00:00— Je voudrais revenir sur la question des incidents dont vous avez noté vous-même qu'ils ont eu lieu plutôt avant mon arrivée à la tête de Sciences Po.
00:12Donc je voudrais commencer par faire peut-être une... Pas une pétition de principe, mais enfin noter quand même que tous les retours que j'ai depuis...
00:23Alors je veux pas nécessairement établir de lien de causalité, mais en tout cas depuis mon arrivée à Sciences Po sont d'un apaisement très sensible de l'ambiance.
00:33C'est le retour que j'ai des étudiants. Je ne veux pas parler pour les différentes organisations étudiantes, mais nous avons évidemment des contacts avec les étudiants de l'UEJF,
00:44comme d'ailleurs avec tous les étudiants de Sciences Po dans leur diversité. J'ai ce retour également des enseignants, des chargés d'enseignement.
00:53Vous savez que nous avons 4 500 chargés d'enseignement qui sont des praticiens, des personnes qui sont dans la vie civile, si je puis dire, dans la société,
01:04et qui viennent enseigner à Sciences Po, parfois d'ailleurs des personnalités extrêmement éminentes, qui viennent donner quelques heures de cours chez nous.
01:13C'est une grande richesse pour les étudiants. Mais je le note parce que ça a aussi comme effet, peut-être plus que dans d'autres institutions universitaires,
01:22de casser la bulle dans laquelle on peut être enfermé. Nous sommes pleinement ouverts à la société via ces 4 500 chargés d'enseignement.
01:32Et je les ai reçus récemment pour une discussion. Le retour vraiment très spontané que j'ai eu était vraiment celui d'un apaisement assez généralisé dans l'établissement.
01:48Je vous invite vraiment à venir arpenter les couloirs et à noter qu'à part des étudiants qui étudient, des chercheurs qui cherchent et des enseignants qui enseignent,
01:57on ne voit quand même pas grand-chose à Sciences Po. Je le dis parce que je ne suis pas du tout dans un état d'esprit qui consiste à nier les difficultés qu'il y a eues
02:06ou qu'il peut encore y avoir. Mais je veux aussi, comme ça a été dit, qu'on les analyse froidement avec objectivité. Il est vrai, ça a été dit par un autre intervenant,
02:19que nous sommes scrutés par les médias. Je le dis pas pour le regretter, parce que je pense que c'est la rançon du succès d'une certaine manière.
02:30Et il s'attache à Sciences Po, évidemment, une charge émotionnelle, symbolique et politique plus forte qu'à d'autres institutions.
02:37Mais certains campus universitaires peuvent être occupés pendant des semaines sans que personne dans ce pays ne réagisse.
02:43Et il suffit d'un slogan inadmissible. Il ne s'agit pas de dire qu'ils sont admissibles dans la péniche à Sciences Po pour faire la une de la presse nationale.
02:52Mais cette attention nous oblige d'une certaine manière. Je ne le dis pas pour nier ce qui ne va pas.
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