00:00Aujourd'hui, François Bayrou a très clairement franchi une ligne rouge.
00:03Ses propos sont absolument inacceptables.
00:06Il connaît trop les mots, trop le langage de l'extrême droite
00:09pour savoir qu'aujourd'hui, il a fait le choix d'une dérive qui nous inquiète
00:13et qui va à l'inverse de ce pourquoi les Français ont voté au mois de juillet dernier,
00:17c'est-à-dire le front républicain et le barrage à l'extrême droite.
00:20Et donc, nous ne pouvons pas cautionner ces mots.
00:23Nous ne pouvons pas cautionner que François Bayrou parle de submersion migratoire
00:28et reprenne le langage de l'ensemble de l'extrême droite dans le monde
00:32contre la réalité des chiffres qui sont en France des faits établis
00:36et qui font de la France un des pays de l'OCDE avec le flux migratoire
00:40et les taux de flux migratoire les moins importants d'Europe.
00:44Donc, François Bayrou a aujourd'hui commis une dérive
00:46et il a commis en réalité une faute politique et une faillite morale
00:51qui est absolument inacceptable pour les socialistes.
00:53Mais Pierre Jouvet, qu'est-ce que vous demandez au Premier ministre ?
00:55De retirer ces mots ou ce mot-là,
00:58il les a répétés deux ou trois fois encore aujourd'hui à l'Assemblée ?
01:01Oui, il les répète et a priori, il les assume.
01:03Et donc, nous craignons de voir qu'en réalité,
01:06M. Bayrou soit en train d'être repris par la même maladie que M. Barnier,
01:11c'est-à-dire tendre la main à l'extrême droite,
01:14voyant qu'en réalité, les négociations sur le budget ne sont pas satisfaisantes,
01:18qu'il n'arrive pas à répondre à nos attentes,
01:20qu'il n'arrive pas à répondre aux attentes des Français
01:22et que pour s'éviter en vérité une censure,
01:25il est en train de tendre la main vers l'extrême droite.
01:28C'est la faillite la plus grave, celle que nous lui avons dite
01:31depuis le début de nos discussions et finalement,
01:35de ces points d'avancée que nous avons voulu mener avec les socialistes
01:38pour amener de la stabilité.
01:39Donc ce sera la censure ?
01:41Écoutez, moi, je vais vous dire les choses de manière très claire,
01:43Maxime Switek, moi, je ne suis pas député.
01:46Si j'étais député à l'heure où je vous parle,
01:48je voterais une motion de censure contre ce gouvernement
01:51parce qu'à un moment, ce sont nos valeurs dont on parle.
01:54Et je ne peux pas accepter d'un Premier ministre qui se dit centriste,
01:58qui doit assurer la stabilité du pays,
02:00qu'il utilise les termes de l'extrême droite.
02:03C'est absolument inqualifiable, c'est inadmissible, c'est faux.
02:06Ça jette l'opprobre contre des millions de nos concitoyens
02:10qui se sentent aujourd'hui montrer du doigt
02:12et je ne peux pas l'accepter.
02:13Vous savez, on ne combat pas l'extrême droite en utilisant ces mots.
02:18Et donc aujourd'hui, soit M. Bayrou revient très clairement en arrière,
02:21soit sinon il connaîtra, je le pense,
02:23le même destin que M. Barnier.
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