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  • il y a 1 an

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00:00Bonsoir, 19h, 21h, Pierre de Villeneuve, en voilà un plateau, ça fait longtemps que j'en avais pas vu un comme ça, Olivier d'Artigolle,
00:07Jean-Claude Dassier, Louis de Ragnel, Catherine, bonsoir à vous quatre femmes, bonsoir, pour commenter le corbeau et le renard,
00:14le corbeau et le renard, vous voulez commenter ? Vous êtes beaucoup trop flatteurs et élogieux,
00:18alors je vous taquine. Bon écoutez en tout cas vous êtes en forme Louis, tant mieux, on va accueillir Bastien Lachaud, bonsoir monsieur Lachaud,
00:25député LFI NFP de Seine-Saint-Denis, d'abord
00:30quel que soit le casting, Bastien Lachaud, quelles sont les conditions pour LFI de ne pas censurer le gouvernement qui va arriver ?
00:38Pour te le dire, c'est simple, nous le disons depuis que nous avons gagné, nous, le Nouveau Fonds Populaire, les élections législatives
00:46du mois de juillet, le président doit nommer un
00:52Premier ministre issu du Nouveau Fonds Populaire,
00:55nous avions la candidature de Lucie Castet pour appliquer le programme du Nouveau Fonds Populaire et nous laisser
01:03l'opportunité d'aller à l'Assemblée Nationale, construire des majorités sur ce programme. Le Président de la République ne l'entend pas ainsi,
01:11il
01:13multiplie les coups de force contre la Constitution, ça nous a amené à la nomination de Monsieur Barnier et à sa chute logique vu que c'était un
01:21gouvernement
01:22minoritaire, donc
01:24jusque-là nous ne changeons pas nos
01:27lignes rouges sur la question de la censure.
01:29Dans le casting que j'ai mentionné, en l'occurrence Pierre Moscovici, Catherine Vautrin,
01:34Roland Lescure, tout mène à la censure du côté de LFI ?
01:38Aucun de ces trois noms n'est issu du Nouveau Fonds Populaire, il s'agit donc encore une fois
01:44de mépriser et de contourner le scrutin et le vote populaire, donc oui, évidemment, il y aura une censure
01:50préalable sur chacun de ces demandes à la part de la France.
01:52Qu'est-ce qui se passe avec le PS,
01:54Monsieur Lachaud ? Comment ça se passe vos relations avec le PS au sein même du NFP ?
01:59Écoutez, moi je ne sais pas exactement ce qu'est le Parti Socialiste
02:05Aujourd'hui, si vous arrivez à comprendre
02:11Vous pourriez me l'expliquer, j'ai l'impression qu'il y a autant de positions que de socialistes, c'est un petit peu
02:20regrettable. Mais ce n'est pas le cas aussi pour la France Insoumise ? Non, il n'y a pas autant d'opinions qu'il y a de députés insoumis ?
02:27Je ne sais pas, est-ce que vous avez entendu d'autres opinions que celles que je viens d'exprimer sur la question de la censure ?
02:32En tout cas, Jean-Luc Mélenchon veut une présidentielle, est-ce que vous avez un
02:37calendrier, Catherine Ney dit à juste titre qu'il en veut une rapidement ?
02:41Écoutez, à partir du moment où
02:45le président de la République est le problème, est celui qui bloque
02:50aujourd'hui toute solution pour pouvoir avancer, pour proposer des solutions pour le pays, oui, la meilleure manière de faire pour que la France
02:59retrouve un gouvernement
03:02qui soit légitime, c'est que le président de la République se démette et que l'on en revienne au scrutin populaire.
03:10La solution, c'est évidemment une nouvelle fois, comme toujours en démocratie, le peuple, le choix libre
03:16du peuple. En France, écoutez, dans les institutions de la 5ème République, ça passe par une élection présidentielle.
03:23Donc oui, il est évident qu'aujourd'hui,
03:25si l'on veut pouvoir avoir une solution à long terme qui respecte les principes démocratiques,
03:31ça passe évidemment par une démission ou une destitution du président de la République et un retour aux urnes.
03:37Merci beaucoup, Bastien Lachaud, d'avoir été avec nous, député LFI-NFP de Seine-Saint-Denis.
03:41Bon, les amis, après ce que vient de nous dire
03:45Bastien Lachaud, en tout cas pour LFI, quel que soit le nom, et alors je vous les cite tous parce que
03:51ça commence à devenir beaucoup, là, François Bayrou, Bernard Cazeneuve, Roland Lescure, Pierre Moscovici, Catherine Vautrin, Sébastien Lecornu,
04:00il y aura un... J'en oublie ? Alors, j'oublie qui ?
04:04Bah, loin à un moment donné.
04:06Oh bah, c'est loin.
04:07Alors, on peut faire une liste de noms aussi.
04:08Depuis jeudi dernier.
04:09C'est loin, oui.
04:10Je me permets de dire, on rigolait tout à l'heure avec Pierre, il y a aussi des journalistes qui s'amusent à lancer des noms.
04:16Moi, je lance ce soir Jean-Luc Moudinck, le maire de Toulouse. Non, mais parce que tout est possible, en fait.
04:20Les journalistes font ça ?
04:21Mais bien sûr, je peux vous dire qu'ils font ça.
04:23Vous avez des noms ?
04:24Oui, j'ai des noms, mais je les garderai pour moi.
04:25Mais c'est pas... On n'est pas dans une émission de divertissement, non plus.
04:29Mais si les journalistes commencent à lancer des noms...
04:32Alors, on va dire la vérité aux auditeurs, Pierre.
04:33La vérité, c'est qu'absolument personne ne sait rien.
04:37On ne sait même pas si Emmanuel Macron a fait son choix ce soir.
04:41Et donc, les noms qui circulent sont soit distillés par ceux qui ne veulent pas voir ces noms-là arriver à Matignon,
04:48soit par des gens qui se font pousser du col.
04:51Mais il y a une personne qui est très silencieuse et qui ne dit rien, pas même à son entourage proche, c'est Emmanuel Macron.
04:58Donc pour l'instant, tous les noms qu'on entend, il y en a certains qui...
05:01Et François Bayrou a été reçu, ça c'est vrai.
05:03On sait que Sébastien Lecornu est proche du président, c'est également vrai.
05:07Et par ailleurs, il apporterait à peu près la même solution politique que celle qui a été apportée par Michel Barnier.
05:12Et en soi, ce n'est pas forcément une mauvaise idée,
05:14puisqu'il n'y a aucune solution politique qui permet aujourd'hui à Emmanuel Macron de gouverner,
05:18de se projeter à plus de deux mois et demi, trois mois.
05:20Donc, il y a quelques quasi-certitudes, mais après, il y a des noms qui sortent un peu de nulle part.
05:25Je vous prends un exemple.
05:26Jean-Yves Le Drian, qui était un grand ministre des armées, il l'a dit lui-même à plusieurs reprises,
05:31il y a même encore cinq, six ans, qu'il ne voulait pas aller à Matignon.
05:34Eh bien, ce nom sort de nulle part, alors qu'on sait très bien que Jean-Yves Le Drian ne veut pas aller à Matignon.
05:38Juste une information de Jacques Serret, de votre service, cher Louis.
05:43L'Élysée lui dit à l'instant qu'on ne sait pas si c'est ce soir.
05:47Comme ça, au moins, c'est dit, c'est fait.
05:51Moi, franchement, j'ai écouté à peu près tout le monde, aujourd'hui.
05:55J'ai lu les autres, ceux qui n'ont pas parlé dans la télé ou dans les radios.
06:00J'ai un petit coup au moral, quand même.
06:02Et je me demande si, au fond, le pays,
06:04quel que soit le nom qui sortira ce soir, ou si j'ai bien compris, probablement demain matin,
06:09ça illustre quand même quelque chose.
06:11Peut-être demain dans la journée.
06:13Ça illustre quelque chose.
06:14C'est que c'est extrêmement difficile.
06:16Et ma conclusion, je l'espère de tout cœur, provisoire,
06:20c'est que la France, je le crains, soit devenue quasi-ingouvernable,
06:25et qu'on soit dans une crise de régime d'une ampleur qu'on n'a pas encore bien mesurée.
06:30Je souhaite de tout cœur me tromper, parce que, honnêtement, le pays n'a pas besoin de ça.
06:34Mais, mais, mais, mais, si même le président de la République n'est pas encore tout à fait certain
06:39du choix qu'il doit faire pour le pays,
06:41il y a quand même matière à s'inquiéter.
06:44Catherine, il y a eu une rumeur assez forte sur Roland Lescure dans l'après-midi,
06:50qui semble retomber avec une autre rumeur assez forte elle-même en cette fin de journée sur Pierre Moscovici.
06:56Comment est-ce que vous regardez ces deux profils,
07:00le premier président de la Cour des Comptes et l'ancien ministre de l'Industrie ?
07:05Vous n'allez pas souffler tous les jours ?
07:08Parce que sinon on peut tous y mettre !
07:10Non mais nous, nous parlons, mais ceux qui parlent ne savent rien,
07:15et ceux qui savent ne disent rien.
07:17Alors il y a des noms qui sortent, alors il y a des noms qui sortent.
07:19Monsieur Lescure, moi je n'y avais pas pensé, alors il est allé à l'Elysée,
07:22mercredi, mais pour la décoration d'un homme du Québec où il vivait.
07:27Bon, alors est-ce qu'à cette occasion il a rencontré Alexis Collère,
07:32qui paraît-il a dit, ah mais c'est vrai, son père était journaliste à l'Humanité,
07:40le grand-père était résistant, la mère était à la CGT,
07:46donc à la fois il est libéral sur le plan économique, mais sur l'immigration.
07:51Il a dit que Retailleau faisait des poutous à Madame Le Pen,
07:55donc il a dit qu'une nouvelle loi sur l'immigration n'était pas possible.
07:59En ce moment, moi mon problème, enfin le problème pour la France,
08:03c'est qu'on avait l'impression que dans le gouvernement Barnier,
08:06il y avait deux ou trois ministres, dont Retailleau, le ministre de l'Intérieur,
08:10qui prenaient les choses en main avec vraiment l'assentiment des Français,
08:15une grande majorité, des préfets, des policiers,
08:18qui trouvent qu'il y a un chef, qu'il y a une idée.
08:20Et bien si l'arrivée de Monsieur Lescure fait que Monsieur Retailleau ne reste pas à l'intérieur,
08:25je veux dire que là franchement, c'est dramatique.
08:28On pourrait peut-être renommer Michel Barnier dans cette idée ?
08:31Mais c'est intéressant ce que dit Catherine, parce que plus le temps passe,
08:34plus on voit à quel point les autres options politiques n'aboutiraient à rien de concret,
08:39et on finit par se dire, eh bien il vaut mieux le statu quo.
08:42Et renommer Michel Barnier ?
08:44Oui, peut-être pas Michel Barnier, mais quelqu'un qui apporte peut-être,
08:48peut-être un peu plus jeune je pense, et j'ai rien contre l'âge de Michel Barnier,
08:52mais je pense typiquement à une Catherine Vautrin ou à un Sébastien Lecornu,
08:56qui globalement pourrait, je pense, essayer d'avoir des relations correctes avec Marine Le Pen.
09:01Je ne vous dis pas que ça durerait plus de trois mois,
09:04mais aujourd'hui je ne vois aucune équation qui dure plus d'une semaine.
09:07Et donc, vous vous dites, vous avez Alexandre Portier à l'éducation,
09:10vous avez Annie Gennevard à l'agriculture qui a commencé à travailler,
09:14vous avez Bruno Retailleau à l'intérieur, Nicolas Daragon,
09:18et vous savez, on est dans une période où on ne fera plus de grandes enjambées politiques.
09:22C'est l'art des tout petits pas, des pas microscopiques,
09:24et donc si le pays tout simplement peut avancer d'un centimètre, plus d'un centimètre, plus d'un centimètre,
09:29c'est beaucoup mieux que l'espèce de faux plat sur lequel on est,
09:32et sur lequel on risque de continuer d'aller.
09:34Olivier, je vous écoute attentivement et vous vous rendez compte,
09:38la journée qu'on vient de vivre et les journées que nous vivons depuis la censure
09:43peuvent presque nous laisser croire que la période d'avant-censure
09:47est une période de grande stabilité et de quiétude politique.
09:51Première chose. Deuxième chose.
09:53Tout cela nous fait converger vers une réalité.
09:56La psychologie d'Emmanuel Macron, sa relation au pouvoir,
10:01sa relation à ceux qui l'entourent, à ceux dont il peut faire espérer un poste,
10:07en l'occurrence Macron, pour laisser courir dès l'heure, dans l'heure qui suit pour le coup,
10:13pour au final accélérer une crise politique déjà très installée dans le pays.
10:20Je pense que, véritablement, il joue avec le feu.
10:23Alors Emmanuel Macron vient d'atterrir à Vélizy-Villacoublais,
10:26après sa journée en Pologne, c'est en tout cas l'information qu'on a à ce stade.
10:30On va voir ce qu'il en est, 19h26, on revient dans un instant sur Europe.
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