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  • il y a 5 minutes
Ce sont des vélos qui n'ont pas été saisis "au hasard". Le 16 décembre dernier, les enquêteurs de la section de recherches de Marseille ont saisi deux vélos chez les grands-parents d'Émile, petit garçon disparu en juillet 2023 puis retrouvé mort en mars 2024, au Haut-Vernet: le premier dans le garage et le second dans une remise de leur maison. Selon les informations de BFMTV, si les enquêteurs se sont intéressés à ces deux vélos en particulier c'est parce que Maximin, l'un des oncles du petit garçon avait pour habitude de les utiliser lors de ses vacances au Haut-Vernet.

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Transcription
00:00Je rejoins tout d'abord le général Daouz dans son message de prudence.
00:06Ces vélos auxquels vous faisiez référence à l'instant étaient à la disposition des enquêteurs depuis le 8 juillet 2023.
00:11Il était également d'ailleurs à la disposition de ces mêmes enquêteurs dans la séquence des gardes à vue au mois de mars dernier.
00:18On peut donc en déduire qu'il ne présente pas forcément un intérêt majeur pour la poursuite des investigations.
00:24Néanmoins, comme cela vient d'être évoqué, il est vrai que parmi les pistes qui ont pu être suivies par les investigations,
00:32nous savons que l'idée notamment d'un accident et pourquoi pas d'un choc avec un véhicule fait partie des hypothèses.
00:39Ces vélos étant par définition des véhicules, ils rejoignent le nombre considérable des véhicules qui ont déjà été expertisés.
00:47Donc le fait qu'ils soient la propriété ou qu'ils aient été l'usage du fils de ma cliente, de Maxime Avedovini,
00:54ne doit pas en aucun cas jeter la suspicion sur ce dernier.
00:58Il s'agit d'éléments parmi d'autres, parmi de très nombreux éléments évoqués,
01:02parmi de très nombreux éléments qui ont fait l'objet d'investigation et ils les rejoignent aujourd'hui.
01:07Donc à vous suivre, ça permettra plus de fermer une porte que d'ouvrir une fenêtre, sans mauvais jeu de mots ?
01:14C'est notre sentiment à l'issue des derniers actes et notamment des perquisitions qui avaient eu lieu au mois de décembre
01:19pour lesquelles ces éléments ont été appréhendés par les enquêteurs,
01:22que ces derniers, encore une fois avec la prudence qui a été relevée à l'instant par le général Daoust,
01:26tentent de pouvoir limiter le champ des interrogations.
01:30C'est aussi le travail des enquêteurs de ne pas laisser se distiller finalement dans le cas d'une enquête d'une telle ampleur
01:36des éléments qui resteraient sans réponse et qui seraient justement peut-être le jeu de certaines suspicions
01:41qui seraient parfaitement infondées.
01:43Il y a un temps pour récolter des preuves, il y a aussi un temps pour s'interroger dans le champ le plus vaste possible.
01:49Et je crois que ces éléments appréhendés rentrent très strictement dans ce champ.
01:55Maître, est-ce que vous avez une idée, vous, de ce que cherchent les enquêteurs sur ces vélos ?
02:00Écoutez, on a évoqué, j'y faisais référence à l'instant, l'hypothèse d'un accident qui serait une collision,
02:06un choc dont aurait été victime le petit Émile.
02:09Il paraît assez évident qu'en récoltant des éléments tels que des vélos,
02:14on peut notamment s'interroger sur le point de savoir si des empreintes génétiques,
02:17des empreintes papillaires peuvent permettre un lien avec ce drame.
02:23C'est quelque chose de tout à fait logique et cohérent.
02:27Cela peut faire partie des éléments effectivement sur lesquels se pensent les enquêteurs actuellement.
02:30Alors, je vous entends, Maître, même observation que celle que j'ai faite tout à l'heure au général d'Aouste,
02:35quel est l'intérêt pour Maxima s'il est l'utilisateur du vélo,
02:38ou même pour un membre de la famille Vedevini s'ils sont les utilisateurs du vélo,
02:43et qu'ils ont percuté, Émile, d'aller monter une espèce de scénario macabre derrière ?
02:48De mise en scène.
02:49De mise en scène.
02:50Ça n'a pas de sens.
02:52L'idée, M. Rizé, c'est qu'en posant cette question, vous envisagez déjà une option,
02:56vous envisagez déjà une hypothèse.
02:58Il faut peut-être s'en tenir aux éléments concrets de l'enquête à ce jour,
03:02à savoir le fait que l'on procède à des expertises sur un vélo, sur deux vélos en l'état.
03:06Cela ne permet pas de suggérer, encore une fois,
03:09que le possesseur de ce vélo soit à l'origine des faits que vous venez de décrire,
03:14et qu'il ait participé, à la suite de cela, à la disparition, au dépôt du corps du petit Émile,
03:21de façon à égarer l'enquête.
03:23Je crois que là, vous empruntez en quelque sorte un rapport-ci qu'on peut comprendre.
03:27Vous êtes dans l'élaboration d'une hypothèse.
03:29Ce qui sous-entend que quelqu'un d'autre que la famille Vedevini aurait pris un vélo Vedevini pour percuter Émile ?
03:35Pardon, M. Rizé, je n'ai pas entendu.
03:37Ce qui sous-entend que quelqu'un d'autre qu'un Vedevini ou qu'un membre de la famille Vedevini
03:41aurait pu utiliser ce vélo pour percuter Émile ?
03:44Écoutez, ce vélo n'était pas à la disposition exclusive de Maxime Vedevini, d'une part.
03:51Je ne pense pas, encore une fois, que l'on puisse, à ce stade, s'autoriser une telle hypothèse.
03:56Il faut être prudent avec ces éléments.
03:58Parce que le fait de l'évoquer de cette façon-là est aussi de nature, peut-être,
04:03à jeter une suspicion aussi infondée qu'absolument insupportable sur ce jeune homme,
04:08qui, à ce jour, est simplement l'utilisateur d'un vélo qui fait l'objet d'expertise.
04:12Et on le rappelle, il n'a jamais été mis en examen.
04:15On le rappelle, il n'a jamais été mis en examen.
04:17Il avait été placé en garde à vue avec les trois autres membres de sa famille.
04:20Et il a été reçu en décembre dernier en qualité de partie civile.
04:23Vous faites bien de le rappeler.
04:25Oui, oui.
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