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  • il y a 4 mois
Manuel Bompard, le coordinateur de La France Insoumise, était l'invité de Guillaume Daret dans BFM Politique ce dimanche 14 septembre.

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00:00Générique
00:00Vous êtes bien sur BFM Politique, notre invité ce matin, le coordinateur de la France Insoumise, Manuel Bompard.
00:11Merci d'être avec nous sur BFM.
00:13A mes côtés pour vous interroger, Amandine Attalaya, éditorialiste politique BFM TV,
00:18et Lucie Robquin, directrice des rédactions de La Tribune.
00:21La Tribune, dimanche, notre partenaire.
00:24Merci à toutes les deux d'être à mes côtés.
00:26Alors on va bien sûr évoquer la mobilisation sociale prévue pour jeudi prochain.
00:31Mais d'abord, ces premières annonces du nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu,
00:35qui a donné une interview à plusieurs de la presse quotidienne régionale, dont le journal La Provence.
00:40Il explique notamment la rupture qu'il souhaite incarner aussi bien sur la forme que sur le fond,
00:46dit-il vis-à-vis de son prédécesseur François Bayrou.
00:48Et ça commence par l'une des mesures qui était l'une des mesures à la fois phares du projet de François Bayrou
00:53et probablement la plus urtiquante de son projet auprès des Français.
00:58Le projet de suppression de deux jours fériés.
01:01Sébastien Lecornu annonce qu'il renonce à cette suppression de deux jours fériés.
01:07Ça devait rapporter 4,2 milliards d'euros.
01:10Il explique que les partenaires sociaux devront trouver d'autres sources de financement.
01:14Est-ce que vous êtes satisfait de l'abandon de cette mesure ?
01:17Ou est-ce qu'à vos yeux, c'est que symbolique ?
01:19C'est évidemment symbolique et ce n'est pas une surprise d'ailleurs.
01:22Monsieur Bayrou lui-même, avant de tomber devant l'Assemblée nationale,
01:27on disait ou laissait entendre qu'il avait mis cette mesure comme étant en quelque sorte un élément de négociation
01:33qu'il s'apprêterait ensuite à retirer dans d'éventuelles discussions.
01:38Donc que Monsieur Lecornu retire aujourd'hui cette mesure me paraît évidemment pas surprenant.
01:42Mais à l'entendre, à lire son interview, j'en déduis donc que l'ensemble des autres mesures qui étaient prévues dans le plan Bayrou,
01:50elles demeurent en l'état.
01:51Donc Monsieur Lecornu a l'intention d'imposer une année blanche,
01:55qui se traduit par exemple par le fait que des centaines de milliers de Français vont se retrouver à payer de l'impôt sur le revenu alors qu'ils n'en payaient pas.
02:02L'année blanche, je rappelle à nos téléspectateurs, ça veut dire que par exemple pour l'impôt sur le revenu,
02:06le barème de l'impôt sur le revenu n'est pas réindexé au niveau de l'inflation.
02:09Des gens qui ne payaient pas vont se mettre à le payer, des gens qui en payaient vont en payer davantage parce qu'ils peuvent franchir une tranche.
02:15Mais l'année blanche, c'est aussi le refus par exemple des revalorisations des pensions de retraite.
02:20C'est à peu près 120 euros en moins en moyenne pour un retraité pauvre l'année prochaine.
02:24C'est toute une série de prestations sociales, l'allocation adulte handicapé qui se retrouve non revalorisée sur la base de l'inflation.
02:30Donc vous voyez, Monsieur Lecornu peut insister sur ce qu'il enlève du plan.
02:34Moi ce qui m'intéresse de savoir, c'est ce qu'il laisse dans le plan.
02:37Et je crois que malheureusement, le plan reste aujourd'hui très en l'état ou très similaire à ce que Monsieur Bayrou avait l'intention d'infliger au pays.
02:46Ça veut dire que vous lui demandez de renoncer aussi à cette année blanche ?
02:50Mais moi, je ne vais pas prendre mesure par mesure si vous voulez.
02:53Mais globalement, vous évoquez l'année blanche par exemple ?
02:55Évidemment, je conteste le plan Bayrou en l'état et je conteste la philosophie qui est inhérente à ce plan Bayrou.
03:02Que reprend...
03:02C'est plus Bayrou qui est à Batignan.
03:04J'entends. Mais que reprend Monsieur Lecornu peu ou prou, c'est-à-dire cette idée qu'il faut une politique de compression de la dépense publique,
03:12une politique d'austérité budgétaire, parce que je pense que c'est une politique qui nous amène dans le mur.
03:16J'ai déjà eu l'occasion de le dire à plusieurs reprises.
03:18Sur les dépenses de l'état, il dit vouloir faire un effort avec notamment retirer les privilèges accordés à vie à certains anciens membres du gouvernement
03:26ou faire le ménage dans tous ces organismes parfois inutiles de l'état.
03:32Sur ce plan-là, vous applaudissez ou de toute façon, ce sont des sommes mineures et ridicules et ce n'est pas là où il faut se concentrer ?
03:37Les deux. C'est-à-dire qu'évidemment que moi, je suis favorable au fait qu'on remette en cause un certain nombre de privilèges
03:42qui sont franchement totalement incompréhensibles.
03:46Quand vous avez été président de la République il y a 20 ans ou 30 ans,
03:48au Premier ministre il y a 20 ans ou 30 ans,
03:50rien ne justifie que vous continuiez à pouvoir jouir ou bénéficier d'un certain nombre de privilèges.
03:55Donc évidemment que je suis favorable à cette mesure.
03:57D'ailleurs, nous-mêmes, depuis des années et des années,
04:00dans les débats budgétaires à l'Assemblée nationale,
04:02vous pourrez le retrouver au sein de la Commission des finances,
04:04nous déposions des amendements sur ce sujet.
04:06Donc je ne vais pas vous dire que je suis en désaccord avec cette mesure,
04:09mais faire croire que ce type de mesure qui va permettre en quelque sorte
04:12de changer radicalement la politique économique du pays ne correspond pas évidemment à la réalité.
04:17– Mais quand elle dit les anciens membres du gouvernement,
04:20vous souhaiteriez que ce soit aussi les anciens présidents,
04:23qu'on arrête tous les privilèges, tous les avantages en tout cas ?
04:25– Il y a déjà, sauf erreur de ma part sur les anciens présidents de la République,
04:28il y a déjà eu des réformes ces années précédentes.
04:31Je pense qu'on peut aller plus loin.
04:33La seule limite, la seule réserve qu'on peut comprendre,
04:36c'est des questions liées à la sécurité des personnes
04:38qui se sont retrouvées très largement exposées
04:40et qui sont devenues des personnalités publiques.
04:42Donc c'est légitime qu'on fasse en sorte que ces personnes puissent vivre en sécurité.
04:45« Mais tout le reste me paraît excessivement abusé ».
04:47– Lucie Robcaire.
04:48– Alors parlons d'un sujet qui pèse nettement plus dans le budget de la France,
04:51ce sont les retraites.
04:52Sébastien Lecornu ne veut pas rouvrir le conclave.
04:54On sait pourtant que le dossier n'est pas clos,
04:56ni pour les syndicats, ni pour les partis de gauche.
04:59La CFDT propose de suspendre la réforme jusqu'aux élections présidentielles de 2027.
05:03Est-ce que c'est ça la bonne solution aujourd'hui ?
05:05– Non, la bonne solution, c'est de laisser les parlementaires s'exprimer sur ce sujet.
05:08Enfin, c'est quand même extraordinaire.
05:09Depuis l'année dernière, vous avez une majorité de députés
05:12qui sont favorables à l'abrogation de la réforme des retraites.
05:15– Donc le retour de la retraite à 62 ans.
05:17– Évidemment, mais enfin quand même.
05:18Excusez-moi, mais j'ai l'impression qu'il faudrait venir arracher à M. Lecornu
05:22s'il veut bien nous laisser, nous les parlementaires, pouvoir voter.
05:25Alors là, M. Lecornu, je l'interroge sur sa cohérence.
05:28– Qu'est-ce que vous lui dites ?
05:29– Écoutez, M. Lecornu, dans son même interview, il dit
05:31« je vais changer de pratique, c'est les parlementaires qui vont avoir le pouvoir ».
05:35Eh bien, si M. Lecornu a l'intention de donner aux parlementaires le pouvoir,
05:38la première chose à faire, c'est de laisser les députés voter sur l'abrogation de la réforme des retraites.
05:41– Tous nos voisins européens travaillent nettement plus que les Français en Allemagne, en Espagne, en Italie,
05:45ils travaillent jusqu'à 65 ans.
05:47Est-ce qu'on peut se permettre de travailler beaucoup moins que les autres
05:49et avoir la même protection sociale ?
05:51– Bien sûr, c'est un choix de société.
05:52– Et comment on paye ? Comment on paye notre protection sociale ?
05:55– Mais madame, notre modèle social aujourd'hui, je vais vous choquer peut-être,
05:58mais notre modèle social aujourd'hui, de manière globale, de manière totale, il est à l'équilibre.
06:02– Ah, pas du tout.
06:03– Si, bien sûr, c'est parce que vous…
06:04– La tête, c'est la moitié du déficit français, chaque année.
06:06– Non, parce que vous ne prenez pas en compte le fait…
06:08– Les retraites, pardon.
06:09– Vous ne prenez pas en compte le fait que ces dernières années,
06:12il y a eu des politiques publiques, des décisions politiques,
06:15des décisions d'exonération de cotisations sociales,
06:19c'est-à-dire des cotisations qui devaient normalement venir abonder le financement
06:23de notre modèle social, des retraites, du système de santé.
06:26Il y a eu des exonérations qui ont été accordées,
06:28en particulier aux grandes entreprises, que l'État n'a pas compensées
06:31et qui sont aujourd'hui entièrement responsables
06:33des problèmes de financement de notre modèle social.
06:36Donc après, vous avez un choix de société.
06:38Moi, personnellement, je suis fier de l'histoire de la France,
06:41du fait que la France, après la Seconde Guerre mondiale,
06:43a décidé d'avoir un système, une sécurité sociale,
06:46un système de retraite par répartition,
06:48qui considère que quand on touche notre salaire,
06:51il y a une partie de ce salaire qui vient financer
06:54un système de protection sociale et un système de retraite.
06:56Moi, je crois qu'il faut rester fidèle à ce système
06:59parce que les autres modèles qui existent ailleurs en France,
07:02souvent on compare la France avec d'autres pays en disant
07:03« Oui, mais en France, on prend plus d'argent de prélèvement public, etc. »
07:08Mais on ne dit jamais que dans les autres pays,
07:10quand il n'y a pas de système, par exemple, public de protection de santé,
07:13alors on doit aller vers des assurances privées.
07:15Ou quand il n'y a pas de système de retraite par répartition,
07:17alors on doit aller vers des systèmes de retraite par capitalisation.
07:20Et à la fois, on est moins protégé.
07:22Et la retraite, elle est moins bonne.
07:24Donc, pardon, mais moi, je suis fidèle
07:26et je suis attaché au système de protection sociale à la française.
07:29Je crois qu'au contraire, il faut le défendre et le développer encore.
07:31Donc oui, il faut ramener la retraite à 62 ans.
07:33Et même, je pense qu'il faut aller plus loin ensuite.
07:35Et ça, ça sera un débat de campagne présidentielle.
07:38Moi, je suis favorable au retour à la retraite à 60 ans.
07:40Donc, je m'arrête une seconde sur ce que vous venez de dire.
07:42Quand le Premier ministre dit « Il n'y a pas de nouveau conclave »,
07:45vous l'appelez solennellement ce matin
07:47à ce que l'Assemblée nationale soit à nouveau saisie du dossier des retraites ?
07:51Oui, mais enfin, comment vous dire ?
07:53Je ne sais pas.
07:54Je trouve que ça devrait quand même être une évidence
07:56de dire qu'en démocratie, ça devrait être les députés qui font la loi.
07:59La CFDT ne réclame pas ça.
08:01C'est quand même le principal syndicat de France.
08:03Ils réclament un maintien à 63 ans.
08:04Madame, la CFDT peut avoir sa propre position.
08:06Mais il ne vous a pas échappé qu'il y a maintenant deux ans,
08:10au moment de la mobilisation contre la réforme des retraites,
08:12il y avait l'unanimité de l'ensemble des organisations syndicales
08:15pour s'opposer à la réforme visant à mettre l'âge de départ à la retraite à 64 ans.
08:20Il y avait d'ailleurs l'unanimité des organisations syndicales.
08:24Il y avait quasiment l'unanimité du pays.
08:26Il y avait plus de 90% des actifs qui étaient opposés à la retraite à 64 ans.
08:31Et il y avait même une majorité de députés qui étaient opposés.
08:33Et cette réforme n'a pu passer que par l'intermédiaire d'un 49-3.
08:37Puis, à plusieurs reprises, nous, les Insoumis, à l'Assemblée nationale,
08:40nous avons cherché à déposer des propositions de loi
08:42pour que les parlementaires puissent enfin voter sur ce sujet.
08:45Et à chaque fois, les députés macronistes nous ont empêchés de le faire.
08:48C'est pour ça que je réagis comme ça,
08:49parce que je trouve ça quand même extraordinaire
08:52qu'il faudrait quasiment demander au Premier ministre
08:54ou supplier le Premier ministre
08:56pour que les parlementaires puissent voter.
08:57Ça pourrait quand même être la base de notre démocratie.
08:59Non, je ne le supplie de rien.
09:00Et je réagis, évidemment, avec plaisir à vos questions.
09:04Mais le fond de ma pensée, c'est que ce Premier ministre est illégitime.
09:07Qu'il ne devrait pas être en place, évidemment.
09:11La politique macroniste...
09:12Il a été nommé constitutionnellement
09:13selon une décision du Président de la République
09:16tout à fait conforme à la Constitution.
09:17Si vous le souhaitez.
09:18Non, je ne le souhaite pas, c'est la Constitution.
09:19Mais il ne vous aura pas échappé que depuis un an,
09:23il y a un an, le Président de la République a dissous l'Assemblée nationale,
09:26qu'il y a eu des nouvelles élections,
09:27que les macronistes ont largement été battus dans ces élections,
09:30qu'ils ont perdues,
09:31et que depuis, M. Macron s'entête à continuer à nommer
09:34comme Premier ministre
09:35des personnes qui ont l'intention de mettre en place...
09:37Attendez, il est illégitime.
09:38Vous avez tiré une balle dans le pied des socialistes
09:41puisque vous avez dit tout de suite que vous les censureriez
09:43si Emmanuel Macron choisissait un Premier ministre de gauche.
09:45Donc, il lui a resté quoi comme solution ?
09:47Franchement, les socialistes ont bercé d'illusions,
09:52en quelque sorte, le pays
09:53en faisant croire que M. Macron aurait l'intention
09:56de nommer un Premier ministre
09:57qui allait inscrire sa politique dans la rupture
09:59avec la politique macroniste.
10:00Attendez !
10:01Illégitime, c'est quand même un terme extrêmement fort.
10:03C'est-à-dire que vous ne le reconnaissez pas
10:05dans sa fonction de Premier ministre ?
10:06Non, ça veut dire que je considère
10:07que sa nomination est un déni de démocratie,
10:10qui est une négation de la parole
10:12qui s'est exprimée par les Françaises et les Français
10:14lors des élections législatives l'année dernière,
10:16et qui est une négation du fait que depuis,
10:18deux gouvernements, le gouvernement de M. Barnier
10:20et le gouvernement de M. Bayrou ont été renversés par l'Assemblée nationale.
10:22Ce n'est pas un interlocuteur pour vous ?
10:24Ben non, moi je cherche, je demande à M. Lecornu
10:27de faire comme M. Bayrou,
10:29c'est-à-dire de demander un vote de confiance
10:31à l'Assemblée nationale.
10:32Puisque normalement, dans les usages démocratiques
10:34qui sont les nôtres en France,
10:36un Premier ministre, lorsqu'il est nommé,
10:38c'est ce qui se passait avant que M. Macron décide
10:40de multiplier les dénis de démocratie,
10:42un Premier ministre, lorsqu'il est nommé,
10:43il vient devant l'Assemblée nationale,
10:45et il dit, est-ce que j'ai une majorité de députés
10:47qui sont d'accord pour que je puisse faire mon travail ?
10:49Donc moi, je demande à M. Lecornu
10:51de faire un vote de confiance.
10:53Et si M. Lecornu ne veut pas faire de vote de confiance,
10:56avec mes collègues parlementaires,
10:57nous déposerons une motion de censure
10:59avec la possibilité, comme cela,
11:01aux parlementaires de dire s'ils sont d'accord
11:03avec le fait que M. Lecornu puisse
11:05mettre en place sa politique.
11:06Vous êtes très dur avec le Premier ministre,
11:07il y a une méthode, enfin politiquement,
11:09il y a une méthode de gouvernement...
11:10M. Lecornu en particulier,
11:12moi je suis très dur avec le fait
11:13que M. Lecornu incarne la continuité
11:15de la politique macroniste,
11:16et que c'est cette politique-là
11:17qui est battue,
11:18et que les Françaises et les Français
11:19veulent qu'on tourne la page de cette politique.
11:20Il dit qu'il va changer dans les méthodes
11:21de gouvernement, y compris, Amandine.
11:22Oui, puisqu'il dit, si possible,
11:24ne pas vouloir devoir avoir recours au 49-3,
11:28mais ça voudrait dire qu'il faut arriver
11:30à négocier, à faire des compromis
11:31avec les uns et les autres.
11:32Vous le pensez de bonne foi
11:34sur sa volonté de travailler
11:35de façon plus ouverte que François Bayou ?
11:36Je ne peux pas dire jamais
11:38ce serait démagogique,
11:38mais je ferai tout
11:39pour ne pas y être obligé, dit-il.
11:41Oui, bon, je ne suis pas
11:42un perdreau de l'année, quoi.
11:43Donc, monsieur, vous connaissez
11:44un seul Premier ministre
11:45qui dit, génial, j'adore,
11:46je vais faire le 49-3
11:47par bonheur et par plaisir.
11:49Donc, qu'est-ce que nous dit
11:50M. Lecornu ?
11:51J'aimerais bien éviter le 49-3,
11:52mais peut-être que je vais avoir,
11:54je vais être obligé
11:55d'y avoir recours.
11:55Bon, il dit exactement
11:56la même chose
11:56que ce que disaient
11:57M. Bayou ou M. Barnier.
11:58Vous pouvez y voir
11:59une rupture de forme,
12:00mais pas moi.
12:01Vous n'irez pas le rencontrer ?
12:02Vous n'irez pas le voir
12:03s'il vous convie à Matignon ?
12:05Si M. Lecornu nous convie
12:07à Matignon avant le vote
12:08de confiance ou avant
12:09le vote de censure
12:10que nous allons proposer,
12:11je n'ai pas l'intention
12:12d'aller négocier avec lui.
12:13Je considère que la France Insoumise
12:16s'inscrit dans l'opposition
12:17à la politique de M. Lecornu
12:19et que nous n'avons pas l'intention
12:21d'aller négocier avec lui
12:22quoi que ce soit,
12:22je vous le confirme.
12:23Et vous ne pensez pas ?
12:24Y compris discuter et échanger.
12:26Mais après, si M. Lecornu
12:27passe l'étape de la censure
12:29ou de la confiance,
12:29alors il devient le Premier ministre.
12:32Je peux le contester,
12:32je ne suis pas d'accord avec
12:33qu'il devienne le Premier ministre.
12:34Dans ce cas-là,
12:35comme formation politique d'opposition,
12:38il peut arriver que je le rencontre
12:39sur tel ou tel sujet
12:40ou tel ou tel dossier.
12:41Mais il faut prendre
12:41les choses dans l'ordre.
12:43D'abord, M. Lecornu
12:43va essayer de constituer
12:45en quelque sorte sa majorité,
12:46la majorité qui le soutient.
12:47Moi, je n'en ferai pas partie.
12:49Donc je ne vais pas participer
12:50à des réunions
12:50pour donner l'illusion
12:52qu'à la fin,
12:53je pourrai en quelque sorte
12:54le soutenir.
12:54Donc vous n'irez pas à Matignon
12:56s'il vous invite ?
12:56Non.
12:56S'il n'y a pas de vote de confiance
12:59qui est demandé par le Premier ministre.
13:00Mais pas avant
13:01qu'il y ait un vote de confiance
13:02ou un vote de censure.
13:03C'est comme ça que ça fonctionne,
13:04pardon,
13:04mais dans toutes les démocraties
13:05du monde.
13:06Le Premier ministre,
13:07il va d'abord devant
13:07l'Assemblée nationale
13:08et il demande
13:09s'il a la confiance ou pas.
13:10Emmanuel Bonpari parle de vous,
13:11il parle de la France insoumise
13:12ce matin dans cette interview.
13:14Je crois qu'il n'a pas l'intention
13:15de m'inviter par ailleurs.
13:16Il a dit qu'il inviterait
13:17toutes les forces représentées
13:19à l'Assemblée et au Parlement.
13:20Il explique qu'il veut,
13:21je cite,
13:21c'est une discussion moderne
13:23et franche
13:23de très bon niveau
13:24avec l'EPS,
13:25les écologistes,
13:26les économistes,
13:27les écologistes, pardon.
13:29Vous,
13:29la France insoumise,
13:30dit-il,
13:32les France insoumise,
13:33dit-il,
13:33s'excluent elle-même
13:34de la discussion
13:36et préfèrent le désordre.
13:38Vous êtes le parti du désordre ?
13:39Mais vous savez,
13:40ce n'est pas parce qu'on n'est pas d'accord
13:41avec M. Lecornu
13:42qu'on est partisans du désordre.
13:44C'est une manière quand même
13:44de voir la démocratie
13:45qui est quand même
13:46un peu particulière.
13:47Quant au reste,
13:48pardon,
13:48mais le désordre social,
13:50le désordre économique,
13:51écologique,
13:52climatique,
13:53on l'a vu cet été,
13:54le désordre économique,
13:55vous voulez que je vous dise
13:56que cette année,
13:57on a des records historiques
13:58de faillite des entreprises,
14:00le nombre de plans
14:00de suppression d'emplois
14:01partout dans le pays,
14:02ce n'est pas la France insoumise
14:03qui en est responsable.
14:04Vous voyez,
14:05c'est depuis huit ans
14:06la politique d'Emmanuel Macron
14:07et de ses gouvernements successifs.
14:09Et M. Lecornu,
14:10il peut jouer avec les mots,
14:12mais il s'inscrit.
14:13C'est quand même
14:13la seule personne au monde,
14:14M. Lecornu,
14:15la seule personne au monde
14:16qui a été membre
14:17de tous les gouvernements
14:18d'Emmanuel Macron
14:19depuis qu'il est arrivé au pouvoir.
14:21Faire croire que cette personne
14:22va inscrire sa politique
14:23dans la rupture
14:24avec la politique macroniste,
14:25c'est vraiment prendre les gens
14:26pour des imbéciles.
14:27Allez discuter à Matignon,
14:28vous avez des propositions fortes,
14:30notamment sur la taxation
14:30des plus hauts patrimoines
14:32qui sont partagées
14:32par de nombreuses forces politiques.
14:34Pourquoi vous n'allez pas
14:34défendre vos propositions ?
14:35Mais madame,
14:36ces propositions,
14:37elles ont été,
14:38non seulement elles sont fortes,
14:39vous avez raison,
14:40mais en plus,
14:40elles ont été adoptées
14:41l'année dernière
14:42par l'Assemblée nationale.
14:43Il y a eu une majorité
14:44des députés à l'Assemblée nationale.
14:45Avant d'être rejetée au Sénat ?
14:46Non, avant d'être rejetée
14:47par 49-3, madame.
14:48C'est pareil.
14:49Non, le Sénat a voté
14:50contre la taxe du Qman.
14:51Très bien,
14:51mais à la fin,
14:52vous savez que dans nos institutions,
14:54y compris sur les discussions budgétaires,
14:55c'est l'Assemblée nationale
14:56qui a le dernier mot.
14:57Donc, à la fin,
14:58ce qui s'est produit
14:59sous le gouvernement
15:01de M. Barnier,
15:02c'est que M. Barnier a dit
15:03voilà mon budget,
15:04et bon,
15:05les députés,
15:05vous avez voté
15:06telle ou telle recette,
15:07mais moi,
15:08je ne veux pas les prendre,
15:09donc je les mets de côté,
15:10et voilà mon budget,
15:11je fais un 49-3.
15:11Est-ce que vous avez espoir
15:13cette fois qu'elle puisse passer
15:14cette taxe ?
15:16Il évoque d'ailleurs,
15:17Amandine,
15:17effectivement,
15:18la question de la taxation
15:19des plus hauts revenus
15:20parce que c'est évidemment
15:21central dans le débat.
15:22C'est une taxation de 2%
15:22sur le patrimoine
15:23des plus hauts revenus
15:26au-delà de 100 millions d'euros.
15:27Moi, je la défends
15:28depuis maintenant
15:29des années et des années
15:30parce que je pense
15:30que c'est effectivement
15:31une mesure
15:31qui est une mesure de bon sens.
15:33Après, je m'attends
15:34à une forme d'entourloupe
15:36dont je vois
15:37que certains ministres
15:38ont commencé d'ailleurs
15:39à dresser les contours.
15:40Sébastien Lecornu dit
15:41sur la taxation des plus fortunés
15:42qu'il se dit prêt,
15:43je cite,
15:43à y travailler sans idéologie.
15:45Voilà.
15:45Et puis, il dit aussi
15:46qu'il faudra faire attention,
15:47être vigilant, par exemple,
15:48aux biens professionnels, etc.
15:50Oui, parce que cette taxe,
15:51parlons concrètement,
15:52elle va toucher des personnes
15:53qui parfois créent
15:54des milliers d'emplois
15:54et qui ont très peu de salaires
15:56parce qu'ils ne font pas de bénéfices.
15:57Je connais cet argument.
15:58Je pense à l'entreprise Mistral,
15:59on parle beaucoup récemment.
16:00Ça ne vous embête pas
16:01de prendre des millions d'euros
16:02d'impôts
16:02à ce type de personnalité
16:03qui crée des milliers d'emplois ?
16:04Alors, madame,
16:05on va y venir,
16:06mais d'abord,
16:06je vais vous dire juste une chose.
16:08Quand vous avez des gens
16:09qui vous disent
16:09oui, peut-être qu'on va reprendre
16:10la taxe Zuckman,
16:11mais on va exonérer,
16:12ils utilisent cette expression,
16:14les biens professionnels.
16:15C'est faire abstraction du fait
16:16qu'aujourd'hui,
16:17une technique principale
16:18d'optimisation fiscale en France
16:20pour des personnes
16:20qui ont beaucoup,
16:21beaucoup d'argent
16:22et qui veulent payer moins d'impôts,
16:23c'est d'avoir recours
16:24à des holdings.
16:25Et donc, précisément,
16:26de contourner l'impôt
16:27en ayant recours à des holdings.
16:28Si vous exonérez
16:29de la taxe Zuckman
16:30l'ensemble des biens professionnels,
16:32en fait,
16:32vous passez complètement
16:33à côté du sujet
16:33et vous allez avoir une taxe
16:35qui ne va pas vous permettre
16:36de récupérer
16:3710 à 20 milliards d'euros
16:38de recettes
16:38comme la taxe Zuckman,
16:39mais peut-être
16:40quelques centaines
16:40de millions d'euros.
16:41Donc, évidemment,
16:42ça, ce n'est pas une taxe Zuckman,
16:43c'est une entourloupe.
16:45Bon, ensuite,
16:45vous me posez la question
16:47sur des exemples
16:48qui, honnêtement,
16:49sont des exemples microscopiques
16:51qui concernent
16:52une toute petite minorité
16:54de sociétés.
16:55C'est majeur,
16:55c'est l'enquête
16:56qui crée des milliers d'emplois.
16:57Madame, je vais y répondre.
16:58Ce n'est pas le fait
16:58qu'ils créent des emplois
16:59ou pas le sujet.
17:00Là, vous me parlez
17:00d'exemples d'entreprises
17:02qui sont très fortement valorisées
17:04et donc comptabilisent
17:06dans le patrimoine
17:08et qui ne bénéficient
17:10ou qui ne génèrent pas
17:10forcément les revenus
17:11qui correspondent
17:12au niveau de cette valorisation.
17:13Monsieur Zuckman,
17:14qui est l'inventeur
17:14de la taxe Zuckman,
17:15a déjà largement répondu
17:17à cet argument
17:17en disant que
17:18pour ces cas très particuliers
17:19ou très spécifiques,
17:20il est tout à fait possible,
17:21par exemple,
17:22d'échelonner le paiement
17:23de la taxe Zuckman
17:25ou, par exemple,
17:25de faire en sorte
17:26qu'ils puissent régler
17:27une partie de cette contribution
17:29sous forme d'action.
17:30Donc, en fait,
17:31c'est l'arbre qu'on met au-dessus
17:32pour essayer de disqualifier
17:34le principe de la taxe Zuckman
17:35mais honnêtement,
17:36ça ne tient pas la route.
17:38Par ailleurs,
17:39le propriétaire de Mistralahi
17:41est actionnaire minoritaire,
17:42Monsieur Mensch,
17:43et actionnaire minoritaire
17:44de cette entreprise.
17:45Donc, faire croire
17:46qu'il paierait 2%
17:48de la valorisation complète
17:49de cette entreprise,
17:50c'est complètement faux.
17:51Il déterrit, je crois,
17:5110 à 15% du capital
17:53de cette entreprise
17:53et c'est donc sur ce niveau-là
17:55qu'il serait taxé.
17:56– Manuel Bompard,
17:57dans un instant,
17:57on évoquera justement
17:58la colère des patrons,
18:00la colère des patrons
18:01qui suscite
18:01cette possibilité
18:03de taxe supplémentaire.
18:03Un coup de gueule
18:04ce matin du président du MEDEF,
18:05on en parlera dans un instant.
18:06Juste un mot,
18:07on le disait sur Sébastien Lecornu
18:08qui, dans son interview,
18:10évoque une gauche républicaine
18:11en parlant d'Europe Écologie,
18:13les communistes,
18:14l'EPS.
18:14Sous-entendu,
18:15vous n'êtes pas républicain,
18:16vous lui répondez quoi ?
18:17Mais, enfin,
18:18il faut argumenter les choses.
18:19Mais vous savez,
18:20les disqualifications comme ça,
18:21elles sont...
18:22Qu'est-ce qui n'est pas républicain
18:23dans le programme
18:24de la France insoumise ?
18:25Qu'est-ce qui n'est pas républicain
18:26quand vous dites
18:26qu'il faudrait que chacun
18:28contribue à hauteur
18:29de ses moyens ?
18:29Qu'est-ce qui n'est pas républicain
18:30quand vous dites
18:31qu'il faut lutter
18:32contre toutes les formes
18:32de racisme,
18:33de discrimination
18:33et que vous êtes fidèles
18:35à la maxime de la République
18:36pour les libertés,
18:37égalité, fraternité ?
18:38Qu'est-ce qui,
18:39dans le programme
18:39de la France insoumise,
18:40ne serait pas républicain ?
18:41Enfin, pardon,
18:42de la part d'une personne,
18:43M. Lecornu,
18:44qui siège dans un gouvernement
18:45dans lequel vous avez
18:46des ministres
18:47qui considèrent que,
18:48par exemple,
18:48il y a une partie des Français
18:49qui sont des Français de papier.
18:51Alors moi,
18:51cette inversion des valeurs,
18:52je pense à M. Retailleau
18:53qui disait qu'il y avait
18:54des Français de papier.
18:55Je pense à M. Retailleau
18:56qui disait qu'une partie
18:56des Françaises et des Français
18:58étaient, je cite,
18:59en régression vers leurs
19:00origines ethniques.
19:00Alors dites-moi,
19:01qu'est-ce qui n'est pas républicain ?
19:02Est-ce que c'est comme
19:03la France insoumise
19:04de défendre la maxime
19:05liberté, égalité, fraternité
19:06ou c'est de considérer
19:07qu'il y a des Français de papier ?
19:08Qu'est-ce qui n'est pas républicain
19:09entre les deux ?
19:10Donc, à un moment,
19:11ces formes de disqualification
19:12de la part de gens
19:13qui sont précisément disqualifiés
19:15pour disqualifier les autres,
19:16je les trouve juste insupportables.
19:18Et ça correspond
19:18à une vision de la démocratie.
19:20Toute cette terminologie,
19:21c'est moi ou le chaos,
19:22c'est moi ou le désordre,
19:24correspond à une vision
19:24de la démocratie
19:25dans laquelle, finalement,
19:26on n'a que deux choix.
19:27Soit on est d'accord
19:28avec M. Lecornu
19:29et M. Macron,
19:30soit, en quelque sorte,
19:31on est une horrible personne
19:32qui ne défend pas la République.
19:33Non, pardon,
19:34moi, je ne suis pas d'accord
19:35avec la politique
19:35d'Emmanuel Macron.
19:36Je considère qu'il y a
19:37une politique alternative
19:38et pour autant,
19:39je suis fidèle à l'idée
19:40que je me fais de la France
19:41à ce grand pays
19:42qui a cette belle maxime
19:43inscrit au fronton
19:44de nos mairies,
19:44liberté, égalité, fraternité.
19:45Emmanuel, bien sûr,
19:46BFM Politique,
19:47notre invité,
19:47Emmanuel Bompard,
19:48coordinateur de la France Insoumise.
19:50On le disait,
19:50plusieurs colères en France.
19:52La colère sociale,
19:53appel à la mobilisation
19:54le 18 septembre.
19:55La colère et la fronte
19:56des patrons aussi.
19:57Le patron du MEDEF,
19:58ce matin,
19:59dans les colonnes
20:00de nos confrères
20:00du Parisien
20:01qui pousse un coup de gueule
20:03très clair.
20:04Il estime qu'il ne veut pas
20:06de taxation supplémentaire
20:07effectivement
20:08des grands patrons.
20:09Si les impôts,
20:10dit-il, augmentent,
20:11il y aura une grande
20:12mobilisation patronale,
20:14avertit-il.
20:15Est-ce que vous avez déjà
20:16manifesté aux côtés
20:16des patrons ?
20:17Ils vont peut-être
20:17vous rejoindre ?
20:18Non, parce que là,
20:18je pense qu'on ne partage pas
20:20avec M. Martin
20:21les mêmes objectifs.
20:23Qu'est-ce que vous pensez
20:23de ce coup de gueule ?
20:24Je trouve ça fort de café
20:25pour vous dire les choses.
20:26Franchement,
20:26on parle d'un secteur
20:28très étroit du patronat,
20:29celui qui est représenté
20:30par le MEDEF,
20:31qui représente essentiellement
20:32les très grands groupes,
20:33les très grandes entreprises
20:34qui, quand même,
20:35depuis des années et des années,
20:37notamment depuis qu'Emmanuel Macron
20:38est arrivé au pouvoir,
20:39ont été gorgés
20:40d'argent public,
20:42des aides aux entreprises
20:43de plus de 200 milliards
20:44d'euros chaque année.
20:45L'État verse chaque année
20:47aux entreprises
20:48et essentiellement
20:48aux très grandes entreprises
20:50plus de 200 milliards
20:51d'euros d'argent public
20:53qui ne s'est pas traduit
20:54dans l'investissement,
20:55qui ne s'est pas traduit
20:56dans les salaires
20:57depuis qu'Emmanuel Macron
20:58est arrivé au pouvoir.
20:59Les salaires ont baissé
21:00de 3%,
21:01les salaires réels
21:02ramenés à l'inflation
21:03et qui se sont traduits
21:04par une augmentation
21:05historique des dividendes.
21:06Et quand on vous dit
21:07aujourd'hui,
21:08il faut mettre davantage
21:09à contribution
21:09ces grandes entreprises,
21:11attention,
21:11moi je ne dis pas
21:12tous les patrons,
21:13on parle des grands groupes,
21:14des grandes entreprises
21:15qui ont très largement
21:16profité de cette politique,
21:17on nous dit,
21:18patouche,
21:18sinon on va manifester.
21:19Et souvent on me dit,
21:20oui mais c'est eux
21:21qui ont créé de l'emploi.
21:22Mais ce n'est pas vrai.
21:23Les grands groupes
21:23dont on parle
21:24depuis 10 ans dans ce pays,
21:25ils ont détruit
21:26250 000 emplois.
21:27Ceux qui ont créé
21:28des emplois dans ce pays
21:29ces dernières années,
21:30c'est les petites entreprises,
21:31c'est les artisans,
21:32c'est les PME.
21:33Donc à un moment,
21:35il faut avoir une politique
21:36qui soit une politique
21:37qui concentre les efforts
21:38sur les très grands groupes,
21:39sur les très grandes entreprises,
21:40sur les multinationales
21:41et qui permettent au contraire
21:42de faciliter la vie
21:43des petits groupes
21:44et des petites entreprises.
21:45qu'ils n'ont pas de visibilité
21:46en ce moment,
21:47qu'ils n'ont pas de croissance,
21:49qu'ils vont finalement
21:51devoir à la fin
21:51détruire des emplois
21:52si on continue
21:53de les assommer.
21:54Madame Atalaia.
21:54On transmet ce qu'ils disent.
21:55J'entends bien.
21:56Mais vous admettrez
21:57que le budget
21:58de M. Bayrou,
22:00qui était la reprise
22:01à peu près du budget
22:01de M. Barnier,
22:02a diminué la croissance
22:03du pays par deux.
22:04Que si le plan Bayrou,
22:06si, si,
22:06les prévisions de croissance
22:07étaient à peu près...
22:08La croissance,
22:08elle est plutôt meilleure
22:09que ce qu'on l'attendait.
22:09Ça se passe plutôt bien
22:11pour la France aujourd'hui.
22:15La croissance,
22:16l'année dernière,
22:17elle était à peu près
22:17de 1,4.
22:18On est passé à 0,7
22:19à peu près pour les prévisions
22:20de croissance cette année.
22:21Il y a beaucoup de choses
22:22qui se passent dans le monde
22:23qui pèsent sur les entreprises.
22:24Même le Fonds monétaire
22:25international,
22:25qui n'est pas une agence insoumise,
22:27vous dit une chose simple
22:28que tout le monde
22:28doit pouvoir comprendre.
22:30C'est que si vous avez
22:30une politique de compression
22:31de la dépense publique,
22:32de compression
22:33de l'investissement public,
22:34de réduction du pouvoir d'achat,
22:35quand vous êtes dans un pays
22:36dans lequel la moitié
22:38de la richesse produite
22:39chaque année
22:39est tirée par la consommation populaire,
22:41évidemment qu'une politique
22:42de baisse du pouvoir d'achat,
22:44ça se traduit
22:44par des difficultés économiques.
22:46Le pouvoir d'achat en France
22:46ne baisse pas,
22:47c'est une erreur.
22:48Non, non, regardez les choses.
22:49Le pouvoir d'achat
22:50continue d'augmenter en France,
22:51faiblement.
22:52Madame,
22:52depuis qu'Emmanuel Macron
22:54est arrivé au pouvoir
22:55en 2017,
22:56et vous pourrez vérifier
22:57ces chiffres,
22:58le salaire net,
22:59il a baissé de 3%.
23:02Emmanuel Bompard.
23:03Pardon,
23:04donc, excusez-moi,
23:05tout ça pour dire
23:05évidemment que les grands groupes
23:07et les grandes entreprises
23:07doivent être mis davantage
23:08à contribution,
23:09évidemment.
23:10et là,
23:11venir en quelque sorte
23:12me dire qu'ils sont maltraités
23:13alors qu'ils ont très largement
23:15profité de la politique
23:16d'Emmanuel Macron,
23:17je trouve vraiment ça
23:18avec une forme d'indécence.
23:19Les syndicats appellent
23:20à une mobilisation sociale jeudi,
23:23ce sera le 18 septembre.
23:24Pourquoi il y aurait
23:25plus de monde mobilisé
23:26et plus de monde dans la rue
23:27que le 10 la semaine dernière ?
23:29Parce que je crois
23:29que la colère,
23:30elle est encore très importante
23:31et d'abord,
23:32il y avait beaucoup de monde
23:33dans la rue.
23:34Je sais que...
23:34Vous aviez l'ambition
23:35de tout bloquer,
23:36ça n'a pas été le cas.
23:37Moins que pour les gilets jaunes
23:38et moins que pour les manifestations
23:40sur les retraites.
23:40S'il vous plaît,
23:41même si vous en croyez
23:42les chiffres de la police,
23:43vous l'avez vérifié ou pas ?
23:45Même si vous prenez
23:46les chiffres de la police,
23:46que je ne crois pas,
23:47évidemment,
23:48200 000 personnes.
23:48du ministère de l'Intérieur.
23:50C'est davantage
23:50que toutes les mobilisations
23:52des gilets jaunes
23:52à l'exception de la première.
23:54Oui, c'est la première
23:54qui avait été...
23:55Ah oui, mais d'accord,
23:55mais pardon,
23:56mais le mouvement des gilets jaunes...
23:57Le mouvement des gilets jaunes...
23:57C'était entre 1 et 2 millions
23:59de personnes dans la rue.
23:59Il ne vous a pas échappé
24:01que là,
24:01ce n'était pas une mobilisation
24:02qui était appelée
24:03par les organisations syndicales,
24:05c'était une mobilisation citoyenne.
24:06Mais est-ce que vous espérez
24:07comme le dit Vandine,
24:07qu'il y ait autant de monde
24:08qu'en 2023,
24:09au moment de la mobilisation
24:10pour les retraites ?
24:10Je souhaite...
24:11Je ne vais pas faire des pronostics
24:12sur le nombre de personnes
24:13qui vont se mobiliser.
24:14Ce n'est pas moi qui décide
24:15qui a envie de descendre
24:17dans la rue ou pas.
24:17Moi, ce que je dis aux gens...
24:19Moi, je suis acteur politique,
24:20je ne suis pas observateur
24:21ou pronostiqueur.
24:22Ce que je dis aux gens,
24:23c'est descendez dans la rue,
24:25mobilisez-vous,
24:26parce que si vous ne vous mobilisez pas,
24:28alors la chute de M. Bayrou
24:29ne se traduira pas
24:30par un changement de politique.
24:32Et si vous voulez
24:32qu'avec la chute de M. Bayrou,
24:34ce soit aussi la chute
24:35de la politique macroniste,
24:36alors il faut se mobiliser,
24:38parce que sinon,
24:38M. Macron va continuer
24:40à imposer sa politique,
24:42il fera quelques petites manipulations
24:43pour faire croire
24:44qu'il fait quelque chose
24:45de différent,
24:46et à la fin,
24:47rien n'aura changé.
24:48Donc, moi,
24:49je leur dis de se mobiliser.
24:50Et je pense que le 18 septembre,
24:51ce jeudi,
24:52c'est une date
24:53de mobilisation importante
24:54qui s'inscrit dans la continuité
24:55de la mobilisation du 10 septembre,
24:56qui était déjà un beau succès
24:57et qui a réuni
24:58plusieurs centaines de milliers de personnes.
25:00Le 10 septembre,
25:00vous étiez tout bloqué,
25:00vous n'avez pas tout bloqué.
25:01C'est un échec,
25:02vous le reconnaissez ?
25:02Non, évidemment que non.
25:04D'abord parce qu'il y a eu
25:08un dispositif de blocage.
25:09Après, vous avez raison,
25:10il y a eu un dispositif
25:11de répression
25:12et de mobilisation policière
25:15qui a été tellement important
25:16que toute initiative de blocage
25:18qui commençait à se construire
25:20a immédiatement été confrontée
25:22à des dispositifs policiers
25:23disproportionnés,
25:24assez violents d'ailleurs,
25:26et qui tranchaient
25:27parce que ça me fait quand même,
25:28ça mérite d'être remarqué quand même.
25:31Vous me parliez de,
25:32vous évoquiez une mobilisation
25:34dans le journal tout à l'heure
25:35des agriculteurs.
25:35Absolument.
25:36Quand les agriculteurs...
25:37On s'appelle la mobilisation
25:37le 25 septembre.
25:38Quand les agriculteurs,
25:39il y a 18 mois,
25:40ont engagé des initiatives
25:42de blocage,
25:42vous vous rappelez,
25:43sur l'autoroute
25:43dans le sud-ouest par exemple,
25:45à l'époque,
25:46M. Darmanin et le pouvoir en place
25:47disaient,
25:48il faut comprendre la colère.
25:49Bon, c'est vrai que le blocage,
25:51bon, on peut en discuter,
25:52mais ça exprime une colère
25:53et cette colère,
25:54il faut comprendre
25:54et on ne leur a pas envoyé
25:5580 000 policiers
25:56pour les déloger.
25:57Donc oui, vous avez raison,
25:58il y a eu des initiatives
25:59de blocage
25:59qui ont été empêchées
26:00par des actions policières.
26:02Mais pour autant,
26:02il y a eu beaucoup de monde
26:03dans la rue,
26:04il y a eu beaucoup de jeunes
26:05dans la rue,
26:05beaucoup, beaucoup, beaucoup de jeunes.
26:07Moi, j'étais dans la rue,
26:07il y a eu beaucoup, beaucoup de jeunes.
26:08Et précisément,
26:09pour les gens qui nous écoutent,
26:11une manière simple
26:12de bloquer l'économie
26:13sans être confronté
26:14à cette répression policière,
26:15c'est de faire la grève.
26:16Donc moi,
26:17pour le 18 septembre prochain,
26:18j'invite un maximum de gens
26:19à faire la grève
26:20parce que quand on fait la grève,
26:21vous savez,
26:21elle a un peu sur le taillot.
26:23La grève générale,
26:24j'aimerais bien
26:24qu'il y ait la grève générale.
26:25Après, ce n'est pas moi
26:26qui peux la décréter,
26:26je ne suis pas syndicaliste,
26:27salarié.
26:28Oui, bien sûr,
26:29je pense qu'on en a besoin.
26:29Le 10, le 18,
26:30est-ce que déjà,
26:31vous avez prévu
26:31d'autres mouvements ensuite ?
26:33J'espère que ce mouvement
26:34ne va pas s'arrêter le 18.
26:35Je sais,
26:36je crois avoir entendu,
26:37mais je ne suis pas sûr
26:38que tout le monde
26:38se soit mis d'accord
26:39sur cette date pour l'instant,
26:40que la date du 21 septembre,
26:42qui est-à-dire dimanche prochain,
26:43parce que c'est une date
26:44un peu symbolique en France,
26:45vous savez,
26:45c'est l'abolition de la monarchie.
26:47Le 21 septembre
26:48est une date
26:50qui commence à circuler
26:51comme étant potentiellement...
26:51Vous appelez à un rassemblement
26:52le 21 septembre ?
26:53Non, moi,
26:53je ne sais pas...
26:54J'ai dit depuis le début...
26:55Vous, la France insoumise ?
26:55Non, non, parce qu'attendez,
26:56parce que je sais après
26:57ce que certains ont essayé
26:59de nous faire comme procès.
27:00On a dit qu'on appuyait
27:00la mobilisation du 10 septembre,
27:02on m'a dit,
27:02oui, vous voulez la récupérer, etc.
27:04Moi, j'ai dit depuis le début,
27:05non, nous,
27:05on est à disposition du mouvement.
27:06Donc, je n'appelle à rien.
27:08Je dis que si
27:08les collectifs citoyens
27:10qui se sont mis en place
27:11appellent à la mobilisation
27:12le 21 septembre,
27:13je l'appuierai,
27:13je la soutiens.
27:14Et en même temps,
27:14vous regrettez
27:15qu'il y ait de plus en plus
27:15de boîtes qui font faillite.
27:16Vous vous rendez compte
27:17le nombre de petits commerces
27:18qui sont obligés de fermer
27:19dans ces journées de grève ?
27:20Non, non, non.
27:21C'est des boîtes qui font faillite, non ?
27:22Madame, madame, franchement,
27:23s'il vous plaît.
27:25Effectivement,
27:25il y a beaucoup de petits commerçants,
27:27beaucoup d'artisans,
27:28beaucoup de restaurateurs
27:28qui sont en très grande difficulté.
27:30Mais essayez de faire croire
27:31que leurs difficultés,
27:32elles sont liées
27:32à la mobilisation des Français
27:33et des Français.
27:33Ça ne va pas les aider,
27:34ça c'est sûr.
27:35Madame, moi, pendant l'été,
27:36j'ai vu beaucoup de restaurateurs.
27:38Et leur principale difficulté
27:40aujourd'hui,
27:40c'est que vous avez des gens
27:41qui viennent et qui, par exemple,
27:43ne prennent pas de dessert
27:43au restaurant
27:44ou ne viennent pas au restaurant
27:45puisqu'ils n'ont plus les moyens.
27:46Pourquoi ?
27:47Parce que,
27:48ce dont on discutait tout à l'heure,
27:49la politique qui se traduit,
27:50par exemple,
27:51par une année blanche,
27:51c'est-à-dire une politique
27:52qui va se traduire
27:53par un impact négatif
27:54sur le pouvoir d'achat
27:54des Françaises et des Français,
27:55ça a des conséquences directes
27:57sur les restaurateurs,
27:58les artisans, etc.
27:59Donc, pardon,
28:00si vous voulez répondre
28:02à cette difficulté,
28:03pour les restaurateurs,
28:05c'est plus efficace
28:06de se mobiliser
28:06pour changer la politique
28:07que de faire croire
28:08que c'est parce qu'il y a
28:09une mobilisation
28:10qui a des difficultés.
28:11Quel est le but final
28:12de toutes ces mobilisations ?
28:14C'est que vous avez toujours
28:14à l'esprit qu'à la fin,
28:15ça va finir par peser tellement
28:17sur le chef de l'État
28:18qu'il va décider de partir
28:19alors qu'il a dit dix fois
28:20qu'il ne démissionnerait pas ?
28:22Oui, enfin,
28:23vous connaissez beaucoup
28:23de présidents de la République
28:24qui disent qu'ils vont démissionner, vous.
28:26Non, mais certains peuvent donner
28:27le sentiment d'être plus actulés
28:29que d'autres.
28:30Monsieur Macron,
28:31trois jours avant la dissolution
28:33disait qu'il n'était pas question
28:34pour lui de dissoudre la semaine.
28:35Donc vous, vous y croyez toujours ?
28:35Moi, je crois qu'il faut installer
28:37effectivement un rapport de force
28:38pour obtenir un changement
28:39de politique.
28:40Et je pense que ce changement
28:41de politique,
28:41il n'est pas possible
28:42dans la continuité
28:43avec la politique macroniste
28:45qui passe par le départ
28:45du président de la République.
28:46Emmanuel Macron,
28:46qui ne s'est pas exprimé
28:47depuis la nomination
28:48de son nouveau Premier ministre,
28:48est-ce qu'aujourd'hui,
28:49vous appelez le chef de l'État
28:50à prendre la parole
28:51pour dire ce qu'il veut faire
28:52dans les 18 prochains mois ?
28:53Non, mais en fait,
28:54je n'ai pas besoin
28:54de l'appeler à prendre la parole.
28:56Après, moi,
28:56ça ne me dérange pas
28:57s'il parle à chaque fois
28:57qu'il prend la parole,
28:58ça convainc encore plus de gens
29:00de venir manifester.
29:01Donc si M. Macron
29:02veut parler avant le 18 septembre,
29:03moi, ça serait une bonne chose
29:04pour la mobilisation
29:05du 18 septembre.
29:06Pour le reste,
29:07moi, j'utilise les moyens
29:08qui sont à ma disposition
29:08pour essayer de proposer
29:10à ce pays de pouvoir sortir
29:12de la situation de blocage
29:13dans laquelle il est aujourd'hui.
29:14Est-ce qu'on va vivre encore
29:15pendant deux ans
29:16au rythme des gouvernements
29:17minoritaires
29:18qui tombent tous les trois mois ?
29:19Et donc du manque
29:21de visibilité
29:22pour les entreprises
29:22et donc des difficultés
29:24sur la croissance, etc.
29:25Est-ce qu'on va vivre encore
29:26pendant deux ans
29:26comme cette question ?
29:27Les socialistes ne font pas
29:29le même choix que vous
29:29parce qu'aujourd'hui,
29:30ils n'excluent pas complètement
29:32de discuter,
29:33à minima,
29:33avec Sébastien Lecornu.
29:35Vous, vous leur dites quoi ?
29:36C'est la mauvaise voie ?
29:37Vous les appelez à ne voter
29:38aucun texte de ce gouvernement ?
29:40Mais moi, je dis
29:41que quand on a été élu
29:42l'année dernière
29:44sur une coalition
29:45qui s'appelait
29:45le Nouveau Front Populaire,
29:46porteuse d'un programme
29:47dans lequel,
29:48dans la première page,
29:49il était inscrit
29:50que l'objectif
29:51du Nouveau Front Populaire,
29:52c'était de constituer
29:52une alternative
29:53au macronisme.
29:55Alors,
29:56si vous restez fidèle
29:57à ce mandat,
29:58à cet engagement,
29:59votre travail
30:00n'est pas de permettre
30:01à Emmanuel Macron
30:02de garantir
30:02la continuité
30:03de sa politique.
30:04Donc, il ne doit
30:04voter aucun texte.
30:05Donc, moi,
30:06voilà ce que je dis.
30:07Même si ça peut être utile
30:08à certains Français de gauche.
30:09Mais attendez,
30:10après on viendra
30:10sur voter aucun texte
30:11parce que moi,
30:12vous savez,
30:12je suis dans l'opposition
30:13à M. Lecornu,
30:15j'étais dans l'opposition
30:16à M. Bayrou,
30:17j'étais dans l'opposition
30:17à M. Barnier.
30:18Mais si par hasard
30:19quelqu'un arrive
30:20et propose la taxe Zuckman,
30:22je n'ai aucun problème
30:23à la voter.
30:23Sans majorité,
30:24on est obligé
30:25de nouer des relations.
30:26C'est ce que dit
30:26par exemple
30:27Raphaël Glucksmann.
30:28Bon,
30:28mais M. Glucksmann,
30:29il propose aussi
30:30par exemple
30:31dans son contre-budget
30:32d'augmenter la CSG
30:33pour tous les salariés
30:34de un point.
30:34Voilà,
30:35moi, par contre,
30:35je ne suis pas d'accord
30:36avec M. Glucksmann,
30:36je ne suis pas pour augmenter
30:37la CSG.
30:37Attendez,
30:38je termine.
30:38La question qui m'était posée,
30:39qu'est-ce que je demande ?
30:41Je ne demande rien.
30:41Mais de mon point de vue,
30:43le moment clé,
30:44en quelque sorte,
30:45va être au moment
30:45du vote de confiance
30:46ou au moment
30:47du vote de censure
30:48puisque l'un correspondra
30:49Oui,
30:49tu ne voudras certainement
30:49pas le vote de confiance.
30:50Bon,
30:51alors s'il n'y a pas
30:51de vote de confiance,
30:52ça sera un vote de censure.
30:53Et là,
30:53je dis les choses
30:54très clairement.
30:55Je dis que toute personne
30:56qui s'inscrit effectivement
30:57dans l'opposition
30:58à la politique macroniste
30:59et qui veut permettre
31:00à ce pays
31:01de tourner la page
31:01de la politique macroniste
31:02doit voter la censure
31:03immédiate
31:04du gouvernement
31:05de M. Lecornu.
31:06C'est simple.
31:07Et alors,
31:07ça sera le rendez-vous
31:08de l'unité politique
31:09à gauche.
31:10On verra qui,
31:10à ce moment-là,
31:11reste fidèle aux engagements
31:12qu'il a pris devant
31:13les électrices
31:14et les électeurs
31:14et qui les brade
31:16pour,
31:16en quelque sorte,
31:17venir servir de béquille
31:18à la continuité
31:19de la politique macroniste
31:20en France.
31:21Manuel Bompard,
31:22on va aller à l'étranger
31:23et notamment à Londres.
31:24Énorme manifestation hier,
31:26150 000 personnes.
31:27C'était inattendu
31:28dans les rues de Londres.
31:30Manifestation à l'appel
31:31d'une partie
31:31de l'extrême droite britannique
31:33avec un mot d'ordre,
31:34la lutte contre l'immigration.
31:37Quand vous voyez
31:37ces images-là,
31:38au-delà du fait
31:39de ne pas être d'accord
31:40effectivement
31:41avec ces militants-là,
31:42est-ce que vous vous dites
31:43oui,
31:45en Europe,
31:45il y a une forme
31:46d'adhésion populaire
31:47à ce type de mouvement
31:48et est-ce que ça vous interroge ?
31:50Écoutez,
31:51ce n'est pas nouveau,
31:52malheureusement,
31:52que depuis des années
31:53et des années,
31:55il y a en Europe
31:55et pas seulement en France
31:56d'ailleurs
31:57et dans le monde d'ailleurs
31:58de manière générale,
31:59vous avez vu l'arrivée
31:59au pouvoir de Trump
32:01aux États-Unis
32:01ou de Milley en Argentine,
32:03il y a effectivement
32:04l'extrême droite
32:06sur des formes
32:07qui peuvent être
32:08des formes variées
32:08ou diverses
32:10qui, pour certaines personnes,
32:12ils considèrent
32:13que ça peut être une solution.
32:14Ben oui,
32:14je le vois,
32:15je l'observe sous les yeux
32:16et je le combat.
32:17Je vais vous expliquer
32:17ce succès croissant
32:18et je le combat.
32:19C'est la plus grande
32:20manifestation, par exemple,
32:21en Grande-Bretagne
32:21de l'extrême droite.
32:22Il y a eu combien de personnes,
32:23madame, dans la rue ?
32:24150 000.
32:25Ben oui,
32:25mais tout à l'heure,
32:25vous disiez que 200 000,
32:27c'était un échec.
32:28Alors là,
32:29c'est un succès
32:29parce que c'est l'extrême droite
32:30qui mobilise 150 000 personnes
32:32et quand il y a un mouvement
32:33en France
32:34qui, selon la police,
32:35mobilise 200 000 personnes,
32:36vous me dites que c'est un échec.
32:37Pour l'extrême droite,
32:38c'est la plus grande manifestation
32:41d'extrême droite.
32:42J'espère que vous ne souhaitez pas
32:43faire les mêmes chiffres
32:44qu'eux ou vous comparez à eux.
32:45Non, je ne souhaite pas
32:46me comparer à eux,
32:47mais vous,
32:47vous me dites que là,
32:48c'est un aimant succès
32:49alors que tout à l'heure,
32:50vous me disiez que 200 000 personnes
32:51selon la police dans la rue,
32:53c'était un échec.
32:53C'est la plus importante.
32:54Et comment vous expliquez
32:55ce succès croissant
32:57des mouvements
32:58d'extrême droite ?
32:58Je l'explique par le fait
32:59que comme souvent
33:00dans les moments
33:00d'impasse du capitalisme,
33:04de la phase actuelle
33:05du capitalisme,
33:05il y a des recherches
33:07d'alternatives
33:07de la part des puissants,
33:08des dirigeants
33:09pour essayer de conserver
33:10leur pouvoir
33:10et que l'extrême droite,
33:12le fascisme,
33:12est une manière
33:13pour une partie
33:15des classes dominantes,
33:16des classes possédantes
33:16de se dire peut-être
33:17que c'est comme ça
33:18qu'on va permettre
33:19de garantir la pérennité
33:20du système.
33:20Pour vous, c'est 150 000 fascistes
33:21dans les rues de Londres ?
33:22Attendez, je vais aller au bout
33:23de ma démonstration
33:23et que la clé, l'outil,
33:25l'arme qui a toujours
33:25été celle-ci,
33:26c'est de dire aux Françaises
33:28et aux Français
33:28plutôt que de vous rassembler
33:30pour essayer de reprendre
33:31le pouvoir
33:31à ceux qui vous l'ont confisqué
33:32ou plutôt que de vous rassembler
33:34pour un meilleur partage
33:35de la richesse,
33:36divisez-vous entre vous
33:37et dites-vous que
33:38en fait le problème
33:39de celles et ceux
33:40qui par exemple
33:40n'ont pas suffisamment
33:41de moyens pour vivre,
33:42c'est à cause de l'immigré
33:43ou de l'étranger.
33:44Pour vous, c'est 150 000 fascistes
33:45qui étaient dans les rues de Londres ?
33:46Je ne sais pas qui étaient dans la rue
33:47mais en tout cas,
33:47c'est 150 000 personnes
33:48manifestement qui adhèrent
33:50aux idées fascistes
33:51ou aux idées de l'extrême droite.
33:53Ce matin, un député RN
33:54qui s'appelle Mathias Renaud,
33:55député RN de la Somme,
33:56vous le connaissez peut-être,
33:58appelle à une mobilisation massive
33:59en France comme en Angleterre.
34:00À quand une mobilisation massive
34:02en France comme en Angleterre,
34:03dit-il ?
34:03La dernière fois que l'extrême droite
34:05a essayé de manifester en France,
34:06c'était pour protester
34:07contre une décision de justice,
34:08vous vous en rappelez,
34:10contre le procès de Mme Le Pen
34:11qui a détourné
34:112 millions d'euros d'argent public,
34:13on ne peut pas dire
34:14que ça a été un grand succès populaire.
34:15Maintenant, moi,
34:16je veux dire aux gens
34:16qui nous écoutent,
34:17vous vous trompez
34:18si vous adhérez aux idées
34:20qui consistent à laisser entendre
34:21ou à laisser penser
34:22que le problème de la France
34:23aujourd'hui, c'est l'immigration.
34:24Et j'aimerais bien d'ailleurs
34:25que quand vous avez en face de vous
34:27des représentants
34:28de l'extrême droite
34:29ou du Rassemblement national
34:30qui racontent n'importe quoi
34:32sur le sujet,
34:32j'ai entendu Mme Le Pen dire
34:34on va faire 60 milliards d'euros
34:35d'économies sur l'immigration,
34:36alors que toutes les études économiques
34:38montrent qu'aujourd'hui
34:39l'immigration en France
34:40rapporte 7 à 10 milliards d'euros
34:42d'argent par an.
34:43Pourquoi ?
34:44Parce que les immigrés en France,
34:45souvent c'est une population
34:46moins âgée,
34:47c'est une population qui travaille,
34:48c'est une population qui finance
34:50la protection sociale
34:51contrairement à ce que dit
34:52Mme Le Pen.
34:53Donc quand j'entends
34:53des absurdités
34:54comme celles qui consistent
34:55à dire on va faire de l'économie
34:57en supprimant l'aide médicale d'État
34:59alors que l'Espagne
35:00qui a supprimé l'aide médicale d'État
35:01a été obligée de la rétablir
35:03quelques années plus tard
35:04parce qu'ils se sont rendus compte
35:05que en fait ça a coûté
35:06à la fin plus cher
35:07parce que les gens
35:07vous devez les soigner
35:08et si vous ne les soignez pas
35:09tout de suite,
35:09vous les soignez après
35:10quand ils arrivent à l'hôpital.
35:11Est-ce qu'à un moment
35:12il y a quelqu'un
35:12qui peut confronter aussi
35:14l'extrême droite
35:15face à l'absurdité
35:16de ces propositions ?
35:17Et oui, après il y a des gens
35:18malheureusement
35:18qui se tournent vers eux
35:19en se disant
35:20peut-être que c'est eux
35:21qui ont raison.
35:21Non, ce n'est pas eux
35:22qui ont raison.
35:22Et l'extrême droite
35:23elle est responsable
35:24de la continuité
35:24de la politique macroniste
35:25en France.
35:26Moi je voudrais rappeler
35:27à tout le monde
35:28que si le budget
35:29de M. Bayrou
35:29a pu voir le jour
35:30c'est parce que l'extrême droite
35:31a refusé de censurer
35:32M. Bayrou
35:33que si les factures
35:34d'électricité
35:34et de gaz
35:35ont augmenté
35:36au 1er août
35:36de cette année
35:37c'est parce que l'extrême droite
35:38a refusé de censurer
35:39M. Bayrou.
35:39Vous parlez de l'extrême droite
35:40et une partie de l'extrême droite
35:41qui vous cible
35:41la France insoumise
35:42après ce qui s'est passé
35:44aux Etats-Unis
35:45l'assassinat de Charlie Kirk
35:46conservateur proche
35:48de Donald Trump
35:49influenceur très suivi
35:51et très populaire
35:52aux Etats-Unis
35:53une partie de la droite
35:55dure conservatrice
35:56et de l'extrême droite
35:57française
35:57finalement cible aujourd'hui
35:59la gauche
36:00et l'extrême gauche
36:00on a vu tout un mouvement
36:01sur les réseaux sociaux
36:02avec un hashtag
36:03la gauche tue
36:04Marion Maréchal
36:05regardez par exemple
36:06va encore plus loin
36:07regardez ce qu'elle écrit
36:08sur les réseaux sociaux
36:10elle évoque
36:11vous allez le découvrir
36:12dans un instant
36:12l'idéologie de la gauche
36:14radicale antifasciste
36:15qui a tué un militant
36:16de la liberté du débat
36:17en France aussi
36:18les soldats de Mélenchon
36:19les soldats de Mélenchon
36:20dit-elle
36:21propagent la haine
36:22et la violence
36:23qu'est-ce que vous lui répondez ?
36:24Monsieur
36:24qu'est-ce que vous
36:25vous lui répondez ?
36:26On connaît le profil
36:27de la personne
36:27qui manifestement
36:28a tué cette personne
36:29tout le monde vous dit
36:30que ce n'est pas du tout
36:30un militant
36:31qui est un militant
36:32de gauche etc
36:32c'est plutôt quelqu'un
36:33issu des idées conservatrices
36:36Madame Maréchal Le Pen
36:37raconte juste n'importe quoi
36:39en vérité
36:40la vérité
36:40parce que moi je veux bien
36:41qu'on parle de ce sujet
36:42mais comme d'habitude
36:43l'extrême droite
36:44essaye en quelque sorte
36:45d'enverser les responsabilités
36:46c'est la technique classique
36:48de l'extrême droite
36:49dans l'histoire
36:49les fascistes deviennent
36:50les antifascistes
36:51les racistes deviennent
36:51les antiracistes
36:52Jordan Bardella dit
36:53la rhétorique déshumanisante
36:54de la gauche
36:55et son intégrance
36:56alimente la violence politique
36:57Monsieur Daré
36:5793% des meurtres
36:59qui ont été commis
36:59ces dernières années
37:00aux Etats-Unis
37:01par des extrémistes
37:01ont été commis
37:03par l'extrême droite
37:03vous pourrez vérifier
37:04ce chiffre
37:05et en France
37:06et en France
37:06pardon
37:07et en France
37:07qui tue ?
37:08Qui tue en France ?
37:09Qui a tué
37:10Djamel Ben Jébala
37:11l'année dernière
37:12si ce n'est le représentant
37:13d'un groupuscule
37:14d'extrême droite ?
37:15Qui a tué
37:16Hichem Mirawi
37:17cette année
37:18dans le Var ?
37:20si ce n'est une personne
37:21qui avait des idées racistes
37:22et des idées
37:23d'extrême droite
37:24qui a tué
37:25le rugbyman argentin
37:26Monsieur Arambourou
37:27en France
37:27il y a quelques années
37:28si ce n'est
37:28des groupuscules
37:29d'extrême droite
37:30donc en France
37:31c'est l'extrême droite
37:32qui tue
37:32et à un moment
37:33ce serait bien
37:33que ce travail
37:34de démonstration
37:35y soit fait
37:36parce que le jour
37:36où vous me présenterez
37:37quelqu'un
37:37qui a été tué
37:38par un militant
37:38de la France insoumise
37:39vous ne le trouverez pas
37:40parce que la France insoumise
37:41elle mène ses batailles
37:42politiques par les voies
37:43démocratiques
37:44tout simplement
37:44est-ce que cette attaque
37:52contre Charlie Kirk
37:53est quand même
37:53une attaque
37:54contre la liberté d'expression
37:55est-ce que vous reconnaissez ça ?
37:57mais attendez
37:57moi je ne suis pas d'accord
37:58avec le fait
37:58qu'on tue des gens
37:59même quand on ne partage
38:00pas leurs idées
38:01simplement
38:01donc je ne suis pas d'accord
38:02mais essayer de faire
38:04de cette personne
38:04une sorte de héros
38:05ou de martyr
38:07alors que je vous le rappelle
38:08cette personne disait
38:09par exemple que
38:09je cite
38:10les juifs
38:11contrôlent les universités
38:12que cette personne
38:13appelait à participer
38:14aux manifestations
38:14contre le Capitole
38:15après la défaite
38:16de Donald Trump
38:17moi pardon
38:18je ne suis pas d'accord
38:19pour qu'on tue des gens
38:20mais jamais je ne ferai
38:21de cette personne
38:21un héros
38:22ou un martyr
38:23comme l'extrême droite française
38:24essaye de le faire
38:25Manuel Bompard
38:25j'ai deux livres
38:26à vous proposer
38:27savoir ce que vous mettriez
38:28sur votre table de chevet
38:29si vous deviez choisir
38:30un livre
38:30regardez ces images
38:31derrière moi
38:32entre la meute
38:33de nos confrères
38:34Olivier Perrault
38:34et Charlotte Belaïche
38:35qui évoquait
38:35les dérives à leurs yeux
38:37de la France insoumise
38:38ou les complices du mal
38:40d'Omar Oussef
38:41Souleymane
38:42je vous parle de ce livre
38:43parce que selon nos confrères
38:44aucun des deux
38:45selon nos confrères
38:45Dupont
38:46la France insoumise
38:47tenterait d'empêcher
38:48la parution de ce livre
38:50situé à droite
38:51les complices du mal
38:52qui est une enquête
38:53sur le lien supposé
38:55entre certains candidats
38:56de la France insoumise
38:57et des réseaux islamistes
38:59l'avocat de la France insoumise
39:02effectivement
39:02aurait mené
39:03une requête
39:04auprès de l'éditeur Plon
39:05pour je cite
39:06propos infondés
39:07et attentatoires
39:08à l'honneur
39:08et à la réputation
39:09de la France insoumise
39:10est-ce que vous avez peur
39:11de quelque chose ?
39:12Non mais monsieur
39:12cette information est fausse
39:13C'est faux ?
39:14C'est faux
39:14Il y a eu une démarche
39:15qu'on appelle une démarche
39:16en référé
39:17pour obtenir connaissance
39:18de l'ouvrage
39:19pas du tout
39:19pour l'interdire
39:20donc c'est complètement faux
39:21le point raconte n'importe quoi
39:22donc pardonnez-moi
39:22mais vous m'interrogez
39:23sur un sujet
39:25qui est totalement inexactif
39:26D'accord donc c'est faux ?
39:27Il y a eu une démarche
39:28pour obtenir connaissance
39:29de l'ouvrage
39:29comme ça se fait généralement
39:30puisqu'il y a des accusations
39:32très graves
39:32qui sont formulées
39:33contre la France insoumise
39:34et il est normal
39:35qu'on puisse en avoir connaissance
39:36pour savoir
39:36si ça doit donner lieu
39:37à des procédures judiciaires
39:39mais il n'y a pas eu
39:39de volonté
39:40de l'interdire
39:41sans connaissance
39:41de ce qu'il y a à l'intérieur
39:42et je n'en sais rien
39:43ça dépend de ce qu'il y a dedans
39:43enfin madame
39:44si demain je sors un livre
39:45dans lequel je raconte
39:46des choses
39:46qui sont complètement fausses
39:47sur vous
39:48peut-être que vous allez
39:48essayer d'interdire
39:49la publication de cet ouvrage
39:50non ?
39:50Enfin pardon
39:51mais on n'a pas le droit
39:52d'écrire n'importe quoi
39:52en France
39:53on n'a pas le droit
39:53de raconter des bêtises
39:54déjà l'arrière couverture
39:57de ce livre
39:58raconte n'importe quoi
39:59explique qu'il y aurait
40:00soi-disant des liens
40:00entre la France insoumise
40:02et des groupuscules islamistes
40:03etc.
40:03qui ne s'appuient
40:04sur aucun élément réel
40:05personne ne les a jamais démontrés
40:07d'ailleurs
40:07monsieur Wauquiez
40:07a essayé
40:08vous vous rappelez
40:09à l'Assemblée nationale
40:10d'imposer une commission
40:11d'enquête sur ce sujet
40:12et dans un premier temps
40:13tous les députés
40:13lui ont dit
40:14mais qu'est-ce que vous racontez
40:15ils ont empêché
40:15cette création d'enquête
40:16cette création de commission d'enquête
40:18vous pouvez nous dire
40:18il n'y a jamais eu aucun lien
40:19entre un quelconque candidat
40:20de la France insoumise
40:21et des réseaux islamistes
40:22mais évidemment
40:22mais enfin
40:23qu'est-ce que c'est
40:23que c'est
40:23non non mais je vous pose
40:24la question
40:24à tout le monde
40:26alors pas seulement à moi
40:27la France insoumise
40:28enfin je ne sais pas
40:28je trouve que cette manière
40:31d'essayer de disqualifier
40:32les idées qui sont les nôtres
40:34par des moyens
40:35qui sont des moyens détournés
40:36est vraiment une négation
40:37du débat démocratique
40:38vous avez le droit
40:39de ne pas être d'accord
40:39avec les idées
40:40de la France insoumise
40:41vous avez le droit
40:41de considérer
40:42que d'un point de vue économique
40:43ce n'est pas ce qu'il faut
40:43pour le pays
40:44mais pourquoi être toujours
40:45dans la forme de disqualification
40:47outrancière
40:48outrageuse
40:49et diffamante
40:50comme ces deux ouvrages
40:52six livres d'ailleurs
40:53pourquoi faire ça ?
40:54analyser notre programme
40:55dites-nous
40:56quels sont les points
40:56de votre programme
40:57vous avez parlé tout à l'heure
40:57d'un Premier ministre
40:58illégitime
40:59si ce n'est pas
40:59de la disqualification
41:00dans l'autre sens
41:01mais madame
41:01comment vous appelez
41:02un Premier ministre
41:02qui est nommé
41:03dans la négation
41:04du résultat
41:05des élections législatives
41:07c'est la liberté
41:08du Président de la République
41:08mais d'accord
41:09mais moi j'ai le droit
41:09de considérer
41:10que c'est illégitime
41:11ensuite je n'ai pas dit
41:12que parce qu'il était illégitime
41:14j'allais arrêter
41:15de siéger à l'Assemblée nationale
41:16le Président de la République
41:16il est légitime aussi pour vous ?
41:18je pense que le Président
41:19de la République
41:20il a été battu
41:21toutes les dernières élections
41:22sur les dernières élections
41:24qu'il a convoquées
41:24et qu'il a la légitimité institutionnelle
41:27je ne la conteste pas
41:28mais je pense qu'il n'a plus
41:29la légitimité populaire
41:30où en est votre proposition
41:31de destitution ?
41:32je vais y venir
41:33mais vous savez
41:33dans l'histoire
41:34madame Atalaïa
41:35il y a eu des Présidents
41:35de la République
41:36Charles de Gaulle par exemple
41:38qui à un moment
41:39quand ils ont perdu un vote
41:40devant les Françaises
41:40et les Français
41:41alors qu'ils étaient élus
41:42normalement aussi
41:42pour 7 ans à l'époque
41:43ils sont partis avant
41:45parce qu'ils se sont dit
41:46c'est pas l'idée
41:47que je me fais de la démocratie
41:48et demander à M. Macron
41:50de faire la même chose
41:50ça vous paraît
41:51nécessiter des procès
41:54comme ça
41:54totalement ineptes ?
41:55non franchement
41:56donc notre motion
41:57de destitution
41:58elle est aujourd'hui
41:58signée je crois
41:59par 104 parlementaires
42:00l'ensemble des députés
42:02de la France Insoumise
42:02et une majorité
42:04des députés
42:04du groupe écologiste
42:05et du groupe communiste
42:06de telle sorte
42:07que je peux vous dire
42:07aujourd'hui
42:07qu'une majorité absolue
42:08des députés élus
42:09sous l'étiquette
42:10du nouveau Front Populaire
42:11ont aujourd'hui
42:11signé cette motion
42:12de destitution
42:13et cette motion de destitution
42:14j'espère passera
42:15l'étape du bureau
42:16de l'Assemblée Nationale
42:17et sera soumise
42:18au vote des parlementaires
42:19et alors chacun
42:20devra prendre ses responsabilités
42:21et on verra
42:22si comme l'année dernière
42:24Mme Le Pen empêchera
42:25à cette motion de destitution
42:27d'aller jusqu'à son terme
42:28et alors ceux qui croient
42:29que Mme Le Pen
42:30veut incarner l'alternative
42:31au Macroniste
42:31se rendront compte
42:33qu'elle en est
42:33en quelque sorte
42:34la meilleure alliée
42:35merci d'avoir été
42:35notre invité
42:36Mme Le Pen
42:36qui nous a donc annoncé
42:37ce matin
42:37qu'il ne se rendrait pas
42:38à Matignon
42:39avant un éventuel vote
42:40de confiance
42:40s'il est invité
42:41par le Premier ministre
42:42Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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