00:00Moi, je ne pense pas qu'il y ait une submersion dans nos villages français, il n'y a personne, je suis un élu rural...
00:05– Alors, est-ce qu'il y a des sentiments de submersion par endroits ?
00:08– Il y a des endroits, oui, il y a des endroits en France où les gens ont le sentiment de submersion,
00:12pour une raison qui est très simple, c'est très simple.
00:14Moi, je suis à la fois dans la ruralité, puis j'ai un quartier important à l'Argonne, chez moi.
00:19On a concentré aujourd'hui, quand les primo arrivant, des gens qui veulent travailler régulièrement en France,
00:24on les colle dans le même quartier et on les assigne à la même école.
00:29– Mais ils le décident, parce que souvent, c'est du mouvement familial.
00:32– Ils le décident, pourquoi ? Parce que quand vous allez demander à Logem, Loiret ou Bayeur Socio d'avoir un quartier,
00:38vous n'avez que celui-là, c'est pas qu'ils le décident.
00:40– Est-ce que votre ami François Bayrou a fait une erreur en disant ce terme ?
00:43– Moi, je ne crois pas, je peux vous dire, quand on a dit, est-ce qu'il a vraiment pas dit cela ?
00:50Je pense que, dans son esprit, il est très très remarqué par Mayotte,
00:54et donc, pour lui, ce sentiment de submersion, je pense, même si dans l'émission, il l'a élargi après,
01:00c'était de Mayotte dont il parlait.
01:02Moi, qui connais François Bayrou sur ces sujets-là, depuis longtemps,
01:05toutes les semaines, on en discute dans les bureaux politiques du MoDem,
01:08François Bayrou dit, la question migratoire, il faut la traiter.
01:12C'est-à-dire que ce sentiment que des Français peuvent avoir,
01:16qu'eux, quand ils conduisent à 140 km heure au lieu de 130, ils ont un PV,
01:21et qu'on laisse sur le territoire français des gens qui sont irréguliers…
01:24– Ce n'est pas un sentiment, c'est une réalité.
01:26– C'est la réalité, et donc, qu'on n'est pas capable de faire respecter le droit,
01:30François Bayrou dit, si on ne veut pas, il dit depuis des années,
01:34si on ne veut pas que les Français deviennent, finalement, des anti-migrants,
01:39alors, notamment sur les clandestins, il faut qu'on traite le sujet.
01:44– Vous êtes dans la majorité depuis 2017, alors vous faites un constat comme si vous venez d'arriver, excusez-moi.
01:48– Mais tout le monde a fait ce constat, moi, non, je ne sais pas, quel constat ?
01:51– Que le Rassemblement national applaudisse François Bayrou, ça vous a gêné ?
01:54– Oui, ça m'a gêné, oui, ça m'a gêné.
01:56– Pourquoi ?
01:57– Parce qu'il y a quelque chose sur ces sujets-là,
02:00auquel on essaie de diviser les Français les uns contre les autres,
02:03c'est-à-dire qu'aujourd'hui, moi, j'ai des gens qui sont arrivés,
02:07qui sont aujourd'hui des travailleurs français, mais qui sont arrivés illégalement,
02:11qui travaillent en France depuis 5-6 ans, qui travaillent depuis 5-6 ans,
02:17et qu'on va dire aujourd'hui, tu travailles depuis 5-6 ans, tu payes tes impôts.
02:21À midi, je mangeais avec le syndicat des restaurateurs français, l'UMI.
02:24Ils nous disent quoi, l'UMI ?
02:25Mais si demain, je n'ai plus de travailleurs étrangers, je ferme les restaurants.
02:28– Il y a quand même 5 millions de chômeurs en France.
02:30– Mais cette histoire-là, c'est des contes pour enfants,
02:34l'histoire de dire qu'il y a 5 millions de chômeurs, c'est des Français,
02:37puis de l'autre côté, c'est Jean-Marie.
02:38– Non, ce n'est pas ça, mais pourquoi ces Français-là ne travaillent pas ?
02:40– Allez dans la vraie vie.
02:41– Oui, mais je suis dans la vraie vie.
02:42– Allez-y, allez-y.
02:43– Peut-être plus que certains d'immigrés.
02:44– Mais moi, il n'y a pas de problème.
02:45Mais les gens qui sont dans le bâtiment et les gens qui sont dans la restauration,
02:48ils disent que les seuls qui arrivent à trouver…
02:49– Oui, enfin, tous les immigrés ne travaillent pas dans la restauration.
02:51C'est toujours l'exemple qu'on donne,
02:52mais ne faites pas croire que tous les immigrés travaillent dans la restauration.
02:54– Non, il y en a qui travaillent dans les hôpitaux, il y en a même qui sont médecins.
02:56Et quand ils sont médecins, là par contre, on est content de les accueillir.
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