00:00Et scène en lumière continue avec Xavier Thibault et Lou Volt du Grand Orchestre du
00:08Splendide.
00:09Bonjour à vous deux et merci d'être là.
00:12Bonjour.
00:13Alors la première question qui brûle les lèvres, c'est comment s'est passée la
00:16création ? Pourquoi ? Comment s'est créé le Splendide ? Racontez-nous Xavier.
00:21Alors je vais peut-être, oui, je vais commencer parce que je suis le seul dans cette pièce
00:25qui a été née.
00:26Oui, voilà.
00:28Voilà, on a commencé, ben disons, c'était, bon je me rappelle même, si, en 77.
00:35Voilà, moi à l'époque je travaillais avec Coluche, j'étais son pianiste en fait.
00:40Ah oui.
00:41Et j'ai arrêté pour faire l'Orchestre du Splendide et en fait l'idée, c'était
00:46plutôt des musiciens de jazz qui jouaient, reprendent le répertoire de Réventura qui
00:52était à la fois de la comédie et de la musique.
00:57Et puis ça vous a entraîné sur la renommée absolue qu'on vous connaît maintenant et
01:05puis vous avez beaucoup accompagné, des grands noms aussi.
01:08Ah ben ça on n'aimait pas tellement en fait.
01:11Ah bon ?
01:12C'est vrai, à la télévision ils nous disaient toujours, vous venez, on vous prend
01:15une chanson et puis vous allez accompagner machin, machin, machin, moi je dis pas les
01:19noms.
01:20Oui.
01:21Et on disait ben oui, oui d'accord, mais enfin bon, nous on voulait jouer nos chansons
01:27bien sûr.
01:28En radio peut-être que vous avez un peu accompagné, vous avez accompagné qui ?
01:31Ah ben c'est à dire on avait une radio qui s'appelait Saltabank, comment il s'appelait
01:36le présentateur ? Jean-Louis Foulquet, voilà Jean-Louis Foulquet et on était un peu là
01:47pour accompagner tout le monde en fait, c'était nos tous débuts et en fait on accompagnait
01:52ou alors on faisait une parodie avec leurs chansons et on changeait les paroles et voilà.
01:58Ah c'est ça, exactement.
01:59C'était assez rigolo.
02:00C'était un grand, un grand, grand succès.
02:02Et Lou Volte, vous avez rejoint donc le Splendide ?
02:06Moi je les ai rejoints la première fois en 91 et après définitivement en 99.
02:14En 91 c'était pour remplacer Alice Prévost qui était enceinte et pour moi c'était
02:22merveilleux parce que j'étais fan, j'étais fan au lycée, j'écoutais La Salsa du Démon
02:28et quand on me demandait qu'est-ce que tu veux faire plus tard, je dis ben je veux faire
02:32La Salsa du Démon, enfin je veux chanter, je veux faire Vampirella, voilà.
02:36Donc c'était vraiment un rêve qui se réalisait, donc c'était chouette.
02:40C'est des vrais tubes que vous avez créés, La Salsa du Démon, Macao, Radio Pirate, Vampirella,
02:49comment vous avez vécu ces succès comme ça ?
02:51Je pense qu'on les a vécus comme tout le monde, on ne fait pas trop attention.
02:57Si, c'est le producteur surtout qui fait l'attention quant aux nombres de disques
03:02qu'on a vendus, mais nous toutes les chansons sont les mêmes, on les aime autant les unes
03:06que les autres.
03:07Bien sûr.
03:08Et vous êtes très nombreux, alors comment en termes de logistique, comment vous vous
03:12organisez pour les décors, les costumes, tout ? Comment vous êtes organisés en fait
03:16parce que c'est une énorme machinerie ?
03:18On est très mal payés bien sûr, c'est évidemment.
03:21Un peu tout le monde pareil, c'est un point de départ, un post 68a, non je n'en sais
03:30rien.
03:31Mais oui, effectivement, il y a une vraie organisation.
03:34Tout part de l'ivrerie où il y a les hangars et où Françoise stocke les costumes parce
03:42qu'il y a énormément de costumes au Grand Orchestre du Splendide, donc ça tout part
03:45de là.
03:46Et puis voilà, après, il y a des régisseurs et puis on va chercher les camions, il y a
03:52des camions, il y a des bateaux, c'est énorme, c'est une production énorme, une production
03:57énorme.
03:58Enfin, énorme, importante quand même, oui, il faut dire ce qui est.
04:02Et en termes de financement, comment vous faites ? Parce qu'on entendait un tout petit
04:07peu la difficulté tout à l'heure, comment ça se passe ?
04:11Oui, en fait, c'est compliqué parce qu'en même temps, ce n'est pas compliqué, on
04:18fait tout nous, on est monté en société et donc ça, c'est formidable parce qu'on
04:25est libre puisqu'en fait, on fait ce qu'on veut au moment où on veut.
04:29Mais par contre, évidemment, du coup, c'est compliqué aussi parce que c'est quand même
04:35une grosse structure qui a besoin de pas mal d'argent.
04:38Alors souvent, on est aidé, enfin, on a été coproduit, produit et coproduit par des partenaires,
04:44c'est ça, qui aident à des moments sur des Olympiads, sur des choses comme ça.
04:49Maintenant, les Olympiads, on paye tout, tout seul.
04:52On n'a jamais eu de...
04:53Ben, Mounier, tout ça...
04:54Ah, une époque, mais c'était une belle époque, ça y est, c'est fini.
04:57En fait, on produit à Paris et on vend en province.
05:03Oui, on vend le spectacle.
05:05On dit ça pour les clients.
05:06C'est important.
05:07C'est l'émission.
05:08Bien sûr.
05:09Oui, exactement.
05:10Mais c'est vrai qu'on est quand même un plateau, on est 13 maintenant, c'est ça, sur le...
05:1714, sur scène.
05:18Sur scène, plus la régie, donc, il y a les costumes, enfin, tout ça, au bout du compte,
05:25fait que c'est un...
05:26A l'heure actuelle, où les pièces de théâtre débassent, guèrent plus de 3, 4 personnes,
05:33on peut dire qu'on est assez exceptionnel, enfin, dans le paysage.
05:36J'ai le droit de dire ça.
05:37Voilà, on est tout à fait exceptionnel.
05:39Je pense aussi.
05:41Et vous êtes toujours la même équipe, depuis le début ? Comment ça a évolué, en fait ?
05:48Ah ben, non, on n'est pas la même équipe, parce qu'on est...
05:51Du début, on est quelques-uns.
05:52Oui, c'est ça.
05:534 ou 5.
05:54Il y a mon frère Frédéric, il y a Paul Moukou, Paulot, il y a Dominique Verne, qui
06:00joue l'accordéon, qui était là les premiers jours.
06:02Après, il y a des gens comme Michel Vinogradave, qui sont arrivés très vite et qui sont là
06:07depuis longtemps.
06:08Et puis, après, bon ben voilà, Lou est arrivé, et là, maintenant, on a même...
06:13Deux petites.
06:14Deux petites.
06:15Et même une qui a 18 ans, voilà.
06:17Ah, formidable.
06:18Oui, et...
06:19Et alors, à la basse, il y a...
06:23Ben, vas-y, ça, tu avais le dire.
06:25Oui, c'est assez familial.
06:27Et donc, du coup, notre bassiste Fredo Lanate, il a un enfant et l'enfant, c'est notre batteur.
06:34Voilà.
06:35Ah, génial.
06:36Et pour la dernière, il y a le petit-fils qui va venir jouer, chanter.
06:39Oui.
06:40Formidable.
06:41Voilà.
06:42Voilà, ça se transmet de génération en génération.
06:43En génération.
06:44Le virus se transmet.
06:45C'est familial.
06:46Oui, oui, oui.
06:47Vous êtes une grande, grande famille.
06:49Et là, donc, vous jouez au Café de la Gare, et après, est-ce que vous allez avoir d'autres
06:53dates ?
06:55Est-ce que vous avez déjà une idée de comment recevrant de ces cafés ?
06:59Ce dont on parle, parce qu'au Café de la Gare, on va s'arrêter, on a prévu des dates,
07:03et après, on va peut-être revenir.
07:05Ah, très bien.
07:06Revenir au Café de la Gare, au même endroit, mais enfin, pour l'instant, ce n'est pas
07:09encore défini.
07:10Ce n'est pas encore défini, d'accord.
07:12Et puis après, on aimerait bien faire une belle salle à Paris.
07:14Enfin, le Café de la Gare, il y a une belle salle, c'est même la plus belle.
07:17Oui.
07:18C'est chifouille, c'est fort.
07:19C'est ce qu'on y est, en plus.
07:20Non, mais non, mais c'est la plus belle.
07:22Mais après, on fera peut-être une salle plus importante, enfin, en nombre.
07:28Oui, pour fêter les 50 ans.
07:30Les 50 ans, oui, dans deux ans.
07:33Les Flivers, Gers, l'Olympia, le Zénith, le Stade de France, on verra.
07:37Il y a des salles, vous êtes déjà allé à l'Olympia, au Zénith d'Amiens, jadis,
07:42donc là…
07:43Ça, c'est la dernière fois, mais oui, à Paris, on a fait presque tous les théâtres.
07:47Tous les théâtres, oui.
07:49Et donc là, vous cherchez aussi à vendre le spectacle en province.
07:52Voilà.
07:53Est-ce qu'il y a des lieux, des endroits que vous visez particulièrement ?
07:58Nous, on y met absolument tout, on joue dans les boîtes de nuit, on joue dans les stades,
08:08tout ce qu'on nous demande sur les bateaux, on a tout fait.
08:13Pour vos 14 juillet, vos 31, enfin non, mais tout ce qui est festif, populaire, et puis
08:21intergénérationnel, on peut être là et je crois que les gens sont contents.
08:26Les gens sont contents, tout le public est content, et on vous aime, vous donnez une
08:30énergie fantastique.
08:31Ça touche, voilà, ça peut toucher différentes générations.
08:34Oui, oui, complètement.
08:35C'est l'intérêt de la musique.
08:37Et puis, Lou Volt, on vous a vu aussi dans des One Woman Show, chacun aussi mène sa
08:42carrière aussi en parallèle.
08:44Oui, tout le monde dans le splendide aussi, à ses propres petites affaires.
08:49Oui, ils sont tellement mal payés qu'il faut bien qu'ils travaillent ailleurs.
08:53Mais on s'entraide quand même aussi.
08:56Enfin, moi, par exemple, Xavier, il a réalisé mes deux albums, donc je sais ce que je lui
09:02dois.
09:03Donc voilà, il m'a toujours poussée justement aussi à aller sur scène toute seule.
09:07Donc, on est ensemble et puis on s'aide aussi pour les autres projets, c'est ça le…
09:13Oui, une vraie solidarité entre vous, quoi.
09:16Oui, vraiment.
09:18Écoutez, merci infiniment à vous deux et voilà, et donc le grand orchestre du splendide
09:23Au Café de la Gare, en ce moment, allez-y, c'est très important.
09:27Merci Marie-Laure.
09:28Merci à tous nos invités, merci à vous de nous avoir suivis et à très vite pour
09:33la prochaine émission de Scènes en Lumière.
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