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  • il y a 9 mois
En 2024, un colis sur quatre traité par la poste proviendrait des géants Shein et Temu. Des produits vendus sur internet à des prix imbattables et souvent très attrayants. En dessous de 150 euros, ces colis chinois ne sont soumis à aucun droit de douane. 

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Transcription
00:00Nicolas Baverez, est-ce que ça peut être efficace, cette contre-attaque du gouvernement, sur ce qui est un phénomène mondial ?
00:05Non, pas du tout, parce que ce qui est efficace, c'est ce qu'a fait Donald Trump.
00:09C'est-à-dire que le coût moyen d'un de ses colis, c'est autour de 50 euros ou 50 dollars.
00:15Il a mis 100 dollars de taxes et donc ça règle le problème.
00:19Et donc pourquoi est-ce qu'on a cette mobilisation ?
00:21Parce qu'à cause de cette décision de Donald Trump, toute cette économie chinoise va s'abattre aujourd'hui sur le grand marché européen.
00:31Et c'est un cas d'école de deux perversions d'une économie de marché.
00:38Premièrement, un cas d'école de dumping et un cas d'école de capitalisme de prédation.
00:43Parce que derrière, on a des gens en Chine qui travaillent entre 75 et 100 heures par semaine pour être payés de manière vraiment dérisoire.
00:54Parce que comme on l'a dit, ce sont des produits qui ne respectent pas les normes, y compris les normes de sécurité.
01:00Ce sont des produits qui ne paient pas l'impôt.
01:03Et ce sont des produits qui détruisent des filières entières chez nous et des emplois.
01:09– Pour vous, il faudrait augmenter les droits de douane, c'est la seule solution ?
01:13– Alors, à minima, c'est vrai que c'est la réaction qu'il faut évidemment avoir.
01:19Et ce qui est les frais de gestion, si vous voulez, c'est dérisoire.
01:22D'ailleurs, ça montre que l'État…
01:25Les frais de gestion, c'est pour payer les douaniers.
01:28Mais l'État, il s'occupe d'essayer de trouver de l'argent pour payer les douaniers.
01:31Il ne s'occupe pas de mettre en place des règles qui soient des règles d'une économie soutenable et durable.
01:39Donc, aujourd'hui, il n'est pas question d'attendre…
01:42Si on attend 2028, il n'y aura plus de textiles en Europe entre-temps.
01:47– C'est déjà un peu le cas.
01:48– Ce qui est déjà, mais là, on va vraiment achever tout ce qui reste.
01:51Donc, il y a vraiment…
01:52Et si vous voulez, c'est là que c'est emblématique,
01:54parce que vous avez à juste titre pris ces petits colis qui…
01:59C'est un cas d'école…
02:00– 800 millions par an en France.
02:02– Voilà, et on l'a vu, 96 % qui arrivent de…
02:05– 91 % qui arrivent de Chine.
02:06– Mais ce qu'il faut bien comprendre, c'est que ce qui est en train de se passer aujourd'hui,
02:09c'est la même chose sur la sidérurgie, où là, on n'est pas dans les petits colis,
02:13c'est la même chose sur l'automobile, c'est la même chose sur la chimie,
02:16c'est la même chose sur la verrerie, c'est la même chose sur toute l'industrie européenne.
02:20Et là où ça peut servir de pédagogie, c'est qu'il faut vraiment bouger sur tous ces…
02:27– Les capitaliseurs.
02:29– Voilà, et qu'il est impératif aujourd'hui de mettre en place,
02:33mais pas en 2028, un système très clair de protection de ces entreprises.
02:40– Sous-titrage ST' 501
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