00:00L'actualité de ce mardi soir, c'est aussi la riposte de la France face à la déferlante de ces millions de colis venus de Chine.
00:06Je voulais vous remontrer cet empilement impressionnant.
00:09Chaque nuit, 600 avions, cargos partent de Chine pour l'Europe et pour nous livrer des millions de colis achetés sur les sites.
00:16Chine est émue, vous les voyez là représenter ces 600 avions.
00:20Et face à cette déferlante, donc, le gouvernement veut agir et taxer.
00:24Une petite taxe, quelques centimes par produit, vous verrez dans un instant ce que répond le porte-parole de Chine.
00:30Il sera en direct sur ce plateau.
00:31Mais d'abord, écoutez le ministre de l'économie, Éric Lombard.
00:35Certains de ces projets, malheureusement, ne sont pas conformes et pour des raisons sanitaires, peuvent les mettre en danger ou d'ailleurs peuvent mettre en danger leur domicile.
00:43On a vu ici sur la plateforme des produits qui peuvent prendre feu.
00:47Donc, d'abord, une protection des personnes.
00:49Beaucoup de ces produits qui devraient payer la TVA ne la payent pas, ce qui est une autre forme de concurrence déloyale.
00:56Bonsoir, Quentin Ruffin.
00:57Merci d'être avec nous.
00:58Vous êtes porte-parole de Chine en France, le mastodon de Chine.
01:03Voilà donc ce que la France dit.
01:04Elle veut convaincre tous les pays européens d'imposer des frais de gestion, en réalité une taxe, sur chaque colis qui arrivera de Chine, chaque petit colis.
01:13Comment vous réagissez ce soir ?
01:15Notre priorité chez Chine, c'est d'offrir à nos clients une mode accessible.
01:20Revenons sur ces annonces qui ont été faites ce matin, cette séquence gouvernementale qui, à mon sens, fait écho à certains engagements que nous avons chez Chine.
01:27La première, c'est la pédagogie sur le e-commerce.
01:30Chez Chine, nous produisons uniquement ce que nos clients achètent.
01:33La deuxième, c'est la sécurité des produits.
01:36C'est notre priorité.
01:37En 2024, c'est 2 millions de tests produits qui ont été effectués.
01:41C'est un investissement en 2025 de 13 millions d'euros pour renforcer nos process de sécurité.
01:46C'est une volonté de notre part d'aller sur 2,5 millions de tests produits en 2025, faits par des agences externes comme Bureau Veritas.
01:54C'est le cœur, aujourd'hui, de nos stratégies sur l'Europe.
02:00Je vais reprendre dans l'ordre tout ce que vous dites ce soir.
02:02Mais d'abord, sur le fait de taxer, parce que c'est l'arme que dégaine ce soir le gouvernement,
02:07même s'il va falloir convaincre les autres pays européens sur le fait de mettre des frais de gestion à partir de l'année prochaine.
02:13Qu'est-ce que vous dites ?
02:13La logique du gouvernement, c'est de dire qu'on veut que ce soit les plateformes, donc vous, qui payez cette taxe, et pas les consommateurs.
02:21Est-ce que ça, c'est réaliste ?
02:22J'allais y venir.
02:24Le troisième point, c'était les taxes et la TVA.
02:27Chez Chine, nous avons payé ces trois dernières années plusieurs centaines de millions d'euros de TVA.
02:33Nous respectons l'ensemble des réglementations et des taxes en vigueur dans tous les pays dans lesquels nous opérons.
02:40Mais donc, s'il y a taxe, il faudra payer ?
02:42Nous respecterons les taxes en vigueur.
02:44Ce qui a été annoncé sur les frais de gestion par le gouvernement ce matin.
02:48C'est-à-dire quelques centimes de frais de gestion sur chaque produit qui arriverait en France ?
02:52Ce qui a été annoncé va être porté au niveau européen.
02:55C'est un cadre.
02:56On est sur un cadre.
02:57On attend les annonces et les mesures concrètes.
03:00Mais effectivement, nous respectons l'ensemble des règles et des réglementations européennes.
03:04Donc, nous respecterons celles-ci.
03:05Donc, vous respecterez celles-ci.
03:06Moi, ce que je ne comprends pas, c'est...
03:07Là, je me tourne vers vous, Amélie Rosy.
03:09À partir du moment où on dit qu'il y aura des frais de gestion, par exemple, quelques centimes,
03:12et donc quelques euros éventuellement sur tel ou tel colis.
03:15Ce sont les consommateurs qui vont payer.
03:17On est d'accord.
03:18Ah bah, tout dépend.
03:18Il faut demander aux représentants.
03:19Où est-ce que vous allez renier sur vos marges ?
03:21Est-ce que vous seriez prêt à renier sur vos marges pour garder des prix très bas comme vous le faites aujourd'hui ?
03:26Les annonces qui ont été faites ce matin sont un cadre.
03:29Attendons de voir.
03:30Réinvitez-moi dans quelques semaines, dans quelques mois.
03:32J'imagine que vous avez bien une idée.
03:33Quand ce sera porté au niveau européen, on sera en mesure de vous échanger.
03:36Notre modèle économique, c'est important de l'avoir en tête, ne repose pas sur l'exemption des droits de douane.
03:41Si nous sommes aussi abordables, si nous sommes aussi accessibles, c'est grâce à ce modèle unique de production à la demande.
03:46Nous produisons uniquement ce que nos clients achètent.
03:48Et de production à bas coût dans des pays à bas coût.
03:50Et surtout d'être un modèle 100% en ligne qui n'a pas de coût de structure.
03:56Bon, Amélie, aujourd'hui...
03:58On va rappeler quand même que c'est frais de gestion.
03:59Cette petite taxe, ça servirait à financer les contrôles, notamment les contrôles aux douanes.
04:04Et c'est tout l'objectif de Bercy.
04:06C'est d'augmenter les contrôles de conformité.
04:10A la fois de conformité sur l'étiquetage, l'emballage, la sécurité et aussi les pratiques commerciales.
04:17Est-ce que vous vous préparez à ces contrôles qui vont augmenter ?
04:20Puisque nous nous préparons, nous sommes déjà prêts.
04:23Je vous le disais, 2024, c'est plus de 2 millions de tests produits qui ont été effectués par des agences externes.
04:282 millions.
04:29Et c'est des contrôles inopinés.
04:302025, c'est un investissement de 13 millions d'euros sur le renforcement de nos process qualité produits.
04:36On espère atteindre le chiffre de 2,5 millions de tests produits inopinés, toujours effectués par des agences externes.
04:42Donc vous pouvez garantir à ceux qui nous regardent ce soir que tous les produits qui arrivent de Chine, de votre site en France,
04:48sont tous conformes à la législation européenne.
04:50Je vous dis ça parce que le ministre Lombard a l'air d'en douter.
04:53Et c'est peu de dire qu'il en doute.
04:54Et c'est notre priorité.
04:56On travaille, on fait en sorte de proposer à nos clients des produits qui sont de qualité.
05:01Des produits qui ont été testés.
05:03Ça j'ai bien compris.
05:04Mais est-ce que vous pouvez vous engager ce soir devant les clients qui vous regardent à travers BFMTV,
05:08que tous vos produits sont conformes ?
05:09Nous nous engageons à ce que tous nos produits soient conformes, à travers des tests qui sont effectués de manière inopinée.
05:16La sécurité des produits, que ce soit sur l'ensemble des plateformes, est perfectible.
05:21C'est quelque chose qui est perfectible.
05:23On en a conscience.
05:24On a un vrai sujet là-dessus.
05:26Et c'est pour ça qu'on accélère, qu'on augmente notre investissement là-dessus.
05:29Vous dites que votre modèle économique n'est pas fondé sur l'exemption des droits de douane sur les colis de moins de 150 euros.
05:35Donc ça veut dire que si toutefois une discussion s'engageait au niveau de l'Union douanière et donc de l'Union européenne,
05:41et normalement ce serait le cas en 2027-2028,
05:44sur cette question-là, s'il n'y avait plus d'exemption, vous fonctionneriez quand même ?
05:49En février, effectivement, vous avez totalement raison,
05:52la Commission européenne a mis en place un début de cadre sur le e-commerce.
05:57Un peu comme ce qui a été fait aujourd'hui par le gouvernement.
06:02On est en échange, continu, avec la Commission européenne sur ces sujets-là.
06:08Si demain l'exemption des droits de douane n'existe plus,
06:11effectivement, Chine respectera les réglementations sur le sujet.
06:14Donc c'est le risque, effectivement, il pourrait y avoir des taxes.
06:16Une chose, vous demandez à Eric Lombard d'être reçu, il vous reçoit, il parle avec Chine aujourd'hui ?
06:20On a envie d'être reçu par tout le monde.
06:23Mais oui, mais est-ce qu'il vous parle ?
06:24J'ai envie d'être reçu par tout le monde.
06:25Nous avons envie d'être reçu par tout le monde.
06:27Mais est-ce qu'aujourd'hui, c'est le cas ?
06:28Vous ne parlez pas avec le ministre, en réalité.
06:30L'idée aujourd'hui, c'est de pouvoir parler avec l'ensemble des acteurs,
06:33qu'ils soient politiques, qu'ils soient médiatiques, qu'ils soient corporatistes,
06:37pour leur expliquer ce qu'on fait et comment on le fait.
06:39Christophe ?
06:39Dans votre modèle économique, quelle est la part des données que nous, consommateurs, nous vous confions ?
06:44L'adresse mail, bien sûr, puis tout le système de cookies.
06:46Est-ce qu'il est vrai que, jusqu'à une certaine valeur du colis envoyé,
06:50les données que vous récupérez ont tellement de valeur que ça couvre le prix ?
06:54Non, c'est faux. Nos données, aujourd'hui, elles sont stockées dans un cloud au sein de l'Union Européenne.
07:01Donc elles respectent les normes européennes ?
07:03Elles respectent les normes européennes. Vraiment, c'est important pour nous.
07:06Mais elles vous permettent des démarchages publicitaires ciblés pour les consommateurs
07:09qui ont déjà acheté tel ou tel produit ?
07:11Vous leur dites, attendez, il y a quelque chose qui revient et qui va vous intéresser ?
07:13On a des stratégies de marketing digital comme l'ensemble des acteurs du e-commerce.
07:17On vit dans le monde dans lequel aujourd'hui nous sommes.
07:19Il faut prendre en compte les évolutions de consommation.
07:23Le client a de la valeur ?
07:24Post-Covid. Aujourd'hui, on est dans un monde qui a évolué vers le e-commerce.
07:30Aujourd'hui, Chine propose à l'ensemble de ses clients la possibilité d'acheter des vêtements accessibles,
07:37de qualité et à bas prix.
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