00:00Notamment de la situation politique actuelle, en plein débat budgétaire et alors que plane le spectre de la censure.
00:07On en parle avec Hervé Marseille qui est à votre micro, Alexandre.
00:11Bonjour Hervé Marseille.
00:12Bonjour.
00:13Le gouvernement va tomber, c'est ce qu'aurait dit Emmanuel Macron selon plusieurs sources confirmées à la presse.
00:17C'est juste une question de temps ?
00:19Je ne sais pas si le Président de la République a des dons devinatoires.
00:22En tous les cas, depuis le premier jour, on sait que c'est possible puisqu'il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale.
00:27Donc on verra dans les heures, dans les jours qui viennent si les menaces des uns ou des autres parce qu'il n'y a pas que Mme Le Pen.
00:35Je veux dire, il y a 143 députés de Mme Le Pen avec Eric Ciotti.
00:43Mais il y a aussi la gauche qui a le choix.
00:46On parlera de la gauche tout de suite.
00:48Mais d'abord une question sur Marine Le Pen et l'ERN qui demande une main tendue au gouvernement,
00:54notamment sur la question du pouvoir d'achat.
00:55Il demande l'annulation de la hausse de la taxe sur l'électricité.
00:58C'est d'ailleurs ce qu'a voté cette annulation.
01:00C'est d'ailleurs ce qu'a voté la majorité de droite et du centre du Sénat dans l'examen du budget cette semaine.
01:05Le gouvernement de Michel Barnier doit faire un effort sur cette question de l'électricité ?
01:08Écoutez, en tous les cas, nous au Sénat, nous l'avons voté.
01:13Nous avons considéré qu'il était plus vertueux d'équilibrer et de taxer le gaz qui est une énergie fossile
01:20et de retirer la proposition du gouvernement sur l'électricité.
01:26L'électricité doit baisser.
01:28C'est un bien qui est nécessaire et utilisé au quotidien par tous les Français.
01:33Donc je pense que c'est une bonne direction.
01:37En tous les cas, si ça satisfait Mme Le Pen, tant mieux.
01:40Donc finalement, vous dites que le gouvernement peut envoyer des gages sur le pouvoir d'achat
01:44qui lui permettrait d'éviter la censure ?
01:46Le Sénat l'a fait, sans attendre si le gouvernement était d'accord ou pas.
01:51C'est notre choix.
01:52Michel Barnier parle de tempête financière en cas de censure.
01:55Est-ce qu'on est dans la dramatisation quand on emploie ces termes ?
01:59Non, il y a une réalité, c'est qu'on peut, au Parlement français, avoir toutes sortes de votes,
02:05y compris renverser le gouvernement, voter contre le budget.
02:10Mais ce qui est sûr, c'est que les marchés, eux, observent la situation française
02:15et il y a un problème de confiance.
02:17Et on peut craindre, redouter que si on allait vers une telle extrémité,
02:23eh bien la confiance des investisseurs, de ceux qui achètent notre dette,
02:30soit remise en cause et qu'on voit déjà que ce sont les hedge funds qui achètent notre dette
02:35et donc une hausse des taux d'intérêt, que c'est très préjudiciable.
02:39Alors sur cette question de la censure, parlons de la gauche,
02:41car il y a aussi une responsabilité qui pèse, notamment sur les socialistes,
02:44mathématiquement, dans l'adoption d'une éventuelle motion de censure.
02:48Qu'est-ce que vous dites à vos collègues parlementaires socialistes
02:51qui pourraient censurer le gouvernement de Michel Barnier ?
02:54Que chacun doit prendre ses responsabilités.
02:57Je pense que cette alliance avec les filles est incompréhensible.
03:03On voit bien, sur le plan électoral, pourquoi tout ça existe.
03:05Mais on mesure bien combien c'est difficile pour beaucoup de socialistes et d'autres,
03:10hommes et femmes de gauche, de supporter ce leadership de LFI,
03:15dont l'image est quand même très contestable.
03:17Mais pourtant, les socialistes semblent prêts à voter la censure avec LFI.
03:20Oui, mais enfin, au lieu de penser front populaire,
03:23ils devraient essayer de penser front républicain
03:26et imaginer qu'on peut travailler davantage dans un périmètre différent.
03:30Il faudra peut-être le faire aussi pour les municipales,
03:33quand on voit le score réalisé par l'extrême droite dans beaucoup de régions.
03:39Et je vois beaucoup de maires socialistes aujourd'hui
03:42qui s'interrogent sur le type d'alliance.
03:44Je vois Montpellier, je vois Marseille, je vois Nantes.
03:47Et il faut s'interroger sur les périmètres de coalition
03:52qui pourraient exister à l'occasion de ces municipales.
03:54Merci beaucoup, Hervé Marseille.
03:56Merci, merci beaucoup Alexandre Alamba.
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