00:00En attendant, les choses bougent quand même pour un bon nombre de Français à cause de cette censure.
00:05C'est ce qu'on va voir maintenant avec François Gapien.
00:08Quand je dis que les choses bougent, François, c'est de manière très concrète.
00:11Absolument et pas forcément positive.
00:13Vous qui nous regardez, peut-être faites-vous partie des quelques 5 600 000 bénéficiaires de titres restaurants
00:20qui, depuis 2022 et le Covid, servent bien souvent ailleurs qu'aux restaurants,
00:24en l'occurrence à la caisse des supermarchés, puisque depuis deux ans, à quelques exceptions près,
00:28on peut payer en titre restaurant tout ce qui se mange en supermarché.
00:32Et dernièrement, l'Assemblée nationale avait voté la prolongation de cette règle pour deux ans.
00:37Elle aurait dû être validée cette semaine par le Sénat, sauf qu'entre-temps, il y a donc eu la censure,
00:41le renversement du gouvernement qui suspend l'examen des textes budgétaires.
00:45Par conséquent, au moins temporairement, le dispositif est remis en cause.
00:49Et dès le 1er janvier, dans trois semaines, retour à la règle de base, si je puis dire,
00:53à savoir seuls les produits directement consommables, plats et salades préparés,
00:57sandwichs, etc., pourront être payés en titre restaurant.
01:00Exit donc les produits bruts type féculents, fruits et légumes, viande ou encore poissons.
01:07Autre exemple de retour en arrière préjudiciable pour des millions de salariés français,
01:11le remboursement des frais de transport jusqu'à 75 %, mesure d'incitation fiscale vis-à-vis des entreprises,
01:18ainsi exonérée de cotisations sociales et d'impôts, mesure mise en place initialement en 2022.
01:24Elle concerne notamment le passe Navigo, qui au passage va encore augmenter le 1er janvier,
01:2888,80 euros le mois.
01:30Le projet de loi de finances 2025, invalidé par la censure,
01:34la mesure, l'extension du remboursement jusqu'à 75 %, ne pourra donc pas être prolongée.
01:40Les frais de transport, dont le passe Navigo, ne seront plus remboursés qu'à 50 % par l'employeur,
01:45comme c'était le cas avant 2022.
Commentaires