00:00Sur le volet politique, Mme Elisabeth Borne, ministre de l'Education nationale, reconnaît que l'Etat n'a pas été au rendez-vous sur ce dossier.
00:11Je tiens à rendre hommage à la parole de la ministre, car en démocratie, il est sain que nos gouvernants reconnaissent leurs erreurs pour leurs prédécesseurs.
00:20Oui, l'Etat a failli et n'a pas protégé les enfants de Bétarame, qui n'avaient que leur pleurs comme soutien.
00:28Aussi, j'appelle à un sursaut national pour faire des violences une priorité nationale.
00:34Et le collectif des victimes que je représente y prendra toute sa part afin de travailler à la reconnaissance et à la réparation des enfants victimes d'abus physiques et ou sexuels.
00:46C'est dans cet esprit que j'ai échangé avec Jean-Marc Sauvé pour aller plus loin que les mécanismes déjà existants.
00:55De même, j'ai demandé à Mme Borne d'être entendue par la mission d'inspection diligentée pour Bétarame le 17 mars,
01:04afin de porter à leur connaissance des faits plus récents, n'apparaissant pas forcément encore dans le dossier pénal.
01:12Par ailleurs, nous nous félicitons de l'ouverture d'une commission parlementaire transpartisane pour faire la lumière sur cette douloureuse affaire.
01:23Enfin, nous nous réjouissons de voir les communiqués institutionnels pleuvoir, des syndicats enseignants, de la Conférence des évêques,
01:34du responsable de l'enseignement d'Ursésia, bien absents jusqu'à présent sur ce dossier.
01:40Les victimes se sentaient bien seules, elles ne le sont plus désormais.
01:45Nous sommes dans un moment de tension extrême, et j'appelle toutes les victimes qui témoignent à rester dignes dans leurs propos,
01:52afin de faire avancer la cause que nous défendons tous, celle des enfants victimes,
01:58et afin que de tels faits ne se reproduisent plus jamais sur le domaine national.
02:04Merci à tous.
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