00:00— Le chef du gouvernement a dû se défendre, plutôt a dû répliquer cet après-midi au Palais Bourbon.
00:04— Oui. Et déjà depuis ce matin, autour de lui, à Matignon, on défendait ses propos. En gros, pas de pudeur de gazelle.
00:10François Bayrou n'a pas parlé en son nom, mais il s'est fait le porte-parole des Français. C'est ce que beaucoup ressentent.
00:15Il faut le prendre en compte. Alors en effet, cet après-midi, à l'occasion des questions au gouvernement,
00:21le patron des députés PS en a profité pour interpeller le Premier ministre, François Bayrou, qui persiste et signe. Écoutez.
00:28— Choisissez-vous vos mots par hasard ou les avez-vous sciemment empruntés à l'extrême-droite, dont vous prétendez
00:35ne plus jamais vouloir dépendre ? Je vous demande d'être clair. Maintenez-vous ce mot de submersion.
00:41— Cette émission et le passage que vous indiquez étaient fondés sur la situation à Mayotte.
00:50Quiconque s'est confronté à la situation à Mayotte – et ça n'est pas le seul endroit de France – mesure que le mot de submersion
01:02est celui qui est le plus adapté, parce que tout un pays...
01:09— Le président de la République, le président de la République, le président de la République, le président de la République...
01:19— Ce ne sont pas les mots, M. le président Vallaud, qui sont choquants. C'est les réalités.
01:24— Alors vous l'avez vu, entendu aussi applaudissements du RN, sourire en coin au même moment de Marine Le Pen.
01:30La gauche qui pointe du doigt cette scène. Et c'est vrai que ça arrive au plus mauvais moment, à la veille des toutes dernières
01:37négociations pour le budget. Les socialistes qui estiment que François Bayrou a fait une faute et qui disaient ce matin que la poursuite
01:43des négociations dépendrait de ces mots. Ce soir, ils sont déçus. Ils ont décidé de ne pas se rendre à la réunion prévue à Bercy.
01:53Les négociations sont donc suspendues, pas seulement chez les socialistes, dans les gauches également du socle commun.
01:58Un ministre député me disait à l'instant en sortant de l'hémicycle qu'on avait prévenu.
02:03— Loïc Busson, à l'Assemblée nationale, avec Mathieu Delvalet pour BFM TV.
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