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  • il y a 8 heures
Chaque soir, Jérémy Brossard vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:0022h, notre soirée spéciale Jeffrey Epstein continue sur BFM TV.
00:04La justice française a-t-elle tardé à faire la lumière dans ce dossier ?
00:09La question se pose à nouveau depuis la mort de Daniel Siad, ce proche du criminel sexuel
00:14qui a été retrouvé mort à son domicile dans les Hauts-de-Seine, c'était le 20 juillet dernier.
00:19Maxime Brandschetter du service police-justice de BFM TV nous rejoint sur ce plateau.
00:23Maxime, il est peu connu ce Daniel Siad du grand public français,
00:27mais c'était un proche de Jeffrey Epstein, longtemps actif notamment dans le recrutement de mannequins.
00:35Exactement, il faisait du scouting, c'est aussi un terme qui est peu connu de la plupart des Français.
00:41En fait, il était chargé de recruter des femmes, souvent des jeunes femmes, pour qu'elles deviennent mannequins
00:48et c'est dans ce contexte-là que son nom apparaît à 1800 reprises dans les Epstein Files.
00:54Il a été en contact avec Jeffrey Epstein, vraisemblablement d'après ses Files,
00:59pour le mettre en lien avec des jeunes filles qu'il avait recrutées.
01:02Ce qui veut dire qu'avec son décès, évidemment, les plaignantes n'auront jamais justice.
01:10Alors, c'est toute la complexité.
01:12L'enquête, au moment où on se parle, elle continue.
01:14Le parquet de Paris a dit, même si M. Siad est décédé, on a reçu des témoignages.
01:21Il faut imaginer que Daniel Siad, il est apparu dans le dossier Epstein, pour nous, les enquêteurs français,
01:26que là, en début d'année, lors de la publication des Epstein Files aux États-Unis.
01:30Mais l'enquête de 2019 ne l'avait pas forcément identifiée.
01:34Il y avait son nom dedans, mais il ne l'avait pas identifiée comme un possible recruteur de Jeffrey Epstein.
01:38Donc, son nom est apparu à ce moment-là.
01:41Il y a une première plaignante, Eba Carlson, qui a déposé plainte contre lui.
01:45Elle l'accuse de l'avoir violée alors qu'il l'avait approchée pour la faire devenir mannequin.
01:50Il y a eu d'autres témoignages à son encontre.
01:52Alors, est-ce qu'elles auront un jour, justice, celles qui accusent typiquement Daniel Siad ?
01:57Non, parce que l'action publique est éteinte.
02:01On ne peut pas faire un procès contre quelqu'un qui est décédé.
02:03Après, le parquet de Paris assure que l'enquête continue,
02:07assure que les témoignages des femmes qu'elles ont entendues suite notamment à la plainte de Daniel Siad
02:12ciblent d'autres mises en cause.
02:14Donc, peut-être que des femmes qui accusent Daniel Siad accusent aussi d'autres personnes.
02:18Peut-être que c'était un réseau.
02:20Et dans ce cas-là, peut-être qu'elles auront un peu justice là-dessus.
02:22En tout cas, l'enquête continue.
02:23Nos invités ce soir sur ce sujet, Xavier Roeffer, bonsoir.
02:27Merci d'être avec nous.
02:28Vous êtes criminologue, auteur de Jeffrey Epstein, l'âme d'année de la troisième culture.
02:31C'est aux éditions du Cerf.
02:32Et puis Rémi Borel, ancien chef de la brigade des mineurs de Seine-Saint-Denis,
02:36auteur des « Moments ordinaires » aux éditions Nombre 7.
02:38Rémi Borel, je commence avec vous.
02:40Daniel Siad n'a jamais été entendu dans le cadre des enquêtes.
02:44Est-ce que ça vous semble normal ?
02:47Alors, comme je disais tout à l'heure,
02:49ça c'est quand même une procédure qui est assez complexe et multiple.
02:53C'est quand même hors normes et hors de l'habitude de nos enquêtes.
02:57Il faut savoir quand même que là, il y avait une multiplicité de victimes.
03:02Donc déjà, dans ce genre de dossier sur les mineurs victimes,
03:05même s'il y a des majeurs, même s'il y a des mineurs qui sont devenus majeurs depuis,
03:09il faut déjà savoir que la prescription, c'est 30 ans après la majorité.
03:12Et qu'il y a eu une loi en 2021, si je me souviens bien, de la prescription glissée.
03:17C'est-à-dire qu'on prend le dernier fait qui n'est pas prescrit et on remonte.
03:20Donc ça permet de rattraper des affaires, des victimes dont les faits étaient prescrits.
03:25Donc déjà, il y a une particularité dans le droit français par rapport à ça.
03:30Pour ce qui est de la longueur, alors effectivement là, c'est multiple,
03:34ça part dans tous les sens et effectivement c'est vraiment hors normes.
03:38Après, c'est ça la difficulté de ces affaires-là,
03:40c'est que c'est souvent des affaires assez longues,
03:42parce que déjà, il faut avoir les entretiens avec des victimes,
03:46des jeunes filles, là, c'est plutôt des jeunes filles qui ont 14, 15, 16 ans,
03:49voire plus, et ce sont des auditions assez compliquées, assez particulières,
03:54où on doit obtenir beaucoup de renseignements.
03:57Il faut savoir qu'il faut, par rapport à la victime,
04:02s'adapter à la façon dont elle parle, etc.
04:05Et ça nous permet donc d'avoir le plus d'éléments possibles.
04:08Et puis aussi l'idée que, comme c'est une affaire à rebondissement,
04:12j'imagine qu'il n'y a pas eu qu'une seule audition,
04:14même si on limite au maximum les auditions de victimes,
04:17qu'une seule audition, parce que, par rapport à une victime,
04:20si on apprend quelque chose, parce que là, il y a multiples auteurs,
04:22parce que si le dossier n'est pas clos, c'est qu'il y a multiples auteurs,
04:25on apprend d'autres choses, et à ce moment-là,
04:27on doit reprendre en audition la jeune fille pour faire préciser.
04:31Voilà, donc c'est... Par rapport, en tout cas,
04:33moi, je ne me prononce pas pourquoi ça prend du temps sur du général,
04:36mais déjà, ces genres de dossiers-là,
04:38surtout avec de multiples mises en cause et de multiples victimes,
04:40c'est très long. Voilà, c'est très très long.
04:43Mais pourquoi, dans une procédure comme celle-ci,
04:47pourquoi ne pas avoir fait le choix d'entendre Daniel Siad plus vite ?
04:50On sait que le parquet de Paris dit que ce n'était pas prévu de l'entendre tout de suite,
04:53qu'il était sur écoute, sous surveillance,
04:55et qu'ils étaient en train seulement d'auditionner,
04:58je crois qu'ils avaient 24 victimes, ils étaient à 16 sur 24.
05:02C'est habituel, dans ce genre de procédure,
05:05de ne pas auditionner tout de suite le suspect ?
05:07Alors, je ne vais pas me prononcer sur ce dossier,
05:08parce que déjà, je le connais pas.
05:09Non, mais dans le cas habituel...
05:11C'est pour ça que c'est assez compliqué.
05:13Dans les affaires, on va dire, en préliminaire,
05:15où il y a beaucoup de victimes, où les faits sont anciens,
05:18en général, on essaie de bétonner le dossier
05:21en faisant le plus de choses avant.
05:23Parce que souvent, on a un peu l'impression qu'on va...
05:26Voilà, il y a une audition de victimes,
05:27et puis, d'ailleurs, c'est ce qu'il ne faut pas faire,
05:29parce que sinon, on va se retrouver par le de l'un contre la parole de l'autre,
05:31et après, on va entendre les mises en cause.
05:32Bon, là, il y a une multiplicité de victimes,
05:34il y a des ramifications un petit peu partout.
05:37Donc, on a besoin de bétonner le dossier.
05:39Donc, vous me dites, 16 sur 24,
05:42pourquoi pas entendre les autres aussi ?
05:43Et c'est vrai que l'audition du mises en cause,
05:46et c'est ça qu'on a du mal, des fois, à comprendre,
05:48dans ce genre de dossier-là,
05:49pas un dossier en flagrance, où ça vient de se passer,
05:51où l'auteur est interpellé rapidement,
05:53eh bien, on entend le mises en cause à la fin,
05:54une fois que le dossier est vraiment solide.
05:57Donc, voilà, moi, je vous parle en général,
05:59je ne peux pas vous parler de ce dossier-là,
06:01mais là, il est tellement multiple,
06:02qu'effectivement, c'est très long.
06:04Xavier Ruffer, il y a un élément qui est quand même troublant.
06:08Jeffrey Epstein, donc, décédé avant d'avoir été jugé.
06:12Dans les volets français,
06:13Jean-Luc Brunet, l'ancien agent de mannequins,
06:15retrouvé pendu en 2022,
06:17qui n'a pas été jugé.
06:19Et donc, Daniel Siad, décédé le 20 juillet dernier,
06:22alors qu'il n'avait même pas été entendu
06:24par la justice française.
06:26Quel regard vous portez sur ces coïncidences ?
06:30Qu'est-ce que ça vous inspire ?
06:32Ce sont à chaque fois des cas très différents,
06:35qui n'ont rien à voir l'un avec l'autre.
06:37Mais d'abord, pour revenir sur la question qui a été posée,
06:39la raison fondamentale pour laquelle ça n'a pas été suivi,
06:43c'est qu'il n'y a pas en France un magistrat
06:46qui n'ait pas quatre fois plus de dossiers sur son bureau
06:48que ce qu'il peut traiter.
06:49Je connais un procureur dans une ville de l'Est de la France,
06:53pour travailler sereinement,
06:54il faudrait qu'il ait 30 dossiers sur son bureau,
06:56il en a 300.
06:58Donc, fatalement, hélas, l'affaire Liana,
07:01mais plein d'autres,
07:02il y a des choses qui tombent dans les trous, d'une part.
07:04Deuxièmement, j'ai passé ma carrière à l'Institut de Criminologie
07:07à voir la moitié de mes étudiants
07:10qui, après ça, faisaient le concours de la magistrature.
07:12J'en connais un paquet.
07:15Dans l'affaire qui nous intéresse,
07:18c'est-à-dire l'affaire des séquelles et tout ce qui tourne autour,
07:20en privé, ils vous disent, tout est prescrit.
07:24C'est-à-dire, tout ce qui tourne autour de Brunel
07:26remonte aux années 80, parfois aux années 70,
07:29au pire, dans les années 90.
07:31Pour qu'on puisse poursuivre l'affaire,
07:33il faudrait qu'on trouve,
07:34ce n'est pas impossible,
07:35dans l'avenir, un autre siade,
07:38et que lui ait traité des affaires
07:41et envoyer des jeunes filles, par hypothèse,
07:43à M. Epstein, dans les années 90 ou 2000.
07:46Alors là, on pourrait peut-être encore y arriver.
07:48Mais à l'heure actuelle, ça n'ira pas loin.
07:50Voilà.
07:51Donc, s'agissant des trois individus dont vous me parlez,
07:54Epstein, ça pue jusqu'au ciel.
07:57C'est-à-dire que plus on a d'éléments
07:59et plus il y a une telle accumulation d'incohérence,
08:05de faits extrêmement troublants,
08:07songé qu'une des gardiennes
08:09qui était censée regarder toutes les trois heures,
08:13pardon, toutes les 30 minutes,
08:15toute la nuit, tout le temps,
08:16dans la cellule,
08:18ne le fait pas pendant six heures
08:20et fait ses courses sur Internet.
08:21Et on apprend récemment
08:23que la jeune femme en question,
08:25qui n'avait absolument jamais reçu
08:28de somme en liquide sur son compte,
08:30à tel titre que ça fait l'objet
08:31d'un signalement de sa succursale bancaire,
08:34a touché 15 000 euros en espèces
08:36dans les trois mois qui ont précédé
08:37l'affaire en question.
08:38Donc tout ça rend le suicide pur et simple
08:43de M. Epstein hautement,
08:46on ne peut jamais dire impossible,
08:47la criminologie ce n'est pas zéro ou sans,
08:49il y a des probabilités,
08:51ça en suicide hautement improbable.
08:52S'agissant de M. Brunel,
08:54je connais très bien les gardiens de la santé,
08:58au moins plusieurs d'entre eux,
08:59ces anciens étudiants à moi,
09:01qui l'ont trouvé.
09:02C'est un authentique suicide,
09:04il avait déjà fait trois autres tentatives
09:06de suicide auparavant,
09:07il a écrit des lettres,
09:08et c'est indéniable,
09:09il s'est cisaillé les poignets,
09:11enfin voilà,
09:11c'est un authentique suicide.
09:13M. Siad,
09:14personne n'en sait rien,
09:15mais vous savez,
09:16il y a une certitude statistique,
09:17c'est qu'à la fin,
09:18tout le monde meurt.
09:19Voilà,
09:20donc je ne peux pas me prononcer,
09:21dans les deux cas précédents,
09:23celui de Brunel,
09:24et puis celui de M. Epstein,
09:30n'y croit pas une seconde.
09:32Tous les gens,
09:33les médecins légistes qui ont vu ça,
09:36j'en connais un à New York,
09:38me dit,
09:38c'est suicidé,
09:39moi je suis la reine d'Angleterre.
09:40C'est à peu près à ce niveau-là
09:41d'incrédulité.
09:42Alors justement,
09:43sur les causes de la mort de Daniel Siad,
09:46on a posé la question tout à l'heure
09:47à son avocate sur BFMTV,
09:50écoutez sa réaction.
09:52Au jour où nous parlons,
09:53il n'y a pas de cause de mort
09:55qui soit officielle.
09:58C'est la raison d'ailleurs pour laquelle
09:59a été ouverte une enquête
10:02pour morts suspectes,
10:03ce qui n'est pas toujours le cas.
10:04J'ai toujours un grand doute
10:06lorsque les coïncidences se multiplient,
10:10parce que je ne crois pas aux coïncidences.
10:12Mais ça,
10:12c'est un jugement qui est personnel.
10:15Et je crois ne pas être la seule
10:17à considérer que ces trois morts,
10:18dans un même dossier,
10:19sont effectivement plus qu'étonnantes.
10:22Maxime Manchetta.
10:23Oui,
10:23l'avocat de Daniel Siad,
10:25qui connaissait bien,
10:26qui nous a dit qu'il avait
10:27une hygiène de vie parfaite,
10:28s'étonne
10:29de cette mort inattendue,
10:31qui serait une crise cardiaque.
10:33Mais ça,
10:33c'est loin d'être confirmé.
10:34Pour l'instant,
10:34tout ce qu'on sait,
10:35c'est que le premier rapport d'autopsie
10:36a dit qu'il ne pouvait pas
10:37déterminer la mort.
10:38Aujourd'hui,
10:39on attend des analyses complémentaires
10:40qui, peut-être,
10:41pourront expliquer
10:42ce qui lui est arrivé.
10:43On est en ligne
10:44avec Maître Jean Sagné.
10:45Bonsoir.
10:45Merci d'être avec nous en direct
10:47dans cette soirée spéciale.
10:49Vous êtes avocat
10:49de l'association
10:50Innocence en danger.
10:51On évoquait à l'instant
10:53les lenteurs de la justice
10:54et le fait que Daniel Siad
10:55n'ait jamais été entendu
10:56par la justice.
10:58Vous vous retournez désormais
11:00contre l'État français,
11:02justement,
11:02pour dénoncer
11:03ces manquements.
11:06Oui.
11:06L'association Innocence en danger
11:08a effectivement décidé
11:09d'engager la responsabilité
11:11de l'État
11:11sur la manière
11:12dont ce dossier est traité.
11:14Vous venez de l'indiquer.
11:16Il y a toute une succession
11:18d'éléments
11:19qui sont difficiles à comprendre.
11:22Nous avons,
11:23dans un premier temps,
11:24tenté d'obtenir
11:26la création
11:27d'une commission parlementaire.
11:28Nous sommes allés au Sénat,
11:29nous avons été convaincre,
11:31mais nous n'y sommes pas parvenus,
11:33pas plus au Sénat
11:34d'ailleurs
11:34qu'à l'Assemblée nationale.
11:35Il nous a été répondu
11:36à chaque fois
11:37que la séparation des pouvoirs
11:39ne permettait pas
11:40l'ouverture
11:41d'une commission de ce type.
11:42Pour autant,
11:43cela a été fait
11:43sur les périscolaires parisiens,
11:46cela a été fait
11:46sur l'affaire
11:47de la petite Diana,
11:48mais là, ici,
11:49sur le dossier
11:50de Jeffrey Epstein,
11:51il y a une sorte de voile,
11:54j'allais dire,
11:54d'un linceul,
11:55qui est posé
11:55sur le dossier
11:57de telle manière
11:58à ce qu'on ne puisse pas
11:59savoir ce qui s'y passe.
12:00Donc,
12:01la mort de celui-ci
12:03nous a conduit,
12:03effectivement,
12:04à dire,
12:04cette fois-ci,
12:04c'en est trop.
12:05C'en est trop parce que...
12:08Allez-y, allez-y,
12:09terminé.
12:10Oui,
12:10c'en est trop
12:11parce que
12:13la multiplicité
12:15des éléments
12:15de ce dossier,
12:16je viens d'entendre
12:16qu'on ait dit
12:17que les magistrats
12:19ont trop de dossiers,
12:21il y a très peu
12:22de dossiers
12:22dans lesquels
12:23on dénombre
12:24à peu près
12:251 200 victimes,
12:27pas seulement en France,
12:28bien entendu,
12:281 200 victimes.
12:30C'est un dossier
12:30hors norme.
12:31Ce dossier hors norme,
12:32nous avions obtenu,
12:33l'association
12:34Innocence en danger,
12:35sous l'impulsion
12:35de Méracédé
12:36et sa présidente,
12:37a obtenu en 2019
12:39qu'une information
12:40soit ouverte.
12:42Cette information,
12:42elle a été refermée
12:43dès le décès
12:45de Jean-Luc Brunel.
12:47Aujourd'hui,
12:47on se retrouve
12:48dans la même situation,
12:49vous avez des dossiers
12:50qui n'avancent pas,
12:51vous avez à nouveau
12:53un acteur principal
12:54de ce dossier
12:55qui disparaît
12:55sans jamais
12:56avoir été entendu
12:57et puis on nous dit
12:58que finalement,
12:59tout cela
13:00pourrait se comprendre.
13:02Il y a quand même
13:02une curiosité extraordinaire
13:04dans ce dossier,
13:05c'est qu'il est toujours
13:07aujourd'hui
13:09sous le seul contrôle
13:11du parquet.
13:12Je viens d'entendre
13:13qu'il n'y a pas
13:14ces juges,
13:14il y a cinq magistrats
13:15qui sont chargés
13:16de ce dossier,
13:16cinq.
13:17Mais ces cinq magistrats
13:19travaillent dans une confidentialité
13:21complète,
13:22alors que nous avons
13:23l'habitude en France
13:24d'avoir un juge d'instruction
13:25qui est une autorité indépendante,
13:27qui est chargé
13:27de mener une enquête
13:29de façon totalement indépendante
13:30et dans ce dossier,
13:32nous n'avons toujours
13:33pas d'enquête.
13:33D'un côté,
13:34nous n'avons pas
13:34de commission parlementaire,
13:36nous n'avons pas
13:37de juge d'instruction
13:38qui soit désignée.
13:39On n'a plus aujourd'hui
13:40que la possibilité
13:41de dénoncer
13:42la manière dont l'État français
13:44traite ce dossier.
13:45Merci, Maître.
13:46Vous restez avec nous.
13:47Rémi Borel,
13:47peut-être une réaction.
13:48Est-ce que vous partagez
13:49ce qui vient d'être dit
13:50par Maître Jean Sagné ?
13:51Non, parce que s'il y a
13:52une enquête en cours,
13:54certes en préliminaire,
13:55certes avec un procureur
13:56de la République,
13:56c'est une enquête judiciaire.
13:57Alors, il n'y a peu
13:58d'ouverture d'info,
13:59je ne sais pas pourquoi,
14:00mais la grande majorité
14:02des dossiers que l'on traite,
14:03même si celui-là
14:03est un peu exceptionnel,
14:04sont traités en préliminaire.
14:06Donc, l'ouverture d'info
14:07arrive souvent à la fin,
14:09une fois qu'on a auditionné
14:11les mises en cause,
14:11qu'on a pu le placer
14:12en garde à vue,
14:12qu'on a des éléments.
14:13Il y a une ouverture
14:14d'information.
14:15Alors, effectivement,
14:15on peut avoir des ouvertures
14:16d'informations plus rapides.
14:18Je ne connais pas la politique
14:19du parquet par rapport à ça,
14:20mais c'est contrairement
14:22dans ce qu'on dit.
14:22Quand il y a une enquête préliminaire,
14:23il n'y a pas rien de fait,
14:24parce que justement,
14:26les fonctionnaires de police
14:27et le parquet travaillent...
14:2990% de nos dossiers
14:30sont en préliminaire.
14:32Et ça n'empêche pas
14:32de finir en cours d'assise
14:33ou en cours d'un...
14:36ou en cours en tribunal correctionnel
14:38suite aux enquêtes.
14:39Après, ce qu'il faut dire
14:40pour que nos téléspectateurs
14:41comprennent bien,
14:42est-ce que souligne maître
14:43l'avocat d'innocence en danger,
14:44c'est que l'enquête préliminaire
14:46en France,
14:47tous les gens qui sont partis,
14:48les victimes,
14:49celles qui accusent Daniel Siad,
14:50par exemple,
14:51en enquête préliminaire,
14:52n'ont pas accès
14:52au contenu du dossier.
14:54Alors que l'information judiciaire,
14:55qui est l'étape d'après procédurale,
14:56tout le monde a accès au dossier,
14:58tout le monde peut voir
14:58ce qui s'y passe.
14:59Et donc, c'est vrai que dans une affaire
15:00comme l'affaire Epstein,
15:02où il y a constamment le soupçon
15:04que des choses sont cachées,
15:06qu'il y a des réseaux secrets,
15:08c'est quand même une machine
15:09à fantasme, cette affaire,
15:10le fait que les victimes
15:11n'aient pas accès au dossier,
15:12forcément, ça alimente un petit peu ça.
15:14Et c'est ce que souligne maître.
15:15Maître Jean Sagné,
15:16vous êtes toujours en direct avec nous,
15:17Innocence en danger,
15:19réclame notamment la désignation
15:20d'un juge d'instruction.
15:21En quoi cela pourrait changer
15:23les choses, selon vous ?
15:25Cela vient d'être dit.
15:27D'une part, ça permettrait
15:29de lever cette espèce de suspicion
15:31qui règne dans ce dossier.
15:33Le dossier, il n'est pas
15:34en enquête préliminaire
15:35depuis trois jours.
15:37La plainte, l'ouverture d'information,
15:40elle date quand même de 2019.
15:42Et puis surtout,
15:43le fait de ne pas avoir
15:44de juge d'instruction,
15:45ça empêche les victimes
15:47de faire des demandes d'actes.
15:49Autrement dit,
15:49les victimes et l'association
15:51Innocence en danger,
15:51rappelons-le,
15:52et la première qui a amené
15:54cette affaire devant la justice
15:55en 2019,
15:56est un acteur majeur
15:57de ce dossier.
15:58Et cette manière
15:59de traiter la procédure,
16:00c'est aussi une manière
16:01de l'empêcher,
16:02non seulement d'avoir accès au dossier,
16:04mais d'y jouer un rôle.
16:05Et c'est précisément
16:06ce que nous dénonçons.
16:07Nous dénonçons aujourd'hui
16:08la manière dont cette information,
16:11cette absence d'information,
16:12est faite parce qu'on considère
16:14que plus on va mener
16:17de choses qui sont suspectes,
16:18qui sont douteuses,
16:19on a vu toutes ces morts
16:20qui posent encore problème.
16:22La première,
16:22celle de Jeffrey Epstein,
16:24qui effectivement
16:24est une mort extrêmement curieuse.
16:26Cette manière de garder
16:27le secret sur ce dossier,
16:29c'est aussi une manière
16:30d'alimenter toutes les possibilités,
16:33d'alimenter le compotisme,
16:34d'alimenter les réponses
16:36qui peuvent surgir
16:37de gauche et de droite.
16:38C'est une façon
16:38qui est quand même
16:39extrêmement étrange
16:40de traiter un dossier
16:41de tentature.
16:42Xavier Ruffin.
16:44Alors, premièrement,
16:45et quelque chose aussi en France
16:46qui ne facilite pas
16:47la tâche des magistrats,
16:48c'est le fait que
16:50le présent ministre de la Justice
16:51envoie des instructions
16:52toutes les semaines
16:53en disant que c'est urgent,
16:55surtout et le contraire de tout.
16:56Les magistrats me disent
16:57que depuis que M. Darmanin est là,
16:59on doit être à 160
16:59ou 170 circulaires
17:02en disant
17:02ceci est important,
17:03ceci n'est pas important,
17:04ceci est plus important
17:05que le reste.
17:06Donc, il a tendance
17:07à les faire tourner
17:08un peu en bourrique.
17:09premièrement.
17:10Deuxièmement,
17:11le cœur de l'affaire Epstein
17:13est aux États-Unis
17:15et je ne suis pas venu
17:17parler de ça ici
17:18il y a trois mois.
17:19On n'a pas avancé
17:20d'un millimètre.
17:21Comprenez qu'il y a toujours
17:22des centaines
17:23ou des milliers
17:23de jeunes filles,
17:25principalement aux États-Unis.
17:26On ira dans un instant,
17:27effectivement.
17:27des ramifications françaises
17:29quand même.
17:29Des ramifications françaises
17:31mais aux États-Unis,
17:32les 15 ou 20 personnages
17:33qui dans l'entourage d'Epstein
17:35ont été désignés
17:36par des centaines de victimes
17:38n'ont toujours pas été entendus.
17:40On n'a pas progressé
17:41d'un millimètre.
17:42On a des noms maintenant
17:43de hauts responsables
17:44de sociétés financières
17:46importantes
17:47ou de universitaires
17:48importantes.
17:49Aucun d'entre eux
17:49n'a même été une fois
17:51dans un commissariat de police
17:52pour parler de ça.
17:53Mais pourquoi ?
17:54Pardon ?
17:55Ah ben j'aimerais le savoir.
17:56J'aimerais le savoir.
17:57C'est extravagant.
17:59Vous comprenez que maintenant
18:00sur la vingtaine d'individus
18:02qui ne sont pas simplement
18:03des complices d'Epstein
18:05qui ont déjeuné une fois
18:06avec lui
18:06mais qui sont des gens
18:07dont on a la certitude
18:09qu'ils ont été dans l'île
18:10en question
18:11Little St. James
18:12qu'ils ont participé
18:14à des affaires
18:15dont certaines des victimes
18:16ont décrit
18:17à poil dans la piscine
18:19avec des individus,
18:20etc.
18:20Vous comprenez ?
18:21Ça,
18:21personne n'a été entendu.
18:23Personne n'a été entendu.
18:24Il y a mieux que ça.
18:25Comme en France finalement.
18:26Il y a mieux que ça.
18:28Vous avez,
18:29aux Etats-Unis,
18:29les données peuvent se vendre
18:31et s'acheter.
18:32On a les données
18:33de tous les avions
18:34qui ont été exposés
18:35à Little St. James
18:36pendant des années.
18:37C'est le magazine
18:39de high-tech américain
18:40qui s'appelle Wired
18:41qui avait fait cette enquête-là
18:43avec quelqu'un
18:43qu'ils avaient payé.
18:44On a 161 individus
18:46mais c'est d'une précision
18:47hallucinante.
18:48On les suit
18:49depuis la porte de chez eux
18:50jusqu'à l'aéroport
18:51d'à côté
18:52de Little St. James
18:52etc.
18:53Aucun des individus
18:54qui sont dans les avions
18:56à ce moment-là
18:57n'a jamais été entendu.
18:58Alors qu'est-ce qui se passe ?
18:59Il se passe que rien n'avance.
19:01Maxime,
19:02est-ce qu'on sait
19:02comment la justice répond
19:03à ces accusations
19:04de lenteur
19:05et de ne pas s'être saisi
19:06on va dire
19:07de ces plaintes
19:08et de ces dossiers
19:09dans le volet français ?
19:11La justice française
19:13sur le volet SIAD
19:15se justifie
19:16en tout cas
19:17à communiquer
19:17auprès des médias
19:18nous on peut interpréter
19:19ça comme une justification
19:21que l'enquête continue
19:22qu'il n'était pas prévu
19:24d'auditionner M. SIAD
19:25tout de suite
19:26peut-être parce que
19:26c'était la fin de la procédure
19:27qu'il était quand même
19:28sous écoute téléphonique
19:29sous surveillance
19:30qu'il y avait 24 victimes
19:32je vous l'ai dit
19:33à auditionner
19:34qu'ils en avaient déjà
19:34auditionné 16
19:35on parle
19:36c'est une enquête ouverte
19:37au début de l'année
19:39en tout cas c'est ce volet-là
19:41et donc
19:42il y avait aussi
19:43un acte
19:43tout un acte
19:44des volets à l'international
19:45et aussi qu'il y a
19:47plusieurs
19:47je crois que c'est 6 magistrats
19:48qui travaillent constamment
19:49sur cette affaire
19:50à éplucher les Epstein Files
19:51et nous pour avoir
19:52des journalistes
19:53pour moi-même
19:54avoir consulté
19:54les Epstein Files
19:55croyez-moi
19:55qu'il y a beaucoup
19:56beaucoup de matière
19:57donc c'est comme ça
19:58que se justifie la justice
20:00et quand elle revient
20:01parce qu'il y a eu
20:02une espèce
20:03presque un faux départ
20:04en 2019
20:05avec cette enquête Brunel
20:06Jean-Luc Brunel
20:07qui finit par suicider
20:08la justice
20:09pareille
20:09elle a continué
20:10l'enquête
20:10pour essayer d'identifier
20:11des mises en cause
20:11elle n'a pas réussi
20:12à l'époque
20:13et donc 6 mois
20:13après la mort
20:14de Jean-Luc Brunel
20:15l'enquête s'est arrêtée
20:15et c'est seulement
20:16depuis la publication
20:17des Epstein Files
20:18que la justice française
20:19a accès à tout ça
20:21et donc continue cette enquête
20:22on va voir
20:23jusqu'où elle va
20:24si elle aboutit
20:25Maître Jean Sagnier
20:26un dernier mot
20:27justement sur cette ligne
20:28de défense
20:29de la justice française
20:30quelle est votre réaction ?
20:32Cela a été dit
20:33mais c'est précisément
20:35ce qui a été dit
20:35qui nous gêne
20:36il a été dit
20:37que le ministre de la justice
20:39a une autorité hiérarchique
20:41sur les procureurs
20:41de la République
20:42et qu'il leur donne
20:42des instructions
20:43ce qui est vrai
20:44et ce qui a été vu
20:45dans le dossier
20:45de la petite Liana
20:47et c'est précisément
20:49parce qu'il y a
20:50ce lien hiérarchique
20:52que nous demandons
20:53à ce que cela sorte
20:55du giron exclusif
20:57du procureur de la République
20:58puisque ce lien
20:59n'existe pas
20:59envers le juge d'instruction
21:01il nous faut
21:02une autorité indépendante
21:03qui puisse traiter
21:04de l'instruction
21:05de ce dossier
21:05et cela permettra
21:07effectivement
21:07de nous permettre
21:09d'accéder aux dossiers
21:10de faire des demandes d'actes
21:11de voir comment la justice
21:13traite cette façon de faire
21:14aujourd'hui
21:15nous ne voyons pas
21:17du tout ce qui se passe
21:18nous constatons
21:19un certain nombre
21:20d'anomalies
21:21de dysfonctionnement
21:22de lenteur
21:22et c'est la raison
21:23pour laquelle
21:24nous allons demander
21:25des comptes
21:26à l'État français
21:26à travers cette procédure
21:28que nous avons engagée
21:29sur la manière
21:30dont est traité
21:31ce dossier
21:31Merci beaucoup
21:32Maître d'avoir été
21:33en direct
21:34sur BFM TV
21:36ce soir
21:36aux Etats-Unis
21:37également
21:38la justice
21:38s'est mise en cause
21:39pour ne pas avoir
21:40fait son travail
21:40Laurent Saïm
21:41on vous retrouve
21:41vous êtes pour nous
21:43en direct
21:43des Etats-Unis
21:44l'État du Nouveau-Mexique
21:46a même attaqué
21:47le ministère américain
21:48de la Justice
21:50Oui alors ça
21:51c'est le nouveau volet
21:52de cette histoire
21:52vous savez en France
21:53on a beaucoup parlé
21:54de l'île d'Epstein
21:55on a beaucoup parlé
21:56de l'appartement
21:57évidemment à Paris
21:57Avenue Foch
21:58on a beaucoup parlé
21:59de sa maison
22:00dans l'Upper East Side
22:01à Manhattan
22:02à New York
22:03de sa maison
22:04évidemment à Palm Beach
22:05mais on a peu parlé
22:06de ce qui s'appelle
22:07le Ranch Zorro
22:08qui est une autre maison
22:09que le financier
22:11prédateur sexuel
22:12avait à côté
22:13de Santa Fe
22:14dans le Nouveau-Mexique
22:15et là aussi
22:16avec Guylaine Maxwell
22:17il invitait des jeunes filles
22:18parfois mineures
22:19lors du procès
22:20de Guylaine Maxwell
22:21on a eu des témoignages
22:22sur ce qui se passait
22:23à l'intérieur
22:24de ce Ranch Zorro
22:25et les autorités
22:27du Nouveau-Mexique
22:28sont persuadées
22:28qu'il y a énormément
22:29de choses à trouver
22:30alors il y a deux choses
22:31lorsque vous connaissez
22:32le dossier
22:32qui se sont passées
22:34au Ranch Zorro
22:35d'abord
22:36Epstein était là
22:37en invitant
22:37comme je vous le disais
22:38des jeunes filles
22:39il y a beaucoup
22:40de documents
22:41qui sont toujours
22:42caviatés
22:42concernant les invités
22:44du Ranch Zorro
22:45les victimes
22:46au sein du Ranch Zorro
22:47et ce qui s'est vraiment passé
22:48et donc les autorités
22:50du Nouveau-Mexique
22:51veulent la vérité
22:52et veulent que ces documents
22:53soient publiés
22:54et la deuxième chose
22:55c'est à l'état de rumeur
22:56mais ça revient fréquemment
22:57il y a des policiers
22:59et il y a même
22:59des politiques
23:00du Nouveau-Mexique
23:01des élus du Nouveau-Mexique
23:02qui ont entendu
23:04une rumeur
23:04et je fais attention
23:05à ce que je dis
23:06je dis bien rumeur
23:07comme quoi des corps
23:08auraient été enterrés
23:10à l'extérieur
23:11de la propriété
23:12de Jeffrey Epstein
23:14avec des jeunes filles
23:15qui auraient disparu
23:16et qui ne sont pas réparues
23:17on parle
23:18cette rumeur
23:19fait état
23:19de deux à trois
23:20jeunes filles
23:21qui ont été invitées
23:23dans le ranch d'oro
23:23qui ne sont jamais revenus
23:25dans leur famille
23:25il y a des rumeurs
23:27mais il y a aussi une enquête
23:28il y a le shérif
23:28qui a effectivement confirmé
23:30qu'il pourrait un jour
23:31enquêter là-dessus
23:32et donc le ranch d'oro
23:33aux Etats-Unis
23:34ça devient un point
23:35très sensible aussi
23:36dans cette histoire
23:37Epstein
23:38qui a tellement
23:39de chapitres différents
23:40et qu'on est évidemment
23:41toujours en train
23:42de scruter
23:43parce qu'il y a
23:44plein de tiroirs
23:45il y a plein de dossiers
23:46il y a plein de gens
23:46et il y a toujours
23:47une opacité
23:48sur beaucoup de choses
23:49Merci Laurent Saïm
23:50pour ces précisions
23:51Sergueï Girneuf
23:52est avec nous
23:53on va évoquer
23:53dans un instant
23:54avec vous
23:54le volet russe
23:55de cette affaire
23:56parce que c'est une affaire
23:57mondiale
23:57évidemment tentaculaire
23:58mais on va déjà
24:00interroger
24:00Frédéric Sandretto
24:01bonsoir
24:01merci d'être avec nous
24:03vous êtes enseignante
24:04en civilisation américaine
24:05à Sciences Po
24:06Paris
24:06on entendait à l'instant
24:08Laurent Saïm
24:08parler de ce fameux
24:09ranch d'oro
24:11il apparaît
24:12que les autorités
24:12fédérales américaines
24:13ne l'ont jamais
24:15perquisitionné
24:15là aussi
24:16ça pose question
24:18oui absolument
24:19en fait il est déjà
24:20mentionné dans les fichiers
24:21qui ont été déclassifiés
24:23en janvier dernier
24:24mais bizarrement
24:26il y a eu très peu
24:26d'enquêtes
24:27il a fallu attendre
24:28que le procureur général
24:29du Nouveau-Mexique
24:30donc Raoul Torres
24:31dit mais écoutez
24:32il y a vraiment un souci
24:34on a répertorié
24:35au moins 30 viols
24:36entre 1996
24:37et 2012
24:39enquêtés
24:39sur cette propriété
24:41et c'est vrai par contre
24:42que Eftin
24:42était beaucoup moins
24:43donc ça s'est vraiment
24:44focalisé sur
24:45sur l'île
24:46et sur New York
24:46mais c'est certainement
24:47une nouvelle piste
24:48de là à savoir
24:49s'il y a des corps
24:50qui ont été enterrés
24:51je pense que ça reste
24:51quand même une rumeur
24:52mais c'est vrai
24:53que si vous allez
24:54sur les réseaux
24:55complotistes américains
24:56ça fait vraiment
24:57ces théories
24:58font la une actuellement
25:00donc on voit aussi
25:01qu'il y a quand même
25:01cette action parallèle
25:02il y a les législateurs
25:04du Nouveau-Mexique
25:05ont créé une commission
25:06de la vérité
25:07le nom est quand même
25:07hautement symbolique
25:08pour dire
25:09on va mener
25:10notre enquête
25:10dans notre état
25:11pour savoir ce qu'il en est
25:12parce que la justice américaine
25:14ne fait pas son travail
25:15Est-ce qu'aux Etats-Unis
25:16ça continue à alimenter
25:17le débat
25:18et au fond
25:19à atteindre aussi
25:20politiquement
25:21le président Trump ?
25:23Politiquement
25:24là si vous voulez
25:25la guerre en Iran
25:25il y a eu vraiment
25:27une suspension
25:28de ce débat
25:29ça a été mis
25:30entre parenthèses
25:31la guerre a été déclarée
25:33au lendemain
25:33de l'audition
25:33du président Clinton
25:35et de son épouse
25:35on peut s'interroger
25:37en disant
25:37est-ce que c'était voulu
25:38ou pas voulu
25:38beaucoup de théories
25:40conspirationnistes disent
25:41que c'était un timing
25:41qui était parfait
25:42finalement pour occulter
25:43on est à moins
25:44de 90 jours
25:45d'hémilitaire
25:45l'affaire Estine
25:46rebondit
25:48le Nouveau-Mexique
25:49fait une grande première
25:50en disant
25:50écoutez on va créer
25:51notre propre commission
25:52on ne peut pas
25:53s'empêcher de se dire
25:53que forcément
25:54c'est politisé
25:56en vue des élections
25:57du 3 novembre
25:58Xavier Roffert
25:58un mot sur ce qui se passe
26:00au Nouveau-Mexique
26:00et sur ce ranch Zorro
26:02qui est au coeur
26:02de toutes les interrogations
26:04alors c'est une affaire
26:05qu'on connaît
26:05moi j'ai écrit mon livre
26:06en 2023
26:07c'est-à-dire qu'avant
26:09que les derniers papiers sortent
26:11et d'ores et déjà
26:13on savait que
26:13deux des premières jeunes filles
26:15deux sœurs
26:15qui avaient porté plainte
26:18avaient déclaré explicitement
26:19qu'elles avaient été conduites
26:21dans ce ranch Zorro
26:24au Nouveau-Mexique
26:26mais aussi
26:27dans une grande demeure
26:28de la région de Chicago
26:30qui n'appartenait pas
26:31à Jeffrey Epstein
26:32mais un des milliardaires
26:33qui est mis en cause
26:34et qui s'en est tiré
26:35en disant
26:35si vous savez
26:36à quel point je regrette
26:37d'avoir connu ce monsieur
26:38maintenant c'est tout
26:38ce que j'ai à vous dire
26:39et qui n'a plus jamais
26:40été inquiété
26:41par la police
26:42ou par quiconque
26:43donc cette histoire
26:44du ranch Zorro
26:45elle est connue
26:46depuis belle lurette
26:47et donc là aussi
26:48s'il n'y a pas eu
26:49d'investigation
26:51on se demande
26:52un petit peu
26:52ce que fait
26:53alors il y a une raison technique
26:54c'est toujours
26:56partout
26:57tout le temps
26:58de toute éternité
26:59la justice aux Etats-Unis
27:00est un épouvantable bazar
27:02songez que
27:03à l'heure actuelle
27:04de temps en temps
27:05dans le bureau
27:06d'un shérif
27:07du fin fond de l'Alabama
27:08on retrouve des documents
27:08de l'affaire Kennedy
27:10il a été assassiné
27:11en 1963
27:12voyez-vous
27:12donc il n'est pas impossible
27:14qu'il y ait des choses
27:15qui traînent
27:15et que ça soit
27:17entre le FBI de Washington
27:20le FBI de New York
27:21la police de l'état de Floride
27:23la police de la ville
27:24de Palm Beach
27:25c'est un millefeuille
27:26à 50 couches
27:27quoi
27:27donc c'est pas forcément
27:29des conspirations
27:30mais il y a
27:31d'abord
27:32et en tout cas
27:32un énorme désordre
27:33mais toute l'histoire
27:34du ranch
27:35est connue
27:35depuis je vous dis
27:37au moins
27:38le début des années
27:40ouais
27:41à un moment
27:42de la disparition
27:43d'Epstein
27:44on le savait déjà
27:45les jeunes filles
27:46avaient porté plainte
27:47dès les années 90
27:48deux soeurs
27:49Serguez Jernoff
27:50affaire mondiale
27:51avec aussi
27:52un volet russe
27:53qui montre
27:54qu'il y a des liens
27:54qui étaient assez étroits
27:55entre le prédateur sexuel
27:57et certains hommes
27:58très proches du Kremlin
27:59oui
28:00tout à fait
28:00c'est une affaire
28:02qui a rémunération
28:03déjà il y a des victimes
28:04parmi les victimes
28:05parce que
28:05beaucoup de filles
28:06sont venues
28:07de Russie
28:08de Biéla-Russie aussi
28:09d'Ukraine
28:10d'ailleurs
28:11les filles
28:12qui ont participé aussi
28:13au recrutement
28:15d'autres victimes
28:16parce que
28:16parmi ces filles russes
28:18il y en a eu
28:19au moins
28:19trois
28:20qui ont été
28:22qui sont devenues
28:23des sortes
28:23de secrétaires
28:24en fait
28:25d'Epstein
28:25il les a fait venir
28:27certaines
28:27et il les a fait venir
28:28à Paris
28:29d'ailleurs
28:29il y en a plusieurs
28:30qui sont passées
28:31par Paris
28:31d'autres qui sont
28:32allées directement
28:33à New York
28:34bien évidemment
28:35vous savez déjà
28:36la Russie
28:37c'est un pays
28:38quand même
28:38dans lequel on a l'habitude
28:39de dire
28:40c'est un pays contrôlé
28:41il y a le FSB
28:42il y a la police
28:43et donc pour partir
28:45pour les mineurs
28:46partir à l'étranger
28:47donc il faut des
28:48consentements de parents
28:49il faut aussi
28:50les autorisations
28:51il y a quand même
28:51des enquêtes
28:52des services secrets
28:53qui se font en Russie
28:55parce que c'est l'habitude
28:56du pays
28:57qui fait ça
28:57et donc on se dit
28:58il y a certainement
28:59les pays secrets
29:00qui ont participé à ça
29:01quand il a été question
29:03pour lui
29:04de venir
29:04aussi en Russie
29:06donc il y a les hommes
29:07qui sont assez proches
29:08de Poutine
29:09parce qu'il a été
29:11donc
29:12il y avait un projet
29:13de venir
29:13au forum de Saint-Pétersbourg
29:15et donc il y a quelqu'un
29:16qui est en ancien
29:17du KGB
29:19et en ancien
29:22vice-ministre
29:23de l'économie
29:24qui chapotait
29:25en fait
29:26en quelque sorte
29:26cette relation
29:27et puis il y a
29:28tout un pan
29:29où à partir
29:31de 2016
29:32pendant l'élection présidentielle
29:33la première élection
29:34présidentielle
29:35de Donald Trump
29:36où Epstein
29:37aurait voulu
29:38vendre une partie
29:39d'archives
29:40aux Russes
29:40pour faire pression
29:41sur Donald Trump
29:43et donc il y a
29:44toute une histoire
29:44là on a parlé
29:45déjà des cadavres
29:46qui sont partout
29:47il y a Epstein
29:48qui est mort
29:48il y a Brunet
29:48qui est mort
29:49il y a Siad
29:50qui est mort
29:50mais il y a aussi
29:51le représentant russe
29:53aux Nations Unies
29:54qui aurait eu
29:57un contact
29:58avec Epstein
29:58à qui
29:59Turquine
29:59à qui Epstein
30:01a demandé
30:02de contacter
30:03Sergei Lavrov
30:04et Vladimir Poutine
30:05pour leur proposer
30:06ses archives
30:07pour en quelque sorte
30:09pour faire le compromis
30:10sur Donald Trump
30:11et Vitaly Turquine
30:13un mois après
30:14est mort
30:14à New York
30:15donc vous voyez
30:16ces cadavres
30:18crise cardiaque
30:19aussi
30:19il y a
30:21tout un tas
30:21de trucs
30:22et donc
30:22ça continue
30:24et bien évidemment
30:25ça va continuer encore
30:27parce que
30:28certaines de ses filles
30:29sont restées aux Etats-Unis
30:30donc elles sont accessibles
30:31aussi à la justice américaine
30:32et certaines d'entre elles
30:34ont participé
30:35enfin ont été entendues
30:36par la justice
30:37mais bon
30:39mais certaines
30:40y compris
30:41avaient le rôle
30:42très très actif
30:44ça veut dire
30:44elles recrutaient
30:45des dizaines
30:45voire des centaines
30:46de filles
30:47qui étaient
30:48dans cette
30:50relation
30:51très trouble
30:52internationale
30:53donc
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