00:00Il était temps, on dira, mais il a fallu qu'il y ait des hommes politiques qui veulent en croquer d'autres pour qu'on parle de Bétharame.
00:07En fait, je trouve que c'est un peu triste. On aurait dû en parler bien avant, mais c'est resté intra-muros, on dira.
00:13Ça se savait dans la région. Ça se savait, bien sûr. Mais après, voilà, ça n'allait pas plus loin.
00:19— Un homme seulement, un seul, présenté à un juge parce qu'en fait, les autres sont trop vieux.
00:26— Je vous entends plus. — Ah. Je vous disais qu'il n'y avait qu'un seul homme qui était présenté à un juge.
00:31Un seul parce que pour les autres, en fait, ils sont trop vieux. Les faits sont trop vieux.
00:36— Bien sûr, mais ça reste des prédateurs en liberté pour moi. Même si c'est trop vieux, ils ont été des prédateurs toute leur vie,
00:41des saloperies. Et ils restent dehors comme ça. Mais c'est un peu un scandale. Même qu'il y ait des prescriptions,
00:47on sait qu'ils sont dangereux. Je sais pas. Faut les enfermer, dans tous les cas de figure. Faut pas qu'ils soient libres
00:53de faire comme ils veulent, ces gens-là. — Ça arrive trop tard pour vous ? On réagit trop tard ?
01:00— On réagit quand on peut, surtout. Et quand on veut bien nous écouter et qu'on nous donne la parole, c'est surtout ça.
01:09Et le fait d'être un collectif et que tous ces gens prennent la parole, toutes ces victimes, ça a aidé quand même.
01:17Parce que tout seul, on n'arrive à rien. Tout seul, on n'est pas écouté. On vous dit que c'est des conneries. Voilà.
01:24De toute façon, ça ira pas plus loin. Donc si c'est voué à l'échec, faut pas le faire. Si c'est pour se faire du mal et que ça fasse rien,
01:31faut pas le faire.
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