16Vous, vous ne comprenez pas ?
00:28:17Moi, ce que je comprends,
00:28:18c'est que vous voulez laisser les gens
00:28:19dans les aides sociales.
00:28:21Pour vous, l'avenir,
00:28:22c'est le RSA.
00:28:23Je suis en train de vous parler
00:28:24d'une reprise d'emplois.
00:28:26Mais je vous propose juste
00:28:26que cette reprise d'emplois,
00:28:28par exemple,
00:28:28elle soit au moins au SMIC.
00:28:28Mais c'est triste quand même
00:28:29quand on est de gauche
00:28:30de ne même plus défendre le travail.
00:28:32Mais je trouve ça tellement triste,
00:28:33monsieur Bompard.
00:28:33Monsieur Wauquiez.
00:28:34Vous étiez avant une gauche...
00:28:35Franchement, vous êtes un comédien, en fait.
00:28:36Vous étiez une gauche
00:28:37qui était capable de défendre le travail.
00:28:38Alors, monsieur Wauquiez,
00:28:39vous avez la parole.
00:28:40Non, non, mais c'était moi
00:28:41qui parlais pour l'instant,
00:28:41monsieur Duhamel.
00:28:42Monsieur Wauquiez, franchement,
00:28:44vous n'êtes pas convaincant ?
00:28:45Si vous pensez que, par exemple,
00:28:47j'ai abandonné les gens qui travaillent,
00:28:49peut-être que vous allez rejoindre
00:28:50ma proposition d'augmenter le SMIC
00:28:51pour faire en sorte
00:28:52que les gens qui travaillent
00:28:53aient vraiment des rémunérations.
00:28:53Mais moi, mon horizon,
00:28:54ce n'est pas que le SMIC.
00:28:55Je veux augmenter
00:28:55tous ceux qui travaillent.
00:28:56Ma proposition,
00:28:57c'est avec les économies
00:28:58qu'on fait sur l'assistanat,
00:29:00d'augmenter de 10% le salaire net.
00:29:02Rejoignez ma proposition
00:29:03puisque vous défendez le travail.
00:29:04Vous défendez le SMIC.
00:29:05Vous défendez le SMIC
00:29:07et le RSA.
00:29:09C'est tout.
00:29:09Pour vous,
00:29:09il n'y a rien d'autre comme horizon.
00:29:10Mais là, vous ne proposez pas
00:29:12que c'est cohérent,
00:29:13votre vision.
00:29:14C'est incroyable.
00:29:14On augmente les impôts,
00:29:16on tue les emplois
00:29:16et à l'arrivée,
00:29:17le seul horizon en France,
00:29:18c'est le SMIC et le RSA.
00:29:19Merci.
00:29:19Monsieur Wauquiez.
00:29:20Merci.
00:29:20Merci comme horizon.
00:29:21Monsieur Wauquiez,
00:29:22je n'ai pas dit que le seul horizon,
00:29:23c'était le SMIC ou le RSA.
00:29:24J'ai dit précisément l'inverse.
00:29:26Je vous ai dit que, par contre,
00:29:26il fallait se battre
00:29:27pour faire en sorte que l'emploi,
00:29:28il paye.
00:29:29Que quand les gens,
00:29:30ils travaillent aujourd'hui,
00:29:30ils puissent vivre de leur travail.
00:29:30La seule chose que vous proposez,
00:29:32c'est d'augmenter le SMIC,
00:29:32c'est vous-même qui l'avez dit.
00:29:33Non, non, j'ai proposé
00:29:34d'indexer les salaires sur l'inflation.
00:29:36La seule chose que vous proposez,
00:29:36c'est ça.
00:29:37Mais vous ne connaissez pas mon programme.
00:29:38Avant, il faut un peu se renseigner
00:29:40avant de venir débattre.
00:29:40À l'instant,
00:29:41on vous interroge sur le travail.
00:29:42C'est vous-même qui venez de le faire.
00:29:43Le seul mot qui sort,
00:29:45c'est on va revaloriser le SMIC.
00:29:46Bon, ça résume toute votre vision.
00:29:48Donc vous, vous pensez qu'au SMIC,
00:29:49on gagne tous les amendements d'argent aujourd'hui ?
00:29:50Moi, je veux revaloriser
00:29:51tous ceux qui travaillent,
00:29:53pas uniquement ceux qui sont au SMIC.
00:29:54Mais alors, qu'est-ce que vous proposez
00:29:55pour le faire ?
00:29:56Monsieur Manuel Bompard,
00:29:58Laurent Wauquiez,
00:29:58s'il vous plaît,
00:30:00s'il vous plaît,
00:30:00de diminuer le salaire brut.
00:30:02Laurent Wauquiez.
00:30:03Attendez, parce que...
00:30:04Non, non, non, non, non,
00:30:04s'il vous plaît, Manuel Bompard,
00:30:06juste parce que j'aimerais
00:30:06qu'on parle de la question des impôts.
00:30:07J'aurais bien aimé aussi, mais...
00:30:09Eh bien, on en parle.
00:30:09De fait.
00:30:10Eh bien, on en parle juste là.
00:30:11On voit que sur cette question
00:30:12du rapport au travail
00:30:13et des propositions,
00:30:14il y a des divergences,
00:30:15c'est le cas de le dire,
00:30:16sur la question des impôts.
00:30:18Il n'y a qu'à le dire.
00:30:19Là encore,
00:30:19sur les 40 milliards d'économies à faire.
00:30:21Créer 2 millions de potes.
00:30:22Vous avez, s'il vous plaît,
00:30:24Manuel Bompard, s'il vous plaît,
00:30:25vous avez d'un côté Laurent Wauquiez
00:30:26qui explique qu'il ne faut en aucun cas
00:30:29utiliser le levier fiscal.
00:30:30De l'autre, Manuel Bompard,
00:30:31je crois que ce n'est pas faire offense
00:30:32à votre parti,
00:30:33à votre mouvement politique
00:30:34qu'il considère que c'est en faisant contribuer
00:30:36les plus aisés que l'on peut trouver
00:30:38ces 40 milliards d'euros d'économies.
00:30:40Là encore, je regarde le temps
00:30:42et Laurent Wauquiez,
00:30:43vous avez encore un peu de retard.
00:30:44Pourquoi ce serait si tabou de dire
00:30:46on a 40 milliards d'euros à trouver,
00:30:48on va faire contribuer les plus aisés,
00:30:49les grandes entreprises,
00:30:50pour que l'effort soit
00:30:52le plus équitablement réparti ?
00:30:54Mais parce qu'on a déjà
00:30:55le record d'impôts en France
00:30:57et qu'à chaque fois qu'on nous sort
00:30:58cette belle musique,
00:30:59la réalité, c'est qu'on augmente
00:31:00les impôts sur tout le monde.
00:31:02Et ma grande différence, là aussi,
00:31:04c'est que je veux qu'on fasse
00:31:05des économies sur le gaspillage
00:31:06de l'argent public
00:31:07et pas qu'on augmente les impôts.
00:31:08Monsieur Bompard veut moins de riches.
00:31:10Moi, je veux plus de riches
00:31:11qu'il est moins pauvre.
00:31:12Moi, je suis très heureux
00:31:13qu'on ait quelqu'un comme Bernard Arnault
00:31:14parce que ça donne de l'emploi.
00:31:16Le seul riche qu'aime M. Bompard,
00:31:17c'est Mélenchon.
00:31:18Moi, je suis favorable
00:31:18à ce qu'il y ait plus de riches.
00:31:19Il y a moins d'argent que vous, non ?
00:31:20Ah non, je ne crois pas, non.
00:31:21En tout cas, il ne fait pas
00:31:22des repas à 100 000 euros, lui.
00:31:23Oui, enfin, en tout cas, lui,
00:31:24surtout, il ne donne pas des leçons
00:31:25à tout le monde.
00:31:26Il ne fait pas des repas à 100 000 euros.
00:31:27M. Bompard, sur ce sujet,
00:31:28je ne prendrai pas vos leçons.
00:31:29Vous savez, c'était une erreur.
00:31:30Je l'ai assumé, j'ai remboursé.
00:31:31Vous avez remboursé ?
00:31:32J'attends de savoir
00:31:33si vos députés de la France insoumise
00:31:35qui étaient dans des logements sociaux
00:31:37de façon abusive ont remboursé.
00:31:38J'attends de savoir
00:31:39si Mme Chiquirou,
00:31:40qui est en ce moment poursuivie
00:31:41pour corruption,
00:31:43est elle aussi en train de rembourser.
00:31:45Vous allez me donner des leçons sur ce sujet, monsieur ?
00:31:46J'attends de savoir
00:31:47si votre député
00:31:48qui a acheté de la drogue
00:31:49et que ses indemnités par le monde
00:31:50a remboursé.
00:31:51M. Bompard ?
00:31:52Alors, Manuel Bompard, Laurent Wauquiez,
00:31:54si je peux me permettre,
00:31:56si je peux me permettre,
00:32:00jusque-là, le débat était de bonne tenue.
00:32:02Vif, mais intéressant.
00:32:03Là, on a eu en quelques instants,
00:32:06Manuel Bompard,
00:32:06vous avez fait référence
00:32:07à la question d'un certain nombre
00:32:09de notes de frais
00:32:09que vous avez remboursé,
00:32:11de la question de ce qu'on appelle
00:32:12les dîners des sommets
00:32:13de votre région.
00:32:15Sur ce point-là,
00:32:15je crois que vous défendez
00:32:16l'organisation de ces dîners,
00:32:17vous n'avez pas remboursé.
00:32:18M. Bompard,
00:32:18vous avez attaqué M. Mélenchon
00:32:20de manière ridicule.
00:32:21Oui, c'était juste pour qu'il n'y ait pas
00:32:22en quelque sorte de choses absences
00:32:23pour ceux qui nous regardent
00:32:24et pour essayer d'expliquer.
00:32:27Et en réponse,
00:32:27Laurent Wauquiez a fait référence
00:32:29aux mises en cause
00:32:30et notamment mises en examen
00:32:31de Sophia Chikirou, députée.
00:32:33Voilà pour, en quelque sorte,
00:32:35les faits.
00:32:35J'aimerais qu'on revienne
00:32:36à la question des impôts.
00:32:37Je préfère.
00:32:37Manuel Bompard,
00:32:39Laurent Wauquiez vous dit
00:32:39il ne faut plus augmenter les impôts
00:32:42parce que c'est une solution
00:32:43de facilité.
00:32:45Alors, j'ai deux choses
00:32:45à dire sur ce sujet.
00:32:46Premièrement, M. Wauquiez,
00:32:47contrairement à ce que vous venez
00:32:48d'indiquer,
00:32:49on peut tout à fait avoir
00:32:50des mesures fiscales
00:32:51qui ne touchent pas
00:32:51l'ensemble des Français.
00:32:52Par exemple, moi, je propose
00:32:53de mettre en place
00:32:54ce qu'on appelle
00:32:55la taxe Zuckmann,
00:32:56c'est-à-dire de faire en sorte
00:32:57que les milliardaires
00:32:59dans ce pays,
00:32:59ils sont 147.
00:33:01147, je ne vous parle pas
00:33:02de tous les Françaises
00:33:02et les Français,
00:33:03147,
00:33:04qui payent au moins
00:33:05un impôt équivalent
00:33:06à 2% de leur patrimoine.
00:33:08Franchement,
00:33:09on parle de gens,
00:33:10le niveau de rentabilité
00:33:11de leur patrimoine
00:33:12chaque année,
00:33:12c'est 7%.
00:33:13Ils vont même continuer
00:33:14à s'enrichir
00:33:14avec cette mesure.
00:33:16Donc, la réalité,
00:33:17c'est qu'on peut mettre
00:33:17davantage à contribution
00:33:19pour faire en sorte
00:33:20de réduire le déficit
00:33:21aujourd'hui
00:33:22des personnes
00:33:23qui ont les moyens
00:33:24pour le faire.
00:33:24Ça, ça permet
00:33:25de faire rentrer
00:33:25dans les caisses de l'État
00:33:26plusieurs milliards d'euros.
00:33:28Et ensuite,
00:33:28M. Wauquiez,
00:33:29je vais vous interroger
00:33:30sur une contradiction
00:33:30que vous avez.
00:33:32Parce que vous dites,
00:33:33et vous l'avez dit
00:33:34à plusieurs reprises,
00:33:35si dans le prochain budget,
00:33:37il y a une nouvelle
00:33:38augmentation d'impôts,
00:33:40on ne pourra pas être d'accord
00:33:41avec le budget,
00:33:42on va quitter le gouvernement.
00:33:43Enfin, je ne sais pas trop
00:33:44exactement ce que vous dites
00:33:45sur ce sujet
00:33:46de manière précise.
00:33:46Exactement ça.
00:33:47Voilà.
00:33:48Mais M. Wauquiez,
00:33:49il y a un problème.
00:33:49c'est qu'il y a trois mois,
00:33:51vous avez voté
00:33:52pour le budget
00:33:53de M. Bayrou
00:33:53et dans le budget
00:33:54de M. Bayrou,
00:33:55il y a une augmentation
00:33:56de la TVA
00:33:57pour les micro-entrepreneurs,
00:33:59il y a une augmentation
00:33:59de la CSG
00:34:00pour les apprentis,
00:34:02qui a été suspendue
00:34:03grâce au travail
00:34:05que j'ai fait.
00:34:06Mais quand vous l'avez voté,
00:34:07M. Wauquiez,
00:34:07ce n'était pas suspendu.
00:34:08C'était dedans.
00:34:10Maintenant,
00:34:10c'est un savou
00:34:11qu'il y a des choses
00:34:11qui se passent
00:34:11dans le gouvernement.
00:34:12M. Wauquiez,
00:34:12c'est un scoop.
00:34:13Là, c'est un scoop.
00:34:14Honnêtement, c'est fort.
00:34:15C'est parce qu'il y a eu
00:34:17une mobilisation
00:34:17des auto-entrepreneurs
00:34:18et c'est pas vous
00:34:19qui l'avez suscité.
00:34:20Oui, mais M. Wauquiez,
00:34:21vous pouvez rigoler,
00:34:22mais la différence...
00:34:23Non, je vais vous dire
00:34:23pourquoi je rigole.
00:34:24Attendez, laissez-moi terminer.
00:34:25Vous pouvez rigoler,
00:34:26mais la différence,
00:34:26c'est qu'au moment
00:34:27du budget de M. Bayrou,
00:34:28il y avait bien
00:34:28une augmentation
00:34:29de la CSG
00:34:30pour les apprentis,
00:34:30de la TVA
00:34:31pour les micro-entrepreneurs,
00:34:32qu'il y avait bien
00:34:33une proposition
00:34:34d'augmentation
00:34:34du tarif de l'électricité
00:34:36à partir de 2026
00:34:37qui était dans le budget
00:34:38et même avant
00:34:39dans le budget
00:34:39de M. Barnier,
00:34:40vous êtes venu
00:34:40à la télévision...
00:34:41Attendez, M. Wauquiez,
00:34:44même avant
00:34:45dans le gouvernement
00:34:46de M. Barnier,
00:34:47vous êtes venu
00:34:47sur un plateau de télévision
00:34:48et vous allez expliquer
00:34:49qu'on a l'indexation
00:34:50des retraites
00:34:52pendant six mois.
00:34:53Réponse de Laurent Wauquiez,
00:34:54d'opcure.
00:34:55En fait, on ne peut pas
00:34:56vous croire ce qu'il y a
00:34:56dans le budget.
00:34:57Juste, la proposition,
00:34:59il faut bien que tous
00:35:00ceux qui nous écoutent
00:35:00comprennent.
00:35:02La France Insoumise
00:35:02propose d'augmenter
00:35:03de 260 milliards d'euros
00:35:05les impôts en France.
00:35:07Il n'y a aucun parti
00:35:09dans le monde
00:35:09qui propose ça.
00:35:10Alors évidemment,
00:35:11quand ils sont sur un plateau,
00:35:13ils essayent de nous dire
00:35:13tranquillement,
00:35:14ne vous inquiétez pas,
00:35:14seuls les riches vont payer.
00:35:15Ah bon ?
00:35:16Oui.
00:35:16Par exemple,
00:35:17dans leur proposition,
00:35:17il y a le fait
00:35:18de faire sauter
00:35:18le quotient conjugal
00:35:19dont vous considérez
00:35:20qu'il est patriarcal.
00:35:22C'est dans les propositions
00:35:22de la France Insoumise.
00:35:24J'ai halluciné
00:35:25en voyant ça.
00:35:25Le quotient conjugal
00:35:26patriarcal.
00:35:27Ça va faire sauter,
00:35:29augmenter les impôts
00:35:30de 15 millions de Français.
00:35:31Vous êtes pour faire sauter
00:35:32l'actionnariat salarié.
00:35:34Il y a 700 000 Français
00:35:35qui seraient pénalisés
00:35:36par vos mesures.
00:35:37Et surtout,
00:35:38à partir du moment
00:35:39où on infligera
00:35:40cette potion
00:35:40de 260 milliards d'euros
00:35:42d'impôts en plus,
00:35:43vous aurez achevé
00:35:44de ruiner l'économie.
00:35:45Et là,
00:35:45je dois vous reconnaître
00:35:46que c'est cohérent.
00:35:47Il n'y aura aucune entreprise
00:35:48qui survivra.
00:35:49La totalité de ceux
00:35:50qui créent de la valeur
00:35:51partiront de ce pays.
00:35:52Et on se retrouvera
00:35:53effectivement dans votre domaine,
00:35:54tout le monde au RSA.
00:35:55Je dois avouer
00:35:56que de ce point de vue,
00:35:57votre système est très cohérent.
00:35:58Il n'y a pas un parti au monde
00:35:59qui est aussi fou
00:36:00dans ces propositions économiques.
00:36:02Vous montez comme un arrachant
00:36:03de deux.
00:36:03Qu'est-ce qui est faux
00:36:05dans ce que dit
00:36:05Jean-Laurent Wauquiez ?
00:36:06Je vous donne juste
00:36:06un exemple très concret.
00:36:08Vous venez de dire
00:36:09que vous proposez
00:36:09de supprimer
00:36:10le quotient conjugal
00:36:10et donc ça va se traduire
00:36:12par une augmentation
00:36:12de l'impôt.
00:36:13Vous proposez ou non
00:36:13de supprimer le quotient conjugal ?
00:36:14Attendez, laissez-moi terminer
00:36:15M. Wauquiez.
00:36:16Il ne faut pas lire
00:36:17une seule ligne
00:36:18sans la ligne suivante
00:36:19dans un programme.
00:36:20C'est comme les contrats d'assurance.
00:36:22Il y a la Times New Roman 10
00:36:22en dessous, c'est ça ?
00:36:23Non, mais un programme,
00:36:23vous savez, c'est un ensemble.
00:36:25Donc, en vérité,
00:36:26vous parlez de la réforme
00:36:27que nous proposons
00:36:28sur l'impôt, sur le revenu,
00:36:30dans laquelle nous proposons
00:36:31de rajouter des tranches
00:36:32et effectivement
00:36:32de retirer cette disposition.
00:36:34D'accord.
00:36:35Attendez, M. Wauquiez,
00:36:36laissez-moi terminer.
00:36:36Ce qui vous fait pousser
00:36:37des cris d'en frais,
00:36:38c'est ce que je viens de dire,
00:36:40c'est que vous avez bien
00:36:40l'intention de faire supprimer
00:36:42le quotient conjugal.
00:36:43On est d'accord ?
00:36:43M. Wauquiez,
00:36:44est-ce qu'on est d'accord ?
00:36:45M. Wauquiez,
00:36:45ne faites pas vos petites manips, là.
00:36:47Ça ne sert à rien.
00:36:48Non, mais la proposition
00:36:49de réforme...
00:36:49Celui qui cherche
00:36:50a tout noyé ici.
00:36:51Parlez-moi, c'est vous.
00:36:52Je ne tournoie pas,
00:36:52mais j'essaie juste de parler
00:36:53si c'est possible.
00:36:54La proposition de réforme
00:36:55de l'impôt sur le revenu
00:36:56que j'ai proposée,
00:36:58elle se traduit par une baisse
00:37:00ou un maintien
00:37:01au même niveau d'impôt
00:37:02de 93% des Françaises
00:37:04et des Français.
00:37:04Et c'est 7%
00:37:05qui vont payer davantage.
00:37:06Donc ne faites pas croire
00:37:08des gens qui ne correspondent
00:37:08pas à la réalité.
00:37:09Ce qui est évidemment
00:37:10un mensonge.
00:37:11Vous imposez
00:37:12260 milliards d'euros d'impôt.
00:37:14Je ne sais pas
00:37:14d'où sort votre chiffre.
00:37:15Mais c'est votre programme.
00:37:16Vous inventez des choses,
00:37:17vous mélangez l'investissement
00:37:18et l'impôt.
00:37:19Là encore,
00:37:19tout le monde pourra juger.
00:37:20Oui, oui, tout le monde jugera.
00:37:21Quand vous imposerez
00:37:22260 milliards d'impôts,
00:37:23les Français,
00:37:24qui ont beaucoup plus
00:37:24de bon sens que vous,
00:37:26ont très bien compris
00:37:26qu'avec ça,
00:37:27l'économie française
00:37:29sera ruinée.
00:37:30Vous avez parlé d'une taxe
00:37:31de 2% sur le patrimoine
00:37:32des 147 milliardaires.
00:37:33Vous êtes d'accord ou pas ?
00:37:34Non, parce que moi,
00:37:35et c'est notre grosse différence...
00:37:36Vous ne voulez pas imposer
00:37:37davantage les milliardaires ?
00:37:38Non, parce que moi,
00:37:38qu'est-ce que je veux ?
00:37:39Vous voulez moins de riches ?
00:37:40C'est clair.
00:37:40Moi, je veux qu'il y ait plus de riches
00:37:41pour qu'il y ait moins de pauvres.
00:37:41Non, je veux qu'il contribue
00:37:42davantage, moi.
00:37:43Non, mais évidemment,
00:37:44c'est-à-dire qu'à l'arrivée,
00:37:45quel est votre objectif ?
00:37:46Je veux qu'il contribue
00:37:47davantage.
00:37:48Prenons la taxe Zuckman
00:37:49que vous proposez.
00:37:50Allez, on y va.
00:37:50Si jamais vous la mettez en meurtre...
00:37:51On précise taxe Zuckman
00:37:52de 1 ou 2%
00:37:54sur le patrimoine
00:37:57des 147 milliards de grandes fortunes.
00:38:00Non, pas que.
00:38:01C'est des individus.
00:38:01Si, par exemple,
00:38:02la taxe Zuckman
00:38:04était imposée,
00:38:06aujourd'hui,
00:38:06elle arriverait à ruiner
00:38:07une entreprise
00:38:10qui ne dégage absolument aucun bénéfice
00:38:12et qui est sans doute
00:38:13notre seul espoir
00:38:14pour pouvoir combattre
00:38:16l'intelligence artificielle américaine.
00:38:18Et juste, en fait,
00:38:19mais ce qu'il faut
00:38:20que tout le monde comprenne,
00:38:21c'est que là où
00:38:22ce que je vous reproche,
00:38:23c'est que vous,
00:38:23vous cultivez
00:38:24une opposition de classe
00:38:28dans laquelle vous voulez faire croire
00:38:29que si on raquette les riches,
00:38:30les pauvres s'en porteront mieux.
00:38:32Je suis désolé,
00:38:32mais moi,
00:38:33je suis d'un département
00:38:35là-haut-loi
00:38:36où je sais ce qu'on doit
00:38:37des entreprises comme Michelin,
00:38:39comme Bernard Arnault,
00:38:40comme Dassault,
00:38:41et je suis très content
00:38:42de les avoir
00:38:42parce que ça crée de l'emploi.
00:38:44Et ça, c'est toute notre différence.
00:38:45Mais là, je ne vais pas
00:38:45parceller des entreprises,
00:38:46donc vous pouvez répondre à côté
00:38:47si vous voulez,
00:38:47mais là, je vous parle
00:38:48d'une taxe sur le patrimoine
00:38:50des milliards d'euros.
00:38:50Vous pensez sérieusement
00:38:51qu'avec 260 milliards d'euros,
00:38:52le pays va aller mieux ?
00:38:53Messieurs,
00:38:53je vous ai parlé d'une taxe
00:38:55de 2% sur le patrimoine des milliards.
00:38:56Messieurs,
00:38:56désaccord ?
00:38:58Pourquoi vous répondez à côté
00:38:59sur ce sujet ?
00:39:00Pourquoi vous répondez pas clairement
00:39:01sur ce sujet ?
00:39:01Pourquoi vous êtes contre
00:39:02le fait qu'on mette davantage
00:39:03à contribution
00:39:04les milliardaires dans ce pays ?
00:39:05Mais s'il vous plaît,
00:39:07désaccord sur la politique fiscale,
00:39:08je crois qu'on l'a vu.
00:39:08Je suis contre tout impôt.
00:39:09J'aimerais Laurent Wauquiez
00:39:10et Emmanuel Bompard
00:39:11tout impôt.
00:39:11Sauf sur les plus pauvres manifestement.
00:39:12Tout impôt.
00:39:13Sauf sur les apprentis,
00:39:14sauf sur les auto-entrepreneurs,
00:39:15sauf sur l'électricité.
00:39:16S'il vous plaît,
00:39:17Emmanuel Bompard,
00:39:17Laurent Wauquiez,
00:39:18une question très précise
00:39:19avant de parler
00:39:19des fractures françaises
00:39:21sur ce qui va en quelque sorte
00:39:23jalonner l'actualité de la semaine,
00:39:24la question des référendums
00:39:26puisque Emmanuel Macron,
00:39:27visiblement mardi,
00:39:28va en proposer un certain nombre,
00:39:29que vous avez François Bayrou
00:39:30qui lui-même sur la question du budget
00:39:32souhaite soumettre aux Français
00:39:35les grandes orientations
00:39:36du budget 2026,
00:39:37précisément ce dont on était
00:39:38en train de parler.
00:39:41J'ai écouté à peu près vos réactions.
00:39:42Vous avez l'air pour le coup
00:39:42aligné sur le fait de dire
00:39:44que c'est une mauvaise idée.
00:39:45C'est peut-être un des seuls points
00:39:47d'accord entre vous,
00:39:48Emmanuel Bompard,
00:39:49Laurent Wauquiez,
00:39:49sur la question des référendums.
00:39:50Sur le budget,
00:39:51oui, je vous confirme.
00:39:52Je trouve que c'est une proposition
00:39:53qui n'a aucun sens
00:39:54et je propose qu'on commence déjà
00:39:55par faire voter les députés
00:39:56et qu'on arrête de passer
00:39:57ces budgets par 49-3.
00:39:59Pourquoi il faut un référendum, alors ?
00:40:01On peut avoir un référendum
00:40:02sur plein de sujets.
00:40:02Moi, je propose une question simple
00:40:05pour éviter que ce soit
00:40:05les uns et les autres
00:40:06qui choisissent les référendums.
00:40:07Moi, j'ai une proposition,
00:40:08on a une proposition dans notre programme,
00:40:10c'est le référendum d'initiative citoyenne
00:40:11et que ce soit les gens
00:40:13qui puissent décider
00:40:14à partir du moment
00:40:15où ils sont un certain nombre
00:40:16de signataires,
00:40:17on va faire en sorte
00:40:17qu'ils puissent avoir un référendum
00:40:19sur cette question.
00:40:19Par exemple,
00:40:20on pourrait le faire
00:40:20sur la réforme des retraites.
00:40:22Je n'ai toujours pas compris
00:40:22votre position.
00:40:23Vous étiez pour la retraite
00:40:23à 64 ans ou pas
00:40:25parce que vos députés
00:40:25étaient un peu divisés
00:40:26sur le sujet.
00:40:27Moi, je suis contre.
00:40:28Je suis pour revenir à 62 ans
00:40:29dans un premier temps
00:40:30et à 60 ans après.
00:40:31On pourrait faire un référendum
00:40:32pour abroger la réforme
00:40:33des retraites d'Emmanuel Macron.
00:40:34Sur ce point précis,
00:40:35Laurent Wauquiez,
00:40:35sur la réforme des retraites,
00:40:36un référendum sur ce sujet ?
00:40:38Là aussi,
00:40:39il faut juste entendre
00:40:40ce qu'on entend.
00:40:41C'est-à-dire,
00:40:41la proposition de LFI,
00:40:43c'est de revenir à la retraite
00:40:44à 60 ans
00:40:45et 40 annuités de cotisation.
00:40:46Ce n'est pas une réforme,
00:40:47c'est la faillite.
00:40:48C'est la faillite.
00:40:49C'est-à-dire que tous ceux
00:40:49qui nous écoutent,
00:40:50qui ont une retraite
00:40:51ou qui s'apprêtent
00:40:51à prendre leur retraite,
00:40:52qui comprennent bien,
00:40:53là aussi,
00:40:54il n'y a aucun pays au monde,
00:40:55aucun parti au monde
00:40:56qui fait des propositions
00:40:57aussi délirantes.
00:40:57C'est faux.
00:40:58Il y a des pays
00:40:58où la retraite est à 60 ans.
00:40:59Vous enclenchez ça à la minute,
00:41:01vous mettez en faillite
00:41:02notre système de retraite.
00:41:03Avec la réalité.
00:41:03Et quel pays
00:41:04où la réforme est à 60 ans ?
00:41:05Il y a aujourd'hui,
00:41:07en Europe,
00:41:08des pays
00:41:08dans lesquels vous avez
00:41:09la retraite à 60 ans.
00:41:11Bien sûr.
00:41:12Allez-y,
00:41:12ça m'intéresse.
00:41:13Ça doit être en Autriche
00:41:14pour les femmes,
00:41:15je crois, par exemple.
00:41:16Non, non,
00:41:16ce n'est pas du tout
00:41:17ce que vous proposez.
00:41:18Vous proposez la retraite
00:41:18à 60 ans pour tout le monde.
00:41:19Avec 40 annuités de cotisation.
00:41:21Dites-nous un seul pays
00:41:22en Europe qui fait ça.
00:41:23Peut-être qu'il n'y en a pas
00:41:24en Europe, et alors ?
00:41:24C'est moi qui ai un problème
00:41:25avec la réalité ?
00:41:26Vous venez de me dire,
00:41:27mais oui, bien sûr.
00:41:28Je vous ai parlé de pays
00:41:28dans lesquels
00:41:31on peut partir
00:41:32à la retraite à 60 ans,
00:41:33par exemple pour les femmes.
00:41:34Honnêtement,
00:41:35c'est un numéro
00:41:36de prestigitateur exceptionnel
00:41:37que vous venez de nous faire.
00:41:38Vous nous assénez
00:41:39avec une solidité
00:41:41et un tempérament absolu.
00:41:42Bien évidemment,
00:41:43il y a plein de pays
00:41:44dans le monde
00:41:44qui font la retraite
00:41:44à 60 ans et 40 annuités.
00:41:46Il n'y en a pas un.
00:41:47Vous n'êtes même pas capable
00:41:48d'en citer.
00:41:48La France de 1980,
00:41:52ça vous dit quelque chose,
00:41:53M. Wauquiez ?
00:41:54C'est bon, là,
00:41:54M. Bompard.
00:41:55Ça va.
00:41:56Le numéro de mensonge
00:41:57et de propagande affiché
00:41:58à ces lignes.
00:41:58Donc vous n'êtes pas
00:41:59pour la propagation
00:41:59de la réforme des retraites ?
00:42:00Moi, c'est très clair.
00:42:02Je défends la retraite
00:42:03à 64 ans.
00:42:04C'est très clair.
00:42:05Et je vais vous dire...
00:42:05Il y a une injustice en revanche
00:42:09qui visiblement
00:42:09n'a pas l'air de vous poser problème.
00:42:13Les régimes spéciaux de retraite,
00:42:14là, ça ne vous gêne pas ?
00:42:15Tous ces régimes spéciaux
00:42:16qui sont financés
00:42:17à coup de 8 milliards d'euros
00:42:18du budget de l'État,
00:42:19là, ça ne vous gêne pas.
00:42:20Si jamais on met en œuvre
00:42:21votre réforme,
00:42:22c'est la faillite immédiate
00:42:23du versement
00:42:24de toutes les pensions de retraite.
00:42:24Ils ont été supprimés
00:42:25ces régimes spéciaux,
00:42:26vous êtes au courant ?
00:42:26Pas du tout.
00:42:27Chaque année,
00:42:28l'État verse 8 milliards d'euros.
00:42:29C'était la réforme des retraites
00:42:29d'il y a deux ans.
00:42:30L'État verse 8 milliards d'euros
00:42:32chaque année.
00:42:32Là encore, vous mentez
00:42:33avec la clause du grand-père
00:42:35et on pourra le vérifier tranquillement.
00:42:36Pour mettre à l'équilibre
00:42:37des régimes qui ne le sont plus
00:42:38puisque les métiers
00:42:39ont changé.
00:42:39Par contre, ce type d'injustice,
00:42:41vous n'avez pas de problème
00:42:42pour les justifier.
00:42:43Là, il y a aussi un problème.
00:42:44On était sur les référendums.
00:42:46Une majorité des Français
00:42:47pourra abroger la réforme des retraites,
00:42:48pas vous.
00:42:49Messieurs,
00:42:50un petit regard sur les compteurs.
00:42:51Moi, j'ai une proposition de référendum.
00:42:52Très rapidement,
00:42:53puisque je voudrais
00:42:53qu'on avance sur les fractures françaises.
00:42:54Rapidement.
00:42:54C'est qu'on consulte les Français
00:42:56sur la question de savoir
00:42:56est-ce que des étrangers
00:42:57qui arrivent en France
00:42:58peuvent avoir accès
00:42:59automatiquement aux aides sociales
00:43:00ou est-ce qu'il faut qu'on demande
00:43:01qu'ils aient travaillé ?
00:43:02La question de l'immigration,
00:43:03on en parlera dans un instant.
00:43:04Petit point sur vos compteurs.
00:43:0613 minutes et 19 secondes
00:43:07pour Manuel Bompard.
00:43:0713 minutes et 50 secondes
00:43:09pour Laurent Wauquiez.
00:43:10C'est donc vous qui introduirez
00:43:11la prochaine partie consacrée
00:43:13aux fractures françaises.
00:43:19Fractures françaises,
00:43:20insécurité, immigration
00:43:21et la question de la lutte
00:43:22contre le racisme,
00:43:23l'antisémitisme,
00:43:24l'islamophobie.
00:43:25D'abord, je voudrais parler,
00:43:26Manuel Bompard,
00:43:27Laurent Wauquiez,
00:43:27de ce qui s'est passé
00:43:28à Évian-les-Bains,
00:43:28un pompier qui a été
00:43:29très violemment percuté
00:43:30lors d'un rodéo urbain
00:43:31qu'il avait tenté d'interrompre.
00:43:33Il est toujours ce pompier
00:43:34entre la vie et la mort.
00:43:36Je précise que l'auteur présumé
00:43:37des faits faisait l'objet
00:43:38d'une suspension de permis
00:43:39depuis le 15 avril dernier,
00:43:40connu des services de police
00:43:41déjà condamné à trois reprises
00:43:43en 2024 pour usage
00:43:43des trafics de stupéfiants.
00:43:45Bruno Retailleau a pointé du doigt,
00:43:46je cite,
00:43:46la société qui a engendré
00:43:48une fabrique de barbares
00:43:49et il a appelé
00:43:50à redonner sens
00:43:52à la sanction.
00:43:53Est-ce qu'il y a un problème
00:43:54avec le rapport
00:43:54à la sanction,
00:43:55Manuel Bompard ?
00:43:56Écoutez, d'abord,
00:43:57je vais dire évidemment
00:43:58sur ce sujet
00:43:59ma solidarité totale
00:44:00avec ce pompier
00:44:02de manière individuelle
00:44:04et évidemment
00:44:04l'ensemble des pompiers
00:44:06de France
00:44:06qui font un travail
00:44:07remarquable
00:44:08et extraordinaire.
00:44:10Je pense que ça,
00:44:10ça sera un point commun
00:44:11avec M. Wauquiez
00:44:13de leur rendre hommage.
00:44:15Ensuite,
00:44:16vous me posez
00:44:16une question concrète
00:44:17sur comment lutter
00:44:19contre le problème
00:44:20aujourd'hui,
00:44:21un problème d'insécurité
00:44:22qu'il y a aujourd'hui
00:44:22dans notre pays.
00:44:24Et là aussi,
00:44:24comme je le disais tout à l'heure,
00:44:26j'ai en face de moi
00:44:26des gens qui,
00:44:28en quelque sorte,
00:44:29participent à une forme
00:44:30de surenchère
00:44:30sur les mots
00:44:31mais qui continuent
00:44:32à s'entêter
00:44:33toujours sur les mêmes options,
00:44:34sur les mêmes solutions
00:44:35qui sont mises en place
00:44:36dans ce pays
00:44:36depuis des années
00:44:37et des années
00:44:38et qui ne produisent pas
00:44:39les résultats nécessaires.
00:44:41Vous,
00:44:41vous voulez enfermer
00:44:42tout le monde
00:44:43votre solution
00:44:44dès qu'il y a
00:44:44un problème.
00:44:45Je ne veux pas enfermer
00:44:45tout le monde,
00:44:46je vais enfermer
00:44:46les délinquants.
00:44:47C'est une grosse différence
00:44:47avec vous.
00:44:48Je vais vous répondre.
00:44:48Allez-y,
00:44:48vous répondez après.
00:44:51Vous,
00:44:51dès qu'il y a
00:44:52une difficulté
00:44:53qui est posée quelque part,
00:44:54vous dites prison,
00:44:54prison, prison.
00:44:56Et le problème,
00:44:56vous savez,
00:44:57c'est que la prison
00:44:57produit de la récidive.
00:44:59Tout le monde le sait,
00:44:59toutes les études le montrent.
00:45:00C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:45:0160% des gens
00:45:03qui sont passés en prison
00:45:04récidivent
00:45:05dans les cinq années
00:45:05qui suivent leur libération.
00:45:07Et donc,
00:45:07s'il faut avoir un travail
00:45:08sur le sujet,
00:45:15quelqu'un comme
00:45:15François Mollins,
00:45:16que je pense que vous pouvez
00:45:17respecter,
00:45:18qui était directeur de cabinet
00:45:19d'une ministre,
00:45:20les Républicains,
00:45:21Mme Alliomari,
00:45:22il dit,
00:45:22s'il y a une priorité
00:45:23aujourd'hui,
00:45:23c'est de travailler
00:45:24sur le sens de la peine
00:45:25pour faire en sorte
00:45:26justement que quand on met
00:45:28des gens en prison,
00:45:29quand on les sanctionne,
00:45:30ça ne se traduise pas
00:45:30immédiatement par de la récidive.
00:45:32Et donc,
00:45:33je pense que vous vous trompez
00:45:34de solution et que,
00:45:35en quelque sorte,
00:45:35vous masquez la vacuité
00:45:36de vos réponses
00:45:37par une surenchère
00:45:38sur les mots.
00:45:38Moi,
00:45:38je n'utiliserai pas ces mots
00:45:39et je propose des solutions
00:45:40qui soient des solutions
00:45:41alternatives pour faire en sorte
00:45:42qu'on vive en paix
00:45:43et en sécurité dans ce pays.
00:45:44Et c'est quoi
00:45:45ces solutions alternatives ?
00:45:46Précisément,
00:45:47par exemple,
00:45:47augmenter,
00:45:48doubler le nombre
00:45:50de personnels
00:45:50dans les services pénitentiaires
00:45:52d'insertion et d'approbation.
00:45:53On est moitié moins
00:45:54que la moyenne européenne
00:45:55sur ce sujet.
00:45:57C'est faire en sorte
00:45:57que quand des personnes
00:45:59commettent un délit,
00:46:01quand des personnes
00:46:02font une bêtise,
00:46:03qu'on ne commence pas
00:46:05à avoir comme seule réponse
00:46:06de les envoyer en prison
00:46:07dont tout le monde sait
00:46:08qu'ensuite ça se traduit
00:46:09par des délits
00:46:10encore plus graves après.
00:46:11Voilà, par exemple,
00:46:12une mesure qui est
00:46:13une mesure concrète,
00:46:15M. Wauquiez.
00:46:16Bien sûr,
00:46:16de la répression,
00:46:17mais aussi de la prévention
00:46:18et de la réinsertion,
00:46:20de la réhabilitation.
00:46:20De Laurent Wauquiez.
00:46:21Par exemple,
00:46:23Laurent Wauquiez,
00:46:23Gérard d'Armanin Gardesseau
00:46:24qui veut des peines minimales,
00:46:27ça veut dire des peines planchées
00:46:28pour certains délits,
00:46:28notamment ceux qui sont dépositaires
00:46:30de l'autorité publique.
00:46:31Est-ce que ça,
00:46:32vous y êtes favorable ?
00:46:33Oui, bien sûr.
00:46:34Contrairement à ce que dit
00:46:35M. Bompard,
00:46:36on n'a jamais mis en place
00:46:37dans notre pays
00:46:37depuis des années
00:46:38une politique pénale
00:46:39de fermeté
00:46:40dès les premiers délits.
00:46:42J'ai face à moi quelqu'un
00:46:43qui accepte
00:46:44à l'intérieur
00:46:44de sa formation politique
00:46:45d'avoir des slogans
00:46:46comme « la police tue ».
00:46:48J'ai en face de moi
00:46:48quelqu'un
00:46:49qui, plutôt que de dénoncer
00:46:50toutes les violences
00:46:51des criminels
00:46:51et des délinquants,
00:46:52préfère systématiquement
00:46:53pointer celle
00:46:54de la violence policière.
00:46:55Vous avez systématiquement
00:46:56fragilisé le travail
00:46:57des forces de l'ordre.
00:46:58Vous avez diffusé
00:46:59avec un cynisme électoral
00:47:01épouvantable
00:47:01cette idée
00:47:02que la police
00:47:03dans notre pays
00:47:03serait violente.
00:47:05Alors qu'on a
00:47:05des forces de l'ordre
00:47:06qui agissent dans un contexte
00:47:07de plus en plus difficile
00:47:08pour protéger
00:47:09nos compatriotes.
00:47:10Le résultat
00:47:11de toute l'idéologie
00:47:12que vous portez
00:47:12c'est ce qu'on récolte.
00:47:13C'est-à-dire des criminels
00:47:14et des délinquants
00:47:15qui n'ont plus aucune peur.
00:47:17Donc oui, moi j'assume
00:47:18parfaitement face à vous.
00:47:19Je considère contrairement
00:47:20que je n'appelle pas ça
00:47:21une bêtise.
00:47:22Non.
00:47:23Je n'appelle pas ça
00:47:23une bêtise
00:47:24quand on fait un refus
00:47:24d'obtempérer.
00:47:25Non.
00:47:26Je n'appelle pas ça
00:47:26une bêtise
00:47:27quand on fait du...
00:47:27Vous avez qualifié
00:47:28de bêtise
00:47:29tout ce qui était
00:47:29les problématiques
00:47:30de criminels
00:47:30et de délinquants.
00:47:31Non.
00:47:32Je ne leur trouve pas
00:47:32d'excuses.
00:47:33Je n'ai pas oublié
00:47:35les propos qui étaient
00:47:37dramatiques
00:47:37tenus par Jean-Luc Mélenchon
00:47:39quand il y a eu
00:47:40cette jeune étudiante
00:47:42de 12 ans
00:47:42une gamine
00:47:43violée par trois
00:47:45barbares
00:47:46qui la traitait
00:47:47de sale juive
00:47:48et que Jean-Luc Mélenchon
00:47:50a osé dire
00:47:51« Ah !
00:47:52Ces pauvres délinquants
00:47:53n'avaient sans doute
00:47:54pas conscience
00:47:55de faire un crime. »
00:47:56Eh bien moi
00:47:56c'est tout ce que je combats.
00:47:57Mais n'inventez pas
00:47:58les citations.
00:47:58Pas du tout.
00:47:59Tout le monde pourra vérifier.
00:48:02C'est la citation exacte
00:48:03de Jean-Luc Mélenchon
00:48:04et là aussi on vérifiera.
00:48:05C'est évidemment faux.
00:48:06Mais juste
00:48:06je suis contre
00:48:07tout ce que vous portez
00:48:08en la matière
00:48:09qui est la culture de l'excuse.
00:48:10Pour vous
00:48:10il n'y a de violence
00:48:11que de violence policière.
00:48:12Moi ce que je veux
00:48:13c'est mettre les délinquants
00:48:14et les criminels
00:48:14hors d'état de nuire
00:48:15et dès le premier délit
00:48:16parce que c'est tout
00:48:17ce qui nous manque.
00:48:18C'est ce qui a permis
00:48:19à des pays comme les Pays-Bas.
00:48:20C'est ce qui a permis
00:48:21à des pays comme l'Allemagne
00:48:22de réagir.
00:48:23Et je considère que c'est ça
00:48:24dont on a besoin.
00:48:25Non mais répondez à la question
00:48:25sur tous les délits.
00:48:26Enfin ça me semble clair
00:48:28dans la réponse
00:48:28que je vous fais.
00:48:29La prison pour tous les délits.
00:48:30Ce que je considère
00:48:31je considère qu'il faut
00:48:32une sanction.
00:48:33La sanction ça peut être
00:48:34tapé au portefeuille.
00:48:35On arrête de verser
00:48:36des aides sociales
00:48:36et des délinquants
00:48:37et des criminels.
00:48:38La sanction ça peut être
00:48:39des travaux d'intérêt général.
00:48:40C'est-à-dire que
00:48:41quand on a fait une dégradation
00:48:42et bien on répare
00:48:43les dégâts qu'on a fait.
00:48:44Contrairement à vous
00:48:44j'ai été maire.
00:48:46Je sais ce que c'est
00:48:46que la vie quotidienne
00:48:47quand on essaye de protéger
00:48:48une collectivité.
00:48:49Maire de ma ville
00:48:49du Puy-en-Volay.
00:48:50J'appliquais des principes
00:48:51qui étaient les principes
00:48:52de travaux de peine
00:48:53d'intérêt général.
00:48:54Mais ma ligne directrice...
00:48:55Vous êtes d'accord
00:48:55avec l'idée que je propose
00:48:56qui est de dire
00:48:57que la seule solution
00:48:58c'est pas la raison.
00:48:58Parce que vous,
00:48:58votre ligne,
00:48:59c'est systématiquement
00:49:00de trouver des excuses.
00:49:00J'aimerais juste faire un point
00:49:01manuellement par Laurent Wauquiez
00:49:02sur ce drame et l'horreur
00:49:04qui s'était passé à Courbevoie
00:49:05puisque voilà un tweet
00:49:06de Jean-Luc Mélenchon
00:49:07là encore pour rétablir
00:49:08les faits horrifiés
00:49:08par ce viol à Courbevoie
00:49:09et tout ce qu'il met en lumière
00:49:10concernant le conditionnement
00:49:11des comportements masculins
00:49:12criminels dès le jeune âge
00:49:13et du racisme antisémite.
00:49:15Solidarité et pensée émue
00:49:16pour la victime et ses proches.
00:49:17J'espère que les soins,
00:49:18secours et accompagnement
00:49:18sont pris correctement en charge
00:49:19et qu'on ne transforme pas ce crime
00:49:21ni la souffrance qu'il engendre
00:49:22en spectacle médiatique.
00:49:23Voilà un tweet
00:49:24de Jean-Luc Mélenchon.
00:49:25Monsieur Diamelle,
00:49:27faites faire votre enquête
00:49:28par vos services
00:49:28parce que vous verrez
00:49:29qu'effectivement
00:49:30M. Mélenchon a expliqué
00:49:31et demandez-leur de vérifier
00:49:32que sans doute
00:49:33que ces barbares
00:49:34n'avaient même pas conscience
00:49:35de faire un crime.
00:49:35Je n'ai pas dit
00:49:37Laurent Wauquiez
00:49:37qu'à un moment donné
00:49:38une phrase de cette manière-là
00:49:39n'avait pas été prononcée.
00:49:40Je voulais juste
00:49:40qu'on puisse savoir
00:49:41et on va le faire
00:49:42et je vais vous citer
00:49:43dans un instant
00:49:43cette phrase
00:49:44mais c'était juste
00:49:45pour rétablir.
00:49:46Vous donnez l'impression
00:49:47que Jean-Luc Mélenchon
00:49:48n'avait dit que cela
00:49:49au sujet de l'horreur
00:49:50qui s'est passé à Courbeault.
00:49:52On ne va pas pouvoir
00:49:52ce soir corriger
00:49:53toutes les fausses informations
00:49:54que vous donnez.
00:49:55J'essaye de le faire
00:49:56sur certaines.
00:49:56Les vôtres sont légéants.
00:49:58Mais non,
00:49:58mais laissez-moi répondre,
00:49:59vous allez voir.
00:49:59Si vous pensez que
00:50:01après vous avez
00:50:02votre temps de parole
00:50:02qui vous permet
00:50:03de corriger les miennes
00:50:03si vous pensez
00:50:04que je donne
00:50:04des fausses informations.
00:50:05Ce que je fais systématiquement
00:50:06parce que je ne veux pas
00:50:07vous laisser diffuser
00:50:08de la fausse information.
00:50:08Vous venez de dire
00:50:09par exemple des choses
00:50:10qui sont des choses
00:50:12complètement inexactes.
00:50:14Vous venez de dire
00:50:14que en quelque sorte
00:50:15je ne condamnerai
00:50:16les violences
00:50:17quand elles seraient commises
00:50:18par des forces de l'ordre.
00:50:19Mais évidemment
00:50:20ça ne correspond pas à la réalité.
00:50:21J'en ai fait la démonstration.
00:50:22Le slogan
00:50:22la police suit
00:50:23il vient d'où ?
00:50:24Le slogan
00:50:24la police suit vient d'où ?
00:50:25Monsieur Wauquiez,
00:50:29je n'ai pas besoin
00:50:30que vous me posiez la question.
00:50:31J'allais y venir par moi-même
00:50:32Monsieur Wauquiez.
00:50:33Monsieur Wauquiez
00:50:33je vous dis juste
00:50:34une chose simple
00:50:35et puisque vous prétendez
00:50:36être attaché à la République
00:50:37vous devriez être sensible
00:50:39à l'argument
00:50:39que je vais vous donner.
00:50:40C'est que évidemment
00:50:41que quand on s'en prend
00:50:42à des policiers
00:50:43c'est inacceptable
00:50:44mais que évidemment aussi
00:50:45que des policiers...
00:50:46Je ne vous entends jamais
00:50:47démarquer ça.
00:50:48Mais jamais.
00:50:49C'est parce que vous m'écoutez mal.
00:50:51C'est parce que vous m'écoutez mal.
00:50:52Mais Monsieur Wauquiez...
00:50:53Drancy, immédiatement
00:50:54vous avez été les premiers
00:50:55à vous en prendre aux policiers.
00:50:59Mais moi je vous ai laissé
00:51:02beaucoup dire n'importe quoi
00:51:03ce soir.
00:51:04Vous voyez ?
00:51:04Vous êtes devant.
00:51:06Je peux terminer une phrase ?
00:51:08Allez-y Emmanuel Bompard
00:51:09et j'aimerais ensuite
00:51:09qu'on parle d'immigration
00:51:10et de la protection
00:51:11que vous avez soumise au débat.
00:51:12Vous devriez être d'accord avec moi.
00:51:13Il y a un cadre déontologique
00:51:14pour l'action des policiers.
00:51:16Et donc de la même manière
00:51:17qu'il n'est pas normal
00:51:17de s'attaquer à un policier
00:51:18si un policier ne respecte pas
00:51:20le cadre déontologique
00:51:21qui est le sien
00:51:22il est normal aussi
00:51:23qu'il soit sanctionné.
00:51:25Il n'y a pas d'impunité
00:51:26et toutes les actions
00:51:27qui sont menées
00:51:27ne sont pas par définition
00:51:29menées par des policiers
00:51:30acceptables.
00:51:31Donc quand un policier
00:51:32fait quelque chose
00:51:32de pas bien je le dis
00:51:33et quand quelqu'un
00:51:34s'attaque à un policier
00:51:35et quand quelqu'un
00:51:36agresse un policier
00:51:37évidemment que je le condamne
00:51:39et que je ne suis pas d'accord avec.
00:51:40Donc pourquoi vous essayez
00:51:41de faire croire l'inverse ?
00:51:42Pourquoi vous essayez
00:51:43de m'attribuer des positions
00:51:44qui ne sont pas les miennes ?
00:51:45Dites la vérité
00:51:46attaquez-moi sur la réalité
00:51:47de ce que je pense.
00:51:48Réponse rapide de Laurent Wauquiez
00:51:49et ensuite on parle de l'inverse.
00:51:50C'est là encore
00:51:51vous livrez un numéro de comédien.
00:51:53À chaque fois vous êtes là
00:51:54pour dénoncer les violences policières.
00:51:55Le slogan la police tue
00:51:57je ne vous ai pas entendu
00:51:57en parler.
00:51:58Par contre moi je vous fais
00:51:59une proposition.
00:52:00Il arrive de la police tue.
00:52:01La question c'est de savoir
00:52:02si c'est dans le cadre
00:52:03de la déontologie ou pas.
00:52:04Vous vous rendez compte
00:52:05à quel point vous sapez
00:52:06l'autorité de l'État ?
00:52:07Jean-Luc Mélenchon
00:52:08dans une manifestation
00:52:08où il y avait des slogans
00:52:10après un refus de s'en mêler
00:52:11et la police s'en mêler
00:52:12ce jour-là.
00:52:13Manuel Bompard
00:52:13Laurent Wauquiez termine.
00:52:14Lors d'une manifestation
00:52:16où il y avait des affiches
00:52:18de la France Insoumise
00:52:19et qui disaient
00:52:20c'est bien de mettre à mort
00:52:21des policiers
00:52:21Jean-Luc Mélenchon
00:52:23interrogé avait dit
00:52:24il faut avoir le sens
00:52:25de l'humour.
00:52:25Je suis désolé
00:52:26je n'ai pas le sens
00:52:27de l'humour sur ces sujets.
00:52:28Et moi ma proposition
00:52:29c'est qu'on mette en place
00:52:30une présomption
00:52:31de légitime défense
00:52:32pour nos forces de l'ordre
00:52:33quand elles se défendent
00:52:34contre des criminels
00:52:35et des délinquants.
00:52:36Messieurs,
00:52:37Manuel Bompard
00:52:37Laurent Wauquiez
00:52:38c'est encore inexact
00:52:39mais bon allez-y.
00:52:39J'aimerais qu'on parle
00:52:40de la proposition
00:52:42que Laurent Wauquiez
00:52:43a mise au pot commun
00:52:44si j'ose dire
00:52:45à l'occasion
00:52:45de l'élection
00:52:47à la tête des Républicains
00:52:48celle d'envoyer
00:52:51de quitter le territoire français
00:52:53à Saint-Pierre et Miquelon.
00:52:56Cette proposition
00:52:57a été assez largement critiquée
00:52:58quasiment unanimement
00:53:00Laurent Wauquiez
00:53:01soutenue ultra majoritairement
00:53:02par tous les Français
00:53:03y compris de gauche
00:53:04par un sondage
00:53:04qui a montré
00:53:05qu'effectivement
00:53:0560% il était favorable.
00:53:07Merci.
00:53:08C'est quoi ?
00:53:08Vous ne saviez plus
00:53:08quoi inventer
00:53:09pour être tenté
00:53:11de battre Bruno Retailleau ?
00:53:13C'était le sens
00:53:13de cette proposition ?
00:53:14Monsieur Duhamel
00:53:15vous voyez la réalité
00:53:17aujourd'hui ?
00:53:17Celle-là ne vous choque pas ?
00:53:19Des OQTF dangereux
00:53:20qu'on laisse dans nos rues
00:53:20qu'on est incapable
00:53:21de reconduire dans leur pays
00:53:22l'attentat de Lola
00:53:24de Philippines
00:53:24ça ça ne vous choque pas vous ?
00:53:25Visiblement les Français
00:53:26ils ont parfaitement compris.
00:53:28Moi mon choix
00:53:28il est très simple
00:53:29je veux qu'on ait
00:53:30un effet dissuasif
00:53:31je veux qu'on tourne
00:53:32la page du laxisme
00:53:33on a aujourd'hui
00:53:34un système en France
00:53:35on met des OQTF dangereux
00:53:36dans des prisons
00:53:37et on les relâche
00:53:38au bout de 90 jours
00:53:38c'est ça ce qui devrait
00:53:39vous heurter
00:53:40plutôt que les questions
00:53:41de campagne
00:53:42ou de positionnement
00:53:42ça c'est ce qui devrait
00:53:43vous heurter
00:53:44parce que visiblement
00:53:45ça heurte les Français
00:53:45et donc moi ma proposition
00:53:47c'est de leur dire
00:53:48maintenant clairement
00:53:48soit vous rentrez chez vous
00:53:49soit c'est à 4000 km
00:53:51d'ici au large
00:53:51des côtes canadiennes
00:53:52mais en France
00:53:53c'est la fin du laxisme
00:53:54et je pense qu'il y a
00:53:55beaucoup de gens
00:53:55qui comprennent très bien
00:53:56ce que je souhaite faire.
00:53:57C'est faisable
00:53:58Manuel Bompard
00:53:58cette proposition ?
00:54:00Écoutez moi
00:54:00je me suis regardé
00:54:02un peu sérieusement
00:54:02votre proposition
00:54:03Merci
00:54:03Merci
00:54:04Et je me suis posé
00:54:06quand même quelques questions
00:54:07monsieur Wauquiez
00:54:08évidemment je ne la partage pas
00:54:09je la trouve
00:54:09y compris indécente
00:54:10mais je vais venir
00:54:11sur le fond de votre proposition
00:54:12Vous estimez le nombre
00:54:14de ce que vous appelez
00:54:15des OQTF dangereux
00:54:17Vous les estimez à combien
00:54:18monsieur Wauquiez ?
00:54:19Prenons un chiffre
00:54:19qui a été donné lui-même
00:54:20par le ministère de l'Intérieur
00:54:21on peut commencer par ça
00:54:2260 OQTF considérés
00:54:24comme ultra dangereux
00:54:25algériens
00:54:26que le gouvernement algérien
00:54:27refuse de reconduire
00:54:27Mais comment vous décidez
00:54:28qui est dangereux
00:54:29et qui n'est pas dangereux
00:54:30parmi les dits OQTF ?
00:54:31Pardon mais quand vous avez
00:54:32dans les OQTF dangereux
00:54:33parce que je suis allé
00:54:34dans un centre de reconduite
00:54:35à la frontière moi
00:54:35pour voir
00:54:36je ne sais pas si vous avez
00:54:37fait l'exercice
00:54:37Mais évidemment
00:54:38Très bien
00:54:38je suppose que vous avez vu
00:54:39comme moi
00:54:40des gens qui ont été
00:54:41condamnés pour assassinat
00:54:42J'ai vu des enfants aussi
00:54:43qui n'avaient commis
00:54:44aucun délit
00:54:45et qui étaient dans
00:54:46les OQTF
00:54:46Absolument plus maintenant
00:54:47maintenant les centres
00:54:48de reconduite à la frontière
00:54:49sont quasi exclusivement
00:54:50consacrés
00:54:51à des criminels dangereux
00:54:52C'est pas vrai monsieur
00:54:53C'est pas vrai
00:54:54Trafic de drogue
00:54:55Franchement c'est pas bien
00:54:56ce que vous êtes en train de dire
00:54:57Vous avez la démonstration
00:54:58sous nos yeux
00:54:58de toutes les excuses
00:54:59que vous trouvez
00:55:00Mais je ne cherche pas
00:55:00des excuses
00:55:01Évidemment c'est ce qu'on vient
00:55:02de voir
00:55:02Je ne cherche pas des excuses
00:55:03Je vous dis que vous avez
00:55:04dans ces centres de rétention
00:55:05vous avez des enfants
00:55:07vous avez des familles
00:55:07qui n'ont commis aucun délit
00:55:09qui n'ont commis aucun délit
00:55:10Mais ce n'est pas vrai
00:55:11Les personnes condamnées
00:55:12Monsieur Wauquiez
00:55:13Les centres de reconduite
00:55:14Dans les centres
00:55:17de rétention administratif
00:55:18aujourd'hui vous avez
00:55:19c'est les chiffres officiels
00:55:2025% de gens
00:55:21qui ont été condamnés
00:55:23qui ont
00:55:23pour des délits
00:55:24qui peuvent être
00:55:25de très différentes natures
00:55:26Donc il y en a 75%
00:55:28de gens qui n'ont pas
00:55:29été condamnés
00:55:30Et donc vous considérez
00:55:31que c'est tous
00:55:31des profils parfaitement sains
00:55:33pas de problèmes psychiatriques
00:55:34pas de déstabilisation
00:55:35ils ont tous le droit
00:55:36de rester dans notre pays
00:55:36Je vous rappelle
00:55:38que ça s'appelle OQTF
00:55:39C'est-à-dire
00:55:40obligation de quitter
00:55:41le territoire français
00:55:43Et pardon
00:55:44Lola Philippine
00:55:46c'est qui ?
00:55:47C'est des OQTF
00:55:48angéliques
00:55:49comme ceux dont vous parlez
00:55:49Le drame de Cahors
00:55:51Où vous avez une jeune femme
00:55:52qui est agressée
00:55:53dans la salle
00:55:53Laurent Wauquiez
00:55:54termine et ensuite
00:55:55vous avez la parole
00:55:55Et quand vous avez eu
00:55:57Si je peux terminer
00:55:58Et quand vous avez eu
00:55:59à Cahors
00:55:59une étudiante
00:56:01une jeune femme
00:56:02agressée par deux
00:56:03OQTF dangereux
00:56:03Vous ne les voyez pas
00:56:04les OQTF dangereux
00:56:05dans notre pays vous ?
00:56:06Moi je peux vous dire
00:56:06que je les vois
00:56:07Et je pense que malheureusement
00:56:08on n'en a vous répondu pas assez
00:56:09Alors voilà
00:56:10Laurent Wauquiez
00:56:11Manuel Bompard
00:56:11Il y a la proposition
00:56:12sur Saint-Pierre-et-Miquelon
00:56:13et puis il n'y a plus généralement
00:56:14la question
00:56:15et c'est vrai que parfois
00:56:16à vous entendre
00:56:16on a du mal à voir
00:56:17quelle est votre proposition
00:56:18comment on fait en sorte
00:56:19que ces personnes frappées
00:56:21d'OQTF
00:56:21obligation de quitter
00:56:22le territoire français
00:56:23puissent être renvoyées
00:56:25vers leur pays d'origine
00:56:27sur ces OQTF
00:56:28qui effectivement
00:56:29peuvent présenter
00:56:30un danger pour les français
00:56:30Alors
00:56:31Monsieur Wauquiez
00:56:32moi je vous dis
00:56:33que les personnes
00:56:34qui ont été condamnées
00:56:36et qui sont sous le coup
00:56:37d'un OQTF
00:56:38c'est 2000 personnes
00:56:39c'est les chiffres officiels
00:56:40Vous voulez envoyer
00:56:42ces personnes-là
00:56:42à Saint-Pierre-et-Miquelon
00:56:44Saint-Pierre-et-Miquelon
00:56:44il y a 6000 habitants
00:56:45Monsieur Wauquiez
00:56:46Et des parties entières
00:56:47qui sont inhabitées
00:56:48Est-ce que vous savez
00:56:49le plus grand centre
00:56:50de rétention administratif
00:56:51en France
00:56:51combien de places il a ?
00:56:52Oui en moyenne
00:56:53un centre de rétention
00:56:54administratif c'est 250
00:56:55Moi ce que je propose
00:56:56c'est qu'on commence
00:56:57Non non non
00:56:57Le plus grand c'est 140
00:56:58c'est dans votre région
00:56:59c'est à l'aéroport
00:57:00de Lyon-Saint-Exupéry
00:57:01Non vous en avez d'autres
00:57:02qui sont dans la banlieue
00:57:03Donc si vous voulez mettre
00:57:032000 personnes à Saint-Pierre-et-Miquelon
00:57:05Monsieur dans une population
00:57:06de 6000 habitants
00:57:07vous devez construire
00:57:0815 centres de rétention
00:57:09administratif
00:57:09C'est vraiment votre proposition ?
00:57:11Construire 15 centres
00:57:12de rétention administratif
00:57:13à Saint-Pierre-et-Miquelon ?
00:57:13Monsieur Bompard
00:57:13Ne caricaturez pas
00:57:14Je caricaturez pas
00:57:15Je vous pose une question sérieuse
00:57:16Ma proposition
00:57:16Non mais parce que
00:57:17la grande différence c'est quoi ?
00:57:18Ma proposition c'est
00:57:19les gens on commence
00:57:19on teste
00:57:20on en fait un
00:57:21on met dedans
00:57:22200 OQTF dangereux
00:57:23Déjà ce sera mieux
00:57:24Et ensuite
00:57:25qu'est-ce que je vise ?
00:57:26Contrairement à vous
00:57:27Je vise pas de les garder là-bas
00:57:28Ce que je veux
00:57:29C'est pas vous qui décidez
00:57:30Oui enfin la grande différence
00:57:32c'est qu'aujourd'hui
00:57:33pourquoi est-ce qu'ils restent ?
00:57:34Parce qu'ils ont très bien compris
00:57:35et vous êtes complaisant là-dessus
00:57:36Mais je suis pas complaisant
00:57:37Je vous pose une question
00:57:38Si mais je vais vous répondre
00:57:40S'ils restent 90 jours
00:57:41ils seront ensuite relâchés
00:57:42dans la nature
00:57:43C'est ça notre fonctionnement actuel
00:57:44Si vous les mettez
00:57:45à Saint-Pierre-et-Miquelon
00:57:46et que vous leur dites
00:57:47vous ne pourrez plus
00:57:47revenir en métropole
00:57:48ma conviction c'est
00:57:50qu'ils choisiront enfin
00:57:51de rentrer chez eux
00:57:51Ce que je vis
00:57:52c'est l'effet dissuasif
00:57:53C'est la politique menée
00:57:55par les Pays-Bas
00:57:55C'est la politique menée
00:57:56par l'Australie
00:57:57C'est la politique menée
00:57:58y compris par des pays
00:57:59comme le Danemark
00:58:00Vous avez des gens de gauche
00:58:01qui ont un tout petit peu plus
00:58:02qui ont un tout petit peu plus
00:58:04de vision que vous
00:58:05Comment on fait
00:58:06pour envoyer
00:58:07Non non mais parce que
00:58:08je vous pose cette question
00:58:09pour tenter d'alimenter le débat
00:58:11et vous répondez
00:58:12sur la proposition
00:58:13que c'est celle de Laurent Wauquiez
00:58:14mais sur les solutions
00:58:16pour faire en sorte
00:58:16que ces obligations
00:58:17de quitter le territoire français
00:58:18soient exécutées
00:58:19Non mais comment on fait ?
00:58:21On discute avec
00:58:21les pays
00:58:23qui sont censés
00:58:24les récupérer
00:58:25Bah oui mais monsieur Wauquiez
00:58:26Et ça marche ?
00:58:27Bah écoutez par exemple
00:58:28Et ça marche ?
00:58:28Attendez regardez
00:58:29je vais vous donner juste
00:58:30un exemple simple
00:58:30On est le pays qui arrive le moins
00:58:31Attendez je vais vous donner
00:58:32juste un exemple simple
00:58:33On a voulu faire un bras de fer
00:58:33On va s'humilier en Algérie
00:58:34C'est ça votre proposition ?
00:58:36Non regardez
00:58:36J'allais pas vous parler de l'Algérie
00:58:37On a voulu faire un bras de fer
00:58:39avec le Maroc
00:58:40il y a quelques années
00:58:40On a voulu faire un bras de fer
00:58:42avec le Maroc
00:58:42On a dit vous prenez pas
00:58:43suffisamment de QTF etc
00:58:44Et en fait le bras de fer
00:58:46il a rien donné
00:58:46Qu'est-ce qu'on a fait ?
00:58:47Bah on a normalisé
00:58:48nos relations avec le Maroc
00:58:49parce qu'on a compris
00:58:49qu'il fallait que ce fasse
00:58:50par la discussion
00:58:51Attendez
00:58:52La cohorte des gens
00:58:53qui veulent que
00:58:53rien ne change
00:58:54En gros aucune proposition
00:58:56On continue comme c'est aujourd'hui
00:58:57On arrive à raccompagner personne
00:58:59Mais je vous propose pas
00:58:59aucune solution
00:59:00Et de toute façon
00:59:00il n'y a pas de problème
00:59:01parce que selon vous
00:59:01il n'y a pas d'aucune
00:59:02pas des solutions ridicules
00:59:03et irresponsables
00:59:04comme celles que vous proposez
00:59:05Parce que vous savez
00:59:06qu'à Saint-Pierre-et-Miquelon
00:59:07il y a des habitants français
00:59:08Et des partis entiers inhabités
00:59:10Vous savez qu'à Saint-Pierre-et-Miquelon
00:59:11il y a des habitants français
00:59:12Au moins vous aurez pu avoir
00:59:18Et à Lyon
00:59:19J'ai des habitants français
00:59:20Ça vous dérange pas
00:59:20qu'on ait un centre de reconduite
00:59:21à la frontière ?
00:59:22Et dans le Pas-de-Calais
00:59:23il y a une prison
00:59:23où Gérald Darmanin
00:59:24va mettre les 200 narcotrafiquants
00:59:25Mais c'est pas le sujet
00:59:25Vous dites que ce sont
00:59:27les plus dangereux
00:59:28Monsieur Wauquiez
00:59:29Vous dites que ce sont
00:59:30les plus dangereux
00:59:31Mais au bout d'un moment
00:59:32Si vous pensez ça
00:59:33c'est votre lecture des faits
00:59:34Si vous pensez qu'ils sont dangereux
00:59:36Vous ne voyez pas
00:59:36ce qui était dangereux dans notre pays
00:59:37Ça j'ai bien compris
00:59:38Je prends votre raisonnement
00:59:40Monsieur Wauquiez
00:59:40Je prends votre raisonnement
00:59:41Vous dites qu'ils sont très dangereux
00:59:48protéger les français
00:59:48sauf les habitants de Saint-Pierre-et-Miquelon
00:59:50selon votre propre logique
00:59:51Pas du tout
00:59:52Parce que si vous avez bien lu
00:59:53ma proposition
00:59:53Mon objectif est d'allonger
00:59:55la durée de rétention
00:59:56Comme en Allemagne
00:59:57Comme en Italie
00:59:57Mais vous n'allez pas la mettre
00:59:58de manière illimitée
00:59:59Non l'objectif c'est d'aller
01:00:00un an et demi
01:00:00Un an et demi à Saint-Pierre-et-Miquelon
01:00:02Je pense que l'ensemble
01:00:03de ces OQTF dangereux
01:00:04feront le choix
01:00:04ensuite de rentrer dans leur pays
01:00:06Parce que là
01:00:06vous prenez une mesure
01:00:08d'allongement
01:00:09de la durée en centre de rétention
01:00:10de un an et demi
01:00:11parce que vous considérez
01:00:13que parmi ces personnes-là
01:00:14il y a des gens très dangereux
01:00:15mais comme je vous l'ai dit
01:00:16tout à l'heure
01:00:16parmi ces gens-là
01:00:17il y a des familles
01:00:18il y a des enfants
01:00:19Vous allez enfermer
01:00:20Monsieur Wauquiez
01:00:21Vous allez enfermer
01:00:22Et là on parle de votre proposition
01:00:23Je pourrais parler des miennes après
01:00:24si vous voulez
01:00:25Mais là on parle de votre proposition
01:00:26Vous proposez
01:00:27On a un drame
01:00:27pour fassurer la sécurité des Français
01:00:29Vous proposez d'enfermer
01:00:29Vous proposez
01:00:31Mais ce n'est pas léger
01:00:32ce que je suis en train de vous dire
01:00:33J'essaye d'avoir une proposition
01:00:34qui est une proposition mise
01:00:35Je parle d'OQTF dangereux
01:00:36Ne déformez pas mes propos
01:00:37Mais la durée en centre de rétention
01:00:43C'est que des gens
01:00:44qui n'ont plus rien à faire
01:00:45sur notre territoire
01:00:45rentrent dans leur pays
01:00:46Oui ça s'appelle
01:00:47l'application de la loi républicaine
01:00:48Visiblement vous avez un peu oublié tout ça
01:00:50Mais vous dites des choses fausses
01:00:52parce qu'en fait
01:00:52votre proposition
01:00:53ne va pas répondre
01:00:54le problème que vous pointez vous-même
01:00:55Et si maintenant
01:00:56tous les gens
01:00:56qui sont susceptibles
01:00:57d'être dangereux
01:00:58sur le territoire national
01:00:59vous les envoyez à Saint-Pierre-et-Miquelon
01:01:00Pourquoi vous réservez ce sort
01:01:02aux personnes de nationalité étrangère ?
01:01:03Ça vous dérangez pas
01:01:04S'il vous plaît
01:01:05Pourquoi vous réservez ce sort
01:01:06aux personnes de nationalité étrangère ?
01:01:07S'il vous plaît
01:01:08S'il vous plaît
01:01:08On en est quasiment à égalité
01:01:10sur les temps de parole
01:01:11Juste avant de parler
01:01:12de la situation à Gaza
01:01:13puisque tout à l'heure
01:01:14on évoquait
01:01:14et là encore
01:01:15on essaye de mettre les faits
01:01:17au cœur de ce débat
01:01:18les propos qui avaient été tenus
01:01:19quant à ce viol antisémite
01:01:20à courbe voix
01:01:22Jean-Luc Mélenchon
01:01:22dans l'émission
01:01:23C'est l'hebdo
01:01:23le 22 juin 2024
01:01:25Ces jeunes gens
01:01:25ont-ils conscience du fait
01:01:26qu'ils commettent un crime
01:01:27que le viol est un crime ?
01:01:28Clairement ça n'est pas le cas
01:01:29c'est une abomination
01:01:30de bout en bout
01:01:31et s'en suit
01:01:32un développement
01:01:32sur la question
01:01:34de la culture du viol
01:01:36Voilà pour les faits
01:01:37C'est exactement ce que j'ai dit
01:01:38C'est exactement ce que j'ai dit
01:01:41Monsieur Jean-Luc Mélenchon
01:01:42a expliqué
01:01:43que trois personnes
01:01:44qui faisaient un viol
01:01:44sur une gamine de 12 ans
01:01:46et qu'il traitait de sale juive
01:01:47n'avaient sans doute
01:01:48pas conscience de faire un crime
01:01:49Mais il n'a pas dit ça
01:01:49C'est exactement ce qu'il a dit
01:01:50Regardez ce que vient
01:01:51de vous lire monsieur
01:01:52Et les réactions in extenso
01:01:54Messieurs
01:01:54Attendez attendez
01:01:55parce que là on ne peut pas
01:01:56dire ça
01:01:56Vous vous rendez compte
01:01:57à quel point c'est grave
01:01:58ce que vous avez lu
01:01:58Est-ce que vous pouvez
01:01:59nous le relire monsieur
01:02:00Oui oui
01:02:00Relisez-le pour voir
01:02:01que monsieur Wauquiez
01:02:02dit des choses
01:02:02On est d'accord
01:02:03Voir quels sont les propos
01:02:04qui ont été tenus
01:02:04Parce que vous pensez
01:02:05que la culture du viol
01:02:06ça n'existe pas
01:02:06dans notre société
01:02:07C'est absolument horrible
01:02:09ce qu'il a été capable
01:02:09de dire monsieur Mélenchon
01:02:10Vous pensez que la culture du viol
01:02:10ça n'existe pas
01:02:11dans notre société
01:02:12monsieur Wauquiez
01:02:12Vous pensez que tous les viols
01:02:14qui sont commis en France
01:02:15qui sont toujours par des personnes
01:02:16de nationalité
01:02:17Non non non
01:02:18S'il vous plaît
01:02:19Laurent Wauquiez
01:02:20s'il vous plaît
01:02:20S'il vous plaît
01:02:22Stop
01:02:22Stop
01:02:23Stop
01:02:24Stop
01:02:25Stop
01:02:25Laurent Wauquiez
01:02:26Stop
01:02:27Stop
01:02:27Non non non
01:02:28On vient d'en
01:02:28qui nous explique
01:02:29que la culture du viol
01:02:30rend les choses compréhensibles
01:02:30Mais pas du tout
01:02:31Au contraire
01:02:31C'est hallucinant
01:02:32Stop
01:02:33Stop
01:02:33Stop
01:02:35C'est exactement l'inverse
01:02:36Pardonnez-moi
01:02:37Je viens de citer
01:02:38in extenso
01:02:39les propos qui ont été tenus
01:02:40Chacun pourra vérifier
01:02:41les mots et les phrases
01:02:43Et là encore
01:02:43S'il vous plaît
01:02:45Laurent Wauquiez
01:02:46Emmanuel Bompard
01:02:47Là encore
01:02:48les faits
01:02:48Et chacun
01:02:49en regardant ce débat
01:02:50pourra vérifier
01:02:51quelle est la réalité
01:02:52de ce qui a été dit
01:02:53ou pas
01:02:54C'est très malhonnête
01:02:55Messieurs
01:02:56Juste avant de parler
01:02:57de la question
01:02:58de ce qui se passe à Gaza
01:02:59Toujours
01:03:00sur la question
01:03:01de ces fractures françaises
01:03:01et du rapport
01:03:02à la lutte
01:03:02contre le racisme
01:03:03et contre tous les racismes
01:03:04L'antisémitisme
01:03:05la haine antimusulman
01:03:06Emmanuel Bompard
01:03:07vous étiez cet après-midi
01:03:08à la marche
01:03:08contre l'islamophobie
01:03:09après la mort
01:03:10d'Abou Bakar Sissé
01:03:11tué dans une mosquée
01:03:12le 25 avril dernier
01:03:13le suspect a été
01:03:13mis en examen
01:03:15pour je cite
01:03:15assassinat à raison
01:03:16de la race
01:03:16ou de la religion
01:03:17Pourquoi ne pas aller
01:03:20dans ce type
01:03:20de manifestation
01:03:21Laurent Wauquiez ?
01:03:23Parce que parmi
01:03:23les organisateurs
01:03:24de la manifestation
01:03:25de ceux qui appellent
01:03:25à cette manifestation
01:03:26vous avez le CCIE
01:03:27le CCIE
01:03:29c'est un organisme
01:03:30qui a pris la suite
01:03:31du CCIF
01:03:32lié aux frères musulmans
01:03:33dissous en France
01:03:34après l'assassinat
01:03:35de Samuel Paty
01:03:36et donc évidemment
01:03:37moi je ne participe
01:03:38à ce genre de choses
01:03:39par contre
01:03:39j'ai évidemment
01:03:40dénoncé ce crime
01:03:41je l'ai fait d'ailleurs
01:03:42sur votre antenne
01:03:43tout de suite
01:03:43et je dénonce
01:03:45toutes les violences
01:03:46toutes les formes
01:03:47de racisme
01:03:47anti-religieux
01:03:48que ça touche
01:03:49les musulmans
01:03:49que ça touche
01:03:50les chrétiens
01:03:50ou que ça touche
01:03:51la communauté juive
01:03:52dont je voudrais
01:03:53quand même rappeler
01:03:54qu'elle est la première
01:03:55victime
01:03:55des crimes racistes
01:03:57anti-religieux
01:03:57dans notre pays
01:03:58et de très loin
01:03:59et on y reviendra
01:04:00alors quelle est la communauté
01:04:01la voix représentée
01:04:02contrairement
01:04:02là-dessus je suppose encore
01:04:04que monsieur Bompard
01:04:05me dira que ce que je dis
01:04:05n'est pas vrai
01:04:06contrairement à ce que
01:04:07monsieur Mélenchon
01:04:07a expliqué à l'époque
01:04:08en expliquant
01:04:09que les actes antisémites
01:04:11étaient résiduels
01:04:12contrairement à la propagande
01:04:13de l'officialité
01:04:14je cite monsieur Mélenchon
01:04:15dans son blog
01:04:15Manuel Bompard
01:04:17bon sur ce point
01:04:18évidemment j'ai déjà répondu
01:04:1915 fois
01:04:20sur cette phrase
01:04:20elle est exacte
01:04:21le antisémitisme résiduel
01:04:23Jean-Luc Mélenchon
01:04:23parlait précisément
01:04:25d'un contexte
01:04:25c'était les manifestations
01:04:26de solidarité
01:04:27avec le peuple palestin
01:04:28vous retrouverez
01:04:29la note de bloc
01:04:29en question
01:04:30mais puisque le mot
01:04:31vous choque
01:04:32vous étiez d'accord
01:04:34avec monsieur Retailleau
01:04:35quand il a dit
01:04:36que l'antisémitisme
01:04:36était résiduel
01:04:37à l'extrême droite
01:04:38en France
01:04:38je vais vous dire
01:04:39ce que je pense
01:04:40c'est qu'aujourd'hui
01:04:40répondez juste à ma question
01:04:41je vais vous dire
01:04:42ce que je pense
01:04:42on a un antisémitisme
01:04:43d'extrême droite
01:04:44je le dénonce
01:04:44vous n'étiez pas d'accord
01:04:46avec monsieur Retailleau
01:04:47je viens de vous le dire
01:04:47je dis qu'il y a
01:04:48un antisémitisme
01:04:49d'extrême droite
01:04:50je le dénonce
01:04:50je dis qu'il y a
01:04:51un antisémitisme
01:04:52d'extrême gauche
01:04:52je le dénonce
01:04:53mais la grande différence
01:04:54c'est que vous aujourd'hui
01:04:55au plus haut niveau
01:04:57vous nourrissez cet antisémitisme
01:04:58quand monsieur Mélenchon
01:05:00explique que l'antisémitisme
01:05:01est résiduel
01:05:02il contribue à nourrir
01:05:03cet antisémitisme
01:05:04est-ce que je vous reproche
01:05:06c'est que vous le faites
01:05:07c'est moi qui avais la parole
01:05:08par contre
01:05:09le débat a bien commencé
01:05:10c'était moi qui avais la parole
01:05:11mais monsieur Vauquet
01:05:12il a du mal à l'aider
01:05:12vous m'avez posé une question
01:05:13je finis par répondre
01:05:14vous m'avez posé une question
01:05:17j'ai très clairement répondu
01:05:18allez-y
01:05:18et moi ce qui me choque
01:05:20c'est que monsieur Mélenchon
01:05:21par ses ambiguïtés
01:05:22plusieurs fois relevées
01:05:23par tous les observateurs
01:05:24nourrit en réalité
01:05:25un antisémitisme
01:05:26qui est pour lui
01:05:26le carburant
01:05:27de ce qu'il essaye de faire
01:05:28c'est-à-dire équilibrer
01:05:29le clientélisme électoral
01:05:30du communautarisme
01:05:32réponse de Manuel Bourbon
01:05:33sur la question
01:05:34de la lutte contre l'antisémitisme
01:05:35voilà
01:05:36écoutez
01:05:36on revient au fantôme
01:05:37que vous avez voulu mettre
01:05:39sur le plateau
01:05:39en début de débat
01:05:40mais moi
01:05:40mes positions
01:05:41elles sont très claires
01:05:42et elles ne sont pas juste
01:05:43des mots
01:05:43sur un plateau de télévision
01:05:45effectivement
01:05:46je pense qu'il y a
01:05:47aujourd'hui en France
01:05:48une volonté
01:05:49d'une partie
01:05:50de la classe politique
01:05:51d'attiser des fractures
01:05:52et d'attiser des divisions
01:05:54et ça peut être le cas
01:05:55et c'est le cas
01:05:56sur l'antisémitisme
01:05:57c'est le cas
01:05:58sur l'islamophobie
01:05:59c'est le cas
01:06:00sur le racisme
01:06:00de manière générale
01:06:01et précisément
01:06:02parce que je défends
01:06:03la république
01:06:04je défends l'unité du peuple
01:06:05et donc le refus
01:06:07de toutes les formes
01:06:07de discrimination
01:06:08quelles qu'elles soient
01:06:09en fonction
01:06:10de la religion
01:06:11de la couleur de peau
01:06:12je ne sais quoi
01:06:13à chaque fois qu'une personne
01:06:14va être ciblée
01:06:15en raison de sa couleur de peau
01:06:16de sa religion
01:06:17ou quoi que ce soit
01:06:17elle se trouvera
01:06:19elle me trouvera
01:06:20à ses côtés
01:06:20monsieur Wauquiez
01:06:21et vous vous avez pas
01:06:22toujours fait preuve
01:06:23de la même clarté
01:06:25sur ce sujet
01:06:25parce que quand
01:06:26monsieur Retailleau
01:06:27dit par exemple
01:06:29qu'il existe en France
01:06:30une partie des français
01:06:32qui sont en régression
01:06:33vers leurs origines ethniques
01:06:35vous pouvez pas être d'accord
01:06:36avec cette phrase
01:06:36monsieur Wauquiez
01:06:37est-ce que vous êtes d'accord
01:06:38avec cette phrase
01:06:39quand vous avez
01:06:40en tant que président de région
01:06:42attribué des subventions
01:06:43au syndicat étudiant
01:06:44l'Uni
01:06:44qui fait des saluts nazis
01:06:47qui a publié
01:06:47il y a quelques semaines
01:06:48qui est systématiquement
01:06:51attaqué par vos étudiants
01:06:52d'extrême gauche
01:06:52ils ont fait des saluts nazis
01:06:53ils ont fait des saluts nazis
01:06:56monsieur Wauquiez
01:06:57arrêtez de raconter
01:06:58n'importe quoi
01:06:59en caricaturant
01:07:00le syndicalisme de l'Uni
01:07:02monsieur Wauquiez
01:07:03monsieur Wauquiez
01:07:04attendez je termine une phrase
01:07:07l'Uni Strasbourg
01:07:08il y a trois mois
01:07:08a publié un jeu de cartes
01:07:09antisémite monsieur Wauquiez
01:07:10donc me dites pas
01:07:11que je les caricature
01:07:12c'est des faits
01:07:13vous auriez dû
01:07:13si vous étiez
01:07:14si réprochable
01:07:15et j'aimerais
01:07:16qu'on garde du temps
01:07:18Emmanuel Bompard
01:07:18Laurent Wauquiez
01:07:18pour parler de ce qui se passe
01:07:19à Gaza
01:07:19allez-y Laurent Wauquiez
01:07:20alors j'ai été interpellé
01:07:22sur Bruno Retailleau
01:07:23et le fait qu'il dénonçait
01:07:24la régression ethnique
01:07:26vers des racines ethniques
01:07:27d'une partie de la population
01:07:28au moment des émeutes
01:07:29d'il y a un an
01:07:29mais je le soutiens totalement
01:07:31il a parfaitement raison
01:07:31ça s'appelle du racisme
01:07:33monsieur Wauquiez
01:07:33je voudrais poser une question
01:07:35monsieur Wauquiez
01:07:35ça s'appelle du racisme
01:07:36je voudrais vous poser une question
01:07:37non pas ça
01:07:38parce que ça s'appelle du racisme
01:07:39mais moi je suis pas d'accord
01:07:40pour qu'on tienne des propos
01:07:40racines
01:07:41ça s'appelle pas du racisme
01:07:41ça s'appelle pas du racisme
01:07:43la régression
01:07:43vers les origines ethniques
01:07:44ça veut dire quoi ?
01:07:45la république
01:07:46ça veut dire quoi la régression
01:07:47s'il vous plaît
01:07:47pas tous en même temps
01:07:48vous ne pouvez pas laisser
01:07:49tenir des propos racistes
01:07:50je voudrais rappeler
01:07:51quelque chose
01:07:51qui est-ce qui il y a 15 ans
01:07:54dénonçait le risque
01:07:55de partition
01:07:56et de retour
01:07:57aux racines ethniques
01:07:57à travers le voile
01:07:58c'était Jean-Luc Mélenchon
01:08:00il expliquait à l'époque
01:08:01il y a 15 ans
01:08:02et là encore
01:08:03vous pourrez vérifier
01:08:04il y a 15 ans avant
01:08:05il expliquait que le voile
01:08:06était un signe
01:08:08de régression patriarcale
01:08:09il combattait le voile
01:08:10ce Jean-Luc Mélenchon là
01:08:12était celui qui défendait
01:08:13la république
01:08:13depuis
01:08:14et c'est l'incarnation même
01:08:15de votre cynisme électoral
01:08:17vous avez trahi
01:08:18tout ce que vous défendiez
01:08:19à l'époque
01:08:19juste pour aller mendier
01:08:21ce communisme islamiste
01:08:22non non non
01:08:23s'il vous plaît
01:08:23non non s'il vous plaît
01:08:24c'est monsieur Retailleur
01:08:25vous dites des bêtises
01:08:26s'il vous plaît
01:08:29non c'est faux
01:08:29s'il vous plaît
01:08:30non c'est faux
01:08:31la régression vers les origines ethniques
01:08:32alors il n'a jamais dit ça
01:08:32s'il vous plaît
01:08:33écoutez s'il vous plaît
01:08:34on ne comprend rien
01:08:35à ce que vous dites
01:08:36Laurent Wauquiez
01:08:36Manuel Bompard
01:08:37je fais un point précis
01:08:38Jean-Luc Mélenchon
01:08:39était-il défavorable
01:08:40au port du voile
01:08:41et avait-il des propos
01:08:42extrêmement sévères
01:08:43contre le port du voile
01:08:43il y a une dizaine d'années
01:08:45il n'a jamais dit
01:08:46à bas le voile
01:08:46la réponse est vrai
01:08:47et à bas le voile
01:08:48ce sont des propos
01:08:48qui ont été tenus par
01:08:49non non non
01:08:49c'est terminé
01:08:50ensuite
01:08:51suite de ce débat
01:08:52on est bien d'accord
01:08:53que monsieur Mélenchon
01:08:53a tenu ses propos
01:08:54merci de l'avoir validé
01:08:55suite de ce débat
01:08:56non non s'il vous plaît
01:08:57suite de ce débat
01:08:58et on parle de la question de Gaza
01:09:00c'est pas super de faire ça
01:09:01suite de ce débat
01:09:01et les fractures internationales
01:09:03Fractures internationales
01:09:08et questions de la France
01:09:09dans le monde
01:09:09on a parlé en introduction
01:09:10de ce débat
01:09:11de la question de l'Ukraine
01:09:12je voudrais
01:09:13Emmanuel Bompard
01:09:13Laurent Wauquiez
01:09:14qu'on parle de ce qui est
01:09:14en train de se passer à Gaza
01:09:15alors que le gouvernement israélien
01:09:17a annoncé un plan de conquête
01:09:18de l'enclave
01:09:19avec un déplacement massif
01:09:20de sa population
01:09:21la situation humanitaire
01:09:22qui continue de se détériorer
01:09:25Emmanuel Bompard
01:09:26est-ce que vous considérez
01:09:27que la voie de la France
01:09:28est à la hauteur
01:09:30quant à ce qui est en train
01:09:31de se passer à Gaza
01:09:31évidemment non
01:09:32malheureusement
01:09:33on assiste à
01:09:34un drame absolu
01:09:36on parle de plus de 50 000 personnes
01:09:38qui sont mortes
01:09:39et sur la base
01:09:40des derniers plans
01:09:42adoptés par le gouvernement
01:09:43d'extrême droite
01:09:44de monsieur Netanyahou
01:09:45on parle d'un projet
01:09:46qui est un projet
01:09:47de nettoyage ethnique
01:09:48de la bande de Gaza
01:09:48de conquête
01:09:49d'occupation
01:09:50et de déplacement
01:09:51des 2 millions
01:09:52de personnes
01:09:52qui s'y trouvent
01:09:53et je pense que la France
01:09:56devrait
01:09:56depuis des mois
01:09:57et des mois
01:09:58prendre des mesures
01:09:59qui sont des mesures simples
01:10:00à mettre en place
01:10:01par exemple
01:10:01comment peut-on accepter
01:10:03que la France continue
01:10:04à participer
01:10:05à des livraisons
01:10:06d'armes
01:10:06avec des armes
01:10:07qui sont utilisées
01:10:08dans ces actions
01:10:08tout à fait inacceptables
01:10:10comment peut-on accepter
01:10:11qu'on continue
01:10:12des accords
01:10:13de partenariat économique
01:10:14comment peut-on accepter
01:10:15qu'on a été capable
01:10:16en quelques jours
01:10:16de mettre en place
01:10:17des sanctions économiques
01:10:18contre le gouvernement
01:10:19de monsieur Poutine
01:10:20quand il a attaqué l'Ukraine
01:10:21et on l'a fait
01:10:22on a eu raison de le faire
01:10:23et qu'on n'a pas été capable
01:10:24de mettre des sanctions
01:10:25contre le gouvernement
01:10:26de monsieur Netanyahou
01:10:27vous pouvez pas être d'accord
01:10:29avec ça monsieur Wauquiez
01:10:30vous pouvez pas être d'accord
01:10:31avec l'idée
01:10:32qu'on laisse des gens
01:10:33se faire massacrer
01:10:34sans à aucun moment
01:10:36défendre le respect
01:10:37des droits humains
01:10:38qui devrait être
01:10:39normalement la grandeur
01:10:40de la France
01:10:40réponse de Laurent Wauquiez
01:10:42est-ce que vous considérez
01:10:43que la voix de la France
01:10:45est à la hauteur
01:10:45sur ce qui est en train
01:10:46de se passer à Gaza ?
01:10:47non
01:10:47et ce qui se passe à Gaza
01:10:50et en Israël
01:10:51j'ai bien dit les deux
01:10:52est une tragédie
01:10:53je n'oublie pas quand même
01:10:55qu'au début il y a eu
01:10:56les attentats du 7 octobre
01:10:58sans doute un des crimes terroristes
01:10:59les plus barbares
01:11:00de l'histoire de l'humanité
01:11:01et moi je ne fais pas
01:11:03d'hierarchie entre les morts
01:11:04je n'oublie pas non plus
01:11:06qu'en ce moment
01:11:06vous avez encore 49
01:11:07otages israéliens
01:11:08dont vous ne parlez jamais
01:11:09qui sont détenus
01:11:10dans la bande de Gaza
01:11:10c'est précisément
01:11:11pour avoir leur libération
01:11:12qu'il faut un cessez le feu
01:11:13monsieur Wauquiez
01:11:14non
01:11:14je suis désolé
01:11:15mais si jamais on veut y arriver
01:11:16je vais aller jusqu'au bout
01:11:19de ce que je souhaite exprimer
01:11:21si jamais on veut obtenir la paix
01:11:23en Israël et à Gaza
01:11:24il y a deux conditions préalables
01:11:26la première
01:11:27c'est de mettre le Hamas
01:11:28hors d'état de nuire
01:11:29c'est une organisation terroriste
01:11:31il y a trop de complaisance
01:11:32de la part de la France insoumise
01:11:33et de gens comme Rima Hassan
01:11:34à l'égard du Hamas
01:11:36c'est il faut les mettre
01:11:37hors d'état de nuire
01:11:38c'est la première condition
01:11:38c'est impossible
01:11:39d'avoir une paix sinon
01:11:40la deuxième
01:11:41c'est la libération immédiate
01:11:43des otages
01:11:43je voudrais juste rappeler
01:11:45qu'à l'heure où on parle
01:11:45vous avez encore 49 otages israéliens
01:11:47qui sont détenus dans la bande de Gaza
01:11:49et ensuite
01:11:50la France doit œuvrer
01:11:51pour ces deux directions
01:11:52et après
01:11:53elle est bien sûr
01:11:54comme je l'ai toujours dit
01:11:55dans une solution à deux états
01:11:56juste le renvoquer
01:11:57pardonnez-moi
01:11:57ma question était
01:11:58sur la décision qui a été prise
01:11:59par le gouvernement israélien
01:12:00de conquête de l'enclave
01:12:02qui est une rupture
01:12:03avec ce qu'était la politique
01:12:04du gouvernement israélien
01:12:05depuis 2005
01:12:06c'est-à-dire le moment
01:12:06où ils avaient décidé
01:12:07de quitter Gaza
01:12:07est-ce que sur ce point-là
01:12:08vous considérez
01:12:09qu'il faut que la France
01:12:10s'oppose de la façon
01:12:11la plus claire qui soit
01:12:12à ce plan de conquête
01:12:13de Gaza
01:12:14je vous l'ai dit
01:12:15oui
01:12:15parce que la solution
01:12:16c'est une solution
01:12:17à deux états
01:12:17mais encore une fois
01:12:18encore une fois
01:12:19je vais aller jusqu'au bout
01:12:20de ma pensée
01:12:20sur ce sujet
01:12:21qui est quand même
01:12:21un sujet complexe
01:12:23je ne mets pas
01:12:24sur le même plan
01:12:25un état démocratique
01:12:26qui se défend
01:12:28suite à un attentat terroriste
01:12:29et une organisation terroriste
01:12:30comme le Hamas
01:12:31je ne l'ai même pas
01:12:32sur le même plan
01:12:32pardon
01:12:33mais monsieur Wauquiez
01:12:34les 15 000 enfants
01:12:35qui sont morts à Gaza
01:12:36ne sont pas membres du Hamas
01:12:37mais ils sont victimes
01:12:39précisément de ce Hamas
01:12:40avec lequel vous avez
01:12:41tant de complaisance
01:12:41mais ne dites pas n'importe quoi
01:12:42est-ce que Rima Hassan
01:12:43est allé en Jordanie
01:12:44pour participer
01:12:45à une manifestation
01:12:46pro-Hamas
01:12:46non
01:12:47non ?
01:12:48d'accord
01:12:48elle est allée en Jordanie
01:12:49ça c'est vrai
01:12:50pour participer
01:12:50à une manifestation
01:12:51dans laquelle on a rendu
01:12:52hommage au chef du Hamas
01:12:53qui a été tué
01:12:54mais pas du tout
01:12:54mais enfin
01:12:55écoutez
01:12:55alors attendez
01:12:56là encore pour être très précis
01:12:57pardonnez-moi
01:12:57vous me forcez à faire
01:12:58régulièrement des points
01:12:59est-ce que c'était l'objet
01:12:59de la manifestation
01:13:00ce n'était pas l'objet
01:13:00de la manifestation
01:13:01mais il y avait des pancartes
01:13:02qui rendaient effectivement
01:13:03hommage à ce leader du Hamas
01:13:04si vous quittez toutes les manifestations
01:13:05il a expliqué que le Hamas
01:13:06était un mouvement
01:13:07de résistance légitime
01:13:08non
01:13:08il a parlé de son action
01:13:09et de la légitimité
01:13:10de la lutte armée
01:13:12comment est-ce que vous pouvez
01:13:13faire d'autant de complaisance
01:13:14écoutez franchement
01:13:14mais c'est pas des complaisances
01:13:15mais le problème
01:13:16c'est que vous tordez les faits
01:13:17en permanence
01:13:18mais attendez
01:13:18ne changez pas de sujet
01:13:20ce qui tord les faits ici
01:13:21c'est vous
01:13:21attendez
01:13:21ne changez pas de sujet
01:13:22en venant ici avec un visage
01:13:23en apparence affable
01:13:24destiné à camoufler
01:13:26tout le compromis
01:13:26vous au moins
01:13:27vous n'avez pas fait cette église
01:13:28alors allez-y Emmanuel Bompard
01:13:28pas face à vous
01:13:30parce que je considère
01:13:30que vous êtes un danger pour la République
01:13:31mais en fait vous
01:13:32vous parlez que de moi
01:13:33moi j'essaye de parler du pays
01:13:34non je parle de la France insoumise
01:13:35mais non vous parlez que
01:13:36de la France insoumise
01:13:37mais comme je vous l'ai déjà dit
01:13:38c'est pas la France insoumise
01:13:39qui est au pouvoir
01:13:39monsieur Bompard
01:13:40mais attendez
01:13:40ne changez pas de sujet
01:13:41allez-y Emmanuel Bompard
01:13:43vous terminez
01:13:43sur tous les plats de télévision
01:13:44dès qu'on essaye de parler
01:13:46du drame absolu à Gaza
01:13:47il y a des gens
01:13:48qui essayent de changer de sujet
01:13:49monsieur Bompard
01:13:51c'est une thématique du débat ce soir
01:13:53si vous n'êtes pas d'accord
01:13:54puisque vous venez de dire
01:13:55que vous n'êtes pas d'accord
01:13:56avec le plan de conquête
01:13:57qui a été décidé
01:13:57par le gouvernement
01:13:58de monsieur Netanyahou
01:13:59vous devez proposer des actions
01:14:01vous devez proposer
01:14:02des moyens d'agir
01:14:03pour la France
01:14:03pour faire en sorte
01:14:04que ça s'arrête
01:14:04est-ce que vous êtes d'accord
01:14:05pour des sanctions économiques
01:14:06contre le gouvernement
01:14:07de monsieur Netanyahou
01:14:08est-ce que vous êtes d'accord
01:14:09pour la reconnaissance
01:14:09de l'État de Palestine
01:14:10est-ce que vous êtes d'accord
01:14:11pour suspendre les accords
01:14:12d'association économique
01:14:13oui ou non ?
01:14:14monsieur Bompard
01:14:14non et pour une raison simple
01:14:16c'est que vous êtes d'accord
01:14:17c'est que je l'ai dit
01:14:18je l'ai dit ici
01:14:18ma première condition
01:14:20c'est mettre hors d'État
01:14:21de nuire le Hamas
01:14:21avec lequel vous
01:14:22vous avez tant de complaisance
01:14:23est-ce que vous êtes d'accord
01:14:24pour qu'on mette hors d'État
01:14:25de nuire le Hamas
01:14:26comment est-ce que vous avez pu
01:14:27accepter
01:14:27monsieur je soutiens
01:14:29je soutiens
01:14:30les mandats d'arrêt
01:14:31délivrés par la Cour pénale internationale
01:14:33contre monsieur Netanyahou
01:14:34d'un côté
01:14:34et contre les dirigeants
01:14:35du Hamas de l'autre
01:14:36est-ce que vous les soutenez
01:14:37comme moi ?
01:14:37est-ce que Daniel Obono
01:14:38est-ce que Daniel Obono
01:14:40ne me parlez pas d'autre chose
01:14:46pourquoi vous n'avez pas envie
01:14:47de me cacher ce sein
01:14:48que je ne saurais voir
01:14:49mais pourquoi vous me dites ça ?
01:14:50parce que vous lui attribuez
01:14:51des positions qui ne sont pas les siennes
01:14:53Daniel Obono
01:14:53elle n'a jamais soutenu le Hamas
01:14:54elle n'a jamais expliqué
01:14:55que le Hamas avait un mouvement
01:14:56de résistance
01:14:57mais vous pensez que
01:14:59Daniel Obono soutient le Hamas
01:15:00alors s'il vous plaît
01:15:02vous êtes au courant
01:15:02s'il vous plaît messieurs
01:15:03messieurs
01:15:04Manuel Bompard
01:15:05vous êtes au courant
01:15:06Manuel Bompard
01:15:07Laurent Bouquet
01:15:07non non non
01:15:08s'il vous plaît
01:15:09c'est grave quand même
01:15:09attendez s'il vous plaît
01:15:11on s'approche de la fin de ce débat
01:15:12monsieur Bouquet
01:15:13s'il vous plaît
01:15:13Manuel Bompard
01:15:14pour être encore très précis
01:15:16ce qu'avait dit Daniel Obono
01:15:17elle avait effectivement
01:15:18au micro de Jean-Jacques Bourdin
01:15:19sur Sud Radio
01:15:19qualifié le Hamas
01:15:21de mouvement de résistance
01:15:22elle n'a pas dit qu'elle soutenait le Hamas
01:15:23elle a qualifié le Hamas
01:15:24de mouvement de résistance
01:15:25voilà un point
01:15:26sur l'effet
01:15:27attendez
01:15:27Manuel Bompard
01:15:28non non attendez
01:15:29on s'approche de la conclusion de ce débat
01:15:31franchement
01:15:31on approche de la conclusion de ce débat
01:15:32moi je soutiens les mandats d'arrêt
01:15:33contre le chef du Hamas
01:15:34et le premier ministre israé
01:15:35je ne vous parle pas de vous
01:15:36je vous parle de la position
01:15:37que vous députez
01:15:38toute la France insoumise
01:15:43est-ce que vous soutenez
01:15:44non mais attendez
01:15:45moi je vous ai répondu
01:15:46et vous répondez moi
01:15:47est-ce que vous soutenez
01:15:48le mandat d'arrêt
01:15:48contre M. Netanyahou
01:15:49est-ce que vous soutenez
01:15:51le mandat d'arrêt
01:15:51de la Cour pénale internationale
01:15:53contre M. Netanyahou
01:15:54M. Wauquiez
01:15:55est-ce que vous soutenez
01:15:56le mandat d'arrêt
01:15:56de la Cour pénale internationale
01:15:57contre M. Netanyahou
01:15:59s'il vous plaît
01:15:59attendez
01:16:01Laurent Wauquiez
01:16:01Manuel Bompard
01:16:02là honnêtement
01:16:03ça devient totalement inaudible
01:16:04pour les téléspectateurs
01:16:06je constate
01:16:07au début de ce débat
01:16:08les choses étaient
01:16:09à peu près audibles
01:16:10ça a été plus difficile
01:16:13vers la fin du débat
01:16:13il est 19h23
01:16:14on a déjà débordé
01:16:15c'est la fin de ce débat
01:16:17beaucoup de thématiques
01:16:18ont été abordées
01:16:19comme le tirage au sort
01:16:20Laurent Wauquiez
01:16:20vous avez permis
01:16:22de commencer
01:16:22c'est vous Manuel Bompard
01:16:23qui conclurez
01:16:24un tout dernier mot
01:16:25Laurent Wauquiez
01:16:26sur ce débat
01:16:27et les oppositions
01:16:28c'est le moins qu'on puisse dire
01:16:29qui ont été exprimées
01:16:31on a deux visions
01:16:33radicalement différentes
01:16:34de la République
01:16:34et la vision
01:16:36qu'on a vue de LFI
01:16:37explique pourquoi
01:16:37est-ce que je veux
01:16:38que ma famille politique
01:16:39soit un rempart
01:16:39contre leur projet
01:16:40pour la France
01:16:41on a là un parti
01:16:42qui ne veut qu'augmenter
01:16:43les impôts
01:16:44on a là un parti
01:16:45on l'a vu
01:16:46qui nous explique
01:16:46qu'il n'y a pas
01:16:47d'OQTF dangereux
01:16:48qu'il n'y a pas
01:16:48de violence policière
01:16:49on a là un parti
01:16:50qui soutient en réalité
01:16:51la partition
01:16:52avec des positions
01:16:53qui sont diamétralement inverses
01:16:55avec celles qu'il soutenait
01:16:56il y a 15 ans
01:16:56c'est un parti
01:16:57qui est aujourd'hui
01:16:58pour moi
01:16:58dangereux
01:16:59à travers son projet
01:16:59pour la République
01:17:00et il faut le combattre
01:17:01le sujet
01:17:02n'est pas personnellement
01:17:02monsieur Bompard
01:17:03mais ce qu'est maintenant
01:17:04la France insoumise
01:17:05est un danger
01:17:06pour notre pays
01:17:06c'est tout
01:17:07voilà donc la conclusion
01:17:08Laurent Wauquiez
01:17:08vous êtes à 24 minutes
01:17:10et 18 secondes
01:17:11vous avez donc
01:17:12Manuel Bompard
01:17:12c'est vous qui êtes mathématicien
01:17:13mais 57, 7, 17
01:17:15une trentaine de secondes
01:17:1630 secondes
01:17:16non mais je pense que
01:17:18dans ce débat
01:17:18le problème monsieur Wauquiez
01:17:19c'est que vous êtes venu
01:17:20en quelque sorte
01:17:21pour essayer de faire croire
01:17:22aux gens
01:17:23que les problèmes du pays
01:17:24seraient la responsabilité
01:17:25de la France insoumise
01:17:26alors que la France insoumise
01:17:27n'a pas gouverné ce pays
01:17:28et que précisément
01:17:29c'est les solutions
01:17:30que vous défendez
01:17:30qui s'appliquent
01:17:31donc moi je vous dis
01:17:32au contraire
01:17:33il faut ouvrir
01:17:33une nouvelle ère
01:17:35il faut ouvrir
01:17:35un nouveau moment politique
01:17:37dans lequel
01:17:37oui monsieur Wauquiez
01:17:38il faut partager les richesses
01:17:39par exemple
01:17:39oui monsieur Wauquiez
01:17:40il faut lutter contre
01:17:41toutes les formes
01:17:42de racisme et de discrimination
01:17:43oui monsieur Wauquiez
01:17:44il faut que la France
01:17:44retrouve sa place
01:17:45sur la scène internationale
01:17:46et ça ça passe par le fait
01:17:48que votre famille politique
01:17:49et vos amis macronistes
01:17:51soient chassés du pouvoir
01:17:52parce que dans ce débat
01:17:53j'ai observé
01:17:54que vous parliez
01:17:56vous parliez
01:17:57comme à le pénis
01:17:57mais vous agissez
01:17:58merci
01:17:59je le dis tout de suite
01:18:01vous gouvernez avec eux
01:18:03merci
01:18:04moi je veux une rupture
01:18:05vous gouvernez avec eux
01:18:06monsieur Wauquiez
01:18:07merci messieurs
01:18:07à 12 secondes près
01:18:08les temps de parole
01:18:09ils gouvernent avec eux
01:18:10respectés
01:18:11merci Emmanuel Bompard
01:18:12merci à vous
01:18:13merci Laurent Wauquiez
01:18:13d'avoir accepté
01:18:14de participer à ce débat
01:18:15merci à vous
01:18:16merci à vous
01:18:17merci à vous
01:18:18merci à vous
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