00:00— Le grand Hervé Morin, célèbre comme ministre de la Défense nationale. — Alors j'adore la façon, la méchanceté d'Alain Duhamel.
00:08— Oui, je crois qu'on l'aurait remarqué, celle-là, oui. — Il y a une espèce de prétérition absolument énorme qu'il a.
00:13— Pardon, mais est-ce qu'on a le droit quand même de critiquer la position du président Macron sans être traité de collabo ou de propositif ?
00:18— Est-ce que j'ai dit « collabo » ou d'être moqué, comme vous venez de le faire, pour Hervé Morin ? — Non, c'est l'expression
00:23qu'avait employée Jean-Pierre Raffarin la semaine dernière. — Oui, mais comme vous avez pas de mémoire, je lui ai dit que je n'étais pas d'accord
00:28avec ce mot. Donc je n'emploie pas le mot de « collabo ». En revanche, l'interview de François Fillon dans Valeurs actuelles, c'est même navrant
00:40de la part de quelqu'un qui a été 5 ans Premier ministre. Enfin je veux dire c'est lamentable. Et le malheureux Hervé Morin...
00:48— Pourquoi vous êtes... Pourquoi ça a été un mauvais ministre de la Défense ? — Pourquoi vous êtes affligé ?
00:52— Mais oui, bien sûr. Mais bien sûr. Chez vous, vous le savez. Mais bien sûr. J'ai le souvenir d'un déjeuner... Alors ça, je peux vous dire
01:00qu'il me taraude. Pourtant, ça date pas d'hier. D'un déjeuner avec Hervé Morin, ministre de la Défense. Et moi, je m'intéresse aux questions
01:10de défense depuis toujours. Bon. J'ai même failli être le chroniqueur militaire du monde. Alors ça m'intéresse vraiment.
01:16— Il avoue tout, maintenant. — Bon. Et donc je suis arrivé face à Hervé Morin. Et je l'ai interrogé sur les programmes d'achat
01:27de matériel militaire pendant 1h30. Eh ben j'en savais plus que lui. Et je suis sorti. J'avais de la fumée qui me sortait des oreilles.
01:39— On aurait aimé voir ça. — Et je suis tombé sur le chef d'état-major des armées, à qui j'ai déversé ma bille...
01:50— Et qui était d'accord avec vous. — Et qui m'a dit... « Je ne vous dirai pas le contraire ». — C'est ça.
Commentaires